d' ALOIGNY

blason de la famille d'Aloigny
De gueules à trois fleurs de lys d'argent.
(Branche de la Millaudière, Rochefort, Boismorant, Cherzay, la Gosselinière)
Ce blason fut représenté sur des sceaux de 1339, 1571, et 1579.
Cette famille tire son nom du château d'ALOIGNY (actuellement Alogny, Lésigny sur Creuse), en Châtelleraudais, dont elle est originaire. Elle avait pour nom à l'origine de SAINT-FLOVIER. (Nobiliaire de la généralité de La Rochelle).
Elle fut reconnue comme l'une des plus anciennes et des plus illustres du Poitou, où elle était connue dès le XIIIème siècle. Un de ses membres assista à la croisade de Saint-Louis (Charte de Damiette en 1249). Elle a produit des personnages de grande distinction, entre autres un maréchal de France, sous Louis XIV, en 1674.

Noms isolés :
- d'ALOIGNY Jodryn alias Jodoin, chevalier.
Il fut l'un des seigneurs qui comparurent à Tours, dans la quinzaine de Pâques 1272, pour se rendre ensuite à l'armée du Roi Philippe Le Hardi.

- d'ALOIGNY Boucher (d'Alongny), écuyer.
Il donna quittance le 20 octobre 1339, à François de l'Hôpital, clerc des arbalétriers, de 4 livres 16 sols, pour lui et un autre écuyer .
Cette quittance était scellée d'un sceau en cire rouge, sur lequel étaient "trois fleurs de lys, avec un lambel de trois pendants".
Blason sur le sceau de Boucher d'Aloigny.
Il était le premier de 19 écuyers de la compagnie de Guichard d'Angle, chevalier, sénéchal de Saintonge, suivant le rôle de la montre de cette compagnie, reçue à Saint-Jean d'Angély, le Ier avril 1351. Il se trouva compris, avec la même qualité, dans la montre de Payen d'Angle, chevalier, bachelier, reçue à Saintes, le 6 janvier 1532. (Il avait un cheval bai, les quatre jambes noires, et recevait 60 livres de gages).

- d'ALOIGNY Hugues.
Il servait en qualité d'écuyer dans la compagnie de Payen d'Angle, chevalier, le 6 janvier 1532.

- d'ALOIGNY Guillaume (de Loigné), docteur ès-décrets, fut nommé dans une lettre d'Edouard III, roi d'Angleterre, de l'an 1363, qui lui était adressée, ainsi qu'à l'évêque de Saintes, et autres.

- d'ALOIGNY Nicolas, chevalier (sire de Loigny).
Il obtint des lettres de rémission du roi Charles V, datées de Melun sur Seine, du mois d'octobre 1372. (Trésor des chartes).
Charles V lui accorda aussi par ses lettres du 21 mai 1379, le privilège d'avoir une foire, chaque année, le mardi de Quasimodo, 'dans sa ville de Loigny, laquelle il disait estre bonne ville et convenable à ce, et y avoir bon et grand chastel fort, et bien emparé en noblesse de Chastellenie ancienne, etc.'
Il fut peut-être le même que 'noble homme messire Nicolas, seigneur de Loigny, chevalier', qui donna, le vendredi 6 août 1400, à Yves de Vieuxpont (Viezpont), un terme de deux ans pour faire le retrait de 100 livres tournois de rente, que ce dernier lui avait vendue.

- d'ALOIGNY Simon.
Il était écuyer de la compagnie de Louis de Sancerre, chevalier banneret, reçue à Périgueux, le 8 septembre 1376.
Il fut compris dans la revue du même Louis de Sancerre, maréchal de France, reçue à Merpins, le Ier février 1387. (cabinet de M. de Clairambault).

- d'ALOIGNY Bouchart (d'Alongny).
Il fut compris en qualité d'écuyer, dans la montre de la compagnie de messire Guillaume Le Bouteiller, chevalier, bachelier, reçue à Saint-Genier, le 18 juin 1405. (cabinet de M. de Clairambault).

- d'ALOIGNY Guillaume (d'Alougny), était écuyer dans la compagnie de Guillaume Le Bouteiller.
Il ne vivait plus en 1433 (notice suivante).

- d'ALOIGNY Boucher.
Il fit le 8 novembre 1433, à Jean, comte d'Harcourt et d'Aumale, vicomte de Chatellerault, les foi et hommage qu'il lui devait, pour raison 'de son fief et hôtel d'Alloigny, à lui échu par le décès de feu Guillaume d'ALLOIGNY, seigneur duit lieu'.

- d'ALOIGNY Gaucher.
Il assista, le 28 décembre 1442, au contrat de mariage de Guillaume d'ALOIGNY, seigneur de Rochefort, avec Marguerite de La Touche.
Il fut père de :
  1) Françoise, dame de Sepmes, en Touraine. Elle épousa Jacques de Taix, seigneur de Taix, conseiller, chambellan du Roi.

Filiation suivie :
- d'ALOIGNY N, seigneur d'Aloigny. Il vivait sur la fin du XIIème siècle, et était décédé en 1211.
Il avait épousé une dame, nommée Denise, dont il eut entre autres enfants :
  1) Hugues, qui suit.
2) Arnaud, cité dans des actes de donation à l'abbaye de la Mercy-Dieu, par son frère Hugues.
3) Guillaume, cité dans des actes de donation à l'abbaye de la Mercy-Dieu, par son frère Hugues.

- d'ALOIGNY Hugues (Hugo de Alugny), seigneur d'Aloigny (dominus de Aluneyo), surnommé aussi de 'Saint-Flovier'.
Il donna en 1211, un fief à l'abbaye de Mercy-Dieu, en Touraine, entre les mains de l'abbé Henri, du consentement de Denise, sa mère, et d'Airaud et Guillaume, ses frères, par acte scellé du sceau de Geoffroy de Pruilly (ou Preuilly).
Il donna encore à la même abbaye, tout le droit qu'il avait à La Rochepozay, et en dehors, dans la paroisse du Vieux-Pozai. Il fit cette donation, l'an 1229, en présence de ses fils (qu'il ne nomme pas), et d'Airaud et Guillaume, ses frères.
Il eut peut-être pour enfants, au moins :

- d'ALOIGNY Guillaume, qui fut religieux et chambrier de l'abbaye et principauté de Déols, en Berry.
Il décéda le jour de Quasimodo, en 1227, suivant son épitaphe, qui le qualifie de noble et religieuse personne.
(L'extrait de cet épitaphe fut délivrée, le 14 décembre 1619, à Louis d'ALOIGNY, marquis de Rochefort, à l'occasion de ses preuves de chevalier du Saint-Esprit, par François de Chamborant, sous-prieur de cet abbaye).

I) d'ALOIGNY Guillaume, chevalier.
Il vivait en 1281, suivant un titre du trésor de l'évêché de Poitiers.
Il est probable qu'il était neveu et tenait son nom de baptême de Guillaume d'ALOIGNY, religieux et chambrier de l'abbaye de Déols (cité un peu plus haut dans le texte).
La date de son décès et le nom de sa femme sont inconnus.
Il semble cependant qu'il soit la souche commune des seigneurs de Rochefort et de la Groye.
Ces fils pourraient être :
  1) Pierre, qui suit.
2) Jean, dit Galehaut, qui fera la branche de la Groye.
3) Gace. Il fut compris au nombre des seigneurs à qui le Roi Philippe Le Bel écrivit de se trouver à Arras, en 1303.

Branche de la MILLANDIÈRE et de ROCHEFORT :
II) d'ALOIGNY Pierre, écuyer, seigneur de la Millandière, en Poitou, etc.
La Thaumassière assure qu'il vivait l'an 1300.
Ce fut sans doute la même personne qui acquit en 1304, plusieurs héritages de Guillaume de La Court, chevalier. (Registre VI de la noblesse de France de d'Hozier).
Il décéda en 1304, laissant semble-t-il pour enfant, au moins :

III) d'ALOIGNY Guillaume, écuyer, seigneur de la Millandière.
Il ne fut connu que par un acte de 1304, et il fut jugé père de :

IV) d'ALOIGNY Pierre, chevalier, seigneur de la Millandière et de Rochefort sur Creuse.
Il épousa en 1350, Aiglantine de La Trémoille, dame de Rochefort, fille de Guillaume, chevalier, seigneur de Rochefort sur Creuse.
Par ce mariage, la seigneurie de Rochefort entra dans la maison d'Aloigny, parce qu'Aiglantine était devenue par le décès de Guillaume de La Trémoille, seule et unique héritière de cette branche.
Ils se firent une donation mutuelle, le 27 septembre 1364.
Il décéda peu après. Elle se remaria en secondes noces avec N. Dupuy, puis en troisième noces avec Louis du Breuil, chevalier. Elle décéda aux environ de 1410.
Ils eurent pour enfants, au moins :

V) d'ALOIGNY Guillaume, seigneur de Rochefort, la Millandière, etc.
Il fut nommé dans le testament de sa mère, en 1390.
Il partagea, le jour de Quasimodo 1391, avec Pierre de Sigongne, écuyer, la terre de la Millandière.
Le 20 janvier 1398, il acquit de Louis du Breuil, chevalier, ce que ce dernier possédait en la terre de Rochefort, et en rendit hommage à Jean de Naillac, seigneur du Blanc, en Berry, le 9 janvier 1410.
Il épousa dès 1391, Jacquette Couraud, et en eut pour enfants :
  1) Eustache, seigneur de Rochefort et de la Millandière, dont il fit hommage au seigneur du Blanc, en 1436.
Il décéda sans postérité.
2) Guillaume, qui suit.
3) Aiglantine, qui épousa par contrat du 29 mai 1435, Alain de Caradeu, seigneur de Bergeresse. Elle en était veuve en 1457.
4) Marguerite.

VI) d'ALOIGNY Guillaume, écuyer, seigneur de Rochefort sur Creuse, la Millandière, Rochefroide, la Varenne, Pontigné (ou Pouligné), etc.
Il rendit hommage le 27 février 1446, à Frégent, seigneur de Preuilly et du Blanc en Berry, pour les terres et seigneuries de Rochefort et de la Millandière.
Il épousa par contrat du 28 décembre 1442, (alias du 6 janvier 1443 - (Yves LE MOULLEC), Marguerite de La Touche, dame de la Varenne, fille de Pierre, seigneur de la Maille, et de Marguerite de Maurusson. (d'Hozier la nomme de Maussan). Cet acte fut passé en présence de nobles personnes, Hardouin de La Touche, Mathurin de La Touche, chevalier, Gaucher d'ALOIGNY, etc.
Il décéda semble-t-il peu de temps avant le 7 mai 1492, date auxquels ceux de ses enfants qui vivaient encore, partagèrent sa succession et celle à venir de leur mère. (Elle fit son testament le 22 février 1499).
De cette union naquirent :
  1) François, qui suit.
2) Guillaume, écuyer, seigneur de la Millandière et de Pontigné, terres qui lui échurent en partage, en 1492.
Il épousa N., dont il eut pour enfants :
  a) Catherine, qui épousa Jean d'Arnac, écuyer.
(Elle épousa peut-être en secondes noces Roch Le Bloy, écuyer, seigneur de la Pernerie, nommé dans des actes de 1534, 1560, 1561, 1562, 1465, 1566, 1582, et 1586).
b) Marguerite, qui épousa François de Salignac, écuyer, seigneur de Groges.
3) Jean, écuyer, seigneur de Rochefroide, qu'il eut par le partage de 1492.
Il était encore vivant le 8 avril 1522.
Il semble qu'il soit l'auteur de la branche de la Chèze.
4) Pierre, écuyer, qui eut en partage les hôtels et lieux de la Varenne, de la Brière de Cenom et de la Boutière. Il vivait encore le 27 mars 1508.
5) Jacques, écuyer, qui eut en partage les mêmes choses que son frère Pierre. Il vivait encore, lui aussi, le 27 mars 1508.
6) Marquise.
7) Jeanne, dame de Maille, en 1492.
Elle fit son testament le 27 mars 1508, avant Pâques. Elle décéda apparemment sans avoir été mariée.
8) Antoinette, qui épousa Jean Scolin. Elle était décédée en 1492, n'apparaissant pas dans le partage de cette année.
9) Jean, bâtard d'Aloigny, qui épousa le 28 octobre 1484, Louise Grajon, fille de Romme Méry, seigneur de Saint-Liffort, et de Jeanne de Douault. Il s'agit sans doute de la même personne, dite Jeannot, bâtard d'Aloigny, lequel eut 100 livres de pension du roi Louis XII, l'an 1502.

VII) d'ALOIGNY François, écuyer, seigneur de Rochefroide sur Creuse, de la Millandière et de la Forest.
Il partagea le 7 mai 1492, avec ses frères et soeurs, les biens provenant de la succession de leurs père et mère.
Il décéda peu avant le 8 avril 1522.
Il avait épousé par contrat du 20 octobre 1484, (alias du 5 novembre 1484 - Yves LE MOULLEC), Catherine Guérin, fille de Révérend, écuyer, seigneur d'Oinze (ou Guince), et de Marguerite du Bouex (alias du Bois).
De cette union naquirent :
  1) René, qui suit.
2) François, écuyer.
3) Louise, dame de la Forest, qui épousa par contrat du 8 janvier 1515, Georges Le Clerc, seigneur de Varennes, fils de Jean.

VIII) d'ALOIGNY René, écuyer, seigneur de Rochefort, la Millandière, Rochefroide, Chauveron, (autrement appelé le fief de Gosses et d'Oinze).
Il rendit hommage le 15 octobre 1529, de la seigneurie de Rochefort, au seigneur du Blanc.
Il épousa par contrat du 16 juillet 1523, Gabrielle de La Trémoille, fille de Philippe, écuyer, seigneur de Fontmorand, et de Marguerite de Salignac.
Ils se firent un don mutuel de leurs biens, le 11 mars 1541.
Il décéda avant le 25 juin 1557, date à laquelle ses enfants partagèrent sa succession.
Ils eurent pour enfants :
  1) Pierre, qui suit.
2) Louis, écuyer. Il partagea le 25 juin 1557, avec son frère et ses soeurs, la succession de leur père.
Il décéda après le 5 juillet 1557. (Yves LE MOULLEC)
3) Jean, qui devint religieux, car il fut qualifié de 'religieuse personne frère', dans le contrat de mariage de Françoise, sa soeur.
4) Marguerite, qui décéda après le 5 juillet 1557. (Yves LE MOULLEC)
5) Françoise, dame de Vilgaudin, terre que son frère aîné lui donna en dot, en faveur de son mariage, accordé le 30 mai 1561, avec François de Piégu, seigneur de Piégu.
Elle décéda après le 5 juillet 1557. (Yves LE MOULLEC)

IX) d'ALOIGNY Pierre, écuyer, seigneur de Rochefort, la Millandière, Rochefranche, Vaux et d'Oinze.
Il fut guidon de la compagnie de 60 lances des ordonnances du roi, sous la charge du comte de Charny, grand écuyer de France, et gouverneur des ville et château du Blanc en Berry.
Il partagea le 25 juin 1557, avec ses frères et soeurs, la succession de leur père.
Il donna deux quittances de ses gages, au trésorier des guerres, l'une le dernier jour d'avril 1572, et l'autre le 15 avril 1574. (Ces quittances sont signées d'Allogny, et son scel porte 'trois fleurs de lys' - Cabinet de M. de Clairambault).
Le 30 juillet 1579, il fit hommage au roi, comme seigneur du Blanc, pour ses terres et seigneuries de Rochefort et de la Millandière.
Il épousa par contrat du 27 janvier 1548 (alias 7 janvier, suivant un inventaire des papiers de la famille), ou le 6 février 1548, (selon Yves LE MOULLEC), Marguerite de Salignac, fille de Jean, (alias François) écuyer, seigneur de la Rochebelusson, et de Marguerite de Rabutin.
Il décéda vers 1585. Etant veuve, elle fit son testament le 19 mai 1587.
De cette union naquirent :
  1) Antoine, qui suit.
2) Guy, qui fera la branche des seigneurs de Boismorand et du Cherzay.
3) Jeanne, qui épousa avant 1587, François Duplessis, écuyer, seigneur d'Esbreux (ou des Breux).
4) Louise, qui épousa en 1570 (alias 1577), Désiré Barbe, écuyer, seigneur de Beauregard. Il échangea Oinze pour Boismorand, avec Guy d'ALOIGNY, écuyer, seigneur d'Oinze.

X) d'ALOIGNY Antoine, chevalier, seigneur de Rochefort, de Vaux, de Puirigaud et de Rochefroide.
Il fut chevalier de l'Ordre du Roi, et gouverneur pour Sa Majesté des ville et château du Blanc, en Berry.
Le 30 mars 1587 et le 26 mars 1588, il fit hommage de ses terres de Rochefort et de Vaux, à la dame du Blanc.
Il servit le roi, contre la Ligue en 1591.
Ayant été nommé chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, le 27 avril 1611, il en reçut le collier, le 15 mai suivant, des mains du prince de Condé.
Il décéda au mois de janvier 1620.
Il avait épousé par contrat du 30 juin 1582, Lucrèce du Périon, fille d'Antoine, écuyer, seigneur de la Grange, et de Marie de La Rocque.
De cette union naquirent :
  1) Louis, qui suit.
2) Anne, qui fut religieuse à Lencloitre.
3) Marie, qui fut religieuse à Fontevrault.
4) Marguerite, qui épousa Louis l'Argentier, baron de Chappelaines, bailli de Troyes.
5) Lucrèce, qui épousa par contrat du 11 mai 1611, René de Bressolles, écuyer, seigneur de la Rochebelusson et de la Godetière, fils ainé de Louis, chevalier, seigneur des Bastides, du Verger, etc., et de Louise de Salignac, dame de la Rochebelusson.

XI) d'ALOIGNY Louis, chevalier, baptisé le 18 novembre 1583, marquis de Rochefort, baron de Rochefort sur Loire, de Cors, du Blanc et de Craon, et en cette dernière qualité, premier baron d'Anjou, seigneur de Roches, d'Alleron, de Rollenier, de Preignier, de la Forest, etc.
Il fut chevalier des Ordres du Roi, grand chambellan du prince de Condé, capitaine-lieutenant de sa compagnie de chevau-légers, grand bailli et lieutenant du Roi de la province de Berry, lieutenant général pour Sa Majesté en celle de Poitou, conseiller d'état d'épée, et surintendant des bâtiments.
Il se rendit digne de la confiance dont le roi Louis XIII l'honorât, et fut aussi en grande considération à la cour du prince de Condé, qui le nomma son chambellan le 14 mars 1609, et le fit capitaine-lieutenant de sa compagnie de chevau-légers, le 8 janvier 1611.
Il fut nommé chevalier du Saint-Esprit le 31 décembre 1619, en conséquence des preuves de sa noblesse, et fut fait surintendant des bâtiments, arts et manufactures de France, par lettres du 30 mars 1621, sur la démission du duc de Sully, et du comte d'Orval, son frère.
Il décéda à Paris, le 2 septembre 1657, d'une fièvre continue, âgé de 75 ans, et fut enterré aux Minimes de la Place Royale.
Il avait épousé par contrat du 24 novembre 1626, Marie Habert, fille de Jean, chevalier, seigneur de Montmort, du Mesnil, et de la Brosse, et de Anne Hue, dame de la Brosse.
De cette union naquirent :
  1) Louis, marquis de Rochefort, dit le marquis de Craon. Il décéda, âgé de 20 ans, en 1650.
2) Henri-Louis, qui suit.
3) Pierre, qui décéda jeune.
4) François-Annibal, qui décéda jeune.
5) Antoine, né en 1644. Il devint abbé de Fontcaubault, et décéda en 1687.
6) Marie, qui épousa en premières noces, le 18 juillet 1651, Jean de Pontevès, comte de Carces, baron de Cotignac, grand sénéchal et lieutenant de roi au gouvernement de Provence.
Elle épousa ensuite en secondes noces, le 15 mai 1569, Jacques Le Coigneux, marquis de Morfontaine, conseiller du roi en ses conseils, président à mortier au parlement de Paris.
Elle décéda le 13 mai 1675.
7) Anne-Angélique, qui épousa par contrat du 21 juin 1656, Claude-Alphonse de Brichanteau, chevalier, marquis de Nangis, seigneur de Mareuil, etc.
8) Marguerite, qui devint religieuse Ursuline.
9) Charlotte, qui devint aussi religieuse Ursuline.

XII) d'ALOIGNY Henri-Louis, chevalier, marquis de Rochefort et du Blanc en Berry, baron de Craon, de Cors, et en cette qualité, premier baron d'Anjou, seigneur des Roches, d'Alleron, de Rollenier, de Preignier, de la Forest, etc.
Il fut maréchal de France, général des armées du Roi, capitaine des gardes du corps de Sa Majesté, gouverneur et lieutenant-général des provinces de Lorraine et du Barrois, de Metz, de Toul et Verdun, du pays Messin, et de la ville d'Ath en Flandres.
Il servit dès sa première jeunesse sous les ordres de M. le prince de Condé, qui le fit guidon, puis capitaine de sa compagnie de gendarmes.
Après la paix des Pyrénées, il passa en Allemagne et en Hongrie, où il servit sous les ordres de MM. de Coligny et de la Feuillade.
A son retour le roi le nomma capitaine-lieutenant des gendarmes de monseigneur le Dauphin, par lettres du 13 avril 1665.
Il le fit successivement brigadier de la gendarmerie, gouverneur d'Ath, le 14 avril 1667, et maréchal de camp par brevet du Ier janvier 1668.
Il reçut l'ordre d'aller servir sous le comte de Duras, puis dans l'armée de Flandres, sous le vicomte de Turenne. Il se trouva aux sièges de Courtray, d'Oudenarde, de Dixmude, de Furnes, d'Armentières, de Bergue, de Douay, de Tournay et d'Ath. Les services qu'il rendit en ces différentes occasions lui méritèrent, le 29 mai 1668, une pension de 2000 écus.
En 1669, le roi l'envoya servir sous les ordres du maréchal de Créquy, sur les frontières de Lorraine, et ayant été fait lieutenant-général en 1672, il accompagna Sa Majesté en la guerre de Hollande. Il se trouva au passage du Rhin et à la prise d'Utrecht. Il fut à la prise de Naerden le 12 juillet 1672, et se signala aussi au siège de Trèves.
Il fut pourvu de la charge de capitaine des gardes du corps, et fut nommé en 1673, pour commander les troupes qui étaient soit en Lorraine, soit dans le Barrois et les évêchés de Metz, Toul et Verdun.
Il fut élevé en 1673 à la dignité de maréchal de France, et fut choisi le 10 mars 1676, pour commander en chef un corps d'armée sur les rivières de Meuse et Moselle.
Il épousa par contrat du 29 avril 1662, Madeleine de Laval de Bois Dauphin, fille de Gilles, chevalier, marquis de Laval et de Sablé, baron de Boisdauphin, et de Madeleine Séguier. Elle fut nommée le Ier janvier 1674, dame du palais de la Reine, le 8 janvier 1680 dame d'atours de madame la Dauphine, et enfin dame d'Honneur de Son Altesse Sérénissime Madame la Duchesse d'Orléans. Elle décéda à Paris le Ier avril 1729, âgée de 83 ans.
Il décéda à Nancy le 22 mai 1676, et son corps, criblé de blessures fut apporté à Paris, et enterré aux Ursulines du faubourg Saint-Jacques.
Ils eurent pour fils :
  1) Louis Pierre Armand, chevalier, marquis de Rochefort, baron de Craon, premier baron d'Anjou.
Il fut brigadier des armées du roi, et décéda le 21 janvier 1701, âgé de 31 ans et 3 mois.
2) Marie-Henriette, comtesse de Gien, vicomtesse de Meaux, baronne de Villemor et de Saint-Liébault.
Elle épousa en premières noces, âgée de 12 ans, avec dispense, le 14 septembre 1676, en présence et du consentement du roi, de la reine, et de plusieurs princes et princesses du sang, Louis-Fauste de Brichanteau, marquis de Nangis et de Brichanteau, baron de Mareuil, de Méliant, etc.
Il fut tué en Allemagne en 1690.
Elle épousa alors en secondes noces, par contrat du 3 mai 1691, Charles de La Rochefoucauld de Roye, comte de Blanzac, fils de Frédéric-Charles, comte de Roye et de Roucy, et d'Elisabeth de Durfort de Duras.

Branche des seigneurs de BOISMORAND, CHERZAY, etc. :
X) d'ALOIGNY Guy, né vers 1570, chevalier, seigneur de Boismorand, de Vaux, d'Oinze, de la Briouze aux Moineaux, etc.
Il fut chevalier de l'Ordre du roi Louis XIII, gentilhomme ordinaire de sa chambre, capitaine des gardes du prince de Condé, et lieutenant de sa compagnie d'ordonnance.
Il transigea le 5 juin 1589, avec Antoine, seigneur de Rochefort, son frère aîné, au sujet de la succession de leurs père et mère. Par cet acte, il eut en partage la maison noble d'Oinze, au comté de Buzançois en Touraine, et le fief de la Briouze aux Moineaux.
Il obtint du roi, le 12 octobre 1616, par lequel Sa Majesté lui continua la jouissance des 3600 livres d'appointements qu'il avait eu jusqu'alors en qualité de capitaine des gardes du prince de Condé.
Il épousa par contrat du 8 février 1603, Renée de La Pouge, veuve de Philippe de Vallentiennes, secrétaire du roi, et fille de Claude, écuyer, seigneur de la Pouge et du Bois, en Poitou, et de Marguerite Le Beau.
Il décéda avant le 23 juin 1625.
De cette union naquirent :
  (*) 1) René, chevalier, seigneur de Boismorand et d'Oinze, baptisé le 30 juin 1605.
Il eut du partage de la succession de ses père et mère, le fief des Groges.
Il vivait encore le 29 octobre 1670, et laissa pour enfants, de son mariage avec Anne. Poirier :
  a) Louis, né le 3 mai 1640, à Availles en Châtellerault.
b) Marie, née le 4 janvier 1642 à Antigny. Elle épousa le 7 novembre 1669, à Antigny, Jean Phelippes.
c) P. né(e) le 8 octobre 1642 à Antigny.
d) Louis, né en juin 1647 à Antigny.
e)
Guy, chevalier, seigneur de Boismorand et d'Oinze. Il fit son testament le 6 novembre 1695.
Il avait épousé Catherine de Brettes, fille de Gédéon, chevalier, seigneur marquis du Cros, de Masrocher, de Cieux, etc., et de Madeleine de Douet.
Ils eurent une fille unique :
  a1) Marie, qui épousa François Scourions, écuyer, seigneur de Bégaudelle. Elle décéda le 25 novembre 1752.
f) Eustache, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et enseigne des vaisseaux du roi.
Il décéda à Rochefort.
René eut aussi d'une relation extraconjugale avec Madeleine Choquin, un fils :
  g) François.
2) Charles, qui suit.
3) Guy, chevalier, seigneur de Boismorand et de Louveine, né vers 1609.
Il partagea avec Charles et René, ses frères, la succession de leurs père et mère, le 23 mai 1640. Il lui échut par ce partage, la moitié de la seigneurie du petit Boismorand, qu 'il posséda par indivis avec Isaac Gauldru, écuyer.
Le 22 juin 1627, il fut reçu chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, au grand prieuré d'Aquitaine, en conséquence des preuves de sa noblesse paternelle et maternelle. (Yves LE MOULLEC) Il se qualifia de commandeur d'Ozon et de Praillé le Mont, le 2 avril 1666. Il était le 12 août 1686, grand bailly de la Morée et de Cury, commandeur de Saint-Jean de Latran et de la Feuillée, etc.
Il décéda le 30 mai 1691 à Ensigné, et fut enterré à Saint-Jean de Latran. (Yves LE MOULLEC)

XI) d'ALOIGNY Charles, chevalier, seigneur de Bordes, de Lespine, de Boismorand. Il fut baptisé le 22 novembre 1607.
Il eut dans le partage de la succession de ses père et mère, fait en 1640, la moitié de la seigneurie de Lespine.
Il fut capitaine d'une compagnie de gens de pied au régiment de Touraine, en 1638. Il servit encore avec le même grade dans celui d'Amboise, le 23 mai 1640.
Il épousa par contrat du 26 avril 1638 Marie d'Ajasson, veuve de Florent Petitpied, écuyer, seigneur d'Onzilly, conseiller, secrétaire du roi.
Il décéda avant le 27 juillet 1666.
De cette union naquirent :
  1) Charles, qui suit.
2) Marguerite.
3) Renée, qui épousa Jean Autor, écuyer, seigneur de Saint-Fran, capitaine d'infanterie au régiment de l'Isle de France, le 29 octobre 1670.
Il était décédé à la date du 28 novembre 1676.
Elle eut de ce mariage un fils qui devint lieutenant-colonel de ce régiment.
4) Anne-Marie, qui décéda sans alliance, après avoir fait un testament à Poitiers, le 6 mars 1719.

XII) d'ALOIGNY Charles, chevalier, seigneur des Bordes.
Il servit dans les mousquetaires du roi, et fut tué au siège de Valenciennes, le 17 mars 1677.
Il avait épousé par contrat du 27 juillet 1666, Gabrielle Clabat de La Routte, fille unique de Nicolas, chevalier, seigneur de la Routte, et de Louise de Hollande.
Ils eurent pour enfants :
  1) Henry-Guy, qui décéda jeune.
2) Charles, qui suit.
3) Marie, qui fit un accord le 7 juillet 1695, avec Charles, son frère, et qui lui céda pour sa part dans la succession de ses père et mère, le lieu noble et métairie de la Pillandrie, etc.
Elle épousa Pierre Coytard, écuyer, seigneur de Vignolles.

XIII) d'ALOIGNY Charles, chevalier, seigneur de Boué, de Cherzay, de la Gosselinière et de Ligniers.
Il naquit à Poitiers le 22 juin 1668.
Il servit en qualité de lieutenant dans le régiment du marquis d'Aloigny de Rochefort, son parent.
Il était colonel du régiment de Bourbonnais, suivant un congé qu'il en obtint au mois de septembre 1694. Il se trouva à la bataille de Nerwinde et au siège de Charleroy.
Il acquit par acte du 30 juin 1706, les terres de Cherzay et de la Gosselinière, et fit hommage de cette dernière, le 21 janvier 1715.
Il fut maintenu dans son ancienne noblesse par ordonnance de M. des Gallois de La Tour, intendant de Poitiers, du 30 mai 1716.
Le 16 octobre 1727, il donna son aveu et dénombrement des hôtel, noble maison et seigneurie du Grand Soussai, autrement appelé Cherzay, etc., mouvant de la seigneurie de Chavanne en Poitou, à dame Marie-Elisabeth Le Bascle, dame dudit lieu, veuve de René Luc Gibot, seigneur de Moulinvieux.
Il décéda à Poitiers le 29 mai 1750.
Il avait épousé par contrat du 7 mai 1718, Jeanne Jouslard d'Airon, (décédée le 28 octobre 1720), fille de Jean Baptiste Jacques, chevalier, seigneur d'Airon, et de Françoise Rogier.
De cette union naquit un fils unique :

XIV) d'ALOIGNY Charles-Guy, chevalier, seigneur de Charzay, de Ligniers, de la Gosselinière et des Maisons Neuves.
Il naquit à Poitiers le 15 février 1721.
Il fut reçu page de la reine, en 1735, et fut nommé plus tard lieutenant réformé dans le régiment de dragons de Vibraye, le 8 février 1738, et le 16 mai suivant, cornette dans le même régiment.
Le 4 juin 1742, il fit hommage au duc de La Trémoille, du fief et haute justice de Ligniers, mouvant de son duché de Thouars.
Il épousa par contrat du 10 juin 1746, Renée Julie de Beauregard, fille de Charles, chevalier, seigneur de la Rivière, de Puitaille, de Villiers, et de la Maison-Neuve, et de Renée Aquet de Richemont.
Elle lui donna pour enfants :
  1) Charles-François, né le 5 avril 1757. Il fut officier de cavalerie.
2) Guy, né le 28 juillet 1759.
3) Renée Françoise, née le 6 mars 1750.
4) Marie-Marguerite, née le Ier octobre 1751.
5) Jeanne-Baptiste, née le 8 novembre 1753.

Branche de la CHÈZE :
VII) d'ALOIGNY Jean, écuyer, seigneur de Rochefroide, etc.
Il eut dans le partage de la succession de ses père et mère, avec ses frères et soeurs, en 1492, la seigneurie de Rochefroide.
Il était encore vivant le 8 avril 1522.
Le nom de sa femme est inconnu, mais il semble qu'elle fut de la famille de Jedouyn, et que ce fut elle qui lui apporta la seigneurie de la Chèze.
Il eut probablement pour fils :

VIII) d'ALOIGNY Léon, écuyer, seigneur de la Chèze.
Il fut témoin d'un acte du 27 mai 1525 (que Duchesne a publié dans les preuves de l'histoire de la maison de Chasteignier, page 154).
Il semble qu'il fut père de :

IX) d'ALOIGNY Louis, écuyer, seigneur de la Chèze et de Cingé.
Il fut nommé dans le contrat de mariage d'Antoine, son fils, du 19 août 1565. Il avait donné auparavant sa procuration à Pierre d'ALOIGNY, écuyer, seigneur de Rochefort, pour assister en son nom à cet acte.
Il eut pour enfant, au moins :

X) d'ALOIGNY Antoine, écuyer, seigneur de la Chèze, Cingé, l'Islerete.
Il fut capitaine de la baronnie de Mézières, enseigne de la compagnie de 50 lances des ordonnances du Roi sous la charge de M. le marquis de Mézières (Maizières).
Il donna, en cette qualité, trois quittances à Benoît Milon, trésorier des guerres, la première le 23 octobre 1568, de la somme de 50 livres en testons 'à lui ordonnée pour son estat d'enseigne, depuis le 15 novembre qu'il a esté enrollé audit estat, jusqu'au dernier décembre 1567'; la seconde le 3 août 1569, et la troisième le 21 février 1571.
Il épousa par contrat du 19 août 1565, Louise de Vouvant, fille de feu Jean, écuyer, et de Marguerite Tizon. Furent présent à cet acte, André de Vouvant, écuyer, son oncle, et Méry de Vouvant, écuyer, son frère aîné, demeurant au lieu de ce nom, en Poitou.
Après le décès de son mari, elle se remaria avec François de Chasteignier, seigneur de la Gabillère, dont elle n'eut pas d'enfants.
Antoine eut pour enfant une fille unique :
  1) Renée, qui épousa François de Chasteignier, et lui apporta la terre de la Chèze.

Branche de la GROYE :
De gueules à cinq fleurs de lys d'argent posées en sautoir.
blason des Aloigny  du Puy Saint-Astier, des Groyes et de Beaulieu.
II) d'ALOIGNY Jean, nommé aussi Galehaut, chevalier, seigneur de Chagon en Chatelleraudois, etc.
Il servit dans les guerres des Flandres, sous le règne de Louis Le Hutin, suivant une quittance, datée de Saint-Omer, le 25 août 1315 (dans il était nommé Jehan d'Alouaigné, chevalier), qu'il donna à Renier Coquatrix, trésorier des guerres, de la somme de 13 livres 15 sols tournois.
Il donna à bail perpétuel, par acte passé sous le scel aux contrats, établi à Poitiers, le 22 juillet 1319, à Perrot-Lot, deux pièces de terre, l'une tenant au chemin qui mène de Chagon à Chitré, sous la redevance de 5 sols et une géline.
Il semble qu'il soit le même qu'un Jehan de Lugnye, chevalier, qui donna quittance, le 15 août 1340, aux trésoriers des guerres, de la somme de 24 livres, sur ses gages, et de 4 écuyers, sous le gouvernement de MM. les maréchaux de France.
Cette quittance était scellée de son sceau, en cire rouge, 'au 1 et 4 freté, au 2 et 3, trois fleurs de lys'.
Blason sur un sceau de Jean d'Aloigny.
Dans une autre quittance, datée de Douay le 3 juillet 1340, sous le même scel, il s'appelle 'de Lignie', il reçut 24 livres de Jean de Sausi, lieutenant des trésoriers des guerres, en prêt.
Le nom de sa femme est inconnu, ainsi que le nombre de ses enfants.
Cependant, il semble qu'il fut père de :
  1) Pierre, qui suit.
2) Jean, écuyer, qui fut un des exécuteurs du testament de Pierre, son frère, le 23 décembre 1350. Il fut aussi témoin de son codicille, daté du 16 novembre 1360.
Il est vu comme l'auteur des branches qui ont fait souche en Berry et en Bourgogne.
3) N., qui fut religieuse de Rive. Elle fut nommée dans le testament de son frère, en 1350.

III) d'ALOIGNY Pierre, écuyer, seigneur de Chagon, etc.
Il fit son testament, sous le scel, établi à Poitiers, le 23 décembre 1350, par lequel il demanda à être inhumé dans l'église de Prinsay, auprès de ses parents. Il fit divers legs pieux à cette église, ainsi qu'à celles d'Availles, de Bonneuil sur Vienne et de Lézigné, pour l'anniversaire de ses père et mère (qu'il ne nomme pas).
Il légua aussi 60 sols à sa soeur, nonnain de Rive, et institua ses héritiers universels, tous les enfants qu'il avait eu de sa seconde femme, Marguerite Beisne, leur substitua Jean, seigneur d'Aloigny, son frère, et le nomma un de ses exécuteurs testamentaires.
Il fit un codicille, sous le même scel, le lundi après la Saint-Martin d'hiver (16 novembre) 1360, en présence du même Jean, son frère, par lequel il ratifia le testament qu'il avait fait, et ajouta au nombre de ses exécuteurs, Hugues Le Boeuf, frère de sa femme.
Il épousa en premières noces, Jeanne des Loges, qui décéda avant l'an 1350, sans lui laisser d'enfants.
Il épousa alors en secondes noces Marguerite Beisne (ou Besne), soeur de Jean Besne, chancelier du comte de Poitou, qu'il nomma exécutrice de son testament, avec Jean, son frère puîné, en 1350.
Il épousa encore en troisièmes noces, N. Le Boeuf, soeur de Hugues Le Boeuf, qu'il nomma un des exécuteurs de ses dernières volontés, par son codicille de l'an 1360.
Il eut plusieurs enfants de sa seconde alliance, mais seul sont connus :
  1) Agravain, qui suit.
2) Jean, écuyer, seigneur de Vilaré. Il fut l'auteur de la branche des seigneurs de la Roche-Mabille, suivant le nobiliaire de Touraine.
3) peut-être Jeanne, qui suivant quelques généalogistes, fut mariée avec Jean Gouffier, dit le Jeune, chevalier, seigneur de Bonnivet, dont elle fut la première femme.
4) peut-être Jeanne, qui épousa Jean Le Vicomte, dont elle eut Jeanne, dame du Tremblay.

IV) d'ALOIGNY Agravain, écuyer, seigneur de Chagon, etc.
Il fut compris dans la montre de Guillaume l'Archevêque, seigneur de Parthenay, dont la revue fut faite au mois de juillet 1385.
Il acquit le 19 mars 1404, une dîme de Guillaume Mitault, habitant de la paroisse d'Aval.
Le vendredi, dernier jour d'août 1408, il reçut avec Jocelin, son fils, une procuration de Jeanne de Lézignac, sa femme, pour gérer ses affaires, et ce fut en vertu de cette procuration et au nom de sa femme, qu'il vendit, le 11 septembre 1408, aux chantres et chanoines de l'église collégiale de Saint-Pierre de Chauvigny, moyennant la somme de 50 livres, une rente de 100 sols, à prendre sur la terre de Chagon et ses dépendances, en la paroisse de Prinsay, et sur les biens de sa femme, savoir, sur la terre de Létarde, en la paroisse de Châteauponsac, dans la châtellenie de Rouen.
Il était nommé Gravaign, et était qualifié de Chayaud (ou Chagaud), dans un titre du 4 juin 1409, conservé dans un livre, appelé 'le Grand Gaultier', qui fut déposé autrefois au bureau des finances de Poitiers.
Enfin, il fut aussi nommé et énoncé 'père de Pierre d'Aloigny, et habitant de la paroisse de Prinsay', dans une donation faite à ce dernier en 1421.
Il épousa Jeanne de Lézignac, dame de Létarde en Limousin.
De cette union naquirent :
  1) Pierre, qui suit.
2) Jocelin, vivant en 1408. Sa destinée est inconnue.
3) Gilette, qui épousa par contrat du 8 septembre 1432, Guillaume de La Lande, seigneur de la moitié de la terre et seigneurie de Chesne en Châtelleraudais, issu de l'ancienne maison de la Lande en Limousin.
Agravain eut peut-être pour contemporain, (peut-être pour frère ou proche parent), Louis de Loigny, ou de Loingny, chevalier et chambellan de Louis, duc d'Orléans, suivant un mandement que ce prince donna, le 16 septembre 1403, à son trésorier général, de lui payer la somme de 100 francs d'or, pour lui fournir les moyens de l'accompagner en son voyage de Lombardie, de laquelle somme, Louis d'ALOIGNY donna quittance le pénultième septembre de la même année.

V) d'ALOIGNY Pierre, chevalier, seigneur de Chagon, Létarde, etc.
Il servait déjà du vivant de son père.
Il donna quittance, le 12 septembre 1420, à Macé Héron, trésorier des guerres, de la somme de 345 livres, sur ses gages et ceux d'un chevalier bachelier, et 20 écuyers de sa chambre et compagnie.
Sur son sceau étaient :'cinq fleurs de lys, avec un lambel de trois pendants'.
(Cabinet de M. de Clairambault).
Blason sur le sceau de Pierre d'Aloigny.
Il reçut le mardi avant Noël 1421, la donation que noble dame Isabeau de Dercé, dame de Dercé, du Pin et de la Groye, lui fit, 'pour lui et pour les hoirs procréés de lui et de Marguerite, sa femme, fille de ladite Isabeau; de l'hôtel et hébergement de la Groix et du Pin, assis ez paroisses d'Ingrande et d'Oyré, avec toutes leurs dépendances, hommages, justice, jurisdiction, etc.'
Pierre ne prenait alors que la qualité d'écuyer, mais il était déjà parvenu au grade de chevalier, en 1433, suivant l'acte de partage provisionnel qu'il fit, le 4 décembre 1433, au nom de Marguerite de Mondion, sa femme, avec Tristan l'Hermite, écuyer, agissant au nom de Guillemette de Mondion, sa femme, nièce de Marguerite, dame d'Aloigny; des biens, domaines et héritages échus à ces deux dames, par le décès de Regnault de Mondion, chevalier, et à échoir par celui de dame Isabeau de Dercé. Par ce partage, Tristan et sa femme eurent tous les biens immeubles et héritages de la succession de Regnault, à l'exception du fief de Chaignes et la Rencune, situé dans la paroisse de Balerne, et Pierre d'ALOIGNY et sa femme eurent pour leur lot, la succession future d'Isabeau de Dercé, excepté l'hôtel de la Bruyère, qui fut adjugé à Tristan.
Ce partage fut fait en présence de messire Hugues de Lezay et autres.
Il décéda avant le 9 décembre 1442.
Il avait épousé par contrat, en forme de donation, daté du mardi avant Noël 1421, Marguerite de Mondion, fille de Regnault (alias Renaud), chevalier, et de Isabeau de Dercé. C'est par ce mariage, et en vertu de la donation qui fut faite par Isabeau de Dercé, que les terres de la Groye, de Chesne, de Dercé et autres, entrèrent dans la maison d'Aloigny.
Ils eurent pour enfants :
  1) Galehaut, qui suit.
2) peut-être Antoine, seigneur de Perey (alias Perry), conseiller et chambellan du roi.
Il était en 1460, homme d'armes dans la compagnie de 100 lances de Joachim Rouhaut, sénéchal de Beaucaire.
Il donna trois quittances à Michel Thainturier, trésorier et receveur des finances de Languedoc, Lyonnais, Forez et Beaujolais. La première, le 12 mars 1479, de la somme de 800 livres tournois, pour sa pension de conseiller-chambellan du roi, à commencer du Ier octobre 1478; la seconde le 19 août 1481, et la troisième, en 1482.
3) peut-être Marguerite (d'Alongné), laquelle étant veuve de Jean Besdon, seigneur de Traversay, fit hommage au roi de cette seigneurie, le 3 juin 1462.

VI) d'ALOIGNY Galehaut (alias Gallehault), chevalier, seigneur de la Groye, de Chagon, Dercé, le Pin, le Grand Pouillé, de Chesne, et en partie d'Ingrande.
Il fut conseiller et maître d'hôtel des rois Louis XI, qui l'affectionnait beaucoup, et Charles VIII.
Il fut gouverneur et capitaine de la ville et vicomté de Châtellerault, et pays châtelleraudais, commandant toutes les troupes entretenues pour le service du roi, dans les provinces d'Angoumois, Saintonge, Aunis, ville et gouvernement de La Rochelle, et gouvernement de Saint-Jean d'Angély.
Il transigea, le 5 octobre 1445, avec Tristan l'Hermite et Guillemette de Mondion, sa femme, sur le partage de la succession future immobilière de dame Isabeau de Dercé, veuve de Regnault de Mondion.
Il reçut le 11 août 1449, l'hommage du corps du chapitre de Notre-Dame de Châtellerault, qui lui fut rendu par le doyen et les chanoines de ce lieu, lesquels reconnurent par cet acte que 'Galehaut d'Aloigny et ses successeurs avaient droit d'entrer dans le choeur de leur église, l'oiseau sur le poing, botté et éperonnés, de prendre séance dans les premières places, et d'assister dans le même état à toutes les processions.'
Il fit le 10 avril 1452, après le décès d'Isabeau de Dercé, sa belle-mère, un nouvel accord et partage avec Tristan l'Hermite et sa femme.
Il fut nommé dans un acte de 1457, avec Eustache de Nozay, écuyer, seigneur de Maucreux, et Philibert de Salignac, écuyer, seigneur de Cingé.
En 1467, il servait en qualité d'homme d'armes du seigneur de l'Isle, au ban des nobles du Poitou.
Le 17 septembre 1472, il était homme d'armes des ordonnances de la compagnie de Louis de Beaumont, sire de la Forest.
Il obtint du roi Louis XI, dont il était alors maître d'hôtel, par lettres patentes du mois de mai 1472, signées de sa main, la garde de la prévôté de Saint-Jean d'Angély, sous une redevance annuelle de 10 livres tournois, pour en jouir sa vie durant.
Louis XI lui octroya aussi par lettres datées de Vendôme, au mois d'octobre 1471, expédiées le 5 août 1473, le droit de deux foires par an, au lieu et bourg d'Ingrande, l'une le jour et fête de Saint-Fiacre, et l'autre le jour de la conversion de Saint-Paul.
Il le maintint encore, par lettres données à Meaux le 5 juillet 1474, en la jouissance et exercice de la garde et prévôté de Saint-Jean d'Angély, dont il lui avait fait don.
Galehaut était déjà parvenu au grade de chevalier en 1475, suivant une lettre que le roi Louis XI écrivit, le 11 août 1475, aux généraux sur le fait des finances, portant que 'pour la longue maladie de ses amés et féaux Gallehault d'Aloigné, chevalier, et Richard de La Rivière, écuyer, hommes d'armes des ordonnances du roi, sous la charge du sire de la Forest, conseiller et chambellan du roi', Sa Majesté veut qu'ils soient payés de leurs gages d'hommes d'armes, pour le quartier de janvier dernier, comme s'ils eussent comparu aux montres et revues faites pour ce quartier. Il donna quittance de ses gages, le 2 décembre de la même année, à Noël Le Barge, trésorier des guerres.
Il fonda le chapitre d'Ingrande, le 13 septembre 1477.
Il prenait la qualité de conseiller de chambellan du roi, et de capitaine des archers de retenue de l'élection de Saintonge, ville et gouvernement de La Rochelle, dans une quittance qu'il donna le 23 août 1478, à Pierre Furgon, receveur des aides dudit pays, de la somme de 120 livres tournois pour ses gages de deux quartiers, de son office de capitaine.
Le roi Louis XI donna des lettres, au Plessis du Parc, en décembre 1482, par lesquelles il déclare qu'il unit à la Couronne la vicomté de Châtellerault, qui lui était venue par le testament de feu Charles d'Anjou, roi de Sicile, comte du Maine et de Provence, vicomte de Châtellerault, et y érige un siège royal, qui s'appellera le gouvernement de Châtellerault, et sera tenu et exercé, "'par son amé et féal conseiller et chambellan, Gallehault d'Aloigné, chevalier, seigneur de la Groye, et maître d'hôtel de Sa Majesté, lequel il fait gouverneur et capitaine dudit vicomté, où son lieutenant aura la principale autorité et connaissance de la justice', lequel siège royal ressortira directement et sans moyen de la cour de parlement, sans que les appeaux dudit juge, qui sera au lieu du sénéchal dudit chastel, ressortissent plus dorénavant par devant le séneschal de Poictou, et le juge ordinaire dudit lieu de Chastelleraud, ressortira pardevant ledit gouvernement, ou sous-lieutenant".
En 1483, le roi l'envoya en Calabre, avec le prince de Tarente (de la maison de Trémoille), pour amener en France Saint-François de Paule, qu'il garda à la Groye, pendant qu'il bâtit le couvent des Minimes de Châtellerault.
Il eut l'intendance des vivres lorsque le roi se disposât à faire la guerre au duc de Bretagne, et fut député pour le rachat de la gabelle de Guyenne, avec plusieurs autres seigneurs du royaume.
Il fut maître d'hôtel du roi Charles VIII, à 700 livres de gages, en 1488, jusqu'en 1492, et fut employé pour une somme de 350 livres dans le compte du roi, pour les années 1492 et 1493.
Il fut sans doute, la personne nommée 'Monsieur de la Groye', qui était dit père de Jacques d'Aloigny, employé comme panetier dans le compte de Gilles Berthelot, en 1492.
Il épousa par contrat passé le 9 décembre 1442, Mathurine de La Touche (ou de La Tousche), fille de Guy, chevalier, seigneur de la Touche et d'Aurigny, et de Esperte Frottier. Elle eut en dot une rente de 20 livres et une somme de 300 reaux. Ce contrat fut passé en présence de Charlot de La Touche, écuyer, oncle de la future épouse, de Mathurin de La Touche, chevalier, seigneur des Mours, et de plusieurs autres.
Il fit un testament commun avec Mathurine de La Touche, sa femme, le 4 mai 1492, par lequel ils choisirent leurs sépultures dans l'église paroissiale d'Ingrande et dans la chapelle de Saint-André qu'ils avaient nouvellement érigée. Ils firent par cet acte, toutes les dispositions relatives à leur enterrement et honneurs funèbres, fondirent dans leur chapelle de Saint-André, du consentement exprès d'Aymer de Mourry, curé d'Ingrande, 5 chapelains dont le curé fut doyen, pour y célébrer à perpétuité le service divin. Ils donnèrent pour leur dotation, les dîmes de Thorigné, de Rémillé, de Villiers, deux moulins, etc. et se réservèrent la nomination des chapelains. Ils nommèrent pour exécuter leurs volontés, Jacques d'ALOIGNY, leur fils, Méry de Couhé, seigneur de la Roche-Aguet, Christophe de La Touche, seigneur de la Massardière, et Antoine Gueffaut, seigneur d'Argenson.
Il décéda en 1492.
De cette union naquirent :
  1) Jacques, qui suit.
2) Jean, qui fut dès 1471, homme d'armes de la compagnie des 50 lances de la garde de Charles de France, duc de Berry et de Guyenne, fils du roi Charles VIII, suivant le compte de Jean Gaudette, trésorier des guerres de ce prince.
Il entra ensuite dans la maison du roi, et était en 1482 et 1483, un des 100 gentilshommes de son hôtel, portant lances pour sa garde.
Il eut pour successeur en 1484, Louis de Rousset, chevalier.
3) Gillette, qui épousa par contrat du 23 octobre 1464, Christophe de La Touche, seigneur de la Massardière.
4) Antoinette. Elle épousa par contrat du 25 janvier 1475, Méry (alias Emery), de Couhé, seigneur de la Roche-Aguet, maître d'hôtel de la Reine (décédé en 1502), fils aîné de Jean, seigneur d'Hillière Berland, de la maison de Jeu.
5) Marguerite, qui épousa par contrat du 20 janvier 1476, Antoine Gueffaut, seigneur d'Argenson, fils aîné de Jean.

VII) d'ALOIGNY Jacques, chevalier, seigneur de la Groye, Chagon, Dercé, Chesne, Ingrande, Jeu, le Pin, le Grand Pouillé, et autres lieux.
Il fut chambellan du roi et panetier de M. le Dauphin, Charles Orland, fils du roi Charles VIII, à 240 livres de gages, suivant un état des officiers de la maison de ce prince, depuis le Ier octobre 1492 jusqu'au 2 janvier 1495.
Il fut actionné en 1494, par demoiselle Antoinette de Denais, de la paroisse de Puessay Le Joly, pour avoir délivrance de son douaire. Il la lui refusa, disant qu'elle y avait renoncé, et qu'elle en avait reçu argent. C'est ce qui ressort de l'acte de cette demande, daté du Ier décembre 1494.
Il épousa par contrat du 24 octobre 1460, Anne Le Roux de La Roche des Aubiers, fille de Louis, seigneur de la Roche des Aubiers, et de Jeanne d'Aubigny.
Sa femme et lui se firent une donation mutuelle, le 5 août 1504.
Il assista le lendemain, 6 août, au contrat de mariage de René, son fils.
Il fit un testament commun avec sa femme, le 2 juin 1513, et était décédé avant le 11 mars 1529, date où sa veuve, suivant un codicille qu'elle fit le même jour, en la maison noble du Chesne, paroisse d'Ingrande, déclara que dès le 2 juin 1513, elle et son mari avaient fait leur testament, qu'elle confirmait par le présent acte. Elle ajouta que par ce testament, ils avaient donné à Emonde de Marconnay, fille de Louis, écuyer, seigneur de Coulombières, et de défunte Antoinette d'ALOIGNY, leur fille, la somme de 500 livres, et qu'ils avaient donné cette somme de moins à Antoinette, qu'à leurs autres filles.
Elle fonda dans la chapelle de la Groye, en l'église d'Ingrande, deux messes par semaine, et affecta à cette fondation une rente de deux setiers de froment, à prendre sur sa dîme appelé de Rémillé, es-paroisses d'Ingrande et d'Oyré, et de 4 setiers de seigle, à prendre sur la métairie du bourg d'Ingrande, qui avait appartenu autrefois à Pierre Joubert.
Elle nomma exécuteurs de son codicille, René d'ALOIGNY, écuyer, seigneur de la Groye, son fils, et autres, et décéda peu de temps après.
Jacques et Anne eurent pour enfants :
 

1) René, qui suit.
2) Françoise, qui épousa en premières noces, par contrat du 22 août 1499, Jean de Fougères, seigneur des Effes et de Vauléart en Berry, fils aîné et principal héritier de Marie de Betz. Ils n'eurent pas d'enfants.
Elle épousa ensuite en secondes noces Georges de Château-Châlons, seigneur de Saint-Fallier, dont elle n'eut pas plus d'enfants.
Elle ne vivait plus à la date du 31 octobre 1531.
3) Antoinette, qui épousa par contrat du 14 janvier 1504, Louis de Marconnais, écuyer, seigneur de Pouançay, fils de René, seigneur des Coulombiers, et de Louise de Hées.
4) Marguerite, qui épousa par contrat du 2 janvier 1508, Pierre de Couagne (ou Coigne), seigneur de la Roche-Couagne et de Jeanne Bertrand, dame de Marteau.


VIII) d'ALOIGNY René, écuyer, seigneur de la Groye, Chagon, Dercé, Jeu, Chesne, Ingrande, le Pin, le Grand Pouillé, et autres terres.
Qualifié de noble et puissant seigneur, il fut nommé exécuteur du codicille de sa mère, le 11 mars 1529.
Il transigea le dernier jour d'octobre 1531, avec Georges de Château-Châlons, écuyer, seigneur de Saint-Fallier, son beau-frère, touchant la succession de Françoise d'ALOIGNY (soeur de René), et femme en secondes noces dudit Georges, laquelle consistait en la terre et seigneurie du Grand Pouillé.
Il donna procuration le 3 octobre 1540, à Joachim de Chairgé (Chergé), chevalier, seigneur de Busseuil, pour assister en son nom, au traité de mariage de Louis d'ALOIGNY, son fils aîné.
Il fit aussi une donation à Antoine, son fils puîné, le 30 novembre 1546, et était décédé avant le 8 décembre 1547.
Il avait épousé par contrat passé le 6 août 1504, Anne de Crevant, fille de feu Jean, seigneur de Crevant et de Bauché, et de Catherine de La Jaille, en présence de Louis de Crevant, abbé de Vendôme, Bernardin de La Touche, seigneur de la Touche, Pierre Le Compte, chevalier, seigneur de Beauvois, Aimar de La Jaille, seigneur de Roche-Ramé, Guillaume de La Jaille, seigneur de Marsille, Jean de Fougères, écuyer, seigneur des Effes, etc.
Elle était encore vivante à la date du 5 décembre 1547.
De cette union naquirent :
  1) Louis, qui suit.
2) Antoine, écuyer, seigneur de Chagon et de Jeu.
Il passa le 5 décembre 1547, avec Louis, son frère aîné, un accord relatif à leur partage.
Il épousa Françoise de Tubervilliers, dame de Chanceaux en Berry, dont il eut deux filles :
  a) Françoise, qui épousa par contrat du 12 mars 1586, Jean du Breuil, seigneur du Breuil et de Chezeau-Gauttier, en Berry.
b) Marie, qui épousa Hérat de Seuilly, seigneur de la Font et de Gattebource, près du Blanc en Berry.
3) Gabriel, qui décéda sans avoir été marié.
4) Claude, qui épousa par contrat du 17 mai 1544, François d'Aux, écuyer, seigneur de la Mattière, fils aîné de René, seigneur du Bornais et de Pousieux en Châtelleraudais.
5) Louise, qui épousa François de Genest, écuyer, seigneur de Puirageon, en Limousin.

IX) d'ALOIGNY Louis, écuyer, seigneur de la Groye, Dercé, Chesne, Ingrande, le Pin, Ferrières, Argenson et autres lieux.
Il eut des différents avec Antoine, son frère, pour raison de leurs droits respectifs dans la succession de leur père. Pour en terminer, ils en vinrent à un appointement, le 5 décembre 1547, par lequel il fut convenu qu'Antoine aurait, en vertu de la donation que lui avait faite son père, le dernier jour de novembre 1546, la maison, terre et seigneurie de Jeu et de la Fontaine, sise en la paroisse d'Ingrande, 'laquelle a été trouvée d'acquêts'; en échange du fief de la Cossonière, à la charge de l'hommage et devoir féodal envers la seigneurie du Chesne.
A l'égard du patrimoine ancien de la famille, il fut convenu que le même Antoine aurait, pour la huitième partie du tout, la maison et seigneurie de Chagon, situé sur la paroisse de Prinsay, etc.
La date du décès de Louis est inconnue, mais il est certain qu'il ne vivait plus le 2 juin 1570.
Il avait épousé par contrat passé sous le sceau de la cour du roi, à Chinon, le 5 novembre 1540, Jeanne Savary, issue de la maison des marquis de Lancosme, en Berry, fille de feu François, écuyer, seigneur de Saché, du Pont de Rouan et de Taissé (ou Tessé), et de Marguerite Bonnard. Elle y fut assistée de René Savary, écuyer, seigneur de Saché, du Pont de Rouan et de Haute-Chévrière, son frère, qui lui constitua en dot une rente de 300 livres pour laquelle il abandonna le fief, terre et seigneurie de Tessé et Chalumet en la paroisse de Jarré, les terres et métairies de Clousseignes, la Mothe-Loryaie, les bois de Pierre-Size en la paroisse de Chaumont, pays d'Anjou.
Devenue veuve, elle épousa en secondes noces Charles Martel, seigneur de la Marin et autres lieux, chevalier de l'ordre du roi, dont elle n'eut pas d'enfants.
Louis et Jeanne eurent pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Claude, dame de Dercé. Elle épousa en premières noces, Eléonor Martel, seigneur de Tricon, enseigne d'une compagnie de 50 hommes des ordonnances du Roi, fils aîné de Gabriel, et d'Eléonor La Patte-d'Autor, dont elle eut un garçon : Eléonor.
Devenue veuve, elle épousa en secondes noces, N. de Chevigny, maréchal des armées du Roi, dont elle n'eut pas d'enfants.
Elle épousa encore en troisièmes noces, Antoine Dupré, aussi maréchal de camp, dont elle n'eut pas non plus d'enfants.
3) Renée, qui décéda sans alliance avant 1570.
4) Anne, qui décéda sans alliance avant 1570.

X) d'ALOIGNY François, chevalier, seigneur d'Aloigny, la Groye, Chesne, Ingrande, Dercé, la Chévrière, la Boulay et autres lieux.
Il fut enseigne d'une compagnie de 50 hommes d'armes des ordonnances du roi, capitaine de 200 hommes de pied, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, colonel de 12 cornettes de cavalerie, etc.
Il fit un accord le 12 juin 1570, avec sa soeur Claude, sur les droits de celle-ci dans les successions de leur père, et de Renée et Anne, leurs soeurs.
Il fut convenu par cet accord, qu'elle aurait la maison noble, fief et justice de Dercé, et 400 livres de rente. Elle eut, en outre, une partie de la dîme, appelée Rémillé, la maison noble, fief et seigneurie de Montpellier, la métairie de Hautvilliers, etc.
Il commanda la compagnie du vicomte de la Guierche, gouverneur du Poitou, et 11 cornettes de chevau-légers, à la bataille de Coutras, en 1587.
Il fut fait gentilhomme de la chambre du roi Henri III.
Le 22 octobre 1605, il assista au contrat de mariage de François, son fils.
Il épousa en premières noces, par contrat du 6 février 1570, Jacquette du Plessis, dame de Beaulieu en Anjou, tante à la mode de Bretagne, du cardinal de Richelieu, fille unique de François, seigneur de Beaulieu, et de Françoise de Trion, de la maison de Legurat.
Il épousa ensuite en secondes noces, par contrat du 13 janvier 1600, Marie-Anne de Marconnay, veuve de Pierre Grignon, seigneur de la Pélissonnière, et fille de Pierre, seigneur de Frozé, et de Catherine de Sousmoulins. Il n'en eut pas d'enfants.
Sa femme et lui se firent le 14 avril 1573, une donation mutuelle de leurs meubles et acquêts, et du tiers de leur patrimoine.
Ils avaient cessé de vivre, lui et sa femme, le 2 mai 1624.
François et sa première femme, Jacquette, eurent pour enfants :
  1) Jacques, qui suit.
2) François, qui fera la branche de Beaulieu et de Saint-Astier.
3) Louise, dame de Beaulieu, de la Vibralière et de la Jouzalière. Elle épousa par contrat du 26 janvier 1612, Albert Le Simple, fils aîné de René, seigneur de la Cour aux Berruyer en Touraine, et de Madeleine de Launay.
4) Renée, dame d'Aloigny. Elle épousa par contrat du 19 septembre 1619, Henri de La Barre, seigneur de l'Age et de la Salle, en Gâtines.
Elle décéda sans enfants.

XI) d'ALOIGNY Jacques, chevalier, seigneur de la Chevrière.
Il fut écuyer ordinaire du roi, et lieutenant commandant les gendarmes du duc de Montpensier.
Il épousa par contrat du 13 janvier 1600, Isabeau de Marconnay, soeur puînée de Marie-Anne de Marconnay, seconde femme de son père.
Il décéda avant le 2 mai 1624, date où Elisabeth de Marconnay, dame et tutrice de leurs enfants mineurs, fut condamnée, avec ses belles-soeurs, par sentence de la sénéchaussée de Poitou, à remplir les conventions du contrat de mariage de François d'ALOIGNY, son beau-frère.
Ils avaient eu trois enfants :
  1) Charles-Martin, qui suit.
2) Pierre, qui fut destiné à l'église.
3) François, seigneur de la Chevrière et du Pas de la Groye.
Il fut élevé page de la reine Marie de Médicis, puis il fut fait cornette de la compagnie du marquis de Lansac, lieutenant, ensuite capitaine et major du régiment de cavalerie de Croslin, enfin maréchal de bataille.
Il épousa Louise de Beauvau, fille de Louis, seigneur de la Bessière, et de Louise de Tulé.
De cette union naquit une fille unique :
  a) Marie-Elisabeth, dame de la Chevrière et du Pas de la Groye.
Elle épousa en 1667, Artus de Chérité, seigneur de la Verdrie en Anjou, fils aîné de N., et de N. de La Cour.

XII) d'ALOIGNY Charles-Martin, chevalier, seigneur de la Groye, Chesne, Dercé, Ingrande, Marigny, Oyré, le Pin, Ferrières, Argenson.
Il reçut un ordre du roi, pour lever l'arrière-ban du Châtelleraudois et le commander sous le marquis de Parabère, gouverneur du Poitou. Cet ordre fut donné à Saint-Germain en Laye, le 6 novembre 1638.
Il épousa par contrat du 14 avril 1628, Françoise Daviau, fille de Louis, seigneur de Piolans, et de Jeanne Martel.
De cette union naquirent :
  1) Louis, qui suit.
2) N., qui fut religieuse.
3) N., également religieuse.

XIII) d'ALOIGNY Louis, marquis d'Aloigny, seigneur de la Groye, de Chesne, Ingrande, Oyré, Marigny, le Pin, Argenson, Ferrières et autres lieux.
Il fut capitaine de cavalerie au régiment de Carcado, sénéchal de robe-courte de la ville et duché de Châtellerault.
Il servit en qualité de volontaire à l'entreprise de Gigery.
Ce fut en sa faveur que la seigneurie de la Groye fut unie à celles de Marigny, du Chesne, d'Ingrande et d'Oyré, et érigée en marquisat, avec un établissement de 4 foires chaque année, par lettres du mois de janvier 1661.
Il épousa par contrat du 8 août 1657, Charlotte de Chasteignier, dame de Marsujeau, Chabannes, Richelieu et Coussecq, fille de Roch-François, comte de Saint-Georges, et de Gabrielle Regnault.
Ils eurent pour enfants :
  1) Louis-Gabriel, dit le comte de la Groye, qui fut aide de camp du roi, puis capitaine de chevau-légers dans les régiments de Locmaria, Rouvray, et Saint-Aignan.
Il n'était pas encore marié en 1684.
2) Roch-François, qui devint abbé.
3) Louis, qui était chevalier de Malte en 1683.
4) Alexis, également chevalier de Malte, en 1684.
5) Charles, dit le chevalier de la Groye, qui fut lieutenant du détachement de la marine, au Canada, en 1684.
6) Louise Charlotte.
7) Suzanne.
La suite de la généalogie de cette branche est inconnue.

Branche de BEAULIEU et de SAINT-ASTIER :
De gueules à cinq fleurs de lys d'argent posées en sautoir.
(Cimier : un ange en buste - Tenants : deux anges)
(Branche du Puy Saint-Astier)

 

Blason de la famille Aloigny, branche de Saint-Astier.

XI) d'ALOIGNY François, dit le Jeune, chevalier, seigneur de Beaulieu, du Puy Saint-Astier, la Rolfie, la Forest et Bonneval.
Il acheta le fief de la Forêt de Feuillade, en 1579, (?), de Jeanne de Vassoignes.
Il eut en 1624 un procès avec Elisabeth de Marconnay, sa belle-soeur, veuve de Jacques d'ALOIGNY, son frère, et avec ses soeurs et beaux-frères, pour raison de ses droits de légitime dans la succession de ses père et mère. Ce procès qui avait été d'abord porté au Parlement, ensuite à la sénéchaussée de Poitou, fut jugé par sentence rendue à Paris, le 2 mai 1624.
Il épousa, âgé de 25 ans, par contrat passé à Poitiers, le 22 octobre 1605, Charlotte de La Porte (alias Jacquette), dame du Puy-Saint-Astier, de la Forest, la Rolfie, la Vialle, et en partie de Chantérac. Elle était veuve d'Abel de Regnier, chevalier, seigneur de la Planche et de Vaujompe, et était fille de Bertrand, seigneur du Puy-Saint-Astier et co-seigneur de Chantérac, et de Jeanne de Vassoigne, dame de la Forest.
François eut par son mariage, le fief de Rouffiac (ou Coulonges). Ce fief était mouvant de Marthon, et était répandu sur Marthon, Mainzac, et Saint-Germain.
La date de son décès est inconnue, mais il certain qu'il était décédé avant le 21 mai 1631.
Charlotte survécut plusieurs années à son mari, et fit son testament à Périgueux, le 10 octobre 1658, par lequel elle demanda à être inhumée dans l'église de Saint-Astier, avec les prédécesseurs de son mari.
Elle déclara avoir eu de sa seconde union, (avec François), 16 enfants :
  1) Claude, qui suit.
2) François, seigneur de Beaulieu, Bonneval, Charaut en Angoumois, etc.
Il vivait encore en 1658, et avait épousé Charlotte de La Porte.
En 1661, elle avait acquit des domaines dépendant du village de la Route, situé près du May, à Curac). Elle les apporta à François d'ALOIGNY, (son second mari).(Odette Faye et Michel Kahn).
Ils eurent pour enfants :
  a) Jean, qui décéda sans alliance.
b) François, seigneur de Chez Le May (commune de Curac, alias de Demay, ou Demets), de Charaut, de Noaillac en Angoumois.
Il consentit le 5 octobre 1696, une obligation en faveur de Jean Green de Saint-Marsault, écuyer, seigneur de la Feuilleterie.
Il signa comme parrain, ou témoin de mariage, dans les registres paroissiaux de Curac. (Odette Faye et Michel Kahn).
En 1698, il acheta à Chalais, une maison située dans la haute ville, près du château. Bien que n'tant sans doute pas toujours sur ses terres du sud-Charente, il s'occupa de ses domaines, et fit de nombreux prêts. (Odette Faye et Michel Kahn).
Il fit son testament le 24 octobre 1726, par lequel il institua ses légataires universels, Thomas, marquis d'Aloigny, et Joseph d'ALOIGNY, chevalier, seigneur de Saint-Pardoux, ses cousins.
Il décéda sans avoir été marié.
3) Charles, décédé jeune.
4) Jacques, chevalier, seigneur de Seyssac. Il décéda, 'ab intestat', en 1693.
5) François.
6) Jean, décédé après son père.
7) autre Jean, aussi décédé après son père.
8) Isabelle, qui épousa François de La Dague (ou Dugue) de Ségur, chevalier, seigneur et baron de Seiches, en Gascogne.
Elle en était veuve et sans enfants, en 1658.
9) Marguerite, qui épousa en premières noces Jean de Brie, chevalier, seigneur de Bosfran, dont elle était veuve et mère de 4 enfants en 1658.
Elle épousa en secondes noces Henri de Gentil, seigneur de Crognac, dont elle eut un fils et une fille.
10) Françoise. Elle épousa par contrat du 23 mai 1644, Potron de Saint-Astier, chevalier, seigneur de Lieu-Dieu, près de Périgueux.
11) Marie, qui était religieuse professe en 1658.
12) Renée, qui était religieuse professe en 1658.
13) Charlotte, qui était religieuse professe en 1658.
14) Jeanne, qui était religieuse professe en 1658.
15) Claude, qui était religieuse professe en 1658.
16) Gabrielle, qui était décédée avant 1658.

XII) d'ALOIGNY Claude, chevalier, seigneur du Puy-Saint-Astier, la Rolfie, la Forest, etc.
Il fut institué héritier universel par le testament de sa mère, du 10 octobre 1658, 'à la charge de porter, lui les siens, qui recueilliraient son hérédité, les noms et armes d'Aloigny et de la Porte', et en cas de refus de leur part de remplir cette condition, il leur subsista l'aîné des descendants de François, son second fils.
Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à cinq fleurs de lys d'argent, posées en sautoir, aux 2 et 3 d'azur à deux tours girouettées d'argent, ouvertes du champ, maçonnées de sable, jointes par un entre-mur de même.
blason d'alliance des familles d'Aloigny et de La Porte
Il fit faire l'inventaire des biens de sa mère, le 7 juillet 1659.
Le 17 janvier 1667, il fit la production des titres justificatifs de sa noblesse, devant M. Pellot, intendant de la province de Guyenne. Comme il n'avait pas en son pouvoir, tous les titres nécessaires à cette production, attendu que son père était un cadet de la maison de Groye, les principaux titres de la famille étaient restés entre les mains de l'aîné, il s'adressa à Louis d'ALOIGNY, marquis de la Groye, qui représenta devant le lieutenant-général de la sénéchaussée de Poitiers, en présence du procureur du roi, 13 titres originaux, datés des années 1319, 1350, 1360, 1408, 1421, 1433, 1442, 1504, 1529, 1540, 1547, 1570, et 1573, qui furent jugés être en nombre suffisant pour justifier pleinement sa qualité de noble d'extraction.
Il épousa, par contrat passé à Périgueux, le 21 mai 1631, Marie d'Arlot de Firbeix, veuve de Jacques d'Eymeric, écuyer, seigneur de Chastaing, et fille de Jean, écuyer, seigneur de Firbeix, et de défunte Gabrielle de Lambertie.
Il fit son testament au château de la Rolfie, le 11 février 1691, par lequel il demanda à être enterré dans l'église paroissiale de Saint-Astier, et dans les tombeaux de ses prédécesseurs.
Il vendit avec son fils, Charles, le fief de la Forêt de Feuillade, le 4 mars 1672 à Philippe de Vassoignes, écuyer, seigneur de la Bréchinie.
De son union avec Marie d'Arlot, naquirent :
  1) Charles, qui suit.
2) Charlotte, qui épousa par contrat du 23 février 1672, Gédéon de Roffignac, chevalier, seigneur de Saint-Junien les Combes, fils de François, seigneur de Sannat, Baldan, Saint-Junien, etc., et de défunte Marie de Brettes.
Ils eurent plusieurs enfants.

XIII) d'ALOIGNY Charles, chevalier, seigneur de la Rolfie, etc.
Il était déjà décédé lorsque son père fit son testament, le 11 février 1691.
Il avait épousé, par articles passés à Bordeaux, le 8 août 1666, et reconnus le 13 du même mois, Marie d'Alesme, fille de feu Guillaume, conseiller du roi, doyen et garde des sceaux au Parlement de Bordeaux, et de Catherine Pérusse des Cars de Merville, dame de la Mothe et d'Escassefort.
Elle y fut assistée de sa mère, et de messire César d'Alesme, seigneur de Limeuil.
Elle vivait encore en 1714, suivant un acte du 24 mai 1714, dans lequel elle se qualifiait 'dame de la Rolfie'.
Ils eurent pour enfants, au moins :
  1) Claude, qui suit.
2) Jacques.

XIV) d'ALOIGNY Claude, marquis d'Aloigny, chevalier, seigneur du Puy-Saint-Astier, la Rolfie, etc.
Il fut qualifié de haut et puissant seigneur, et fut institué héritier universel de Claude d'ALOIGNY, son aïeul paternel et parrain, par son testament du 11 février 1691.
Il fit un accord, le 3 avril 1702, au nom et comme curateur de dame Renée Françoise d'Abzac, son épouse, avec Antoine de La Roche-Aymon, chevalier, seigneur de Prémillac, dame Marie d'Abzac, son épouse, et Jean d'Abzac, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, colonel du régiment d'Artois, représenté par Gabriel d'Abzac de Pressac, chevalier, seigneur de Savignac; sur le partage des biens de la Jouviderie, provenant de la succession de défunte Renée de Lambertie, dame de Villars, et d'une partie des biens dépendant de la seigneurie de Mézières, etc.
Le 11 juillet 1724, il transigea avec Guillaume de Lambert, écuyer, seigneur de la Mayot.
Il passa encore des actes en 1736 et 1737.
Il épousa, par contrat passé au château de Villars, paroisse de Saint-Pardoux la Rivière, le 24 octobre 1701, Renée Françoise d'Abzac, dame de Villars, Saint-Pardoux la Rivière, etc., fille de Jacques, seigneur de Saint-Pardoux, Mézières, etc., et de Catherine de Pérusse d'Escars, sa seconde épouse.
Comme ils étaient cousins au 4ème degré, ils avaient obtenu dispense du Pape Clément XI, le jour des ides de janvier 1701. (Elle avait épousé en premières noces le 20 août 1700, Jean de La Roche-Aymon, son cousin germain, et en fut veuve au bout d'un an de mariage).
Elle devint héritière, par le décès sans enfants, de Jean d'Abzac, son frère, des terres de Villars et Saint-Pardoux en Périgord, et de Mézières en Angoumois.
Elle vendit cette dernière terre, le 18 août 1724, à Jean du Tillet, seigneur des Vergnes.
Il décéda avant le mois d'avril 1741.
Claude et René avaient eu pour enfants :
  1) Thomas, qui suit.
2) Joseph, chevalier, seigneur de Saint-Pardoux.
Il fut capitaine dans le régiment royal-marine infanterie.
Il fut institué légataire universel avec Thomas, son frère, par le testament de François d'ALOIGNY, écuyer, seigneur de Le may, du 24 octobre 1726.
Il était encore vivant à la date du 23 avril 1741.
3) Catherine, qui épousa par contrat du 6 mai 1741, Hélie du Reclus, chevalier, seigneur de la Tuilière, Lespinasse, etc.
Elle était décédée à la date du 22 juin 1746.

XV) d'ALOIGNY Thomas, marquis d'Aloigny, seigneur du Puy-Saint-Astier, baron de Saint-Pardoux La Rivière, Château-Gaillard, Villars, la Rolfie, etc.
Il fut reçu page du Roi, dans sa Grande Ecurie, le 21 mars 1725.
Le 23 juin 1765, il assista au contrat de mariage d'Elisabeth Catherine, sa fille, avec M. le comte de Chabans-Richemont.
Il épousa en premières noces, le 23 août 1741, Marie Le Berthon, fille d'André François, premier président au parlement de Guyenne, et de Elisabeth Catherine de Baroser (ou Baratet ?).
Il épousa ensuite en secondes noces, le 23 avril 1754, Marie-Gabrielle d'Abzac de Pressac, fille de Jacques, marquis de Pressac, et de Marie Vautier.
Il décéda avant le Ier septembre 1768.
Il eut pour enfants de sa première union :
  1) N., qui décéda en bas-âge.
2) Renée Marguerite., qui épousa le 4 mai 1760, René Antoine de Raity de Trans (alias de Villeneuve), marquis de Vitré, chevalier, seigneur de Bois-Doucet, etc., en Poitou.
Elle décéda à Poitiers le Ier mars 1767.
3) Elisabeth Catherine, qui épousa par contrat passé le 23 juin 1765, Nicolas de Chabans de Joumard, comte de Richemont, baron de Condat, seigneur de Saint-Crépin, la Chapelle-Montmoreau, et Ferrière, fils de Pierre, comte de Richemont, et de Françoise de La Garde de Saigne Saint-Angel.
Elle décéda le 9 février 1811.
Thomas eut pour enfants de son second mariage :
  4) Thomas-Marie, qui suit.
5) Jeanne-Françoise, née au commencement de 1755. Elle épousa le 26 mars 1783, François de Lion de Jarry.
6) Gabrielle-Jacquette, née au commencement de 1756. Elle épousa N., comte de Brie de Lageyrac, en Limousin.

XVI) d'ALOIGNY Thomas-Marie, marquis d'Aloigny, baron de Saint-Pardoux la Rivière et de Château-Gaillard, seigneur du Puy-Saint-Astier, etc.
Il fut baptisé à Saint-Martial d'Angoulême, le 16 décembre 1757.
Il épousa en premières noces, le 12 juin 1786, Madeleine-Bernardine du Sausay, fille de Jean-Baptiste, marquis du Sausay, et de N. de Blottefièrre.
En secondes noces, il épousa le 6 mai 1807, Anne-Pauline de Chaspou de Verneuil, (veuve de Louis-Victoire-Hypolite-Luce, comte de Montmorin, gouverneur de Fontainebleau), fille d'Eusèbe-Félix, marquis de Verneuil, grand échanson de France, et de Anne-Adélaïde de Harville.
Il eut pour enfants de son premier mariage :
  1) Jean-Baptiste-Thomas-Hyppolite, comte d'Aloigny, né le 6 janvier 1788.
Il fut chef d'escadron de chasseurs et capitaine commandant au régiment des chasseurs de la Garde.
Il se distingua dans la guerre d'Espagne en 1823, à la prise de Pampelune. Il devint ensuite colonel.
Il épousa par contrat du 11 février 1817, signé le 16 suivant, par le Roi et la famille royale (mariage célébré le 25 du même mois), Louise-Emmeline de Saulx-Tavannes, fille de Charles Marie Casimir, duc de Saulx-Tavannes, pair de France, et d'Aglaé Louise Marie de Choiseul-Gouffier.
Il décéda sans postérité, le 14 janvier 1868.
2) Louis-François-Enguerrand, né le 13 octobre 1789.
Il décéda à Leipzig, au mois d'octobre 1813.

- M. de Saint-Allais : Nobiliaire universel de France.
- Henri Jougla de Morenas : Grand Armorial de France.
-
Beauchet-Filleau : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.

- Alfred de Froidefont de Boulazac : Armorial de la noblesse de Périgord.
- Abbé Adolphe Mondon : Notes historiques sur la baronnie de Marthon.
- Le logis du May, en Curac : Odette Faye et Michel Kahn, extraits de l'ouvrage de Bruno Sépulchre : Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente.
(*) renseignements généalogiques sur la descendance de René d'AlOIGNY, fournis par M. Eric BESNIER.
- Yves LE MOULLEC : Informations généalogiques sur Guy d'ALOIGNY, tirées de son ouvrage sur l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
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Cette page a été mise à jour le 22 novembre 2009.