d' AURAY

blason de la famille d'Auray
Losangé d'or et d'azur.
Couronne de Marquis.
Support : deux lions.
Devise : RETRO NUNQUAM

- d'AURAY Jacques Armand, marquis de Gavaudan (Lot et Garonne)
Il épousa Louise Elisabeth de Saint-Civier de Montault de Malartic.
Ils demeuraient au château d'Artigues en Agenais.
De cette union naquit :

- d'AURAY Joseph Hector, comte de Brie, marquis de Gavaudan (Lot et Garonne), seigneur de Montagnac, Lartigue, et la Cantinolière ? (Villefagnan).
Il épousa le 16 janvier 1737, Marie Gabrielle de Culant, fille de René Alexandre, marquis de Culant, seigneur de Ciré en Aunis, Saint-Même et Roissac; et de Jeanne d'Aiguières.
A la suite du décès avant 1744, de ses beaux-parents, un partage fut fait qui leur apporta les seigneuries du Grollet et de Saint-Même. Ils firent alors faire un inventaire des meubles entre le 22 février et le 4 mars 1744, qui fut suivi à partir du 25 septembre de la même année d'un procès-verbal d'état des lieux. Un procès éclata entre les héritiers qui se poursuivi jusqu'en 1755. (La totalité des meubles et effets fut évaluée à 6000 livres).
A partir de 1745, Joseph Hector demeurant en son château de Grollet, passa divers actes auprès des notaires de Saint-Même, Gondeville et Bassac, au sujet de la régie de la terre de Saint-Même, comme baux à ferme des moulins de Saintonge, et des droits dûs sur les pierres tirées des carrières.
Il était possesseur en 1746 de la terre de la Goupillère (Villefagnan). Avec son épouse, il céda cette seigneurie à Jean Poitevin, bourgeois de Villefagnan. (Bruno Sépulchre).
Il demanda le 21 mars 1761, à l'évêque de Poitiers, seigneur de Villefagnan, de lui accorder la préférence sur la Cantinolière, au moment de la vente par adjudication de cette terre. Il offrit de payer les droits de lods et de ventes. Cependant l'affaire n'aboutit pas, et l'évêque dut l'assigner le 21 janvier 1769, afin de maintenir intacts les droits féodaux. (Docteur Yves Sauteraud : Villefagnan, aperçu historique).
Le 7 septembre 1762, Marie Gabrielle de Culant obtint la séparation de biens d'avec son mari. Elle apparût alors à son tour dans les actes notariés comme comtesse de Brie. (Saint-Même les Carrières : notes historiques).
Joseph Hector décéda au Grollet le 2 février 1771. (Jean-Paul Gaillard).
Ses 4 enfants renoncèrent à la succession de leur père.
Marie Gabrielle de Culant rédigea son testament le 17 avril 1773, et décéda le 24 avril. (Saint-Même les Carrières : notes historiques).
Ils eurent pour enfant :
  1) René Alexandre, qui suit.
2) Jean François, né à Montignac sur Auvignon, chevalier, vicomte de Brie, chevalier, seigneur de l'Isle en Poitou et de Saint-Même en partie.
Bien que ne figurant pas sur la liste des émigrés, ses biens furent mis sous sequestre. Demeurant alors à Paris, il fit sa déclaration, le 29 Brumaire An XI, devant le préfet de la Seine, et fut amnistié le 18 Frimaire An XI. (abbé Pierre Bureau).
Il décéda à Angoulême le 11 mai 1808.
3) Marie Geneviève, dame en partie de la châtellenie de Saint-Même.
Elle épousa le 25 avril 1775, François de Chasteigner, vicomte, chevalier, seigneur de la Roche-Posay.
Le 26 avril 1777, elle et son mari, demeurant alors à Angoulême, procédèrent à un échange avec Jean Machard, marchand, et Marguerite Bédoire, son épouse. La dame d'AURAY cédait à Machard, une maison, chai, écurie, colombier, cour, jardin, aireaux, accompagnés du droit de puisage et de lavage à la fontaine de Saint-Même, etc., en échange d'une maison à Saint-Même. Compte tenu de la différence de valeur des biens échangés, elle et son mari donnèrent en plus au couple Machard, une somme de 4000 livres. Cette maison était nommée "la Grand Maison". (Saint-Même patrimoine - Saint-Même les Carrières : notes historiques autour de la pierre).
En 1776 et 1778, ils étaient dits demeurant "en leur hôtel au bourg de Saint-Même".
A partir de 1782, il étaient dits "demeurant en leur chasteau du bourg de Saint-Même".
A la Révolution, la maison dite la Grand Maison, fut mise en bail à Jean Saunier, par la citoyenne d'AURAY. Le 20 prairial an XI (9 juin 1803), par Jean Delage, fondé de procuration de Marie Geneviève d'AURAY "femme divorcée Chasteigner", demeurant à Paris, rue de l'Arcade, et par Antoine Joseph Roi, fondé de procuration de François Chasteigner, demeurant également à Paris, vendue à Jean et Bernard Barraud, frères, cultivateurs à Saint-Même. (Cette maison devint plus tard l'école Sainte-Marie). (Saint-Même patrimoine - Saint-Même les Carrières : notes historiques autour de la pierre).
4) Louis Alexandre, marquis de Brie.
Il épousa le 19 juin 1775 Anne Texier de la Pègerie, fille de Pierre Paul Texier, écuyer, sieur de Chaux, et de la Pègerie (Touzac), et d'Elisabeth Jeanne Baudet de Beaupré.
En 1792, ils émigrèrent en Angleterre, où il y décéda accidentellement des suites d'un coup de pied de cheval, le 30 juillet 1796, à l'hôpital militaire de Wald.
Rentré en France, Anne Texier réclama devant le préfet de la Charente, le 20 Ventôse An XI, pour obtenir un acte d'amnistie en faveur de son défunt mari, appuyant sa demande d'une enquête faite le 11 Ventôse précédent, devant le juge de paix de Barbezieux, où Pierre de Pindray et Charles François Drouhet attestèrent le décès dudit d'AURAY vers l'an III. Il fut amnistié le 11 Messidor An XI. (abbé Pierre Bureau).
Elle décéda à Angoulême le 9 décembre 1830, sans enfants. (Le domaine du Grollet du fait de leur émigration avait été mis sous séquestre à la Révolution). (Saint-Même les Carrières : notes historiques).

- d'AURAY René Alexandre, baptisé le 19 juin 1744 à Notre-Dame de La Rochelle, marquis de Brie, seigneur de Saint-Même, du Grollet, la Barde et le Ménis.
Il fut capitaine aide major au régiment de la Sarre.
En 1793, le château de Saint-Même était dit lui appartenir. Ce château fut mis sous séquestre et vendu comme bien national après son émigration à la Révolution.
Revenu en France, il fit sa déclaration devant le commissaire du gouvernement délégué à Calais, le 2 Thermidor An X, et fut amnistié le 18 Frimaire An XI. Ayant renouvelé sa déclaration devant le préfet de la Charente Maritime le 7 Fructidor An X, il reçut un nouveau certificat d'amnistie daté du 20 pluviôse An XI. (abbé Pierre Bureau).
Il épousa Marguerite Angélique Gaudin, et en eut une fille.
Au décès de son père le 2 février 1771, il devint seigneur du Grollet. (Jean-Paul Gaillard).

- Abbé TRICOIRE : Le château d'Ardenne.
- Jean-Paul GAILLARD : article sur le château de Saint-Même, le Grollet (Saint-Même les Carrières), la Grand Maison (Saint-Même les Carrières), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente; Librairie Bruno Sépulchre.
- Bruno SÉPULCHRE : article sur la Goupillère (Villefagnan), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente; Librairie Bruno Sépulchre.
- Docteur Yves SAUTERAUD : Villefagnan, Aperçu historique.
- Collectif Saint-Même Patrimoine : Saint-Même Les Carrières : notes historiques autour de la pierre.
- abbé Pierre BUREAU : Les émigrés charentais.
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