ÉVÊCHÉ d'ANGOULÊME

blason de l'évêché d'Angoulême
D'or à une croix de gueules chargée d'un écusson d'argent à deux fasces ondées d'azur qui sont surmontées d'un chef de sable
chargé de trois chevaliers d'échecs d'or.

Blason enregistré le 18 mai 1699 dans l’Armorial Général de France de Charles d’HOZIER, généralité de Limoges.


L'évêché d'Angoulême fut érigé dès le IIIème siècle.
Dès le début, l'évêque a son "presbyterium", collège de prêtres, de diacres et de clercs ordonnés par lui, formant son conseil et travaillant avec lui à l'évangélisation de son peuple. Ce fut l'origine du chapitre cathédral. (Abbé Jean NANGLARD).
Son diocèse était peu étendu. On y comptait 204 cures et trois annexes, divisées en 17 archiprêtrés. (Il était divisé en 13 archiprêtrés jusqu'au 24 janvier 1761, date de l'ordonnance épiscopale qui en établit 4 nouveaux. Il y eut alors jusqu'en 1791, 209 paroisses). (Abbé Jean NANGLARD).
Il était le premier suffragant de la métropole de Bordeaux, et depuis Aptone Ier, l'évêque d'Angoulême, était archi-chapelain du roi en Aquitaine.
Il était qualifié baron de la Paine, et à ce titre il exerçait la haute, moyenne et basse justice en cette paroisse, mais aussi en celles de Saint-Jean, Saint-Cybard et Saint-Vincent.
Il percevait les droits de lods et ventes (sortes de droits d'enregistrement perçus sur les ventes d'immeubles), sur plusieurs maisons de la ville et des faubourgs.
(Abbé Jean NANGLARD).
A sa première entrée dans sa ville épiscopale, il était porté sur sa chaise par les seigneurs de La Rochefoucauld (devant à droite), de La Rochechandry (devant à gauche), de Montbron (derrière à droite), et de Montmoreau (derrière à gauche), depuis le monastère de Saint-Ausone jusqu'à la cathédrale. (Abbé Jean NANGLARD).
L'évêque avait en outre le droit de s'installer chaque année dans les mois d'août et de septembre, avec une suite modérée et à ses frais, dans le château de La Rochechandry.
Les châtellenies de Nontron, d'Ars, Mareuil, Bruzac, lui devaient hommage. (Abbé Jean NANGLARD).
Une bulle du 14 avril 1110, au moment où le chapitre va se séparer de lui, indique qu'il avait dans sa mense à ce moment là, les abbayes de Saint-Amant de Boixe, Cellefrouin et Saint-Cybard, les églises et cours (seigneuries), de Dirac, Saint-Genis, Jurignac, Marsac, Touvre et Vars, les églises de Saint-Antonin, de Notre-Dame de Beaulieu, du Petit Saint-Cybard, de Saint-Jacques, de Saint-Martial, de Saint-Martin, de Saint-Paul, de Saint-Pierre sous les murs, et de Saint-Vincent, (toutes ces églises à Angoulême), ainsi que celles de Saint-Amant de Bonnieure, Ambérac, Anais, Bécheresse, Brie, Bunzac, Chadurie, Champniers, Chavenat, Chebrac, Claix, Douzat, Fléac, Fouquebrune, Garat, Grassac, La Palud, Saint-Laurent de Belzagot, Luxé, Mérignac, Mons, Mornac, Mosnac, Mouthiers, Pérignac, Saint-Saturnin, Torsac, et Tourriers. Il avait en plus dans le diocèse de Saintes, Saint-Fort, Ladiville et Touzac, et dans celui de Périgueux, Auriac, Blanzac, Bors, Champagne, Pillac, Nanteuil, Saint-Romain, Vendoire, Verteillac et Vieux-Mareuil.
Cependant, cette bulle de Pascal II, du 14 avril 1110, lui retira pour les rattacher au chapitre cathédral, les églises de Saint-Jean d'Angoulême, Mosnac et Pérignac.
(Abbé Jean NANGLARD).
Avant la fin du XIIème siècle, l'évêque n'avait plus alors de revenus à prendre sur aucune des abbayes de son diocèse. Il resta cependant seigneur temporel et spirituel de Vars, Marsac, Dirac, Touvre, Saint-Genis les Meullières (d'Hiersac), Jurignac, Pérignac (qui lui était revenue), et Maine de Boixe. Toutes ces églises appartenaient à sa mense, dont il était le curé primitif. Indépendamment des biens et droits divers qu'il possédait dans ces localités, il avait des fiefs dans un grand nombre de paroisses de son diocèse.
(Abbé Jean NANGLARD).
En 1754, les revenus du diocèse étaient affermés à trois bourgeois de Paris, qui formaient une société, (qui se chargeaient à forfait de la rentrée des droits de plusieurs évêques de France). La ferme générale était de 22000 livres, plus les charges montant à 4794 livres 18 sols.
Le 30 octobre 1791, tous les revenus furent estimés 82145 livres, toutes charges comprises. (Abbé Jean NANGLARD).

Liste des évêques d'Angoulême :

1) SAINT-AUSONE.
Il semble qu'il naquit à Mortagne sur Gironde, et fut disciple de Saint-Martial. Il remonterait donc à la fin du Ier siècle, ou au début du second.
Il subit le martyr à Angoulême, devant la porte orientale (près de l'actuel emplacement de l'église Saint-Martial), au XI des calendes de juin (22 mai), dont l'année est inconnue, et eut sa sépulture au côté opposé de la ville, hors les murs. Une église a été érigée sous son vocable à l'endroit où reposaient ses restes. Elle fut la première en ancienneté, après la cathédrale dédiée à Saint-Pierre.
Quelques pieuses femmes s'y réunirent avec Sainte Calfagie, à qui le saint avait donné le voile des vierges, et y formèrent plus tard une abbaye de bénédictines.
Saint-Ausone est le patron du diocèse. Sa fête se célèbre le 22 mai, celle de la translation de ses reliques, le 30 mars.

2) DINAME, DINAMIUS, parfois DAMIANUS.
Il est possible que ce soit lui qui signa la lettres des évêques des Gaules, Saint-Léon le Grand, en 451.
Après lui, le siège épiscopal fut occupé par les Ariens pendant environ 60 ans.

3) APTONE Ier, APTONIUS.
Il fut chapelain de Clovis, après la défaite des Ariens par ce roi.
Il fut fait évêque en 508, et décéda après deux ans d'épiscopat.

4) LUPICIN, LUPICINUS.
Il assista en personne aux conciles d'Orléans en 511 et 533.
Il décéda en 541.

5) SAINT-APTONE II, APTONIUS.
En 542, il donna à Saint-Cybard, la grotte que ce dernier occupa 39 ans.
Il assista au 5ème concile d'Orléans, en 549.
Il passa pour avoir achevé la cathédrale commencée sous Clovis sur les ruines de celle que les Ariens avaient profanée et dédiée à Saint-Saturnin. Il n'eut cependant pas le temps de la consacrer.
Il venait de décéder lorsque les évêques Germain de Paris et Euphrone de Tours arrivèrent à Angoulême à la fin de 566, pour faire avec lui cette cérémonie. Sa fête se célèbre le 29 octobre.

6) MÉRÈRE, alias MARACHAIRE, MACHAIRE, MERERIUS, MARACHARIUS.
Il était paraît-il comte d'Angoulême lorsqu'il entra dans la cléricature.
Il fut sacré, étant chapelain du roi Charibert, au commencement de 567, par les évêques qui venaient de faire la dédicace de la cathédrale et de l'église abbatiale de Saint-Cybard.
Il décéda empoisonné, après 7 ans d'épiscopat, et fut inhumé dans l'église de Saint-Pierre sous les Murs, en 574.

7) FRONTON, FRONTONIUS.
Il était archidiacre d'Angoulême, au moment de son élection.
Il fut accusé d'avoir conseillé l'empoisonnement de son prédécesseur.
Soit dépossédé de son évêché, soit il était décédé, en tout cas, il n'était plus évêque en 575.

8) ÉRACLE, alias ÉRALDE, ERACLIUS, ERALDIUS.
Il était prêtre de Bordeaux, et ancien chapelain de Childebert, lorsqu'il fut nommé évêque d'Angoulême.
Le comte Nantin, alias Nancin, lui reprocha de tolérer près de lui ceux qu'il soupçonnait d'avoir concouru à la mort violente de son oncle Mérère, persécuta son clergé et s'empara de quelques églises.
L'évêque l'excommunia. Le comte, pardonné peu après, s'attira par de nouveaux sévices une deuxième excommunication.
Eracle décéda vers 578.

9) NICAISE, NICASIUS.
Il assista au second concile de Mâcon, en 585.
Il fut un des évêques qui se transportèrent à Poitiers en 589, pour amener à soumission les religieuses de Sainte-Croix, révoltées contre leur abbesse.
Peu après, il consacra à Bordeaux une église en l'honneur de Saint-Cybard.
La date de son décès est inconnue.

10) GIBOALD, GIBOALDUS.
Il paraît seulement en 616, dans le testament de Bertchramne, évêque du Mans.

11) NAMACE, NAMATIUS.
Il figura en 625 parmi les Pères du concile de Reims, ainsi que dans une charte de Saint-Faron, évêque de Meaux.

Après NAMACE, soit à partir de 630, il s'écoula environ 120 ans durant lequel seuls quelques noms d'évêques seulement apparurent sans qu'il soit possible d'en savoir plus.

12) MATHIEU, MATHÆUS.
13) SIGISMOND, SIGISMUNDUS.
14) GOTSMOND, GOTISMUNDUS.
15) ANSELME, ANSELMUS.
16) BERTHOAL, BERTHOALIS.
17) ARDOIN, ARDOÏNUS.
18) GERBARD, alias GERBAUD, GERBARDUS, GERBALDUS.
19) THÉOMOND, TEOMUNDUS.
20) ADÉLARD, ADELARDUS, alias ADEBALARDUS.
21) MADALBERT, MADALBERTUS.
22) GUILLAUME, GUILLERMUS.

23) FRÉDEBERT, FREDEBERTUS.
Il apparaît sous le roi Pépin le Bref, en 752.

24) LAUNE Ier, LAUNUS.
Il fut évêque en 769, après avoir été chapelain de Pépin.

25) LANDEBERT, alias LAMBERT, LANDEBERTUS.
Il se fit représenter au concile de Narbonne, en juillet 788, par le diacre Anserand.

26) SAINT-SAUVE, SANCTUS-SALVATUS, né en Auvergne.
Il était encore jeune lorsqu'il fut nommé évêque d'Angoulême. (Abbé Joseph TRICOIRE).
Son zèle pour la diffusion de la foi le poussa jusqu'à Valenciennes, où subsistaient quelques restes d'idolâtrie.
Il y périt en 801, avec son compagnon Supérius, sous les coups d'un jeune libertin, fils du receveur du fisc de la ville de Brenna. Leurs corps, objet de la vénération publique, furent transportés peu après dans l'église de cette localité, par ordre de Charlemagne.

27) SIDRANE, SIDRANIUS.

28) AUTBERT, AUTBERTUS.
Son nom apparaît en 844, selon la chronique de Saint-Maixent ou de Maillezais.

29) LAUNE II, LAUNUS.
Il fut nommé évêque vers 850, étant alors abbé de Saint-Cybard.
Il continua cependant à gouverner cette abbaye jusqu'à sa mort, en 861, et obtint du roi Charles Le Chauve, le 6 septembre 852, la confirmation de toutes ses possessions.
Il fut présent au deuxième concile de Soissons, le 26 avril 853, et au deuxième de Tulle, les 22 octobre et 7 novembre 860.

30) HÉLIE Ier SCOT, ou L'ÉCOSSAIS, HELIAS SCOTUS, ou SCOTIGENA.
Ancien disciple de Théodulphe, évêque d'Orléans, puis brillant professeur, il souscrit en 862 au concile de Pistre, près de Rouen, puis en 866 à la lettre des Pères du troisième concile de Soissons au pape Nicolas Ier, et enfin en 869 au concile de Viteries (diocèse de Senlis).
Le 21 janvier 868, étant à la Rochebeaucourt, il accepta des biens donnés à son église sur la Nisonne, "in Ulciano Villâ super alveum Nisonnæ".
Il procura à sa cathédrale des reliques de Saint-Bénigne.
Il décéda en 875.

31) OLIBA.
Il apparaît dès 875, et était qualifié Vir eximius.
En 878, il accepta de Friade, diacre, chanoine d'Angoulême, des biens situés à Dorfont, en Saint-Genis les Meullières (d'Hiersac).
La chronique de l'Angoumois fixa sa mort au 3 septembre 892.

32) ANATOLE, ANATOLUS.
Il fut évêque pendant près de 3 ans, et décéda, selon la Petite Chronique, le 20 mai 895.

33) GODALBERT, GODALBERTUS.
Il ne fit que passer.
Pour certains historiens, il pourrait même être le même que le suivant.

34) GOMBAULD, GUMBALDUS.
Il siégea 43 ans, et décéda le 23 mars 940.
Il avait décidé en novembre 916, que quiconque planterai de la vigne à moins de deux milles de l'enceinte d'Angoulême, paiera à sa mense 4 deniers par an pendant 5 ans.

35) FOUCAUD, FUCALDUS.
Ami des comtes d'Angoulême, il dirigea leurs bienfaits vers l'abbaye de Saint-Cybard, qu'il affectionnait particulièrement, et dans laquelle il fut inhumé.
Il décéda le 12, alias le 13 février 952.

36) ÉBULE, alias ÉBLON, EBULUS, EBLO.
Il fut évêque pendant 12 ans.
En 954, il accepta d'Itier et de sa femme Adélaïx, des biens à Vaisnac.
Il décéda selon quelques historiens, le 30 janvier 964, et fut inhumé dans l'abbaye de Saint-Cybard.

37) RAOUL Ier, alias RAMNULPHE, RAMNULFUS.
Il fut évêque pendant 9 ans, et décéda le 14, ou selon d'autres auteurs, le 23 janvier 973.

38) HUGUES Ier, HUGO, issu des seigneurs de Jarnac.
Il fut sacré évêque d'Angoulême le 21 mars 974, ou selon la Petite Chronique, le 30 mars 974.
Il disputa le comté d'Angoulême à Arnaud qui l'occupait, leva des troupes et donna aux barons qui le soutenaient plusieurs de ses possessions du Limousin, du Périgord, de la Saintonge et même de l'Angoumois, ce qui appauvrit son église.
C'est sous son épiscopat, que furent incendiées la cathédrale et les maisons épiscopales, le 18 février 981.
Il résigna son évêché en 990 et se retira dans l'abbaye de Saint-Cybard, où il décéda sous l'habit monastique le 24 novembre 992, alias 993.

39) GRIMOARD, GRIMOARDUS, issu des seigneurs de Mussidan.
Il fut sacré évêque d'Angoulême le 29 septembre 991, étant alors abbé de Brantôme.
Ayant refusé de céder cette abbaye à Guy, vicomte de Limoges, ce dernier le fit prisonnier pendant quelques temps.
Il fut accusé d'avoir obtenu l'épiscopat à force de présents, et de s'être attribué l'abbaye de Saint-Cybard qu'il administrait à la place du titulaire depuis 982, ainsi que d'avoir appauvri ses bénéfices au profit de sa famille. Toutes ces accusations semblent non fondées.
Il fit reconstruire la cathédrale, à laquelle il attacha quelques revenus, et la consacra en 1015, avec le concours de son frère Islon, évêque de Saintes, et de Seguin, archevêque de Bordeaux. Ces trois mêmes personnages avaient concouru en 1010 au sacre d'Arnaud de Vitabre, nouvel évêque de Périgueux, dans l'église de Nanteuil en Vallée.
Grimoard assista son frère dans la dédicace de Bassac en 1017.
Il décéda l'année suivante et fut enterré dans la cathédrale.

40) GUILLAUME Ier, GUILLERMUS.
Il approuva une donation faite en septembre 1019, dans les paroisses de Nieuil et Suaux, à l'abbaye de Saint-Pierre d'Uzerche.
Il apparaît encore en 1020, avec l'archidiacre Pierre, et Auger, abbé de Saint-Amant de Boixe.

41) ROHON de MONTAIGUT, ROHO de MONTE-ACUTO.
Il apparaît les 20 mai 1020 et 29 janvier 1021, dans la fondation de la chapelle du Crucifix, dans la cathédrale.
En 1029, il assista à la dédicace de l'église de Bouteville, puis en 1031, au deuxième concile de Limoges.
En 1035, il donna l'église de Montignac-Charente à l'abbaye de Saint-Amant de Boixe, à laquelle il avait fait dès 1030 quelques donations moyennant une redevance d'une livre de poivre.

42) GÉRARD Ier de MALART, GERARDUS de ARTEMALA.
Il apparaît en 1038, et assista en 1040 à la dédicace de l'église de Vendôme.
Persécuté par son entourage, il décéda à Paris, et fut inhumé dans l'église de Saint-Denis.

43) GUILLAUME II, GUILLERMUS, était fils de Geoffroy Taillefer et de Pétronille.
Il apparaît en 1043.
Il soutint une guerre contre son frère, Foulques, comte d'Angoulême, qui s'était emparé des revenus de son évêché. Celui-ci n'hésita pas à se défendre les armes à la main, pour maintenir son autorité. Il fit construire à cette époque, le château de Touvre, afin de lutter avec plus d'avantages. Cette lutte se termina finalement par des concessions mutuelles.
En 1047, il assista à la dédicace de l'église abbatiale de Notre-Dame, hors des murs de Saintes. Il assista aussi en 1060, au sacre du roi Philippe Ier, et en avril 1068 au concile de Bordeaux.
Il décéda le 20 septembre 1076, après s'être donné un successeur (son frère Adémare), et fut enterré dans sa cathédrale, côté nord.
Il avait donné à l'aumônerie Saint-Pierre de quoi nourrir trois pauvres par jour toute l'année et treize pendant le carême.

44) ADÉMARE, ADEMARUS, alias ODOMARUS, AYMAR, frère du précédent.
Il fut élu dès 1075, étant alors abbé de Lesterps.
Ami, comme son frère, de Geoffroy, duc d'Aquitaine, il le suivit en Espagne, contre les Maures.
A son retour, il travailla à la réforme de l'abbaye de Saint-Cybard.
Après quelques démêlés avec le chapitre au sujet de la nomination d'un sacriste, en 1089, il lui donna le mas du Gont, alias d'Algunt (de Algonno).
Appelé au concile de Clermont en 1096, il s'excusa, son âge et ses infirmités ne lui permettant plus de monter à cheval.
En 1097, il donna à l'abbaye de Bourgueil en Vallée, les églises de Grassac et de Notre-Dame de Beaulieu d'Angoulême, à charge d'un cens de 5 sols.
En 1099, il consacra une église bâtie dans la Boixe.
Il décéda le 31 août 1101, et fut enterré à côté de son frère.

45) GIRARD, ou GÉRARD II, GIRARDUS, GERALDUS.
Il était issu d'une famille pauvre de Normandie, et professait à Périgueux les sciences sacrées lorsqu'il fut élu, à la fin de 1101, évêque d'Angoulême, où il avait auparavant enseigné.
Le pape Pascal II le fit son légat auprès des provinces de Bretagne, Bourges, Tours, Bordeaux et Auch. Il continua la même mission sous les papes Gélase II, Calixte II et Honorius II. Durant ces missions, il tint 8 conciles, régla de nombreux conflits, et aida le pape à reprendre le droit d'investiture que lui avait arraché l'empereur d'Allemagne Henri V.
En 1113, sépara la mense capitulaire de la mense épiscopale.
Avec le concours du chanoine Itier Archambauld, il rebâtit la cathédrale, qu'il pourvut de vases d'or et de riches ornements, ainsi que les maisons épiscopales. Il y joint aussi une importante bibliothèque.
Quelques abbayes et plusieurs églises furent fondées grâce à son impulsion.
Après avoir brillé parmi tous les évêques de son temps et par les services rendus à l'Eglise, il prit part pour le pape Pierre de Léon, contre Innocent II, pape légitime, et s'empara indûment du siège archiépiscopal de Bordeaux.
Il fut alors excommunié.
Il décéda en 1136, et fut inhumé en dehors de sa cathédrale.

46) LAMBERT, LAMBERTUS.
Il fut sacré évêque d'Angoulême, le 17 mai 1136.
Auparavant, il avait fondé et fut le premier abbé de La Couronne.
Il excella à pacifier, tout en défendant avec fermeté les droits de son église.
Il décéda entouré de ses anciens religieux, le 6 juin 1149, et fut inhumé à La Couronne.

47) HUGUES II TIZON, HUGO TIZONIS, de La Rochefoucauld.
Il était chantre d'Angoulême lors de son élection, qui eut lieu avant le décès de son prédécesseur, car il était dit élu dès le 29 mai 1149.
En 1152, il confirma un compromis entre Aymon de Peudris et l'abbesse de Saint-Ausone.
En 1154, il assista à la dédicace de l'église de Cadouin (Dordogne).
En 1155, il donna l'église de Souffrignac à l'abbaye de Font-Vive (futur Grosbost).
En 1158, étant à Bordeaux avec les prélats de la province pour l'élection d'un archevêque, le roi d'Angleterre proposa Jean Sechius, maître du collège de Poitiers. Comme ce dernier voulait imposer son choix, Hugues l'obligea au silence en lui rappelant que les honneurs ecclésiastiques se donnaient, non aux prières et à la faveur, mais à la science et à la vertu.
Son sceau représentait la moitié du corps d’un évêque, tête nue, bénissant et tenant sa crosse en biais. (Germain DEMAY).
Il décéda le 12 août 1159, et fut inhumé dans la nef de la cathédrale, côté nord.

48) PIERRE Ier LOMOND, dit de SONNEVILLE, PETRUS LITIMUNDI dictus de SONNAVILLA.
Il était peut-être de la famille noble de Laumont.
Il était abbé de Saint-Amant de Boixe lors de son élection en 1159.
Il consacra l'église de cette abbaye en 1170.
En 1171, il régla un différend que l'abbaye de Saint-Amant de Boixe avait avec les Templiers de la Boixe, et assista à la fondation de celle de la Couronne.
En 1177, il confirma la donation de Souffrignac à Grosbost.
En 1182, pendant la semaine de Pâques, étant vieux et malade, entouré de ses médecins et d'un nombreux clergé, il laissa à son successeur le soin d'apaiser un conflit surgi entre l'abbaye de Saint-Cybard et le chapitre de la cathédrale, au sujet de l'église de Chavenat.
Il décéda quelques jours plus tard.

49) JEAN Ier de SAINT-VAL, JOANNES de SANCTO-VALLIO, abbé de la Couronne.
Il paraît élu évêque d'Angoulême, dès janvier 1182, notamment dans un acte portant affectation à l'éclairage de la cathédrale, du produit de jardins donnés au chapitre et situés à Touvre.
Il résigna son abbaye en 1183.
En 1192, il réprima Fergaud, seigneur de Blanzac, qui troublait le domaine des Bénédictines de Saint-Ausone.
Il participa à la consécration de l'église abbatiale de La Couronne, le 30 septembre 1201.
Il y décéda le 7 mars 1204.

50) GUILLAUME III TESTAUD, GUILLELMUS TESTAUDI.
Il était auparavant chanoine d'Angoulême, et fut sacré évêque d'Angoulême, en 1206.
Ce fut sous son épiscopat, en 1213, que fut créé le doyenné.
Le 15 avril 1216, il dispensa l'abbé de La Couronne d'assister aux synodes.
Il décéda le 29 octobre 1227.

51) JEAN II GUILLOT, JOANNES GUILLOTI.
Il était profès de Saint-Maixent, avant d'être élu évêque d'Angoulême.
Il apparaît le 11 août 1228, et en mai 1238.

52) RAOUL II, RADUPHUS, alias RAMNULPHUS.
Il paraît le Ier juin 1241.
Ses sceau et contre-sceau représentaient :
sceau de Raoul II, évêque d'Angoulême
contre-sceau de Raoul II, évêque d'Angoulême
dans le champ, l'évêque debout, revêtu de la chape, bénissant de la main droite, tandis que la gauche tient la crosse pastorale.
Légende : + SIGILVM DADVLPHI EPI ENGOLISME
(W. Joseph MALLAT)
dans le champ, un cavalier faisant face à un piéton revêtu d'une tunique.
Légende : + SECRETVM MEVM
(W. Joseph MALLAT)
Le comte de Lusignan lui fit, le 22 septembre 1242, réparation de l'abus qu'il avait commis en s'attribuant les revenus de l'évêché pendant la vacance du siège. Il lui rendit ses droits, lui en accorda d'autres, et s'engagea à faire brûler deux cierges à perpétuité dans la cathédrale.
Pendant le synode de Pâques 1247, Raoul confirma à l'abbaye de Bassac, une rente de 20 sols sur les moulins de Juac (Saint-Simon).

53) PIERRE II, PETRUS.
Il apparaît le5 novembre 1247, ayant supplanté Girard, élu peu auparavant.
En 1250, en accord avec la comtesse d'Angoulême Yolande, dont l'époux Hugues XI le Brun, avait suivi Saint-Louis en Terre Sainte, il fixa au 11 novembre la foire annuelle de Saint-Martin sous Angoulême.
En février 1252, il céda la place à l'évêque suivant, qui avait fini par faire reconnaître ses droits.
Il fut alors fait doyen du chapitre, et fit à nouveau parler de lui en 1273, sous le nom de Pierre Raymond.

54) GIRARD, alias GÉRARD III, GERARDUS.
Il avait été élu aussitôt après le décès de Raoul, en 1247, mais fut évincé par Pierre II.
Il finit par regagner sa place en 1252, cependant, il disparut la même année, après avoir assisté à un acte par lequel le roi fit quelques dons aux Templiers dans l'Aquitaine.

55) ROBERT Ier de MONTBRON, ROBERTUS de MONTE-BERULPHI, issu de la famille de Montbron.
Il naquit au château de Montbron au début du XIIIème siècle.
Il fut élu évêque d'Angoulême en décembre 1252 et fit son entrée dans sa cathédrale le 28 avril 1253.
L'acte connu le plus ancien de Robert, fut une notification faite par lui-même, datée du mois de décembre 1252, à Geoffroy de Lusignan, seigneur de Châteauneuf et de Jarnac, ainsi qu'au chevalier Hugues Ancha, de l'hommage rendu par Geoffroy de Bouteville, varlet, pour tout ce que ce dernier tenait de l'évêque dans les paroisses de Roullet, Saint-Estèphe, Bourzac, la Couronne et Nersac.
Quelques mois plus tard, le lundi après la Quasimodo de l'an 1253, il prit possession de sa cathédrale, porté aux quatre coins de son trône par les seigneurs des deux Monts et des deux Roches. Ce jour là Guy VI de La Rochefoucauld lui rendit hommage lige pour tout ce qu'il tenait de l'évêque. (Jean-Marie DENIS).
Peu après, persécuté par le comte d'Angoulême, Hugues Le Brun, il s'enfuit, ayant auparavant par acte du 18 janvier 1255, nommé son exécuteur testamentaire, en cas de décès, Ségur de Châteauneuf.
Le diocèse fut administré pendant son absence par Pierre Raymond, doyen du chapitre, et ancien évêque d'Angoulême.
Il ne rentra qu'après la sentence du 23 novembre 1259, par laquelle les évêques de Limoges et de Cahors, nommés par le roi juges du conflit, condamnèrent le comte d'Angoulême a faire réparation à sa victime.
Ses sceau et contre-sceau montraient :
Sceau de Robert de Montbron, évêque d'Angoulême
contre-sceau de Robert de Montbron, évêque d'Angoulême
l'évêque debout, tenant la crosse de la main gauche,
et bénissant de la main droite.

Il ne reste plus de la légende que 3 lettres : GOL, ainsi que la croix.
(W. Joseph MALLAT)
dans le champ, un éléphant, symbole de la force jointe à la douceur, et comme légende : + CONTRA SIGILLVM
(W. Joseph MALLAT)
Il reçut divers hommages en 1266, 1267, et 1269.
Vers 1267, Robert érigea l'église de La Rochefoucauld en collégiale, lui unit la cure de Rivières qui avait cessé d'appartenir aux moines de Saint-Florent, lui joignit également la cure de Cherves, et abandonna aux nouveaux chanoines le droit de nommer leurs dignitaires, pour se gouverner entre eux. Le capitulat de La Rochefoucauld devait rendre à l'évêque l'hommage de trois poulardes blanches. (Jean-Marie DENIS).
Il décéda en 1272.

Il n'y eut pas d'évêque d'Angoulême, du 6 mai 1272, jusqu'au moins le 14 février 1273.

56) PIERRE II RAYMOND, PETRUS RAYMUNDUS.
Doyen du chapitre cathédral, il était déjà sacré évêque, et parût dès 1247, sous le nom de Pierre II. D'après un registre du Vatican, il fut nommé par le Pape, le 22 novembre 1272.
Son nom cependant ne figura pas avant le 27 mars 1273.
Le 3 mai 1273, il apposa son sceau au testament de Pascaud de Dignac, fait à Angoulême, le mercredi après la fête des apôtres Philippe et Jacques. Toujours au mois de mai 1273, il apposa à nouveau son sceau à la vente de la mense de Tamanhias, en la paroisse de Charras, consentie pour le prix de 9 livres, par les frères Prévost et leurs soeurs, de Mainzac, à Pierre de Puymoisson, clerc, et à Gérald de Puymoisson, clerc, son frère. (Abbé TRICOIRE)
Son sceau était ovale, en cire verte, et montrait : "Un évêque debout tenant sa crosse de la main gauche et tenant la droite comme pour bénir". Légende en partie effacée : S.P...SIS EPISCOPI.
Sur le contre-sceau : "Le buste de l'évêque", avec ces mots : S. SECRET.EPI ENGOLISM. (Abbé TRICOIRE)
Le 18 juin, il apposa son sceau à une vente faite par Itier de Villars, chevalier, à Jeanne de Fougères, comtesse de la Marche, de son moulin de Villars, près de Villebois, pour la somme de 100 livres. (Abbé TRICOIRE)
Le 12 juillet suivant, il accorda le "banvin" aux habitants de Vars, et décéda peu après.

Il n'y eut pas d'évêque d'août à octobre 1273.

57) GUILLAUME IV de BLAYE, GUILLELMUS de BLAVIA, qui était de la maison de Blaye, était un personnage très lettré.
Il fut élu le 13 octobre 1273, confirmé le 25, reçut hommage du doyen du chapitre cathédral le 12 et des autres dignitaires le 25 novembre suivant.
Etant à Moulède, il fut sacré le 15 janvier 1274.
Voici ses sceau, contre-sceau, et petit sceau :
Dans le champ, l'évêque debout tient, de la main gauche, la crosse à la volute tournée en dehors, et bénit à la manière latine de la main droite. La manipule flotte dans le champ qui est orné de rinceaux.
Légende : WILL D BLAVIA D GRA EPI ENGOLISM
(Sigillum Willelmi de Blavia dei gratia
episcopi Engolismensis
)
(Abbé Jean Hippolyte MICHON)
L'évêque est assis sur un siège antique dont les deux bras représentent des têtes d'animaux.
Légende : .....SECRET. WILLEL. EPI
(Sigillum secretum Willelmi episcopi)
(Abbé Jean Hippolyte MICHON)
Petit Sceau : Légende : ..E : GVILLI. EPI. ENGOL...
(Sigillum curie Guillelmi episcopi engolismensis)
(Abbé Jean Hippolyte MICHON)

Le temps de son épiscopat fut presque occupé tout entier par la constatation des hommages qui lui étaient dus, et ce fut à son instigation que fut compilé le "Livre des fiefs de l'évêché" (Liber Feodorum).
Le 29 mai 1307, il reçut, dans la paroisse de Dirac, l'hommage d'Arnaud Chouveau, clerc et citoyen d'Angoulême.
Il décéda peu après.

Il y eut à nouveau vacance d'évêque, jusqu'en mars-avril 1308.

58) FOULQUES de La ROCHE, FULCO de RUPE, était issu des comtes de La Rochefoucauld, fils de Guy et d'Agnès de Rochechouart.
Il fut d'abord religieux chez les Cordeliers d'Angoulême, chanoine de la cathédrale, puis enfin archidiacre,
Il paraît comme élu évêque d'Angoulême, le 24 mars 1308.
En 1309, il reçut plusieurs hommages de Saint-Laurent de Belzagot et de Marcillac, de la Roche-Chandric (La Rochechandry) en 1310, et de Coulgens en 1312.
Le mercredi avant la Pentecôte 1312, il approuva et scella de son sceau les statuts de la confrérie du Saint- Sacrement, établie dans l'église de Saint-Jean Baptiste à Angoulême. (Abbé Jean Hippolyte MICHON)
Blason de Foulques de La ROCHEFOUCAULD :
blason de Foulques de La Rochefoucauld
Burelé d'argent et d'azur de 10 pièces, à trois chevrons brochant de gueules, le premier écimé.
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Sceau de Foulques de La ROCHEFOUCAULD :
Sceau de Foulques de La Rochefoucauld
contre-sceau de Foulques de La Rochefoucauld
Dans un encadrement gothique, à deux pinacles, dont l'arceau est trilobé et surmonté de crosses végétales, l'évêque debout tient de la main gauche, la crosse à la volute tournée en dedans. Il bénit de la main droite. Sous ses pieds, dans le champ, est l'écusson des La Rochefoucauld.
Légende : .....: FVLCODIS : DE.......NGOSLISMEN
(Abbé Jean Hippolyte MICHON)
Sous un dais à trois arcades ogivées, Saint-Pierre et Saint-Paul.
Légende : CONTRA. S. F. EPI. ENGOLISMEN
(Contra sigillum Fulcodis episcopi Engolismensis).
(Abbé Jean Hippolyte MICHON)
Il décéda en 1313.

59) OLIVIER, OLIVERIUS.
Il paraît le 3 juin 1314, et fit son entrée solennelle le dimanche 3 février 1315.
Il parût encore le 3 juillet suivant, et décéda peu de jours après.
Le 13 août 1314, s'étant présenté auparavant devant le château de la Rochechandry pour y prendre ses quartiers d'été, et y ayant trouvé porte close, il fit rédigé cette charte :
"Olivier, par la grâce de Dieu, évêque d'Angoulême, à discrète personne, Géraud de Baudouin, chanoine de l'église Notre-Dame de La Rochefoucauld, salut dans le Seigneur.
Nous avons dernièrement fait savoir par nos lettres à noble Guillaume de La Roche, seigneur de La Rochechandry et de Jonzac, que le Ier jour d'août nous avions l'intention de nous rendre en personne au château de la Rochechandry, qu'il tient de nous en fief avec sa châtellenie et pour lequel il nous a fait hommage lige et serment de fidélité, et d'y habiter à ses frais, avec une suite peu nombreuse le présent mois d'août et le mois de septembre prochain, et nous lui avons mandé en conséquence d'avoir à nous donner le nécessaire en pareil cas.
Mais bien que suivant la teneur desdites lettres, nous nous soyons rendu personnellement, que nous ayons attendu plusieurs jours, et que nous ayons sur ce requis plusieurs fois le garde dudit seigneur, Pierre Bugaud (Vigaud ?), lors présent, ni ledit seigneur, ni personne en son nom ne s'est présenté pour nous fournir ce qu'il fallait. Même, ce qui nous afflige, nous avons trouvé fermées les portes du château, et quoique nous ayons fait appeler à haute voix, personne ne nous a ouvert ni même répondu. Bien plus, le fils dudit seigneur, comme ledit garde nous l'a déclaré, avait emporté les clés avec lui pour qu'on ne nous ouvrît pas, et il avait été défendu à lui, garde, de la part dudit seigneur et de son fils, disait-il, de nous recevoir dans ledit château et de nous rien donner. Pour ces motifs, nous avons considéré et considérons ledit noble comme rebelle et désobéissant.
C'est pourquoi, en vertu des présentes, nous vous commettons et mandons, vous donnant plein et entier pouvoir et mandat spécial sur ce qui précède, et pour exécuter pleinement ce qui suit, de vous rendre en personne à notre place et en notre nom au lieu où se trouvera ledit noble, et de le requérir pour nous, de le sommer une fois, deux, et trois fois, et de lui signifier péremptoirement en vertu de la fidélité et du serment qu'il nous a prêté ainsi qu'à notre église d'Angoulême, sous peine de saisie de son fief et autres peines que nous pourrons lui infliger en vertu du droit ou de la coutume, d'avoir à nous recevoir dans ledit château avec notre suite modérée, et nous donner ou faire donner le nécessaire par lui ou par un autre, selon qu'il y est tenu et que nous sommes endroit de l'exiger comme nos prédécesseurs, et nous rembourser intégralement dans le délai de sept jours tous les frais modérés que nous aurons faits depuis le premier jour du présent mois d'août jusqu'à son arrivée ou celle de son mandataire.
A défaut de quoi, nous procéderons contre lui comme de juste.
Donné sous notre sceau, le dixième jour après la fête de l'Invention de Saint-Etienne (13 août), l'an du Seigneur 1314.
" (Abbé TRICOIRE).
Voici un fragment de son sceau :
fragment du sceau d'Olivier, évêque d'Angoulême
Dans le champ, la tête de l'évêque, coiffée de la mitre.
Légende : + CVRIE : OL. EPI ENG...
(Sigillum curie Oliverii episcopi Engolismensis)
(Abbé Jean Hippolyte MICHON)

60) JEAN III, JOHANNES.
Il apparaît dès 1315.
Son sceau rond représentait dans le cercle circonscrit un quadrilobe. Sur un champ délicatement quadrillé, l'évêque est représenté bénissant et tenant la crosse. La légende est illisible. (W. Joseph MALLAT)
Le 4 septembre 1316, il transigea avec Guillaume de La Rochechandry, suite aux problèmes connus par Olivier, son prédécesseur. Il en résulta ce nouvel accord, à savoir que le seigneur devra à l'évêque :
1) une réception pour lui et sa suite après son intronisation.
2) Une réception chaque année à la volonté du prélat, en prévenant d'avance ledit seigneur.
3) Une rente annuelle de 20 livres assignée sur de bonnes terres dont l'évêque aura le domaine direct, pour compenser le droit auquel l'évêque renonce de séjourner au château durant les mois d'août et de septembre de chaque année.
Moyennant cette transaction, les parties demeurent avec tous leurs autres droits et devoirs respectifs comme par le passé. (abbé TRICOIRE).
Jean III, décéda peu après. (abbé TRICOIRE).

61) GALHARD, alias GAILLARD Ier de FOUGÈRES, GALHARDUS de FULCHERIIS.
Il était auparavant archevêque d'Arles, et fut transféré comme évêque d'Angoulême en 1317.
Dans une bulle donnée à Avignon par le Pape Jean XXII, du 7 mars 1318, il lui maintint le droit de porter sa vie durant le pallium archiépiscopal, et l'exempta de la juridiction du métropolitain de Bordeaux. (Abbé TRICOIRE).
Son sceau montrait :
fragment du sceau de Gaillard, évêque d'Angoulême
Dans le champ, l'évêque, la mitre sur la tête, tenant de la main gauche, la crosse à la volute tournée en dehors, et bénissant de la droite.
Légende : + S. GALHARD... ENG
(Sigillum Galhardi episcopi Engolismensis).
(Abbé Jean Hippolyte MICHON)
Il reçut de nombreux hommages en 1318, 1319, 1320, et 1321.
En 1323, il fit un traité avec Hélie, abbé de Saint-Cybard.
Il décéda peu après le 24 mars 1328.

62) AYQUELIN de BLAYE, AYQUELINUS, alias AQUILINUS de BLAVIA, neveu de l'évêque Guillaume de Blaye, (évêque d'Angoulême de 1273 à 1307).
Etant archidiacre d'Angoulême, il fut élu en février 1328, fut sacré en juin, et fit son entrée solennelle le dimanche 7 novembre de la même année.
Guy de La Rochefoucauld, un des 4 seigneurs qui devaient porter sa chaise, ayant fait défaut sous prétexte qu'il entreprenait un pèlerinage, fut excommunier par l'évêque le 6 février 1329, avec ordre à tous les archiprêtres et curés de nommer le coupable à la messe, de supprimer toute sonnerie et d'éteindre les cierges après cette publication.
Guy se soumit le 19 avril suivant, et paya une amende de 1000 livres.
le sceau ogivé d'Ayquilin de Blaye, montrait sur un fond losangé et pointillé, sous un dais trilobé et flanqué de clochetons, l'évêque coiffé d'une mitre ouvragée, tenant sa crosse de la main gauche et bénissant de la main droite. Sous la chape apparaissaient les bouts frangés de l'étole, et les pieds reposaient sur un linteau orné.
Légende : S AYQVELNI DEI GRA....... ENGOLISMEN AD CORTEM.
Le contre-sceau était horizontalement coupé par le milieu dans la partie supérieure. L'évêque mitré, bénissant, était dans la partie inférieure.
Légende : + S' AYQVIL. EPI. ENGOL. AD. CAS. (W. Joseph MALLAT)
L'abbé MICHON parle d'un fragment de sceau d'Ayquilin de Blaye, qu'il vit attaché à une charte de 1362. Il le décrit ainsi :
fragment d'un sceau d'Ayquilin de Blaye, évêque d'Angoulême.
L'évêque est en buste dans un encadrement gothique à plusieurs lobes.
Il décéda à la fin de 1368.

63) HELIE de PONS, HELIAS de PONTIO, fils de Raymond de Pons, tué à la bataille de Poitiers, et de Jeanne d'Albret.
Il était déjà évêque d'Angoulême du vivant de son prédécesseur. Un grand nombre de chartes, surtout de l'année 1363, en font foi.
Au titre d'évêque "élu" qu'il prend d'abord, vint s'ajouter celui de "Confirmé" : "electo et confirmato". (Chartes du 21 juillet et du 6 septembre 1363).
Blason d'Hélie de PONS :
blason d'Gélie de Pons, évêque d'Angoulême
D'argent à la fasce bandée d'or et de gueules de 6 pièces.
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Il décéda vers 1381, après avoir vécu avec son successeur, Jean IV.
(Abbé TRICOIRE).

64) JEAN IV, JOHANNES.
Il paraît élu dès le 16 avril 1380.
Le 18 janvier 1382, il fit annoncer qu'il recevrait les hommages de ses vassaux.
Une charte montra encore une trace de lui le Ier juin 1384, et il semble qu'il décéda peu après.

65) GALHARD, alias GAILLARD II, GALHARDUS.
Avant d'être nommé évêque vers la fin de l'année 1385, il fut doyen du chapitre d'Angoulême.
Il ne fut connu que par quelques chartes et figura en particulier dans un concordat passé entre lui et son chapitre, et confirmé par une bulle du Pape. (Abbé TRICOIRE)
Il ne siégea guère plus de 5 à 6 ans, et dut mourir vers 1391.

66) GUILLAUME VI, GUILLEMUS.
Il fut élu le 13 septembre 1391, étant alors abbé de Saint-Sulpice les Bourges.
Il institua comme ses vicaires généraux, le curé de Saint-Martial d'Angoulême, et l'abbé de Saint-Jean d'Angély.
Il fit son entrée dans sa cathédrale, le 15 septembre 1393.
Le 28 avril 1409, il conclut avec le chapitre de la cathédrale, un nouveau concordat.
Il semble qu'il décéda vers 1412.

67) JEAN V FLEURY VIGNE, JOHANNES FLORIDUS VINEA.
Il était abbé de Barbeaux, (Fontaine le Port - Seine-et-Marne), lorsque le Pape Jean XXIII le nomma évêque, le 31 août 1412.
En 1419, il traita avec le chapitre quelques points de juridiction spirituelle.
Voici le sceau de Jean V :
sceau de Jean V, évêque d'Angoulême
Dans le champ, l'évêque est posé en buste, la tête mitrée, tenant de la main gauche la crosse à la volute tournée en dehors, et bénissant de la droite.
La partie inférieure est occupée par des lignes géométriques.
Légende : ..... EPI ENGOLISMEN....
(Sigillum Iohanis episcopi Engolismensis)
(Abbé Jean Hippolyte MICHON)
En 1428, il reçut plusieurs hommages, et en 1431, il était près de la cour de Rome.
Le 31 août 1431, ses vicaires généraux autorisèrent l'ostension des reliques de Saint-Cybard. Il ne reparaît plus ensuite à Angoulême et fut transféré à Luçon, où il semble qu'il décéda le 17 octobre 1441.

68) ROBERT II de MONTBRUN, ROBERTUS de MONTE-BRUNO, d'une famille noble du Limousin, et proche parent de Pierre de Montbrun, évêque de Limoges. (Le nom d'origine de cette famille était BRUNI. Il semble que ce soit le père de Robert, Pierre BRUNI, seigneur de Montbrun (Haute-Vienne), qui changea son nom en celui de sa seigneurie).
Il paraît le 15 juillet 1434.
Il portait pour blason :
lason de Robert de Montbrun
D'or à la croix de gueules.
(Abbé Joseph NADAUD)
De 1436 à 1458, il reçut divers hommages.
Il fit venir près de lui plusieurs de ses neveux :
- Guy de Montbrun, qui de chantre d'Angoulême, devint abbé de Saint-Amant de Boixe et de Saint-Cybard.
- Jean de Montbrun qu'il fit archidiacre.
- Guillaume de Montbrun, qui succéda à son frère et devint à son tour abbé de Saint-Cybard.
Robert II était encore vivant en avril 1465, et décéda dans le courant de cette année.

69) GEOFFROY de POMPADOUR, GODEFRIDUS de POMPADURIO, d'une famille noble du Limousin, dont le nom primitif était HÉLIE, fils de Golfier, ou Golferin, seigneur de Pompadour, Cromières, Chanac, etc., et d'Isabelle de Comborn. (Abbé Joseph NADAUD)
Il fut élu le 24 juillet 1465, par le chapitre d'Angoulême.
Blason de Geoffroy de POMPADOUR :
blason de Geoffroy de Pompadour, évêque d'Angoulême
D'azur à trois tours d'argent, maçonnées de sable.
(Jean-Jacques LARTIGUE)
En 1470, il permuta avec l'évêque suivant (Raoul du Fou), et fut transféré à Périgueux. En 1486, il fut nommé évêque du Puy en Velay.
Il décéda le 8 mai 1514, à Laurière, en Limousin, ayant été "simul" prieur de Saint-Cyprien (Sarlat) et de Celle (Périgueux), prévôt de Lyon et d'Arnac, abbé de Saint-Amant de Boixe et de Chancelade.
Il fut le premier qui ait porté le titre de grand-aumônier de France.
Geffroy de POMPADOUR avait deux frères qui furent l'un et l'autre doyen du chapitre de la Cathédrale : (Abbé TRICOIRE).
- Robert, qui eut plusieurs procès au sujet de la juridiction spirituelle avec les évêques d'Angoulême, surtout avec Robert de Montbrun.
- Antoine, qui fut appelé par la suite au siège épiscopal de Condom (Gers). (Abbé TRICOIRE).

70) RAOUL II du FOU, alias du FAOU, RADULFUS de FODO, natif de Quimper (frère d'Yves, qui fut chambellan de Louis XI, et gouverneur d'Angoulême), et fils de Jacques ou Jean (parfois Jacob), chevalier, gouverneur et sénéchal de Poitou.
Il avait pour blason :
blason de Raoul du Fou, évêque d'Angoulême
D'azur à la fleur de lys d'or, sur les branches de laquelle sont perchés deux éperviers affrontés d'argent.
Devise : CHARITAS NUNQUAM EXCIDIT
(Jean-Jacques LARTIGUE donne : D'azur à la fleur de lys d'argent, sur les branches de laquelle sont perchés deux éperviers affrontés d'or)
Il avait été nommé évêque de Périgueux (Dordogne), le 8 juin 1468, et fut transféré à Angoulême le 6 juillet 1470, où il fit son entrée le 22 novembre 1472.
Il fut en même temps abbé commendataire des abbayes de Saint-Julien de Noaillé, Notre-Dame des Noyers et Saint-Thierry.
Transféré à Evreux (Eure), le 12 novembre 1479, il y entra le 14 février 1480, où il fit rebâtir le palais épiscopal qui tombait en ruines (1481).
Il fut également abbé de Valence, de Noyer, de Saint-Taurin d'Evreux, et de Saint-Maur de Paris.
Il possédait une importante bibliothèque de manuscrits, dont le plus connu était le "Missel de Raoul du FOU", conservé à la bibliothèque municipale d'Evreux.
Le 2 février 1511, il décéda à Evreux, (étant alors aussi abbé de Saint-Taurin d'Evreux), et fut enterré dans sa cathédrale d'Evreux.

71) ROBERT III de LUXEMBOURG, ROBERTUS de LUXEMBURGO, fils naturel du comte Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, colonel-général de la cavalerie de France, sous Louis XI.
Il fut élu évêque d'Angoulême, le 15 novembre 1479 (Jean-Jacques LARTIGUE), prêta serment de fidélité au roi le 19 janvier 1480, et célébra son entrée solennelle le 6 septembre 1489.
Il avait pour blason :
Blason de Robert de Luxembourg, évêque d'Angoulême
D'argent au lion de gueules, couronné, lampassé et armé d'or, à la queue fourchue et passée en sautoir.
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Un Jean Hélie de Coulonges qui fut plus tard chanoine d'Angoulême et abbé de Grosbost et de Dalon, tenta de lui disputer le siège épiscopal, dès son avènement, sans que l'on puisse en savoir la raison.
La chapelle de Saint-Augustin, sous les murs d'Angoulême, fut rebâtie à sa demande. (Abbé Jean-Hippolyte MICHON).
Il reçu un aveu le 30 juillet 1493, rendu par Jean Renouard, écuyer, seigneur de Pranzac et de Lage-Bâton, pour ce qu'il tenait dans les paroisses de Brie et de Champniers, et décéda sans doute peu de temps après. (Abbé TRICOIRE).

72) OCTAVIEN de SAINT-GELAIS, OCTAVIANUS de SANCTO-GELASIO, alias SANGELASIO, fils de Pierre, seigneur de Montlieu et de Sainte-Aulaye, et de Philiberte de Fontenay.
Il avait pour blason :
blason d'Octavien de Saint-Gelais, évêque d'Angoulême
Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur à une croix d'argent,
aux 2 et 3 d'argent à un lion de gueule
s.
(Ce blason était reproduit plusieurs fois dans la chapelle Saint-Gelais
- ancien évêché d'Angoulême)
Il naquit à Cognac, vers 1466 (1468 ?)
Il fut destiné dès son plus jeune âge à l'état ecclésiastique, et c'est dans ce but qu'il étudia la philosophie au collège de Sainte-Barbe, et la théologie aux écoles de Sorbonne et de Navarre. Mais les privations et l'austérité de l'église ne pouvaient guère se concilier avec son esprit et son imagination féconde, ainsi qu'avec ses moeurs plus que légères.
Aussi les villes et les châteaux de l'Angoumois avaient-ils été les premiers témoins secrets de quelques unes de ses intrigues amoureuses, lorsque ses talents et sa naissance lui ayant donné accès à la cour de Charles VIII, il s'abandonna tout entier et ouvertement à ses goûts pour la poésie, et surtout pour la vieille galanterie, "mot de cour", qui ne peut se traduire honnêtement.
Une maladie dangereuse fut le résultat de cette vie déréglée, et dès ce moment, ses forces furent tellement épuisées, qu'il se représente lui-même comme un vieillard triste et chargé de toutes les incommodités de l'âge.
Octavien convint aussi, dans "le séjour d'honneur", dernier des ouvrages qu'il présenta au roi Charles VIII, en 1490, qu'il avait une vieillesse anticipée et les infirmités, suite d'une jeunesse trop ardente pour les plaisirs. Il parait qu'il s'en repentait, et c'est même là, le but de son ouvrage qui est un songe allégorique, dans l'ancien goût du "Roman de la Rose".
Octavien eut la bonne idée de renforcer ces excellentes résolutions, d'une ballade en l'honneur de Charles VIII, et en récompense, ce prince qu'il accompagna dans son expédition en Italie, sans doute en qualité d'aumônier, le fit nommer en 1494 à l'évêché d'Angoulême, par le pape Alexandre VI, à qui le chapitre de la cathédrale avait remis son droit de nomination.
Il fut sacré à Lyon, à la fin de 1495, ou peut-être l'année suivante, en présence du roi et de plusieurs seigneurs; et le 17 août 1497, il fit son entrée solennelle à Angoulême, où il fut reçu en grande pompe par Louise de Savoie, suivie de son jeune fils, âgé de 3 ans (François Ier), et par tout le clergé et la noblesse du pays.
Une fois assis sur le siège, Octavien devint un évêque aussi distingué par ses hautes vertus que par son éminent savoir.
Un des premiers soins du nouveau pontife fut de restaurer et d'enrichir sa vieille basilique romane, et d'augmenter son palais épiscopal. C'est à lui probablement qu'est due l'aile gauche de ce dernier monument, dont le pignon élevé, est surmonté d'une statue grotesque de singe. (Jeu de mot sur le nom de Saint-Gelais = Singe Laid).
Depuis son installation jusqu'à sa mort, Octavien n'abandonna son diocèse que pour remplir un devoir pieux, envers Charles VIII, son bienfaiteur; car ce prince étant mort au château d'Amboise, au mois d'avril 1498, Saint-Gelais figura parmi les prélats nommés pour accompagner le corps du monarque à Saint-Denis, et composa à sa mémoire une complainte et une épitaphe qui se trouvent insérées dans "le Vergier d'Honneur".
Entièrement revenu des égarements de sa jeunesse, Octavien ne partageait plus son temps qu'entre la lecture des livres sacrés et l'administration paternelle de son église, lorsque sous la mairie d'Elie du Tillet, il éclata à Angoulême une violente épidémie, qui força une partie des habitants à se réfugier à la campagne. Octavien se retira à Vars, dans une maison de plaisance que les évêques ont possédées plusieurs siècles jusqu'à la Révolution de 1789. Ce fut là, sur la fin de novembre, ou le commencement de décembre 1502, que mourut l'illustre prélat, jeune encore, âgé de 36 ans, et flétri par les restes d'une contagion autre que celle qui régnait alors, à savoir la peste, à Angoulême.
Son corps fut transporté à Angoulême, où les funérailles se firent avec une grande magnificence. Il fut inhumé dans la chapelle, dite de Notre-Dame du Salut, ou de Saint-Gelais, que son frère Jacques fit construire pour lui. Elle paraît n'avoir été terminée qu'en 1533. Elle fut écrasée sous les débris du grand clocher, incendié et ruiné par les protestants en 1568.


73) HUGUES III de BAUSA, alias de BAUZA, HUGO de BAUSA,
Il venait du diocèse de Cahors, fut élu évêque d'Angoulême, par le chapitre, le 29 avril 1502. Il fut confirmé le 6 avril 1503 par Jean de Foix, métropolitain de Bordeaux.
Par lettres datées de Poitiers du 20 juillet 1503, il fit notifier le jour de son entrée solennelle à Angoulême à Louise de Savoie, en qualité de dame de Montbron, à François de La Rochefoucauld, comte dudit lieu, aux seigneurs de Montmoreau et de la Rochechandry, ainsi qu'à Charles Tison, seigneur d'Argence, représentant peut-être de la dame de Montbron. Ce jour, la coutume voulait que les seigneurs des 2 monts (Montbron et Montmoreau), et les 2 roches (La Rochefoucauld et La Rochechandry) soient à l'église de Saint-Ausone pour de là le porter dans sa chaire épiscopale jusqu'à l'église cathédrale. (Abbé TRICOIRE).
Son sceau rond avait pour blason :
sceau d'Hugues de Bausa
 
Blason d'Hugues de Bausa
Dans le champ, l'écu de l'évêque surmonté de la crosse et accompagné de rinceaux.
Légende : S. CAMERE. HVGONIS. EPI. ENGOLISMEN.
(W. Joseph MALLAT)
 
Ecartelé aux 1 et 4 de ... à la bande de ... accompagné de trois besants, posés deux et un de ...; aux 2 de... à la porte de ville fortifiée de...;
au 3 palé de ... et de ... de 10 pièces.
Hugues reçut l'hommage du sieur de Saint-Hermine, pour sa terre et seigneurie du Fa, le 24 décembre 1504, puis le 12 avril 1505, celui d'Alain, seigneur d'Albret et vicomte de Limoges, pour certaines seigneuries qu'il possédait dans les pays du Limousin et de l'Angoumois. (Abbé TRICOIRE).
Il décéda vers la fin de 1505 ou au début de 1506.

74) ANTOINE Ier d'ESTAING, ANTONIUS de STAGNO, alias STANNO, né en 1460, d'une famille noble du Rouergue, fils de Gaspard d'Estaing, sénéchal et gouverneur de la province de Rouergue, et de Jeanne de Murol.
Il était en même temps prieur de Langogne, dom d'Aubrac, et chanoine de Rodez, doyen de Lyon, conseiller clerc à la cour de Toulouse, et membre du Grand Conseil du roi Charles VIII, puis de Louis XII (3 août 1498).
Il fut nommé évêque d'Angoulême le 10 décembre 1506, et institua ses vicaires généraux par lettres datées de Rodez du 6 mars 1508.
Son sceau portait le blason de sa famille :
sceau d'Antoine d'estaing, évêque d'Angoulême
 
blason d'Antoine d'Estaing, évêque d'Angoulême
Ecu surmonté de la crosse à la volute tournée en dedans et de la mitre dont les fanons flottent dans le champ.
Tenants : Deux palmes.
Légende : S. A. DESTANG EPISCOPI. ENGOLISMEN.
(Sigillum Anthonii de Stangno episcopi Engolismensis).
(W. Joseph MALLAT)
 
D'azur à trois fleurs de lys d'or, au chef du même.
(Jean-Jacques LARTIGUE).
En 1511, il assista au concile de Pise.
Par acte du 7 janvier 1513, il fonda dans la cathédrale pour les vigiles des fêtes de la Sainte-Vierge, sauf l'Annonciation, un Salut solennel auquel devaient assister tous les chanoines et le bas-coeur. Pour assurer cette fondation, il acquit et donna au chapitre le quart de la dîme de la paroisse de Saint-Angeau.
Il fit achever les maisons épiscopales et fit réparer la cathédrale.
Il s'occupa de la béatification du comte Jean le Bon, mais décéda avant d'être parvenu à cette finalité.
Il décéda à Vars le 28 février 1523, et fut inhumé dans l'église d'Aubrac, par les soins de son frère, l'évêque de Rodez.

75) ANTOINE II de LA BARRE, ANTONIUS BARRÆUS, né au château de Véretz (Touraine) en 1490, fils de Jean de LA BARRE, seigneur de Véretz.
Il était doyen de Saint-Martin de Tours, (du Ier août 1518 au 28 janvier 1524), abbé de la Trinité du Mont, et prieur de Notre-Dame du Parc, près de Rouen., quand il fut appelé au siège épiscopal d'Angoulême, le 14 janvier 1524. Son intronisation solennelle n'eut lieu que le 10 décembre 1525.
Il avait pour blason :
blason d'Antoine de La Barre, évêque d'Angoulême
 
blason d'Antoine de La Barre, évêque d'Angoulême
D'argent au chevron de gueules accompagné de trois étoiles d'azur,
au chef de même, et à la bordure dentelée de sable.

(Jean-Jacques LARTIGUE)
 
On trouve aussi :
D'argent à un chevron de gueules accompagné de trois étoiles de sable,
au chef d'azur, et à une bordure engreslée de sable.

(CARRÉ de BUSSEROLLE)
(Joseph DENAIS : Armorial général de l'Anjou).
Entre autres hommages, il reçut le 3 janvier 1525 (réception du 21 janvier 1525), celui de Jean de Frondeboeuf, seigneur de Rouillac, Saint-Mary et autres places, pour ce qu'il tenait de l'évêque, à Saint-Mary, aux Pins et à Montemboeuf. (La réception de l'hommage fut donnée au nouveau château de Vars). (abbé TRICOIRE).
Le 15 juillet 1528, il devint archevêque de Tours jusqu'en 1547.
Le 16 février 1533, il consacra l'église de Vosnes, aujourd'hui Rochecorbon.
Il décéda en possession de ce siège le 12 janvier 1547. (abbé TRICOIRE).

76) JACQUES Ier BABOU de LA BOURDAISIÈRE, JACOBUS BABO de BURDESIA, alias de BORDESERIA,
né en 1512, fils de Philibert, seigneur de Voullon, de Givray et de la Bourdaisière (Montlouis sur Loire - Indre et Loire), trésorier général de France, et de Marie Gaudin, dame de la Bourdaisière. (abbé TRICOIRE).
Il avait pour blason :
blason de Jacques Babou de la Bourdaisière, évêque d'Angoulême
Ecartelé, aux 1 et 4 d'argent au bras vêtu de gueules issant d'une nuée d'azur, tenant une poignée de vesces, alias d'amourettes, de sinople;
aux 2 et 3 parti au 1 de sinople à un pal d'argent, au 2 de gueules, à un pal d'argent.

(Jean-Jacques LARTIGUE)
Il paraît être nommé dès le 9 janvier 1528. (Le 16 mars 1528, d'après Jean-Jacques LARTIGUE).
Le 14 août 1530, il fit un concordat avec le chapitre de la cathédrale.
Il décéda le 26 novembre 1532 à Etrechy le Larron, près d'Etampes. Son corps fut inhumé à Saint-Martin de Tours, dont il était doyen depuis le 28 janvier 1524.
Il était aussi maître des requêtes ordinaires au conseil d'Etat, et aumônier de la reine mère.
Il posséda la maison noble, dite de Villebabou (Ambérac) (Danielle ARNAUD), et avait eu un fils naturel, que son frère Philibert adopta après son décès.

77) PHILIBERT BABOU de La BOURDAISIÈRE, PHILIBERTUS BABO de BURDESIA, né en 1513, frère de Jacques, cité précédemment.
Le chapitre avait nommé un autre évêque dès le 28 novembre 1532, mais le roi repoussa ce choix, voulant user du droit que lui conférait le concordat de 1516.
Il fut nommé évêque d'Angoulême le 24 décembre 1532, (le 13 janvier 1533, selon Jean-Jacques LARTIGUE), et le resta jusqu'à son décès en 1570. Il fit son entrée dans sa cathédrale, en mars 1536.
Il était également trésorier de la Sainte-Chapelle de Paris.
Entre temps, il fut aussi nommé abbé du Jard, près de Melun, le 23 janvier 1540, puis abbé de Rebais en 1555.
Il avait pour blason :
blason de Jacques Babou de la Bourdaisière, évêque d'Angoulême
Ecartelé, aux 1 et 4 d'argent au bras vêtu de gueules issant d'une nuée d'azur, tenant une poignée de vesces, alias d'amourettes, de sinople;
aux 2 et 3 parti au 1 de sinople à un pal d'argent, au 2 de gueules, à un pal d'argent.

(Jean-Jacques LARTIGUE)
Conseiller du Roi en ses conseils d'Etats et privés, il devint maître des requêtes en 1557, et doyen de Saint-Martin de Tours en 1559.
Négociateur habile, il fut ambassadeur à Rome sous les rois Henri II, François II, et Charles IX. Ce dernier demanda au Pape de le nommer cardinal-prêtre, lors du consistoire du 26 février 1561, ce qui fut fait au titre de Saint-Sixte, le 4 mars 1561, puis de Saint-Martin des Monts.
Il participa au concile de Trente en 1562-1563, et au conclave de 1565-1566, lors duquel Pie V fut élu Pape. (abbé TRICOIRE).
En septembre 1562, il permuta avec l'évêque nommé à Auxerre, Philippe de Lenoncourt. Cependant, ce dernier ayant fini par tout refuser, Philibert se trouva possesseur des deux sièges.
Il résigna Angoulême le 22 juillet 1566, sous réserve d'une pension de 2000 #, à Charles de BONY, et régit l'évêché d'Angoulême par procureur en attendant que son successeur soit agréé.
Il avait fait imprimer un missel à l'usage du diocèse d'Angoulême.
Il posséda après son frère la maison noble de Villebabou, à Ambérac.(Danielle ARNAUD).
Il décéda le 25 janvier 1570 à Rome, et fut inhumé dans l'église Saint-Louis des Français, dans cette même ville.
Il avait institué comme héritier de son immense fortune, un fils naturel de son frère Jacques, qu'il avait adopté avant d'entrer dans les Ordres.

78) CHARLES de BONY, alias de BONI, CAROLUS de BONY, issu d'une famille de la noblesse florentine.
Il était conseiller du roi et de la reine Catherine de Médicis, ainsi qu'abbé de Notre-Dame du Bournet (Courgeac).
Peu après le 26 juillet 1567, il fut transféré du siège épiscopal d'Ostuni (royaume de Naples), à celui d'Angoulême.
Son sceau portait pour blason :
sceau de Charles de Boni
 
blason de Charles de Bony, évêque d'Angoulême

Son sceau ovale montrait dans le champ, l'écu en cartouche aux armes de Boni, surmonté d'une crosse.
Légende : S. CAROLI DE BON DEI GRA EPI ENGOLISMENSIS

(W. Joseph MALLAT)
 
Parti de gueules et d'azur, au lion d'argent brochant.
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Les troubles causés par les Protestants l'obligèrent à remettre son arrivée dans son nouveau diocèse au 15 mai 1575. Il fit son entrée le 18 mai sans solennité, après avoir logé trois jours dans le faubourg de Lhoumeau.
Il eut beaucoup à faire pour la reconstruction de la cathédrale, ainsi que de nombreuses autres églises de campagne, ruinées au cours des guerres de religion.
En 1582, il assista au concile provincial tenu à Bordeaux.
Il décéda subitement le 11 décembre 1603, et fut inhumé dans la cathédrale.
Tous les domaines acquis par lui dans le diocèse et constituant sa fortune personnelle furent vendus 15750 #.

79) JACQUES TURICELLA, était confesseur de la reine Marie de Médicis, épouse d'Henri IV, religieux de l'ordre des Frères Mineurs de l'Observance.
De Toscane, il arriva en France, sans doute avec Marie de Médicis, étant alors docteur en théologie, et prédicateur du roi.
Henri IV le nomma évêque d'Angoulême, et par des lettres du 10 décembre 1603, il voulut "lui conserver intacts les biens et les revenus de cette église vacante, ordonna qu'en attendant des bulles, on fit soigneusement l'inventaire de l'évêché et de ses appartenances, et que l'on mit le tout sous séquestre".
Il avait pour blason :
blason de Jacques Turicella, évêque d'Angoulême
 
variante du blason de Jacques Turicella, évêque d'Angoulême
D'azur à une tour crénelée d'argent à deux colombes affrontées du même, perchées sur les créneaux extrêmes, et au dessus d'elles une étoile d'or.
(Monseigneur Paul POUGET)
 
D'azur à une tour, sommée de deux colombes affrontées, surmontée d'une étoile à 6 raies et accompagnée en pointe d'un mont alaisé de 3 coupeaux, le tout d'argent.
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Le 23 janvier 1605, le pape Clément VIII adressa à Jacques TURICELLA des bulles pour l'évêché de Marseille, où ce dernier fit son entrée en mai 1605.
Il décéda le 19 janvier 1618, empoisonné par un de ses serviteurs, pour le voler.
(Monseigneur Paul POUGET)

- Séraphin BANCHI, dominicain de Florence.
Il découvrit à Lyon, un projet d'attentat contre Henri IV, par un certain Barrière, et en avertit le roi. Ce dernier, en récompense, le nomma évêque d'Angoulême, en septembre 1605. Il ne fut cependant jamais confirmé par le Pape.
Il ne prit jamais possession de l'évêché, résigna en 1607, et se retira à Paris au couvent Saint-Jacques, où il décéda le 15 septembre 1625.
(Monseigneur Paul POUGET)
Il laissa à la cathédrale d'Angoulême, une rente de 450 # pour l'entretien de la chapelle des Trois Marie, et pour trois messes basses par semaine, à perpétuité, dans la chapelle des Dominicains d'Angoulême. (abbé Jean NANGLARD)

80) ANTOINE III de LA ROCHEFOUCAULD, ANTONIUS de RUPE-FUCAUDI, né en 1574, fils d'Antoine, seigneur de Chaumont, et de Cécile de Montmirail.
Il fut nommé le 16 août 1607 (Jean-Jacques LARTIGUE), et prit possession de son évêché d'Angoulême, le Ier février 1608, l'archidiacre de Lesmerie étant son mandataire.
Le 5 juin, il reçut la consécration épiscopale des mains de François de La Rochefoucauld, son oncle, évêque de Clermont, dans l'église de Saint-Nicolas du Chardonnet de Paris.
Il portait pour blason :
Blason d'Antoine de La Rochefoucauld, évêque d'Angoulême
Burelé d'argent et d'azur de 10 pièces, à trois chevrons brochant de gueules, le premier écimé.
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Il fut également abbé de Marmoutier, prieur de Sainte-Genne, alias Sainte-Germaine (Saintes), et de Saint-Portien.
Il favorisa l'établissement à Angoulême des Capucins en 1611, des Récollets à Cognac, en 1612, des Minimes en 1619 à Angoulême et en 1620 à Châteauneuf, des Jésuites en 1622, des Ursulines en 1628, et prépara la création du Séminaire.
En 1615, il assista à l'assemblée du clergé à Paris, et en 1624, il assista au concile provincial de Bordeaux.
Il décéda le 24 décembre 1634 et fut inhumé le 26 dans sa cathédrale, au milieu du choeur.

81) JACQUES II Le NOËL du PERRON, JACOBUS, originaire de Coutances, fils de Robert, seigneur de Gourcy, et de Marie Davy.
Il fut nommé évêque d'Angoulême le 28 janvier 1636.
Il était également abbé de Notre-Dame de Lyre et de Saint-Taurin d'Evreux, conseiller du roi et aumônier de la reine, Henriette de Grande-Bretagne.
Il prit possession, par le doyen Jean Mesneau, le 13 mai 1636, et fut sacré le 14 juin 1637, à Paris, par Charles de Montchal, archevêque de Toulouse et abbé de Saint-Amant de Boixe.
Le 14 mai 1638, il fit son entrée dans sa cathédrale, toutefois sans grand cérémonial. (Il alla de l'évêché à la cathédrale à 7 heures du matin, en passant devant Notre-Dame de la Paine et le long de Saint-Jean, jusqu'à la grand'porte, accompagné de 4 chanoines. Après le Te Deum, il rentra par la chapelle des Trois-Marie).
Il avait pour blason :
blason de Jacques Le Noël du Perron, évêque d'Angoulême
Ecartelé aux 1 et 4 d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux colombes affrontées d'argent, et en pointe d'un croissant de même;
aux 2 et 3 d'azur au chevron d'argent, accompagné de trois harpes d'or.

(Jean-Jacques LARTIGUE)
En 1640, il favorisa l'établissement à Angoulême des religieuses du Tiers-Ordres de Saint-François, appelées aussi Tiercelettes
Le 30 août 1646, il quitta l'évêché d'Angoulême pour celui d'Evreux.
Il décéda dans son nouvel évêché, le 17 février 1649.

82) FRANÇOIS de PÉRICARD, FRANCISCUS, né en 1619 à Condé sur Iton (Eure), fils de Charles, baron des Bottereaux, et d'Esther de Costentin de Tourville.
Il fut d'abord militaire avant de devenir ecclésiastique.
Au mois d'août 1646, alors appelé l'abbé des Bottereaux, il fut nommé à l'évêché d'Angoulême. (Abbé TRICOIRE).
Préconisé par le Pape Innocent X au mois de février 1647, il reçut la consécration épiscopale le 25 juillet suivant, dans le grand couvent des Carmélites du faubourg Saint-Germain à Paris, des mains de Jean François de Gondy, archevêque de Corinthe (connu plus tard sous le nom de cardinal de Retz).
Il avait pour blason :
blason de François de Péricard, évêque d'Angoulême
D'or au chevron d'azur, accompagné en pointe d'une ancre de sable, au chef d'azur chargé de trois molettes d'or.
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Son sceau ovale avait dans le champ l'écu ci-dessus, et était timbré du chapeau d'évêque.
Légende : FRANCISCVS PERICAR ENGOLISMENSIS EPUS
(W. Joseph MALLAT)
Le 11 octobre 1647, il prit possession de son évêché, par le doyen Jean Mesneau, et fit son entrée dans la ville par la porte du Palet, où Jean Lambert, le maire d'Angoulême le reçut, le 27 mars 1649. De là, il alla à pied à l'évêché, suivi de la foule du peuple. (Abbé TRICOIRE).
Il était également prieur de Torcé (Saintes).
Il réforma les abus et réduisit les prétentions du chapitre, qui résista et lui intenta de nombreux procès. Il fut aussi le premier à se faire appeler Monseigneur.
Il concourut à la création d'hôpitaux à Angoulême et à La Rochefoucauld, posa les premiers fondements du séminaire, et fit rebâtir le château de Vars.
On lui doit aussi la consécration et la réparation de la grotte de Saint-Cybard. (Abbé Jean Hippolyte MICHON).
En 1655, il publia des statuts diocésains.
Dans son testament du 18 septembre 1689, reçu Cladier, notaire royal à Angoulême, il légua à son séminaire, les immeubles achetés par lui, plus la moitié de ses meubles et acquêts avec sa bibliothèque. Il légua l'autre moitié de ses meubles par égale portion aux deux hospices d'Angoulême, et à sa cathédrale, une chapelle d'argent et tous ses ornements pontificaux. (Abbé TRICOIRE).
Il décéda à Angoulême le 29 septembre 1689, en son palais épiscopal, et fut inhumé dans le choeur de la cathédrale. (Abbé TRICOIRE).

83) CYPRIEN-GABRIEL BESNARD de REZAY, (alias BENARD), CYPRIANUS-GABRIEL, né en 1650 à Paris, fils du comte Cyprien BESNARD de REZAY et de Françoise Mélian.
Nommé par Louis XIV le 31 octobre 1689, étant alors chanoine de Notre-Dame de Paris, il n'obtint ses bulles du Pape Innocent XI, que le 21 août 1692, et fut sacré le 24 août 1692, dans la chapelle des Minimes, à Paris, par Charles Le Goux de La Berchère, archevêque d'Albi. (Abbé TRICOIRE).
Le 7 novembre 1692, il prit possession de son évêché, par le doyen Joseph du Verdier, et fit son entrée le 23 novembre suivant. (Abbé TRICOIRE).
Il portait pour blason :
blason de Cyprien Gabriel Besnard de Rezay, évêque d'Angoulême
D'argent à deux fasces ondées d'azur, au chef de sable chargé de trois rocs d'échecs d'or.
L'écu est surmonté d'une couronne de marquis, au dessus de laquelle s'élèvent la mitre et la crosse à la volute tournée en dehors. Large chapeau avec la cordelière.
Il était également abbé de la Grâce-Dieu, prieur de Saint-Pierre de Sourzac (Périgueux), de Saint-Ayeul de Provins (Meaux), et de Fontblanche (Poitiers).
Distingué par ses connaissances profondes en théologie, il fut mis au nombre des plus savants évêques du XVIIème siècle. Aussi l'appelait-on le petit évêque d'Angoulême, et le grand évêque de France, par allusion au peu d'étendue que le diocèse d'Angoulême avait alors. Il fut aussi docteur en Sorbonne.
En 1704, il confia le séminaire aux prêtres de Saint-Lazare.
En 1735, il résigna Sourzac et Saint-Ayeul, à son neveu, sous réserve de 2000 # de pension, et Fontblanche à Jean Gilbert des Héris, curé de Saint-Martin, en mai 1736.
Frappé de paralysie en septembre 1736, il décéda le 5 janvier 1737, et fut inhumé le 7 dans la cathédrale.

84) FRANÇOIS II du VERDIER, (alias DUVERDIER), FRANCISCUS, né le 24 mars 1687 à Limoges, fils de Pierre, avocat, et de Marguerite Decordes.
Il fit des études de droit, et remplit les fonctions d'avocat du roi.
Entré dans les ordres, il fut ordonné prêtre, et sous-diacre du diocèse de Limoges.
Son oncle, Joseph Duverdier, l'appela à Angoulême. Ce dernier résigna en sa faveur sa charge de doyen du chapitre de la cathédrale d'Angoulême, dont il prit possession le 11 décembre 1726. (Abbé TRICOIRE).
En 1736, il acheta le fief du Petit Chalonne (Fléac), pour 14500 livres. (Laurent MAURIN)
Après le décès de Cyprien Gabriel Besnard de Rezay, il fut nommé évêque d'Angoulême, le 3 juillet 1737.
Pourvu des bulles papales du 16 décembre 1737, il prit possession de sa cathédrale le Ier juin 1738.
Le 10 décembre 1738, il vendit le lieu des Courades (Segonzac) à Marie Duquerroix de Maisonneuve, pour 26500 livres. (Jean-Paul GAILLARD).
Il ne semble pas avoir eu un blason, cependant, son grand-père, François du VERDIER, sieur des Courades, maintenu noble en 1666, portait :
blason de François du Verdier, sieur des Courades
D'or à un croissant de gueules d'où sort un laurier de sinople.
(Armorial général du Limousin - Thèse de doctorat présentée par Jacques JALOUNEIX)
Il fut autorisé à garder son doyenné pendant 5 ans, et le résigna lui-même le 23 septembre 1743, en faveur de Pierre Joseph Bareau de Girac. (Abbé TRICOIRE).
En septembre 1743, il fut pourvu en commende de l'abbaye de Calers (Haute-Garonne), puis en juin 1747, de celle de Saint-Cybard. (Abbé TRICOIRE).
A Caillaud, notaire royal à Angoulême, il fit un bail à ferme pour 9 ans et à raison de 925 livres par an, à André André, sieur de la Tâche, avocat au parlement, colonel de la milice bourgeoise d'Angoulême, de tous les revenus appartenant audit seigneur évêque, dans la paroisse de Dirac, y compris les droits de prélation, de lods et de ventes des biens nobles et des biens roturiers qui y étaient annexés. (Inventaire sommaire des archives départementales de la Charente, antérieures à 1790).
L e 8 mai 1753, il tint un synode à Angoulême. (Abbé Jean Hippolyte MICHON).
Il décéda le 21 septembre 1753, et fut inhumé, sans pompe, selon son voeu, dans la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême.
Il laissa 6000 # à la cathédrale pour l'acquisition d'un autel.

85) JOSEPH AMEDEE de BROGLIE, JOSEPH AMEDEUS, né à Arles le 10 décembre 1710, issu d'une branche cadette de la famille de Broglie, installée en Provence depuis 1637, fils de Jean Joseph, chevalier.
Il était grand vicaire d'Arles, lorsqu'il fut nommé évêque d'Angoulême, le 11 novembre 1753.
Confirmé le 11 février 1753, il fut sacré le 3 mars 1754 à Paris par Christophe de Beaumont, archevêque de Paris.
Il prit aussitôt possession par procuration, par le vicaire général, François Bareau de Girac, et fit son entrée à Angoulême, le 17 novembre.
Les seigneurs feudataires se firent excuser par courtoisie. Ils reconnaissaient le droit de l'évêque, mais n'assistaient plus depuis longtemps à son intronisation.
Son sceau portait pour blason :
sceau de Joseph Amédée de Broglie, évêque d'Angoulême
 
blason de Joseph Amédée de Broglie, évêque d'Angoulême
Sceau de Joseph Amédée de Broglie.
Légende : NOS AMED. DE BROGLIA EPVS ENGOLISMENSIS
(Abbé Jean Hippolyte MICHON).
 
D'or au sautoir ancré d'azur.
Couronne de Duc, accompagné de la mitre et de la crosse, surmontée du chapeau avec sa cordelière de 10 houppes de chaque côté.
(W. Joseph MALLAT)
Au mois d'octobre 1761, il obtint, sur ses sollicitations, des lettres patentes établissant à Vars, 7 foires annuelles, auxquelles il en fit ajouter 5 autres par lettres patentes d'octobre 1768.
Quelques archiprêtrés très étendus étaient devenus avec l'accroissement de la population, difficile à administrer. Il en créa alors de nouveaux, par ordonnance épiscopale du 14 janvier 1761. Du démembrement de plusieurs archiprêtrés en furent formés 4 nouveaux, à savoir ceux de Vars, Torsac, Saint-Claud et Châteauneuf, ce qui en porta le nombre total à 17.
En 1780, il fit interdire la vieille église de Notre-Dame de la Paine, qui menaçait ruine depuis longtemps.
Il décéda le 19 avril 1784, et fut enterré en dehors de la cathédrale, dans le caveau des chanoines.
Il avait fait quelques legs aux hôpitaux d'Angoulême et de Vars, et laissa à la cathédrale 4000 livres, pour fonder 24 messes basses par an à perpétuité.

86) PHILIPPE FRANÇOIS d'ALBIGNAC de CASTELNAU, PHILIPPUS FRANCISCUS, né le 20 août 1742, au château de Triadou, à Peyreleau (Aveyron).
Il était fils de François Antoine, marquis de Castelnau (né en 1712), et d'Anne Elisabeth Constance de Montboissier de Beaufort de Canillac.
D'abord aumônier du roi, il fut ensuite vicaire général de Bayeux, puis fut nommé évêque d'Angoulême le 2 mai 1784.
Sacré le 18 juillet, il arriva à Angoulême le 28. Le Ier août 1784, il prit possession de son diocèse, avant la messe. Aussitôt, il s'occupa de mettre en ordre le temporel de son évêché. Il adressa une requête au lieutenant général d'Angoumois pour faire dresser procès-verbal de l'état du palais épiscopal, du château de Vars, des églises, et de tout ce qui dépendait de la succession de Monseigneur de Broglie, (ancien évêque), pour savoir les réparations, achats, réédifications qui reviennent aux héritiers.
Il avait pour blason :
blason de Philippe François d'Albignac de Castelnau, évêque d'Angoulême
D'azur à trois pommes de pin d'or, au chef de même.
L'écu est surmonté d'une couronne de marquis, au dessus de laquelle s'élèvent la mitre et la crosse à la volute tournée en dehors. Large chapeau avec la cordelière.
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Il y avait un peu plus de 4 ans qu'il gouvernait en paix son diocèse, lorsque parut l'édit royal appelant les assemblées provinciales à choisir leurs délégués pour l'élection des députés des trois ordres aux Etats Généraux, qui devaient s'ouvrir à Versailles le 5 mai 1789.
L'ordre du clergé se réunit en mars dans la cathédrale d'Angoulême, sous sa présidence. Il fut élu au troisième tour de scrutin le 27 mars. (le second député du clergé nommé le lendemain, 28 mars, fut Pierre Mathieu Joubert, curé de Saint-Martin).
Pendant la Révolution, il s'opposa au vote par tête, et à la constitution civile du clergé, ce qui impliqua qu'il devait renoncer à son titre. Les autorités civiles s'empressèrent aussitôt à provoquer la réunion des électeurs pour lui choisir un remplaçant, aux termes de la constitution. Ce fut son adversaire, le curé de Saint-Martin, Pierre Mathieu Joubert, qui le remplaça sur le trône épiscopal, le 8 mars 1791.
La loi du 26 août 1792 condamnant au bannissement tout prêtre ou évêque non assermenté, il se rendit à Paris, puis à Dieppe, où il s'embarqua pour l'Angleterre.
A l'époque du Concordat, il ne voulut pas donner la démission de son siège exigée par le souverain pontife, et se trouva de ce fait dans le schisme de la Petite Eglise.
Il décéda à Londres, le 3 janvier 1814.

87) PIERRE MATHIEU JOUBERT, né le 16 novembre 1748, fils de Roch, médecin, et de Louise Grolleau.
Il fut d'abord desservant de Jurignac, puis curé de Touvre, et enfin de Saint-Martin d'Angoulême.
Il fut élu député le 28 mars 1789 aux Etats-Généraux.
Assermenté le 10 juin 1790, il fut proclamé évêque d'Angoulême par les électeurs du département de la Charente, le 8 mars 1791, et sacré par Gobet, dans l'église de Notre-Dame de Paris.
Il fit son entrée solennelle le 3 avril suivant, et prit possession de sa cathédrale le 10.
En 1793, le culte étant aboli, il se sécularisa, occupa divers emplois civils, entre autres celui de conseiller de préfecture de la Seine.
Il fut le 28 octobre 1798, nommé régisseur de l'octroi de Paris.
La même année, il épousa Marie Geneviève Evrard, et en eut au moins deux enfants : Nicolas Roch, et Claire.
Le 2 mars 1800, il devint le premier préfet du Nord, et en 1802, revint à la préfecture de la Seine, comme membre du consul de préfecture, où il exerça presque jusque son décès, survenu le 26 avril 1815 à Paris.

88) DOMINIQUE LACOMBE, né le 25 juillet 1749 à Montréjeau (Haute-Garonne), fils de Jean et de Jeanne Neulat.
Entré en 1766 dans la congrégation des prêtres de la Doctrine Chrétienne, il exerçait au moment de la Révolution, la charge de recteur du collège de Guyenne à Bordeaux. (Abbé TRICOIRE).
Il fut élu en 1791, curé constitutionnel de Saint-Paul à Bordeaux.
Le 2 septembre 1791, il fut élu député de la Gironde à l'assemblée législative. Il donna sa démission le 7 avril 1792.
Du 24 décembre 1797 à 1801, il fut évêque métropolitain de la Gironde.
Il accepta le concordat de 1801, et fut nommé en 1802, évêque d'Angoulême. Malgré le fait qu'il ait refusé de rétracter le serment qu'il avait prêté à la constitution civile du clergé, il reçut tout de même les bulles papales le 30 avril 1802, sur insistance du gouvernement français.
Il fit son entrée à Angoulême le 16 juin, par la porte de Chandes. (Abbé TRICOIRE).
Tous les anciens diocèses au nombre de 140 ayant été supprimés, le territoire des nouveaux coïncida, sauf quelques exceptions, avec celui de chaque département.
A la seconde Restauration, de nombreuses plaintes s'élevèrent contre lui, mais il refusa de donner sa démission. (Abbé TRICOIRE).
Il décéda subitement le 5 avril 1823, à Angoulême.
Son sceau était un simple cachet dans lequel les deux initiales de son nom étaient entrelacées, sous un chapeau (Abbé Jean Hippolyte MICHON et Comte de SAINT-SAUD).
Monogramme de Dominique Lacombe, évêque d'Angoulême

89) JEAN JOSEPH PIERRE GUIGOU, né le Ier décembre 1767 à Auriol (Bouches du Rhône), fils d'André, boulanger, et d'Anne Rose Plumier.
Il entra au grand séminaire d'Aix, où il reçut la tonsure, puis au séminaire de Marseille, où il resta 4 ans.
Agé de 22 ans, il reçut la prêtrise à Nice.
A la Révolution, il émigra une première fois à Bologne (Italie), et y resta jusqu'à la chute de Robespierre. Revenu en France, il dut cependant se cacher en Aveyron, avant d'émigrer à nouveau à Barcelone (Espagne).
Le Concordat de 1801 lui permit de rentrer en France, et il fut nommé curé de Saint-Zacharie (Bouches du Rhône).
En 1804, il fut fait chanoine de la cathédrale d'Aix par Monseigneur Jérôme Marie Champion de Cicé, archevêque d'Aix.
Il devint vicaire général en 1809. Après le décès de Monseigneur de Cicé, en 1810, il fut nommé par le chapitre, vicaire capitulaire, fonction qu'il exerça jusqu'en 1820.
Le 10 septembre 1823, il fut appelé par le gouvernement français à devenir évêque d'Angoulême.
Préconisé le 3 mai 1824, sacré le 29 juin dans l'église Saint-Sauveur d'Aix par Monseigneur de Bausset, archevêque d'Aix, il fit son entrée à Angoulême, le 13 septembre 1824. (Abbé TRICOIRE).
Dans l'ouvrage de l'abbé Jean Hippolyte MICHON, sur la vie de Jean Joseph Pierre GUIGOU, on peut voir représenté ces deux ensembles héraldiques :
blason de Jean Joseph Pierre Guigou, évêque d'Angoulême
De gueules au sautoir d'or cantonné de quatre roses d'argent, (alias au naturel), tigées du même.
Couronne ducale, surmontée de la mitre et de la crosse, et du chapeau avec sa cordelière de 10 houppes de chaque côté.
(Le blason est parfois représenté avec un sautoir alaisé).
(Abbé Jean Hippolyte MICHON - Vie de Jean Joseph Pierre GUIGOU)

blason de Jean Joseph Guigou, évêque d'Angoulême
De gueules au sautoir d'or cantonné de quatre roses d'argent, tigées du même.
La crosse est posée en pal et tournée vers la dextre, derrière l'écu, surmontée de la mitre, le tout accompagné d'un décor floral et végétal.
Tenants : deux enfants.
(Abbé Jean Hippolyte MICHON - Vie de Jean Joseph Pierre GUIGOU)
Le 20 novembre 1834, à la suite d'une longue visite pastorale qu'il avait fait à cheval, il eut une première attaque de paralysie, suivit peu de temps après d'une seconde, qui le priva pour toujours de l'usage d'une partie de ses membres. Cette infirmité ne fit que s'aggraver avec le temps.
Il décéda le 21 mai 1842 et fut inhumé le 3 juin dans le caveau où reposait son prédécesseur, sous le sanctuaire de la cathédrale. (Abbé TRICOIRE).

90) RENÉ FRANÇOIS RÉGNIER, né le 17 juillet 1794 à Saint-Quentin les Beaurepaire (Maine et Loire), issu d'une famille pauvre.
Il fit ses études au Prytanée militaire de la Flèche (Sarthe), de 1809 à 1810, à l'école ecclésiastique d'Angers, de 1810 à 1811, et enfin au lycée d'Angers de 1811 à 1813.
Il entra au grand séminaire d'Angers, d'où après avoir reçu le sous-diaconat, il fut envoyé comme professeur au nouveau collège de Beaupréau.
Le 19 décembre 1818, il fut ordonné prêtre, et au bout de quelques années de professorat, il fut choisi pour être proviseur du collège royal d'Angers. Il occupa ce poste d'octobre 1823 à la fin de l'année scolaire de 1830.
Le 23 avril 1832, il fut nommé chanoine, puis vicaire général d'Angers, où il exerça pendant 10 ans.
Le 15 juin 1842, le gouvernement français le choisit pour être évêque d'Angoulême.
Il fut préconisé le 27 juillet, puis sacré le 25 septembre dans la chapelle du séminaire de Saint-Sulpice à Paris, par Monseigneur Affre.
Après avoir prit possession du siège épiscopal le 29 septembre, par M. Brunelière, son délégué, il fit son entrée solennelle à Angoulême, le 4 octobre 1842.
(Abbé TRICOIRE).
Le 16 mai 1850, il fut nommé par le gouvernement à l'archevêché de Cambrai (Nord). Préconisé le 30 septembre, il fit son entrée dans cette ville le 19 décembre 1850.
(Abbé TRICOIRE).
Il participa au concile de Vatican I en 1869-1870.
Lors du consistoire du 22 décembre 1873, le Pape Pie IX, le créa cardinal.
Il avait alors pour blason :
blason de René François Régnier, évêque d'Angoulême
D'azur au pélican avec sa piété d'argent, adossé à une croix de calvaire d'or.
Couronne ducale, surmontée d'une croix à double traverse.
Au dessus, le chapeau de cardinal à 30 glands.
Devise : CHARITAS CHRISTI URGET NOS
(Comte de SAINT-SAUD)
Il participa au conclave de 1878, où fut élu le Pape Léon XIII.
Il fut également commandeur de la Légion d'Honneur et grand-croix de Léopold d'Autriche. (Comte de SAINT-SAUD).
Il décéda à Cambrai, le 4 janvier 1881. (Abbé TRICOIRE).

91) ANTOINE CHARLES COUSSEAU, né le 7 août 1805 à Saint-Jouin sous Châtillon (Deux-Sèvres) (devenue en 1965 Mauléon, par la réunion de Châtillon sur Sèvre et de Saint-Jouin sous Châtillon). Il était fils de Jacques, maître tailleur, et de Rose Hiou.
Il était supérieur du séminaire de Poitiers, quand un décret du 17 juin 1850 l'appela au siège épiscopal d'Angoulême.
Préconisé à Rome le 30 septembre 1850, il fut sacré à Poitiers le 29 décembre suivant par son vénéré prédécesseur, Mgr Régnier, archevêque de Cambrai, assisté de Mgr Buissas, évêque de Limoges, et de Mgr Pie, évêque de Poitiers, et prit possession de son siège le 7 janvier 1851.

Il portait pour blason :
Blason d'Antoine Charles Cousseau, évêque d'Angoulême
De sinople, semé d'étoiles d'or et de billettes d'argent alternées.
Le blason est sommé d'une mitre et d'une crosse, et surmonté d'un chapeau d'évêque de sinople.
Devise : "SUSUM CORDA" (Elevez vos coeurs).
(Jean-Jacques LARTIGUE)
On peut voir ce blason sur la verrière du choeur de l'église de Champagne-Mouton, ainsi que dans de nombreuses autres églises de Charente.
Il donna aux soins multiples de l'administration de son diocèse toute son intelligence et son coeur. Sa ville épiscopale lui doit la restauration de sa cathédrale, la construction des églises de Saint-Martial, de Sainte-Ausone et de la chapelle de Saint-Cybard. Il s'appliqua avec sollicitude à préparer des ministres dignes de Dieu et fit ériger un grand nombre de succursales. Il favorisa l'enseignement de l'histoire et faisait partie de la Société Archéologique de la Charente; mais son érudition ecclésiastique surtout était étendue et brilla au Concile du Vatican, auprès de la science théologique de l'éminent évêque de Poitiers. Il faisait partie de la commission 'de retibus orientalibus', tandis que Mgr Pie était nommé rapporteur de la Congrégation 'de constitutione fidei'. A son retour du Concile, la maladie dont il souffrait depuis de longues années rendant l'exercice de ses fonctions épiscopales impossibles, il donna sa démission par un courrier du 12 août 1872, qui fut acceptée le 5 octobre suivant.
Nommé chanoine de Ier ordre du Chapitre de Saint-Denis, par décret du 16 décembre 1872, il se retira à Poitiers, où il décéda le 13 octobre 1875.
Son oraison funèbre fut prononcée à Angoulême, dans la cathédrale, le 17 novembre suivant, par M. l'abbé Alexandre, chanoine théologal du Chapitre, et sa vie a été publiée par MM. Laurière et Maratu.
Outre ses mandements épiscopaux, Mgr Cousseau a prononcé quelques discours dans sa cathédrale, au sujet de la nouvelle sépulture de l'un de ses prédécesseurs, l'évêque Hugues Tizon, et de celle de Philippe de Volvire, etc...
Avant d'être promu à l'épiscopat, il avait donné à la Société des Antiquaires de l'Ouest, dont il était membre, plusieurs travaux importants : entre autres ses Mémoires sur l'auteur du 'Te Deum', sur l'ancienne Liturgie du diocèse, sur le monastère de Ligugé, le tombeau de l'aruspice Sabinus, les fondateurs de l'église de Lusignan, etc...


92) ALEXANDRE LÉOPOLD SÉBAUX, né à Laval (Mayenne) le 7 juillet 1820, fils de Jean, manufacturier, et d'Anne Moulinais.
Il fit ses études à Laval au pensionnat de M. de Coligny, ses humanités et sa philosophie au petit séminaire de Nantes, et sa théologie au grand séminaire du Mans.
En 1842, alors qu'il pensait terminer ses études au séminaire de Saint-Sulpice, Monseigneur Jean-Baptiste Bouvier, évêque du Mans, en fit son secrétaire particulier, et l'ordonna prêtre le Ier avril 1843. Alexandre Léopold l'accompagna à Rome, en 1854.
Après le décès de Monseigneur Bouvier, il revint à Laval et devint en 1855, curé de Notre-Dame. Il la dota d'un presbytère, et obtint aussi la cession d'un terrain dépendant de la caserne, pour y faire construite un second latéral à l'église. Il fut également nommé supérieur du séminaire de cette ville (Abbé TRICOIRE).
Ayant refusé une première fois l'évêché de Quimper, il fut désigné par décret du 16 décembre 1872, émis par Jules Simon (alors ministre de l'instruction publique du gouvernement provisoire), à l'évêché d'Angoulême. Il accepta sur ordre du Pape Pie IX, qui le préconisa le 21 mars 1873. Il fut sacré le 4 mai suivant dans l'église de Notre-Dame à Laval, par Monseigneur Wicart, assisté des évêques de Poitiers et du Mans. (Wikipedia et Abbé TRICOIRE)
Il fit son entrée solennelle à Angoulême le 13 mai 1873, et y emmena avec lui, son vicaire général, M. Planchard.
En 1878, il fut à l'origine de la fondation de l'école Saint-Paul à Angoulême. (Wikipedia)
Il avait pour sceau et pour blason :
sceau d'Alexandre Léopold Sébaux, évêque d'Angoulême
 
blason d'Alexandre Léopold Sébaux, évêque d'Angoulême
Sceau ogival, représentant la Vierge couronnée dans un édicule, à ses pieds l'évêque crossé et mitré recevant de Saint-Pierre son autorité et sa mission;
au bas l'écu du prélat.
Légende : SIG. AL. LEOPOLDI EPI. E?GOLISMEN
(Comte de SAINT-SAUD)
 
Ecartelé aux 1 et 4 de gueules au monogramme de Jésus-Sauveur d'or, et aux 2 et 3 d'azur au M gothique d'argent couronné de même; à la croix d'or brochant sur les partitions.
Derrière le blason, la crosse, et au dessus le chapeau épiscopal.
Devise : NARRABO NOMEN EORUM FRATIBUS MEIS
(Jean-Jacques LARTIGUE et Comte de SAINT-SAUD)
En rentrant d'une tournée de confirmation le 11 mai 1891, il fut atteint d'une congestion pulmonaire, qui l'emporta en quelques jours. (Wikipedia)
Il décéda à Angoulême, le 17 mai 1891, et ses obsèques eurent lieu le 26.
(On peut voir son mausolée dans la cathédrale d'Angoulême, sculpté par Raoul Verlet, inauguré le 23 novembre 1895).

93) JEAN-BAPTISTE FRÉROT, né à Buncey sur Seine (Côte d'Or), le 12 juillet 1830, fils de Jacques, cordonnier et cultivateur, et d'Anne Elisabeth Huguenin.
Avant d'être nommé à l'épiscopat d'Angoulême, par décret du 2 avril 1892, il avait été auparavant professeur au petit séminaire de Plombières les Dijon, curé de Ruffey, doyen de Genlis, archiprêtre de Châtillon sur Seine, et vicaire général de Dijon.
Préconisé le 11 juillet 1892, il fut sacré le 24 août dans l'église de Saint-Michel de Dijon par Monseigneur Oury, son évêque, assisté des évêques de Saint-Claude, Monseigneur Marpot, et de Saint-Dié, Monseigneur Sonnois.
Il arriva à Angoulême le 8 septembre, sans pompe ni cortège. (Abbé TRICOIRE)
Il avait pour blason :
blason de Jean-Baptiste Frérot, évêque d'Angoulême
D'azur à deux lévites de carnation vêtus d'argent, tenant un coeur de gueules placé entre eux, et surmontés d'une étoile d'or.
Derrière le blason est posée une croix aux extrémités fleurdelisées.
Devise : UNITATEM FACIT CARITAS.
(Comte de SAINT-SAUD)
Il était dit que les lévites du blason symbolisaient deux frères (frérots) : l'évêque et un de ses frères, Maurice Clément, curé de Verrey sous Salmaise (Côte d'Or), qui fut tué par les Prussiens en 1870. (Comte de SAINT-SAUD)
Le 7 juin 1897, il posa la première pierre de la nouvelle chapelle de Notre-Dame d'Obézine, (alias des Bézines), et en effectua la bénédiction solennelle et l'inauguration de la première partie, le 22 mai 1899.
Il décéda peu de temps après, le 6 septembre 1899, des suites d'une pneumonie, et fut inhumé le 11 dans la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême. (Abbé TRICOIRE)

94) JEAN-LOUIS MANDO, né à Langast (Côtes du Nord), le 23 septembre 1850, fils de Jean-Louis et d'Anne Catherine Blanchart.
Par décret du 8 décembre 1899, le gouvernement le nomma évêque d'Angoulême. Il était alors chanoine et archiprêtre de la cathédrale de Saint-Brieuc (Côtes du Nord).
Préconisé peu de jours après dans le consistoire du 14 décembre, il prit possession de son siège épiscopal, le 27 février 1900, par Jean Nanglard, vicaire capitulaire d'Angoulême, il fut sacré le 25 mars, dans la cathédrale de Saint-Brieuc, par Monseigneur Fallières, évêque de Saint-Brieuc, assisté de l'évêque de Moulins, Monseigneur Dubourg, et de l'évêque de Jéricho, Monseigneur Potron.
L'intronisation eut lieu le 3 avril suivant dans la cathédrale d'Angoulême. (Abbé TRICOIRE).
Il portait pour blason :
blason de Jean-Louis Mando, évêque d'Angoulême
De gueules au Bon Pasteur de carnation, vêtu de gueules, drapé et nimbé d'or, entouré de brebis et d'agneaux d'argent,
posés comme lui sur un champ de sinople; au chef d'hermines.

l'écu est sommé d'une couronne de baron surmontée d'une croix, et du chapeau d'évêque.
Devise : HÆC MANDO VOBIS UT DILIGATIS INVICEM
(Comte de SAINT-SAUD)
Atteint d'une congestion cérébrale à la fin de juillet 1900, il décéda le 24 juillet, et fut inhumé le 28 dans la cathédrale d'Angoulême. (Abbé TRICOIRE).

95) JOSEPH FRANÇOIS ERNEST RICARD, né à Sanvensa, près de Villefranche (Aveyron), le 27 février 1852.
Distingué par l'évêque de Rodez, le cardinal Bourret, celui-ci l'envoya à Rome acquérir ses grades de docteur en théologie et en droit canon.
Rentré en 1878, il devint successivement secrétaire particulier du prélat, secrétaire général de l'évêché, et enfin vicaire général du diocèse, sous le cardinal et ses deux successeurs. (abbé TRICOIRE).
Par décret du 5 avril 1901, il fut nommé évêque d'Angoulême. Préconisé le 18, il fut sacré le 29 juin dans la cathédrale de Rodez, par Monseigneur Francqueville, son évêque, assisté de monseigneur Latieule, évêque de Vannes, et de Monseigneur Montéty, évêque de Béryte in partibus.
Il arriva à Angoulême le Ier août et fut intronisé dans la cathédrale le 3.
Il portait pour blason :
blason d'Joseph François Ernest Ricard, évêque d'Angoulême
D'azur semé d'étoiles d'argent, à la Vierge-Mère au naturel, couronnée d'or, assise sur un trône d'or posé sur un tertre de sinople,
au chef de gueules chargé d'un Sacré-Coeur rayonnant d'or.

Devise : TU ES SPES MEA
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Pendant son épiscopat se tint à Angoulême le XVème congrès eucharistique international, du 20 au 24 juillet 1904. Furent présent à ce congrès 1 cardinal, 1 archevêque, 5 évêques, ainsi que deux autres prélats. (Abbé TRICOIRE)
Le 15 avril 1907, Monseigneur RICARD fut élevé au siège épiscopal d'Auch. Un an plus tard, il était qualifié d'évêque d'Auch, de Condom et de Lectoure (Gers).
En 1934, il fut nommé archevêque titulaire de Ternobus, émérite d'Auch, de Condom, de Lectoure et de Lombez.
Il décéda à Lourdes, le 11 novembre 1944. (Héraldique Européenne)

96) HENRI MARIE ARLET, né à Martel (Lot), le 24 mars 1858.
Il était vicaire général du diocèse de Cahors, lorsqu'il fut nommé évêque d'Angoulême par bref du Pape Pie X, du 7 août 1907.
Sacré le Ier septembre, intronisé à Angoulême le 10, il fut préconisé en consistoire du 19 décembre 1907. (Abbé TRICOIRE)
Il portait pour blason :
blason d'Henri Marie Arlet, évêque d'Angoulême
Coupé, au 1 d'or au Sacré-Coeur de Jésus, cerclé de la couronne d'épine, le tout au naturel;
au 2 d'azur à la Vierge Mère de Rocamadour d'argent, assise en majesté, nimbée, couronnée et sceptrée d'or.
Devise : "AD JESUM PER MARIAM".
L'écu est surmonté d'une croix, au dessus de laquelle s'élèvent la mitre et la crosse à la volute tournée en dehors. Large chapeau avec la cordelière.
Ce dessin a été largement inspiré d'une représentation de M. MINEUR, en couverture des Statuts Synodaux, de Monseigneur Henri Marie ARLET, évêque d'Angoulême.
Il décéda à Angoulême, le 15 mai 1933.

97) JEAN-BAPTISTE MÉGNIN, né le 4 janvier 1883 à Saint-Plaisir (Allier)
Il fut ordonné prêtre le 8 juillet 1906, par Monseigneur Jean Baptiste Auguste Gaunon, évêque de Moulins.
Le 4 décembre 1933 (alias le 7), il fut nommé évêque d'Angoulême, et ordonné le 6 février 1934, par Monseigneur Alexandre Caillot, évêque de Grenoble, assisté de Monseigneur Pierre Marie Durieux, évêque de Viviers. (http://www.catholic-hierarchy.org/bishop/bmegn.html)
Il avait pour blason :
blason de Jean-Louis Mégnin, évêque d'Angoulême
D'azur semé de fleurs de lys d'or, au château de Bourbon l'Archambault d'argent, brochant sur le tout; au chef de gueules chargé du Livre des Evangiles d'argent accosté à dextre d'une croix latine d'or, et à senestre, des clefs de Saint-Pierre de même, en sautoir.
Devise : CHRISTUM IN VOBIS FORMARE.
Cri : SALVE MATER MISERICORDÆ
(dessin inspiré de celui de M. Marcel GÉNERMONT; paru dans le tome XXXVII du Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais - 1934)
"Le blason de Monseigneur MÉGNIN à un semé de fleur de lys, parce que ces dernières entrent dans les armes des villes de Moulins et d'Angoulême. Il y a introduit le château des ducs de Bourbon pour rappeler son lieu d'origine, tout proche de Bourbon l'Archambault.
Le livre des Evangiles, la croix et les clefs de Saint-Pierre qui figurent au chef indiquent par quels moyens et dans quel esprit le nouvel évêque d'Angoulême se proposait de réaliser la devise qu'il avait choisie"
: "Christum in vobis formare".
"De plus, en inscrivant la croix dans ses armoiries, il voulait marquer le souvenir de l'année jubilaire de la Rédemption, au cours de laquelle il fut élevé à l'épiscopat, et celui de la relique de la Sainte-Croix qui est conservée dans le trésor de l'église de Bourbon l'Archambault".
(Tome XXXVII du Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais - 1934)
Il avait aussi pour sceau :
sceau de Jean-Baptiste Mégnin, évêque d'Angoulême
Ce sceau présentait "sur un fond appareillé, Saint-Jean Baptiste, patron du Prélat.
De part et d'autre de l'arcature en mitre qui forme son dais, sous un damier de fleurs de lys (Angoulême), et de croix ancrées (Moulins),
la cathédrale de Moulins et celle d'Angoulême
".
"En exergue, et séparée par les armoiries et la devise de l'évêque, se lit en capitales gothiques, la légende" : Sigillum Joannis Baptistæ, Episcopi Engolismensis.
(Tome XXXVII du Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais - 1934)
Il décéda le 9 mai 1965 à Angoulême.

98) RENÉ NOËL JOSEPH KÉRAUTRET, né le 18 juin 1906 à Plaujean les Morlaix (Finistère).
Il fut ordonné prêtre à Quimper, le 22 décembre 1928, par Monseigneur André Pierre François Fauvel, évêque de Quimper.
Le 22 juillet 1961, il fut nommé à la fois évêque coadjuteur d'Angoulême, et évêque titulaire d'Areopolis (Pétra). Il fut ordonné comme évêque titulaire d'Areopolis, le 30 novembre 1961, par Monseigneur Joël André Jean Marie Bellet, évêque de Perpignan-Elne, assisté de Monseigneur André Jacques Fougerat, évêque de Grenoble.
Le 9 mai 1965, il succéda comme évêque d'Angoulême suite au décès de son prédécesseur.
Il résigna cet évêché 10 ans plus tard, le Ier juillet 1975. (http://www.catholic-hierarchy.org/bishop/bkera.html)
Il avait pour blason :
blason de René Joël Joseph Kérautret, évêque d'Angoulême
Parti d'or et de gueules, à deux chevrons brochant de l'un en l'autre, accompagnés à dextre du chef d'un sautoir alaisé de gueules.
Devise : IN VIRTUTE SPIRITUS SANCTI
(Jean-Jacques LARTIGUE)
Il assista à plusieurs cessions de Vatican II.
Il décéda le 18 décembre 1995, étant alors qualifié d'évêque émérite d'Angoulême. (http://www.catholic-hierarchy.org/bishop/bkera.html)

99) GEORGES ROL, né le 22 mai 1926 à Thiviers (Dordogne).
Il fut ordonné prêtre le 28 février 1953.
Le 27 février 1973, il fut nommé évêque in partibus de Gabii (Italie), et évêque coadjuteur d'Angoulême, et consacré le Ier mai par Monseigneur Jean-Baptiste Brunon, évêque de Tulle, assistés de Monseigneur René Joël Joseph Kérautret, évêque d'Angoulême, et de Monseigneur Anthyme Bayala, évêque de Koudougou.
Il devint évêque titulaire d'Angoulême, le Ier juillet 1975.
Il se retira, âgé de 67 ans, le 22 décembre 1993.
Pas de blason connu.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Rol)

100) CLAUDE JEAN PIERRE DAGENS, né le 20 mai 1940 à Caudéran (Bordeaux).
Après des études au lycée Michel Montaigne de Bordeaux, il passa à l'école normale supérieure, et décrocha l'agrégation de lettres.
A la sortie de l'école normale, il choisit la prêtrise.
Il fut membre de l'école française de Rome, de 1965 à 1967, et fut licencié de l'institut pontifical d'archéologie chrétienne.
En 1975, étant docteur ès lettres, il soutint une thèse sur Grégoire le Grand, soutenue à l'université Paris IV, sous la direction d'Henri Irénée Marrou.
Il fut ordonné prêtre le 4 octobre 1970 pour le diocèse de Bordeaux, et exerça son ministère paroisse Saint-Jacques du Haut-Pas à Paris, de 1970 à 1972, puis dans la paroisse de Saint-Ferdinand de Bordeaux, de 1972 à 1987.
En 1971, il écrivit un ouvrage intitulé "Eloge de la faiblesse", ainsi que des articles dans le journal "le Monde", entre autres.
Le 3 juillet 1987, il fut nommé évêque auxiliaire de Poitiers, par le Pape Jean-Paul II, et reçut la consécration épiscopale le 20 septembre, par Monseigneur Marius Maziers, archevêque de Bordeaux-Bazas.
Il fut également titré évêque titulaire de Vulturaria, du 3 juillet 1987 au 22 décembre 1993.
Le 15 juin 1993, il fut nommé évêque coadjuteur de Monseigneur Georges Rol, évêque d'Angoulême, auquel il succéda le 22 décembre 1993.
Il fut élu à l'Académie Française le 17 avril 2008, au premier tour, pour succéder à René Rémond, et prit également le rôle "d'aumônier des académiciens", du père Carré. Il fut reçu sous la Coupole, le 14 mai 2009 par Florence Delay.
Le 9 novembre 2015, le Pape accepta sa démission du siège épiscopal d'Angoulême, et qui nomma alors son successeur.
Il n'y a pas de blason connu pour Monseigneur DAGENS, cependant il a pour devise : VA, AVANCE AU LARGE.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Dagens)

101) HERVÉ GOSSELIN, né le 16 avril 1956 à Nantes (Loire-Atlantique).
Il suivit des études de médecine à Nantes, et devint praticien à l'institut Pasteur à Cayenne, puis à Basse-Goulaine (Loire-Atlantique).
Il entra au foyer de Charité de Tressaint en 1988 (Lanvallay - Côtes d'Armor), puis au séminaire l'année suivante.
Ordonné prêtre pour le diocèse de Rennes en 1994, il fut envoyé comme vicaire dans la paroisse Sainte-Thérèse de Rennes de 1996 à 1999. Il fut également aumônier de la maison d'arrêt de Rennes, de 1997 à 2007.
Il suivit une formation au séminaire des Carmes et à l'institut catholique de Paris, où il obtint une licence en théologie morale.
De 1993 à 2003, il fut professeur de théologie morale, puis directeur spirituel au séminaire de Rennes, de 1999 à 2003.
En 2003, il fut nommé responsable du Foyer de la Charité de Tressaint.
Le 9 novembre 2015, le Pape François le nomma évêque d'Angoulême, suite à la démission de son prédécesseur.
Il fut ordonné le 10 janvier 2016, à l'Espace Carat d'Angoulême, par les évêques Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, assisté de Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes.
Il porte pour blason :
blason d'Hervé Gosselin, évêque d'Angoulême
D'azur à un âne passant d'argent, surmonté d'une burelle (ou devise) ondée d'or, accompagnée en chef d'une colombe du Saint-Esprit d'argent accostée à dextre d'un demi soleil levant, et à senestre d'un croissant contourné, le tout d'or.
Devise : CAR RIEN N'EST IMPOSSIBLE À DIEU
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Hervé_Gosselin)

Toute cette page Internet est construite à partir de l'ouvrage de l'abbé Jean NANGLARD, mentionné ci-dessous, sauf autres mentions d'auteurs et sources différentes.
- Abbé Jean NANGLARD : Pouillé historique du diocèse d'Angoulême.
- Charles d'HOZIER : Armorial Général de la France, généralité de Limoges.
- Abbé TRICOIRE : Les évêques d'Angoulême : Recherches historiques depuis les origines jusqu'à nos jours.
- J. P. QUÉNOT : Statistique du département de la Charente - 1818.

- W. Joseph MALLAT : Sigillographie ecclésiastique de l'Angoumois - 1880.
- Jean-Jacques LARTIGUE : Dictionnaire et armorial de l'épiscopat français (1200-2000).
- Abbé Joseph NADAUD : Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges.
- Abbé Jean-Hippolyte MICHON : Statistique monumentale de la Charente.
- Comte de SAINT-SAUD : Armorial des prélats français du XIXème siècle.
- Germain DEMAY : Inventaire des sceaux de la collection CLAIRAMBAULT, à la bibliothèque nationale - 1885.
- Danielle ARNAUD : article sur Villebabou (Ambérac), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Monseigneur Paul POUGET : Communication sur Jacques TURICELLA, dans Bulletins et Mémoires 1993 : Société Archéologique et Historique de la Charente.
- Jacques JALOUNEIX : Armorial général du Limousin - Thèse de doctorat).
- Inventaire sommaire des archives départementales de la Charente, antérieures à 1790, rédigé par P. de FLEURY et J. de La MARTINIÈRE.
- Laurent MAURIN : article sur le Petit Chalonne (Fléac), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Jean-Paul GAILLARD : article sur la Courade (Segonzac), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.

- Marcel GÉNERMONT : représentation du blason de Jean-Baptiste MÉGNIN, Tome XXXVII du Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais - 1934
- HÉRALDIQUE EUROPÉENNE : http://www.heraldique.org/2014/09/eveques-de-condom-archeveques-dauch.html
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