de CÉRIS


blason de la Famille de Céris
D'azur à la croix alaisée d'argent.
(Maintenu de noblesse par d'AGUESSEAU)

Famille de Saintonge venue s'établir en Poitou.
Il est coutume de faire remonter l'origine de cette maison au XIème siècle. Il y avait alors des chevaliers bannerets de ce nom.

Noms isolés :
- de CÉRIS Rosc et Reginald, paraissent comme témoins, dans une charte de Simon de Beaugency, confirmative d'une donation faite précédemment par ce seigneur, à l'abbé de Marmoutier, l'an 1149.

de CÉRIS Béatrix, épousa vers l'an 1180, Eudes, seigneur de Vendeuvres.

- de CÉRIS Boson, (de Cerisio), chevalier, seigneur de Menet (Montbron), et de Saint-Laurent La Chaux.
(La légende veut que la Comtesse de Céris, l’épouse du Comte de St Laurent, fit un vœu à la fontaine du lait (alias du Coudert) : si elle était mère dans l’année, elle donnerait son nom à la commune et ferait édifier une chapelle. Le vœu fut vraisemblablement exaucé puisque St Laurent la Chaux s’appelle désormais St Laurent de Céris.)
Il fit un accord avec le prieur de Montbron en 1280.
Ce fut de lui que paraît descendre la famille des CÉRIS d'Angoulême. (Notes du comte de Maussabré).
Il eut pour enfant, au moins :
  1) Marguerite, qui épousa Arnaud de la Faye, en 1308. Par ce mariage, la terre de Menet passa dans cette famille.

de CÉRIS Guillaume, vivant en 1313.
Il fut abbé du monastère de Déols, en Berry. Il y fallait faire des preuves de noblesses et l'on y admettait que des gens des bonnes maisons.

- de CÉRIS André, trésorier du chapitre de Saint-Hilaire le Grand, eut un procès contre Louis Vital, qu'il perdit le 26 mars 1355. Il it appel au Parlement de Paris, mais son jugement fut maintenu le 21 avril 1358.

- de CÉRIS Guillaume, fut député en 1366, par la ville de La Rochelle, vers le roi Jean, prisonnier des Anglais et détenu à Calais.
Ce fut peut-être lui qui le 6 décembre de la même année, était gouverneur pour le prince Thomas de Woodstock, fils du roi d'Angleterre, des terres qu'il possédait en Poitou. (Chartes de Charroux).

de CÉRIS Jean, seigneur d'Arfons et de Varennes.
Il eut, entre autres enfants :
  1) Iseul, dame de Varennes, qui épousa en 1368, Guillaume de Sully, seigneur de Vouilon, près d'Issoudun, fils de Guyon et de Marie de Chauvigny.

- de CÉRIS Marguerite. En 1366, elle épousa Arnaud de La Faye. (Gérard Vigier et Patrice Sépulchre : article sur Menet dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente).

- de CÉRIS Claude, écuyer, seigneur de la Mothe, rendit un aveu au seigneur de Montonneau, le 3 janvier 1440.

- de CÉRIS Jean, écuyer, rendit aveu et dénombrement le 4 janvier 1440, à noble Jean Fay, écuyer. (Archives de Nanteuil).

- de CÉRIS Jeanne, était veuve de Emery Ardillon, lorsqu'elle épousa en secondes noces Jean Prévost, écuyer, seigneur de Sansac et d'Aizecq. Il était fils de Guillaume, varlet, seigneur d'Aizecq, et de Catherine de Sansac.
Le 28 mars 1447, il transigeait avec Pierre Ardillon, tuteur des enfants mineurs du premier mariage de ladite Jeanne.
Elle était à nouveau veuve le 4 mai 1477, lorsqu'elle rendit un aveu à l'abbé de Nanteuil en Vallée pour la terre de Sansac qu'elle avait en douaire, et pour la seigneurie de Puybottier en novembre 1477. (Généalogie Prévost).

- de CÉRIS Antoine, écuyer, seigneur de Céris. Il habitait l'élection du Blanc, et servit comme archer au ban de 1491.

- de CÉRIS Marie, qui épousa vers 1450 Jacques de La Magdeleine, écuyer, seigneur de Durfort, premier maître des comptes de Louise de Savoie.
Elle fut inhumée dans l'église de Saint-Léger de Cognac, devant l'autel de Notre-Dame.

- de CÉRIS Clos.
En 1376, il était seigneur de Bonnemie (Canton d'Oléron). La seigneurie fut divisée en deux lots, à la suite de deux partages passés entre ses enfants en 1385 et 1388.
L'hôtel et "l'hébergement ancien" de Bonnemie furent alors attribués à Jean de CÉRIS, son fils aîné.
- de CÉRIS Jean, écuyer, seigneur de Bonnemie.
Il rendit son hommage à André de Villequier, seigneur de l'île d'Oléron, le 20 mars 1454.
Il eut peut-être pour fille :
  - Marie, qui épousa vers 1493 Pierre Jourdain, écuyer, seigneur de Bonnemie (du chef de sa femme). Ils rendirent aveu à Arthus, seigneur de Villequier, le 19 août 1508. (Archives Historiques de l'Aunis et de la Saintonge - 1879).

- de CÉRIS Charles, était en octobre 1551, en procès avec Ambroise Jousseaume, qui lui contestait l'aumônerie de Saint-Maixent.
Ce fut lui sans doute, qui le dernier jour de février 1572, transigea au sujet de la révocation de la résignation que son oncle lui avait faite.

- de CÉRIS Jean, moine à Saint-Maixent.
Il fut prévôt de cette abbaye en 1554-1579. Il fut en même temps prieur de Romans, en 1575.

- de CÉRIS Catherine qui, le 16 octobre 1559, était veuve de Jean Ravard, de son vivant, seigneur d'Oriou.

- de CÉRIS François, seigneur du Bois.
Il épousa vers 1546 Jeanne Prévost de Sansac, fille de Guillaume et de Catherine Guy.
Ils eurent au moins :
  - Jeanne, qui épousa le 28 novembre 1576, Louis de La Cropte, seigneur de Saint-Privat (Supplément au Père Anselme).

- de CÉRIS Charles, était dit seigneur des Deffends et de Thuré, le 8 avril 1585.

- de CÉRIS Adam, écuyer, seigneur de Javerzac. Il était vivant à la date du 5 janvier 1608.

- de CÉRIS Antoinette, était en 1621, veuve de Jean de Mathefelon, écuyer, seigneur de la Charrière.

- de CÉRIS Etienne, était cessionnaire de François de Valois, comte d'Allais, comme il apparaît dune transaction faite en 1635, au sujet des sommes qui étaient dues à Etienne de Valois. (Archives de la Charente).

- de CÉRIS Jeanne, dite soeur de Saint-Placide

- de CÉRIS Suzanne, de Châteaucouvert, dite de Saint-François.

- de CÉRIS Louise, de Châteaucouvert, dite de Saint-Maur.

- de CÉRIS Renée, dite soeur de Sainte-Catherine.
Elle était avec Jeanne, Suzanne, et Louise (citées ci-dessus), le 5 mai 1654, religieuses au couvent de l'Incarnation à la Mothe-Saint-Héraye.

- de CÉRIS Gabriel, écuyer, seigneur de Beauregard, et :

- de CÉRIS Louis, habitant la paroisse de Mauzé, furent maintenus nobles en 1667, par Barentin (Gouget).

- de CÉRIS Marie Anne, était le 17 février 1718, épouse de Martial de Londeix, chevalier, seigneur de Puyferrier.

- de CÉRIS Jacques, expatrié pour cause de religion, arrivé à Amsterdam, reparti pour Hambourg, le 20 septembre 1722. (Notes Euschédé).

- de CÉRIS Marie Anne, épousa Pierre Jay, chevalier, seigneur du Châtelard (paroisse de Saint-Front).
Elle fit son testament avec son mari le 18 mai 1723. (Archives de la Charente).

- de CÉRIS Jean Baptiste, chevalier, seigneur de Châteaucouvert.
Il assista le 5 juillet 1725 au mariage de Louis Eutrope Beaupoil de Saint-Aulaire.

- de CÉRIS Jean André, décédé à Pioussay le 7 décembre 1766, âgé de 34 ans.
Il était peut-être un petit-fils de Alexandre, troisième du nom, de la branche de Châteaucouvert.

Branche de CHÂTEAUCOUVERT :
Châteaucouvert est situé sur la commune Migron (Charente-Maritime). Cette terre relevait autrefois de l'évêché de Saintes.

- de CÉRIS Elie, seigneur de la Motte Saint-Claud (alias Château Astier), qui vivait en 1374.
Il fut l'aïeul, ou le bisaïeul du suivant :

I) de CÉRIS Jean, écuyer, seigneur de Château-Renault, et de la Mothe Saint-Claud, en Angoumois. (José Délias : article sur la Mothe dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente).
Il rendit un dénombrement à François de La Rochefoucauld, à cause de sa châtellenie de La Rochefoucauld, le Ier décembre 1486, ou 1496.
Il semble qu'il fut père de :
  1) François, qui suit.
2) Jean, écuyer, seigneur de la Mothe.
Il épousa Anne de La Porte, et en eut :
  a) Marie, qui épousa par contrat du 8 février 1556 Jean Barbarin, écuyer, seigneur de la Breuille, fils de Pierre, écuyer, seigneur de la Breuille, et de Françoise Dassier.

II) de CÉRIS François, seigneur de la Mothe Saint-Claud.
Il rendit hommage à Louise de Savoie, comtesse d'Angoulême, le 10 juillet 1497.
Fut-il le père des enfants qui suivent ?
  1) Hélie, qui suit.
2) Guillemette, qui le 6 juillet 1523, était épouse de Christophe de La Chambre, fils de Nicole et de Perette Ravard.
3) peut-être Bertrande qui épousa vers 1530 Jean de Barbançois, chevalier, seigneur de Charron, en Berry.

III) de CÉRIS Hélie, écuyer, seigneur de Château-Renault (Fontenille), de la Mothe, et de divers fiefs mouvants de la châtellenie de Rochefort sur Charente (Charente-Maritime).
Il était le 6 juillet 1525, sous la tutelle de François de La Rochefoucauld, son oncle. (Acte signé Remond, notaire royal).
Il fit un accord en 1525 avec son beau-frère Christophe de La Chambre, écuyer, seigneur de la Jarrie-Audouin.
Il épousa Jeanne de Saint-Gelais, qui lui donna pour enfants :
  1) Alain, écuyer, seigneur de Château-Renault, et de la Motte Saint-Claud.
Il épousa par acte du 18 juin 1560, reçu Maymand, notaire royal en la Basse-Marche, Jehanne Bonnin (dite Bonnichault), dame de Mortemer, veuve de Mathurin Repousson, écuyer, seigneur d'Artron, et fille de Philippe, écuyer, seigneur de Monthomard, et de Marie de Saint-Amand. Elle en était veuve le 4 février 1588.
De cette union naquirent :
  a) François, qui vendit avec sa mère les moulins banaux de Château-Renault, pour la somme de 3990 livres.
b) Mathurine, qui épousa par contrat sans filiation du 29 janvier 1583, Martial de Roffignac, écuyer, seigneur de Sannat.
c) Madeleine, qui épousa le 8 novembre 1594, (contrat passé au château de la Terne), Raymond de Lambertie, écuyer, seigneur de Menet, du Couraud et du Chapt. Il était fils de François, écuyer, seigneur de Menet et du Couraud, et de Jeanne de La Faye (fille de Jean, écuyer, seigneur de Menet, et de Jeanne Giraud).
Elle eut la garde noble de son fils François, après le testament de son mari, fait en 1598. Son fils François fit lui-même son testament à cause des guerres, le 12 décembre 1615, en faveur de Suzanne de CÉRIS.
( La Motte Saint-Claud fit retour à la famille de La Rochefoucauld par retrait féodal, le 2 août 1606).
2) Charles, écuyer, seigneur de Saint-Claud.
Il assista le 20 mars 1578, au mariage d'Hilaire, son frère.
3) Hilaire, qui suit.

IV) de CÉRIS Hilaire, écuyer, seigneur de la Roche-Coural, Chazel, et de la Mothe.
Il épousa en premières noces le 19 juillet 1564, (alias par contrat du 10 juin 1554), Jeanne de Couchaud, fille de Louis, écuyer, seigneur de Crèvecoeur, etc., et de Louise Grand.
De ce mariage naquit :
  1) Jean, qui suit.
Sans doute devenu veuf, il épousa en secondes noces le 26 mars 1578 Perrette Vigier, dame des Fosses, veuve de Jean de Polignac. Elle lui apporta par ce mariage la seigneurie de Châteaucouvert, et il en fournit le dénombrement à l'évêque de Saintes en 1583.
Ils eurent pour enfants :
  2) Hélie, qui épousa, selon le mode réformé, le 23 avril 1599, Esther Poussard, fille de Jean, écuyer, seigneur de Vandré, et de Hélène de Culant.
De cette union naquirent :
  a) Suzanne, qui épousa Gabriel Lusignan de Lezay, écuyer, seigneur de Puyberland.
Elle était devenue veuve quand elle fut maintenue dans sa noblesse par Barentin, en 1667.
Elle fonda le couvent de Puyberland, fondation qui fut approuvée en 1688 par Gilbert de Clérembault, évêque de Poitiers, et qui fut patenté par le roi Louis XIV.
b) Hélie, écuyer, seigneur de Châteaucouvert, qui épousa vers 1630, Jeanne de Lezay, fille de Jean, écuyer, seigneur de Puyberland. (Archives Historiques de Saintonge - 1887).

V) de CÉRIS Jean, écuyer, seigneur de Châteaucouvert, la Roche-Coural.
Il épousa par contrat passé le 26 avril 1593, (par P. Audayer, notaire), Jeanne de Puyvert, veuve de Jean Turpin, écuyer, seigneur de Bouin, et fille de Barthomé, écuyer, seigneur de Cerzé, et de Claude Aisse.
Ils eurent pour enfants :
  1) Alexandre, qui suit.
2) Abraham, qui fera la branche de Javerzac.
3) sans doute Hélie, qui épousa Marie Boiceau.
Ils eurent :
  a) Suzanne, dite mineure en 1649.

VI) de CÉRIS Alexandre, écuyer, seigneur de Châteaucouvert, et de Boissec (Canton de Matha - Charente-Maritime).
Il épousa par contrat du 11 ou 13 juin 1617, Madeleine Le Royer, fille de Louis, écuyer, seigneur des Bordes, la Liardière, et de Suzanne de Calnard. (Le contrat fut passé aux Bordes, par Porcheron, notaire). Il avait acheté en 1618, avec son beau-père les deux tiers du logis de Boissec, de Philippe de Granges.
Le 10 juin 1629, il partagea avec son frère Abraham la succession de leurs père et mère.
De son union avec Madeleine naquirent :
  1) Alexandre, qui suit.
2) Marie Madeleine, qui épousa le 27 avril 1655, Jean de Pons, écuyer, seigneur de la Chebassière.
Elle en était veuve lorsqu'elle rendit aveu au château de Civray le 22 mars 1694, de son fief et seigneurie du Portault.

VII) de CÉRIS Alexandre, écuyer, seigneur de Châteaucouvert, (paroisse de Migron, élection de Saint-Jean d'Angély), et de Boissec.
Il épousa par contrat du 5 mars 1658 (acte reçu Guéret, notaire), Marguerite des Gittons de Puyvert, fille de Barthélémy, écuyer, seigneur de Chenay (Mairé-Levescault - Deux-Sèvres), et de Catherine Penigault.
Il fut maintenu dans sa noblesse par M. d'Aguesseau, intendant du Limousin, le 7 avril 1668, sur le vu de ses titres remontant à 1473.
Lui et sa femme étaient décédés lors du mariage de leurs enfants, qui étaient :
  1) Alexandre, qui suit.
2) Marie Marguerite, qui épousa le 23 juillet 1693, Charles de Brouillac, chevalier, seigneur de Saint-Martin, frère de Charlotte de Brouillac, épouse d'Alexandre de CÉRIS, son frère.
3) Renée, qui épousa Benjamin des Gittons de Puyvert.
4) Madeleine, qui épousa le 30 mai 1681, Jean de Couvidon, écuyer, seigneur de Fleurac, fils de Bernard, seigneur de la Combe, et de Marie Javelleau. Elle eut en dot la terre de Boissec.
5) Catherine, qui assista au mariage de sa soeur Madeleine.

VIII) de CÉRIS Alexandre, chevalier, seigneur de Châteaucouvert et de Chenay.
Il rendit hommage les 28 février 1695 et 11 mai 1716, à Civray, pour la Vigerie, et les terres sises à Sauzé.
Il épousa par contrat du 22 juillet 1693 (reçu Chabot et Surreau, notaires), Charlotte de Brouillac, fille de Charles, chevalier, seigneur de la Mothe-Comtais, et de Marie Anne de Torchart de La Panne.
Le Ier février 1700, il fut maintenu dans sa noblesse.
Dès 1721, il était déclaré décédé, car à cette date, un aveu fut rendu par sa veuve au château de Civray, pour ses fiefs de la Vigerie et de la Font Chaude. Elle était alors tutrice de ses enfants mineurs, qui étaient :
  1) Alexandre Charles, écuyer, seigneur de Châteaucouvert et de Geay (Canton de Saint-Porchaire - Charente-Maritime).
Il épousa Marie Angélique de Saint-Martin, par contrat du 21 août 1723, fille de Jean Charles, écuyer, seigneur de Puisdeteau, et de Louise Armande de Méchain. Veuve, elle épousa en secondes noces François de Tizon.
Il était décédé en 1737.
De son union avec Marie Angélique naquit :
  a) Marguerite Charlotte, qui épousa le 16 juin 1752, Louis Hector de Saint-Georges de Vérac, dit le comte de Saint-Georges, chevalier, seigneur de Dirac.
Elle lui apporta par son mariage les terres de Châteaucouvert, de Geay (canton de Saint-Porchaire - Charente-Maritime) et de Voissay (canton de Saint-Jean d'Angély - Charente-Maritime).
Elle assista à l'assemblée de la noblesse de Saintonge, réunie à Saint-Jean d'Angély en 1789.
Veuve de bonne heure, elle dut faire face aux dettes de son mari, à la Révolution, et à la perte de ses deux fils.
En 1794, elle était détenue à Brouage.
A son décès, Châteaucouvert échut à sa fille, Marie-Madeleine, qui avait épousé en 1779 le comte Etienne de Raugraff.
2) François Philippe, écuyer, seigneur de Chenay, la Beaucoursière (Le Château d'Oléron - Charente-Maritime), le Gerzeau (Canton de Gemozac - Charente-Maritime), demeurant à Beaulieu (canton de Saujon - Charente-Maritime). (Il habitait de logis en 1750).
Il fut porté au rôle de la capitation dans la paroisse de Corme-Royal (Charente-Maritime), et comparut au ban de la noblesse de Saintonge, en 1758.
Il vendit le 11 août 1763, un fief dont son frère fit le retrait lignager le 18 novembre suivant.
Il possédait encore le logis de la Beaucoursière en 1768.
Il épousa en 1728 Elisabeth Guérin (alias Geffrin), et en eut :
  a) Charlotte, qui épousa, qui épousa Pierre Modeste des Mothes, en 1759. Elle eut en dot la terre du Gerzeau.
3) Louis André, qui suit.
4) Jean, qui était dit mineur le 19 mars 1728.
5) Charlotte, née le 25 avril 1704, et baptisée dans l'église de Migron le 22 août suivant.
6) Marie Radegonde, qui épousa par contrat (reçu à Chenay, le 21 février 1730, par Gueny et Drouineau), Honoré Hyacinthe Desmier, chevalier, seigneur de la Beaumenière et de la Rogneuse, fils de Charles, écuyer, seigneur de la Coste de Chenon, et de Marguerite Bonnin.
7) Marie Jeanne, dite mineure en 1728.
Elle assista aux mariages de sa soeur Radegonde, et de son frère Louis André.

IX) de CÉRIS Louis André, chevalier, seigneur de Chenay.
Il épousa par contrat reçu le 13 avril 1737 (par Drouineau et Guenay, notaires), Catherine d'Anché, fille de Charles, seigneur d'Anché, et de Louise Chapelle.
Le 18 novembre 1743, il retira de René Coullaud, écuyer, seigneur de l'Houmée, le fief de la Salle-Barrin, que lui avait vendu le 11 août précédent, Philippe, son frère.
Il rendit aveu au château de Civray, le 31 août 1744, du fief de Méry Martin, paroisse de Vaussay (Deux-Sèvres).
Il était décéda avant le Ier octobre 1757, ayant pour enfants :
  1) Jean Alexandre, baptisé à Pioussay le 14 juillet 1738.
Il fut inhumé au même lieu le 8 juillet 1742.
2) Anne Marie Madeleine, baptisée à Pioussay le 2 mai 1741.
Elle fut inhumée au même endroit le 10 décembre 1745.
3) Catherine Geneviève, baptisée à Pioussay le 4 juillet 1742.
Elle épousa à Pioussay le 18 août 1757, Jean Cailloux, écuyer, seigneur de la Forgerie.
4) Louis Charles, baptisé à Pioussay le 25 septembre 1743.
Il habitait en 1769, au logis de Fief-Richard, paroisse de Lorigné.
5) Jean Alexandre, qui suit.
6) Louis André, baptisé à Pioussay le 15 janvier 1747.

X) de CÉRIS Jean Alexandre, chevalier, seigneur de Chenay.
Il fut baptisé à Pioussay le 24 septembre 1743.
Il fut officier au régiment de Vexin-Infanterie.
Il épousa, étant en garnison à la Guadeloupe, à la Grande Anse, le Ier mai 1770 (acte reçu Mercier, notaire), Marie Désirée Lauriol, fille de Thomas, écuyer, et de Marie Madeleine Marre, de l'île de la Martinique.
De ce mariage naquirent :
  1) Pierre Alexandre César Désiré, né à la Guadeloupe le 8 avril 1774.
Il fut reçu sous-lieutenant le 4 avril 1787, émigra, et fit toutes les campagnes de l'armée de Condé.
Il fut nommé capitaine de Cavalerie en 1799, et chevalier de Saint-Louis.
Il épousa Charlotte Dorothée de La Broue de Vareilles d'Hulst, chanoinesse de Saint-Cyr, comtesse du Saint-Empire, fille de Nicolas Marie, dit le marquis de Vareilles, et de Louise Julie Adélaïde Langlois de Martigny.
Il décéda à Poitiers le 28 septembre 1850, sans avoir eu de postérité.
2) Louis Charles Thomas, qui suit.
3) Marie Joseph Charles, qui fera la branche II.
4) Marie Charlotte Victorine Désirée, née le 10 juin 1773.
Elle épousa le 21 vendémiaire an IX (13 octobre 1800), Alexandre David de Beaupoil de Saint-Aulaire.
5) Louise, qui assista avec sa soeur Emilie au mariage de leur soeur Marie Charlotte Victorine Désirée.
6) Emilie, baptisée à Couture d'Argenson le 8 juillet 1780.
Elle assista avec sa soeur Louise au mariage de leur soeur Marie Charlotte Victorine Désirée.
7) Sophie, née en 1777, et qui décéda à Poitiers le 31 juillet 1868.

XI) de CÉRIS Louis Charles Thomas, né le 17 avril 1773 à la Guadeloupe.
Il fut sous-lieutenant au régiment de Champagne-Infanterie, et émigra en 1791.
Il fit la campagne de 1792, se rendit en Vendée, y servit en qualité d'officier d'état-major, puis de général en second, breveté sur le champ de bataille, et placé à la tête de la division de Cerisay, forte de 7000 hommes.
Etant maréchal de camp, il protesta contre le premier traité de Jaunais (1795), cependant un peu plus tard, il fut contraint lui même, par la supériorité du nombre, de signer à Montglonne un traité de paix.
Il fut chargé par les princes et le conseil de l'armée de missions importantes de 1797 à 1807.
Il fut nommé en 1804 lieutenant-général, puis en 1816 chevalier de Hohenlhoe, étant chevalier de Saint-Louis depuis 1799.
En 1808, il avait épousé Adeline Eugénie de Fouqueau, qui lui donna pour enfants :
  1) Henri, qui naquit le 21 novembre 1812.
2) Adeline, née le 26 août 1816.

Seconde branche issue de celle de CHÂTEAUCOUVERT :
XI) de CÉRIS Marie Joseph Charles, né à la Guadeloupe le 12 janvier 1775.
Il fut capitaine de cavalerie, et servit en Vendée.
Il décéda à Poitiers le 13 février 1854.
Il avait épousé en 1798 Marie Thérèse Eulalie de Savatte de Genouillé, fille de Gabriel Louis François Mathieu, écuyer, seigneur de Genouillé, et de Marie Henriette Suzanne de Bosquevert.
De cette union naquirent :
  1) Marie Joseph Charles, né à Poitiers le 8 septembre 1799.
Il fut nommé en 1825 juge au tribunal de Bressuire.
Il épousa en octobre 1825 Marie Louise Delauzon, fille de Louis Ferdinand, et de Antoinette Thérèse Pays-Meslier.
Il décéda au mois de décembre suivant.
2) Sophie Gabrielle Estelle, née le 31 août 1801.
Elle épousa Jean Antoine, vicomte de Bridiers.
Elle décéda le 22 novembre 1888.
3) Louis Benjamin, qui suit.

XII) de CÉRIS Louis Benjamin, né à Poitiers le 26 octobre 1802.
Il devint officier de cavalerie, et fut démissionnaire en 1830.
Il épousa à Poitiers le 25 mars 1831 (Bonnin, notaire), Marie Pauline Hélène Beauvisage de Montaigu, fille de Cyr François, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Victoire Dutillet.
Il décéda le 5 mai 1886, ayant eu pour enfants :
  1) Alphonse Henri, né le 5 avril 1832.
2) Cyr François Alfred, né le 12 mai 1834.
Il décéda à Lussac (Vienne), le 24 avril 1887, sans avoir contracté d'alliance.
3) Ernest Gabriel Lubin, né le 12 août 1836.
Il décéda le 17 avril 1845
4) Juliette Augustine, née le 27 juillet 1839.
Elle épousa à Poitiers, peut-être le 17 août 1857, Pierre Hector Pelisson
5) Marie Berthe, née le 28 novembre 1842.
Elle épousa à Poitiers le 21 février 1870, Thomas Louis Gaston Faure (Genestoix, notaire).
6) Joseph Octave, né le 7 mai 1843. Il décéda jeune.
7) Marie Thérèse, née le 21 novembre 1846.
Elle décéda sans alliance.
8) Isidore Gaston, qui suit.
9) Marie Hector, qui décéda le 18 octobre 1857, à la Fougeassière.
10) Marie Valérie, née le 23 octobre 1850.
Elle épousa à Poitiers le 28 mai 1874 (Genesteix, notaire), Ernest Louis François Marie Bernardeau de Valence.
11) Marie Auguste Arthur, né le Ier décembre 1856.
Il décéda le 31 décembre 1871.

XIII) de CÉRIS Isidore Gaston, né le 28 octobre 1848, au logis de la Fougeassière (commune de Nouaillé - Vienne).
Il fut avocat à la cour d'appel de Poitiers.
Il épousa le 3 avril 1875 (Langevin, notaire), Marie Radegonde Amélie Texier d'Arnoult, fille de Henri Emile et de Marie Eloïse Kiaro.

Branche de JAVERSAC (alias JAVREZAC) :
VI) de CÉRIS Abraham, écuyer, seigneur de Javerzac.
Il fit le 10 juin 1628, partage avec son frère Alexandre, devant Rançonnet, notaire royal.
Il épousa en premières noces le 15 novembre 1631, à Loubigné (par contrat reçu Boutau, notaire), Renée de La Couture-Renon, fille de Pierre, écuyer, seigneur de la Couture et de Loubigné, et de Marguerite de Savatte.
De cette union naquirent :
  1) François Marie, écuyer, seigneur de Javerzac. (Partage du 19 juin 1687).
Il fut maintenu avec ses frères et soeurs dans leur noblesse par M. Bégon, intendant de La Rochelle, le Ier février 1700.
Le 22 juillet 1693, il assista au mariage de son cousin Alexandre de CÉRIS avec Charlotte de Brouillac.
Il était alors marié avec Marie de La Chabeaussière.
Ils eurent peut-être pour enfants :
  1) Marie Anne, qui épousa par contrat du 8 novembre 1718 (Demondion, notaire), Pierre Jay, écuyer, seigneur du Châtelard et de Saint-front, fils de Pierre et de Marie Prévost.
Ils firent leur testament mutuel (devant Gavallet, notaire à Aizecq).
Elle était décédée avant le 26 janvier 1729, date à laquelle Pierre Jay passa une transaction avec la soeur de Marie Anne.
Ils n'eurent pas de postérité.
2) Marie Catherine, qui passa une transaction avec Pierre Jay, son beau-frère, le 26 janvier 1729, au sujet des droits qu'elle pouvait faire valoir aux termes du contrat de mariage desdits Pierre Jay et Marie Anne de CÉRIS. Elle était dans ce contrat dite, héritière de sa soeur.
2) Alexandre, écuyer, seigneur de la Forest et de Lorigné.
Il épousa par contrat reçu le Ier février 1686 (Bouchet et Grugnet, notaires royaux), Marguerite Piet, veuve de Louis Grelat, avocat au Parlement de Guyenne.
Il partagea avec François Marie de CÉRIS, son frère, les successions paternelle et maternelle, par acte passé devant Cault, notaire royal, le 19 juin 1687.
3) Pierre, écuyer, seigneur du Mas Cluzeau.
Avec ses deux frères, ils étaient le 30 mai 1664, déclarés mineurs et sous la tutelle de Pierre de La Couture-Renon, leur oncle.
En secondes noces, il épousa avant le 6 mai 1646, Renée de Renesier, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Beauregard.
Ils eurent pour enfant :
  4) Renée, qui épousa René Bonnin, écuyer, seigneur de la Reigneuse et de la Beaumenière.

- BEAUCHET-FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
- Gérard VIGIER et Patrice SÉPULCHRE : article sur Menet, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente; Editions Bruno Sépulchre.
- José DÉLIAS : article sur la Motte, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente ; Editions Bruno Sépulchre.
- Frédéric CHASSEBOEUF : Châteaux, manoirs et logis de la Charente-Maritime. Editions Patrimoines et Médias.
- P. LACROIX : Chroniques de l'Angoumois Occidental
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Cette page a été mise à jour le 26 septembre 2009.