CHABOT


blason de la famille Chabot
D'or à trois chabots de gueules, posés deux et un.
Couronne de comte.
Légende : CONCUSSUS SURGO, alias CONCUSSUS RESURGO (QUAND ON ME FRAPPE, JE BONDIS)

La maison de Chabot a pour berceau le Bas-Poitou, où son nom se trouve dès le début du XIème siècle.
Certains auteurs font remonter la filiation à Pierre, seigneur des fiefs Chabot, époux de Béatrice de Pierre-Buffière. Il aurait été fils de Guillaume IV, duc d'Aquitaine, comte de Poitou, mort en 993.
Cette présomption était fondée sur le fait que la possession des fiefs Chabot faisait partie des domaines des ducs, et fut donnés par Guillaume, duc d'Aquitaine, comme partie d'apanage à Pierre, un de ses fils, qui transmit ainsi le nom de CHABOT.

I) CHABOT Guillaume.
Il signa avec Guillaume de Parthenay, Hélie de Vouvent et d'autres barons de la Gâtine et du Bas-Poitou, une donation faite à l'abbaye de la Trinité de Vendôme en 1070, par Geffroy Martel, comte d'Anjou, époux d'Agnès de Bourgogne, en présence du roi Henri Ier et du comte de Poitou.
Il épousa Mahaud de Lusignan, fille d'Hugues, sire de Lusignan, et d'Almodis de La Marche.
De cette union naquirent :
  1) Thibault, qui décéda sans postérité.
2) Ithier,
qui fut évêque de Limoges en 1052.
Il fut présent au sacre de Philippe Ier, en 1059.
Le Ier avril 1068, il fut présent au concile tenu à Bordeaux par Etienne, légat du Saint-Siège, sous le pontificat d'Alexandre II.
Il fit son testament dès 1062, et décéda en 1073. Il fut inhumé dans l'église de Saint-Augustin à Limoges.
3) Lézin, chevalier, qui accompagna le roi Philippe Ier.
Il faisait partie de sa cour en 1072.
D'une union inconnue, il eut pour enfant :
  a) Ithier, chevalier, vivant en 1080.
Il fut élevé en Allemagne, auprès de sa parente Agnès de Poitou, seconde épouse de l'empereur Henry III, dit le Noir, en 1043, dont elle devint veuve le 5 octobre 1056.
Il épousa Guillemette de Matha-Angoulême.
De cette union naquirent :
  a1) Ferry, qui fut connétable de Frédéric Ier.
Il épousa Adrienne de Souabe, fille de l'empereur Frédéric, duc de Souabe, et de Judith Welf-Bavière.
De cette union naquit :
  a11) Antoinette, qui épousa N. de Châteaumur.
a2) Edette, qui épousa Jean, seigneur de Montbazon, en Touraine.
4) Eudes, qui fut nommé dans un titre de l'abbaye de La Trinité de Vendôme, avec Pierre, son frère, en 1086.
5) Pierre, qui suit.

II) CHABOT Pierre I, chevalier.
Il donna aux pauvres de l'Hôtel-Dieu de Montmorillon, le bois et la terre de Faugerolles, qu'il avait auparavant cédés en alleu à son fils Pierre, moyennant la somme de 50 sols, entre 1060 et 1085. En 1086, il fut également nommé avec son frère Eudes, dans un titre de l'abbaye de la Trinité de Vendôme.
Il épousa Perronelle de La Tour du Pin, fille de Guillaume, et de Rose de Carcassonne.
De cette union naquirent :
  1) Thibaut, qui suit.
2) Pierre, dit de La Tour, du nom de sa mère, et peut-être aussi parce qu'il fut seigneur de la Tour-Chabot.
Quelques années après que son père fut décédé, il donna avec son frère Thibaud, au même Hôtel-Dieu, toute la dîme qu'ils possédaient à Monterbe. Leurs fils Garnier et Eude approuvant cette donation.
D'une union inconnue, il eut pour enfant :
  a) Eude, qui épousa Sybille.
Sa descendance, s'il en eut une, est inconnue.
3) Airard.
4) Ranulphe, alias Radulphe, ou Raoul,

III) CHABOT Thibault Ier, chevalier, seigneur de Sainte-Hermine, du Petit Château de Vouvent.
En 1090, il confirma la cession de la paroisse de Saint-Laur, que Savary de Thouars, vicomte de Fontenay, frère d'Emery III, vicomte de Thouars, fit à l'abbaye de Bourgueuil en Vallée.
Il fut quelques donations à l'abbaye de Bourgueuil et à celle de Déols en 1092. Il confirma également la donation faite à l'abbaye de l'Absie par un nommé Olivier Désiré. Il accorda à cette abbaye l'exemption de tout droit de péage sur ses terres.
Il était encore vivant en 1100.
En 1092, il épousa Alix, dame de Vouvent et de Mairevaut, veuve de Robert de Mauléon, et fille et héritière de Gérard, sire de Vouvent, et d'Ausberte de Montbron.
De cette union naquirent :
  1) Sébran, qui suit.
2) Gaudin, alias Garnier, qui fut nommé en 1148 dans des titres de l'abbaye de Fontevrault.
3) Briant, qui fut nommé dans des titres de l'abbaye de l'Absie.
Il était encore vivant en 1151.
4) Béline, qui fut nommée lors de la fondation de Brisay, en 1120.

IV) CHABOT Sébran Ier, né vers 1070, chevalier, seigneur de Sainte-Hermine, du Petit Château de Vouvent, etc.
En 1135, il assista à la fondation de l'abbaye de Bellevaux, que fit Guillaume II, surnommé Adelême ou Aleaume, évêque de Poitiers.
Pour cette fondation, du consentement de sa femme et de son fils aîné Thibaut, il fit donation d'une maison avec droit de dîmes à Culdebray, ou Quiedfroy.
Toujours en 1135, il donna à l'abbaye de l'Absie, le terrage de Massigné, ce qu'il confirma en 1147, lorsqu'il partit pour Jérusalem et la Terre Sainte, en croisade avec le roi Louis le Jeune.
Il épousa en premières noces Hadellie, fille d'Hugues du Puy du Fou.
De cette union naquit :
  1) Thibault, qui suit.
En secondes noces, il épousa Agnès, dame de la Roche-Servière et de la Grève, fille et héritière d'Hémery, seigneur de la Roche-Servière, et d'Agnès de La Faye.
De cette seconde union naquit peut-être, à moins qu'il soit né de sa première épouse :
  2) Sébran, qui fut archidiacre de Thouars, puis doyen de l'église de Poitiers.
Il fut élu évêque de Limoges en février 1177.
Sceau de Sébran Chabot, évêque de Limoges
Sceau de Sébran CHABOT, évêque de Limoges.
En 1179, il assista au concile de Latran.
Il décéda le 31 mars, alias le 2 avril 1198, et fut enterré à Saint-Augustin.
3) Pierre, qui fut témoin dans un titre de l'abbaye de Montmorillon, en 1152.
4) Garnier, qui fut témoin dans un titre de l'abbaye de Montmorillon, en 1152.
5) Améline, qui épousa Pierre Lunel, seigneur dans le Dauphinois.
Avec l'accord de son mari, elle entra en religion à l'abbaye de Fontevrault en 1150.

V) CHABOT Thibault II, né vers 1100, seigneur de Vouvent, d'Oulmes, de la Roche-Servière, de la Grève et autres lieux.
Vers 1150, il donna le fief de Boidon aux templiers de Coudrie, par charte scellée de son sceau.
En 1173, il renouvela les prétentions de son père au sujet de la garde et avouerie de l'abbaye de Maillezais.
Au moment de son décès, il confirma à l'abbaye de l'Absie, ce que le seigneur de Chantemerle lui avait donné.
Il épousa soit Enor, dame de Châteaumur, fille d'Hugues, seigneur de Châteaumur, et de Jeanne des Essarts; soit Marguerite Loubet, fille d'Alon, seigneur de Bourg-Loubet.
Quel que soit le nom de son épouse, il eut pour enfants :
  1) Thibaud, qui suit.
2) Agnès, qui épousa vers 1170, Pierre de La Garnache.
En 1180, elle fit don aux templiers de la Coudrie.
Elle décéda en 1203.
3) Eustache, alias Eustachie, dame de Vouvent.
Avant 1200, elle apporta à son mari Geoffroy de Lusignan, comte de la Marche, de Japha, et de Césarée en Terre-Sainte, la possession de la ville de Vouvent et des seigneuries qui en dépendent. Il était fils d'Hugues VIII, dit le Brun, sire de Lusignan, et de Bourgogne de Rancon.
4) Alix, qui épousa vers 1180, Raoul de Mauléon.
Elle fut appelée Maltertera dans une charte de son neveu Pierre de La Garnache, en 1203, en faveur de Fontevrault.

VI) CHABOT Thibault III, né vers 1130, chevalier, seigneur de la Roche-Servière, de la Grève, du Petit Château de Vouvent, d'Oulmes et de la Chabocière.
Avec sa femme, il confirma en 1185, à l'abbaye de l'Absie, ce que son père et son aïeul lui avaient donné.
En octobre 1206 fut signée une trêve entre Philippe Auguste, roi de France, et Jean sans Terre, roi d'Angleterre, où parmi de nombreux grands seigneurs figura Thibaud CHABOT.
Toujours en 1206, il donna à l'abbaye de l'Absie tout ce qu'il possédait par acquêts et succession à Benest.
Il épousa Agnès, alias Marguerite de La Motte-Achard, dame de la Motte-Achard et de la Maurière, fille de Guillaume et de N. de CHABOT.
Il semblerait que Thibaut ait eu une autre épouse du nom d'Olive, sans qu'on en sache plus sur cette personne.
Il décéda peu après avoir fait un don en 1213, à l'abbaye de Baldemorière, par charte signée à la Roche-Servière.
De son union avec Agnès naquit :

VII) CHABOT Thibault IV, chevalier, seigneur de la Roche-Servière, et de la Grève.
Il épousa N. d'Oulmes, fille et héritière d'Emery, seigneur d'Oulmes, et de Péronnelle de Vivonne.
De cette union naquirent :
  1) Thibaut, qui suit.
2) Girard, qui fera la branche des sires et barons de Rays, ou Retz.
3) Sébran II, né vers 1200, dit le prud'homme, seigneur de la Tour-Chabot et du Bourg-Chabot. Il fut en 1269 seigneur de la Roche-Servière, puis de la Grève en 1274.
En 1239, il figura avec son frère Girard, parmi les grands seigneurs du Poitou qui prirent part au tournoi de Compiègne, en présence du roi Louis IX.
Par accord passé en 1244 avec ses frères, il eut pour sa part tous les fiefs de Saint-Maixent.
Après le décès de son frère aîné et de son neveu, il devint seigneur de Roche-Servière.
De 1258 à 1267, il fit partie de la commission formée des principaux seigneurs du Poitou, instituée par le comte Alphonse, pour régler les droits du suzerain et de ses vassaux.
En mai 1269, il signa la charte fixant le droit de rachat pour les fiefs de la Gâtine et du Bas-Poitou.
En 1271, il servit le roi Philippe III, dit le Hardi, contre Roger Bernard, comte de Foix, avec 3 chevaliers et 12 écuyers.
Vers 1240, il épousa Amicie, peut-être fille de Lysée Lhermite, seigneur de Châteauneuf en Gâtine.
Il décéda avant 1278, sans postérité.
4) Jeanne, qui épousa Pierre Marbeuf, seigneur de l'Etang.
Ses frères Thibaut, Girard et Sébran lui firent une donation du droit d'usage dans la forêt de la Roche-Cervière, en 1230.

VIII) CHABOT Thibaut V, chevalier, seigneur de la Roche-Servière, des Essarts, de Chantemerle, d'Oulmes, du Petit Château de Vouvent, et de la Loge-Fougereuse.
En 1239, il fit plusieurs donations à divers monastères, comme l'abbaye de l'Absie, l'abbaye de Saint-Maixent, et à l'abbaye de Maillezais.
En avril 1244, il fit un accord avec ses frères Girard et Sébran. Il céda à Girard les terres de Saint-Hilaire du Bois et de la Chapelle-Thermer, avec le fief de Pierre Vivien, dans la châtellenie de Mareuil, et à Sébran, tous les domaines de Saint-Maixent.
Il fut présent en 1246 à la donation que Thibaut Chasteigner fit à Enor, sa cousine, épouse de Pierre Jousseaume.
En 1250, par une charte du mardi avant la Nativité de Saint Jean-Baptiste, il assigna le douaire de sa femme sur ses terres, du consentement de Gérard et Sébran, ses frères.
Il fit son testament en 1251.
En 1269, il participa au tournoi de Cambrai qui eut lieu à l'occasion du mariage de Jean, duc de Brabant, et de Marguerite de France. Il entra en lice le front ceint d'une couronne fleuronnée d'or, portant un écu d'or, à trois chabots de gueules. Son cimier était un chapeau à l'antique d'azur à bout d'argent.
Il épousa vers 1220, Aénor des Brosses, dame des Essarts, fille de Bernard III de Brosse, vicomte de Brosse, d'une branche cadette des vicomtes de Limoges.
De cette union naquirent :
  1) Thibaud, alias Thibaudin, qui fut mentionné dans un acte de 1269, avec Thibaut Chasteigner, chevalier.
Il fut également mentionné dans un autre acte de 1303.
2) Guillaume, seigneur de Chantemerle, qui fut nommé dans l'acte de 1244.
Il semble qu'il décéda jeune et sans postérité, car la seigneurie de Chantemerle passa à son neveu.
3) Agnès, qui figura dans une charte de 1244.
Elle semble avoir épousé Jean du Vergier.
4) Olive, dame de la Rocher-Cervière, mentionnée dans la charte de 1244.
Elle épousa Hervé de Blain, seigneur de Châteauneuf en Gâtine et de Pont-Château.
5) Marguerite, qui épousa par contrat de juin 1243, Guillaume de Beaumont, fils de Guillaume, écuyer.
Le contrat était scellé de 4 sceaux, dont seul deux étaient encore visibles, les deux autres étant perdus :
blason sur un sceau de la famille Chabot, de 1243
 
blason sur un sceau de la famille Chabot, de 1243.
Le premier sceau portait : 3 chabots.
 
Le troisième sceau portait : 3 chabots et un lambel de 3 pendants.
Le contre-sceau portait : un chabot et un S dans la légende.

IX) CHABOT Thibault VI, alias Thibaudin, né vers 1220, seigneur du Petit Château de Vouvent, d'Oulmes, des Essarts et de Volvire.
Le testament de son père en 1251 indique qu'à cette époque, il était déjà marié, et avait engagé tous ses biens, excepté ceux qui venaient de sa femme, en garantie des dettes paternelles.
Dans une donation faite au prieuré de la Sebrandière, dépendant de l'abbaye d'Orbestier, en mars 1258, il apparaît qualifié de sire de Châteaudun et du Château de Volvire.
Vers 1245, il épousa N. de Volvire.
Il décéda peu après 1269, ayant eu pour enfants :
  1) Sébrand, qui suit.
2) Aenor, qui épousa vers 1270, Eble II de Rochefort, seigneur de Faye, de Thors et d'Aubigné.
3) Agnès, qui épousa vers 1273, Thibault III de Beaumont, seigneur de Bressuire. Elle en fut veuve en 1290.
Nommée tutrice de Thibault VII durant sa minorité, elle était encore en vie comme le montre un acte du 6 juin 1299.
4) Mahaut, qui épousa Savary de Vivonne, seigneur de Bourgouin, fils d'Hugues.

X) CHABOT Sébrand III, alias Sébrandin, seigneur du Petit Château de Vouvent, de la Grève, de Chantemerle, des Essarts, d'Aubigny, de Saint-Denis à Chevasse, et de Lairière.
En 1269, il fit hommage au comte de Poitou pour, les fiefs d'Oulmes, du Petit Château de Vouvent, et de l'île Saint-Simon, domaines de son père, ce qui semble prouvé que ce dernier était décédé à cette date.
Vers 1270, il épousa Airois de Châteaumur.
Il décéda en 1298. Sa veuve l'année suivante, avec son fils aîné, fit un accord avec Eble de Rochefort, fils de feu Eble et d'Aénor CHABOT, au sujet de la succession de Sébrandin. Les fiefs d'Oulmes, d'Aubingy, des Essarts et de Saint-Denis la Chevasse, furent alors cédés en partage à Eble de Rochefort, héritier de sa mère.
Airois de Châteaumur en 1299 était dite dame de Chantemerle dans las actes, à cause de son douaire.
Sébrand et Airois eurent pour enfants :
  1) Thibault, qui suit.
2) Guillaume, qui fit la branche des seigneurs de Pressigny.
3) Raoul, qui fut en 1320, avec son frère Guillaume, légataire de leur cousin Maurice de Belleville, qui leur donna les terres de Champagné et de Luçon.
En 1322, il assista au mariage de Marguerite de Bourgneuf, veuve de Guillaume CHABOT, seigneur de la Motte-Achard.
4) Aumur, qui fut mentionnée dans un arrêt du parlement du 29 janvier 1345.
Il ne semble pas qu'elle se soit mariée.

XI) CHABOT Thibault VII, chevalier, seigneur du Petit Château de Vouvent, de la Grève, de Lairière, de la Chabocière, de Volvire, et des Granges de Fontenay.
Il fit un accord en 1299, après le décès de son père, avec Eble de Rochefort, son cousin.
Par transactions faites en 1301 et 1303, avec sa mère, de la succession de son père, il obtint la terre des Granges. (Il était alors qualifié de valet).
Vers 1300, il épousa Jeanne de Saint-Vincent.
Veuve en 1327, elle demanda et obtint la même année son douaire sur les terres de la Grève, Lairière, en la châtellenie des Essarts, de la Jardinière, de la Caillère, de la Bogière, sur les bois de Chabocière, et la moitié des terres de Volvire et des Granges de Fontenay.
De cette union naquirent :
  1) Thibault, qui suit.
2) Marguerite.
3) Jeanne.
4) Perrine, qui fonda avec sa mère, le 4 décembre 1326, le couvent de Sainte-Claire à Fontenay Le Comte.

XII) CHABOT Thibault VIII, seigneur de la Grève, et du Petit Château de Vouvent.
Il fut pendant 16 ans, sous la tutelle de Guillaume CHABOT, son oncle, seigneur de Chantemerle, qui dissipa les biens de son pupille.
Vers 1340, il lui intenta un procès, ainsi que contre sa veuve, et leurs enfants, au sujet de la reddition du compte de la tutelle, et en restitution. Il obtint contre eux condamnation. (Ce procès ne prit fin qu'en 1377).
Vers 1340, il épousa Catherine de Machecoul, fille de Gérard, chevalier, seigneur de Benaste et de Bourgenuf, et d'Aliénor de Thouars, dame du Coutumier en Machecoul.
Il décéda le 25 novembre 1363, ayant eu pour enfant :

XIII) CHABOT Thibault IX, seigneur de la Grève et de Chantemerle, du Petit Château de Vouvent, et de Loge-Fougereuse.
Au mois d'août 1370, il échangea sa terre du Coutumier avec Girard V CHABOT, sire de Rays, pour celle de Saint-Hilaire le Vouhis, en Poitou. Il en rendit hommage au seigneur de Craon, à cause de son château de Mareuil. Il eut un procès pour cette terre contre la veuve du sire de Rays, Marguerite de Sancerre, comtesse de Sancerre, épouse de Girard Charles V, baron et sire de Rays, et fut condamné par arrêt du 23 décembre 1381, à la rendre avec les fruits qu'il en avait levés.
En 1377, il reprit le procès que son père avait eu contre les enfants de Guillaume CHABOT, son grand-oncle, pour la raison de sa curatelle, et obtint la terre de Chantemerle, par un arrêt de 1377.
Le 20 juin 1399, il rendit hommage de la baronnie de la Loge-Fougereuse, au vicomte de Thouars.
Vers 1370, il épousa Amicie de Maure, fille de Jean IV, sire de Maure, et d'Aliette de Rochefort, dame de Quehillac.
Le 3 juillet 1385, il fit un accord avec Jean V, seigneur de Maure, son beau-frère, au sujet de la succession des père et mère de sa femme.
Il décéda peu après 1399.
De son union avec Amicie naquirent :
  1) Louis, qui suit.
2) Marie, qui épousa le 16 janvier 1402, Guy de Beaumont, seigneur de Bressuire, fils de Jean II, seigneur de Bressuire.
Elle décéda vers 1438.

XIV) CHABOT Louis Ier, seigneur de la Grève, de Chantemerle, etc.
Il épousa Marie de Craon, fille de Guillaume II, seigneur de Craon, vicomte de Châteaudun, seigneur de Sainte-Maure, de Marcillac, etc; et de Jeanne de Montbazon. Elle lui apporta les terres de Moncontour, de Marnes, de Montsoreau, de Colombières, de Savonnières, de Jarnac, de Précigny, de Verneuil et Ferrières, de Vaujours, de la Coustanière, etc. (Marie était veuve de Maurice de Mauvivet).
Le 14 juillet 1404, il reçut l'aveu de la châtellenie de Ferrières, de Guillaume de Chiron, valet, qui tenait pour 5 sols de chamberlage, à muance de seigneur, le fief du Puy, en la paroisse de Ferrières, avec avouerie et justice.
En 1420, veuf et tuteur de ses enfants, il fit un arrangement en son nom et celui de ses enfants, et les frères et sœurs de sa femme, relativement au partage de la succession de feu Guillaume de Craon.
Louis décéda en 1422, ayant eu pour enfant de son union avec Marie de Craon :
  1) Thibault, qui suit.
2) Regnauld, qui fit la branche des seigneurs et comtes de Jarnac.
3) Jean, qui décéda sans alliance.
4) Anne, qui décéda sans alliance.

XV) CHABOT Thibault X, seigneur de la Grève.
Il obtint encore du chef de sa mère, les terres de Moncontour, de Marnes, de Ferrière, de Verneuil, de Précigny, de Colombiers, de Savonnière, de Montsoreau, etc.
Il eut pour gouverneur et administrateur de ses affaires, Jean l'Orson, prieur d'Angles aux Chanoines.
En 1427, il avait le bail de ses frères et sœurs.
Il épousa par contrat du 21 juin 1422, Brunissande d'Argenton, fille de Guillaume, seigneur d'Argenton, et de Jeanne de Naillac. Elle reçut en dot 500 livres de rente sur les terres de Buignon et d'Argenton, plus 1000 écus d'or pour ses meubles.
Il fut tué à la journée des harengs, (bataille de Patay), contre les anglais, le 18 février 1429, à Racuray en Beauce.
De son union avec Brunissande naquirent :
  1) Louis, qui suit.
2) Catherine, dame de Moncontour, qui épousa par contrat passé à Saumur, le 6 mars 1445, Charles II de Châtillon sur Marne, (décédé en 1480), seigneur de Sourvilliers, de Marigny, de Bouville et Farcheville, fils de Charles Ier et de Marie des Essarts.
Elle eut en dot la somme de 2600 écus d'or au coin de Charles VII, ayant pour cours 22 sols parisis pièce, dont une partie seulement fut versée comptant.
Elle décéda en 1466.
Sa postérité hérita par la suite de tous les biens de sa branche. Son neveu, René CHABOT, et ses deux nièces Marie et Madeleine, étant décédés sans enfants.
3) Jeanne, dame de Montsoreau et d'Argenton, qui épousa par contrat du 17 mars 1445 Jean II de Chambes, seigneur de Fauguernon et de Vilhonneur, premier maître d'hôtel du roi. (Il fit l'acquisition de la terre de Montsoreau, de son beau-frère), fils de Bernard Ier, et de Sibylle de Montenay. En 1463, le fief de Nitrat (Saint-Amant de Boixe), appartenait à Jean de Chambes. (Danielle ARNAUD)
Jeanne fut première dame d'honneur de la reine Charlotte de Savoie, en 1473 et les années suivantes, avec 2000 francs de pension. Elle en donna quittance de demi-année, le Ier juin 1478, à Guillaume de Nève, trésorier et receveur général des finances en Languedoc. Sur cette quittance se voit son sceau en cire rouge
Sceau de Jeanne Chabot
Sceau en cire rouge sur queue de parchemin, de Jeanne CHABOT, dame de Monsoreau, avec blason parti, au 1 un lion couronné, au 2 trois chabots. Légende : " Scel.... Jehanne...Dame...de Montsoreau".
Le 26 septembre 1493, elle reconnut avec Jehan, son fils, avoir reçu d'Antoine Bayart, receveur général des finances de Languedoc, 3000 livres en déduction de 37700 livres à eux dues par composition faite en récompense des biens meubles de Colette de Chambes, femme du vicomte de Thouars, dont ils étaient héritiers.
Jeanne CHABOT, dame de Montsoreau, fut rendue célèbre par le roman d'Alexandre Dumas, père : La dame de Monsoreau). (Danielle ARNAUD)

XVI) CHABOT Louis II, né vers 1423, chevalier, seigneur de la Grève, de Montcontour, de Montsoreau, de Colombières, de Savonnière, du petit château de Vouvent, de Précigné, de Verneuil, de Ferrières, etc.
Au décès de son père, alors seulement âgé de 6 ans, il fut placé sous la garde de Brunissande d'Argenton, sa mère. En cette qualité, elle rendit foi et hommage lige au roi Charles VII, le 8 juin 1433, pour les châteaux et baronnies de Précigné, et la châtellenie de Ferrières, tenus nuement de lui, à cause de son château de Chinon.
A 14 ans, on lui donna pour tuteur, Guillaume, seigneur d'Argenton, son oncle maternel. Pendant cette époque, son tuteur aliéna plusieurs belles terres de son pupille. Il vendit en effet Précigny à Bertrand de Beauvau, Verneuil à Jean d'Oiron, et d'autres domaines à diverses personnes.
En 1440, Charles, duc d'Orléans et de Valois, neveu du roi Charles VI et père du roi Louis XII, conféra à Louis son ordre du Camail où pendait le Porc-Epic.
Le 18 octobre 1448, comme seigneur de Montsoreau, il reçut les foi et hommage de Louis Bournan, chevalier, seigneur du Coudray, pour raison de la seigneurie du Coudray.
Il servit le roi Charles VII à la conquête de la Guyenne, en 1451.
A son retour, son tuteur étant décédé, il mit en procès son fils, Antoine d'Argenton, qui par transaction passé le 27 juillet 1460, lui céda la baronnie d'Argenton avec les châtellenies des Mottes, de Coppoux et Brisson, Villantrois, Gourgé, Lairigodeau, le Buignon en Gâtine, Souvigny, Vauzelle, la Carrie, la Vacheresse, etc.
Par lettre du 6 avril 1464, Louis XI considérant ses mérites, l'honora de l'office de conseiller et de chambellan de sa majesté.
Le 20 juillet 1458, il fit hommage pour la seigneurie de la Grève, au vicomte de Thouars. Cet hommage fut renouvelé le 2 novembre 1476.
Par lettres du 6 avril 1465, le roi Louis XI le récompensa de ses services en le nommant au titre de conseiller-chambellan.
En 1468, il assista aux Etats-Généraux tenus à Tours, sous le titre de seigneur de la Grève.
En 1472 et 1475, il commanda le ban et arrière-ban de la noblesse de Poitou.
Le 3 juin 1444, il épousa en premières noces Jeanne de Courcillon, fille de Guillaume, chevalier, seigneur de Montleau et de Tillai, et de Thomine de Lespine. La dot de Jeanne fut de 6000 écus d'or.
Louis avait fait son testament le 5 mai 1453 à Charroux.
Jeanne testa du consentement de son mari, le 26 août 1472, et décéda aux environs de 1472-1473.
Louis décéda en 1486, ayant eu pour enfants :
  1) René, né après 1453, seigneur de la Grève.
Il décéda en juillet 1469, sans postérité.
Jeanne CHABOT, dame de Montsoreau, sa tante, se porta héritière.
2) Marie, qui fut recommandée par le testament de son père, en 1453, à Brunissande d'Argenton, sa grand-mère, à Regnaud CHABOT, seigneur de Jarnac et d'Aspremont, son grand-oncle, et à Jean de Chambes, seigneur de Montsoreau, son oncle.
Elle décéda sans enfant.
3) Madeleine, qui épousa par contrat du 4 janvier 1469, Navarrot d'Anglade, chevalier, conseiller et chambellan du roi Louis XI, fils de Guilhem Amanieu, seigneur d'Anglade, et de Jeanne de Montferrand. (Veuf, il épousa en secondes noces Françoise de Volvire).
Madeleine eut pour dot ses droits sur la succession de ses père et mère.
Elle décéda sans enfants. Après son décès, ses biens passèrent dans la maison de Châtillon, issue de Catherine CHABOT et de Charles de Châtillon.
Louis épousa en secondes noces à une date indéterminée Hesseline Chapron, mais il n'en aurait pas eu d'enfants.

Branche des sires et barons de RAYS :
VIII) CHABOT Girard Ier, seigneur de la Motte-Achard et de la Maurière, sire de Rays et autres lieux, fils de Thibault IV et de N. d’Oulmes. (degré VII, branche principale).
En avril 1244, Thibaud IV, son frère aîné, fit un partage de ses biens entre sa femme et ses enfants, et lui céda en même temps, ainsi qu'à son frère Sébran, plusieurs seigneuries. Sa part consista dans les terres de Saint-Hilaire du Bois et de la Chapelle-Themer, et dans un fief dépendant de la châtellenie de Mareuil.
Il épousa en premières noces Théophanie de Montfort, fille d'Eudes.
Elle décéda peu après, sans lui avoir laissé de postérité.
En secondes noces, il épousa vers 1244, Eustache de Rays, ou Retz, fille et héritière de Raoul, sire de Rays, Machecoul, et de Salvagie de La Mothe-Achard. Par ce mariage, elle lui apporta la baronnie de Rays.
En 1246, Girard et sa femme passèrent une transaction avec Geoffroy de Lusignan, seigneur de Saint-Hermine, et sa femme Almodis. Girard et sa femme renoncèrent à leurs prétentions sur la terre des Pineaux en Poitou, et reçurent en échange la moitié de la terre de Thiré et quelques autres droits.
Eustache de Raiz fut enterrée dans l'abbaye de Buzay, à laquelle elle avait fait des dons considérables.
Gérard décéda vers 1264, ayant eu pour enfants :
  1) Girard, qui suit.
2) Guillaume, seigneur de la Mothe-Achard, de la Maurière et du Fief-Magneau, situés en Poitou. Il reçut des seigneuries le 9 mai 1279, de son frère Girard, avec celles de Fief-Magneau et de la Maurière.
Dans sa jeunesse, il s'était rendu en Sicile, avec le duc d'Anjou, et s'y était marié en premières noces, avec Guillemette de Pressay.
De cette union naquit :
  a) Simon, dit de Pouille, qui fut élevé en Italie.
Il vint plus tard en France, et soutint un procès contre le seigneur de Rays et Marguerite de Bourgneuf, veuve de Guillaume, pour l'héritage de son père. Il obtint plusieurs arrêts du parlement de Paris lui adjugeant par provision les revenus des terres du Bas-Poitou.
Il se distingua dans différents combats, et fut qualifié de chevalier dans une quittance qu'il donna le 12 janvier 1351, au trésorier des guerres, de la somme de 15 livres tournois, pour services rendus au roi, pendant les guerres en Poitou et en Saintonge.
Il eut peut-être des enfants établis au royaume de Naples.
Veuf, à son retour en France, Guillaume épousa en secondes noces Marguerite de Bourgneuf, fille de Jean.
Guillaume décéda sans postérité.
Après le décès de son mari, elle épousa en secondes noces Guy II de Surgères, seigneur de la Flocelière
3) Raoul, seigneur de Saint-Hilaire le Vouhis en Poitou, la Maurière en partie (Portion qui avait été donnée à leur sœur Eustachie, depuis défunte), etc.
Il décéda vers 1288.
4) Eustachie, qui épousa Béraud de Maillé.
Elle était veuve en 1277, et décéda avant le 9 mai 1279.
5) Belle-Assez, qui épousa Briant Le Bœuf, seigneur de Nozay. Elle fut dotée de terres à Couéron, près de Nantes.
Elle vivait encore à la date du 27 février 1267, mais était décédée le 20 juillet 1275.

IX) CHABOT Girard II, chevalier, seigneur baron de Rays, seigneur de Châteaugontier.
Il fut l'un des exécuteurs testamentaires de Geoffroy, seigneur de Châteaubriant, en 1262.
En 1266, il confirma les dons que sa mère avait faits à l'abbaye de Buzay.
En 1285, sous la conduite de Jean de Bretagne (lequel assistait le roi Philippe III), il fit le voyage d'Aragon avec les autres grands seigneurs de Bretagne.
Il épousa vers 1264 en premières noces Emme de Châteaugontier, fille de James, seigneur de Châteaugontier et de Nogent le Rotrou, et d'Havoise, dame de Châteaugontier. Emme avait épousé en premières noces Geoffroy III de Poancé, de Martigné, de Ferchaud et de Segré.
Girard II paye en 1262 le rachat de Poancé, de Châteaugontier et de Segré.
Le 13 juin 1265, Pierre, fils de Jean, duc de Bretagne, fit un échange avec Girard et sa femme Emme. Il leur céda la seigneurie de Vue, et la terre de Maumusson, au diocèse de Nantes, et le droit de Gaif (droit d'épaves), sur les côtes de la baronnie de Rays. En échange, ils donnèrent les château, terre et seigneurie de Nogent le Rotrou, avec le droit d'y battre monnaie.
Girard et Emme eurent pour enfants :
  1) Thibaud, qui fut nommé dans l'acte par lequel Emme donna à son mari le tiers de ses biens, et qui décéda sans doute jeune.
2) Eustachie, qui fut fiancée le 28 octobre 1271 à Jean de Coché (qui prit plus tard le nom de Jean de Machecoul). Elle fut remise à son beau-père, mais comme elle était trop jeune pour se marier, il prit l'engagement de la rendre à son père avec tous ses biens, si son fils mourait avant la célébration du mariage.
Elle épousa Jean de Coché, en 1276.
Girard II épousa en secondes noces vers 1274, Jeanne de Craon, fille de Maurice V, seigneur de Craon, sénéchal d'Anjou, et d'Isabeau de Lusignan. Jeanne de Craon décéda vers 1284.
Par ce mariage, Jeanne lui avait apporté la seigneurie de Brion, en Anjou.
De cette union naquirent :
  3) Girard, qui suit.
4) Isabeau, qui fut fiancée le 7 juin 1284 à Olivier III de Machecoul, (frère de Jean de Coché), fils de feu Olivier II. Pour ce mariage, son père lui donna 220 livres de rente, qui reviendront à la famille paternelle si elle, ou ses descendants mouraient sans héritiers directs.
Elle en était veuve en mars 1310.
Girard épousa en troisièmes noces avant 1289, Marguerite des Barres, fille de Jean, seigneur d'Oissery.
Il décéda aux environs de 1295-1296, sans avoir eu d'enfants de sa troisième épouse.

X) CHABOT Girard III, seigneur baron de Rays, seigneur de Machecoul.
En 1332, il plaida contre Hugues l'Archevêque, seigneur de Parthenay, conjointement avec sa femme, pour la part qu'elle prétendait à la succession de ses père et mère.
Sceau de Girard III
Sceau de Girard III CHABOT, baron de Rays - 1292.
Le sceau portait un homme à cheval, armé de toutes pièces, la visière baissée, tenant son écusson chargé de 3 chabots, avec un lambel de trois pièces. Légende : "+ Sigillum Girardi Chabot". Au contre-sceau, trois chabots et lambel : Légende "+ Militis..."
Il épousa le 14 juillet 1299, Marie de Parthenay, fille de Guillaume, dit l'Archevêque, seigneur de Parthenay, de Vouvent, de Soubise; et de Jeanne de Montfort, sa première épouse.
Girard décéda avant le 22 janvier 1338.
De cette union avec Marie naquirent :
  1) Girard, qui suit.
Marguerite, qui épousa le 21 juin 1323, Hervé de Léon, fil d'Hervé, seigneur de Noyans. Elle eut en dot 1300 livres de rente, dont 100 sur les revenus de l'île de Bouin.
Elle décéda en 1333.
3) Jeanne, dite la Folle, pour s'être mariée en 1333, sans le consentement de ses parents, avec Jean de la Musse-Ponthus, qualifié de valet, d'une petite extraction. Elle fut exclue à la suite de ce mariage de la succession de leurs biens présent et à venir.
Etant veuve, elle épousa en secondes noces Fouques de Laval, seigneur de Chaloyau, fils de Guy IX, seigneur de Laval, et de Béatrix de Gavre.
Par ce mariage, elle apporta dans la famille de son mari, la seigneurie de Rays.
Elle décéda en 1341.

XI) CHABOT Girard IV, baron de Rays, seigneur de la Motte-Achard, de Machecoul, de Falcron, de Saint-Hilaire, de Vaujoux, , d'Avrilly, etc.
Il épousa Catherine de Laval, fille de Guy IX, seigneur de Laval, et de Béatrix de Gavre, dame d'Avrilly. Elle eut en dot des rentes qui lui furent assurées par Rase et Jean de Laval, ses frères, comme fondés de pouvoir de Guy IX, seigneur de Laval, leur père.
Girard IV décéda avant 1342.
De son union avec Catherine de Laval naquit :

XII) CHABOT Girard V, baron de Rays, de la Motte-Achard, de Falcron, de Fredefond, de Machecoul, de Saint-Hilaire, de Vaujoux, etc.
Il épousa Philippe Bertrand, dame de Rousseville, fille de Robert, seigneur de Briquebec, et de Marie de Sully-Champagne.
Il décéda avant octobre 1344. Sa veuve plaida le 28 avril 1379, contre Thibaut VII CHABOT, seigneur de la Grève. Elle était encore vivante le 5 février 1392.
Girard V et Philippe Bertrand eurent pour enfants :
  1) Jeanne, dame de Rays, dite Jeanne la Sage, qui hérita de son frère Girard.
Elle était très riche, possédant les seigneuries de Machecoul, Saint-Etienne de Mer Morte, de Pornic, de Prinçay, de Vue, de l'île au Bouin et autres lieux.
En 1392, elle plaida pour avoir restitution de ses terres, dont le duc de Bretagne s'était emparé, et qui l'avait même fait prisonnière.
Elle épousa Roger de Beaufort.
Son mari étant prisonnier en Angleterre, elle contracta un second mariage, mais clandestin, le 8 juin 1379, avec Jean l'Archevêque de Parthenay, son cousin.
Après intervention de l'Eglise, ils durent se séparer. L'excommunication fut levée et le mariage déclaré nul.
Elle épousa en troisièmes noces, François de Chauvigny, baron de Retz à cause d'elle.
N'ayant pas eu d'enfants, elle institua comme héritier en 1400, Guy II de Laval, fils de Brumor, seigneur de Chaloyau, à condition qu'il prendrait le nom et les armes de Rays.
Jeanne décéda le 16 janvier 1406.
2) Girard, qui suit.


XIII) CHABOT Girard VI, né posthume en 1344, baron de Rays, de Machecoul, de la Mothe-Achard, de Falcron, de Fredefonds, comte de Sancerre, seigneur d'Avrillé en Anjou, etc.
Il embrassa le parti de Charles de Blois, duc de Bretagne, contre le comte de Montfort.
Le 3 avril 1357, il participa à la bataille de Navaret, où Dom Pèdre reconquit le royaume de Castille sur Henri de Transtamare.
En 1362, il assigna le douaire de sa mère sur la terre de Saint-Hilaire de Vaujoux, qu'il échangea plus tard pour celle du Coustumier, avec Thibaut VII CHABOT, seigneur de la Grève. Cette assignation provoqua un long procès entre les deux branches, qui durait encore en 1381.
A la bataille d'Auray (en 1364, le jour de la Saint-Michel), il commandait l'arrière-garde de l'armée, où il fut fait prisonnier.
Le 7 octobre 1367, il rendit hommage de la terre d'Avrillé, à Louis, duc d'Anjou et du Maine. Le 18 février 1370, il concéda à Pierre d'Avoir, seigneur de Châteaufromont, la jouissance sa vie durant, de la seigneurie d'Avrillé.
En 1370, il prit part au siège de Bressuire, occupé par les Anglais.
Il épousa Marguerite de Sancerre, comtesse de Sancerre, dame de Sagoune, de Mermande, de Charenton, de Meillant, de Faye la Vineuse, de Saint-Michel sur Loire, de Bois-Bigault, au comté de Sancerre, etc., fille et héritière de Jean III, comte de Sancerre, et de Marguerite, dame de Marmande en Anjou.
Il décéda en 1371.
N'ayant pas d'enfant, ses biens passèrent à sa sœur Jeanne, qui en jouissait encore en 1393.
En 1400, Marguerite de Champagne, veuve de Gérard VI, donna à l'abbaye de Nalhoueste, dite de Fénières, 100 francs d'or pour prier Dieu pour le repos de l'âme de Girard VI, son premier mari. (Elle se maria trois autres fois après).

Branche des seigneurs, barons, et comtes de JARNAC :
XV) CHABOT Regnauld, chevalier, seigneur et baron de Jarnac, seigneur d'Aspremont, de Clervaux, de Chantemerle, de Thouers, de Gallardon, de Saint-Gilles, de Précigny, etc., fils de Louis Ier et de Marie de Craon (degré XIV, branche principale).
Le 26 octobre 1445, il rendit hommage pour sa terre de Moulineuf, alias Cressé (Bourg-Charente) (Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD).
Une montre du Poitou, de 1467, porte Regnauld, seigneur de Jarnac, commandant 20 hommes d'armes. Dans les environs de cette date, il fit élever sur les débris de l'ancien château de Wardrade, le château de Jarnac. Le comte d'Angoulême engagea alors un procès contre Regnauld et deanda la démolition du château. Le procès traîna en longueur, et ce n'est qu'au moment où François Ier devint cote d'Angoulême que le procès fut abandonné.
En premières noces, il épousa Françoise de La Rochefoucauld, veuve de Gilles d'Appelvoisin, seigneur de la Guyraire, et fille de Guy, seigneur de Barbezieux, et de Rosine de Montault, dame de Verteuil.
De cette union naquirent :
  1) Marguerite, qui était sous la tutelle de son père, en 1440. Elle décéda sans alliance.
2) Agnès, qui épousa Guy Chenin, seigneur de l'Ile-Bapaume.
Regnaud épousa en secondes noces en 1437, Isabeau de Rochechouart, dame de Gallardon et de Beauçay, fille et héritière de Jean, seigneur d'Aspremont, et de Brion, et de Jeanne de La Tour-Landry, dame de Clervaux.
Elle fit son testament le 23 août 1473, et fut enterrée dans l'église de Saint-Martin d'Aspremont, auprès de ses père et mère.
Regnaud fit son testament le 21 avril 1471, et décéda en 1476.
De sa seconde union avec Isabeau naquirent :
  3) Louis, baron de Jarnac, seigneur de Brion, d'Aspremont, de Clervaux, de Boussay, de Matha, etc.
En 1468, il fit parti de l'armée que Louis XI avait envoyée contre le duc de Bretagne. Il y conduisait 9 hommes d'armes et 41 archers.
Le 24 mars 1475, avec le titre de conseiller chambellan du roi , il donna quittance de 200 livres tournois, à lui ordonnées pour son entretien de capitaine de partie des nobles du ban et arrière-ban de Poitou, durant l'année 1474.
Il épousa par contrat du Ier avril 1466, Jeanne de Montbron, veuve de Don Martin Henriquez de Castille, et fille de François II, sire de Montbron, seigneur de Matha, vicomte d'Aulnay, et de Jeanne de Vendôme
Le 4 février 1477, Louis, seigneur de Jarnac, d'Aspremont et de Matha, fit avec Jean de Champdeniers, seigneur de Beaulieu, un échange de seigneuries. Jean de Champdeniers lui céda l'hôtel, terre et seigneurie de Beaulieu, sis en la paroisse de "Vaignezeaulx", en la châtellenie de Matha, autrefois acquise d'Eustache de Montbron, vicomte d'Aulnay, et en échange Louis céda à Jean de Champdeniers le fief et hommage, appelé le fief de Besse, sis en la châtellenie de Jarnac, qu'il avait acquit de feue Héliote Hélies, dame de Besse. Quelques jours plus tard, le 16 février, Jean de Champdeniers reçut de Louis, la somme de 200 livres tournois, pour laquelle il constitua une rente de 20 livres, à condition qu'en lui restituant le fief de Besse, objet du précédent échange, il sera libéré de cette rente. Louis se crut alors maître des deux terres. Il en prit possession et en recueillit les revenus. Cependant, un procès fut intenté par Jean de Champdeniers, puis un arrêt du conseil du roi, du 21 novembre 1478, qui cassa et annula l'acte d'échange, et remit les parties en l'état où elles étaient avant ledit acte.
Louis décéda en 1491, sans avoir eu de postérité. Il fut enterré dans l'église Saint-Pierre de Jarnac, dans la chapelle où reposent ses père et mère.
Après son décès, sa veuve épousa en troisièmes noces Louis l'Archevêque de Parthenay, seigneur de Soubise.
4) Antoine, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem.
Après avoir longtemps séjourné à Rhodes, il revint en France, et demeura trois ans dans le château de son frère aîné, Louis, seigneur de Jarnac.
En 1479, le Grand Maître, Pierre d'Aubusson, fit un appel pressant à tous les membres de l'Ordre, de revenir à Rhodes, alors menacé par les Turcs. Il reçut pour son voyage, de ses frères Louis, Jacques et Robert, la somme de 400 écus d'or, moyennant laquelle, il les tint quittes, par acte du 9 juillet 1479, de tout ce qu'il pourrait réclamer dans l'héritage de leurs parents.
Après avoir pris part à la défense de Rhodes en 1480, Antoine revint à nouveau en France.
En 1504, il succéda à Jacques de Château-Châlon, comme grand prieur de France.
Il décéda le 6 novembre 1507, et fut enterré dans le chœur de l'église du prieuré du Temple.
5) François, seigneur et baron de Jarnac après son frère aîné.
Il revêtit l'habit ecclésiastique, où il occupa les dignités de protonotaire du Saint-Siège, de prieur de Cognac, de chanoine et chantre de l'église de Saintes, puis abbé commendataire de Châtres, puis de Baignes.
Après le décès de Louis, son frère aîné, il hérita de la baronnie de Jarnac.
Par son testament du 22 juin 1490, il assura son droit d'aînesse à Jacques, son frère puîné.
Il décéda en 1493.
6) Jacques, qui suit.
7) Robert, seigneur de Clervaux, de Boussay, baron d'Aspremont, etc., et de celles de Maisoncelles et d'Escorpain, par son mariage.
Il épousa avant 1503, Antoinette d'Illiers, (veuve de Louis de Menthon, seigneur de Lornay), fille de Jean, seigneur d'Illiers, et de Marguerite de Chources. (Elle se remaria le 22 octobre 1518 avec Hardouin de Maillé, dont elle resta veuve le 25 janvier 1524).
Robert décéda avant 1518, ayant eu pour enfants :
  a) Paul, seigneur de Clervaux, de Boussay, baron d'Aspremont, de Ferrières, chevalier de l'ordre du roi (Chevalier de Saint-Michel), capitaine de 50 hommes d'armes.
Par contrat du 12 octobre 1537, il épousa Jacqueline de Montigny, dame de Fresne en Vendômois, fille de Jacques, seigneur de Fresne, et de Léonore de Ferrières.
Elle lui apporta les seigneuries du Fresne, du Plessis-Godehost, d'Aufaine et des Essarts.
Il décéda entre 1569 et 1573, sans postérité.
b) Anne, dame de Bouloire, de Maisoncelles et d'Ecorpain.
Elle porta ces terres en mariage, à Jean de Maillé, seigneur de la Tour-Landry, fille d'Hardouin, dit de la Tour-Landry, baron de Château-Roux, et de Françoise de La Tour-Landry.
Elle était en 1572, l'une des dames de la reine, et donna quittance de 400 livres tournois, pour ses gages de l'année 1572, le 7 février 1573.
c) Isabelle, qui épousa en premières noces Charles de Vivonne, seigneur baron de La Chasteigneraie, fils d'André, seigneur de la Chasteigneraie, et de Louise de Daillon de Lude. Il décéda en 1536.
Le 18 juillet 1545, elle était qualifiée de dame de Moulineuf (Cressé - Bourg-Charente) (Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD)
En secondes noces avant la fin de l'année 1551, elle épousa Jacques Turpin, seigneur de Cressé (alias Moulineuf -Bourg-Charente).
8) Marguerite, qui épousa Pierre de Reillac, chevalier, vicomte de Mérinville et de Brigueuil.
9) Françoise, qui épousa par contrat du 19 mars1456, Renaud de Sainte-Maure, seigneur de Jonzac, fils d'Arnaud, seigneur de Montauzier, et de Perette Marchand, dame de Marcilly.
10) Jeanne, qui épousa par contrat du 20 janvier 1466, Pierre de Saint-Julien, écuyer, seigneur de Saint-Vaury, file de feu N. H. Périchon, seigneur de Lasseré, de Saint-Vaury, et de Jeanne de Pierre-Buffière.
11) Philippe, alias Philippine, qui épousa par contrat du 20 janvier 1469, Antoine de Clérambault, seigneur de Maurepas, de la Machefolière en Anjou, et de la Plesse, fils de Gilles, seigneur du Plessis-Clérambault, et de Jeanne Sauvage.

XVI) CHABOT Jacques, seigneur d'Aspremont, de Brion, puis seigneur et baron de Jarnac (en 1493).
Le 22 septembre 1485, il fut fait chambellan et conseiller d'état et privé du roi.
Le 15 septembre 1485, il épousa Madeleine de Luxembourg, veuve de Charles de Sainte-Maure, fille de Thibaut, vicomte de Fiennes, et de Philippe, alias Philippine de Melun, dame de Sottenghen.
blason d'alliance de Jacques Chabot et de Madeleine de Luxembourgblason d'alliance de Jacques Chabot et de Madeleine de Luxembourg
Blasons accolés de 1495, de Jacques CHABOT, baron de Jarnac, qui est d'or à trois chabots de gueules, posés deux et un;
et de Madeleine de LUXEMBOURG, son épouse,
qui est écartelé aux 1 et 4 d'argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, la queue fourchue et passée en sautoir (qui est Luxembourg), aux 2 et 3 de gueules à l'étoile à 16 raies d'argent (qui est Beaux).
Jacques fit son testament conjointement avec sa femme, le 2 mars 1491. Ils y ajoutèrent un codicille le 20 mai 1495.
Il décéda entre 1496 et 1500, ayant eu pour enfants :
  1) Charles, qui suit.
2) Philippe, seigneur de Brion, amiral de France, qui fit la branche des seigneurs de Charny et de Buzançois.
3) Catherine, qui épousa en juillet 1506, Bertrand d'Estissac, chevalier, seigneur dudit lieu et de Coulonges les Royaux. Son contrat de mariage fut passé en la cour du scel de Saint-Jean d'Angély, dans l'hôtel de Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême.
4) Christophe, qui entra dans les ordres et fut moine de Saint-Jean d'Angély.
Au chapitre général du 16 février 1536, il disputa la présidence à Charles de Livennes, abbé de Saint-Cybard.

XVII) CHABOT Charles, baron de Jarnac, seigneur de Brion, de Sainte-Aulaye, de Montlieu, etc.
Ayant rendu de grands services au roi François Ier, ce dernier le fit gentilhomme ordinaire de sa chambre en 1531, chevalier de l'ordre de Saint-Michel le 2 mai 1534, capitaine de 50 hommes d'armes de ses ordonnances, gouverneur de La Rochelle et du pays d'Aunis (1527).
Il fut plus tard nommé vice-amiral de Guyenne en 1544, maire perpétuel et gouverneur de Bordeaux par la démission de son frère Philippe en 1531, gouverneur du château du Ha, etc.
Ce fut à lui et à son frère Philippe, grand amiral de France, que le cardinal de Luxembourg, leur oncle, fit une donation de ses droits et prétentions sur le royaume de Naples, et sur plusieurs terres et seigneuries situées en France, le tout dépendant des successions de Bourbon, la Marche et Armagnac.
Charles recevait 500 livres par an comme gouverneur de La Rochelle, et 300 livres comme capitaine, suivant une quittance de lui, du 4 mars 1532.
Le roi Henri II lui fit don de quelques bois, le 13 avril 1556.
Charles fit construire un château dont un grand parc pourvu de nombreux canaux reliés à la Charente.
le 17 juin 1506, il épousa en premières noces Jeanne de Saint-Gelais, dame de Saint-Aulaye et Montlieu, fille unique et héritière de Jean de Saint-Gelais, seigneur de Montlieu, etc, et de Marguerite de Durfort-Duras.
Le contrat de mariage stipulait que si Jean de Saint-Gelais décédait sans enfant mâle, Jeanne, sa fille héritera de Montlieu et de Sainte-Aulaye, à condition que Charles et ses descendants soient tenus de porter le nom et les armes de Saint-Gelais avec ceux de Chabot.
Elle fit son testament le 29 janvier 1516, décéda peu après et fut enterrée à Jarnac.
De cette union naquirent :
  1) Louis, qui fut à la conquête de Naples, avec Odet de Foix, seigneur de Lautrec, en 1528.
Il y décéda sans laisser de postérité.
2) Guy, qui suit.
3) Françoise.
4) Philippe.
Charles épousa en secondes noces Madeleine de Puyguyon, fille de Jacques, seigneur de Puyguyon, et de Marguerite Amenard.
Charles décéda en 1559, ayant eu pour enfants de sa seconde union :
  5) Catherine, qui vivait en 1548.
6) Charles, seigneur de Sainte-Foy.
Il fut guidon de la compagnie de 50 lances des ordonnances de Guy CHABOT, son frère du premier lit.
Le 13 septembre 1544, il donna quittance à Guy de La Maladière, de 50 francs pour le quartier de janvier 1543, de son état, outre sa place d'homme d'armes. Son sceau portait trois chabots. Il était lieutenant de 40 lances des ordonnances, toujours sous le commandement de son frère Guy.
Le 19 avril 1547, il donna une autre quittance à Nicolas de Troyes, trésorier des guerres, de 45 francs 13 sous, pour deux mois et six jours de son état de lieutenant des quartiers d'avril et de juillet 1546, à 250 francs par an.
Le 29 juillet 1550, il donna une quittance de gages, étant lieutenant de la compagnie du seigneur de Montlieu.
Son sceau portait pour alors pour blason :
Blason de Charles Chabot, en 1561
Ecartelé aux 1 et 4 d'or trois chabots de gueules posés deux et un, aux 2 et 3 d'or une tête de cheval de sable (qui est Puyguyon).
Le 24 mars 1561, comme lieutenant d'une compagnie de 30 lances des ordonnances, sous le prince de Condé, il donna une nouvelle quittance de gages. Son sceau portait alors pour blason :
Blason de Charles Chabot, de 1561.
Ecartelé aux et 1 et 4 d'or à trois chabots de gueules posés deux et un, au 2 d'argent à un lion couronné à la queue fourchue et passée en sautoir de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, au 3 de gueules à l'étoile à 16 raies d'argent, sur le tout, un écusson d'or à une tête de cheval de sable.
Le 7 juillet 1561, il reconnut avoir reçu de François de Racouis, trésorier des guerres, 162 francs 10 sous pour son état du quartier d'avril de la même année.
Il épousa Jeanne Françoise Joubert, fille de François, seigneur de Lamerey et de Lancret.
Charles décéda en 1573 au siège de Rouen. Sa veuve se remaria en secondes noces avec Jean de Ferrières, vidame de Chartres.
De l'union de Charles et de Jeanne Françoise naquirent :
  a) Esther, dame d'Andilly, du Marais, du Breuil, du Marais d'Aguré, et de Jarnac en partie.
Elle épousa Charles de Fonsèques, baron de Surgères, fils de René, baron de Surgères, et d'Anne de Cossé.
b) Jeanne, qui épousa le 16 mars 1551, François de Pierre-Buffière, vicomte de Châteauneuf en Limousin, vicomte de Comborn, fils de Louis III et de Louise d'Aubusson. François décéda avant 1576.

XVIII) CHABOT Guy Ier, (que le roi François Ier nommait Guichot), baron de Jarnac, seigneur de Montlieu, de Saint-Gelais, de Sainte-Aulaye, et de Longchamp.
Il fut connu tout d'abord sous le nom de seigneur de Montlieu, et fut chevalier de l'ordre de Saint-Michel, premier gentilhomme de sa chambre.
Il fut d'abord guidon de la compagnie de Monsieur l'amiral (Philippe CHABOT, dit de Brion), puis capitaine de 80 lances des ordonnances le 17 janvier 1539. Il en donna quittance à Girard Saque, payeur de sa compagnie, de 200 francs pour les quartiers d'octobre et de janvier 1538, pour son état de guidon, outre sa place d'homme d'armes, laquelle quittance était scellée de son sceau portant trois chabots posés deux et un.
Le 4 janvier 1547, il donna quittance à Jacques Veau, trésorier des guerres, d'une somme de 500 francs, pour les quartiers de janvier 1546 et avril 1547, de son état de capitaine de 40 lances.
Il donna de nombreuses autres quittances au fil des années.
Guy acquit une grande célébrité par son fameux duel avec François de Vivonne, seigneur de la Châteigneraye. La cause de ce duel trouve sa source dans le fait qu’un jour, la rivale de sa femme, Diane de Poitiers, fit demander à Guy d’où lui venait la richesse de ses vêtements, il répondit qu’il la devait à la générosité de sa belle-mère, Madeleine de Puyguyon. Ces propos furent déformés par  le Dauphin et Diane de Poitiers pour le ridiculiser (le bruit couru que cette générosité cachait des faveurs plus spéciales), Guy opposa un démenti pour convaincre son père et sa belle-mère de son innocence, et ne pouvant  provoquer le Dauphin en duel, ce fut François de Vivonne, son ami, qui le représenta. Guy demanda au roi François Ier, la permission pour le duel, mais celui-ci refusa. Il fallut attendre l’avènement d’Henri II, qui l’accepta pour qu’il puisse enfin venger son honneur et celui de sa belle-mère. Le roi accepta le combat par lettres du 11 juin 1547, et le duel eut lieu le 10 juillet. L'issue en fut que Guy tua son adversaire grâce à sa fameuse botte, dite Coup de Jarnac depuis.
En 1569, il fut confirmé dans les charges de premier gentilhomme de la chambre du roi Charles IX et du duc d'Orléans, de capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances du roi, de gouverneur et lieutenant-général pour le roi en la ville de La Rochelle et pays d'Aunis, de maire perpétuel de Bordeaux et de capitaine du château du Ha, en laquelle qualité il donna encore quittance le 10 août 1572, à Charles d'Ost, receveur ordinaire de Bordeaux, de 691 francs 17 sous 6 deniers, sur la demi-année de ses gages du Ier janvier au dernier jour de juin 1572, à Bordeaux.
Il épousa en premières noces par contrat du 29 février 1540, passé au château de Blois, Louise de Pisseleu, fille de Guillaume, seigneur de Heilly, et de Madeleine de Laval-Montmorency, sa troisième épouse.
De cette union naquirent :
  1) Léonor, qui suit.
2) Charles, qui décéda sans postérité.
3) Jeanne, qui épousa en premières noces le Ier juin 1560, René Anne d'Anglure, baron de Givry, comte de Tancarville, fils de François, vicomte d'Estoges, et de Marie de Verès. Il fut tué à la bataille de Dreux en 1562.
En secondes noces, elle épousa en 1564, Claude de La Chastre, seigneur de la Maison-Fort, maréchal de France, fils de Claude, seigneur de la Maison-Fort, et d'Anne Robertet, dame de La Ferté-Reuilly.
Guy épousa en secondes noces après 1563, Barbe Cauchon de Maupas, veuve de Symphorien de Durfort, seigneur de Duras, fille de Thierry, seigneur de Maupas, et d'Adrienne de Bossut-Longueval.
Dans son testament du 4 septembre 1577, elle était qualifiée de dame de Jarnac et du Pujols.
Guy était encore vivant en 1584, année où il donna quittance de sa pension de maire de Bordeaux.
La date de son décès doit se située peu après le 6 août 1584.

XIX) CHABOT de SAINT-GELAIS Léonor, baron de Jarnac, seigneur de Saint-Gelais, de Sainte-Aulaye, de Montlieu, de Cosnac, etc.
I fut gentilhomme de la chambre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances, etc.
En qualité de seigneur de Montlieu et de lieutenant de 30 lances des ordonnances du seigneur de Jarnac, son père, il donna quittance le 29 juillet 1560, à François de Racouis, trésorier des guerres, de 278 francs 1 sou 1 deniers un tiers, pour 5 mois 4 jours de son état de lieutenant, commençant le 27 janvier 1559 et finissant le dernier jour de juin suivant, à 600 francs par an.
Il en donna une autre en la même qualité, datée du 12 février 1563, à Claude Lion, trésorier des guerres, de 160 francs 10 sous pour son quartier d'avril.
blason sur un sceau d Léonor de Chabot Saint-Gelais
Cette quittance était scellée en cire rouge, portant trois chabots avec une étoile en chef,
et une couronne de baron au dessus de l'écu.
Une troisième quittance, où il se qualifia de lieutenant d'une compagnie de 50 hommes d'armes des ordonnances, sous le seigneur de Jarnac, qu'il donna étant à Surgères, le 26 avril 1572, à Etienne de Bray, trésorier de l'ordinaire des guerres, de 162 livres 10 sous, pour son quartier de janvier, était scellée de cire rouge sur parchemin. Elle portait trois chabots et une couronne de baron.
Il servit Henri IV dans toutes ses guerres.
En premières noces, il épousa Marguerite de Durfort, veuve de Philippe de Belleville, comte de Caunac, fille de Symphorien, seigneur de Durfort, et de Barbe Cauchon de Maupas.
De cette union naquirent :
  1) Guy, qui suit.
2) Jean, seigneur de Sainte-Aulaye, qui épousa Charlotte de Clermont-Gallerande, fille de Georges, marquis de Gallerande, et de Marie Clutin.
Il décéda sans postérité vers 1618.
3) Charles, seigneur de Sainte-Aulaye après son frère.
Il fut l'auteur de la branche des ducs de Rohan.

4) François, qualifié de chevalier dans l'ouvrage du Père Anselme.
Il fut religieux, sans que l'on en connaisse d'autres détails.
5) Hélène, qui fut religieuse.
6) Françoise, qui fut religieuse.
7) Catherine, également religieuse.
Léonor épousa en secondes noces, par contrat du 11 mars 1571, Marie de Rochechouart, fille et héritière de Charles, seigneur de Saint-Amand, et de Françoise de Maricourt.
Il décéda en 1605, ayant eu pour enfants de cette seconde union :
  8) Eléonore, dame de Saint-Gelais, et comtesse de Cosnac.
Elle épousa en premières noces en 1606, Louis de Vivonne, seigneur de La Chasteigneraie, fils de Charles, baron de La Chasteigneraie, et de Renée de Vivonne. Il décéda sans postérité en 1612.
Eléonore épousa alors en secondes noces avant le 27 décembre 1613 (date du contrat de mariage de sa sœur puînée), Jacques d'Harcourt, marquis de Beuvron, fils de Pierre, marquis de Beuvron, et de Gillonne de Goyon de Matignon.
Après le décès de Marie de Rochechouart, veuve de Léonor CHABOT, survenu le 17 mars 1614, eut lieu le partage de sa succession entre ses trois filles. Eléonore eut pour sa part la terre et le comté de Cosnac.
9) Claude, qui épousa Aloph de Rouault, seigneur de Thiembrune et de Sérifontaine, fils de Nicolas Ier, seigneur de Gamaches, et de Claude de Maricourt.
Sa part de succession en 1614, fut la terre et seigneurie de Burie, la moitié de celle de Saint-Amand, de Lachinville et de Leudeville.
10) Marie, qui épousa en premières noces le 27 décembre 1613, Urbain Gillier, seigneur de Puy-Garreau, baron de Marmande, fils de René, et de Claude de Laval. En faveur de ce mariage, les seigneur et dame de Puygarreau donnèrent à leur fils la terre et baronnie de Marmande. Urbain décéda en 1639.
En secondes noces, elle épousa par contrat du 9 août 1640, François de Vernou, seigneur de la Rivière-Bonneuil, fils de Louis et de Louise de Marans.
La part de Marie dans la succession de 1614 fut les seigneuries de Sigournay, de Puy-Belliard et de Chantonnay, dans la mouvance de la vicomté de Thouars.

XX) CHABOT de SAINT-GELAIS Guy II, baron de Jarnac, seigneur de Saint-Gelais, de Montlieu, de Marouette, et de Grésignac.
Il fut créé comte de Jarnac par lettres patentes du roi, enregistrées au parlement.
En 1584, il succéda à son grand-père comme gouverneur de La Rochelle.
Capitaine de 100 chevau-légers, il fut nommé vers 1616, lieutenant-général pour le roi en Saintonge, sous le prince de Condé.
Il fut nommé chevalier de l'ordre de Saint-Michel, et conseiller d'état le 30 juin 1614.
En premières noces, il épousa le Ier février 1609, Claude de Montagrier, dame de Marouette, ou mademoiselle de Grésignac, fille d'Antoine, seigneur de Montagrier, et d'Isabeau d'Abzac de La Douze. Elle hérita de la terre de Marouette qu'elle porta dans la famille de son mari.
De cette union naquit :
  1) Jacques, seigneur de Montlieu, qui décéda sans postérité en 1648.
Guy épousa en secondes noces le 21 mai 1620, Marie de La Rochefoucauld, fille d'Isaac, baron de Montendre et de Montguyon, et d'Hélène de Fonsèques.
Il testa en 1640, et décéda peu après, ayant eu pour enfants de sa seconde union :
 

2) Louis, qui suit.
3) Guy Charles, qui fut abbé, puis prieur de Jarnac et de Montours. Il résigna le prieuré de Montours le 22 novembre 1675.
Il devint doyen du chapitre de Saintes, en 1665.
En 1676, il reçut une partie de la seigneurie de Marouette.
En 1679, il fonda et dota la Chapelle Saint Charles Borromée en l'église Saint-Pierre de Jarnac.
Après le décès de son frère, il devint prieur de Jarnac.
Il fit son testament le Ier décembre 1679, et fit ajouter un codicille le 18 du même mois. Il décéda la même année.
4) François, alias Isaac, né le 10 juin 1629, dit le chevalier de Jarnac, chevalier de Malte où il fut reçu le 5 février 1644.
Il fut institué légataire universel de Catherine CHABOT sa nièce, lors de son entrée au couvent de Puyberland, le 23 janvier 1683.
Il fit son testament au château de Jarnac, le 4 avril 1685, et institua pour héritier Louis CHABOT, son petit-neveu, fils de Guy Henri CHABOT, comte de Jarnac.
Il décéda le 7 avril 1685.
5) Claire, qui fut religieuse carmélite à Paris. Elle fut nommée prieure.
Elle décéda le 14 janvier 1691.
6) Charlotte, et
7) Marie, qui furent religieuses à l'abbaye Notre-Dame, hors les murs de la ville de Saintes.
Elles firent leur testament, étant novices, au moment de faire profession, le 4 janvier 1647, et instituèrent leur frère aîné, Louis, leur héritier universel.


XXI) CHABOT Louis III, né le 19 septembre 1626, comte de Jarnac, marquis de Soubran en Saintonge, baron de Montlieu, seigneur de Saint-Gelais, de Marouette, de Grésignac, de Clion, de Sommessac, de Sémillac, de Lange, etc.
Il fut conseiller du roi en ses conseils, maître de camp d'un régiment de cavalerie, puis maréchal de camp des armées du roi.
En octobre 1651, il eut commission du roi pour assembler la noblesse de Saintonge, à Cognac, alors attaqué par le prince de Condé, pendant la Fronde.
Le 26 février 1648, il épousa Catherine de La Rochebeaucourt, marquise de Soubran, fille et héritière de Jean, marquis de Soubran, conseiller du roi en ses conseils et lieutenant pour sa majesté dans les ville et château d'Angoulême, et des ville et citadelle de Saintes; et de Jeanne de Galard de Béarn.
Il fit son testament le 23 septembre 1665, et Catherine, le 22 janvier 1668.
Louis décéda le 9 octobre 1665 et fut enterré le 13.
De son union avec Catherine naquirent :
  1) Guy Henry, qui suit.
2) Henry, qui décéda jeune.
3) Guy Charles, né le 2 novembre 1653, qui fut abbé de Jarnac, et doyen du chapitre de Saintes.
Il décéda en 1730.
4) Joseph François, né le 4 avril 1656. Il décéda jeune.
5) Joseph Louis Augustin, né à Jarnac le 28 novembre 1662, qui était chevalier de Malte en 1675.
Il décéda en décembre 1686.
6) Hélène, dite mademoiselle de Jarnac, née le 22 décembre 1658, à Jarnac.
Elle fut fille d'honneur de madame la Dauphine.
Elle décéda à Versailles en mai 1687, sans alliance.
7) Françoise, née le 4 avril 1660 à Jarnac. Elle décéda jeune.
8) Julie Eustache, née à Jarnac le 23 septembre 1661, dite dame de Jarnac.
Elle décéda en 1687.
8) Françoise, née le 27 septembre 1663, à Jarnac.
Elle épousa Charles François de La Rochefoucauld, marquis de Surgères, fils de Charles François, marquis de Surgères, et de Charlotte de La Rochefoucauld d'Estissac.
9) Catherine, née à Jarnac le 26 juin 1665, nommé mademoiselle de Jarnac, qui fut religieuse au couvent de Puyberland, au diocèse de Poitiers.
Elle fit son testament avant sa profession, étant encore novice, le 23 janvier 1683, et institua son oncle, François CHABOT, chevalier de Jarnac, son héritier universel.

XXII) CHABOT Guy Henry, né le 27 novembre 1648 à Jarnac, comte de Jarnac, marquis de Soubran, seigneur de Clion, Sommessac, Marouette, Grésignac, Sémillac, etc.
Il fut conseiller du roi en ses conseils, capitaine d'une compagnie au régiment de cavalerie du Dauphin, puis lieutenant-général dans ses provinces de Saintonge et Angoumois, par lettres du 31 janvier 1678. (Enregistrées le Ier juillet suivant).
En premières noces, il épousa le 21 août 1669, Marie Claire de Créquy, fille d'Adrien, vicomte de Houlles, seigneur de la Cressonnière, et de Jeanne Lamberte de Launoy.
Elle décéda au palais d'Orléans (nommé depuis, le Luxembourg), le 29 mars 1684.
Guy Henry et Marie Claire eurent pour enfants :
  1) Louis, comte de Jarnac, appelé le comte de Chabot, né en novembre 1675.
Il décéda avant le 29 septembre 1690.
2) François Philippe, né le 31 décembre 1679, marquis de Soubran, puis comte de Jarnac.
Il décéda jeune et sans postérité.
3) Gillonne Gabrielle, qui décéda jeune et sans alliance.
Guy Henry épousa en secondes noces le 17 mai 1688, Charlotte Armande de Rohan, fille de Charles, duc de Montbazon, et de Jeanne Armande de Schomberg.
Il décéda le 16 décembre 1691, alias le 5 mars 1691.
Veuve, Charlotte Armande épousa en secondes noces le 15 avril 1693, Pons de Pons, comte de Roquefort. Elle décéda en 1705.
Guy Henry et Charlotte Armande eurent pour enfants :
  4) Guy Armand, né le 10 juin 1689, marquis de Soubran, puis comte de Jarnac.
Il décéda sans avoir été marié le 28 août 1707.
5) Henriette Charlotte, née le 4 juin 1690 à Jarnac, et baptisée le lendemain à Saint-Pierre de Jarnac, comtesse de Jarnac, marquise de Soubran, Sommessac, Sémillac, Marouette, etc.
Elle resta la seule héritière de la branche aînée de sa maison, et épousa en premières noces, par contrat du 2 juin 1709, et le 13 juillet 1709, Paul Auguste Gaston de La Rochefoucauld, dit le chevalier de Montendre, fils de Louis Charles, marquis de Montendre, et d'Anne Pithou de Luyères. Il prit à cause d'elle, le titre de comte de Jarnac, dont elle avait hérité à la mort de son frère.
Paul Auguste décéda sans postérité le 19 décembre 1714, à Paris.
Henriette Charlotte épousa en secondes noces le 19 juin 1715, son cousin, Charles Annibal de ROHAN-CHABOT, dit le chevalier de Léon, fils de Louis, duc de Rohan, et de Marie Elisabeth du Bec de Vardes-Grimaldi. Charles Annibal prit alors aussi le titre de comte de Jarnac.
Henriette Charlotte décéda en son hôtel, place Vendôme à Paris, le 27 août 1769, sans laisser de postérité.
Elle avait fait conjointement avec son mari, la substitution du comté de Jarnac, le 31 mars 1751, en faveur de Louis Auguste de ROHAN-CHABOT, vicomte de Rohan, fils de Louis Bretagne Alain, duc de Rohan, et de Françoise de Roquelaure.
La condition pour lui et sa postérité, fut de ne porter que le nom seul et les armes simple des CHABOT, ce qui fut approuvé et confirmé par lettres patentes du roi données à Versailles le 27 mai 1751, et enregistrées au parlement de Paris le 16 juillet suivant, et à Angoulême le 15 novembre de la même année.
En conséquence de quoi le vicomte de Rohan prit le nom de vicomte de Chabot, du vivant du comte et de la comtesse de Jarnac. Cependant étant décédé sans enfants, le 14 octobre 1753, ses droits au comté de Jarnac passèrent, aux termes de la substitution et aux mêmes conditions, à Charles Rosalie de ROHAN-CHABOT, dit le vicomte de Chabot, fils cadet de Guy Auguste, comte de Chabot, et d'Yvonne Sylvie du Breil de Rais, qui prit après la mort du comte et de la comtesse de Jarnac, le nom de comte de Jarnac, et qui ne joignit plus le nom de Rohan à celui de CHABOT, même dans les actes.
Le 8 juin 1751, Henriette Charlotte et son mari Charles Annibal, vendirent, sous réserve de la faculté de rachat et moyennant 4700 livres de principal, plus 500 livres de lods et rentes, à Pierre Souchet, procureur au présidial d'Angoumois, et à Marie Mesnard, sa femme, 9 articles de rentes nobles, directes, seigneuriales et foncières, comportant directité et tous autres droits féodaux, assis sur les paroisses de Dignac et Villars, châtellenie de La Valette. (Caillaud, notaire royal à Angoulême). (Collection des Inventaires Sommaires des Archives départementales antérieures à 1790).
Elle décéda le 27 août 1769 à Paris, dans son hôtel de la place Vendôme.

Branche des seigneurs de SAINTE-AULAYE :
XX) CHABOT Charles, seigneur de Saint-Gelais, de Sainte-Aulaye, de Mussidan, etc, fils de Léonor et de Marguerite de Durfort (degré XIX, branche de Jarnac).
Il épousa en 1613 Henriette de Lur de Saluces, fille de Michel, chevalier, seigneur de Longa, baron de Mussidan, et de Marie Raguier d'Esternay.
Il décéda avant le 26 août 1626.
De son union avec Henriette naquirent :
  1) Charles, né en 1615, seigneur de Sainte-Aulaye, nommé le comte de Chabot.
Capitaine au régiment de cavalerie des Roches-Baritaud, il était maréchal de camp, lorsqu'il fut blessé à la tête au siège de Lérida. Il décéda des suites de ses blessures à la fin du mois de mai 1646.
Il n'avait pas été marié.
2) Henry, qui suit.
3) Guy Aldonce, né en 1619, appelé le chevalier de Chabot.
Entré dans la carrière des armes, il était lieutenant, lorsqu'il fut blessé à Poligny le 18 juin 1638. Il se trouva aux batailles de Rocroy en 1643, de Fribourg en 1644, et de Nordlingen le 3 août 1645.
Nommé capitaine et gouverneur de Rozières en Lorraine par le Grand Condé, il prit part en juin 1646, au siège de Courtrai, en qualité de maréchal de camp, puis en septembre 1646 à celui de Dunkerque. Il y reçut des blessures graves dont il décéda le 11octobre suivant.
4) Jeanne, qui décéda sans alliance.
5) Lydie, qui épousa en 1634 François de l'Espinay, seigneur de Bellevue.
Ils demeuraient à Pachot, paroisse de Sainte-Aulaye, le 16 août 1676, quand ils firent cession d'une créance de 600 livres, sur le sieur du Buisson, juge de Claix, en remboursement de marchandises et d'obligations, à Jean Arnald, marchand de soie. (Audoin, notaire royal à Angoulême) (Inventaire sommaire des archives départementales antérieur à 1790).
En octobre 1647, elle céda à son frère Henry, duc de Rohan-Chabot, sa part dans la terre de Sainte-Aulaye, moyennant 27000 livres.
6) Anne, dite mademoiselle de Chabot.
Le 16 septembre 1655, elle vendit à Marguerite, duchesse de Rohan, veuve de son frère Henry, ses droits dans la terre de Sainte-Aulaye, moyennant 9000 livres.
Elle décéda sans alliance, à Paris, en juin 1696, et fut inhumée dans l'église de Saint-Paul.
7) Judith Marguerite, qui fut religieuse à Farmouthiers.
Elle décéda à Paris, paroisse de Saint-Nicolas des Champs, le 7 décembre 1650.

XXI) CHABOT Henry, né en 1616, seigneur de Sainte-Aulaye.
Après son mariage, il fut titré duc de Rohan, pair de France, duc de Frontenay, prince de Léon et de Soubise, comte de Porhoët et de Lorges, marquis de Blain et de la Garnache, baron de Monchamps, du Parc et de Vandrenne, seigneur d'Hiéric, de Fresnay, etc.
Il servit aux sièges d'Hesdin en 1639, d'Arras en 1642, de Thionville en 1643 où il fut blessé, et de Gravelines en 1644.
En 1647, il fut nommé gouverneur d'Anjou, et fut créé duc et pair de France en décembre 1648. Il prêta serment de duc et pair au parlement de Paris le 15 juillet 1652.
Il prit part à toutes les guerres de la Fronde, étant du côté du prince de Condé.
Le 6 juin 1645, puis à l'église de Saint-Nicolas des Champs à Paris, le 27 janvier 1646, il épousa avec dispense du pape, Marguerite de Rohan, sa cousine, et prit au moment de son mariage, le nom de Rohan, dont les honneurs lui avaient été assurés d'avance par brevets particuliers du roi, en date des mois de février et de mai précédent.
Marguerite de Rohan, duchesse de Rohan et de Frontenay, princesse de Léon et de Soubise, marquise de Blain et Garnache, etc. née en 1617, était fille unique et seule héritière de tous les biens de son père, Henri, vicomte, puis duc de Rohan, pair de France, et de Marguerite de Béthune-Sully.
Suite à une contestation des autres membres de la famille de Rohan, des lettres patentes furent données par le roi, le 19 septembre 1646, homologuant la transmission des biens et des titres, ainsi que la condition relative aux nom et aux armes des Rohan.
Cependant, la pairie ayant été éteinte par le décès du duc de Rohan, sans enfant mâle, conformément à la clause des lettres patentes d'érection, le duc de Rohan ne pouvait encore se qualifier duc et pair. De nouvelles lettres d'érection intervinrent, données à Paris en décembre 1648, rétablissant la duché-pairie de Rohan en faveur de Henry CHABOT, et à ses descendants mâles. Ces lettres furent enregistrées au parlement, le 15 juillet 1652.
En 1649, il acheta du maréchal de Brézé, sous le titre de duc de Rohan, la nomination au gouvernement d'Anjou, pour 300 000 écus.
Henry, en qualité de duc de Rohan, et de premier baron de Bretagne, et président né de la noblesse aux Etats de cette province, prêta serment devant le parlement de Rennes, le 29 août 1653.
blason d'alliance de Henry Chabot et de Marguerite de Rohanblason d'alliance de Henry Chabot et de Marguerite de Rohan
Blason d'alliance de Henry CHABOT (D'or à trois chabots de gueules posés deux et un),
et de Marguerite de ROHAN (Ecartelé aux et d'argent à 8 mouchetures d'hermine posées 3, 2, et 3; aux 2 et 3 de gueules à 9 macles d'or posées 3, 3, et 3).
Il décéda le 27 février 1655, à Chanteloup, (Arpajon), et fut enterré le 6 mars suivant dans la chapelle d'Orléans de l'église des Célestins de Paris.
Après le décès d'Henri, Marguerite fut nommée tutrice de ses enfants par lettres patentes du roi, données le 10 juin 1655, et enregistrées au parlement de Paris le 5 octobre suivant. Les fils y étaient nommés ROHAN-CHABOT, et ses filles CHABOT-ROHAN.
Marguerite décéda à Paris, le 9 avril 1684, et fut enterrée aux Célestins, auprès de son mari.
De l'union d'Henri et de Marguerite naquirent :
  1) N., qui décéda peu après sa naissance, le 6 novembre 1646.
Il fut enterré aux Pénitents de Picpus.
2) Anne Julie, née en 1648, dite mademoiselle de Rohan, dame de Soubise, de Frontenay, etc.
Le 16 avril 1663, elle épousa François de Rohan, comte de Rochefort, puis prince de Soubise par son mariage, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Champagne et de Brie, fils d'Hercule, duc de Montbazon, pair de France, et de Marie d'Avaugour-Bretagne.
Par des lettres patentes de 1667, Louis XIV érigea en l'honneur d'Anne, la terre de Soubise en principauté.
Elle décéda à Paris, à l'hôtel de Soubise (hôtel de Guise), au Marais, le 4 février 1709, et fut enterrée dans l'église des Feuillants, rue Saint-Honoré à Paris. Elle fut plus tard transférée en l'église des religieuses de la Merci, le Ier février 1710.
3) Louis, qui suit.
4) Marguerite Charlotte Gabrielle, qui épousa à Saint-Paul, le 7 décembre 1662, Malo de Coëtquen, marquis de Coëtquen et de la Marzolière, comte de Combourg, vicomte d'Usel et de Tintiniac, etc, fils de Malo, marquis de Coëtquen, et de Françoise Giffard de La Marzelière. Il décéda le 24 avril 1679.
5) Gillone, qui décéda sans alliance.
6) Jeanne Pélagie, qui épousa le 20 mai 1668, Alexandre Guillaume de Melun, prince d'Epinoy, fils de Guillaume, prince d'Epinoy, et d'Ernestine de Ligne-Aremberg.
Il décéda le 16 avril 1679, et Jeanne Pélagie, à Versailles, le 18 août 1698.

XXII) de ROHAN-CHABOT Louis, né le 3 novembre 1652, et baptisé au Louvre dans la chapelle du roi, par l'évêque de Meaux, le lendemain. Il fut tenu sur les fonds baptismaux par le roi Louis XIV et la reine Anne d'Autriche.
Il fut titré de 22ème vicomte et le 3ème duc de Rohan, pair de France, prince, comte et baron de Léon, comte de Porhoët et de Moret, marquis de Blain, baron de la Garnache et de Beauvoir sur Mer, seigneur de Sainte-Aulaye, de Montlieu, d'Hiéric et de Fresnay.
blason d'alliance des Rohan-Chabot
Blason d'alliance des ROHAN-CHABOT.
Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à 9 macles d'or posées 3, 3, et 3; aux 2 et 3 d'or à trois chabots de gueules.
Il servit aux sièges et prises de Tournay, de Douai et de Lille en 1667.
Le 12 mai 1689, il prêta le serment de duc et pair au parlement.
Le 18 juillet 1678, il épousa à Saint-Cloud, Marie Elisabeth du Bec-Crespin de Grimaldi, dite mademoiselle de Vardes, (née le 4 avril 1661), fille unique de François René, marquis de Vardes, comte de Moret et gouverneur d'Aigues-Mortes; et de Catherine de Nicolaï. Elle hérita après le décès de son père du marquisat de Vardes, du comté de Moret, de la baronnie de la Bosse dans le Véxin français, etc. Elle décéda à Paris le 27 mars 1743.
Il décéda à Paris le 17 août 1727, et fut enterré dans la chapelle d'Orléans de l'église des Célestins de Paris.
De son union avec Marie Elisabeth naquirent :
  1) Louis Bretagne Alain, qui suit.
2) Guy Auguste, né le 18 août 1683, qui fut d'abord titré chevalier de Rohan, puis comte de Chabot.
Il fut l'auteur de la branche cadette des duc de Rohan.

3) Charles Annibal, né le 14 juin 1687, dit le chevalier de Léon, puis le chevalier de Rohan, et enfin le comte de Jarnac, par son épouse.
Il fut fait colonel d'un régiment d'infanterie de son nom, le 21 janvier 1710. Son régiment fut réformé à la paix de 1714.
Le 19 juin 1715, il épousa Henriette Charlotte CHABOT, comtesse de Jarnac, veuve en premières noces de Paul Auguste de La Rochefoucauld-Montendre, et fille et héritière de Guy Henri, comte de Jarnac, et de Charlotte Armande de Rohan-Montbazon. (Henriette Charlotte décéda le 27 août 1769).
Conjointement avec sa femme, il fit la substitution du comté de Jarnac, et la donation de la terre de Marouette en Périgord à son petit-neveu, Alexandre Louis Auguste de Rohan-Chabot.
Cette donation fut faite par acte du 5 décembre 1761.
Charles Annibal décéda le 5 novembre 1762, sans postérité.
4) Marie Marguerite Françoise, dite mademoiselle de Rohan, née le 25 décembre 1680.
Le 24 mai 1700, elle épousa Louis Pierre Engelberg de La Marck, comte de la Marck et de Schleiden, etc., fils de François Antoine, comte de la Marck, et de Catherine de Wallenrodt.
Elle décéda de la petite vérole, le 28 janvier 1706.
5) Anne Henriette Charlotte, dite mademoiselle de Léon, née à Paris, le 18 juin 1682.
Elle épousa le 19 juin 1710, Alphonse Dominique François de Berghes, prince de Gremberghen, (décédé à Bruxelles le 4 avril 1720), fils de Philippe François et de Marie Jacqueline de Lalaing.
Anne Henriette Charlotte lui apporta en mariage entre autres biens la baronnie de la Bosse en Vexin.
Elle décéda à Paris le 12 mai 1751, sans laisser de postérité.
6) Charlotte, dite mademoiselle de Porhoët.
Elle décéda sans alliance en juin 1710.
7) Françoise, née le 5 octobre 1685, à Paris.
Elle fut religieuse en l'abbaye de Notre-Dame de Soissons.
8) Julie Victoire, née le 3 décembre 1688.
Elle fut également religieuse en l'abbaye de Notre-Dame de Soissons, et devint par la suite prieure de Notre-Dame de Liesse, près de Paris.
Elle décéda le 10 octobre 1730.
9) Constance Eléonore, née le 14 février 1691, qui fut religieuse à Soissons.
Elle décéda en 1733.
10) Marie Armande, née le 4 octobre 1692, fut religieuse à Soissons, puis à Montmartre, puis fut nommée prieure perpétuelle de Notre-Dame du Bon-Secours, de l'ordre de Saint-Benoît, au faubourg Saint-Antoine à Paris.
Elle décéda dans son monastère le 29 janvier 1742.
11) Marie Louise, née le 24 octobre 1697, religieuse à Soissons.
Elle fut nommée prieure de Sainte-Scholastique près de Troye, en Champagne.
Elle se retira à l'abbaye du Cherche-Midi à Paris, où elle décéda en 1781.
Elle aurait dû épouser le prince de Hornes. Le frère de ce dernier, le comte de Hornes, ayant été décapité à Paris, le 26 mars 1720, il semble que ce fut la cause de la rupture de ce mariage.

Marie Louise et ses sœurs religieuses, furent dotées de 50000 francs chacune, par le testament de leur père. Jansénistes, et ne voulant pas signer la formule, elles refusèrent toutes les abbayes à cette condition, et furent nommées prieures, parce qu'on n'exigea pas d'elles cette signature.

XXIII) de ROHAN-CHABOT Louis Bretagne Alain, né le 26 septembre 1679. Il fut tenu sur les fonds baptismaux le 12 février suivant, par Anne de Bavière, duchesse d'Enghien, et l'évêque de Rennes, au nom de la province de Bretagne.
Il fut titré de 23ème vicomte et 4ème duc de Rohan, pair de France, duc de Roquelaure et du Lude, prince, comte et baron de Léon, comte de Porhoët et de Moret, marquis de Blain et de Biran, baron de Montesquiou, premier baron, et président né et héréditaire de la noblesse de Bretagne, en qualité de prince de Léon.
Ses parents lui firent donation entre vifs, par contrat du 21 juin 1708, du duché et pairie de Rohan, de la principauté de Léon, du comté de Porhoët et du marquisat de Blain, toutes terres situées en Bretagne, à la charge que les substitutions graduelles, perpétuelles, à l'infini, contenues en ce contrat auront lieu, ce qui a été confirmé par lettres patentes du roi données à Fontainebleau dans les mêmes mois et an, enregistrées au parlement de Bretagne le 9 juillet suivant, et à la chambre des comptes du dit pays, le 14 juillet de la même année.
Il fut reçu au parlement comme duc et pair le 12 août 1728.
Le roi lui donna le gouvernement de la ville de Lectoure, vacant par le décès du duc de Roquelaure, son beau-père, arrivé le 6 mai 1738.
Le 29 mai 1708, il épousa Françoise de Roquelaure, (décédée à Toulouse le 5 mai 1741), fille de Gaston Jean Baptiste Antoine, duc de Roquelaure, etc., et de Marie Louise de Laval-Montmorency-Lezay.
Louis Bretagne Alain décéda à Paris, le 10 août 1738, ayant pour enfants de son union avec Françoise :
  1) Louis Marie Bretagne Dominique, qui suit.
2) Louis François, né vers 1712, dit le vicomte de Rohan, comte d'Astarac et de Gaure, baron de Montesquiou.
Sa mère le fit son légataire universel.
Il fut mestre de camp d'un régiment de cavalerie de son nom, en juillet 1735. La même année, il fut député des états de Bretagne par la noblesse pour en présenter les cahiers au roi.
Il décéda à Paris, sans alliance, le 29 janvier 1743.
3) Louis Auguste, né le 10 août 1722, baron de Montesquiou en Gascogne, marquis de Vervins en Picardie, châtelain de Voulpais et autres terres.
D'abord tonsuré et chanoine du chapitre princier de Strasbourg, où il était appelé l'abbé de Léon, il quitta l'état ecclésiastique après le décès de son frère, le vicomte de Rohan.
Il entra dans les mousquetaires et prit le nom de vicomte de Rohan. Le roi lui donna le 8 juin 1744, un régiment de cavalerie à son nom. Ayant apporté à Sa Majesté les drapeaux pris à la bataille de Rocoux, il fut fait brigadier le 11 octobre 1746, puis maréchal de camp le 16 février 1748.
Il fut député des états de Bretagne pour l'ordre de la noblesse, afin d'en présenter les cahiers au roi, en 1750.
La comtesse de Jarnac, sa tante, lui substitua le comté de Jarnac le 27 mai 1751, à condition pour lui et sa postérité de porter le seul nom et les armes pleines seules de CHABOT, et en conséquence le vicomte de Rohan prit le nom de vicomte de Chabot.
Le Ier février 1752, il épousa Marie Jeanne Olympe de Bonnevie, dame du marquisat de Vervins en Picardie (née le 8 septembre 1737), fille de Jean Charles, marquis de Vervins, et de Marie Moreau. Au décès de son mari, Marie Jeanne Olympe épousa en secondes noces en 1755, François Henri de Franquetot, comte, puis duc de Coigny.
Louis Auguste décéda à Paris, le 16 octobre 1753, de la petite vérole, sans laisser de postérité.
4) Louise Armande, née le 30 mars 1711.
Elle fut religieuse au monastère de la Madeleine de Tresnel, le 29 septembre 1729.
5) Marie Louise, née le 30 mars 1717.
Le maréchal de Roquelaure, son aïeul maternel, lui laissa par testament une somme de 100 000 livres.
Le 4 février 1739, elle épousa Daniel François de Gélas de Voisin d'Ambres, dit le comte de Lautrec (né en novembre 1686), fils de François et de Charlotte de Vernou.
Marie Louise décéda à Paris, en son hôtel, rue et barrière d'Enfer, le 11 mars 1784, et fut enterrée le surlendemain 13, dans la chapelle de Saint-Louis de l'église paroissiale de Saint-Jacques Saint-Philippe du Haut-Pas, à Paris.
Elle n'eut pas de postérité.
6) Charlotte Félicité Antoinette, née le 4 août 1718, nommée mademoiselle de Léon.
Elle épousa le 28 septembre 1739, Pierre Joseph de Los-Rios, comte de Fernand-Nunez, etc. (Il décéda en 1745).
Elle partit avec son mari le 3 octobre suivant, pour rejoindre à Bayonne, la princesse Marie Louise de France, femme de l'infant don Philipe, qui allait en Espagne, et se rendre en ce royaume à sa suite.
Elle décéda le 26 mars 1750, à Fernand-Nunez, près de Madrid.
Louis Bretagne Alain avait eu aussi une fille naturelle, de sa liaison avec Florence Pellerin :
  7) N., née fin juillet 1708, qui se fit religieuse à Saint-Mandé.

XXIV) de ROHAN-CHABOT Louis Marie Bretagne Dominique, né le 17 janvier 1710. Il fut tenu sur les fonds baptismaux par une députation des états de Bretagne, au nom du pays.
Il fut titré 24ème vicomte et 5ème duc de Rohan, pair de France, prince, comte et baron de Léon, duc de Lude et de Roquelaure, comte de Porhoët et d'Astarac, marquis de Blain et de Biran, baron de Montesquiou, vicomte de Châlons, baron de Freyney et de Saint-Loup de Varennes, seigneur de Landivisiau, etc.
Il fut premier baron, président né et héréditaire de la noblesse de Bretagne.
D'abord lieutenant à la suite du régiment de Lorraine-Cavalerie le 10 février 1723, puis capitaine le Ier mai suivant. Il prit part au siège de Kelh en 1733, et fut fait colonel du régiment de Vermandois le 10 mars 1734. Il eut ensuite le 16 avril 1738 un régiment d'infanterie à son nom.
Général de brigade de cavalerie des armées du roi le 20 février 1743, il quitta le service au mois de janvier 1745.
Il fut nommé maréchal de camp le 25 juillet 1762, puis lieutenant-général le 5 décembre 1781.
Louis XV, par brevet du 6 juin 1764, confirma, en sa faveur et celle de ses descendants mâles et femelles, leur droit à être traités de cousins par sa Majesté.
Le 19 décembre 1735, il épousa en premières noces Charlotte Rosalie de Châtillon, (née le 6 mai 1719, décédée le 6 avril 1753), fille d'Alexis Madeleine Rosalie, duc de Chastillon, pair de France, et de Charlotte Voisin.
De cette union naquirent :
  1) Marie Rosalie, qui fut baptisée le 6 août 1741.
Elle décéda en bas-âge.
2) Gabrielle Sophie, appelée mademoiselle de Rohan, née le 27 février 1742, et baptisée le 24 mars suivant.
Elle décéda à Paris le 24 juillet 1747.
3) Louis Bretagne Charles, appelé le prince de Chabot, prince de Léon, né le 12 novembre 1747, tenu sur les fonds baptismaux par une députation des états de Bretagne, au nom du pays.
Il décéda le 27 avril 1757.
Louis Marie Bretagne Dominique épousa en secondes noces le 23 mai 1758, Charlotte Emilie de Crussol, (née le 16 octobre 1732), fille de Charles Emmanuel, duc d'Uzès, premier pair de France, et d'Emilie de La Rochefoucauld.
Charlotte Emilie décéda à Nice, en août 1791, trois mois avant son mari, sans laisser de postérité.
Après avoir émigré au commencement de la Révolution, il décéda le 28 novembre 1791, sans autre postérité à Nice.

Seconde branche des ducs de ROHAN :
XXIII) de ROHAN-CHABOT Guy Auguste, né le 18 août 1683, d'abord appelé le chevalier de Rohan, puis le comte de Chabot. Il fut titré comte de Maillé et de la Marche, vicomte de Bignan, baron de Kerghéhénnec, dont il avait acheté le château en 1732 de M. Hogguer, seigneur de Coëtmeur-Daoudour, etc, fils de Louis et de Elisabeth du Bec-Crespin de Grimaldi (degré XXII, branche de Sainte-Aulaye).
Il entra dans les mousquetaires en 1700, et fit la campagne de Flandre en 1701. Créé le 15 avril 1702, colonel du régiment d'Auvergne-Cavalerie, qu'il commanda à la bataille de Fredekinghen, il fut ensuite nommé mestre de camp d'un régiment de dragons de son nom le 3 février 1703.
Brigadier de dragons le 29 janvier 1709, il fit les campagnes d'Allemagne, des Flandres et du Rhin, de 1709 à 1712.
Son régiment ayant été réformé, il resta mestre de camp à la suite du régiment Royal-Dragons, et fut nommé maréchal de camp le Ier février 1719, puis lieutenant-général le 20 février 1734.
Le 8 février 1729, il épousa en premières noces Yvonne Sylvie du Breil de Rays, fille de Charles, marquis de Rays, et de Sylvie de La Boissière de Brantonnet. Elle décéda à Paris le 15 juillet 1740, dans la maison de son mari, rue des Filles de Saint-Thomas.
De cette union naquirent :
  1) Louis Antoine Auguste, qui suit.
2) Louis Anne, né le 11 septembre 1735, décédé en 1746.
3) Charles Rosalie, vicomte de Chabot, puis comte de Jarnac, qui fit une branche.
4) Marie Charlotte Silvie, née le 12 décembre 1729.
Elle épousa en premières noces le 7 septembre 1749, Jean Baptiste Louis de Clermont d'Amboise, marquis de Reynel, dit le marquis de Clermont, fils de Louis IV, et de Marie Thérèse Colbert de Croissy. Il décéda le 18 septembre 1761.
En secondes noces, elle épousa à Paris, le 14 mars 1764, Charles Juste, prince de Beauvau et de Craon, prince du Saint-Empire, fils de Marc Antoine, et d'Anne Marguerite de Ligniville. Il décéda le 21 mai 1793.
Marie Charlotte Sylvie décéda à Paris le 26 mars 1807.
Guy Auguste épousa en secondes noces le 25 mai 1744, Marie Scholastique Apolline Howard, (née le 20 février 1721, décédée à Londres le 13 septembre 1760), fille de Guillaume, lord-comte de Stafford, et d'Anne Holmann.
Il décéda en son hôtel de la place Royale à Paris, le 13 septembre 1760.

XXIV) de ROHAN-CHABOT Louis Antoine Auguste, né le 20 avril 1733, baptisé par le prince de Léon, duc de Rohan, son oncle, et par Marie Anne Antoinette de Mesme, duchesse de Lorges.
Il fut titré de 25ème vicomte et 6ème duc de Rohan, pair de France, prince, comte et baron de Léon, comte de Porhoët et de Poulduc, marquis de Blain, comte de Maillé et de la Marche, vicomte de Bignan, baron de Kerguéhénnec, etc, premier baron, président né et héréditaire de la noblesse de Bretagne.
Il devint chef des nom et armes de la maison au décès de Louis Marie Bretagne Dominique, son cousin-germain.
Il entra au service du roi en 1748, et fit en Flandre, cette campagne en qualité de cornette au régiment de cavalerie de Rohan.
Nommé colonel aux grenadiers de France le 25 août 1749, à l'âge de 16 ans, il passa colonel du régiment Royal-Etranger-Cavalerie en 1756. Il fit en cette qualité, les campagnes de 1757, 1758, 1759, etc.
Il fut fait brigadier en 1760, maréchal des camps et armées du roi le 25 juillet 1762.
En 1768, il fut député de l'ordre de la noblesse des états de Bretagne auprès du roi, après avoir présidé cet ordre par élection en l'absence du duc de Rohan, son cousin.
Nommé lieutenant-général des armées le 5 décembre 1781, il fut breveté chevalier des ordres du roi le jour de la Pentecôte 1783, et fut reçu dans la chapelle du château de Versailles le Ier janvier 1784.
Il fut également breveté de l'Ordre du Saint-Esprit.
En 1790, il sortit de France avec sa belle-fille, alors princesse de Léon, et se rendit à Bruxelles, dans l'intention de rejoindre l'armée des Princes. Cependant, de mauvaise santé, il rentra en France au commencement de 1792.
Il épousa le 12 avril 1757, Elisabeth Louise de La Rochefoucauld, (née le 17 juin 1740, décédée à Paris le 12 décembre 1786), fille de Jean Baptiste Louis Frédéric, duc d'Anville, etc, et de Louise Elisabeth de La Rochefoucauld.
En 1802, il vendit le château de kerguéhénnec à Louis de Janzé.
Il décéda à Paris le 29 novembre 1807, et fut enterré dans la chapelle du Rocher, du château de La Roche-Guyon.
De son union avec Elisabeth Louise naquirent :
  1) Alexandre Louis Auguste, qui suit.
2) Armand Charles Juste, nommé le comte de Chabot, né le 25 juin 1767. Il eut pour parrain le duc d'Estissac, son grand-oncle maternel, et pour marraine la princesse de Beauvau, sœur de son père.
Il entra comme surnuméraire dans les gardes du corps du roi, en 1781, et fut breveté capitaine à la suite du même corps, en 1785.
Resté un fidèle du roi à la Révolution, il fut arrêté en même temps que lui, et fut transferé le 11 août 1792 à l'abbaye de Saint-Germain des Prés. Il y fut égorgé dans la nuit du 2 au 3 septembre 1792.
Il n'avait pas été marié.
3) Alexandrine Charlotte Sophie, née le 3 octobre 1763. Elle eut pour parrain le marquis de Rais, son arrière-grand-père, et pour marraine, la duchesse d'Estissac, sœur de la duchesse d'Anville, sa grand-mère.
Le 13 mars 1780, elle épousa en premières noces, Louis Alexandre de La Rochefoucauld, pair de France, prince de Marcillac, etc, (assassiné le 3 septembre 1792), fils de Jean Baptiste et de Marie Louise de La Rochefoucauld.
Elle épousa en secondes noces le 20 février 1810, Boniface Louis André, marquis de Castellane.
Elle décéda le 8 décembre 1839, à Paris, sans postérité.

XXV) de ROHAN-CHABOT Alexandre Louis Auguste, né le 3 décembre 1761. Baptisé à l'église Saint-Paul, il eut pour parrain Louis Marie Bretagne Dominique de ROHAN-CHABOT, son oncle, et pour marraine Louise Elisabeth de La Rochefoucauld, duchesse d'Anville, sa grand-mère maternelle.
Il fut titré de 26ème vicomte et 7ème duc de Rohan, pair de France, prince de Léon, comte de Porhoët, seigneur du duché de la Roche-Guyon en Vexin français, et de Marouette en Périgord.
A sa naissance, il était nommé comte de Poulduc, puis il prit ensuite le titre de comte de Chabot, puis au mois de mai 1785, le nom de prince de Léon, d'après le désir du duc de Rohan, son oncle à la mode de Bretagne, qui vivait encore à cette époque et qui n'ayant pas d'enfants, voulut lui donner le titre de son fils aîné qu'il était destiné à remplacer.
Il entra au service le 3 décembre 1776, en qualité de cadet-gentilhomme, dans le régiment de Jarnac-Dragons, commandé par le comte de Jarnac, son oncle. Il fut fait lieutenant dans le même régiment le 3 décembre 1777, puis capitaine le 3 décembre 1779 dans le régiment de Sarre-Infanterie.
Capitaine en 1783 au régiment Dauphin-Dragons, il servit l'année suivante dans les carabiniers de Monsieur.
Le Ier mars 1785, il fut fait colonel en second du régiment d'Artois-Infanterie, et à la suppression des colonels en second en 1788, il fut attaché en avril, en qualité de colonel au régiment de Royal-Piémont-Cavalerie.
En 1790, il alla rejoindre à Turin, le comte d'Artois, dont il fut aide de camp. Il fit en cette qualité la campagne de 1792.
En décembre 1794, il fut nommé commandant du rassemblement de la noblesse bretonne et poitevine qui était dans l'île de Jersey.
Il fut nommé le Ier juin 1795, maréchal des camps et armées du roi.
Il revint en France en 1800.
Après la Restauration de 1814, il fut nommé premier gentilhomme de la chambre du roi, à la place du duc de Fleury, décédé le 17 janvier 1815. Il fut fait lieutenant-général le 31 janvier suivant.
Lors des Cent-Jours, il suivit le roi à Gand, et l'accompagna à son retour.
Le 20 juin 1785, il épousa Anne Louise Madeleine Elisabeth de Montmorency, (née le 8 juillet 1771, décédée le 20 novembre 1828), fille d'Anne Léon, duc de Montmorency, etc, et d'Anne Charlotte Françoise de Montmorency-Luxembourg.
Alexandre Louis Auguste décéda à Paris le 8 février 1816, ayant eu pour enfants :
  1) Louis François Auguste, né à Paris le 29 février 1788, baptisé dans l'église paroissiale de Saint-Sulpice. Il eut pour parrain le duc de Rohan, son grand-père à la mode de Bretagne, et pour marraine, la princesse de Montmorency, son arrière-grand-mère maternelle.
Il fut titré prince de Léon, puis duc de Rohan.
Dans son enfance, il suivit ses parents émigrés dans les diverses parties de l'Europe qu'ils habitèrent.
Il épousa le 2 mai 1808, Armandine Marie Georgine de Sérent, (née le 2 août 1789, décédée le 10 janvier 1815), fille d'Armant Sigismond Félicité Marie, comte de Sérent, et de Charlotte Ferdinande Marie de Choiseul.
Au décès de son père en 1816, il entra à la chambre des pairs.
Cependant, inconsolable de la mort de sa femme survenue en 1815, il entra au séminaire et fut admis dans les ordres.
Il fut ordonné prêtre le Ier juin 1822, devint vicaire général de Paris, puis fut nommé archevêque d'Auch, puis de Besançon. Le 5 juillet 1830, il atteint la dignité de cardinal.
Au moment des émeutes de juillet 1830, se trouvant à Paris, il voulut partir, mais il fut reconnu et arrêté à Vaugirard.
Il partit malgré tout et rentra en France en 1832, et se consacra à son diocèse.
Il décéda le 8 février 1833, et fut inhumé dans la cathédrale de Besançon.
2) Anne Louis Fernand, qui suit.
3) Louise Anne Léopoldine Cécilia Léontine, née à Bruxelles le 12 mars 1791, et baptisée dans l'église de Sainte-Gudule. Elle eut pour parrain le duc de Chabot, son grand-père, et pour marraine, la duchesse de Montmorency, sa grand-mère.
Elle décéda à Londres, le 28 avril 1795.
4) Adélaïde Henriette Antoinette Stéphanie, dite Adèle, née à Bruxelles le 24 septembre 1793, et baptisée dans l'église de Godemberg. Elle eut pour parrain le duc d'Arenberg, Louis Ingelbert de Ligne, et pour marraine la baronne de Montmorency, sa tante maternelle.
Le 24 novembre 1812, elle épousa dans l'église de l'Assomption, rue Saint-Honoré à Paris, Aimé Charles Zacharie Elisabeth de Gontaut-Biron, comte (décédé le 14 février 1840), fils de Jean Armand et de Marie Joséphine de Palerne.
Elle décéda à Paris, le 24 février 1869.
5) Marie Charlotte Léontine, née à Londres en 1796. Elle eut pour parrain Charles Rosalie CHABOT, comte de Jarnac, son grand-oncle paternel, et pour marraine Anne Louise Pauline Désiré de Lamoy, duchesse de Montmorency-Châtillon.
Le 19 mai 1817, elle épousa à Paris, Marie Antoine Camille de Lambertye, marquis de Gerbeviller, comte de Rhomont, fils de Camille et de Louise du Cheylard.
Elle décéda à Paris, le 24 mars 1862.
6) Anne Louise Zoé Emma Clémentine, née à Munster en Westphalie, le 21 janvier 1800. Elle fut baptisée dans l'église paroissiale de Saint-Lambert, par Dominique de La Rochefoucauld, cardinal, et eut pour parrain le baron de Keteller d'Harkoten, et pour marraine Anne Eléonore Pulchérie de Montmorency, sa tante maternelle.
Elle épousa en janvier 1822, François Marie Joseph d'Estourmel, comte, gentilhomme de la chambre du roi, (décédé à Paris le 13 décembre 1853), fils de Louis Marie.
Elle s'éteignit au château de Suzanne (Somme), le 28 janvier 1853. .
7) Louis Charles Philippe Henri Gérard, auteur du rameau des comtes de Chabot, qui suivra.

XXVI) de ROHAN-CHABOT Anne Louis Fernand, né à Paris à l'hôtel de La Rochefoucauld le 14 octobre 1789. Il eut pour parrain le duc de Montmorency, son grand-père maternel, et pour marraine, la duchesse d'Anville, son arrière-grand-mère.
Il fut titré comte de Chabot, prince de Léon, puis duc de Rohan.
Enfant, il suivi comme son frère aîné, ses parents en émigration, et rentra en France en même temps que son frère.
En 1809, il reçut un brevet de sous-lieutenant au 4ème régiment de cuirassiers, commandé par le prince Aldobrandini Borghèse.
Il fit la campagne de Wagram, celle de Moscou, et la retraite de 1812.
En janvier 1814, il fut fait prisonnier dans la ville de Torgau, et fut renvoyé chez lui sur parole.
Il rejoignit l'armée française sur le champ de bataille de Brienne, où il reçut de Napoléon la croix d'officier de la Légion d'Honneur.
Après la Restauration, il fut aide de camp du duc de Berry, passa colonel, et fut breveté chevalier de Saint-Louis le 17 novembre 1814.
Au retour de Napoléon, il suivit le duc de Berry à Gand, Mons, Bruxelles, etc... et plus tard rentra en France avec lui.
En 1824, il fut nommé colonel des hussards de la garde, et en 1828, il fut promu maréchal de camp.
Après les événements de juillet 1830, il se retira complètement du service.
Le 19 mai 1817, il épousa Joséphine Françoise de Gautaut-Biron de Saint-Blancard, (décédée en 1844), fille de Charles Michel, vicomte de Gontaut-Biron, et de Marie Louise Joséphine de Montault. Elle s'éteignit à Paris, le 23 mars 1844.
Il décéda le 10 septembre 1869 à Reuil en Brie, ayant eu pour enfants :
  1) Charles Louis Josselin, qui suit.
2) Charles Guy Fernand, qui fit la branche des comtes de CHABOT, puis de JARNAC.
3) Raoul Henri Léonor, qui fit la branche des vicomtes de CHABOT.
4) Louise Joséphine Isabelle, née le 28 novembre 1822.
Elle épousa à Paris, le 15 avril 1841, Marie Alfred Charles Gaston, marquis de Béthisy, pair de France, fils de Richard Henri Charles et d'Adèle Mathilde Emmanuelle Le Vasseur de Guernonville. Il décéda à Paris, le 7 février 1881.
Elle décéda à Paris, le 20 novembre 1844.
5) Louise Anne Françoise, née le 23 juin 1824.
Elle épousa à Paris, le 7 octobre 1847, Georges Alexandre, comte Esterhazy de Galantha, ambassadeur d'Autriche à Madrid et à Berlin (décédé le 24 juin 1856); fils de Georges et de Caroline, comtesse de Praschrna.
Elle fut nommée dame du Palais de l'impératrice d'Autriche et Dame de la Croix-Etoilée.
Elle décéda à Vienne, le 16 mai 1868.
6) Alexandrine Amélie Marie, née le 26 mars 1831 à Paris.
Elle épousa à Paris, le 12 juin 1851, Henri Charles Louis, comte de Beurges, (décédé le 8 mai 1912), fils de Louis François, et de Charlotte Louise Mélanie Félicité Perpétue de Lallemant.
Elle décéda le 24 juin 1907, à Paris, et inhumée à Ecot (Haute-Marne).
7) Jeanne Charlotte Clémentine, née le Ier janvier 1839, à Florence (Italie).
Elle épousa le 7 mars 1865 à Paris, Arthur d'Antoine, baron de Saint-Joseph, (décédé le 10 avril 1911), fils de Fortuné et d'Ernestine Rémondat.
Elle décéda le 14 mai 1929.

XXVII) de ROHAN-CHABOT Charles Louis Josselin, né le 12 décembre 1819 à Paris, duc de Rohan, prince de Léon.
Son oncle, la cardinal-duc de Rohan, archevêque de Besançon, le déclara son légataire universel
Il fut conseiller général du Morbihan.
Le 23 juin 1843, il épousa Etiennette Catherine Adèle Octavie Rouillé de Boissy, (décédée à Rome, le 25 février 1866), fille d'Hilaire Etienne Octave, marquis de Boissy, pair de France, et d'Amélie Charlotte Julie de Musnier de Folleville.
Il décéda le 6 août 1893, d'une congestion cérébrale en son château de Josselin (Morbihan), ayant eu pour enfants :
  1) Alain Charles Louis, qui suit.
2) Henri Marie Roger, né en 1845, comte de Rohan-Chabot.
En 1870, il fit la guerre, comme engagé volontaire.
Il décéda sans postérité, des suites de blessures reçues au combat, à Manancourt, le 21 août 1872.
3) Marguerite Amélie Joséphine, née le Ier juin 1846.
Elle décéda le 20 août 1863.
4) Anne Charlotte Louise Marie, née le 4 août 1848.
Elle décéda le 14 septembre 1865.
5) Marie Joséphine Agnès, née le 7 juin 1854 à Paris.
Elle épousa en premières noces à Paris, le 29 juin 1877, Odet, vicomte de Montault (décédé à Meursac, le 30 janvier 1881), fils d'Armand Odet Georges, et de Cécile de Montbreton. De cette union devaient naître deux enfants.
En secondes noces, elle épousa à Paris, le 14 juin 1888, Arthur Augustin, comte de Rogé, fils d'Adolphe Charles Camille, et de Marie Adrienne de Saint-Georges de Vérac. Ils eurent une fille unique. Il décéda à Paris le 5 décembre 1913.
Elle s'éteignit à Pouancé, le 9 janvier 1927.

XXVIII) de ROHAN-CHABOT Alain Charles Louis, né à Paris, le Ier décembre 1844.
Il fut d'abord titré comte de Porhoët, puis prit le titre de prince de Léon et de duc de Rohan.
Il servit pendant la guerre de 1870, et fut nommé capitaine de mobiles. Il devint ensuite chef de bataillon de l'armée territoriale.
Il se fixa dans le Morbihan, et habita le château de Josselin.
En 1876, il fut élu pour la première fois dans l'arrondissement de Ploërmel, et le demeura jusqu'à son décès.
Le 26 juin 1872, il épousa à Paris, Marie Marguerite Herminie Auguste de La Brousse de Verteillac, fille de Charles Auguste, et de Marie Henriette de Leuze. Elle décéda à Paris, le 13 avril 1926.
Alain Charles Louis décéda à Paris, le 6 janvier 1914, ayant pour enfants de son union avec Herminie :
  1) Marie Joséphine Henriette Anne, née à Paris, le 10 avril 1873.
Elle épousa à Paris, le Ier juillet 1891, Napoléon Louis Eugène Alexandre Emmanuel, comte de Talleyrand-Périgord, duc de Montmorency, fils d'Adalbert et de Carmen Ida Mélanie y Mac Donnel.
Elle décéda à Paris le 10 avril 1903.
2) Augustine Josèphe Agnès Marie, née à Paris, le 24 mai 1876.
Elle épousa en premières noces à Paris, le 31 mai 1897, le prince Lucien Charles David Napoléon Murat, fils du prince Achille Murat, et de Salomé, princesse Dadian de Mingrélie. De cette union naquit un fils nommé Achille. Le prince Murat décéda le 20 décembre 1933 à Rabat (Maroc).
Le 22 novembre 1934, elle épousa en secondes noces à Rome (Italie), le comte Louis Charles de Chambrun, (décédé à Paris, le 5 novembre 1952), fils de Charles Adolphe, écrivain, et de Marie Hélène Marthe Tircuy de Corcelle.
Elle fut peintre, portraitiste et paysagiste, et fut l'auteur de plusieurs ouvrages historiques : L'aube sanglante (sur Raspoutine), La vie amoureuse de Christine de Suède, Le roi de Rome (1941), Cinq dames de cœur et une jolie laide (1945). Elle fut membre du jury du prix Fémina.
Elle décéda à Paris, le 3 octobre 1951.
3) Josselin Charles Marie Joseph Gabriel Henri, qui suit.
4) Octavie Marie Joséphine Augustine Françoise, née à Paris, le 7 juin 1881.
Elle épousa à Paris, le Ier octobre 1900, Charles Paul Ernest de Riquet, duc de Caraman, (décédé à Paris, le 29 mai 1960), fils de Maurice, et de Marie Arrighi de Casanova de Padoue.
Elle décéda à Paris, le 25 janvier 1957.
5) Jehan Marie Joseph Thibault, qui fit un rameau.

XXIX) de ROHAN-CHABOT Josselin Charles Marie Joseph Gabriel Henri, né à Paris, le Ier avril 1879, duc de Rohan, prince de Léon, comte de Porhoët.
Son père étant décédé, il se présenta aux élections générales du 26 avril 1914, dans la même circonscription de Ploërmel, et fut élu au premier tour.
Mobilisé à la déclaration de guerre en 1914, comme officier de cavalerie, il fut ensuite muté dans l'infanterie, sur sa demande, et servit dans un bataillon de chasseurs. Il fut promu capitaine, et reçu la Légion d'Honneur, puis la croix de guerre, pour sa conduite au Fort de Douaumont, où il fut blessé le 27 février 1916. .
Il décéda le 13 juillet 1916 à Bray sur Somme.
Le 11 juin 1906, il avait épousé à Paris, sa parente, Marguerite de ROHAN-CHABOT, fille d'Auguste, comte de Jarnac, et de Félicie Olry-Rœderer.
De cette union étaient nés :
  1) Charlotte Marie Augusta Herminie, née à Paris, le 15 août 1907.
Elle épousa le 31 juillet 1929, à Josselin (Morbihan), le comte François Amédée Marie de Clermont-Tonnerre, fils de Louis et de Jeanne de Kergolay.
2) Henriette Marie Gabrielle, née à Paris, le 3 juin 1910.
Elle épousa à Josselin, le 2 août 1933, le comte Raoul de Montferrand, fils de Charles et de Suzanne de Lestrade. Il décéda sans postérité à Paris, le 14 juillet 1936.
Durant la guerre 39-45, elle fut infirmière au front et eut la Légion d'Honneur, et la croix de guerre.
3) Alain Louis Auguste Marie, qui suit.

XXX) de ROHAN-CHABOT Alain Louis Auguste Marie, né à Paris, le 10 mai 1913, duc de Rohan, prince de Léon, comte de Porhoët.
Il fut conseiller municipal de Josselin, et mena une carrière d'industriel à Paris.
Fait prisonnier par les Allemands, en juin 1940, ces derniers lui offrirent de rentrer en Bretagne afin de jouer un rôle politique. Il refusa de discuter avec Hitler, et rentra en France l'année suivante, malade. Il entra alors dans la Résistance du Morbihan.
Il fut officier de liaison auprès de l'armée canadienne, puis chef de groupe francs dans la région Lorient-Rochefort en Terre.
Après la guerre, il fut un temps dans le journalisme.
Atteint par la poliomyélite, il vécut paralysé et dans un poumon d'acier.
Le 5 mai 1937, il épousa à Paris, Hélène Claire Marie de Liencourt, file de Jean et de Marie Begouën.
Il décéda à Neuilly sur Seine, le 27 mai 1966, et fut inhumé à Josselin.
De son union avec Hélène naquirent :
  1) Josselin Charles Louis Jean Marie, qui suit.
2) Annick Louise Marguerite Marie, née à Perros-Guirec, le 28 septembre 1939.
Elle épousa à Josselin le 9 juillet 1960, Juan Guillermo de Beistegui, fils de Juan et de N. de Landa.
3) Olivier Jean Marie, né le 28 septembre 1941 à Perros-Guirec, comte de Rohan-Chabot.
4) Marguerite Claire Marie, née à Josselin le 13 août 1943.
Elle épousa à Josselin, le 21 septembre 1974, le comte Yves du Petit-Thouars.
5) Patrick François Régis, né à Malestroit le 9 décembre 1944, comte de Rohan-Chabot.

XXXI) de ROHAN-CHABOT Josselin Charles Louis Jean Marie, né à Suresnes, le 5 juin 1938, duc de Rohan, prince de Léon, comte de Porhoët.
Ancien élève de l'Ecole Nationale d'Administration, il fut diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, et nommé administrateur civil dans différents ministères, et élu maire de Josselin (Morbihan), en mars 1965.
Le 17 novembre 1973, il épousa à Crécy en Brie, Antoinette Bœgner, fille de Jean-Marc, ambassadeur de France, et d'Odile de Moustier.
De cette union naquit :
  1) Alain, né le 15 octobre 1975, prince de Léon.

Rameau de Jehan Marie Joseph Thibault :
XXIX) de ROHAN-CHABOT Jehan Marie Joseph Thibault, né le 27 juin 1884 à Paris, vicomte de Rohan, fils de Alain Charles Louis, et de Marguerite Herminie Auguste de La Brousse de Verteillac (degré XXVIII, seconde branche des ducs de Rohan).
Il fut président de l'Automobile-Club et administrateur de sociétés.
Devenu administrateur-président d'honneur de la société française des pétroles (BP), il fut également vice-président de la compagnie universelle du canal maritime de Suez, président de la Société d'Investissements Mobiliers, administrateur de la Société Kléber-Colombes.
Le 10 novembre 1906, il épousa à Paris, Anne Alix Marie Adalbertine de Talhouet-Roy, (décédée à Neuilly sur Seine, le 7 décembre 1964), fille de René, marquis de Talhouet-Roy, et de Marguerite de Monstiers-Mérinville.
Il décéda le 10 mai 1968 à Bâle (Suisse), et avait eu pour enfants :
  1) Herminie René Marie, née au Lude, le 22 août 1907.
Elle épousa à Paris, le 17 décembre 1928, le comte Charles Marie Edouard de Cossé-Brissac, fils de René et d'Anne Mortier de Trévise.
2) Marguerite Aline Marie, née à Paris le 6 novembre 1908.
Elle épousa en premières noces à Paris, le 24 juin 1929, Hugues, comte du Cheyron du Pavillon, (décédé à Bethunes le 21 juillet 1940), fils de Guy et d'Amélie de Bar.
Marguerite Aline Marie épousa en secondes noces à Paris, le 6 août 1951, Pierre Penin de La Raudière, fils d'Henri et de Lucie Cormier.
3) Henry Marie Alain Arthur, né au Lude le 13 septembre 1912.
Il fut tué le 14 mai 1940, étant alors lieutenant-pilote-aviateur, à Florennes (Belgique).
Le 11 octobre 1937, il avait épousé à Paris, Catherine Andrée Alice de Bremond d'Ars, fille de Maurice et d'Alice Halphen.
De cette union étaient nés :
  a) Anne Marie Marguerite Alice, née à Paris le 20 juillet 1938.
Elle épousa à Paris le 15 mars 1960, le comte Jacques Emmanuel de Bryas, fils de Ferdinand et d'Elisabeth de Rochechouart de Mortemart.
b) Chantal Louise Alice, née à Ville d'Avray, le 13 juillet 1939.
Elle épousa à Paris, le 6 juillet 1957, le comte Antoine de Moustier, fils de Jean et d'Yvonne de Contades.
4) René Josselin Noël Marie, qui suit.

XXX) de ROHAN-CHABOT René Josselin Noël Marie, né au Lude, le 25 décembre 1913.
Il épousa à La Verrerie, le 25 septembre 1939, Marguerite Françoise Marie de Voguë, fille de Louis, marquis de Voguë, et de Louise, princesse d'Arenberg.
De cette union naquirent :
  1) Marie Hélène Henriette France, née à la Verrerie, le 14 juillet 1940.
Elle épousa à Paris, en mars 1960, le comte Jean Vincent de Saint-Phalle, fils d'Alexandre, banquier, et d'Hélène Harper.
2) Roselyne Jeanne Marie Cécile, née à Paris, le 19 août 1941.
Elle épousa à Paris, le 19 février 1962, le comte Hervé de Carmoy, directeur de banque, fils du comte de Carmoy, et de Marie de Gourcuff.
3) Henri Pierre Charles Alexis, qui suit.
4) Béatrice Marguerite Marie, née à Paris, le 29 novembre 1944.
Elle épousa à Taizé, le 17 mai 1969, le comte Alexis de Pourtalès, fils de Raymond et d'Yvonne Delmas.
5) Alix Henriette Ghislaine Marie, née à Paris, le 17 octobre 1946.
Elle épousa à Paris, le 2 octobre 1970, Philippe de Missolz, fils d'Alfred et d'Odile Chevignard.
6) Louise Henriette Ghislaine Marie, née à Paris, le 20 janvier 1948.
Elle épousa à Paris, le 9 juillet 1970, le comte Philippe Morand, fils d'Emmanuel Marie Joseph, et d'Antoinette Joséphine Henriette Marie, dit Neith Ghali Bey.
7) Pascale Geneviève Guillemette Marie, née à Paris, le 25 mars 1951.
Elle épousa à Paris, le 22 juin 1974, le comte Didier de La Lande, fils de Guy et d'Edith Bizard.
8) Emmanuel Antoine Bertrand Joseph, né à Neuilly sur Seine, le 17 juillet 1953.

XXXI) de ROHAN-CHABOT Henri Pierre Charles Alexis, né à Paris le 7 décembre 1942.
Il épousa à Baromesnil, le 10 septembre 1966, Lorraine Burin des Roziers, fille de Claude, vice-amiral d'escadre, et d'Anne France de Ladoucette.
De cette union naquirent :
  1) Anne, née à Paris, le 26 août 1967.
2) Xavier, né à Paris, le 22 février 1969.
3) Laurence, née à Paris, le 15 novembre 1971.
4) Hélène, née à Paris, le 15 novembre 1971.
5) Philippe, né à Paris, le 15 décembre 1974.

Branche des Comtes de CHABOT, puis de JARNAC :
XXVII) de ROHAN-CHABOT Charles Guy Fernand, né à Paris, le 16 juin 1828, comte de Chabot, fils d’Anne Louis Fernand, et de Joséphine Françoise de Gautaut-Biron de Saint-Blancard (degré XXVI, seconde branche des ducs de Rohan).
Engagé volontaire au 4ème régiment de lanciers en 1846, il fut nommé au 7ème hussards en 1850, décoré de la croix de la Légion d'Honneur en Crimée en mai 1856, et commandeur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1873.
Il fut institué par le cardinal duc de Rohan, son oncle, légataire universel, par testament et codicilles olographes faits à Besançon et à Rome, les 8 avril 1829, 10 février 1830, et 14 septembre 1831.
Le Ier juin 1858, il épousa à Paris, Marie Augusta Alicia Baudon de Mony, (décédée à Paris, le 30 août 1889), fille de Pascal Augustin Joseph et de Eugénie Raymonda Uzquierdo de Rivera.
Il décéda à Paris, le 18 décembre 1907, ayant eu pour enfants :
  1) Auguste Fernand Raymond, qui suit.
2) Louise Anne Marie, née à Paris, le 30 décembre 1860.
Elle épousa à Paris, le 30 mai 1886, Maurice Delaire, baron Delaire de Cambacérès, (décédé à Jouy en Josas, le 25 avril 1906), fils de Jean Marie et de Joséphine de Cambacérès.
Elle décéda le 9 octobre 1909.
3) Marie Alice, née à Paris, le 29 avril 1865.
Elle épousa à Paris, le 2 juin 1892, Edouard Jean Dominique, baron de Bastard de Saint-Denis, (décédé à Paris, le 28 décembre 1908), fils d'Arthur Jean Marie et de Marie de Maleville.
Elle décéda à Neuilly sur Seine, le 29 mars 1950.
4) Guillaume Joseph Marie, qui fit un rameau :
5) Geneviève Marie Isabelle, née à Paris, le 22 mars 1875.
Elle épousa à Paris, le 7 novembre 1901, François Louis de Vaufleury, comte de Malterre, (décédé le 23 septembre 1934 à Chantepie), fils de Jules Louis et de Charlotte Gabrielle Delamarre.
Elle décéda à Paris, le 29 décembre 1960.

XXVIII) de ROHAN-CHABOT Auguste Fernand Raymond, né à Paris, le 22 octobre 1859, comte de Jarnac.
Il releva le titre de comte de Jarnac, avec l'autorisation du chef de famille. Ce titre s'était éteint par la mort du dernier titulaire.
Le 7 juin 1886, il épousa à Paris, Félicie Jeanne Louise Marie Olry-Rœderer, (décédée à Paris, le 12 mai 1894), fille de Jacques, et de Louise Henriette Léonie Rœderer.
Il s'éteignit à Saint-Laurent du Pape, le 21 mai 1928, ayant eu pour enfants :
  1) Marguerite Marie, née à Paris, le 3 juillet 1887.
Elle épousa à Paris, le 11 juin 1906, Josselin de ROHAN-CHABOT, duc de Rohan, fils d'Alain et d'Herminie de La Brousse de Verteillac.
Elle décéda à Josselin, le 25 septembre 1976.
2) Jacques Fernand, qui suit.
3) Léonie, née à Paris, le 30 avril 1894.
Elle épousa Auguste, marquis de Mailly-Nesle, (décédé en 1955).
Elle décéda le 12 juillet 1918.

XXIX) de ROHAN-CHABOT Jacques Fernand, né à Paris, le 5 mars 1889, comte de Jarnac.
Il fut capitaine de chasseurs à pied, et participa à la Ière guerre mondiale. Il reçut la Croix de Guerre, et la Légion d'Honneur.
Explorateur, il fut aussi géographe, directeur et administrateur de sociétés.
Le 27 novembre 1917, il épousa à Paris, Nicole Hélène d'Alsace d'Hénin-Liétard, (décédée à Paris, le 21 mai 1958), fille de Philippe Charles Gérard et d'Hélène Marie Eléonore, baronne Von Brienen de Grœtelind.
Jacques Fernand décéda à Paris, le 9 décembre 1958, ayant eu pour enfants :
  1) Hélène Anne Marie Léonie, née à Paris, le 26 juillet 1920.
Elle épousa en premières noces à Paris, les 17 et 20 avril 1940, le comte Thierry Jean Marie Amédée Robert de Clermont-Tonnerre, fils de Louis et de Jeanne Marie de Kergolay. Ils divorcèrent à Paris, le 30 mars 1949.
Hélène épousa en secondes noces à Paris, le 24 mars 1955, Roger Georges Auguste Fougère, fils de Georges Auguste et de Marie Louise Bousquet. Elle divorça à nouveau le 24 mai 1966.
2) Guy Aldonce François Thierry, qui suit.
3) Charles Maurice, né à Paris, le Ier juillet 1925, comte de Rohan-Chabot.
Il épousa à Paris, le Ier août 1961, Paola Maria Claude Sanjust di Teulada, (décédée à Paris, le 11 novembre 1974), fille d'Orazio et de Simone Stern.
Il fut administrateur de sociétés.
De cette union naquit :
  a) Delphine, née à Nice, le 5 août 1964.

XXX) de ROHAN-CHABOT Guy Aldonce François Thierry, né à Paris le Ier juillet 1921, comte de Jarnac.
Il fut président directeur général de la société Unifina en 1958, puis de l'imprimerie Crété, de 1958 à 1972, ainsi qu'administrateur de la société Franck et fils, et de la société Elysées-Valeurs.
Le 11 janvier 1949, il épousa à Paris, Alix Louise Marguerite de Luppé, fille du comte Jean Bertrand Marie Odon, et de Sarah Clarke Beecher.
De cette union naquirent :
  1) Pierre Jacques, né à Neuilly sur Seine, le 8 janvier 1950, comte de Jarnac.
2) Jacqueline Nicole, née à Neuilly sur Seine, le 19 décembre 1951.
Elle épousa le 26 juin 1976, au château de Bourlemont, le comte Jean de Ponton d'Amécourt, fils de Maurice et de Jacqueline de Suzannet.
3) Véronique Louise, née à Neuilly sur Seine, le 19 décembre 1951, jumelle de Jacqueline Nicole.

Rameau de Guillaume Joseph Marie :
XXVIII) de ROHAN-CHABOT Guillaume Joseph Marie, né à Paris, le 15 mai 1867, comte de Rohan-Chabot, fils de Charles Guy Fernand, et de Marie Augusta Alicia Baudon de Mony (degré XXVII, branche des comtes de Chabot, puis de Jarnac).
En 1891, il fut maréchal des logis au 2ème cuirassiers. Il fit la guerre de 14-18 et fut décoré de la Croix de Guerre et de la Légion d'Honneur.
Il épousa à Bruxelles (Belgique), le 22 avril 1901, Nadine de La Rousselière-Clouard, (décédée à Paris, le 22 février 1958), fille d'Arthur et de Nadine Haritoff.
Il décéda à Paris, le 13 novembre 1922, ayant eu pour enfants :
  1) Lydie Marie Elisabeth, née à Paris, le 21 mars 1906.
Elle épousa à Paris, le 10 janvier 1928, le comte Charles de Lambilly, fils de Louis et de Marie du Hamel de Breuil. Il décéda, lors de la campagne d'Italie, à Monticelli, le 19 mai 1944.
2) Ysabeau Marie Eugénie Augusta Gabrielle, née à Paris, le 30 janvier 1909.
Elle épousa à Paris, le 4 juillet 1930, le comte Olivier de Rarécourt de La Vallée de Pimodan, fils de Fernand.
3) Fernand Joseph Marie Christophe Guillaume, qui suit.
4) Blandine Marie Victoire Lorette, née à Paris, le 23 juillet 1916.
Elle entra au couvent le 23 juillet 1938, dans l'ordre des religieuses réparatrices.

XXIX) de ROHAN-CHABOT Fernand Joseph Marie Christophe Guillaume, né à Paris, le 4 juillet 1910, comte de Rohan-Chabot.
Il épousa à Paris, le 12 janvier 1939, Hedwige de Mun, fille de Gabriel, marquis de Mun, et de Marie de Gontaut-Biron.
De cette union naquirent :
  1) Antoinette Nadine, née à Damnarie les Lys, le 29 octobre 1939.
Elle épousa à Damnarie les Lys, le 3 septembre 1966, François Vallet, fils de Lucien et de Lucile Pellegri.
2) Louis Charles Marie Guillaume, qui suit.
3) Marie Thérèse Blandine, née à Paris, le 2 avril 1942.
Elle épousa à Damnarie les Lys, le 5 septembre 1964, le baron Christian de Lassus Saint-Geniès, fils d'Etienne et de Madeleine Margot.
4) Béatrice Marie, née à Paris, le 23 juin 1943.
Elle épousa à Damnarie les Lys, le 20 juin 1964, Xavier Houzel, fils de Roger et de Françoise Durand-Viel.
5) Jacques Marie Joseph Christophe, né à Paris le Ier mars 1946.
Il épousa aux Tourailles, le 13 mai 1972, Dominique Trévin, fille de Michel et de Marie Colette Compagnon.

XXX) de ROHAN-CHABOT Louis Charles Marie Guillaume, né à Damnarie les Lys, le 7 décembre 1940, comte de Rohan-Chabot.
Il épousa à Saint-Michel en Brenne, le 27 juin 1967, Marie Christine Lebaudy, fille de Jacques et d'Hélène de Lavoreille.
De cette union naquirent :
  1) Laure, née à Boulogne-Billancourt, le 27 mai 1968.
2) Karine, née à Boulogne-Billancourt, en 1970.
3) Stéphanie, née en 1976.

Branche des Vicomtes de ROHAN-CHABOT :
XXVII) de ROHAN-CHABOT Raoul Henri Léonor, né à Paris, le 6 mars 1835, fils d’Anne Louis Fernand, et de Joséphine Françoise de Gautaut-Biron de Saint-Blancard (degré XXVI, seconde branche des ducs de Rohan).
Il fut officier de cavalerie, sous-lieutenant aux guides de l'empereur Napoléon III. Il démissionna pour se marier.
Le 3 juillet 1860, il épousa à Paris, Adélaïde Berthe de Chabrol-Tournoël, (décédée à Paris, le 28 janvier 1929), fille de Marie Henri Guillaume et de Marie Claire Prévost de Saulty.
Il décéda à Paris, le 12 avril 1922, ayant eu pour enfants :
  1) Philippe Marie Fernand, qui suit.
2) Sebran Marie Gaspard Henri, né à Paris, le 27 février 1863, comte de Rohan-Chabot.
Il fut sous-lieutenant au 14ème dragons.
Le 20 mai 1896, il épousa à Paris, Eliane Marie Eugénie Thiroux de Gervilliers, (décédée à Moulins, le 4 mars 1953), fille de Charles Raoul; comte de Gervilliers, et de Marie, princesse de Looz de Corswaren.
Il décéda sans postérité à Moulins, le 28 septembre 1936. Ils furent inhumés tous les deux au cimetière de Moulins (Allier).
3) Louis Marie François, qui fit un rameau
4) Marguerite Marie Françoise, née à Paris, le 7 mai 1871.
Elle décéda célibataire, à Paris, en 1925.
5) Jeanne Marie Berthe, née à Paris, le 12 décembre 1873.
Elle épousa à Paris, le 24 mai 1898, Jacques Guéau, marquis de Reverseaux, (décédé à Paris en 1919), fils du marquis de Reverseaux, et de N. Janvier de La Motte.
Elle s'éteignit à Saint-Raphaël, le 26 mars 1925.

XXVIII) de ROHAN-CHABOT Philippe Marie Fernand, né à Paris, le 30 août 1861, vicomte de Rohan-Chabot.
Il fut sous-lieutenant d'infanterie, puis fut attaché avec le même grade dans la réserve au service d'état-major, le 11 avril 1885.
Le 14 mai 1894, il épousa à Paris, Thérèse Leclerc de Juigné de Lassigny, (décédée à Saint-Raphaël, le 26 juin 1938), fille de François et de Jeanne Cuné de La Chaumelle.
Il décéda à Saint-Raphaël, le 5 janvier 1925, ayant eu pour enfants :
  1) Henri Marie Léonor Jean, qui suit.
2) Edme Marie Fernand, né à Paris, le 28 décembre 1904, comte de Rohan-Chabot.
Il devint président du Syndicat de Défense des Vins des Côtes de Provence.
Il suivit les cours de l'Ecole Supérieure d'Aix en Provence, puis se consacra à l'agriculture.
Il épousa le 7 juin 1932, à Paris, Laurence de Mun, fille de Gabriel, marquis de Mun, et de Marie de Gontaut-Biron.
Il décéda au château de Saint-Martin Taradeau, le 8 octobre 1972, ayant eu de son union avec Laurence :
  a) Thérèse, née à Paris, le 27 juin 1933.
Elle épousa à Taradeau, le 7 juin 1958, le comte Bruno de Gasquet, fils de Xavier, et de N. de Bovis. Il décéda en mer à bord de son avion, au début avril 1976.

XXIX) de ROHAN-CHABOT Henri Marie Léonor Jean, né à Paris, le 21 novembre 1897, vicomte de Rohan-Chabot.
Le Ier juillet 1916, il s'engagea volontairement comme cavalier de 2ème classe au 16ème chasseurs. Il fut nommé sous-lieutenant le 13 juillet 1917, lieutenant le 13 juillet 1920, capitaine le 25 décembre 1933, chef d'escadron le 25 décembre 1941, lieutenant-colonel le 15 mai 1946, et enfin colonel le Ier septembre 1954.
Il eut la Croix de Guerre 14-18, la Croix de Guerre 39-40, et fut également décoré officier de la Légion d'Honneur.
Le 13 octobre 1921, il épousa à Saint-Raphaël, Josette de Giraud d'Agay, fille de Melchior et de Nicole Aublé.
De cette union naquirent :
  1) Philippe Marie Pierre Léonor François, qui suit.
2) Anne Jeanne Marie Melchiore, née à Saint-Raphaël, le Ier avril 1925.
Elle épousa à Saint-Raphaël, le 7 septembre 1950, Robert Gèze, capitaine d'infanterie, fils d'Amédée et de Marie Rose de Tauriac.
3) Marguerite Marie Berthe, née à Saint-Raphaël, le 19 octobre 1927.
4) Gérard Pierre Marie, né à Vesoul, le 23 octobre 1930, comte de Rohan-Chabot.
Il fut nommé sous-lieutenant au 3ème cuirassiers, puis devint capitaine.
Le 7 janvier 1963, il épousa à Berlin (Allemagne), Marie Odile Flécher, fille de N., colonel, et de Marie Berna.
De cette union naquirent :
 

a) Isabelle, née à Berlin (Allemagne), le 3 janvier 1964.
b) Henri, né à Berlin, le 16 décembre 1964.
c) Olivier, né à Saumur, le 18 février 1968.
d) Thibault, né le 3 juillet 1974 à Mulhouse.

5) Gilbert Edmé Stéphan Marie, né à Vesoul, le 17 septembre 1935, comte de Rohan-Chabot.
Il fit sa carrière dans l'armée.
Le Ier septembre 1967, il épousa à Mulhouse, Yvonne Richard, fille de N., et de Louise Soldermann.
De cette union naquirent :
  a) Bruno, né à Mulhouse, le 8 décembre 1968.
b) Xavier, né à Mulhouse, le 6 février 1971.
c) Florence, née à Mulhouse, le 26 juin 1972.

XXX) de ROHAN-CHABOT Philippe Marie Pierre Léonor François, né à Saint-Raphaël, le 30 août 1923, comte de Rohan-Chabot.
Le 10 octobre 1959, il épousa à Courtivron, Colette de Courtivron, fille de Louis Le Compasseur Créqui Montfort de Courtivron, et de Marguerite Le Compasseur Créqui Montfort de Courtivron, sa cousine.
De cette union naquirent :
  1) Jean Baptiste Marie Gérard Nicole, né à Paris, le 4 décembre 1963, comte de Rohan-Chabot.
2) Marie Henriette Nicole, née à Paris, le 24 juin 1965.
3) Marguerite, née à Antony, le 6 mai 1968.

Rameau de Louis Marie François :
XXVIII) de ROHAN-CHABOT Louis Marie François, né à Paris, le 7 mai 1865, comte, fils de Raoul Henri Léonor, et d’Adélaïde Berthe de Chabrol-Tournoël (degré XXVII, branche des vicomtes de Rohan-Chabot).
Officier de carrière, il démissionna en 1906. Au cours de la guerre 14-18, il reprit du service, et reçut la Légion d'Honneur.
Il fut élu maire de Ranville (Calvados).
Le 5 juin 1901, il épousa à Paris, Jeanne de Brye, fille d'Arthur, comte de Brye, et d'Augustine Verrier (décédée à Ranville, le 6 décembre 1964).
Il décéda à Ranville, le 2 décembre 1946, ayant pour enfants de son union avec Jeanne :
  1) Léonor Christophe Marie Arthur Louis, qui suit.
2) Sebran, né à Paris, le 4 mai 1904, comte.
En 1921, il entra à l'Ecole des Postes pour préparer l'Ecole de Saint-Cyr.
Il décéda à Paris, le 5 octobre 1921, au cours d'un accident de train, au tunnel des Batignolles.
3) Gaël Antoine Marie Sebran, né à Paris, le 13 juin 1906, comte.
Il fut directeur de la société Shelle-Berre, maire de Ranville (Calvados), et administrateur de sociétés.
Il épousa en premières noces à Paris, le 9 novembre 1933, Marguerite de Chabrol-Tournoël, fille de Pierre, comte de Chabrol-Tournoël, et de Catherine Bérard de Chazelles. Elle décéda à Paris, le 16 mars 1958.
De cette union naquirent :
  a) Marthe, née à Paris, le 25 février 1935.
Elle épousa à Paris, le 11 janvier 1958, Jean Dominique de La Rochefoucauld, comte, fils de Jacques et de Jacqueline Geneviève Marie de Cassagnes de Beaufort de Miramon. Le mariage fut annulé en Cour de Rome.
b) Sebran, né à Paris, le 10 mars 1936.
Il épousa à Paris, le 4 octobre 1967, Servilla Piccinoni-Adamès, fille de M. et de N. Adamès.
c) Sylviane, née à Suresnes, le 5 août 1938.
Elle décéda le 23 juin 1949.
d) Jean, né à Caen, le 6 mars 1940.
Il épousa à Paris, le 6 novembre 1942, Joy-Maria Bourlon de Rouvre, fille de Hubert et de Brenda Balfour.
De cette union naquirent :
  d1) Emmanuel, né à Paris, le 13 décembre 1963.
d2) Fabrice, né à Paris, le 8 juillet 1968.
e) Louis, né à Paris, le 10 août 1943.
En secondes noces, Gaël épousa à Paris, le 8 novembre 1966, Claude de Bauffremont-Courtenay, princesse, fille de Théodore, prince duc de Bauffremont-Courtenay, et de Thérèse Chevrier.

XXIX) de ROHAN-CHABOT Léonor Christophe Marie Arthur Louis, né à Ranville (Calvados), le 29 septembre 1902, comte.
En 1921, il entra à l'Ecole Militaire de Saint-Cyr, puis à l'Ecole de Cavalerie de Saumur en 1923.
Colonel de cavalerie et de l'armée blindée, il fit la campagne du Levant en 1925, et combattit en France en 1939-1940. Il fut titulaire des Croix de Guerre des T.O.E de 39-40, et officier de la Légion d'Honneur.
Il épousa à Paris, le 18 juillet 1935, Béatrix Le Cardinal de Kernier, fille de Jacques, marquis de Kernier, et d'Yvonne de Goislard de Villebresme.
De cette union naquirent :
  1) Eudon Anne Jacques Louis Marie Sebran, qui suit.
2) Mériadek Louis Yves Alain Marie Jean, né à Bonnefontaine, le 27 décembre 1937, comte.
Il épousa à Paris, le 27 juin 1968, Isabelle de Bauffremont-Courtenay, princesse, fille de Jacques, prince duc de Bauffremont-Courtenay, et de Sibylle de Chabannes.
De cette union naquirent :
  a) Marie Liesse Anne Rolande, née à Paris, le 25 juin 1969.
b) Thibaud Marie Louis Michel, né à Paris, le 29 septembre 1970.
c) Eléonore Marie Hélène Alix, née à Neuilly, le 4 mai 1973.
d) Jacques Henri, né en 1976.
3) Annaig Gaël Marie Yolande, née à Val d'Izé, le 6 juin 1939.
Elle épousa à Antrain sur Couesnon, le 17 avril 1962, Robert Ghislain d'Harcourt-Olonde, comte, fils de Gérard et d'Hedwige Christyn de Ribeaucourt.
4) Viviane Marie Augustine Aline Eliane Thérèse, née à Val d'Izé, le 8 avril 1941.
Elle épousa à Antrain sur Couesnon, le 26 juin 1965, Yann Kergall, fils d'Antoine et de Françoise de Berlhe.
5) Gwelona Jeanne Yvonne Anne Marie, née à Antrain sur Couesnon, le 13 janvier 1944.
Elle épousa à Antrain sur Couesnon, le 29 avril 1967, Régis du Fayet de La Tour, fils d'Etienne et d'Anne Marie Rochette de Lempdes.
6) Noluen Anne Louise Marie, née à Rennes, le 6 février 1949.
Elle épousa à Paris, en septembre 1969, Pierre de Brye, comte; fils de Gérard et d'Odette de Montesquiou-Fezensac.

XXX) de ROHAN-CHABOT Eudon Anne Jacques Louis Marie Sebran, né à Bonnefontaine, le 4 novembre 1936, comte.
Il fut ingénieur agronome à la chambre d'agriculture du Morbihan.
Il épousa à Rennes, le 26 juin 1962, Solange de Monti de Rezé, fille d'Hubert, comte, et de Catherine de Champs de Saint-Léger de Bréchard.
De cette union naquirent :
  1) Gwenn, née à Rennes, le 25 novembre 1963.
2) Solène, née à Rennes, le 26 janvier 1965.
3) Tiphaine, née à Rennes, le 13 août 1970.
4) Hervé, né à rennes, le 23 août 1974.
5) Servane, née en 1976.

Rameau des comtes de CHABOT :
XXVI) de ROHAN-CHABOT Louis Charles Philippe Henri Gérard, comte de Chabot, né au château de La Roche-Guyon le 26 mars 1806, dans le Vexin français. Baptisé dans la chapelle du château, il eut pour parrain Anne Louis Christian de Montmorency, frère de sa mère, et pour marraine la duchesse de La Rochefoucauld, sœur de son père. Il était fils d’Alexandre Louis Auguste, et d’Anne Louise Madeleine Elisabeth de Montmorency (degré XXV, seconde branche des ducs de Rohan).
En 1822, il entra à l'école militaire, et fut nommé en 1824, sous-lieutenant au 6ème régiment de hussards.
En 1828 et 1829, il fit la campagne de Morée comme officier d'ordonnance du général en chef marquis Maison.
En novembre 1828, il fut chargé d'apporter à Paris les articles de capitulation des places fortes de Morée. Il fut alors nommé chevalier de la Légion d'Honneur, et reçut la mission de porter en Morée, le bâton de maréchal, envoyé par le roi au général en chef marquis Maison.
Aussitôt après les événements de juillet 1830, il se retira du service.
Le 19 novembre 1831, il épousa à Paris, Caroline Raymonde Marie Sidonie de Biencourt, (Elle décéda le 3 octobre 1878.), fille d'Armand François Marie, marquis de Biencourt, et de Sidonie Flavie Eulalie Las-Cases-Beauvoir.
Il décéda à Poitiers, le 7 janvier 1872, ayant eu pour enfants :
  1) Guy Elisabeth Antoine Armand, qui suit.
2) Anne Philippe Marie Thibaud, né à Paris, le 27 janvier 1838.
En 1860, il s'engagea dans les zouaves pontificaux. Cette même année, il fut blessé le 18 septembre à Castelfidardo, ayant la main percée d'une balle.
Il fut décoré de la croix de Pie IX, et de la médaille en or émaillé de Castelfidardo.
Le 22 juin 1870, il épousa à Paris, Jeanne Blanche de Francqueville-Bourlon, (décédée à Paris, le 24 juin 1884), fille de Louis Désiré Adrien Joseph, comte de Francqueville, et d'Anne Marie Fayau de Vilgruy.
Il décéda à Paris, le 15 avril 1913, sans postérité.
3) Olivia, née vers 1848.
Elle décéda à Paris, le 16 septembre 1865.
4) Elisabeth Marie Sidonie Léontine, née à Naples le 9 avril 1833.
Elle épousa à Poitiers, le 26 décembre 1860, Ferdinand Henri Hélion de Villeneuve, marquis de Villeneuve-Bargemont, fils de Henri Joseph et de Marie Madeleine Léontine de Chamillard de La Suze.
Elle décéda en 1914.
5) Anne Marie Aliette, née à Paris, le 24 avril 1841.
Elle décéda célibataire, à Paris, le 17 juillet 1865.
6) Anne Marie Marguerite Catherine, née à Paris, le 5 novembre 1843.
Elle épousa à Paris, le 16 mai 1868, Henri Paul Marie Gérard, vicomte de Pins, (décédé à Paris, le 15 mai 1889), fils de Paul et de N. de Riquet de Caraman.
Elle décéda à Alzau, le 22 juin 1941.
7) Anne Marie Josèphe Radegonde, née à Poitiers le 4 septembre 1849.
Elle épousa à Paris, le 10 février 1874, Pierre Adrien Edgar, marquis de Montesquiou-Fézensac, (décédé au château des Hayes à Brion, le 7 octobre 1894), fils de Charles Eugène et de Jeanne Eliane Perrin de Cypierre.
Elle s'éteignit à Paris, le 30 novembre 1934.

XXVII) de ROHAN-CHABOT Guy Elisabeth Antoine Armand, né à Paris le 8 juillet 1836, comte de Chabot, duc de Ravèse.
Engagé le 20 décembre 1854 au 6ème régiment de lanciers, il devint en Afrique, sous-lieutenant au 2ème spahis, le 11 décembre 1859. Il fut ensuite nommé sous-lieutenant en août 1863, puis capitaine en janvier 1865, dans le même régiment.
Revenu en France, il servit comme capitaine, au 11ème régiment de chasseurs à cheval jusqu'en 1867, année où il donna sa démission.
Pendant le siège de Paris en 1870, il fut d'abord simple garde national, puis capitaine d'état-major.
Il reçu l'autorisation royale de porter le titre en Espagne, de duc de Ravèse, par brefs pontificaux du 13 mai 1907 et du 3 août 1908.
Le 2 mars 1867, il épousa en premières noces à Paris, Jeanne Marie Anne Terray de Morel-Vindé (décédée à Taverny, le 23 juin 1880), fille de Charles Louis, comte de Morel-Vindé, et de Louise Henriette Guillemine de Forth-Rouan des Malets.
De cette union naquirent :
  1) Joseph Louis Marie Charles Gérard, qui suit.
2) Ithier Anne Marie Renaud Geoffroy, né à Paris, le 27 janvier 1878.
Il décéda à l'Ecole de Saint-Cyr, le 16 mai 1899.
Guy épousa en secondes noces à Paris, le 6 juin 1888, Zéfita Suzanne Heyward, veuve d'Albert Louis, comte de Gallatin. Elle décéda à Paris, le 29 février 1896.
Il décéda à Paris, le 4 octobre 1912.

XXVIII) de ROHAN-CHABOT Joseph Louis Marie Charles Gérard, né à Angers, le 28 septembre 1870, comte de Chabot, duc de Ravèse.
En 1891, il entra à l'Ecole Militaire de Saint-Cyr et devint capitaine de cavalerie.
Il fit la guerre de 1914-1918, et fut décoré de la Légion d'Honneur et de la Croix de Guerre.
Entré dans l'ordre de Malte, il en devint bailli, président pour la France, et Grand Croix.
Le 5 février 1895, il épousa à Paris, Jeanne Pauline Cécile Aubry-Vitet, fille d'Eugène et de N. Darblay. Elle décéda à Paris, le Ier juin 1934.
Il décéda à Paris, en 1964, ayant eu pour enfants de son union avec Jeanne Pauline Cécile :
  1) Aliette Marie Jeanne Louise Geneviève, née à Compiègne, le 3 janvier 1896.
Elle épousa à Paris, le 3 mars 1917, Jacquelin de Maillé de La Tour-Landry, marquis de Maillé, fils de Marie Artus Hippolyte Jean et de Carmen de Wendel. Il décéda au combat de la Métairie de Mont-Laval, près d'Embermenil (Meurthe et Moselle), le 27 juillet 1918.
Elle se consacra à l'étude de l'architecture religieuse et à la sauvegarde des églises de France. Elle fut vice-présidente, puis présidente de l'Association de la sauvegarde de l'Art Français de 1921 à sa mort.
Elle décéda à Paris, le 19 novembre 1972.
De son union était née une fille, Claire Clémence de Maillé, qui décéda sans postérité.
2) Gilbert, né à Compiègne, le 13 janvier 1897.
Militaire, il fut nommé sous-lieutenant de cuirassiers.
Il fut tué au Moulin de Laffaux, au combat, le 16 juillet 1918. Il fut cité trois fois et fait chevalier de la Légion d'Honneur.

Seconde branche des seigneurs et comtes de JARNAC :
XXIV) de ROHAN-CHABOT Marie Charles Rosalie, né à Paris, le 9 juillet 1740. Il eut pour parrain Charles Auguste de Rochechouart, et pour marraine, Charlotte Rosalie de Châtillon, sa cousine germaine, titré vicomte de Chabot, puis comte de Jarnac. Il était  fils de Guy Auguste et d’Yvonne Sylvie du Breil de Rays (degré XXIII, seconde branche des ducs de Rohan).
Il fut d'abord élevé par sa grand-mère, la duchesse de Rohan, puis après son décès survenu en 1743, par la seconde épouse de son père. Après le décès de sa tante, Henriette Charlotte de Rohan-Chabot, en 1769, il hérita de la terre de Jarnac, et prit le titre de comte de Jarnac, suivant la substitution qui avait été faite à son profit.
En 1753, il entra dans les mousquetaires noirs de la Garde du Roi, et y resta jusqu'en 1758. Il servit ensuite dans le régiment Royal-Etranger-Cavalerie, commandé par son frère aîné.
En 1762, il fut fait colonel d'un régiment de cavalerie à son nom, puis fut fait brigadier de dragons le Ier mars 1780, et maréchal de camp le 5 décembre 1781.
Un peu plus tard, il fut nommé inspecteur et commandant de la 15ème division de cavalerie de l'armée, et fut dans la promotion de lieutenants-généraux non déclarée par le roi à cause de la Révolution de 1789.
Avec la permission du roi, il se retira alors en Irlande, où il avait un procès à soutenir pour les intérêts de sa femme.
En 1792, il rejoignit l'armée des Princes à Coblence, où il fit les campagnes de 1793 et une partie de celle de 1794 comme volontaire à la suite de l'armée anglaise. Il se trouva aux sièges de Valenciennes, du Quesnoy et de Dunkerque.
En premières noces, il épousa le 17 décembre 1759, Guyonne Hyacinthe de Pons, fille de Charles Philippe, marquis de Pons Saint-Maurice, et de Marie Charlotte Lallemant de Betz.
Elle décéda en couches le 18 janvier 1761, ayant donné le jour à :
  1) Adélaïde Louis Guyonne, née à Paris, le 18 janvier 1761, appelée mademoiselle de Jarnac.
Le 12 mai 1778, elle épousa Boniface Louis André, comte de Castellane, (décédé le 21 février 1837), fils d'Esprit François Henri et de Louise Charron de Menars.
Elle décéda le 22 janvier 1805.
Le 29 décembre 1776 en Irlande, puis le 5 février 1777 à Jarnac, pour confirmation, Charles Rosalie épousa en secondes noces Elisabeth Smith, d'une famille irlandaise, fille de Jacques et de Marie Ajor. Elle décéda à Paris, le 23 novembre 1843 et fut inhumée au cimetière du Père-Lachaise.
Il décéda en Angleterre en août 1813, ayant eu de cette seconde union :
  2) Louis Guy Charles Guillaume, qui suit.
3) Caroline Sylvie Elisabeth, née à Paris le 4 septembre 1790.
Elle décéda le 10 avril 1792.

XXV) de CHABOT Louis Guy Charles Guillaume, né à Paris le 7 octobre 1780, vicomte de Jarnac, vicomte de Chabot.
Naturalisé en Angleterre, où il était passé encore enfant à la suite de son père, au commencement de la Révolution, il entra au service de l'Angleterre, où il obtint successivement tous les grades jusqu'à celui de colonel des dragons.
Il servit en Hollande, au Portugal, en Espagne et au Canada.
En mai 1814, à la restauration de Louis XVIII, il rentra en France, et fut nommé aide de camp du duc d'Orléans, (futur Louis-Philippe) puis maréchal des camps et armées du roi, le 30 décembre 1814.
Il continua à remplir ses fonctions auprès du roi Louis-Philippe, jusqu'à la Révolution de 1830.
Il fut élu conseiller général de la Seine et Oise, et fut appelé, le 11 septembre 1835, à siéger à la Chambre des pairs, par une ordonnance royale. Il prêta serment au gouvernement de Louis-Philippe, et quitta la vie politique en 1848.
Le Ier juin 1809, il épousa Isabelle Charlotte Fitz-Gérald, fille de William Robert, duc de Leinster, et d'Emilia Olivia de Saint-Georges Usher.
Il décéda à Paris, le 12 juillet 1875, ayant eu pour enfants :
  1) Philippe Ferdinand Auguste, qui suit.
2) Olivia Anne Rosalie, née à Couton, le 28 juin 1813.
Elle épousa le 28 juillet 1846, Jules de Lasteyrie, marquis, fils de Louis et de Marie Antoinette du Motier de La Fayette. Il décéda à Paris, le 14 novembre 1884.
Elle décéda à La Grange, le 7 juillet 1899.
3) Elisabeth, qui décéda à Dieppe, jeune et sans alliance.

XXVI) de CHABOT Philippe Ferdinand Auguste, né le 2 juin 1815, comte de Jarnac, vicomte de Chabot.
Il se fit un nom dans les lettres et la diplomatie. Ses travaux littéraires ont été publiés dans la Revue des Deux Mondes, et le Correspondant. Il composa aussi des pièces de théâtre et des romans en anglais.
En 1842, il fut chargé, en qualité de commissaire royal, d'aller recevoir les restes de Napoléon à Sainte-Hélène.
Il fut successivement consul général en Egypte, secrétaire d'ambassade à Londres en 1844, puis ambassadeur à Londres en 1874.
Le 10 décembre 1844, il épousa sa cousine Géraldine Augusta Foley, fille de Thomas et de Cécilia Olivia Fitz-Gérald.
Il décéda à Londres le 22 mars 1875, et fut inhumé le 26 mars au cimetière de Kenfalgreen, sans postérité.

Branche des seigneurs de BRION :
XVII) CHABOT Philippe, né vers 1494, comte de Charny et de Buzançais, seigneur de Brion, d'Apremont, de Mirebeau, de Pagny, de Sully, de la principauté de Châtelaillon, comte de Newblanck en Angleterre, et pair de ce royaume.
Il était fils de Jacques et de Madeleine de Luxembourg (degré XVI, branche des seigneurs, barons et comtes de Jarnac).
bason de Philippe Chabot
Blason de Philippe CHABOT, amiral de France - 1525.
(Ecartelé aux 1 et 4 d'or à trois chabots de gueules, posés deux et un;
au 2 d'argent au lion de gueules à la queue fourchue et passée en sautoir, armé, lampassé et couronné d'or;
au 3 de gueules à la croix de 16 raies d'argent).
Dès son plus âge, il s'attacha au comte d'Angoulême, devenu plus tard le roi François Ier, avec lequel il fut élevé au château d'Amboise, et dont il fut le favori.
Il fut à la bataille de Marignan en 1515.
Le 31 décembre 1516, il donna quittance à Jean de Pons, trésorier des guerres du roi, de 150 livres pour quartier d'avril 1515, de son état de capitaine de 50 lances fournies des ordonnances, scellée de ses armes.
Vers 1523, il fut breveté chevalier de l'ordre de Saint-Michel. Il fut fait capitaine de 40 lances, et maire de Bordeaux.
En 1524, il était à Marseille avec 3000 mille hommes d'élite et 200 hommes d'armes qu'il amena aux assiégés. Il défendit cette place contre l'armée impériale commandée par le connétable de Bourbon, en présence de l'empereur Charles Quint.
Le 28 octobre 1524, il fut fait gouverneur du duché de Valois, et prit part en 1525 à la bataille de Pavie.
Après avoir été fait prisonnier, il sortit de prison et fut employé à diverses négociations et ambassades pour la liberté du roi.
Une fois la rançon du roi traiter, ce dernier lui donna le 23 mars 1526, la charge d'amiral de France, (vacante par le décès de Bonnivet, tué à Pavie), le gouvernement de Bourgogne, la lieutenance-générale de M. le Dauphin dans celui de Normandie, et lui fit épouser sa propre nièce, Françoise de Longwi, fille aînée de sa sœur Jeanne, bâtarde d'Angoulême.
Philippe fut compris au nombre des otages que l'empereur demanda pour la garantie du traité d'échange du roi François Ier. Cependant la régence préféra livra ses deux petits-fils plutôt que de priver la France des 12 plus grand capitaines de France.
En 1527, il fit l'acquisition de René de Prie, chevalier, baron de Buzançois, de la terre de Buzançois en Berry, qui plus tard fut érigée en comté en sa faveur par lettres patentes du roi, données à Marseille en novembre 1533, et enregistrées au parlement de Paris le 2 mars suivant, à la charge de ressort et d'hommage à Françoise de Maillé, dame de Châteauroux.
En août 1529, il fut nommé ambassadeur en Italie auprès de l'Empereur Charles Quint, pour présenter à sa ratification le traité de Cambray. L'année suivant, il fut chargé d'aller chercher en Espagne les deux jeunes fils du roi, gardés comme otages à Charles-Quint.
En 1532, il fut envoyé en ambassade en Angleterre et y négocia l'entrevue entre François Ier et Henri VIII à Boulogne sur Mer, où le roi d'Angleterre le décora (du consentement de François Ier), du collier de l'ordre de la Jarretière, qu'il joignit à celui de Saint-Michel qu'il avait déjà, et le créa pair d'Angleterre sous le nom de comte de Newblanck.
En 1534, la princesse d'Orange, Philiberte de Luxembourg, sa grand-tante, lui donna le comté de Charny en Bourgogne, par donation entre vifs.
En 1535, le roi, à qui le duc de Savoie avait refusé le passage des Alpes, envoya Philippe CHABOT, seigneur de Brion, amiral de France, à la tête d'une armée de 30000 hommes, pour faire rendre raison de cette insulte. Il fit la conquête de la Savoie et de presque tout le Piémont.
Cette campagne fut pour lui l'occasion d'une disgrâce du roi François Ier, orchestrée par ses ennemis, sans doute jaloux. Ceux-ci se débrouillèrent pour jeter la suspicion en l'accusant d'avoir arrêté le cours de ses conquêtes en Piémont, ou bien d'exactions commises dans son gouvernement de Bourgogne. Une commission de 1540 lui fit son procès, et le dépouilla de toutes ses charges, confisqua ses biens et le condamna au bannissement. Par l'intermédiaire de la duchesse d'Etampes, le roi se rendit compte de son erreur et reconnu l'innocence de Philippe. Après une année en captivité, il le remit donc en liberté et lui rendit ses biens et ses emplois, par lettres patentes du 12 mars 1541.
Le 28 mars 1541, il fit acquisition de la principauté de Châtelaillon et de la seigneurie de Sully, de François d'Orléans, marquis de Rothlin, comte de Neuchâtel, prince de Châtelaillon, etc.
Il posséda un temps la terre de Châteauneuf sur Charente. (Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD).
Par contrat du 10 janvier 1526, il épousa Françoise de Longwy, dame de Pagny et de Mirebeau en Bourgogne, nièce du roi François Ier, fille et héritière de Jean, seigneur de Givry, et de Jeanne d'Angoulême, sœur naturelle du roi.
Il décéda dans son hôtel, rue Saint-Antoine, à Paris, le Ier juin 1543, et fut enterré dans la chapelle d'Orléans, en l'église des Célestins de Paris.
Sa veuve, Françoise de Longwy épousa en secondes noces, Jacques de Pérusse, seigneur d'Escars, fils de Geoffroy et de Françoise d'Arpajon.
De l'union de Philippe et de Françoise naquirent :
  1) Léonor, qui suit.
2) François, marquis de Mirebeau, seigneur de Brion, qui suivra.
3) Françoise, qui épousa par contrat du Ier décembre 1545, Charles de La Rochefoucauld, baron de Barbezieux, fils d'Antoine et d'Antoinette d'Amboise.
4) Antoinette, alias Charlotte, qui épousa Jean d'Aumont, comte de Châteauroux, maréchal de France, fils de Pierre, seigneur d'Estrabonne et de Cors, et de Françoise de Béthune de Sully.
5) Anne, qui fut dame de la reine Marie Stuart, épouse de François II, en 1559, puis de Marguerite de France, fille du roi Henri II, de 1562 à 1570.
Par contrat du 18 janvier 1559, elle épousa Charles d'Halwyn, duc et pair de France, fils d'Antoine, marquis de Maiguelais, et de Louise de Gouffier.
6) Jeanne, qui fut grande prieure de Jouarre, puis abbesse du Paraclet, par arrêt du conseil de Charles IX, du 26 juillet 1563.
Elle se convertit au protestantisme, mais garda cependant son abbaye, où elle décéda, y entretenant toujours le service divin, sans y assister jusqu'à son décès survenu le 25 juin 1593.

XVIII) CHABOT Léonor, né en 1525, comte de Charny et de Buzançais, seigneur de Pagny, de Mirebeau, de Fontaine-Française, de Châteauneuf, de Longwy, Neufchâtel, Montagu, etc.
Il fut chevalier de l'ordre de Saint-Michel en 1555, (ou bien le 5 décembre 1561), capitaine d'une compagnie de 50 lances des ordonnances du roi le 3 novembre 1557, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi en 1559, grand écuyer de France, et breveté chevalier de l'ordre du Saint-Esprit à son institution le 31 décembre 1578.
Capitaine de 100 hommes d'armes des ordonnances, membre du conseil d'état et privé, il fut nommé grand sénéchal et lieutenant-général du roi en Bourgogne, le 5 novembre 1570.
Il fut breveté chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, le 31 décembre 1578.
Le 28 avril 1560, il donna quittance en qualité de capitaine de 30 lances des ordonnances, à François Pascal, trésorier des guerres, de 450 livres pour son quartier d'octobre 1559. Par contrat du 15 février 1549, il épousa en premières noces Claude Gouffier, fille de Claude, duc de Roannez, et de Jacqueline de La Trémoille.
De cette union naquirent :
  1) Catherine, comtesse de Buzançais, baptisée le 29 juin 1561. Elle eut pour parrain Antoine, roi de Navarre, et pour marraine Catherine de Médicis.
Elle épousa le 18 octobre 1576, Guillaume de Saulx, comte de Tavannes, (décédé en 1633), fils de Gaspard, maréchal de France, et de Françoise de La Beaume de Montrevel.
Elle décéda en juillet 1609, et fut enterrée dans la chapelle des Trois-Rois de la paroisse d'Arc sur Til en Bourgogne.
2) Charlotte, qui épousa en 1578 Jacques Le Veneur, comte de Tillières, fils de Tanneguy, premier comte de Tillières, et de Madeleine de Pompadour. Il décéda en 1596.
Elle décéda en 1606.
Léonor épousa en secondes noces Françoise de Rye, dame dudit lieu, de Longwy, etc., fille unique de Joachim, seigneur de Rye, et d'Antoinette de Longwy, dame de Givry.
Léonor décéda le 12 juillet 1597 à Saint-Jean de Losne, ayant eu pour enfants de sa seconde union :
  3) Marguerite, née vers 1566, dame et comtesse de Charny par le décès de Jacques CHABOT, son neveu à la mode de Bretagne.
Elle épousa le 5 février 1583, Charles de Lorraine, duc d'Elbeuf, fils de René, marquis d'Elbeuf, et de Louise de Rieux, comtesse d'Harcourt. Il décéda le 24 août 1605.
Elle décéda à Paris dans l'hôtel d'Elbeuf, le 29 septembre 1652, et fut enterrée dans l'église collégiale de Saint-Louis de La Faussaye, près d'Elbeuf.
4) Catherine, qui épousa le 21 août 1584, au château de Pagny en Bourgogne, Claude de Vergy, comte de Champlitte, fils de François, comte de Champlitte, et de Claudine de Pontallier, sa première épouse.
Elle décéda sans postérité en 1588.
5) Françoise, née vers 1577, qui épousa le 27 février 1588, au château de Pagny en Bourgogne, Henri Hurault, comte de Cheverny, fils de Philippe, comte de Chiverny, et d'Anne de Thou.
Elle décéda de mort violente, assassinée par son mari, sans postérité, en janvier 1602.
6) Léonore, qui épousa le 16 mai 1598, Christophe de Rye, marquis de Varembon, comte de Varax, fils de Philibert, comte de Varax, et de Claudine de Tournon.
Elle fit son testament le 16 août 1618.
Léonor avait aussi eu pour enfants naturels avec Etiennette Tessard :
  7) Françoise, bâtarde de Charny, qui épousa Jean Baptiste de Vidal, seigneur de Consilles en Châlonnais.
8) Marguerite, bâtarde de Charny.

Branche des marquis de MIREBEAU :
XVIII) CHABOT François, marquis de Mirebeau, comte de Charny, vicomte de Lugny, seigneur de Chaume, baron de Chaumont, de Charroux et de Fontaine-Française, seigneur de Brion. Il était fils de Philippe et de Françoise de Longwy (degré XVII, branche des seigneurs de Brion).
Il fut élevé à la Cour comme page du roi Henri II
Le comté de Charny vint en sa possession, après la mort de son frère Léonor, par arrêt du parlement, comme sujet à réversion, faute d'hoirs mâles, en vertu d'une substitution.
Il commença à servir en mars 1553, comme guidon de la compagnie du duc d'Aumale, et fut nommé gentilhomme de la chambre du roi en 1559, capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances du roi, et conseiller en son conseil privé en 1570.
En 1576, il assista aux Etats de Blois, et fut promu maréchal de camp le Ier avril 1577.
Il fut breveté chevalier de Saint-Michel le 31 décembre 1585.
Il donna quittance en qualité de seigneur de Brion, guidon de la compagnie du duc d'Aumale, à François Pascal, trésorier des guerres, le Ier juin 1558, de 150 livres, pour son état du quartier de janvier passé. Dans une autre quittance du 17 novembre 1560, scellée en cire rouge, on pouvait y voir son blason écartelé aux 1 et 4 à trois chabots, au 2 au lion de Luxembourg, au 3 l'étoile de Beaux, avec une couronne de comte sur l'écu.
Enfin, une autre quittance du 27 janvier 1563, montrait ce blason :
blason de François Chabot, 1563.
Ecartelé aux 1 et 4 à trois chabots, aux 2 et 3 une bande.
L'écu était surmonté d'une couronne de comte, et entouré du collier de l'ordre de Saint-Michel.

Il épousa en premières noces Françoise de Lugny, dame de Lugny, fille et héritière de Jean, seigneur et vicomte de Lugny en Mâconnais, et de Françoise de Polignac.
De cette union naquit :
  1) Catherine, vicomtesse de Lugny, qui épousa le 14 janvier 1579, Jean de Saulx-Tavannes, vicomte de Lugny par son mariage, fils de Gaspard, maréchal de France, et de Françoise de La Beaume de Montrevel. Elle apporta en dot la vicomté de Lugny.
Elle décéda en 1587.
François épousa en secondes noces le 25 décembre 1565, Catherine de Silly, fille de Louis, seigneur de La Roche-Guyon, et d'Anne de Laval.
De cette union naquirent :
  2) Jacques, qui suit.
3) Henri, seigneur de Fontaine-Française, qu'il avait acquit en 1628.
Il décéda sans alliance.
4) Léonor, seigneur de Brion.
Il épousa Diane de Marmier, fille de Cléradius, baron de Talmey, et de Renée de Pontailler, alias Pontarlier.
Il décéda sans postérité.
5) François, qui fut chevalier de Malte.
6) Charles, qui fut religieux et chambrier de l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon. En cette qualité, il était aussi seigneur de Messigny, Saussy et Savigny.
Il fut également prieur de Fontaine-Française.
Il décéda le 29 janvier 1624, et fut enterré dans la paroisse de Saint-Vallier de Messigny, au pied du balustre du grand autel, près de la chapelle de Saint-Sébastien, sous une tombe de marbre noir où se voyaient ses armes qui étaient :
blason de Charles Chabot, prieur de Fintaine-Française
Ecartelé aux 1 et 4 à trois chabots, au 2 un lion (Luxembourg), au 3 une étoile à 16 raies (Beaux),
avec un casque chargé de ses lambrequins et surmonté d'une hure de sanglier.
7) Charles, comte de Charroux et seigneur de Vitry.
Il fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi.
Par contrat du 10 janvier 1590, passé au château de Soirans, il épousa Françoise Bernard de Montessus, (décédée en 1659), fille unique d'André, seigneur de Soirans, Vitrey et de la Vesvie, et de Catherine Faulquier
Il fit son testament le 27 septembre 1624, par lequel il légua tous ses biens à sa femme. Cette dernière fit également un testament le 26 mai 1656, en faveur de Marguerite Françoise, l'aînée de ses filles. Françoise décéda en 1659
Il décéda avant son frère aîné, ayant eu pour enfants :
  a) Jacques, comte de Charny après le décès de son oncle Jacques CHABOT.
En 1643, il vendit la seigneurie de Tanlay à Michel Particelli, seigneur d'Emery, surintendant des finances.
Le 13 août 1644, il institua sa sœur, son héritière universelle, à la charge de faire porter par ses enfants les nom et armes des CHABOT.
Il décéda lui même sans postérité en 1644, et fut enterré en la Sainte-Chapelle de Dijon.
b) Marguerite Françoise, dame de Charroux, comtesse de Charny, qui épousa le 19 janvier 1641, Henri de Bonneval, comte, (décédé le 28 juillet 1656), fils d'Henri et de Marie de Pons.
Elle décéda en 1654, ayant testé à la date du 27 octobre.
c) Marie Charlotte, qui fut religieuse à Notre-Dame de Soissons.
d) Marie Catherine, qui décéda jeune.
e) Anne, qui épousa Henri, baron de Fours.

XIX) CHABOT Jacques, seigneur de Brion, marquis de Mirebeau, comte de Charny.
Nommé gouverneur de Saint-Jean de Losne, et lieutenant-général du gouvernement de Bourgogne, il fut également conseiller du roi en tous ses conseils, gentilhomme ordinaire de sa chambre, maître de camp du régiment de Champagne.
Le 4 avril 1586, il donna quittance à Claude de Montescot, trésorier général de la maison du roi, de 200 écus sols pour ses gages de gentilhomme de la chambre, du quartier de janvier.
Il reçut le collier de l'ordre du Saint-Esprit dans l'église de Saint-Ouen de Rouen, le 5 janvier 1597.
Il se trouva dans le carrosse du roi Henri IV, lorsque celui-ci fut assassiné par Ravaillac, le 14 mai 1610.
En premières noces, il épousa en 1594, Anne de Coligny, dame de Taulay, fille de François, seigneur d'Andelot, et d'Anne de Salut, alias Salms. Elle amena en dot, le château de Tanlay.
De cette union naquirent :
  1) Charles, né vers 1597, comte de Charny.
Il épousa en 1620, Charlotte de Castille, fille de Pierre, et de Charlotte Jeannin.
Il décéda avant son père, en 1621, étant au service du roi, sans laisser de postérité. Sa veuve épousa en secondes noces, Henry de Talleyrand, marquis de Chalais.
2) Catherine, qui épousa en premières noces le 25 juillet 1615, César Auguste de Saint-Larry de Bellegarde, baron des Termes et de Montbar, etc., fils de Jean, baron de Bellegarde, et de Jeanne de Villemur.
Il décéda d'une blessure qu'il reçut au bras, au siège de Clérac, le 22 juillet 1621.
Catherine épousa en secondes noces en 1635, Claude Vignier, sieur de Saint-Liebault et de Villemor, président au parlement de Metz, fils de Jacques et de Marie de Mesgrigny.
Jacques épousa en secondes noces en 1622, Marie Antoinette de Loménie, fille d'Antoine, seigneur de la Ville aux Clercs, et d'Anne d'Aubourg.
Antoinette décéda sans donner d'enfants à son mari, le 4 juin 1638.
Il décéda d'apoplexie, à Dijon, le 29 mars 1630, et fut enterré dans la Sainte-Chapelle de Dijon.

Branche cadette des seigneurs de la GREVE et du CHAIGNEAU :
XI) CHABOT Guillaume, seigneur de Chantemerle, de Champagné les Marais, et de Pressigny, fils de Sebran III et d’Airois de Châteaumur (degré X, branche principale).
En novembre 1318, il se joignit à l'armée royale qui marchait contre le comte de Flandres.
En 1320, il fut nommé légataire avec son frère Raoul CHABOT, de leur cousin Maurice de Belleville, qui leur donna ses terres de Champagné et de Luçon.
En mars 1322, il fut en procès devant le parlement de Paris, avec Bridel, ou Brideau, de Châteaubriand, seigneur des Roches-Baritaud, touchant les terres et seigneuries de Luçon et de Champagné. Ce procès durait encore en 1344.
Après la mort de Thibaud Ier, seigneur de la Grève, son frère aîné, en 1327, il fut chargé de la tutelle de Thibaud II, alors en bas-âge. Il administra la fortune de son pupille, durant 16 ans, avec peu de scrupules. Ce dernier, arrivé à sa majorité vers 1344, demanda des comptes à son tuteur, et l'attaqua en restitution de sa fortune dilapidée. Ce procès fut soutenu pendant plus de 30 ans contre Guillaume et ses fils, et ne prit fin qu'en 1377, par un arrêt du parlement de Paris, qui adjugea à Thibaud III, fils de Thibaud II, seigneur de la Grève, la terre de Chantemerle, comme compensation des dommages résultant de la mauvaise gestion de Guillaume.
Guillaume fut poursuivi pour violences, et fut incarcéré à Paris, par arrêt du parlement du 20 novembre 1343.
Vers 1310, Guillaume épousa Jeanne Pouvreau, alias Pouverelle, dame de Pressigny et de la Roussière. Elle décéda après 1344.
Il décéda en 1343, ou 1344, ayant eu pour enfants :
  1) Louis, chevalier, seigneur de Chantemerle, de Pressigny, de la Roussière, de Champagné et de Sainte-Gemme.
Au décès de son père, il fut investi des principales terres de sa succession, sauf celles de Sainte-Gemme et de Champigny qui furent vendues en 1350, pour acquitter les dettes contractées par son père envers son neveu Thibaud II, et celle de Chantemerle qui fut adjugée en 1377 à Thibaud III.
Le 26 mars 1352, il donna quittance à Niort, pour sa solde et celle de 7 écuyers de sa compagnie, servant dans les guerres du Poitou, Limousin, Saintonge, Angoumois et Périgord, sous Charles d'Espagne, connétable de France.
Son sceau portait :
blason sur un sceau de Louis Chabot
3 chabots et un écu posé en abîme.
Il décéda sans alliance et sans postérité, avant 1374.
2) Sebrand, seigneur de Pressigny après ses frères.
Il fut fait prisonnier à la bataille de Poitiers en 1356.
Il fut poursuivi avec son frère Geheudin, puis obtint comme lui la clémence du roi en février 1391.
Avant de décéder, il céda ses fiefs de Pressigny et de la Roussière, au seigneur de Parthenay, ce qui semble indiquer qu'il n'eut pas de descendance.
Il décéda avant le 20 octobre 1399.
3) Geheudin, qui suit.
4) Marie, qui épousa vers 1340, Maurice de Volvire, seigneur de Nieul. Il fut veuf et tuteur de ses enfants en 1353.

XII) CHABOT Geheudin, chevalier, seigneur de Pressigny, de la Roussière en Gâtine, de Champagné, de Puy sur la Roche, etc.
Il devint seigneur de Nesmy, par son union avec Jeanne de Sainte-Flaive, dame de Nesmy.
Géheudin servit sous le maréchal de Boucicaut, puis sous le roi de Chypre, dans son expédition en Syrie contre les Turcs.
En 1356, il était à la bataille de Poitiers, où il fut blessé, et fait prisonnier avec son frère Sebrand.
Le long procès qu'il soutint contre Thibaud II et Thibaud III, seigneurs de la Grève, eut pour lui de fâcheuses conséquences. Poursuivi avec son frère Sebrand, pour avoir voulu par des manœuvres peu loyales, se soustraire au paiement des dommages et intérêts auxquels ils avaient été condamnés, il obtint ainsi que Sebrand, des lettres de rémission du roi en février 1391. Ce fut surtout à cause de leurs services militaires que le roi usa de clémences envers les deux frères.
Geheudin était encore vivant en 1397, mais il décéda sans doute peu après.
De son union avec Jeanne naquirent :
  1) Lancelot, seigneur de Pressigny et de la Roussière.
Il fit hommage au seigneur de Parthenay, le 22 octobre 1399, et obtint le 17 août 1405, de Jean l'Archevêque, le désistement de ses droits sur Pressigny, en vertu de la cession faite par Sebrand CHABOT au seigneur de Parthenay, son père.
Il décéda peu après sans postérité.
2) Tristan, qui suit.
3) Raoul, qui décéda avant son père.
4) Guillaume, chevalier, seigneur de Nesmy.
Il fut nommé capitaine de Sainte-Hermine en 1426, d'après un ordre du connétable de Richemont, du 26 juillet.
le 9 septembre 1437, il fit aveu à La Roche sur Yon, de la Coutancière. Il avait été institué avec son frère Parceval, héritier de Maurice du Bourg, pour services rendus, et en avait eu la Coutancière. Il dut cependant restituer ce fief à François de Bessay, neveu de Maurice du bourg, par arrêt du parlement du 20 août 1440.
De son union avec Madeleine de Badiole, naquirent :
  a) Germain, qui fut père de deux filles.
b) Guillaume, qui fut également père de deux filles, dont la cadette, Catherine, épousa Emerie Gourjaut, écuyer, sieur de Montpérier.
5) Perceval, qui fera la branche de la Turmelière et de Liré.
6) Louis, qui fera la branche des seigneurs de l'Aleu.
7) Isabeau, qui fut religieuse.
8) Jeanne, qui fut religieuse.
9) Marguerite, qui épousa Jean de Saligné.

XIII) CHABOT Tristan, écuyer, seigneur de Pressigny, de la Roussière et de Nesmy.
Il fut chargé par le seigneur de la Trémoille, de la garde de la forteresse de Luçon, emploi dans lequel il fut confirmé par le roi, le 22 mars 1407.
Il rendit hommage à Parthenay, et reçut un aveu le 15 juillet 1428.
Le 24 août 1447, il figura dans un baillage de Parthenay, au sujet des terres de Pressigny et de la Roussière, rendu en faveur de ses enfants et de Guillaume, Perceval et Louis, ses frères, dans l'acte de partage ou transaction du 21 février 1452, entre Germain, son fils, et Louis, seigneur de l'Aleu, son frère.
Il épousa Jeanne de Rezay, fille de Sauvestre, seigneur de Rezay, et de Catherine Cathus.
Il décéda vers 1440, ayant pour enfants de son union avec Jeanne :
  1) Jacques, seigneur de Pressigny.
Il servit sous le roi Charles VII, contre les Anglais.
Avec deux de ses frères, Léon et Germain, il se livra à des violences envers Geoffroi Le Féron, trésorier de France. Il fut poursuivi, mais le roi lui accorda des lettres de rémission en février 1444. Plus tard, en compagnie de ses deux frères Léon et Germain, il se livra à nouveau à des violences graves contre le seigneur de la Mothe, en Loudunais. Les trois frères furent mis en prison.
Jacques, comme principal coupable fut condamné à la peine de mort, qui fut prononcée contre lui. Ses deux frères ne furent condamnés qu'à la prison.
Il décéda sans postérité d'Agnès de Chaunay, qu'il avait épousé le 15 avril 1443, à La Roche sur Yon, après l'avoir enlevée de force à ses parents, François, seigneur de La Motte-Champdeniers, et de Catherine de La Rochefoucauld.
2) Germain, seigneur de Pressigny, de la Rousselière et de Nesmy.
Comme complice de son frère Jacques, il fut condamné à la prison. Il obtint des lettres de rémission en avril 1446.
Le 21 février 1451, il transigea avec son oncle, Louis CHABOT, seigneur de l'Aleu, relativement à ses droits sur la seigneurie de Pressigny. Il reçut un hommage à cause de ce fief le Ier août 1449, et rendit lui-même hommage le 25 septembre 1469.
Il épousa Eléonore Meslajeu, alias Eschizadour, mais décéda sans en avoir eu de postérité.
En août 1466, elle plaida contre lui pour obtenir une pension alimentaire sur la terre de Pressigny.
3) Léon, seigneur de Pressigny et de Nesmy.
Complice de son frère Jacques, il fut condamné à la prison, et obtint des lettres de rémission en avril 1446.
En 1467, il servait comme homme d'armes dans la compagnie de Regnauld CHABOT, seigneur de Jarnac, puis en mai 1470, toujours comme homme d'armes, dans la compagnie du maréchal de Lohéac.
Il rendit hommage de Pressigny le 18 décembre 1471, et en reçut un pour la même terre le 14 décembre 1484.
Il rendit également hommage aux assises de Nesmy et de la Grève tenues en 1485, pour ces deux terres.
Il épousa Catherine Chenin, fille unique de Gauvain, seigneur de la Jarrie, et de Guyonne d'Appelvoisin, dame de Nuchèze.
Veuve, elle reçut hommage pour son fils, le 6 mai 1485.et fut nommée tutrice de ses enfants mineurs. (Elle épousa en secondes noces, Henri Bonnet, seigneur de Breuilhac, en faveur de qui elle fit son testament, le 19 septembre 1487).
De son union avec Catherine naquirent :
  a) Antoine, seigneur de Pressigny, qui reçut un hommage pour cette seigneurie, le 21 juillet 1518.
Il eut pour enfant d'une union inconnue :
  a1) Paule, dame de Pressigny, qui épousa vers 1520, Louis Prévost, seigneur du Chastellier-Portault, à qui elle apporta la terre de Pressigny.
Elle était veuve en octobre 1534.
b) Madeleine, dame de Nuchèze, qui épousa Pierre Voussard, seigneur de Brébaudet.
c) Catherine, dame de Nesmy, qui épousa vers 1500, Guy de Mauclerc, seigneur de Saunai.
4) Isabeau, qui épousa Christophe de La Rochefoucauld.
5) Artus, qui fut cité parmi les hommes d'armes dans une montre des gentilshommes de Poitou, en 1467, puis dans une autre du 26 novembre 1491.
Il fut nommé dans un acte du Ier mars 1482, ainsi que dans un accord de partage du 3 février 1504, passé entre Jacques, son neveu, et les autres cohéritiers de Tristan.
Il semble qu'il décéda sans avoir été marié.
5) Georges, qui fut cité dans les actes de 1482 et 1504.
6) Etienne, qui suit.

XIV) CHABOT Etienne, qui fut du nombre des 18 écuyers de la compagnie de Jean de La Veue, en 1420, et des 16 écuyers de Jean de ..., en 1421.
Il épousa Marie de Vallée.
Le 20 février 1477, Etienne étant décédé, Marie donna une quittance comme tutrice de son fils unique.
Le 3 février 1506, Etienne fut nommé avec sa femme, dans un acte de partage.
De son union avec Marie naquit :

XV) CHABOT Jacques, écuyer, seigneur du Chaigneau, etc.
Le Ier mars 1482, il fut mis en possession du Chaigneau, par ses oncles Léon, Artus et Georges CHABOT.
Le 3 février 1504, il mit fin, par une transaction en forme de partage, à un procès qui durait depuis longtemps entre lui et les héritiers de son aïeul Tristan CHABOT. Il fut confirmé dans la possession de la terre du Chaigneau, qui était échue à son père, et dans ses droits à la succession de Tristan.
Il épousa vers 1482, Jeanne Bonnevin, fille de Pierre, conseiller au parlement de Bordeaux.
Il décéda vers 1506, sa veuve ayant présenté le 21 juin de cette année, un dénombrement. Jeanne décéda après 1521.
De l'union de Jacques et de Jeanne naquirent :
  1) Antoine, qui suit.
2) Yves, écuyer, qui décéda sans postérité en 1559.
Sa succession fut partagée en 1569 entre ses neveux.
3) Huberte, qui épousa par contrat du 20 août 1500, Forton Maubrun, écuyer.

XVI) CHABOT Antoine, écuyer, seigneur du Chaigneau et du Fief-Thénies.
En 1515, 1517, 1518, 1533 et 1534, il rendit hommage à Jehan Robert et à Antoine Masson, écuyer, seigneur de la Baritaudière, pour son hôtel du Chaigneau.
En 1533, il servit au ban de Fontenay Le Comte, comme arbalétrier.
Le 26 juin 1545, il reçut de demoiselle Gillonne Bichot, veuve de Jacob de Bessay, écuyer, un hommage et dénombrement d'un fief dépendant de la seigneurie de Thénies, dont il était seigneur.
Il fut encore présent à un arrière-ban du Poitou, en 1553.
En 1530, il épousa Catherine Riboteau, fille unique d'Eustache, écuyer, seigneur du Gué, et d'Henriette d'Aulnis, sa première épouse.
Antoine décéda en août 1556, ayant eu pour enfants :
  1) Christophe, qui suit.
2) Léon, seigneur de Puyraveau.
Le 31 août 1557, il fit avec son frère Christophe, partage de ses droits dans la succession de leur père et mère.
Il servit en 1557 dans la compagnie du prince de La Roche sur Yon.
Le 7 juin 1565, il fut nommé lieutenant du château de La Roche sur Yon.
D'une union inconnue, il eut peut-être pour enfant :
  a) Philippe, écuyer, seigneur de Puyraveau.
Il reçut le 13 février 1604, l'autorisation de Claude de La Trémoille, de fortifier Puyraveau, paroisse de La Boissière.
3) Antoine, écuyer, seigneur des Aigneaux.
Il fut accusé par Jean Chauvereau, prêtre, le 12 octobre 1564, de violences exercées contre les catholiques.
4) Louis, qui partagea avec son frère Christophe, le 18 novembre 1569, les biens de la succession d'Yves CHABOT, écuyer, leur oncle.
5) Charlotte, qui épousa en 1561 N. Leroux.

XVII) CHABOT Christophe, écuyer, seigneur du Chaigneau et de Nesmy.
Dès 1551, à peine âgé de 20 ans, il servit avec la noblesse du Poitou.
Le 21 août 1556, il rendit hommage à Léon Belorne, écuyer, seigneur de la Béraudière, pour le fief de la Madouère.
Le 31 août 1557, il partagea avec son frère Léon, seigneur de Puyraveau, à propos de ses droits dans la succession de leur père et mère.
Il fut hommage le 18 mai 1564, pour l'hôtel du Chaigneau, à René Masson, écuyer, seigneur de la Verronière.
Le 28 décembre 1559, il épousa Claude Gourdeau.
Il décéda vers le 26 mai 1591, ayant eu pour enfants :
  1) Isaac, qui suit.
2) Françoise, qui fut citée dans un acte de partage du 28 mai 1591.
Elle épousa le Ier mai 1581, François Gourdeau, seigneur d'Avau.
3) Marthe, qui épousa en premières noces, Isaac de La Lande de Machecoul.
Veuve, elle épousa en secondes noces, Charles Bodin, seigneur de la Rolandière.
Elle décéda en 1645.

XVIII) CHABOT Isaac, écuyer, seigneur du Chaigneau et de Nesmy (Les Sables d'Olonne).
Le 28 mai 1591, il partagea avec sa sœur Françoise, la succession de leurs père et mère, puis le 21 août 1591, il rendit un hommage et aveu à René de Meaulne, écuyer, seigneur de la Ferrandière et de la Brandière, pour le fief de la Madouère.
Le 21 septembre 1596, il rendit hommage à Jacqueline de La Trémoille, comtesse de Sancerre et dame de la baronnie de Brandois, pour la seigneurie de Nesmy, qu'il venait d'acquérir le 24 juillet 1596, de Marie Mauclerc, dame de Nesmy.
Le 26 août 1599, il fut maintenu noble par les commissaires chargés de la recherche des nobles dans la sénéchaussée de Fontenay Le Comte.
Il épousa en premières noces, par contrat du 26 mai 1591, Crispe Tinguy, dame de la Templerie, fille de Pierre, écuyer, sieur de la Garde, et de Guillemette d'Avaugour.
Veuf, et sans enfants, il épousa en secondes noces, par contrat du 22 janvier 1620, Eléonore Bodin, fille de Jacques, écuyer, sieur de la Barre des Cousteaux, et d'Eléonore Claveau.
Isaac décéda avant 1654, date du partage de ses biens entre ses enfants, qui étaient :
  1) Philippe, écuyer, seigneur du Chaigneau, qui figura dans le partage du 27 juin 1654.
Il décéda avant 1667, sans alliance.
2) Charles, qui suit.
3) Daniel, seigneur des Fontaines, qui fut dans le partage de 1654.
4) Théophile, seigneur de Cadillac, qui décéda sans alliance avant 1654.

XIX) CHABOT Charles, chevalier, d'abord qualifié de seigneur des Fontaines, puis du Chaigneau après le décès de son frère aîné.
Il fut nommé commandant du fort de la Prée, par lettres du 29 juin 1653.
Le 21 juin 1665, il fit aveu du Chaigneau à la duchesse de Nemours.
En vertu de l'ordonnance royale de 1666 relative à la recherche de la noblesse, Charles, seigneur du Chaigneau, demeurant paroisse du Bourg sous la Roche sur Yon, dut présenter ses titres à M. Barentin, intendant du Poitou, lequel par jugement du 28 septembre 1667, le maintint sur la liste des nobles.
Par contrat du 7 août 1652, il épousa Suzanne du Puy, fille de Pierre et de Suzanne Bourreau.
Charles décéda avant 1677, et avait eu de son union avec Suzanne :
  1) Charles, qui suit.
2) Suzanne, alias Françoise, qui épousa par contrat du 17 août 1676, Alexandre de Goyon, seigneur des Coulandres.
Elle fut nommée par son frère Charles, dans son testament, comme tutrice de ses neveux.
Elle décéda sans postérité.
3) Marie Charlotte, qui épousa Louis François Kerveno, chevalier, seigneur de l'Aubouinière.
Elle en était veuve en 1706.
4) Marie Anne, non mariée en 1706, dont la destinée est inconnue.

XX) CHABOT Charles II, écuyer, seigneur des Fontaines et du Chaigneau.
Le 30 juin 1677, il partagea avec ses sœurs les biens de leur père et mère.
Par contrat du 11 février 1684, il épousa Sylvie Edmée Tranchant, fille de Louis, seigneur de la Barre, et d'Elisabeth Ranfrays.
Charles fit son testament le 31 août 1700. Il y institua son légataire universel Louis François, son second fils, et y donna la tutelle de ses enfants à Françoise, alias Suzanne, sa sœur, dame des Coulandres.
Il fut inhumé le Ier septembre 1700, dans l'église de Sainte-Cécile (Vendée).
De son union avec Sylvie Edmée, naquirent :
  1) Charles, né le 6 septembre 1687, et baptisé le lendemain dans l'église de Bourg sous La Roche sur Yon.
En avril 1705, il fut reçu avec son frère, parmi les pages de la petite écurie du roi, sur les preuves de noblesse présentées pour son admission.
Il décéda jeune et sans alliance.
2) Louis François, qui suit.
3) Marie Charlotte, qui épousa le 10 mai 1715, Jacques Pierre Guerry, chevalier, seigneur de Beauregard, (décédé avant le 8 janvier 1732), fils de Jacques et de Madeleine Renée de La Haye-Montbault.

XXI) CHABOT Louis François, né le 6 octobre 1689, seigneur du Chaigneau, de Bourdevaire, et de Thénie, dit le comte de Chabot.
Il fut admis en même temps que son frère Charles, en avril 1705, parmi les pages de la petite écurie du roi.
Il fut maintenu dans sa noblesse par jugement du sieur de La Tour, intendant de Poitiers, le 16 octobre 1716.
Le 18 mars 1718, le décès de son frère aîné le rendant chef de sa maison, il fit le partage des biens de la succession de ses père et mère, avec Marie Charlotte, sa sœur.
Par contrat du 2 mars 1716, il épousa Catherine Renée Jousseaume, (décédée à Luçon, en 1769), fille de Louis, marquis de la Bretesche, et de Françoise Charlotte Lemercier.
Il décéda en 1770, ayant eu 19 enfants, dont :
  1) Louis Charles, qui suit.
2) Claude Charles Gilbert, chevalier, qui fut lieutenant des vaisseaux du roi, et breveté chevalier de Saint-Louis en 1770.
3) Marie Martial, chevalier, seigneur de Thénies et de la Rairie.
Il fut capitaine de grenadiers au régiment de la Couronne-Infanterie, breveté chevalier de Saint-Louis.
Il épousa Marie Marguerite Charlotte Léonore Prevost de La Boutelière, fille d'Antoine, chevalier, seigneur de la Boutelière et de Saint-Mars, et de Marie Adrienne de La Motte de Sénonnes.
Marie Martial décéda le 15 octobre 1785 à Saint-Philbert du Pont-Charraud.
A la Révolution, son épouse fut jetée dans les prisons du Mans, et y décéda en 1793.
De leur union était né :
  a) Martial, seigneur de Thénies et de la Rairie.
Il fut envoyé en Allemagne avec son précepteur, au moment de la Révolution.
Il y décéda jeune.
..........peut-être 4) Augustin, qui fut capitaine au régiment Dauphin-Dragons, breveté chevalier de Saint-Louis.
En 1789, il fit partie de l'assemblée de la noblesse à Poitiers.
Il décéda célibataire.

5) Louis Anne, qui fut chevalier profès de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, puis commandeur de Bourgneuf en Aunis.
6) Armand Isaac, qui devint chanoine de l'église de Luçon. Il fut titulaire de la chapelle de Boistiffray (Vendée).
7) Suzanne Victoire Adélaïde, qui épousa Charles Fortuné Boisson, chevalier, seigneur de la Couraisière.
En en était veuve en 1770.
8) Joséphine Eulalie Modeste, demoiselle des Coulandres. Elle était mariée en 1770.
9) Marie Modeste.

XXII) de CHABOT Louis Charles, chevalier, comte de Chabot, de Chaigneau, seigneur de Thénies, le Bouchaud, etc.
Il fut lieutenant des vaisseaux du roi, et fut breveté chevalier de Saint-Louis.
Le 13 mars 1770, il fit avec ses frères et sœurs, le partage des biens de leurs parents.
En 1778, il présenta un mémoire avec les preuves de sa noblesse, pour obtenir les honneurs de la Cour.
Par contrat du 9 janvier 1747, il épousa Charlotte Augustine de Trehant, fille de Claude Augustin, chevalier, sieur du Hallay, et de Marie Jeanne de Gastinaire.
Il décéda en 1775, ayant eu pour enfants :
  1) Charles Augustin, qui suit.
2) Marie Esprit Armand, seigneur de Moureil, chevalier, qui fut capitaine des vaisseaux du roi, et breveté chevalier de Saint-Louis.
En 1776, il partagea avec ses frères.
Il assista par procureur, en 1789, à l'assemblée de la noblesse du Poitou.
Il décéda célibataire en 1817.
3) César Auguste, chevalier, qui était enseigne de vaisseau en 1776.
Il devint commandant de la corvette le Livelly.
Il décéda en exerçant ce commandement, célibataire.

XXIII) de CHABOT Charles Augustin, chevalier, comte de Chabot, seigneur de Hallay, de Baromieu, de Thénies, du Bouchaud, et du Parc-Soubise, etc.
Il fut successivement lieutenant, puis capitaine au régiment de la Couronne-Infanterie.
Le 10 janvier 1776, il partagea avec ses frères la succession de ses parents.
Il fit l'acquisition le 28 juillet 1777, de Pierre Bonfils, de la terre et baronnie du Parc-Soubise, de celle de Mouchamps, ainsi que les châtellenies de Vendrennes et de Saint-Hilaire le Vouhis.
En 1778, il fit ses preuves devant Chérin, pour obtenir les honneurs de la Cour.
En 1787, il fut nommé membre de l'assemblée provinciale du Poitou, comme l'un des représentants de la noblesse de cette province, et assista à l'assemblée tenue à Poitiers en 1789, pour nommer des députés aux Etats-Généraux.
Il émigra et rejoignit l'armée du prince de Condé, avec laquelle il fit campagne.
En 1792, il émigra
Il fut breveté chevalier de Saint-Louis en 1816.
Le 9 juillet 1775, il épousa Michelle Françoise Le Botteuc de Coëssal, fille de Michel et de Prudence Thérèse de Santo-Domingo.
Il décéda en 1817, ayant eu pour enfants :
  1) Augustin Prudent, né à Nantes, le 4 avril 1776, chevalier, comte de Chabot, dit le comte de Chabot-Duparc
Il émigra et servit dans l'armée de Condé, au corps des anciens officiers des gardes-françaises.
Comme lieutenant, il prit part à l'expédition de Quiberon.
Il passa ensuite dans l'armée vendéenne.
En 1815, au moment de la Restauration, il fut nommé colonel chef d'état-major du général comte de Suzannet.
Il fut breveté chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'Honneur.
Le 24 novembre 1827, il fut élu député de la Vendée.
Il décéda célibataire, à Nantes, le 20 décembre 1849.
2) Marie Antoinette Anne, née le 18 août 1778.
Elle épousa en premières noces en 1808, N. de La Tour, capitaine d'infanterie. Veuve en 1812, elle épousa en secondes noces à Paris, le 18 mai 1818, Paul Hyacinthe Raymond, baron de Rascas de Château-Redon, (décédé le à Nantes, le 11 octobre 1857), fils de Jean François Xavier, avocat au parlement de Toulouse, et de Marie Rose Dorothée de Portalon de Rosis.
Elle décéda en septembre 1857, sans postérité.
3) Constantin Joseph, qui suit.
4) Charles Alexandre, né le 6 janvier 1785.
Il fit la campagne de Leipsick dans les gardes d'honneur, et commanda en second, avec son frère Joseph Constant, dans l'armée royale de la Vendée, en 1815, la division de Mouchamp, Sainte-Florence, etc.
Il fut créé chevalier de la Légion d'Honneur.
Il décéda le 12 août 1862.
5) Céleste Eulalie, née le 8 juin 1788.
Elle décéda célibataire, le 4 avril 1858.

XXIV) de CHABOT Constantin Joseph, né à Nantes, le 30 novembre 1779, d'abord vicomte, puis comte de Chabot, après le décès de son frère aîné.
En 1815, il commanda dans l'armée royale vendéenne, la division de Mouchamp, Sainte-Florence, etc.
Il fut fait chevalier de la Légion d'Honneur.
Le 24 avril 1819, il épousa aux Gats, Adélaïde Guerry de Beauregard, (décédée à Nantes le 23 décembre 1834), fille de Jacques, et de Constance Henriette du Vergier de La Rochejacquelein.
Il décéda au Parc-Soubise, le 16 mars 1863.
De son union avec Adélaïde naquirent :
  1) Marie Constance, née le Ier septembre 1820 aux Gats.
Mise en pension au Sacré-Cœur de Niort, puis à Nantes, elle n'en sortit qu'à l'âge de 18 ans.
Elle épousa à Nantes, le 12 novembre 1843, Paul François Henry Augier de Moussac, (décédé à la Boursière par Venansault, en 1870, ou 1879), fils de Paul Laurent et d'Estelle Carré de Candé.
Elle décéda à Saint-Vincent d'Esterlange, le 14 juin 1901.
2) Georgine Henriette Françoise, née le 2 août 1823 à la Boursière.
Elle épousa à Nantes, le 12 novembre 1843, Henri Louis Ernest de Tinguy, comte, fils d'Henri Honoré et de Constance Marie Charlotte Guerry de Beauregard.
Elle décéda au château de Beaupuy en Mouilleron le Captif (Vendée), le 24 mars 1887.
3) Auguste Jean François, qui suit.
4) Charles Raymond, qui fit un rameau:
5) Jules Constantin, qui fit un rameau :
6) Louise Adélaïde, qui épousa à Nantes, le 12 décembre 1834, Henry Charles Gabriel Savary de Beauregard, (décédé au Deffand, le 8 décembre 1884), fils de Gabriel Jean Philippe et de Marie Hortense Boutillier de La Chèze.
Elle décéda au château du Deffand (Montravers), le 26 août 1884.

XXV) de CHABOT Auguste Jean François, né à Venansault, le 17 septembre 1825, comte de Chabot.
Le 16 octobre 1855, il épousa à la Subrardière (Méral), Charlotte Marguerite du Buat, (décédée au Parc-Soubise, le 15 septembre 1931), fille de Charles, comte du Buat, et d'Anne Marie Clotilde d'Anthenaise.
Elle apporta à son mari, le château de la Subrardière.
Très pieux, Auguste fut hospitalier de Lourdes, et écrivit plusieurs ouvrages. Il était également chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire le Grand.
Il décéda au Parc-Soubise, le 15 octobre 1911, ayant eu pour enfants :
  1) Guillaume Marie Constant, qui suit.
2) Madeleine Charlotte, née à Angers, le 7 février 1858.
Elle épousa en la chapelle du château du Parc-Soubise, le 16 novembre 1881, René Auguste Marie Marcel Charles, vicomte du Breil de Pontbriant, (décédé à Paris, le 30 septembre 1936), fils d'Auguste et d'Anne Charlotte Gilbert de Solérac.
Il décéda à Angers, le 18 juillet 1933.
3) Charles Auguste, qui fit son rameau :
4) Robert, né le 4 septembre 1861.
Il décéda en octobre de la même année.
5) Raoul Georges Mary, né à Méral, le 18 mai 1863, au château de la Sébrandière (Mayenne), vicomte.
Le 17 juillet 1893, il épousa en premières noces, à Civray sur Esves, Jacqueline Thibault de La Carte de La Ferté-Sénectère, fille de Henri, marquis, et de Jenny Bastier de Bez. Jacqueline décéda, sans lui donner de postérité, au château du Parc-Soubise à Mouchamps; le 10 juin 1901.
Raoul épousa en secondes noces à Nantes, le 15 octobre 1903, Yolande Boux de Casson, (décédée le 21 mars 1954), fille d'Olivier, marquis, et de Yolande de Cornulier.
Il décéda au Parc-Soubise, le 26 janvier 1920, ayant eu pour enfants :
  a) Guy, né en 1906.
Il décéda vers 1916 ou 1918.
b) Marie Yolande Josèphe, née le 14 septembre 1911, à la Gaubretière.
Elle épousa le 4 juillet 1929, le comte de Lorgeril, (décédé le 20 août 1972), fils de Paul et de Laura de Cornulier.
6) Maurice Joseph, né au Parc-Soubise, le 7 octobre 1864, vicomte.
Il hérita du château de la Sébrandière à Méral (Mayenne).
Le 24 juillet 1894, il épousa à Fougères, Andrée Marie de Pontavice de Vaugarny, fille de Guy Marie, comte, et de Gabrielle Courte de La Goupillère.
Andrée Marie décéda à Constantinople (Istanbul - Turquie), lors de son retour d'un pèlerinage en Terre-Sainte, le 7 juin 1930. Elle fut inhumée à Méral.
Maurice Joseph décéda à Paris, en avril 1929, ayant eu pour enfants :
  a) Guy Marie Joseph, né le 18 juin 1895 à Méral, vicomte.
Il décéda à Paris, le 28 octobre 1905, et fut inhumé à Méral.

XXVI) de CHABOT Guillaume Marie Constant, né à la Sébrandière, le 27 septembre 1856, comte de Chabot.
Il fut élu maire de Vendrennes, et conseiller général de la Vendée.
Le 17 mai 1886, il épousa Jeanne Marie de Tramecourt, (décédée au Parc-Soubise, le 22 avril 1925), fille de Gustave Adrien Marie Alexandre, comte de Tramecourt, et de Marie Charlotte Amédée Victoire de Clermont-Tonnerre. Par cette union, elle lui apporta le château de Tramecourt, en Artois.
Il décéda au Parc-Soubise, le 18 février 1934, ayant eu pour enfants de son union avec Jeanne Marie :
  1) Pierre Marie, qui suit.
2) Victor Marie, né à Mouchamps, le 5 janvier 1889.
3) Robert Marie, qui fera un rameau :
4) Edouard Marie, né à Mouchamps, le 10 juin 1892.
Il décéda le 13 avril 1893.
5) Berthe Marie, née à Mouchamps, le 10 juin 1892.
Elle décéda à Angers, le 8 juin 1962, célibataire.

XXVII) de CHABOT Pierre Marie, né au Parc-Soubise, le 5 août 1887, comte de Chabot.
Etant revenu après ses études, s'occuper de l'exploitation de ses propriétés, il fut mobilisé en 1915, au 11ème corps d'armée.
A son retour de la guerre, il fut élu conseiller municipal de Mouchamps. Il rempli ce rôle jusqu'en 1944. Il fut également élu conseiller général du canton des Herbiers, jusqu'en 1940.
En 1938, il fut élu député de la deuxième circonscription de La Roche sur Yon.
Le 6 janvier 1920, il épousa à Paris, Zoé Aymardine Marie Ghislaine de Nicolay, fille de Théodore, comte, et de Jeanne Ducos.
Il décéda à Mouchamps, le 11 janvier 1975, ayant eu pour enfants :
  1) Jeanne Marie Thérèse, née à Nantes, le 13 octobre 1920.
Elle épousa à Mouchamps, le Ier septembre 1943, Armand Louis Marie Hercule de Polignac, prince, fils de François Sosthène et de Simone Jeanne Marie de Maillé de La Tour-Landry.
2) Jean Marie, né le 5 décembre 1921 au Parc-Soubise. Il décéda le même jour.
3) Gérard Marie, né le 5 décembre 1921, jumeau de Jean Marie. Il décéda le même jour.
4) Clotilde Marie Ghislaine, née à Mouchamps, le 22 avril 1923.
Elle épousa à Paris, le 21 mars 1945, Renaud de CHABOT-TRAMECOURT, vicomte, fils de Robert et d'Henriette, princesse de Ligne.
5) Charles Marie Ghislain, qui suit.
6) Monique Marie Ghislaine, née au Parc-Soubise, le 11 août 1926.
Elle décéda le Ier juin 1927, aux Sables d'Olonne.

XXIX) de CHABOT Charles Marie Ghislain, né le 21 janvier 1925, au Parc-Soubise, vicomte.
Le 4 avril 1951, il épousa à Paris, Ghislaine de Bryas, fille de Charles, comte, et d'Hélène de La Rochefoucauld.
Il décéda le 8 juillet 1963, au Parc-Soubise, des suites d'un accident.
De son union avec Ghislaine naquirent :
  1) Guillaume, né le 18 janvier 1952 à Paris, comte.
2) Marie Hélène Berthe Zoé, née à La Roche sur Yon, le 15 mai 1953.
3) Bernadette Marie Thérèse Jeanine, née à La Roche sur Yon, le Ier décembre 1954.
4) Alix Marie Solange, née à La Roche sur Yon, le 3 février 1957.
5) Anne, née à La Roche sur Yon, le 31 juillet 1958.
6) Françoise, née à La Roche sur Yon, le 7 novembre 1961.

Rameau de Robert Marie de CHABOT :
XXVII) de CHABOT-TRAMECOURT Robert Marie, né à Mouchamps, le 13 février 1890, vicomte de Chabot-Tramecourt, fils de Guillaume Marie Constant, et de Jeanne Marie de Tramecourt (degré XXVI, branche des seigneurs de la Grève et du Chaigneau).
Par un décret du 21 avril 1926, il fut autorisé à ajouter à son nom celui de sa mère, éteint dans les mâles.
Le 12 août 1919, il épousa à Paris, Henriette, princesse de Ligne, fille d'Ernest et de Diane de Cossé-Brissac.
Arrêté à Tramecourt pour avoir affiché son mépris de l'occupant, il décéda dans les prisons allemandes à Bruxelles, le 14 juillet 1944.
De son union avec Henriette naquirent :
  1) Victor, né à Belœil (Belgique), le 27 mai 1920, vicomte.
Il fut arrêté par les Allemands à Tramecourt, et déporté outre-Rhin, en raison de son appartenance à la Résistance.
Il décéda à Neuengamme, près de Hambourg, dans un camp de concentration, le 22 janvier 1945.
2) Renaud, qui suit.
3) Antoine, né à Tramecourt, le 10 novembre 1922, vicomte.
Il fut chevalier de la Toison d'Or.
Le 15 juillet 1948, il épousa à Paris, Marie Yolande de La Guibourgère, fille de Gaston Camus et de Yolande de Pins-Montbrun.
De cette union naquirent :
  a) Isabelle Marie Henriette, née à Paris, le 25 avril 1949.
Elle épousa à Tramecourt, le 31 mai 1975, Bernard Audemard d'Alançon, fils de Robert et de Madeleine Didierjean.
b) Robert, né à Tramecourt, le 9 août 1950, comte.
c) Amicie, née à Tramecourt, le 25 mai 1953.
Elle épousa à Tramecourt, le 24 avril 1976, Arnaud Houël, fils d'André et d'Elisabeth d'Autry.
d) Béatrice, née à Tramecourt, le 5 juin 1955.
4) Raymond, né le 28 mars 1924 à Tramecourt, vicomte.
Le 13 octobre 1947, il épousa à Rixensart, Marie, princesse de Mérode, fille de Félix et de Françoise de Clermont-Tonnerre.
De cette union naquirent :
  a) Christine, née à Rixensart (Belgique), le 2 septembre 1948.
Elle épousa à Brailly-Cornehotte, le 19 juin 1971, Pierre Apollinaire d'Oilliamson, comte, fils de Jacques et de Thérèse d'Ursel.
b) Amélie, née à Rixensart, le 16 août 1949.
Elle épousa Caïus von Dürfeld-Giovannelli, baron, fils de Caïus et de Marie-Wilhelmine, comtesse Serényi von Kis-Sereny.
c) Alexandra Marie Henriette, née à Rixensart, le 16 novembre 1950.
Elle épousa à Crécy en Ponthieu, le 27 septembre 1976, Henrique de Champalimaud Jardim, fils de dom Vasco de Souza Jardim Valenças, et de dona Maria-Ana de Sommer Champalimaud.
d) Irène, née à Brailly-Cornehotte, le 29 septembre 1954.
5) Christian, né le 3 septembre 1925 à Bruxelles, vicomte.
Il fut arrêté par la Gestapo à Paris, puis déporté en Allemagne.
Il décéda le 10 avril 1945, à Neuengamme, près de Hambourg.
6) François Joseph Marie, né le 14 juin 1927 à Tramecourt, vicomte.
Le 21 novembre 1951, il épousa à Douai, Elisabeth Vandenbeusch, fille de Robert et de Marguerite Pangnier.
De cette union naquirent :
  a) Anne Jacqueline Françoise, née à Lille, le 24 décembre 1953.
b) Luc François Louis, né à Lille, le 14 décembre 1955, vicomte.
c) Diane, née à Lille, le 9 janvier 1958.
7) Thierry, né le 28 octobre 1928 à Tramecourt, vicomte.
Il décéda accidentellement le Ier septembre 1944.
8) Stanislas, né le 25 juillet 1930 à Tramecourt, vicomte.
Le 7 juin 1955, il épousa à Wailly-Beaucamp, Solange de Prémont, fille de Fernand van Capel, et d'Eliane Toledo Piza.
De cette union naquirent :
  a) Anita, née à Wailly-Beaucamp, le 16 août 1956.
b) Thierry, né à Wailly-Beaucamp, le 7 février 1959, vicomte.
c) Ludovic, né à Wailly-Beaucamp, le 26 mai 1962, vicomte.
d) Antoine, né en 1966, vicomte.
9) Bernard Joseph Marie, né le 28 février 1932 à Tramecourt, vicomte.
Le 3 juillet 1956, il épousa à Paris, Solange de Vigneral, fille de Raoul, comte, et de Louise Marie de Mieulle.
Il acheta le château de Bucamp en juin 1956.
De son union avec Solange naquirent :
  a) Sophie, née à Abbeville, le 10 avril 1957.
b) Eric, né à Hesdin, le 6 juillet 1961.
c) Olivier, né à Hesdin, le 3 novembre 1966.
d) Geoffroy, né à Hesdin, en 1970.
10) Geneviève, née le 8 janvier 1934 à Tramecourt.
Elle épousa le 6 juillet 1955 à Tramecourt, Charles Leclerc de Hauteclocque, comte, fils de Philippe et de Thérèse de Gargan.

XXVIII) de CHABOT-TRAMECOURT Renaud, né le 11 mai 1921 à Tramecourt, vicomte.
Le 21 mars 1945, il épousa à Paris, Clotilde de CHABOT, fille de Pierre Marie, comte, et de Zoé de Nicolay.
De cette union naquirent :
  1) Chantal Marie Henriette Ghislaine, née à Paris, le 15 mai 1946.
Elle épousa à Lignereuil, le Ier juin 1968, Patrice de Saulieu O'Toole, vicomte, fils de François et de Jacqueline O'Toole de Leinster.
2) Elisabeth, née le 19 novembre 1947, à Paris.
Elle épousa à Lignereuil, le 11 juillet 1970, Georges Bernard de Vigneral, comte, fils de Claude et de France de Barante.
3) Véronique, née le 15 avril 1949 à Paris.
Elle épousa le 9 janvier 1970, à Mouchamps, Ronald du Halgouët, vicomte, fils de Michel de Poulpiquet et de Marguerite Marie de Goulaine.
4) Marguerite, née à Lignereuil, le 9 juin 1950.
Elle épousa le 11 juillet 1970 à Lignereuil, Hugues de Warren, comte, fils de Henry Bernard, et de Simone Deniau.
5) Christian, né à Lignereuil, le 15 mai 1952, vicomte.
6) Pierre, né à Lignereuil, le 11 septembre 1953, vicomte.
7) Henriette, née à Lignereuil, le 25 août 1955.
8) Philippine, née à Lignereuil, le 20 septembre 1956.
Elle épousa Alain de Chabannes, comte, fils du marquis de Chabannes, et de Jeanne Chantal Barbier de Lescoët.
9) Odile, née à Lignereuil, le 13 octobre 1958.
10) Paule, née à Lignereuil, le 26 février 1962.
11) Marie Charlotte, née aux Essarts, le 23 décembre 1963.

Rameau de Charles Auguste de CHABOT :
XXVI) de CHABOT Charles Auguste, né à Méral, le 24 mai 1859, vicomte, fils d’Auguste Jean François, et de Charlotte Marguerite du Buat (degré XXV, branche des seigneurs de la Grève et du Chaigneau).
Sous-maître à Saumur, il fut peut-être le dernier chasseur de loups du Limousin.
Le 15 décembre 1892, il épousa à Paris, Geneviève de Frédy, (décédée à Rennes, le 23 octobre 1946), fille de Maxime, comte, et de Noémie Hémery de Lazenay.
Il décéda le 4 janvier 1944, à Saint-Auvent, ayant eu pour enfants de son union avec Geneviève :
  1) Henry, né le 5 novembre 1893 à Chassenon, vicomte.
Il participa à la première guerre mondiale, et y fut tué au combat des Eparges, le 8 avril 1915.
2) Germaine, née le 12 février 1898 à Paris.
Elle épousa à Paris, le 16 novembre 1921, André de La Fonchais, comte, (décédé à Souvigné, le 18 mars 1974), fils de Raymond et d'Antoinette de La Rûe du Can.
3) Jacques, qui suit.

XXVII) de CHABOT Jacques, né le 13 mars 1902 à Paris, vicomte.
En septembre 1925, il épousa à Pouzauges, Odette de Rouault, fille du comte de Rouault, et de la comtesse, née Des Noues. Elle lui apporta le château de la Cacaudière.
Le vicomte Maurice de CHABOT étant décédé sans postérité, Jacques hérita du château de la Sébrandière.
De son union avec Odette naquirent :
  1) Annick, née à Nantes, le 21 septembre 1926.
Elle épousa en premières noces, à Pouzauges, le 3 août 1949, Claude Armand, comte, fils de Jacques et de Suzanne du Rostu.
Le mariage fut dissous par le tribunal de grande instance de Saint-Nazaire, en date du 6 janvier 1964.
2) Jean Marie Henri, né le 4 février 1928 à Nantes.
Il épousa à Louisfert (Loire-Atlantique), le 6 août 1951, Mercédès Vivianne France Sabine de Cambourg, fille de François, comte, et d'Yvonne Duclos de Varanval.
Ils divorcèrent le 29 juin 1960, à Paris.

Rameau de Charles Raymond CHABOT :
XXV) de CHABOT Charles Raymond, né le 13 septembre 1827, à la Boursière (Venansault), vicomte, fils de Constantin Joseph, et d’Adélaïde Guerry de Beauregard (degré XXIV, branche des seigneurs de la Grève et du Chaigneau).
Le 7 juin 1859, il épousa à Villefort, Jeanne Victurnien Colbert de Maulévrier, (décédée le 9 novembre 1906, à Yzernay), fille de René Olivier Victurnien, marquis de Maulévrier, et de Marie Laurence Eléonore de Durfort-Civrac de Lorges.
Ils héritèrent du château de Villefort qui avait été reconstruit en 1840, par le marquis de Maulévrier.
Charles Raymond décéda à Villefort (Yzernay), le 15 septembre 1916.
De son union avec Jeanne naquirent :
  1) Jean Auguste Joseph, qui suit.
2) François, né le 23 octobre 1876, au château de Villefort, vicomte.
Il fut maire d'Yzernay de 1929 à 1943.
Le 2 décembre 1909, il épousa à Heuwe-Saint-Pierre (Belgique), Marthe Fanny Eugénie Wittouck, (décédée à Villefort, le 31 mai 1950), fille de Félix et de Sophie Drugmann.
François décéda à Yzernay, le 26 août 1959, ayant eu pour enfants :
  a) Christiane, née à Ixelles (Belgique), le 22 novembre 1913.
Elle épousa à Yzernay, le 4 mai 1934, Hervé Pierre Guillaume Chebrou de La Roulière, fils de Lionel et d'Anne Marie de Lastic Saint-Jal. Il décéda dans un accident de voiture, le 19 avril 1947, à Beaulieu sous Parthenay (Deux-Sèvres).
b) Françoise Jeanne Christiane, né à Villefort (Yzernay), le 16 septembre 1922.
Elle épousa à Villefort, le 2 décembre 1942, Jacques Marie Joseph Stanislas Ghislain du Hamel de Fougeroux, fils de Charles Marie Joseph Sosthènes, et de Marie Julie Caroline Josèphe Augustine Cornélie Godtschalck.
3) Marie Victurnienne, née le 11 juillet 1881, au château de Villefort à Yzernay.
Elle épousa à Yzernay, le 20 août 1903, Jean de Romans, baron, (décédé le 3 novembre 1943, au Bois de Saint-Louis à Yzernay), fils de Charles et de N. de Vezins.
Elle décéda le 11 janvier 1963, à Yzernay.

XXVI) de CHABOT Jean Auguste Joseph, né à Villefort, le 23 juin 1862, vicomte de Chabot, marquis de Maulévrier. Il releva ce dernier titre que portait son aïeul maternel.
Le 21 juin 1899, il épousa à Castets sur Garonne, Alice du Hamel, (décédée à Vertheuil - Gironde, le 28 mai 1924), fille de Fernand, comte, et de Marie Louise des Moulins de Leybardie.
Il décéda à Castets, le 13 décembre 1910, ayant eu pour enfants :
  1) Sabine, née le 4 juillet 1901 à Castets.
Elle épousa à Nantes, le 21 avril 1920, Jacques de Carheil, vicomte, (décédé à La Roche sur Yon), fils d'Edmond et de Berthe de Lorgeril.
Elle décéda à Bordeaux en 1968, ayant donné naissance à deux filles.

Rameau de Jules Constantin CHABOT :
XXV) de CHABOT Jules Constantin, né à la Boursière, le 13 février 1830, vicomte de Chabot, fils de Constantin Joseph, et d’Adélaïde Guerry de Beauregard (degré XXIV, branche des seigneurs de la Grève et du Chaigneau).
Le 10 octobre 1853, il épousa à Nantes, Marie Isabelle de La Corbière, (décédée à Saint-Aubin de Baubigné, le 5 avril 1922), fille de Claude Elisabeth et de Marie Antoinette Duchesne de Denaut.
Il décéda à Angers, le 6 novembre 1890, ayant eu pour enfants :
  1) Gérard Constantin, qui suit.
2) Paul Jacques Marie, qui fit son rameau.
3) Françoise, née le 18 septembre 1858.

XXVI) de CHABOT Gérard Constantin, né à Nantes, le 14 juillet 1854, vicomte de Chabot.
Il épousa en premières noces, le 3 juin 1880, Marie Julie Victoire Irène Foucher de Brandois, fille de Calixte Armand Jacques, baron de Brandois, et d'Irène Marguerite Séguier. Marie décéda au château de Boissières, à Saint-Aubin de Baubigné, le 22 septembre 1886.
De cette union naquirent :
  1) Bernard, qui suit.
2) Agnès, née à Saint-Aubin de Baubigné, le 13 septembre 1883.
Elle épousa à Saint-Aubin de Baubigné, le 7 février 1907, Léon de Garidel-Thoron, comte, (décédé le 16 avril 1942 au Monceau - Agouges - Allier), fils de Joachim et de Valentine du Bouys de Pravier.
Elle décéda à Agouges, le 8 juillet 1967.
En secondes noces, Gérard épousa à Aix en Provence, le 29 février 1896, Cécile Augustine Marie Josèphe d'Isoard-Vauvenargues, fille de Jean Gonzague Léon Edouard, marquis d'Isoard-Vauvenargues, et de Marguerite Marie Françoise de Rougé. Elle décéda en janvier 1924 à Aix en Provence, sans lui avoir laissé de postérité.
Gérard décéda à Aix en Provence, le 17 juin 1928.

XXVII) de CHABOT Bernard, né à Saint-Aubin de Baubigné, le 3 mars 1881, vicomte de Chabot.
Le 27 janvier 1909, il épousa Marie Thérèse Pauline Eulalie du Réau de La Gaignonnière, (décédée à Saint-Aubin de Baubigné, le 22 octobre 1959), fille de Maurice, comte de la Gaignonnière, et de Marie Thérèse de La Rochebrochard.
Il décéda à Saint-Aubin de Baubigné, le 5 avril 1955, ayant eu pour enfants :
  1) Louis, qui suit
2) Marie Thérèse, née à Saint-Pierre des Echaubrognes, le 9 avril 1911.
Elle épousa à Saint-Aubin de Baubigné, le 23 février 1933, Louis de Fraix de Figon, fils de Régis et de Madeleine Thiollière.
3) Xavier, né à Saint-Pierre des Echaubrognes, le 28 juillet 1912, vicomte de Chabot.
Il fut maire de Saint-Pierre des Echaubrognes.
Il épousa à Saint-Séglin, le 15 septembre 1943, Odile Thoux, fille de Claude Pierre et d'Yvonne de Dieuleveut.
De cette union naquirent :
  a) Anne Marie, née à Saint-Aubin de Baubigné, le 29 juillet 1944.
Elle épousa André Quéré.
b) Michel, né à Nantes, le 16 novembre 1945, vicomte de Chabot.
Il épousa en 1973, Annick Bureau.
De cette union naquit :
  b1) Tanguy, né en 1975.
c) François, né à Saint-Pierre des Echaubrognes, le 19 octobre 1946, vicomte de Chabot.
d) Bernard, né à Saint-Pierre des Echaubrognes, le 2 janvier 1948, vicomte de Chabot.
Il épousa en 1972, Béatrice de Goué, fille du marquis de Goué, et d'Annick Boreau de Roincé.
De cette union naquirent :
  d1) Valérie, née à Rennes, le 17 septembre 1792.
d2) Gaétane, née à Rennes, le 14 décembre 1974.
e) Irène, née à Saint-Pierre des Echaubrognes, le 18 mai 1949.
f) Nicole, née à Nantes, le 30 mai 1953.
g) Yves, né à Châtillon sur Sèvre, le 28 mai 1954, vicomte de Chabot.
4) Irène, née à Saint-Pierre des Echaubrognes, le 28 octobre 1914.
Elle épousa à Saint-Aubin de Baubigné, le 4 juillet 1934, Xavier de Fraix de Figon, fils de Régis et de Marguerite Thiollière.

XXVIII) de CHABOT Louis, né à Saint-Aubin de Baubigné, le 22 octobre 1909, vicomte de Chabot.
Il fut élu conseiller général des Deux-Sèvres.
Le 7 novembre 1934, il épousa à Paris, Inès Becquet de Mégille, fille de Charles et d'Alyette d'Estreux de Beaugrenier.
De cette union naquirent :
  1) Alain, qui naquit et décéda à Angers, en 1944, vicomte de Chabot.
2) Gérard, qui suit.
3) Marie Thérèse, née à Paris le 9 avril 1948.
4) Hubert, né à Nantes, le 8 septembre 1951, vicomte de Chabot.
Il épousa Brigitte Mertens de Wilmars.

XXIX) de CHABOT Gérard, né à Paris, le 3 juillet 1946, vicomte de Chabot.
Il épousa Nicole Garreau de Labarre, fille de Bernard et de Madeleine de Massol de Rebetz.
De cette union naquirent :
  1) Eric, né en 1973.
2) Christelle, née en 1974.

Rameau de Paul Jacques Marie CHABOT :
XXVI) de CHABOT Paul Jacques Marie, né le 31 mai 1864 à Saint-Aubin de Baubigné, vicomte de Chabot, fils de Jules Constantin, et de Marie Isabelle de La Corbière (degré XXV, rameau de Jules Constantin CHABOT).
Le 13 juillet 1892, il épousa à Bruyères le Chatel, Marie Thérèse Elisabeth de Ferrières-Sauvebœuf, (décédée à Paris, le 22 novembre 1921), fille de Georges et de Jeanne Marie Tupigny de Bouffe.
Il décéda à Jarzé, le 2 décembre 1950, ayant eu pour enfant :

XXVII) de CHABOT Philippe Marie Gérard, né à Paris, le 22 mars 1896, vicomte de Chabot.
Attaché au ministère des Affaires Etrangères, et vice-consul de France de 1920 à 1926, il fut en 1929, élu maire de Saint-Maixent de Beugné, poste qu'il garda jusqu'en 1965.
De 1949 à 1967, il fut également conseiller général des Deux-Sèvres.
Il fit l'acquisition du château de la Roussière.
Le 29 octobre 1925, il épousa à Paris, May Hurault de Vibraye, fille d'Henri, comte, et de Madeleine Potier de La Morandière.
Il décéda le 8 mai 1976, ayant eu pour enfants :
  1) Sebran Paul Marie, né à Paris, le 16 octobre 1926, vicomte de Chabot.
Le 29 août 1963, il épousa Guillemette Fromentin de Saint-Charles, fille de Rémy et de Marie Tardieu de Maleissue-Melun.
De cette union naquirent :
  a) Catherine Marie, née à Niort, le 15 août 1964.
b) Charles Guillaume Marie, né à Niort, le 7 février 1967, vicomte de Chabot.
2) Henri Marie Jean, né à Paris, le 17 juin 1934, vicomte de Chabot.
Le 17 avril 1963, il épousa Nicole Colombu, fille d'Eugène et de Monique Jousset.
De cette union naquit :
  a) Philippe, né à Paris, le 6 décembre 1963, vicomte de Chabot.

Branche des seigneurs de la TURMELIÈRE et de LIRÉ :
XIII) CHABOT Perceval, chevalier, seigneur de la Turmelière et de Liré, fils de Géheudin et de Jeanne de Sainte-Flaive (degré XI, branche cadette des seigneurs de la Grève et du Chaigneau).
En juillet 1426, il était qualifié de capitaine, lorsque Guillaume CHABOT, seigneur de Nesmy, son frère, alors capitaine de Sainte-Hermine, reçut le 29 du mois, du connétable comte de Richemont, l'ordre de lui payer 50 livres.
Il fut l'un des seigneurs qui accompagnèrent le roi Charles VII à son sacre à Reims, et qui y assistèrent le 14 juillet 1429.
En septembre 1437, comme gouverneur de la Roche sur Yon, il donna quittance à Etienne Bernard, trésorier du duc d'Anjou, de Bar et de Lorraine, de 100 réaux d'or 30 sols pièces, sur l'octroi à lui fait par les sujets de la châtellenie.
Vers 1431, il épousa Jeanne de l'Isle-Bouchard, dame de Gonnor et de Thouarcé, veuve de Louis Jousseaume, seigneur de la Forêt sur Sèvres, et fille de Bernard de l'Isle-Bouchard, seigneur de Montrevault, et de Marie de Sens. Jeanne décéda vers 1457.
Ce mariage le brouilla avec le sire de la Trémoille, favori du roi, avec lequel il se raccommoda plus tard, par acte passé devant notaire, en 1434, où il se qualifiait de seigneur de Gonnor, et s'obligeait, sur le reproche de son honneur et renversement de ses armes, de tenir son parti envers et contre tous.
De son union avec Jeanne naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) Jeanne, qui épousa en premières noces René de Feschal, seigneur de l'Espinay, fils de Lancelot, puis en secondes noces Michel de Saint-Aignan.
3) Marie, qui épousa Ardouin de Vandel, seigneur de l'Aubespinay.
4) Jacquette, dame de Claunay en Loudunois, qui épousa Olivier Mesnard, seigneur de Toucheprés, gouverneur de Tiffauges.
5) Artus, qui décéda jeune.

XIV) CHABOT Jean, seigneur de la Turmelière, de Liré, et de Gonnor en partie.
Le 5 mars 1459, il fut mentionné dans un accord entre son père et Jean de Vignolles.
En 1467, il comparut à la montre des nobles, en qualité d'homme d'armes.
En 1478, il eut un procès contre le prieur de Liré.
En janvier 1454, il épousa en premières noces Catherine de Sainte-Flaive, dame de Beaufou, fille de Phillibert, chevalier, seigneur des baronnies de Sigournay, Chantonnay, le Puy-Belliard, Languillers; et de Françoise de Beaumont. Catherine de Sainte-Flaive décéda en janvier 1474.
De cette union naquirent :
  1) Christophe, qui suit.
2) Perceval, qui fut chevalier de l'ordre de Malte.
3) François, seigneur de Beaufou, qui fut abbé de Jarrie.
4) Jeanne, qui épousa le 29 janvier 1473, Jean de Plouer, seigneur de la Claye et de la Bastardière, fils de Renaud et de Jeanne de La Noé.
5) Michelle, qui épousa peut-être Jean de Barrou, seigneur de la Frelandière.
6) Bernarde, qui fut religieuse, et qui devint prieure de la communauté fontevriste de la Regrippière, en Vallet.
Jean épousa en secondes noces Jeanne de La Noé, veuve de Renaud de Plouer. Elle décéda le 14 mai 1492.
Il décéda en février 1479, ayant eu pour enfant de sa seconde union :
  7) Antoine, qui fut exempté de la campagne de Bourgogne, le Ier mars 1480, à cause de la mort de son père.
Il entra ensuite dans les ordres et fut moine à Paris.

XV) CHABOT Christophe, seigneur de la Turmelière, de Liré, de Gonnor, de Bréhabert, etc.
Il fut gouverneur de Brest, et capitaine de 40 lances pour le roi Charles VIII, aux guerres de Bretagne.
En 1481, Il fit foi et hommage à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, pour ce qu'il possédait dans la châtellenie de Saint-Florent le Vieux.
Le 10 mars 1489, il figura dans une montre des nobles de l'Anjou, et fut chargé par le commissaire Thibaud de Beaumont, seigneur de la Forêt, capitaine général pour le roi en cette province, de la garde de la place de la Turmelière, dont il était seigneur.
Il épousa en premières noces, Antoinette Baner, dame de la Frogerie, fille de Geoffroy, seigneur de la Frogerie. Elle décéda sans lui laisser de postérité.
Christophe épousa en secondes noces, vers 1490, Marie des Rames, (veuve de Jean de Tréal), et fille de Jean, chambellan de François II, et de Jeanne de Rohan.
Marie des Rames fit son testament le 27 janvier 1498. Elle choisit pour le lieu de sa sépulture l'église Notre-Dame de Vallet, près de Clisson, et donna à ses trois filles Anne et Jeanne Tréal, ainsi qu'à Renée CHABOT, 300 livres à chacune.
De cette seconde union naquit :
  1) Renée, née vers 1490, dame de Liré.
Elle fut placée demoiselle d'honneur auprès d'Anne de Bretagne.
Par contrat signé à Blois, du 28 mai 1504, et par autre contrat définitif signé le 12 octobre 1504, elle épousa Jean du Bellay, seigneur de Pontferon, (décédé vers 1527), fils d'Eustache et de Catherine de Beaumont.
Elle eut en partage les terres du Clion, de la Bedière et de Saint-Fiacre, au diocèse de Nantes, avec en outre les 300 livres de rente que lui avait léguées sa mère.
(De cette union naquit entre autres enfants, Jean du Bellay, cardinal, évêque de Paris, diplomate célèbre, et Joachim du Bellay, poète illustre du XVIème siècle).
Christophe épousa en troisièmes noces Catherine Gaillard, dame du Vigneau, fille de N., seigneur du Vignan, ou Vigneau en Bretagne.
Christophe décéda vers 1503.

Branche des seigneurs de l'ALEU, des CHÉZEAUX et de La CHAPELLE :
XIII) CHABOT Louis Ier, écuyer, seigneur de l'Aleu (Saint-Christophe sur Roc - Deux-Sèvres), fils de Géheudin et de Jeanne de Sainte-Flaive (degré XI, branche cadette des seigneurs de la Grève et du Chaigneau).
Il fut nommé avec son frère Perceval dans un acte de janvier 1420.
Vers 1427, il épousa Jeanne Buffeteau, dame de l'Aleu et d'Argentières, veuve de Pierre Chasteigner, et fille de Jean, seigneur desdits lieux, et de Jeanne de Nuchèze.
Louis possédait à Niort, en 1440, une maison qui lui venait de Jean Buffeteau.
En février 1452, il transigea avec son neveu Germain CHABOT, au sujet de ses droits sur la terre de Pressigny.
Il décéda avant le 21 septembre 1461.
Louis et Jeanne eurent pour enfants :
  1) Artus, seigneur de l'Aleu, qui épousa Catherine de La Porte, fille de Mardy, seigneur de Vezins.
Il décéda vers 1487.
De cette union naquirent :
  a) René, seigneur de l'Aleu.
Le 9 février 1517, il reçut du maréchal de Lautrec, gouverneur de Milan, pour le roi, une commission de secrétaire-conseiller en la chambre de justice, établie dans cette ville.
Il donna quittance le Ier mai 1527, de ses gages de commissaire des guerres, pour l'année 1525.
René épousa Jeanne de Beauchamps, fille de Pierre, seigneur de Souvigné.
b) Antoine, qui figura parmi les hommes d'armes du Poitou, pour Artus CHABOT, son père, dans une montre du 26 novembre 1491.
D'une union inconnue, il eut pour enfant :
  b1) Artus, seigneur de Passay, qui eut pour enfant d'une union inconnue :
  b11) Catherine, dame de Passay, qui épousa en premières noces, Gabriel Arembert, seigneur de Teillé.
Veuve, elle épousa en secondes noces, Méry Gourjault, seigneur de Mauprié.
c) Catherine, qui épousa vers 1500, François Bodet, seigneur de la Marterie.
x) plusieurs autres enfants décédés en bas-âge, et qui furent inhumés dans l'église de Saint-Christophe sur Roc.
2) Guillaume, écuyer, seigneur de l'Hôtel des Chézeaux, dans la paroisse de Vandamme, dépendant de la baronnie de Mirebeau, ainsi que de Vaires.
En premières noces, il épousa Jeanne de Bellière, dame de Vaires.
Veuf, il épousa en secondes noces, Jeanne de Janoilhac, veuve de Jean Boilève.
Il testa le 26 novembre 1523, au château de Vaires. Il décéda sans aucune postérité de ses deux unions, et fut inhumé dans l'église de Saint-Georges.
3) Louis, qui suit.
4) Jeanne, qui épousa vers 1465, Jean de Saint-Gelais, seigneur de Séligné.

XIV) CHABOT Louis II, écuyer, seigneur de l'Aleu et du Luc.
En 1491 et 1492, il figura aux bans de la noblesse de Poitou.
Il épousa Jeanne de Nuchèze, dame du Luc, fille de Guillaume, seigneur de Luc, et de Marie Buet.
Il décéda en 1505, ayant eu pour enfants :
  1) Pierre, qui suit.
2) Françoise, qui épousa Jean Janvre, seigneur des Loges.
3) Antoine, écuyer, seigneur de Baysne.
En 1522, il céda à son frère, ses droits sur le Luc.
En 1523, il fut légataire de son oncle Guillaume.
En 1543, il fut en procès contre la veuve de son frère aîné.
D'une union inconnue, il eut pour enfants :
  a) Renée, qui fut nommée en 1543.
b) Françoise, qui fut nommée en 1543.
c) François, seigneur de Baysne, qui épousa vers 1570, Marie Durgot.
De cette union naquirent :
  c1) Bernard, né à Marigny-Brisay, le 13 décembre 1581, seigneur de Baysne.
Il semble être décédé sans postérité.
c2) Marie, qui épousa Abraham de Chalbris, alias de Chelles, seigneur de Saint-Rémy.

XV) CHABOT Pierre, écuyer, seigneur de Luc et des Chézeaux.
Le 10 février 1508, il partagea avec François de Nuchèze, seigneur de Boisrenard, les biens de feu Guillaume de Nuchèze et de Marie Buor, et eut pour sa part, la seigneurie de Luc.
Le 25 juillet 1524, il transigea à Poitiers, avec Jean Chevredent et autres, au sujet des métairies des Chézeaux, qui lui avaient été données par Guillaume CHABOT, seigneur de Vayres, et Jeanne de Janoilhac, sa femme.
Il épousa Claude de Chevredent.
Il était décédé à la date du Ier juillet 1542, date où sa veuve donna une procuration.
Elle fut tutrice de ses enfants le 13 décembre 1533, et obtint comme tutrice de ses enfants mineurs, une sentence de la sénéchaussée de Poitiers, au sujet des biens meubles de feu Louis CHABOT et de Jeanne de Nuchèze.
Pierre et Claude eurent pour enfants :
  1) Charles, seigneur des Chézeaux.
Le 3 août 1558, il partagea avec ses frères et sœurs, en la cour de Fontenay Le Comte, une somme de 1875 livres, provenant de la succession de son père.
Il servit en 1543, en qualité d'archer des ordonnances du roi.
Il décéda sans postérité.
2) Jehan, seigneur des Chézeaux après le décès de son frère aîné.
Il fut nommé dans le partage de 1558.
En 1574 et 1576, il était maréchal des logis d'une compagnie de 30 lances des ordonnances, sous M. de Villequier.
3) François, dit l'aîné, qui fut mentionné dans l'acte de 1558.
Il semble qu'il fut religieux.
4) François, qui suit.
5) Marguerite, qui épousa le 19 octobre 1558, Méry de Monts, seigneur d'Espinay.
6) Catherine, qui fut également nommée dans l'acte de 1558.
Elle épousa en août 1558, Louis de Rouziers, seigneur de la Catelinerie.
7) Louise, qui décéda avant le 5 septembre 1558. Sa succession fut partagée avec celle de son père, le 3 août 1558.

XVI) CHABOT François, écuyer, seigneur des Maisons-Neuves et de la Barre.
Il était nommé François le jeune, dans le partage de 1558, et devint le chef de famille après le décès sans postérité de ses aînés.
Le 19 octobre 1568, il épousa Anne de Sainte-Amelle, fille de Jean, écuyer, seigneur des Fontaines et des Maisons-Neuves, et de Renée de Signé.
De cette union naquirent :
  1) Jacques, qui suit.
2) Pierre, écuyer, seigneur de Maisoncelle, de Doulé et de Cragon.
Il fut nommé dans le partage des biens de sa mère, du 18 avril 1608.
Sa descendance, s'il en eut une, est inconnue.
3) Renée, qui épousa avant 1608, Pierre Thibaudeau, écuyer, seigneur de la Vourelle.

XVII) CHABOT Jacques Ier, écuyer, seigneur des Maisons-Neuves et des Cousteaux.
Dans le partage du 18 avril 1608, il fut désigné comme fils aîné.
Par contrat du 25 décembre 1601, il épousa Anne Milsendeau, fille et héritière de Louis, écuyer, et de Madeleine de Boussay.
Il décéda avant le 27 décembre 1634, ayant eu pour enfants de son union avec Anne :
  1) Jacques, qui suit.
2) Louis, écuyer, seigneur d'Amberre, qui fut la tige du rameau des seigneurs d'Amberre.
3) Pierre, seigneur de la Pinaudière.
Il fut mentionné dans l'acte de mariage de son frère Louis, le 23 février 1653.

XVIII CHABOT Jacques II, écuyer, seigneur de la Chapelle et du Vollier.
Il obtint deux sentences, l'une des élus de Mirebeau, du 2 juin 1634, et l'autre, des commissaires députés pour le règlement des tailles de Tours, le 27 décembre suivant, avec Louis, son frère, par lesquelles ils furent maintenus dans leur noblesse.
Le 24 mai 1646, il partagea avec Louis, son frère, les biens de leur père, à Mazeuil. Il eut entre autres biens la seigneurie de la Chapelle.
Il fut reçu chevalier de l'ordre de Saint-Michel, le 11 mars 1655, et fut compris dans les 100 chevaliers réservés en 1665. Lors de la réforme de cet ordre, il fut confirmé dans sa dignité, après avoir fait préalablement ses preuves de noblesse, conformément au nouveau règlement, le avril 1669.
Le 6 juillet 1632, il épousa en premières noces Renée Laygre, fille de feu Pierre, écuyer, seigneur de Pisson.
De cette union naquirent :
  1) Charles, né en 1633, écuyer, seigneur de Dollé et de la Bourrelière.
Il fut chevau-léger de la garde du roi.
Le 14 avril 1669, il fut maintenu dans sa noblesse par jugement des commissaires de la généralité de Tours.
Le 20 novembre 1660, il épousa Anne Beraudin, fille de Pierre, seigneur de la Bourrelière, et d'Honorée Hénault.
Charles et Anne décédèrent avant le 26 juin 1700, ayant eu pour enfants :
  a) Charles Jacques, né le 22 septembre 1661 à Cuhon.
Le 26 novembre 1698, il épousa à Availles-Limousine, Adrienne de Balon, fille de Robert.
De cette union naquit :
  a1) Marie, née le 19 avril 1698 à Availles-Limousine.
b) Honorée, née le 8 avril 1664 à Cuhon.
c) Louis, né le 29 octobre 1665 à Cuhon.
d) Charles, né le 10 juillet 1669 à Cuhon.
e) Pierre, né le 10 février 1672 à Cuhon.
f) Anne, qui épousa le 26 juin 1700, Anselme Dalilay, seigneur d'Aubigny.
2) Louis, seigneur de la Pinaudière, qui décéda sans alliance.
3) Henri, seigneur de la Chapelle, qui décéda sans alliance.
4) Marie Marguerite, qui épousa par contrat du 4 février 1665, Jacques de La Berrurière, écuyer, seigneur de la Mothe-Bureau.
Elle fut inhumée à Cuhon, le 22 juillet 1730.
5) Catherine, qui épousa Jacques de Roin, écuyer, sieur des Cousteaux.
Jacques épousa le 5 septembre 1665, en secondes noces, à Thurageau, Cécile Chabiel, fille de Rodriguez, commissaire de l'artillerie, et de Marie Peschot.
Il décéda vers 1684, ayant pour enfants de sa seconde union :
  6) Marie Diane, née le 11 octobre 1668, à Thurageau.
7) Jacquette, née à Thurageau.
Elle assista avec son frère Martin, au mariage de leur frère Jacques, le 9 juin 1706.
8) Jacques, qui suit.
9) Martin, né le 3 juillet 1671 à Thurageau, seigneur du Vollier.
Prêtre, il devint prieur de la Bordelière.
Il décéda le 27 juin 1740, et fut inhumé dans le chœur de l'église de Mirebeau.

XIX) CHABOT Jacques III, né à Thurageau, le 21 décembre 1669, chevalier, seigneur de la Chapelle.
Le 18 mars 1704, il fut parrain à Amberre, de Louis Paul CHABOT, son neveu.
Il eut cette seigneurie de sa mère, à laquelle son père l'avait cédée pour ses reprises matrimoniales.
Dans le jugement de maintenue de noblesse qu'il obtint le 21 mai 1715, il fut désigné comme seigneur de la Chapelle, paroisse de Mazeuil, élection de Richelieu.
Le 9 juin 1706, il épousa à Chouppes (Vienne), Marie Eléonore de Bellère, fille de Louis, seigneur de Chaligny, et de Marie Acquet.
De cette union naquit :

XX) CHABOT Louis Jacques, chevalier, seigneur de la Chapelle et de la Chaussée, puis du Vollier, par le décès de Martin CHABOT, son oncle, en 1740.
Le 9 juin 1741, il épousa Marie Gabrielle Le Bault, fille de Charles, seigneur de la Chaussée, et de Marie Claude de Grignon de La Pelissonnière.
Il décéda le 23 juillet 1742, ayant eu pour enfant :
  1) Angélique Perside, née posthume en 1742, dame de la Chaussée.
Elle épousa à Cissé, par contrat du 27 janvier 1761, Pierre André René de Vaucelles, chevalier, seigneur de la Razilière et de Varanne, ancien capitaine au corps des carabiniers, chevalier de Saint-Louis, (décédé le 18 septembre 1792 à Poitiers), fils de Pierre Philippe et d'Anne Olivier de La Chauvetière.
Elle décéda à Saint-Cybard de Poitiers, où elle fut inhumée le 4 décembre 1768, semble-t-il des suites de la mise au monde de son fils, né deux jours auparavant.

Rameau des seigneurs d'AMBERRE et du PUY :
XVIII) CHABOT Louis, né en 1604, seigneur d'Amberre, de Bauday et de Noiron, fils de Jacques Ier et d’Anne Misendeau (degré XVII, branche des seigneurs de l’Aleu).
Il fut maintenu noble avec Jacques, son frère aîné, par ordonnance des commissaires députés pour le règlement des tailles de la généralité de Tours, puis par sentence des élus de Mirebeau, des 3 juin 1634 et 27 décembre 1634. Il fut encore maintenu noble, avec Jacques er Charles CHABOT, ses frère et neveu, par M. Voisin de La Noiraye, intendant de la généralité de Tours, le 14 avril 1669.
Le 24 mai 1646, il partagea avec son frère, les biens de leur père.
Le 8 avril 1644, il épousa en premières noces, dans la chapelle du château d'Abain, Catherine Raymond, dame de Bauday, (inhumée dans l'église de Mirebeau, le 23 avril 1652).
En secondes noces, il épousa le 23 février 1653, à Amberre, Charlotte Le Blanc, fille de Jean, seigneur d'Amberre, et d'Anne Mauclerc.
De cette union naquirent :
  1) Marie, née à Amberre, le 25 mai 1655.
2) Jeanne, née à Amberre, le 7 janvier 1657.
3) Charlotte, née à Amberre en 1659. Elle fut baptisée le 9 mai 1667.
Elle décéda le 3 février 1729.
4) N., né le 22 février 1660.
A nouveau veuf, Louis épousa en troisièmes noces, le 30 janvier 1666, à Poitiers, Madeleine Bonneau, fille de Claude, seigneur de la Chasgnée, et de Françoise Chaubier.
Il fut inhumé dans l'église d'Amberre.
De cette troisième union naquirent :
  5) Marie Anne, née le 27 juin 1667.
Elle épousa le 7 février 1689, Louis Charles Begault, seigneur de Baussay.
Elle décéda le 21 février 1708.
6) Louis, qui suit.
7) Pierre, qui fit la branche du Puy.

XIX) CHABOT Louis, né le 23 janvier 1668, seigneur d'Amberre et de Brion. Il fut baptisé à Amberre le 8 juillet 1671, et eut pour parrain son oncle Jacques CHABOT, seigneur de la Chapelle.
Il épousa en premières noces, vers 1696, Marguerite Calixte de Buget.
De cette union naquirent :
  1) Marie Madeleine, née à Amberre, le 8 décembre 1697.
Elle épousa en premières noces, le 25 mai 1716, Guy Pierre de l'Etoile, seigneur des Roches (de Bouillé-Loretz).
Veuve, elle épousa en secondes noces, le 5 mars 1733, André Fouchier, seigneur de Billy.
Elle fut inhumée le 12 octobre 1758.
2) Marie Anne, née à Amberre, le 26 mai 1699.
3) Marie Anne, née à Amberre, le 25 mai 1700.
Elle épousa Antoine Mallet de Hulcot.
Elle fut inhumée à Saint-Cybard de Poitiers, le 14 février 1765.
4) Louis, né à Amberre, le 6 septembre 1702. Il eut pour parrain son oncle Martin CHABOT, seigneur du Vollier.
Il était encore vivant en 1736.
5) Louis Paul, né à Amberre, le 18 mars 1704, seigneur d'Amberre et de Brion.
Il épousa en premières noces, Marie Louise Mauduyt.
Veuf, il épousa en secondes noces, le 18 février 1744, dans l'église de Saint-Hilaire de la Celle, à Poitiers, Marie Anne Rousseau, fille de Louis, seigneur de la Ferrandière, et de Marie Anne Agathe Girard.
Il décéda le 30 septembre 1790, sans laisser de postérité.
6) Marie Anne Calixte, née à Amberre, le 6 septembre 1705.
7) Marie Marguerite, née à Amberre, le 22 septembre 1710.
Veuf, Louis épousa en secondes noces, le 25 novembre 1721, à Amberre, Marie Anne Laillault, fille de Pierre, seigneur du Verger-Gazeau, et de Marie Gaschet.
Il fut inhumé dans le chœur de l'église d'Amberre, le 23 octobre 1730.
De sa seconde union, il avait eu pour enfants :
  8) Louis Pierre, né à Amberre, le 26 août 1722.
Il fut inhumé à Amberre, le 18 avril 1733.
9) Marie, née à Amberre, le 14 septembre 1723.
10) Jean, né à Amberre, le 8 août 1725.
11) Anne Geneviève, née à Amberre, le Ier février 1728.
Elle assista au mariage de son frère Louis Paul.
Elle fut inhumée, le 29 octobre 1779, à Saint-Hilaire de la Celle, à Poitiers.

Branche du PUY :
XIX) CHABOT Pierre, né à Amberre, le 22 février 1673, seigneur du Puy, fils de Louis et de Madeleine Bonneau (degré XVIII, rameau des seigneurs d’Amberre et du Puy).
Il fut maintenu dans sa noblesse par jugement rendu par M. de Richebourg, intendant du Poitou, le 26 juin 1715.
Le 12 mai 1699, il épousa Marguerite de Vandel, fille de Charles, seigneur de la Verrie, et de Madeleine de Boussay.
Il fut inhumé le 31 août 1724, dans l'église de Marigny-Brizay.
De son union avec Marguerite naquirent :
  1) Pierre, né à Marigny-Brizay, le 20 juin 1700.
2) Pierre, né à Marigny-Brizay, le 21 juin 1701.
Il fut inhumé le 6 mars 1703.
3) Jean, né à Marigny-Brizay, le 2 mars 1703.
Il fut inhumé en 1711.
4) Jean, né à Marigny-Brizay, le 28 janvier 1705, seigneur du Puy, de Bauday, la Sigogne, le Germondière.
Le 8 novembre 1729, il épousa à Mirebeau, Anne David, fille de Jean, seigneur de la Fuye, et de Marie de La Mothe.
Il décéda le 26 novembre 1748, ayant eu pour enfants :
  a) Anne Marguerite, née à Mirebeau, le 24 février 1731.
b) Marie Catherine, née à Mirebeau, le 18 mai 1732.
Elle épousa le 8 juillet 1749, Charles Gabriel Yongues de Sepvret, seigneur de Baussais.
c) Jeanne Perrine, née à Mirebeau, le 18 mars 1734.
Elle épousa à Mirebeau, le 15 mai 1753, René Paul de Lestang, seigneur de Furigny, (décédé à Poitiers, le 25 janvier 1798), fils de Paul Théodore, seigneur de Furigny, et d'Eléonore Chantreau. La cérémonie religieuse eut lieu en l'église de Mirebeau, le 4 juin 1753. Elle lui apporta en dot les seigneuries de Bauday et de la Sigogne.
5) Pierre François, qui suit.
6) Anne Marguerite, née à Marigny-Brizay, le 17 février 1711.

XX) CHABOT Pierre François, né à Marigny-Brizay, le 29 mai 1706, seigneur du Puy.
Le 9 février 1736, il épousa en premières noces à Germond, Angélique Elisabeth Aymer de Germond, fille de Louis Alexandre, seigneur de Germond, et de Marie Elisabeth Aymer. Elle décéda avant le 19 juillet 1763.
Pierre François épousa en secondes noces, à Neuville, le 2 août 1763, Anne Antoinette Le Blanc, veuve de Jean Rochier, échevin de Poitiers.
Il décéda le 13 octobre 1767, ayant eu pour enfants :
  1) Louis Pierre, qui suit.
2) Jean Baptiste, né à Marigny-Brizay, le 17 avril 1738.
Il décéda sans doute jeune, avant 1740.
3) Jean Baptiste, né à Marigny-Brizay, le 21 février 1740, chevalier, seigneur du Puy, baron d'Empire.
Comme cadet, il était destiné à devenir religieux. Il entra alors au séminaire, et fut curé de Migné (Vienne), chanoine de Saint-Hilaire Le Grand de Poitiers en 1773, puis abbé d'Ollans. Désigné ensuite grand vicaire du cardinal de La Rochefoucauld, archevêque de Rouen.
Sacré évêque à Paris, le 2 août 1785 par l'archevêque de Paris, il prit possession de l'évêché de Saint-Claude (Jura), le 6 septembre 1785.
En 1790, il refusa le serment constitutionnel et resta dans son diocèse, sans être inquiété.
En 1791, devant la montée de la Terreur, il émigra en Suisse, et ne rentra en France, qu'en 1800, sous l'Empire.
En 1801, il fut l'un des signataires du Concordat.
Le 9 avril 1802, il fut appelé à l'évêché de Mende (Lozère), par suite de la suppression de l'évêché de Saint-Claude.
Contraint de donner sa démission en 1804, il vint s'établir à Paris.
En 1817, il fut appelé par Louis XVIII, à la tête de l'archevêché d'Auch. Il refusa cette promotion à cause de sa santé, donna sa démission, et devint alors chanoine de Saint-Denis.
Il avait été nommé baron de l'Empire avec transmission à l'un de ses neveux, par lettres patentes datées du 10 septembre 1808, et était titulaire de la Croix de la Légion d'Honneur.
Il décéda le 28 avril 1819, à Paris.
4) Marie.
5) Marie Marguerite, qui assista en 1767 à l'inhumation de son père.
Elle assista également au mariage de son frère aîné, le 19 mars 1770.

XXI) CHABOT Louis Pierre, né à Marigny-Brizay, le 10 novembre 1736, seigneur du Puy, de Marigny-Brizay, et de Chavan.
Etant lieutenant des grenadiers royaux de France, il fut nommé capitaine au régiment de Poitou.
Il épousa au château de La Valette, le 19 mars 1770, Agathe Le Français des Courtils, fille de Louis Jean Théodore, seigneur des Courtils, et de Marie Louise Adélaïde de Mousseaux.
De cette union naquirent :
  1) Marie Agathe Adélaïde, née à Marigny-Brizay, le 18 janvier 1771.
Elle épousa en premières noces, à Paris, le 22 avril 1787, Joseph Marie Richard Patrice de Wall, vicomte, fils de Balthazar François Patrice, comte de Wall, et de Jeanne Gabrielle de Vaudrey. Il fut tué peu de temps après son mariage, au cours d'un duel, le 26 novembre 1787.
Marie épousa en secondes noces, Georges François Pierre de Glandevès, comte, fils de Raymond, baron de Glandevès, et de Denise de Roux. Il décéda sans avoir eu de postérité, en 1832.
Elle fut légataire universelle de la comtesse de Lautrec (née de ROHAN-CHABOT), qui l'avait élevée.
2) Jacques, né à Marigny-Brizay, le 23 décembre 1772.
Il décéda le 31 mai 1774.
3) Anne Constance, née à Marigny-Brizay, le 15 avril 1774.
Elle épousa à Ingrandes sur Vienne, le 28 juin 1789, Charles Louis Le Bas de Bouclans, marquis de Bouclans, (décédé le 4 janvier 1830), fils de Charles Alexis et de Marie Thérèse Chevignard de Chavigny.
Ils émigrèrent à la Révolution.
Anne Constance décéda à Fribourg, le 3 février 1797.

Branche des CHABOT du BAS-POITOU : (non reliée à la généalogie)
I) CHABOT Guillaume Ier, chevalier, seigneur de la Chabotière et des Fiefs Chabot.
Il épousa Aénor.
De cette union naquirent :
  1) Gautier, qui suit.
2) Guillaume II, qui épousa Pétronille, sœur de Geoffroy Gilbert et de Guillaume, archidiacre et plus tard évêque de Poitiers de 1117 à 1123.
Vers 1080, il donna avec son frère Gautier, à l'abbaye de Sainte-Croix de Talmond, une dîme sur des terres sises à Saint-Martin de Ré, et à Saint-Vincent du Beuil. Vers 1085, ils donnèrent encore le quart de la dîme des vignes qui leur appartenaient dans une terre nommée "Ulmosa" à cause des ormes (ulmi) qui la couvraient.
En 1087, il figura dans la donation de l'église de la terre de Saint-Sulpice, diocèse d'Angoulême, faite à l'abbaye de Charroux.
En 1091, il souscrit une charte de Hugues l'Archevêque, seigneur de Parthenay, par laquelle celui-ci donnait Châteaubourdin à l'abbaye de Saint-Julien de Tours.
Il produisit de nombreuses autres donations jusqu'à sa mort.
De son union avec Pétronille naquirent :
  a) Brient, qui fit plusieurs donations avec son père à des communautés religieuses.
Le 27 mai 1152, il fut témoin, avec Sébran CHABOT, son cousin, de la donation de la forêt de Vasles faite à l'abbaye de Saint-Maixent, par Eléonore, duchesse d'Aquitaine.
Sa postérité est inconnue, s'il en eut une avec Sybille, son épouse.
b) Guillaume III, qui fut mentionné avec les actes de donation de son père.
Vers 1150, il fut victime comme ses autres frères, de la persécution de Guillaume l'Archevêque, seigneur de Parthenay.
Entre autres donations, il fut présent en 1176, à l'acte de donation d'une île de la Loire, faite à l'abbaye de Turpenay, au diocèse de Tours, par Guillaume de Montsoreau.
Sa descendance avec son épouse Béatrix, s'il en eut une, est inconnue.
c) Gilbert, qui fut mentionné sur une charte de donation en 1092, que son père avait fait à l'abbaye de Sainte-Croix de Talmond.
d) Hugues, qui signa un accord en 1164 avec l'abbé de Noaillé, touchant la dîme de Sainte-Gaudence, dans le niortais.
Cet accord fut consenti par lui, sa femme, ses enfants, son frère Guillaume et sa femme Béatrix.
De son union avec Maximille, naquirent :
  d1) Hugues.
d2) Pierre.
d3) Philippe. (fille).
d4) Villane.

II) CHABOT Gautier Ier.
Vers 1078, il confirma avec d'autres seigneurs, un jugement arbitral rendu, dans une contestation, au sujet de la propriété de plusieurs vignes, entre Rainulphe Gastule et Euvrard, abbé de Saint-Croix de Talmond.
Quelques années pus tard, il donna avec son frère Guillaume, à Euvrard, abbé, et à l'église de Sainte-Croix, pour le salut de leurs âmes et des âmes de leurs parents, une dîme sise à Saint-Martin de Ré et à Saint-Vincent du Beuil.
Vers 1085, toujours avec son frère Guillaume, ils donnèrent aux religieux de Sainte-Croix, la quatrième partie de la dime des vignes sises en leur terre appelée "Ulmosa". En 1087, ils firent de nouvelles donations à cette abbaye.
Vers 1100, avec sa femme Valence (dont le nom est inconnue), ils donnèrent pour leurs âmes et celles de leurs parents, au monastère de Bois-Grolland, la dîme des salines sises "apud Dorsum-Asini", en Bas-Poitou.
Gautier décéda peu après cette donation, ayant plusieurs enfants :
  1) peut-être Payen, qui suit
2) peut-être Gaudin, chevalier, qui fut présent en 1090, au jugement de la cour de Pierre, seigneur de la Garnache, rendu contre Jean de Pedetorto, relativement à des droits du prieuré de Salertaine, dépendant de l'abbaye de Marmoutier.
En 1100, il fut témoin avec son frère Payen, d'une donation de terre faite à l'abbaye de Talmond.
Vers 1140, il fut encore témoin de deux donations au prieuré de Salertaine, et d'une charte de Pierre, seigneur de la Garnache, en faveur des Templiers.
Entre 1140 et 1150, il répara une injustice dont il s'était rendu coupable envers l'abbaye de Sainte-Croix de Talmond, de laquelle il s'était injustement approprié des donations faites auparavant par son frère et ses parents.
Il décéda peu après cette restitution, aux environs de 1150.
3) peut-être Hervé.

III) CHABOT Payen.
Vers 1095, il assista à la donation de la dîme de Longeville, faite à l'abbaye de Talmond, par Eude, fils d'Auger.
En 1098, il fut présent à la preuve par le duel employée par les moines de Fontaines contre ceux de Talmond, pour établir leur droit sur les marais d'Angles.
Il fut également présent sur de nombreuses chartes de 1099 à 1120.
Quelques années après 1120, il hérita de son oncle Guillaume II CHABOT, d'une partie de ses biens.
Vers 1140, malade, il revêtit l'habit monastique.
D'une union inconnue, il eut pour enfants :
  1) Gautier, qui suit.
2) N., qui fut cité comme frère de Gautier, dans un acte de 1147.
3) Villane, qui épousa Soldène (Soldenus).
4) Gélose, qui épousa Pierre Agne (Agnus).

IV) CHABOT Gautier II.
Après le décès de Payen, son père, et de Gautier, son oncle, il hérita de leurs terres. A ce moment il contesta aux religieux de Sainte-Croix de Talmond, d'accord avec ses deux sœurs Villane et Gélose, la dîme de la Martelle. Revenu plus tard à de meilleurs sentiments, il ratifia leur donation, du consentement de Ponce, son épouse.
De son union avec Ponce, naquit peut-être :
  N., dite Chaboce, qui épousa Maurice de Beaulieu, à qui elle transmit la terre et le fief de Gautier CHABOT.

Noms isolés se rapportant sans doute à la branche du Bas-Poitou :
- CHABOTH Gauscelin et Rainauld, furent témoins de la cession faite à l'abbaye de Marmoutier, par Herbert, de l'église de Saint-Pierre de Christeuil, vers 1080.

- CHABOT Jean, beau-père d'Aimeric Auger d'Olonne, fut témoin de la donation d'une dîme sise à Olonne, faite par celui-ci à l'abbaye de Sainte-Croix de Talmond, vers 1140.

- CHABOT Guigue et Eude, cousins, furent présents à la vente d'un pré sis à Durbon, faite aux Chartreux de Durbon, en 1146.

- CHABOT Guillaume, fut témoin de la fondation du prieuré de Saint-Lambert de Mauléon, par Guillaume de Montléon, en 1205.

- CHABOT Guillaume et Hilaire, sa femme, donnèrent 25 sols de monnaie poitevine pour une lampe à l'abbaye des Fontenelles, en 1215.

- CHABOT Arnaud, chevalier, et Cécile son épouse, donnèrent à Sainte-Croix de Talmond, leur part du fief de Mandriteria, tant en vignes qu'en terres, dans lequel fief ladite abbaye avait déjà une autre part, en 1230.

- CHABOZ Guillaume, chevalier, rendit hommage pour son fils Guillaume CHABOZ, valet, et en cas de mort de celui-ci, pour Aimeri CHABOZ, son frère, à Geoffroy d'Argenton, pour les fiefs qu'il tenait de lui, en 1239.

- CHABOZ G., chevalier, fut témoin du legs de Aimeri de Morie à Bois-Grolland, en 1244.

- CHABOZ Guillaume, le Vieil, Pierre CHABOZ, Aimery CHABOZ, clerc, furent témoins d'une transaction entre Guy de Lusignan, et les religieux du prieuré de Frontenay, touchant la propriété d'une pièce de terre, en 1301.

- Georges MARTIN : Histoire et généalogie des maisons de ROHAN, CHABOT, et ROHAN-CHABOT.
- Notice historique et généalogique sur la maison de CHABOT, et autres pièces concernant cette maison - 1834.
- L. SANDRET : Histoire généalogique de la maison de CHABOT.
- Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD : articles sur Cressé (Bourg-Charente), et le château de Châteauneuf, dans " Charente, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente" - Librairie Bruno Sépulchre.
- Danielle ARNAUD : article sur Nitrat (Saint-Amant de Boixe), dans " Charente, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente" - Librairie Bruno Sépulchre.
- P. de FLEURY et J. de La MARTINIÈRE : Inventaires Sommaires des Archives départementales antérieures à 1790.
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