de DEVEZEAU, De VEZEAUX,
de VEZEAU
blason de la famille Devezeau
D'azur à la fasce d'argent, au chef denché de 5 pointes (aliàs 5 demi-fusées) de même, et une étoile d'or en pointe.
(Bibliothèque nationale, cabinet titres d’Hozier)
Ce blason est ainsi décrit pour la branche de Lavergne et celle de Chasseneuil.
D’après certains auteurs, la branche de Lavergne aurait pour armoiries :
D’azur à trois croix alaisée d’or, posées deux et un, celle en pointe surmontée d’une étoile de même, mais il s'agit d'une erreur.
Famille d'ancienne noblesse féodale, originaire de l'Angoumois, où se trouve le fief de DEVEZEAU, commune de Saint-Angeau, près de La Rochefoucauld.
Son nom s’est écrit de ces trois façons. Dans les plus anciens titres, la première forme est toujours employée, puis la particule a été omise, et enfin le nom a été séparé en deux mots, et c’est sous cette dernière orthographe, que Charles de Vezeaux, seigneur de Fleurat et de Lavergne, ainsi que sa mère et ses sœurs, ont été maintenus noble en 1715.
La généalogie de cette famille, qui a eu de très nombreux rapports avec le Poitou et dont la branche aînée habitait cette province depuis plus de deux siècles, a été dressée :
1° sur les preuves fournies en 1718 par Pierre-Hubert de DEVEZEAU de Chasseneuil, pour entrer comme page dans la Grande Ecurie du Roi.
2° sur les preuves de Saint-Cyr de Jeanne-Françoise-Marguerite de DEVEZEAU de Chasseneuil.
3° sur celles fournies par Jacques de DEVEZEAU de Rancougne en 1725, pour entrer dans les pages du Roi en sa Petite Ecurie.

Noms isolés :
- de DEVEZEAU Louis, était le 11 novembre 1565 religieux et sacristain de l'abbaye de Saint-Cybard à Angoulême. (Archives de la Charente, E 1222).
- DEVEZEAU François, écuyer, seigneur de Pioussay (peut-être le même que le précédent), assiste comme témoin, le 6 septembre 1578, à une transaction entre Nicolas de Barbezières, écuyer, seigneur de la Faye, et Antoine Benoît, sieur des Ecures (Archives de la Charente, E 1253).
- DEVEZEAU Marguerite, épousa le 30 avril 1587 Mathieu de Vassoignes, écuyer, seigneur de la Bréchinie et de la Forêt d'Horte, veuf de Louise de Lambertie. (Généalogie de Vassoignes).
- de DEVEZEAU Jacques, prieur de Saint-Claud, reçoit en 1630, une reconnaissance de rente de Jacques Lhuillier et sa femme. (Archives de la Charente E 553).

(*) - DEVEZEAU Pierre, écuyer.
Il était dit originaire de Genac.
Il épousa le 2 février 1658, à Saint-Martial d'Angoulême, Antoinette de Belleprière.
Ils eurent pour enfants :
  1) Mathurine, née le 20 novembre 1658, à Saint-Cybard d'Angoulême.
2) peut-être Marie, née en 1659. Elle épousa en premières noces, Pierre Batard.
Ils eurent pour enfants :
  a) François Batard, né à Champmillon, le 12 juillet 1690.
b) Jeanne Batard. Elle épousa à Saint-André d'Angoulême, le 4 novembre 1715, Jean Gaultier, fils du premier mariage de Philippe Gaultier.
Ils eurent pour enfant : Marie Gaultier, née à Saint-André d'Angoulême, le 14 mai 1720.
Marie épousa en secondes noces, à Saint-André d'Angoulême, le 4 novembre 1715, Philippe Gaultier.
Elle décéda à Saint-Martial d'Angoulême, le Ier janvier 1734.
3) Jean
, né à Champmillon, le 20 novembre 1662.
4) Jean, né le 15 mai 1665, à Saint-Martial d'Angoulême.
5) Pierre, né le 9 mars 1667, à Saint-Martial d'Angoulême.
6) Anne Pierre, née le 28 août 1669, à Saint-Martial d'Angoulême.
Elle épousa, le 31 août 1694, à Champmillon, Jean Duverger, (né à Jarnac), fils d'Antoine, et de Jeanne Guion.
Ils eurent pour enfant :
  a) Marie Duverger, née le 11 avril 1697, à Champmillon.
7) Françoise Pierre, née le 5 octobre 1670, à Champmillon.
Elle décéda le 30 juillet 1703, à Champmillon.
Elle avait épousé Pierre Bazin, et eurent pour enfant :
  a) Antoinette Bazin, née le 12 juillet 1703, à Champmillon.
8) Antoinette Pierre, qui épousa le Ier janvier 1696, à Champmillon, Nicolas Bazin (né à Touvre), fils de Jean, et de Marie Picaud.
Ils eurent pour enfant :
  a) Jean Bazin, né le 17 mars 1696, à Champmillon.
Antoinette Pierre épousa peut-être en secondes noces, Jean Valleteau.
De cette union naquirent :
  b) Jean Valleteau.
c) Louise Valleteau, qui épousa le 30 décembre 1722, à Saint-Saturnin, Pierre Vinet, fils de Jean, et de Marguerite Pelgeay.
9) Jean, né le 15 août 1673, à Saint-Martial d'Angoulême.
Il décéda le 20 août 1673, à Saint-Martial d'Angoulême.

- de DEVEZEAU Charles, fils de Claude, seigneur de Bocham (?), et de Louise de La Vergne, fut baptisé à Vitrac, le 3 février 1664.
- de DEVEZEAU Jeanne, épousa Pierre Laurent, écuyer, seigneur de Coudray. Sa succession, ainsi que celle de son mari, fut partagée entre leurs enfants le 12 avril 1685 (Maupéou, confirmation de noblesse de la famille Laurent).
- de DEVEZEAU Marie, veuve de Jean Bâtard, se remaria à Philippe Gaultier, marchand. Le 8 mars 1725, ils transigèrent avec le curateur des enfants mineurs de François-Louis Saulnier, chevalier, seigneur de Pierre-Lévée, au sujet de la succession de Pierre de DEVEZEAU, dont le degré de parenté n’est pas indiqué (Archives de la Charente E 1093).
- de DEVEZEAU François, naquit le 5 mai 1730 (Archives de la Charente E 562).
- de DEVEZEAU Jean-Hélie, chevalier, seigneur de Plassac, reçut en 1774, une constitution de rente de 200 livres de Marie-Béatrix Dupré d’Houville, veuve de Pierre-Hubert de DEVEZEAU de Chasseneuil (12ème degré, chapitre III). On ne dit pas le degré de parenté qui unissait ces deux personnages (Archives de la Charente E 504).

Branche du Treuil (Saint-Claud) et de Lavergne :
I) de DEVEZEAU Arnault, Arnaldus de Devezello, vivant le 31 mars 1292.
Il avait épousé Pétronille Andrine, dont il eut au moins pour enfant :

II) de DEVEZEAU Perricaud, Perricordus de Devezello.
Il fit une vente le mardi après Paques de l'an 1339, à Géraud de DEVEZEAU, d'une maison située au lieu de DEVEZEAU (Saint-Angeau), avec ses dépendances, joignant d'un côté le jardin de Guillaume de DEVEZEAU, et dans le domaine de Purzat, moyennant la somme de 7 livres 5 sols, monnaie payée par le sieur de la Roche. Cet acte, dont l’original est en latin, fut reçu par Pierre de Castellais, clericus, sous le scel de R. P. en Dieu Monseigneur…évêque d’Angoulême.
Dans cette pièce on ne fait pas connaître le degré de parenté de Géraud et de Guillaume de DEVEZEAU avec le vendeur, mais on y voit que Perricaud avait épousé N. d'Ornave, ou d'Ornasse, fille de Géraud, et qu’il était fils de feu Pétronille Andrine, de la paroisse de Borie.
Ils eurent pour fils :

III) de DEVEZEAU Guillaume, varlet, seigneur du Treuil.
Il reçut une donation, le 4 avril 1380, de Géraud Aimon, varlet, de tous ses biens meubles et immeubles dans les paroisses de Saint-Angeau, Saint-Amand, Sainte-Colombe, etc… en raison des fidèles services et des soins immenses dudit Guillaume à son égard. Cet acte reçu par Jean de La Porte (de Porta), prêtre du diocèse de Poitiers, et notaire impérial, fut passé à Noyat, diocèse d’Angoulême.
Il épousa Jeanne de La Gaubertie (aliàs Gaubertière), dont il eut :
  1) Jean, l'aîné, qui suit.
2) Jean, le jeune, marié avec Marguerite de Vign..., dont il eut :
  a) Aymard, prêtre.
b) Gillette, qui épousa Michel Aumont, greffier de La Rochefoucauld.
Les deux Jean, avec Aymard, contestèrent, en 1490, à leur cousin Pierre de DEVEZEAU (5ème degré, chapitre I) son droit d’aînesse, ce qui obligea ce dernier à recourir au Roi, qui lui donna raison.

IV) de DEVEZEAU Jean, écuyer, seigneur du Treuil.
Il fit un arrentement d’un quartier de pré sis le long de la rivière de la Tardoire, paroisse de Saint-Angeau, le 19 juin 1432, à Jean et Guillaume Pailher, frères. (acte passé par Bailly, notaire, juré à la Rochefoucauld, en présence de son neveu Aymard de DEVEZEAU, prêtre).
Il rendit deux hommages en un seul acte, à Jean de La Rochefoucauld, pour tout ce qu’il tenait en fief dans la châtellenie de La Rochefoucauld, le 5 juillet 1445, et le 18 juillet de la même année, il rendit au même seigneur aveu et dénombrement des mêmes choses, entre autres pour la moitié de la borderie de Chaluet, le droit d’exploit dans le grand bois de Cellefrouin et celui de pêche dans les eaux de la châtellenie de La Rochefoucauld.
Il épousa Jeanne de La Chapelle, dont il eut :
  1) Pierre, qui suit.
2) Jean, prêtre.
3) plusieurs filles, qui furent citées, sans être nommées dans les lettres du Roi du 5 mai 1490, dont il sera parlé ci-après.

V) de DEVEZEAU Pierre, écuyer, seigneur du Treuil.
Il épousa le 12 janvier 1467 (Regnaud Faure, auditeur juré sous le scel de Cellefrouin), Guillemette de Boussac, fille de Jean, écuyer, lequel constitua en dot à sa fille tous les domaines et héritages que lui et Claude de Boussac, son frère, avaient dans les paroisses de La Pérusse et d’Ambersac (Ambernac ?).
Le 28 janvier de la même année, Pierre fit hommage à Jean de La Rochefoucauld. Il rendit aveu et dénombrement au même seigneur le 6 mars 1467, pour tout ce qu’il possédait en fief dudit seigneur, et rendit le même aveu le 20 mai 1473 à Marguerite de La Rochefoucauld, comme ayant le gouvernement de François de La Rochefoucauld, son fils.
Le 26 mai 1475 (Pailher, prêtre, notaire juré sous le scel de l’official d’Angoulême), il transigea ainsi que sa cousine, Gillette de DEVEZEAU, veuve de Michal Aumont, avec le curé de Saint-Angeau, qui prétendait à certains droits dans la dîme de Saint-Angeau, dont jouissaient lesdits de DEVEZEAU. Par cette transaction, le curé de Saint-Angeau s’obligea, ainsi que ses successeurs, à dire et faire célébrer par an 3 messes chantées, pour le repos des âmes desdits DEVEZEAU, leurs prédécesseurs et successeurs, l’une en l’honneur de Saint-Michel, la seconde de Notre-Dame, et la troisième, des morts.
Il rendit encore plusieurs aveux et hommages à François de La Rochefoucauld, les 23 avril et Ier juin 1487.
Ayant des difficultés avec Aymar et Gillette de DEVEZEAU, ses cousins (comme nous l’avons plus haut), qui lui contestaient son droit d’aînesse, il en appela au Roi Charles VII. Celui-ci, par lettres données à Tours, le 5 mai 1490, désigna 4 arbitres qui, après vérification faite, condamnèrent Aymard et Gillette à remettre audit Pierre ce droit d’aînesse, suivant les usages et coutumes des nobles.
Il vivait encore le Ier juin 1490, d’après un hommage rendu aux représentants d’Agnès de Chaumont, pour sa terre du Treuil.
Il eut pour enfants de son mariage :
  1) Guillaume, qui suit.
2) François, écuyer, qui partagea le 18 février 1519 avec son frère.

VI) de DEVEZEAU Guillaume, écuyer, seigneur du Treuil.
Il rendit plusieurs hommages et aveux à François de La Rochefoucauld, les 19 juin 1497, 27 mars 1498, 16 avril et 16 août 1520, et 21 juin 1522.
Il rendit encore hommage le 22 juin 1505 à Antoinette de Culant, dame de la Cigogne, pour tout ce qu’il avait acquit d’Arnaud de Nanclars et ses fils (François, notaire à La Rochefoucauld).
Le 14 juin 1500, il passa un accord avec Antoine Paulte, écuyer, seigneur de la Brousse et des Pévostières, relatif à son propre contrat de mariage avec Jacquette Paulte. Ledit Antoine avait promis de leur payer, le lendemain de leurs noces, la somme de 300 livres et celle de 200 livres dans un an. Pour s’acquitter, il paya 194 livres 15 sous et céda pour le surplus 10 livres de rente qu’il avait achetée des moines de Cellefrouin, moyennant quoi ladite Jacquette renonçait en faveur de son frère aux successions de ses père et mère (Gilon et Bureau, notaires à Angoulême).
Il fit dresser un procès-verbal le 15 mars 1517, constatant qu’autrefois et dans les temps des gens de guerre, sa maison noble du Treuil avait été brûlée avec les titres et renseignements concernant les revenus de ladite maison.
Il partagea avec son frère, le 18 février 1518, et était décédé avant le 23 octobre 1552.
Il épousa Jacquette Paulte, fille d'Antoine Paulte, écuyer, seigneur de la Brousse et des Prévostières.
Ils eurent pour enfants :

  1) Claude, qui suit.
2) Jacques, écuyer, prêtre, demeurant au bourg de Saint-Claud, qui reçut de son père, le 27 octobre 1538, une donation, pour titre de prêtrise, de certains héritages, dont il devait jouir seulement pendant sa vie.
Par un accord passé avec son frère aîné Claude, le 19 février 1559, ce dernier consentit à laisser audit Jacques la propriété des biens donnés par leur père, afin de maintenir la bonne intelligence entre eux.
3) Jean, qui fera la branche de Rancogne.
4) Paulette, nommée dans le contrat de mariage de son frère Claude, qui fut chargé de la marier à ses dépends.
5) Flamance, ou Fleurance, qui devait également recevoir de son frère Claude, ce qui lui avait été promis.
6) François, écuyer, seigneur de Puisecq. Il épousa en 1552 Anne du Plessis, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Merlière, et de Gérarde de Monchart (?).
Il donna quittance le 22 mai 1530 à son beau-père de la somme de 500 livres promise sur la dot de sa femme.
De leur union naquirent :
  a) Jean.
b) Julien.
c) Gérard.
d) Catherine.
7) Louis, écuyer, seigneur de Parsac, qui assista au mariage de son neveu François (8ème degré chapitre I), avec Anne de Rocquart.

VII) de DEVEZEAU Claude, écuyer, seigneur du Treuil.
Il servit dans la compagnie de Pierre de Grandpré, chevalier.
Il épousa le 2 février 1535 ( Delavault et du Souilhe, notaires à Linazay), Jacquette Lauvergnat, fille d'Hilaire, écuyer, seigneur de la Pagerie, et de Marguerite Drouhet, (alors épouse de Gilles Eschallé, écuyer, seigneur de Magnou).
Par son contrat de mariage, Claude eut donation de tous les biens de son père.
Il rendit plusieurs hommages et aveux à François de La Rochefoucauld, les 23 octobre 1552, 11 janvier, et 15 juin 1560.
Le 4 décembre, alias novembre 1552, il rendit également un aveu pour sa maison du Treuil à Joachim Gérault, écuyer, seigneur de la Mothe sur Charente.
Enfin, le 8 août 1565, il transigea ainsi que Pierre d’Authon, écuyer, seigneur de Vanzay, et Léon de Marcirion, écuyer, seigneur de Saux, avec François Fraquart et autres, au sujet de la succession de feu René Nathon, écuyer, seigneur du Chaigne.
Ils eurent pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Guy, qui fera la branche de Chasseneuil.
3) Marguerite, mariée le Ier avril 1578 avec Jacques Bertrand, écuyer, seigneur de Goursac.

VIII) de DEVEZEAU François, écuyer, seigneur du Treuil.
Il fut gendarme de la compagnie de Sansac.
Il épousa le 2 août 1574 (Jourdain et Delavau, notaires à Confolens), Anne de Rocquart, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Cour de Saint-Maurice, et de Beaupuit, sommelier en chef de l’échansonnerie du Roi; et de Jeanne Flamand.
Il passa un accord avec son frère Guy, au sujet du partage qu’ils avaient fait le 23 août 1585.
Le Ier janvier 1599, il obtint des commissaires députés pour le régalement des tailles à Cognac, un, jugement le confirmant dans sa noblesse
Il eut pour enfants :
  1) Jeanne, qui épousa le 24 décembre 1595, François Thomas, écuyer, seigneur du Maine-Salomon. Il donna quittance de la dot de sa femme le 27 mai 1595.
2) Jacquette, qui épousa le 6 mars 1605 Michel Groislard, écuyer, seigneur de la Garenne.
3) autre Jeanne. Elle épousa le 29 octobre 1606, Jean de Moncevault, écuyer, seigneur de Gourlet.
4) Jacques, qui suit.

IX) de DEVEZEAU Jacques, écuyer, seigneur du Treuil, la Courrière.
(Il fut omis dans d’Hozier, mais indiqué comme fils de François dans son contrat de mariage et dans le nobiliaire du Limousin.)
Il épousa le 26 février 1623 Jacquette de Mergey (aliàs de Mergé), fille de Jean, écuyer, seigneur de Beaulieu et de Chantrezac, et de Catherine Thomas.
Son testament donna lieu à une transaction le 20 juin 1654, entre Jean et Pierre, ses deux fils aînés.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jean, écuyer, seigneur de la Courrière. Il épousa le 11 août 1670, à Saint-Etienne de Poitiers, Marie Chessé, (dite Téché, par erreur dans le nobiliaire du Limousin), fille de Georges, écuyer, seigneur d'Anzec, et de Marguerite Mesle.
Il transigea au sujet du testament de son père, le 20 juin 1654, avec Pierre, son frère.
Il fut maintenu dans sa noblesse par d'Aguesseau en 1667.
2) Pierre, écuyer, seigneur du Treuil.
Il fut maintenu dans sa noblesse par d'Aguesseau en 1667.
Il épousa Jeanne Ravard, qui lui donna pour enfant :
  a) Louis, baptisé le 21 juin 1654.
3) Louis, qui suit.
4) Jacquette, baptisée à Beaulieu le 16 septembre 1629.

X) de DEVEZEAU Louis, écuyer, seigneur de Fleurat.
Il épousa le 22 septembre 1669 Jeanne Mondot, fille d'Henri, écuyer, seigneur de la Rochière, et de Marguerite du Claud, dont il eut :
 

1) François, qui suit.
2) Catherine, qui fut baptisée à Pressac (Vienne), le 3 mars 1673.


XI) DEVEZEAU François, écuyer, seigneur de Fleurat, né le 27 décembre 1671, et baptisé à Pressac le 11 juillet 1672.
Il servit dans les chevau-légers.
Il épousa le 4 mai 1693 Marie de Cléré, fille de Jean, écuyer, seigneur de Fretet, et de Madeleine de Gréaulme.
Il décéda le 28 janvier 1706.
Sa veuve fut maintenue noble par Quentin de Richebourg, le Ier mai 1715.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jeanne, baptisée à Châtain, le 21 février 1694, qui épousa d'abord Gilbert du Pin, écuyer, seigneur de Saint-Barban, puis en secondes noces Pierre de Louvau-Dumas, lieutenant pour le Roi de la ville et citadelle de Cambrai. Elle décéda en 1776.
2) Charles, qui suit.
3) Gabrielle, baptisée à Châtain le 10 janvier 1699. Elle épousa Louis du Chiron, écuyer, seigneur de Lâge et de la Bethoule.
4) Hippolyte, écuyer, baptisé au même lieu, le 12 janvier 1700, et décédé jeune.

XII) DEVEZEAU Charles, écuyer, seigneur de Fleurat et de Lavergne, né à Châtain le 25 juin 1695.
Il fut maintenu noble avec ses frères et soeurs le 24 juillet 1715 par Quentin de Richebourg, sous le nom de de Vezeaux.
Il épousa à Asnoix (Vienne), le 24 janvier 1723 Suzanne de Montfreboeuf, fille de Raymond, écuyer, seigneur de Marville, et de Marie-Anne Bodet.
Il décéda à Châtain le 8 décembre 1730, laissant pour enfants :
  1) Gilbert, qui suit.
2) Jeanne, religieuse au couvent de l'Union Chrétienne, à Bellac, en 1776.

XIII) DEVEZEAU Gilbert, écuyer, seigneur de Lavergne, de la Collinière et du Petit-Villedon (Asnières-Vienne), né en 1726.
Il fit la campagne de 1744 dans le régiment de Picardie, appelé Brûlart, qu’il avait rejoint à Colmar, l’année précédente. En 1745, il prit part au siège d’Oudenarde.
Il passa lieutenant au bataillon de la milice de Poitiers, le 25 février 1750, puis fut le 10 novembre 1756, lieutenant des grenadiers royaux à Poitiers, capitaine au bataillon de Poitiers le 12 janvier 1758. Il reçut enfin, le 5 mai 1772, la commission de capitaine des grenadiers du régiment provincial de Poitiers.
Ses services lui valurent la Croix de Saint-Louis, le 23 février 1777, et une pension de retraite de 500 livres, en 1779.
Il assista en 1789, à l’assemblée de la noblesse du Poitou, réunie à Poitiers pour nommer des députés aux Etats Généraux.
Il épousa le 19 avril 1792 Geneviève Fleury, fille de Pierre, seigneur de la Gibeaudière, conseiller au présidial de Poitiers, et de Marguerite du Plessis.
Il décéda à Châtain le 5 juillet 1801, ayant eu pour enfants :
  1) Louis-Gilbert, né le 5 août 1763, officier du roi, chevalier de Saint-Louis.
Il servit à l'armée des princes et fut tué à Ober-Kamlack.
2) Augustin, né le 25 janvier 1766, mort jeune.
3) Louis-Charles, né le 18 avril 1767, officier du roi. Il servit à l'armée de Condé.
Il fut cité par le général d’Ecquevilly, et mourut en émigration des suites de ses blessures.
4) Pierre-Martial, né en 1769, chevalier de Saint-Louis.
Il émigra également.
Rentré en France, il épousa le 5 octobre 1802 Marie-Madeleine de Moneys d'Ordière, fille d'Henri-César, et de Marie-Anne-Bénigne Mondot de La Leu, dont il eut :
  a) Léonard, né le 17 août 1803, qui épousa vers 1830 Alexandrine Sardin-Fonfais.
Il décéda vers 1840, sans postérité, à la Jolanderie (Asnois-Vienne).
5) Léonard, qui suit.
6) Marie-Geneviève. Elle épousa Charles-César de Moneys d'Ordières.

XIV) DEVEZEAU de LAVERGNE Léonard, né le 3 juin 1771 à Asnois.
Il s’engagea dans l’armée des Princes pendant la campagne de 1792, où il fit ses premières armes. Il passa ensuite dans la division du Prince de Condé, le 5 août 1793, d’abord comme chasseur noble, puis comme chef d’escouade en 1797.
Il fut amnistié le 9 décembre 1802 pour cause d’émigration, et fut nommé chevalier de Saint-Louis le 22 novembre 1815.
Le 22 juin 1809, il fut nommé maire d'Asnois et conserva longtemps ses fonctions.
Il décéda à Payroux le 9 septembre 1846.
Il avait épousé en 1807 Geneviève-Julie Desmier du Roc, fille de Pierre-Charles-Gabriel-Crescent, et de Marie-Madeleine Lelong, dont il eut :
  1) Charles-Martial-Maxime, qui suit.
2) Juliette, qui épousa Flavien Monmillon de La Paillerie.
3) Evelina, qui fut l'épouse de Frédéric de Maillou.

XV) (*) DEVEZEAU de LAVERGNE Charles-Martial-Maxime, né le 6 avril 1808 à Asnois (Vienne), décédé à Civray (Vienne) le 17 mai 1871.
Il avait épousé le 4 novembre 1836, à Payroux (Vienne), Anastasie-Fanny de Belhoir, veuve de Louis Bourdier, et fille de François-Henri et de Catherine Prévost-Maisonnay, (sa troisième femme).
(Elle était née le 25 décembre 1814 à Mauprévoir -Vienne).
Ils eurent pour enfants :
  1) Marie-Augustine, née le 16 septembre 1841.
Elle épousa le 11 septembre 1861, à Civray, Romain-Alphonse Oré, fils de Jacques-Romain, et de Rose-Félicie Brothier de Rollière. (Il était né le 12 mai 1832, à Civray - Vienne).
Ils eurent deux enfants : Ernest et Charles.
2) Marie-Julie-Octavie, née en 1843. Elle décéda le 13 septembre 1899 à Les Ages (Vienne).
Elle avait épousé le 24 juin 1873 à Civray, Paul Guichard des Ages, fils de Jean-Hubert, et de Marie-Louise de Ferre de La Sermonnière.
(Il était né le 25 août 1836).
Ils eurent pour enfant, Jean-Maxime.
3) Anna, née le 22 novembre 1844, qui resta sans alliance.
4) Charles-Emile-Auguste, qui suit.
5) Maxime-Eugène-Léo, qui fera la branche cadette de Lavergne.

XVI) (*) DEVEZEAU de LAVERGNE Charles-Emile-Auguste, docteur en médecine, né à Civray le 28 avril 1846.
Il décéda en 1907.
Il avait épousé le 16 août 1876 à Plaisance (Vienne), Marie-Isabelle Boisseau d'Artige, fille de Joseph-Paulin, et de Marie-Aloïse Savin.
(Elle était née le 21 décembre 1847 à Montmorillon - Vienne).
Ils eurent pour enfants :
  1) Marie-Auguste-Paulin-Maxime, né à Confolens le 14 mai 1878.
2) Gilbert, né en 1880. Il décéda en 1881.
3) Marie-Gilberte, née le 10 mars 1882, à Confolens.
4 ) Marie-Octave-Paulin, né le 8 novembre 1884, à Confolens. Il fut plus connu sous le nom de PAULIN de LAVERGNE, et fut médecin-biologiste et militaire, disciple de Pasteur et du professeur Roux, membre de l'Académie de Médecine.
5) Marguerite, née le 20 juillet 1887.

Branche cadette de Lavergne :
XVI) (*) DEVEZEAU de LAVERGNE Maxime-Eugène-Léo, notaire, né à Civray le 4 septembre 1851.
Il décéda en 1921.
Il épousa le 28 avril 1881 Marie-Louise-Colette Lachelier, fille de Jules-Esprit-Nicolas, inspecteur général de l’instruction publique, officier de la Légion d’Honneur, et de Marie-Léontine Courtois.
De cette union naquirent :
  1) Léon-Jules-Maxime, né à Usson (Vienne), le 2 février 1882.
2) et 3) Pierre et Albert, nés jumeaux, à Usson, le 24 mars 1883, et morts au berceau.
4) autre Pierre, né à Usson, le 7 juin 1884.
5) Henri-Alphonse-Laurent, né à Usson, le 9 août 1885.
6) Jacques-Henri-Octave, né à Usson, le 22 août 1887.
7) Madeleine-Anna-Léontine-Colette, née à Usson, le 20 septembre 1888.
8) Guy, né à Usson, le 9 septembre 1889.
9) Laure-Amélie-Noémie, née à Usson, le 22 août 1890.
10) Jean-François-Guillaume, né à Usson, le 17 décembre 1891.
11) Simone-Gabrielle-Georgette, née à Usson, le 4 décembre 1894.
12) Robert, né en 1898.

Branche de Chasseneuil :
VIII) de DEVEZEAU Guy, écuyer, seigneur de l'Age, de la Pinellerie, ou Pinellie, et de DEVEZEAU.
Il épousa en premières noces le 13 juin 1585 (Fouchier, notaire au comté de La Rochefoucauld), Françoise Pesnel, veuve de Pierre d'Alloue, écuyer, seigneur de DEVEZEAU, (Saint-Angeau), et fille de feu François, sieur de Barraud, et de Gabrielle Tizon.
Il épousa en secondes noces le 29 mai 1593 (Les Dossiers Bleux disent le 19 août 1591), ( Broussard, notaire en Angoumois), Suzanne de Lestang, fille aînée de René, écuyer, seigneur de Villefréard (Longré), et de Paule de Maigné. Elle lui porta en dot le fief du Vivier-Estrain (Longré).
Il fit un accord le 28 juin 1585 avec son frère François, au sujet du partage fait entre eux le 23 août 1583, des biens de la succession de leur père et de ceux à venir de leur mère.
Le 18 avril 1591, il échangea avec Paul de Nourigier la seigneurie de Saint-Ciers, qu'il avait acquise de Suzanne de Roumagne, contre celles de l'Age de Chasseneuil, et de Mestrie (Métric - Chasseneuil).
Il rendit compte de la gestion des biens appartenant à Pierre d’Alloue, écuyer, seigneur de DEVEZEAU, le 2 septembre 1595, dont il avait eu l’administration comme époux de Françoise Pesnel, mère dudit d’Alloue.
Il reçut le 18 décembre 1599, un brevet du Roi l’autorisant, en considération de ses services, à chasser les loups dans l’étendue de ses terres et à tirer les oiseaux de rivière, ramiers, bisets, et autre gibier non défendu par ses ordonnances.
Guy étant en bonne santé, et sa femme étant malade, ils firent un testament commun le 16 août 1625, en la maison noble de la Tour de Lage, par lequel ils voulaient être enterrés dans l’église de Chasseneuil où était leur sépulture. Ils instituèrent leur fils aîné, légataire universel, à la charge de donner à ses frères et sœurs plusieurs sommes.
Il eut pour enfants :
  1) Elisabeth, née le 14 mai 1594, qui épousa le 8 décembre 1614, Annet Martin, écuyer, seigneur de Chassenon. Elle devait recevoir 10000 livres qui lui avaient été constituées en dot.
2) Renée, née le 2 mars 1597, religieuse à l'abbaye de Saint-Ausonne d'Angoulême. Elle devait avoir 150 livres comme pension.
3) René, qui suit.
4) Pierre, né le 5 mars 1600, décédé avant 1625.
5) Julot, né le 5 novembre 1601, décédé aussi avant 1625.
6) Elisabeth, aliàs Isabelle, née le Ier avril 1603, qui épousa le 5 décembre 1622, François de Gaillard, écuyer, seigneur du Maine. Elle était décédée en 1625.
7) Jacques, né le 30 août 1604, décédé avant 1625.
8) Siméon, né le 10 octobre 1605. Il devait recevoir de son frère aîné 10000 livres, à savoir 5000 livres lorsqu’il aurait atteint l’âge de 25 ans, et les autres après la mort du testateur.
9) Esther, née le Ier janvier 1607, décédée avant 1625.
10 Suzanne, née le 20 avril 1610, décédée avant 1625.
11) Marguerite, née le 25 juillet 1612. Elle était destinée à entrer en religion, mais d’après le testament précité, Pierre devait lui donner, si elle refusait d’embrasser l’état religieux, la somme de 3000 livres. Elle entra plus tard à l'abbaye de Saint-Ausonne d'Angoulême, où elle était encore en 1638.
12) Jeanne, née le 15 avril 1614, décédée avant 1625.
13) Anne, née le 7 mars 1616. Elle eut le somme de 3000 livres de dot.

IX) de DEVEZEAU René, chevalier, haut et puissant seigneur de l'Age de Chasseneuil, Mestrie, Villefréard, né le 26 novembre 1598.
Il fut l’héritier universel de ses père et mère par le testament du 16 août 1625.
Il épousa le 3 janvier 1629 ( Imbert et Doyneau, notaires à Saint-Maixent), Bénigne Thibaud, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Carte, et de Françoise de Barbezières, qui reçut en dot 24000 livres.
Devenue veuve, elle se remaria avec Philippe de Nesmond, chevalier, baron des Etangs.
Il rendit hommage de la Tour de l’Age de Chasseneuil, le 20 février 1633, au duc de La Rochefoucauld.
Il fut condamné, par sentence du 12 octobre 1635, par Jean de Cumont, chevalier, seigneur de la Barbotière, sénéchal du comté de Civray, à payer pour sa contribution au ban de 1635, la somme de 50 livres, en raison de son fief de Mestrie, sis au comté de Civray.
Il acquit de François, duc de La Rochefoucauld, la haute, moyenne, et basse juridiction sur les terre de l’Age au bourg de Chasseneuil, y compris le lieu de la Vaure, le 18 janvier 1645.
Il fit ériger ensuite ce fief en châtellenie, par lettres du Roi (avril 1646), en raison de ce qu’il avait été employé à son service et avait exposé ses biens et sa vie dans les armées, tant dedans que dehors son royaume.
Il acheta le 13 mars 1646, la terre des Pins, dont il fit la licitation le 5 août 1647.
Il fit un testament mutuel avec sa femme, le 18 avril 1653, par lequel ils demandaient à être inhumés dans le chœur de l’église de Chasseneuil.
Ils eurent pour enfants :
  1) Françoise, qui devait recevoir de son frère aîné 15000 livres.
Elle épousa le 11 février 1654 Jacques Vigier, chevalier, seigneur de la Cour de Durfort.
2) François, qui suit.
3) Guy, écuyer, seigneur de Villefréard. Il devait également recevoir 15000 livres de son frère aîné.
Il décéda sans alliance avant le 27 mai 1670.
4) Franconette. Elle était en 1653 religieuse non professe au couvent de Tusson. Elle devait recevoir tout ce qui conviendrait pour sa profession, et dans le cas où elle ne resterait pas en religion, la somme de 6000 livres.

X) de DEVEZEAU François, chevalier, haut et puissant seigneur de l'Age de Chasseneuil, baron des Pins, seigneur de Métrie, Villefréart, etc...
Il rendit aveu au duc de La Rochefoucauld des terres de l’Age de Chasseneuil, Lage Gourdin, Puirigault, du Montet, du Lion et de la Vaure, les 27 février 1654 et 27 juin 1682.
Ce fut sans doute lui qui céda le fief du Vivier (Longré), et le château de Cherconnay (proche du hameau du Vivier), en 1654, à la famille Brumeauld de Moulinneuf.
Par ordonnance rendue à Limoges, le 27 août 1667, par d’Aguesseau, l’inventaire des pièces fournies par lui fut envoyée au conseil d’Etat.
Il avait appelé au Parlement de Paris d’une sentence rendue par le sénéchal d’Angoumois, le 16 février 1663, qui ordonnait, sur la requête du duc de La Rochefoucauld, que les qualités de Messire et de Chevalier prises par ledit de DEVEZEAU seraient rayées, et que les couronnes de comte placées dans ses armes seraient effacées. Le Parlement, par arrêt du 13 août de la même année, fit défense en général à tous propriétaires de terres de prendre les titres de barons, comtes ou marquis, et d’en rendre les couronnes, sinon en vertu de lettres patentes.
Il épousa le 3 mai 1656 (Rougier, notaire), Charlotte de Lubersac, fille de Philibert, chevalier, seigneur du Verdier, et de Luce de Réal.
Il fit son testament le 25 février 1684, demandant à être inhumé dans l’église de Chasseneuil, et fit divers dons à ses enfants.
Ils eurent pour enfants :
  1) Philibert-Joseph, qui suit.
2) François, qui devait recevoir 8000 livres en deniers ou en effets.
3) Pierre, qui devait recevoir 6000 livres.
4) Françoise, qui devait recevoir 3000 livres. Elle épousa en 1714, Charles Dauphin, écuyer, seigneur de la Faurie.
5) Elisabeth, qui devait recevoir 3000 livres. Elle assista au mariage de son frère aîné, et n’était pas encore mariée en 1718.
6) Marie, religieuse en 1696 aux Ursulines d'Angoulême. Elle devait recevoir 3000 livres.

XI) de DEVEZEAU Philibert-Joseph, chevalier, seigneur marquis de l'Age de Chasseneuil, les Pins, Métrie, Puygibault, etc...
Il fut capitaine de dragons au régiment d’Avesne, puis major du régiment dragons de Zeldes.
Il fut nommé légataire universel dans les testament de son père.
Il rendit hommage pour son hôtel, château et châtellenie de l’Age de Chasseneuil, les fiefs de Lage-Gourdin, etc…le 21 avril 1700, à François de La Rochefoucauld, prince de Marcillac.
Il épousa le 4 novembre 1696 (Simon, notaire à Angoulême), Françoise-Geneviève de Sainte-Maure, fille d'Alexis, comte de Jonzac, marquis d’Ozillac, et de Suzanne Catelan.
Il mourut le 23 novembre 1707, ayant eu pour enfants :
  1) Marguerite, vivante en 1698.
2) Jeanne-Françoise-Marguerite, née le 19 novembre 1698. Elle fut reçue à Saint-Cyr le 25 février 1708.
Elle fut inhumée dans l’église Saint-Barthélémy de La Rochelle, le 23 janvier 1783.
Elle épousa Pierre-Benjamin de Mazières, chevalier, seigneur du Passage.
3) Pierre-Hubert, qui suit.
4) Elisabeth, âgée de 12 ans en 1718.
5) Julie, qui le 4 octobre 1730, donna quittance, comme légataire de feu Charlotte de Lubersac, son aïeule, et qui le 21 mars 1734, fit une constitution de rente aux pauvres de l’hôpital général d’Angoulême, avec son frère, Pierre-Hubert.

XII) de DEVEZEAU Pierre-Hubert, chevalier, seigneur de l'Age, baron des Pins, né le Ier janvier (ou juin), 1700.
Il fut reçu page du Roi en sa Grande Ecurie, le 27 juillet 1718.
Il reçut une commission de capitaine dans le régiment Royal-Cavalerie, en 1734.
Il épousa vers 1730 Marie-Béatrix Depré-d'Houville.
Il décéda le 4 février 1765, laissant pour enfants :
  1) Geneviève, dame de Chasseneuil, qui épousa en 1765 Anne de La Romagère, marquis de Roussec. Elle fit établir un acte de notoriété constatant qu’elle était seule et unique héritière de Pierre-Hubert de DEVEZEAU.

Branche de Rancougne :
D'azur à une fasce d'argent, accompagné d'un chef denché d'or, et en pointe d'une étoile aussi d'or.
blason des Devezeau de Rancogne
VII) de DEVEZEAU Jean, écuyer, seigneur de Chillac.
Il fut capitaine du château de Mareuil, maréchal des logis de la compagnie du marquis de Mézières (Bourbon-Monpensier), et l’un de ses gentilhommes.
Il donna quittance de ses gages de maréchal des logis de la compagnie du marquis de Mézières, le 26 mai 1560, pour ses quartiers de janvier-mars de ladite année.
Il était décédé avant le 28 mars 1568, suivant une procuration donnée à cette date par sa veuve, à Hélie de DEVEZEAU, écuyer, seigneur du Breuil (Treuil ?) (sans indication de parenté), et à Simon Rolland (Bibliothèque Nationale, Pièces Originales n° 998 Dossier 22599).
Il avait épousé le 10 septembre 1548 (Pasquet, notaire à Angoulême), Jeanne de Maindron (ou Mandron), fille de Jean, écuyer, seigneur de Rancougne, et de Marie Raimond.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jacques, qui suit.
2) Marguerite, qui était veuve en 1581 de Jean de Massacré, écuyer, seigneur de la Mercerie.

VIII) de DEVEZEAU Jacques, écuyer, seigneur de Chillac et de Rancogne.
Il épousa le 24 août 1582 (Pasquet, notaire à Angoulême), Marguerite Hélies de Colonges, (qui se remaria le 9 avril 1598, avec Jean Morin, écuyer, sieur de Bignac), fille de Jean, écuyer, seigneur de Maisonnet et de Belleville, et de Marguerite du Courret.
Ils eurent pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) autre François, vivant en 1613.
3) Marguerite, qui épousa en 1598 François de Feydeau, écuyer, seigneur de Peyras.
4) Jeanne, qui épousa François de Saint-Laurent, écuyer, seigneur de la Feuillade en Périgord.
5) autre Jeanne, qui épousa François du Rousseau, écuyer, seigneur de Sainte-Catherine.

IX) de DEVEZEAU François, écuyer, seigneur de Rancogne.
Il épousa en premières noces le 3 novembre 1613 Marie Laisné, fille de Cybard, écuyer, seigneur de la Dourville, et de Bertholine de La Coste; puis en secondes noces le 4 décembre 1632 Anne du Sault, fille de Pierre, seigneur de Villars et de Vilhonneur, et de Christine de Chambes.
Il décéda le 2 septembre 1652, ayant eu pour enfants de son second mariage :
  1) François, qui suit.
2) Louis, écuyer, seigneur de Villars et du Chatenet (paroisse de Montbron), où il décéda le 11 mai 1694. Il avait épousé en 1681 Anne de Saint-Laurent, qui lui donna pour enfants :
  a) François, né le 9 avril 1682.
b) Anne, née le 15 juillet 1687, qui épousa le 11 novembre 1716 (Pierre Jeheu, notaire à Angoulême), François Toyon, écuyer, seigneur de Beaulieu. (Archives de la Charente E 1064).
3) Catherine, qui épousa le 29 septembre 1660 Jean d'Escravayat, écuyer, seigneur de Bellat.
Elle fut citée dans une pièce avec François et Louis, ses frères.

X) de DEVEZEAU François, écuyer, seigneur de Rancogne, né en 1633.
Il donna procuration en 1665, à Nicolas Prechendier, tant en son nom qu’en celui de Catherine de DEVEZEAU, dame de Bellat, et de Louis, seigneur de Villars, son frère, pour toucher une demi année de rente, échue le 30 juin 1653, qui avait été constituée à François de DEVEZEAU, leur père, le 31 décembre 1635 (Bibliothèque Nationale Pièces Originales, n° 998 Dossier 22599).
D’Aguesseau lui donna acte de la représentation de ses titres de noblesse, le 22 décembre 1667.
Il épousa en premières noces le Ier mai 1660 Marie Pasquet, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Brousse et de Rochebertier, et de Marie Préverault; et en secondes noces vers 1689 Judith Mesnard.
Il décéda le 24 octobre 1701.
Il eut pour enfant de son premier mariage :
  1) Samuel- François, né le 22 mars 1661, écuyer, seigneur de Cressier, du Chastenet et de Rancogne.
Il épousa le 8 mars 1687 (Dubournais, notaire à Agris), Suzanne Odet, fille d'Isaac, écuyer, seigneur du Fouilloux, et d'Anne de Villemandy. (Archives de la Charente, E 691). Sa femme lui apporta le fief des Ombrais (Saint-Projet) qu'ils gardèrent de 1697 à 1740. Criblés de dettes, ils le revendirent à Jean Bertin, puissant noble du Périgord.
Ils eurent pour enfants :
  a) Suzanne, née le 23 juin 1690.
b) Marie, née le 25 décembre 1697.
c) autre Marie, née le 24 mars 1699.
L’une de ces Marie était mariée en 1718, avec Robert Gaumy, sieur des Plantes (Archives de la Charente E 1069).
d) Pierre, né le 18 janvier 1702.
e) autre Pierre, né le 13 février 1704.
f) Françoise, morte au berceau. (Nobiliaire du Limousin).
g) Jean-François, garde du corps de Sa Majesté en 1721. Il était décédé en 1757. (Archives de la Charente E 790).
2) Catherine, née le 3 mai 1663.
3) François, né le 31 décembre 1664.
4) N., né le 21 mars 1667.
5) Marguerite, née le 24 avril 1668.
6) Anne, née le 2 octobre 1670.
7) Charles, qui suit.
8) Françoise, née le 2 décembre 1673.
9) Marie-Julie, née le 18 mars 1676, et décédée le 6 septembre 1740.
10) Marguerite, né le 9 septembre 1679.
11) Marie, décédée à 4 ans.
François eut pour enfants de sa seconde union :
  12) Pierre, né le 2 juin 1690.
13) Georges, né le 2 juin 1692. (Nobiliaire du Limousin).

XI) de DEVEZEAU Charles, écuyer, seigneur de Rancogne, né audit lieu le 11 mai 1672.
Il entra au service du Roi, et resta 23 ans à Saint-Domingue.
Il fut chevalier de Saint-Louis, et colonel d’un régiment d’infanterie à son nom.
Il épousa en premières noces dans l'église du Cap, le 27 novembre 1702 Marie-Charlotte de La Place, fille de Daniel, et de Marguerite Cordonnié; et en secondes noces le 24 novembre 1716, Marie Le Clerc de Morainville, fille de Gilles, et de Marguerite de La Place.
Etant revenu en France, il acheta en 1742, aux héritiers Dodun, le marquisat pairie d'Herbault en Beauce, et la vicomté des Landes (près de Blois).
Il décéda l'année suivante, ayant eu pour enfants de son premier mariage :
  1) Charles-François-Louis, qui suit.
2) Jean-Louis, né en juillet 1705. Il fut enseigne aux gardes françaises en septembre 1728.
3) Jacques, né en 1707. Il fut reçu page du Roi en sa Petite Ecurie en 1725, sur preuves fournies d’année précédente.

XII) (*1) de DEVEZEAU Charles-François-Louis, chevalier,seigneur de Rancogne, né en mai 1704 à Saint-Domingue.
Il fut mousquetaire du Roi en septembre 1728, chevalier de Saint-Louis, puis capitaine au régiment Dauphin-Etranger-Cavalerie.
Il devint marquis d’Herbault et vicomte des Landes, par lettres patentes du Roi, datées et registrées du 30 août 1743 en la chambre des comptes de Paris.
(Herbault : en Beauce, marquisat érigé par lettres patentes enregistrées le 30 août 1743 en la Chambre des Comptes de Paris).
Il épousa le 6 mars 1747 Marie-Agnès-Michelle-Françoise de Foyal de Donnery, fille de feu Pierre-François-Alexandre, chevalier, seigneur de la Sourdière, lieutenant des chasses de la capitainerie royale de Blois, et de Marie-Renée Labbe de Champagnette.
Il décéda à Saint-Domingue le 3 novembre 1760, laissant pour enfant :

XIII) (*1) de DEVEZEAU Charles-François, chevalier, seigneur marquis d'Herbault, Rancogne, Puyraveau, vicomte des Landes, né à Herbault le 18 décembre 1747.
Il fut lieutenant au régiment de Forez-Infanterie, mousquetaire du Roi, chevalier de Saint-Louis.
Il épousa le 17 février 1777 Marguerite-Charlotte-Françoise de Boillène, fille de Charles-François, ancien major des ville et château de Brest, et de feue Madeleine de Baudiez.
Il fut membre de la loge Saint-Jean de Blois, et fut emprisonné sous la Terreur.
Il mourut le 18 février 1824, ayant eu pour enfants :
  1) Charles, marquis d'Herbault, appelé le marquis de Rancogne, né au château d'Herbault le Ier janvier 1779.
Il fut brigadier de la première compagnie (grise) des mousquetaires de la Garde Ordinaire du Roi en 1814, capitaine aux cuirassiers de la garde royale, et enfin chef d’escadron attaché à l’Etat Major du ministre de la guerre.
Il fut détaché au commandement de la Navarre pendant la campagne d'Espagne en 1823.
Il épousa le 31 octobre 1802 Marie-Hélène-Geneviève de Montigny, (née en 1783, décédée au château de la Sourdière le 24 novembre1857), fille de Gaston Louis Guillaume, chevalier, vicomte héréditaire de Dreux, et de Marie Geneviève de Taillevis de Périgny.
Il décéda sans postérité le 8 février 1858.
2) Jean Marie, marquis d'Herbault après son frère (1858), appelé le marquis de Rancogne, né au château d'Herbault, né en 1783.
Ancien officier de la Garde Royale, il devint ensuite inspecteur des Postes en 1814.
Il épousa en premières noces Amélie Françoise Elisabeth de Cullon d'Arcy, fille de feu Alexandre Jean Baptiste Anne Gabriel, comte d'Arcy, et d'Alexandrine Marguerite Gabrielle Puy de Vérine. Elle décédé an 1811.
Il épousa ensuite en secondes noces, par contrat du 17 septembre 1814, Marie Blandine Piédoue d'Héritot (née le 21 février 1795, décédée à Paris le 8 août 1859), fille de Louis François, chevalier, seigneur d'Héritot, chef d'escadrons, chevalier de Saint-Louis, ancien député de Caen au conseil des Anciens, et de Thérèse Perrine de Malherbe.
Il décéda à Fontainebleau au mois de février 1866.
3) Charles-Henri, qui suit.

XIV) (*1) de DEVEZEAU Charles-Henri, vicomte de Rancogne, né à Herbault le 21 mars 1785.
Il épousa le 18 avril 1811 Aglaé-Pierrette-Adélaïde de Cullon d'Arcy, (qui décéda au château d'Herbault, dernière de sa branche, le 16 février 1867).
Elle était soeur de la femme de son frère Jean Marie, et fille d'Alexandre-Jean-Baptiste-Anne-Gabriel, comte d'Arcy sur Cure (Yonne), et de feue Alexandrine-Marguerite-Gabrielle Puy de Vérine.
Il décéda en 1837 ayant eu pour enfant :
  1) Henriette Marguerite Pierrette, née en 1812.
Elle épousa à Paris au mois d'août 1834, le frère de sa tante, Ernest Jean Louis de Piedoue d'Héritot (né à Caen le 15 août 1798, décédé à Blois le 7 février 1854).
Elle décéda au château de la Sourdière, près de Saint-Lubin en Vergonnais, le 26 août 1871.
2) Charles François, qui suit.

XV) (*)  (*1)de DEVEZEAU de RANCOGNE Charles-François, vicomte, puis après le décès de ses oncles (1866), marquis de Rancogne, né à Arcy sur Cure (Yonne), le Ier avril 1815.
Il fut reçu élève en 1823, de l’école royale militaire de Saint-Cyr.
Il fut maire d'Herbault et conseiller général du Loir et Cher à plusieurs reprises.
Il décéda le 20 mars 1903 à Paris (VIIIème arrondissement).
Il avait épousé en premières noces, en 1844 Amélie-Cunégonde Le Mesle, (née en 1826, décédée au château d'Herbault le 27 septembre 1878), fille de Jean-Thomas, et d'Elisabeth-Bernardine-Désirée de Cullon Darcy.
(Elle était née en 1826 à Paris. Elle décéda le 27 septembre 1878 à Herbault - Loir-et-Cher).
De cette union naquirent :
  1) Jean-Charles, qui suit.
2) Anne-Marie-Louise, qui épousa le 16 juillet 1872, Charles Marie Pierre, comte (1888), puis marquis de Pleure, lieutenant au 9ème hussards (né le 10 juillet 1847, décédé en octobre 1923).
Charles-François épousa en secondes noces, Valentine-Hortense de Johanne de Lacarre de Saumery, (née en 1829, décédée à Paris le7 mai 1905), veuve de Louis Marie Augustin Morisson, comte de la Bassetière, fille de Louis-Auguste-Bernard, et de Marthe-Françoise-Léocadie de Perrochet.
(Elle était née le 14 février 1830 à Paris. Elle décéda le 7 mai 1905 à Paris 8ème).

XVI) (*) (*1)de DEVEZEAU de RANCOGNE Jean-Charles, vicomte, puis en 1905, marquis de Rancogne, né à Thoury (Loiret), le 24 janvier 1845.
Il décéda le 23 décembre 1923 à Nice (Alpes-Maritime).
Il avait été reçu à Saint-Cyr le 5 octobre 1865.
Il commanda un peloton de cuirassiers dans la célèbre charge de cavalerie de Reichshoffen en 1870, puis il fut chef d'escadrons au 2ème hussards en 1887.
Il devint ensuite lieutenant-colonel du 5ème cuirassiers au 26 décembre 1893, puis colonel du 9ème régiment de hussards, à Marseille, le 26 décembre 1893.
Il fut nommé officier de la Légion d'Honneur.
Il épousa le Ier décembre 1887 Louise-Marie Dubus, (présidente de l'ouvre le Soutien Français), veuve de Paul-Marie-René Bascle de Lagrèze, capitaine d’infanterie, et fille d'Alexandre, conseiller à la cour d’appel de Caen, et de Louise-Clémence Blanchart.
(Elle était née le 6 novembre 1856 à Argentan (Orne). Elle décéda le 25 janvier 1942 à Cannes (Alpes-Maritime).
Ils eurent pour enfant :
  1) Charles-Marie-François, qui suit, né à Chalons sur Marne, le 4 février 1890.
2) Anne-Marie-Louise, née le 16 juillet 1852 à Nangis (Seine-et-Marne).
Elle épousa le 15 juillet 1872, à Herbault (Loir-et-Cher), Pierre-Marie-Charles de Pleurre, fils de Pierre-Henri, et de Philiberte de Droullin de Menilglaise. (Il était né le 10 juillet 1847 à Pleurs (Marne). Il décéda le 5 octobre 1923).
Ils adoptèrent un enfant :
  a) Jacques-Gérard Merle du Bourg, né le 10 octobre 1907 à Perreux (Loire).
Il épousa le 7 septembre 1943, à Pinsaguel (Haute-Garonne), Marguerite de Laurencin-Beaufort.

XVII) (*)(*1) de DEVEZEAU de RANCOGNE Charles-Marie, né le 4 février 1890, à Chalons sur Marne (Marne), vicomte, puis en 1924 marquis de Rancogne.
Pendant la première guerre mondiale, il fut prisonnier en Allemagne et fut interné à Lausanne en 1917-1918.
Il décéda le 10 mai 1963, à Boulogne-Billancourt (Hauts de Seine).
Il épousa en premières noces, le 18 juillet 1913 à Paris, Anne-Gisèle Sonia Ida Bunau-Varilla, (infirmière à Ypres en 1914), fille de Philippe-Jean, et N. de Brunoff. (Note de Philippe-Jean Bunau-Varilla (1859-1940), ingénieur en Chef du canal de Panama, et ambassadeur du gouvernement provisoire de ce pays).
Charles-Marie épousa en secondes noces le 26 juillet 1919, à Paris, Gislaine-Elida Da Motta, fille de Miguel et d'Alice-Pauline Balisaux.
(Elle était née en 1889 à Ixelles - Brabant).

- Beauchet-Filleau : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
- Chasseneuil sur Bonnieure : de la préhistoire à nos jours ( José Délias )
(*) - Un grand merci à M. Michel-Emile DEVEZEAU, pour ses précisions généalogiques.
(*1) - précisions généalogiques issues du Woelmont de Brumagne.
retour au menu des mises à jourretour vers le sommaire