DUPONT

blason de la famille Dupont de Chabanais
D'azur au pont d'argent de trois arches, surmonté de trois étoiles d'or (alias d'argent), rangées en chef.
(Rietstap)
Famille de Chabanais et de Confolens.

Noms isolés :
(*) - DUPONT Marie. Elle épousa en 1560, Joseph de La Charlonnie, sieur de Bords, en Chabanais.
- DUPONT Jacques, et Marie Duval, sa femme, achetèrent le 26 janvier 1663, la maison de Fontbelle, de Armant Gratereau, capitaine du château de Montignac, en Angoumois, et de Françoise Bouhier, sa femme. (Archives de la Vienne E. 579).
- Dupont Robert, sieur de Messignac et du Repaire, épousa vers 1750, Anne Turpin.
Ils eurent pour fille :
  1) Françoise, qui épousa en 1780, Jacques-Hippolyte Savatte, chevalier, seigneur du Coudret.

Filiation :
I) DUPONT Jean. Il vivait à Manot, vers 1520.
Il eut, entre autres enfants :

II) DUPONT Guillaume, né en 1540.
Il décéda en 1611, à Chabanais.
Il avait épousé en 1570 Jeanne de Lanaud, dont il eut entre autres enfants :
  1) Annet, qui suit.
2) Jean, qui épousa Françoise Moulin. Ils eurent pour enfants :
  a) Marie, qui épousa N. de Limaignes.
b) Jeanne. Elle épousa Jean de Limaignes.

III) DUPONT Annet. Il naquit en 1585.
Il fut avocat en Parlement, et décéda le 6 octobre 1651.
Il avait épousé en 1607, Marie de Limaignes, (née en 1590, décédée le 7 août 1650), qui lui donna beaucoup d'enfants, entre autres :
  1) François Annet, qui suit.
2) Gabrielle, qui épousa N. Rempnoulx.
3) Annet, sieur de Ponfoucher, ou Ponfourchervoir.
Il épousa le 19 février 1645 à Saint-Barthélémy de Confolens, Marie Babaud, fille de Paul et de Catherine Dupré.
4) Gaspard, sieur de Matison, né en 1624.(voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
Il fut parrain à Poitiers, le 28 août 1648 (La Celle). Il décéda en 1688.
Il avait épousé en premières noces N., puis en secondes noces Marie Rempnoux, qui lui donna pour enfants :
  a) François, sieur du Monat, né le 22 novembre 1655.
Il épousa le 15 décembre 1694, Marie Vouzellaud, qui lui donna pour enfant :
  a1) Pierre, sieur du Monat, qualifié de bourgeois, né le Ier mars 1696.
Il épousa Anne Dutillet (décédée le 12 novembre 1750, à Genouillac), fille de Jean et de FRançoise Sardain.
Pierre décéda le 7 avril 1731 à Genouillac, ayant eu pour enfant :
  a11) Suzanne, née en 1726 à Genouillac.
Elle épousa le 28 novembre 1751 à Genouillac, Jacques Devautour (1714 - 21 septembre 1765), fils de François et de Madeleine Coldeboeuf.
Ils eurent une fille nommée Jeanne.
Elle décéda le 5 juillet 1786 à Genouillac.

IV) DUPONT François Annet, né en 1619.
Il fut procureur fiscal de la principauté de Chabanais, et avocat en parlement.
Il épousa en premières noce, en 1645, à Confolens, Anne Babaud, (décédée avant 1677), fille de Paul, et de Catherine Dupré.
Il épousa ensuite en secondes noces, en 1677, Martiale Levêque.
Il décéda en 1698.
Il avait eu de sa première union beaucoup d'enfants, entre autres :
  1) Gaspard, sieur de Ponfoucher, né le 26 mai 1650 à Saint-Pierre de Chabanais.
2) Pierre, né le 26 août 1651 à Chabanais. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
3) François, sieur du Pré, né en 1653.
4) Marie, née le 11 janvier 1655 à Saint-Pierre de Chabanais. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
5) Issac-Pierre, qui suit.
6) Anne, née le 18 novembre 1657 à Saint-Pierre de Chabanais. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
7) Isabeau, qui épousa en premières noces, François Nadaud, puis en secondes noces Pierre Barré.
8) Annet, sieur de Fongardèchie. Il a eu un fils et deux filles.
9) Isabeth, née le Ier juin 1664 à Saint-Pierre de Chabanais. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)

V) DUPONT Isaac-Pierre, né le 6 septembre 1655 à Saint-Pierre de Chabanais.
Il fut médecin, conseiller du roi, aussi lieutenant de maire, à Chabanais.
Il épousa le 21 janvier 1685 à Saint-Sébastien de Chabanais, Marie de La Salmonie (née vers 1643. Elle décéda en 1730 à Chirac). Elle était fille de François (1590-1642), et de Jacquette Marguerite de La Charlonnie (décédée en 1644).
Isaac Pierre décéda après 1719, ayany eu pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Marie, qui épousa Jacob de Limaignes.
3) Annet, né en 1693, sieur de Poursat (alias Goursat ?), et devint docteur en médecine.
Il épousa Michelle de La Quintinie, fille de Michel et de Catherine de La Rapidie. Il obtint pour cette union une dispense accordée par Mr le vicaire général, évêque de Limoges. (Emmanuel Neuville)
Il décéda vers 1747, ayant eu pour enfants :
  a) Marie, née vers 1720 à Chabanais.
Elle épousa le 14 avril 1744, Pierre-Joseph Sardain, ancien garde du corps du Roi, écuyer, sieur du Repaire, fils de Pierre, sieur du Repaire, et de Marie Rempnoulx, sa seconde épouse. (Emmanuel Neuville)
Elle décéda le 12 avril 1779.
b) Catherine, née en 1720 à Chabanais.
Elle décéda le 11 septembre 1763 à Chabanais. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
c) Jean, né en 1722. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
d) Joseph, né le 18 février 1723.
Il décéda la même année. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
e) Jean François, né en 1735 à Saint-Sébastien de Chabanais.
Il décéda la même année. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
f) N., né en 1737 à Chabanais. Il décéda la même année. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
.4) François-Xavier, né en 1687. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)
Il fut procureur fiscal.
Il épousa en 1734, Catherine Gros (née en 1712), fille de Pierre et d'Elisabeth Saychères, (alias Séchères).
Il décéda le 21 aout 1759 à Chabanais, ayant eu une postérité.
5) Isaac. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)

VI) DUPONT François, né en 1686.
Il fut juge-sénéchal et procureur fiscal de la principauté de Chabanais.
(*) Il épousa le 15 janvier 1719, Marguerite Sardain du Repaire, fille de Pierre, sieur du Repaire, paroisse de Mouton, docteur en médecine, (originaire de la Saoutière, paroisse de Grenord), et de Marie Rempnoulx, sa seconde épouse.
Il décéda en 1751, ayant eut 12 enfants, dont :
  1) Isaac-Pierre, qui suit.
2) Pierre-Joseph-Durat, seigneur de Chaumont, chevalier de Saint-Louis, commandant au régiment de la Fère. Il fut aussi commandant de la garde nationale de Chabanais, en 1790.
3) François, sieur de Poursat, avocat, puis juge de paix.
4) Pierre, sieur du Mas. Il épousa en 1758, Anne Maisondieu.
5) Catherine. (voir le site de M. Ferrand-Bouchaud : http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1)

VII) DUPONT Isaac-Pierre, sieur de Savignat.
Il naquit le 8 novembre 1724 à Chabanais, et y décéda en 1810.
Il fut avocat au parlement, juge sénéchal d'Angoumois, et devint le premier maire de Chabanais, en 1790.
Il avait épousé le 14 août 1758 à Beaulieu sur Sonnette, Françoise-Claire Benoist de Puybaronneau. (Née le 11 novembre 1734 à Beaulieu, et décédée en 1811 à Chabanais).
De cette union naquirent 10 enfants, dont six décédèrent en bas-âge :
  1) Pierre-Antoine, dit de Chaumont, comte.
Il naquit le 27 décembre 1759 à Chabanais.
Il porta le nom de DUPONT-CHAUMONT, à cause du mas Chaumont, propriété des DUPONT située à la sortie de Chabanais, sur la route de Chirac.
Le comte DUPONT de CHAUMONT :
Ecartelé au 1 de gueules à l'épée d'argent en pal;
au 2 de gueules au château d'or dont la porte est surmontée d'un écusson chargé d'un P de sable;
au 3 contre écartelé de gueules à la fasce d'or, d'argent à la couleuvre d'azur, d'argent au lion rampant de gueules, et d'argent à la lance d'azur avec une banderolle de sable;
au 4 d'azur au lévrier passant d'argent tourné vers une branche de laurier d'or, sur laquelle broche une étoile d'argent posée au canton senestre
.
blason de Isaac-Pierre Dupont de Chaumont
Après avoir fait des études au collège des Jésuites de Magnal-Laval, il entra à 16 ans, en 1775, comme volontaire au régiment de la Fère-Infanterie.
Il devint sous-lieutenant en 1778, puis lieutenant en 1787. Au début de la Révolution, il était aide de camp de La Fayette.
Il passa président de la délégation de Strasbourg, le 14 juillet 1790.
Il eut ensuite les grades de capitaine en 1791, lieutenant-colonel, puis adjudant-général en 1792.
Il devint aide de camp du général d'Aumont lors de la déroute des troupes françaises devant les Autrichiens à Tournai. Voulant protéger le général Dillon qui allait être massacré par ses propres soldats, il fut blessé au bras droit, ce qui lui valut la croix de Saint-Louis, et le grade de colonel.
Il fut à nouveau blessé à la bataille de Jemmapes, puis fut fait général de brigade, le 15 mai 1793, et commandant de la place de Douai.
Il fut suspendu de ses fonctions, le 22 septembre 1793, comme étant déclaré suspect par le Comité de Salut Public, mais ayant prouvé qu'il n'était pas noble, mais roturier, il fut rappelé le 10 décembre 1794.
Devenu commandant du camp de Marly, il aida Bonaparte à mitrailler les royalistes sur les marches de l'église Saint-Roch, le 13 vendémaire an IV.
En tant que général de division en 1795, il fut envoyé à l'armée de l'Ouest, pour surveiller les débarquements anglais, puis à l'armée du Nord, comme inspecteur.
Après le 18 Brumaire, Napoléon s'étant souvenu de lui, le nomma à la tête de la 14ème division militaire, à Caen. Il fut ensuite chargé de l'inspection de l'armée du Rhin, et prit le commandement de la 27ème division militaire à Turin, en remplacement du général Rivaud.
En 1806, il fut nommé ministre plénipotentiaire auprès du roi Louis de Hollande, frère de Napoléon.
Il fut encore envoyé en Italie, en 1810, puis fut mis à la retraite, en 1812.
Au retour des Bourbons, en 1814, il fut nommé inspecteur général de l'infanterie, et reçut les distinctions de grand-officier de la Légion d'Honneur, et de commandeur de Saint-Louis. Il eut enfin le titre de Comte.
Mis à la retraite pendant les Cent Jours, il fut encore rappelé sous la seconde Restauration, comme commandant de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, puis de l'école militaire de La Flèche.
Il fut définitivement mis à la retraite en 1821.
Il décéda dans sa propriété de Chaillot (Paris), le 16 février 1838.
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2) Pierre, dit de Poursat.
Il naquit à Chabanais, le 3 juin 1761.
Il porta le nom d'une propriété des DUPONT, située sur la paroisse de Chabrac.
Pierre DUPONT de POURSAT, évêque de Coutances, baron de l'Empire.
Ecartelé, au 1 d'azur aux tables de la loi d'argent, brochant sur le fût d'un arbre d'or terrassé de même;
au 2 de gueules à la croix alaisée d'or (Baron Evêque);
au 3 de gueules au château d'argent flanqué de deux tours;
au 4 d'azur au pont d'argent de trois arches, sur une rivière de même et trois étoiles rangées en chef.

(Rietstap).
En 1824, ses armes furent surmontées d'une couronne ducale.
blason de Pierre Dupont de Poursat
Il étudia au collège de Magnac-Laval, puis partit faire sa philosophie au collège d'Harcourt à Paris, et sa théologie au séminaire des Trente-Trois.
Il fut ordonné prêtre avant la Révolution, et prêta le serment exigé par la Constitution civile du clergé.
Il devit directeur du séminaire de Saint-Louis, qu'il ne quitta qu'en 1792, pour se retirer à Chabanais le temps de la tourmente révolutionnaire.
En 1795, il demanda même à exercer à Chassenon auprès des trois prêtres réfractaires qui y étaient assignés à résidence.
Rattaché au clergé de la Charente en 1802, après le Concordat, il fut nommé vicaire général du nouvel évêque d'Angoulême, Mgr Lacombe.
Il fut plus tard nommé à l'évêché de Trèves, sur proposition de Napoléon, qui voulait ainsi récompenser le frère de deux de ses généraux. (La ville de Trèves avait été conquise par les armées française en 1794, et était devenue le chef-lieu du département de la Sarre).
Il ne s'y rendra pas, car l'évêque de Trèves, Mgr Mannay, refusera de quitter son diocèse pour celui de Coutances où il avait été nommé. Ce fut donc Mgr DUPONT-POURSAT qui hérita de l'évêché de Coutances qui venait d'être rattaché à celui d'Avranches.
Il fit de nombreuses fondations pieuses et fut très charitable envers les pauvres. Il créa et dota quatre séminaires, et fit restaurer le mobilier de sa cathédrale. (Il est estimé à 300000 francs, somme considérable pour l'époque, le montant de ses libéralités).
Plus tard, Napoléon lui conféra le titre de baron d'Empire.
En 1832, sa santé déclinant, il fut frappé d'une hydropisie de poitrine, et dut partir en convalescence à Chabanais.
Il décéda le 17 septembre 1835, âgé de 75 ans, en sa bonne ville de Coutances. Ses funérailles solennelles furent présidées par Mgr Dancel, évêque de Bayeux, en présence de plus de mille prêtres. Son corps fut inhumé dans la cathédrale. Une simple dalle, en avant de la grille d'entrée du choeur, porte cette inscription : "Petrus Dupont-Poursat, epûs Constantiae - 1807 - 1835" (Pierre Dupont-Poursat, évêque de Coutances).
Dans son testament, il légua son rochet, sa croix, son anneau pastoral, et son domaine du Mas-Chaumont, à sa nièce, Claire Grâce DUPONT, fille de son frère cadet, François DUPONT-SAVIGNAT.
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3) Pierre Antoine, qui suit.
4) François, qui fera la seconde branche.

VIII) DUPONT de l'ETANG Pierre Antoine.
Il naquit à Chabanais le 4 juillet 1765, et porta le nom de l'Etang Bouchaud, situé à la limite des paroisses de Chabanais et d'Etagnac (à moins que ce ne fut l'étang des Combes, sur Etagnac, appartenant aussi aux DUPONT).
Blason de Pierre DUPONT de l'ETANG,
sur une toile au dessus de la cheminée du château de Rochebrune (peinture réalisée par la comtesse DUPONT - Jeanne-Joséphine-Grâce Bergon)

D'azur au pont ébréché d'argent de trois arches, soutenu d'une rivière du même agitée de sinople, surmonté de trois étoiles d'or posées 1 et 2
blason de Pierre Dupont de l'Etang
Il fut ses études au collège de Magnac-Laval, puis au collège de Lisieux à Paris (simili école militaire).
Il entra ensuite, comme cadet-gentilhomme, en 1784, dans la légion française de Maillebois, au service de la Hollande, avant de venir lieutenant de l'artillerie hollandaise, en 1787.
Il rentra en France en 1790, et fut nommé en 1791, par Rochambeau, sous-lieutenant au 12ème régiment d'infanterie. Il fut promu capitaine au début de 1792, et devint aide de camp du général Théobald Dillon, où il se trouva en compagnie de ses frères, DUPONT-CHAUMONT et DUPONT-SAVIGNAT, à la déroute de Tournai. Il voulut à cette ocassion, protéger son général contre ses propres soldats mutinés. Il fut grièvement blessé d'un coup de pistolet au front, et fut laissé pour mort dans un fossé. A tel point que l'on annonça son décès à Confolens et à Chabanais. Cependant, il n'en fut rien, et il vint à la barre de l'Assemblée législative, avec DUPONT-CHAUMONT, défendre la mémoire du général Dillon. Il fut alors décoré, avec son frère, de la croix de Saint-Louis.
Il fut nommé par Dumouriez, le 18 septembre 1792, lieutenant-colonel, et participa, deux jours plus tard, à la bataille de Valmy, puis en novembre, à celle de Jemmapes.
Chef d'état-major du général Lamarlière, il accèda au grade de général de brigade, à l'armée du Nord, en août 1793. Il participa alors à la prise de Tourcoing et à la bataille de Hondschoote.
Mais ses amitiés pour certains généraux destitués firent qu'il fut suspecté par le Comité de Salut Public. Il se retira alors pendant la Terreur, à Chabanais.
Il revint à Paris en 1795, et assista à la journée du 13 vendémiaire an IV, où il fit la connaissance d'un officier corse du nom de Bonaparte. Remarqué par Lazare Carnot, il fut nommé général de division le 2 mai 1797, puis directeur du cabinet topographique et historique du Directoire.
Après le 18 Brumaire, en tant que chef d'état-major de Berthier, il prit le commandement de l'aile droite de l'armée d'Italie, en avril 1800.
Chargé par Brune d'occuper la Toscane, il s'empara de Florence. Il y établit un gouvernement provisoire, et contrairement à beaucoup d'autres généraux, il se préocupa d'en protéger les musées et les oeuvres d'art.
Il se couvrit de gloire au passage de Mincio et à la bataille de Pozzolo (tableau à Rochebrune - Etagnac), où les français remportèrent la victoire en se battant à un contre quatre. Ses soldats le surnommèrent le "général audacieux".
La paix de Lunéville le ramena en France, où il commanda les camps de Compiègne et de Montreuil.
Lors de la campagne de 1805, il commanda une division du 6ème corps sous les ordres du maréchal Ney. Il vainquit les troupes de l'archiduc Ferdinand à Hasslach, préparant ainsi la victoire de la bataille d'Ulm. Un peu plus tard, son intervention sauva la division Gazan, à Diernstein.
Pendant la campagne de 1806-1807, à la tête de la Ière division du Ier corps, sous le commandement de Bernadotte, il remporta une série de succès à Halle (Tableau à Rochebrune), à Lübeck, à Grabau,etc... Il combattit encore à Braunsberg, et à la bataille de Friedland, où il seconda avec brio Ney.
Blason de Pierre DUPONT de l'ETANG (Rietstap)
Ecartelé aux 1 et 4 de Dupont (D'azur au pont d'argent de trois arches, surmonté de trois étoiles d'or rangées en chef.);
au 2 de sinople à l'olivier d'or, au pied duquel veille un chien de même, surmonté d'un oeil d'argent;
au 3 d'or au sautoir de gueules accompagné de quatre étoiles de sable.
blason de Pierre Dupont de l'Etang, selon Rietstap
Blason de Pierre DUPONT de l'ETANG
(sur le vitrail de la chapelle du château de Rochebrune - Etagnac)
Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur au pont ébréché d'argent de 3 arches soutenu d'une rivière du même agitée de sinople, surmonté de trois étoiles d'or posées 1 et 2,
au 2 de sinople au chêne d'argent accosté à dextre d'un chien assis du même, surmontéd'un oeil ouvert au naturel rayonnant d'or,
au 3 au sautoir de gueules cantonné de 4 étoiles à six branches d'azur.
blason de Pierre Dupont de l'Etang, sur le vitrail de la chapelle de Rochebrune
Napoléon, pour lui témoigner sa satisfaction le nomma dans les jours qui suivirent, "grand aigle de la Légion d'Honneur", et reçut d'importantes dotations en argent.
Il fut nommé commandant en chef du second corps d'observation de la Gironde. Il était alors à l'apogée de sa carrière, et un titre de comte vint le couronner.
C'est alors qu'il fut avec son armée, envoyé en Espagne, en Andalousie et de pousser jusqu'à Cadix pour y soutenir l'escadre de l'amiral Rosily, bloquée dans le port. Il s'empara d'Aranjuez, de Tolède et de Cordoue. Venant d'apprendre la capitulation de la flotte française à Cadix, il quitta Cordoue et se dirigea au nord, vers Andujar, dans la sierra Morena. Sur le trajet, ses soldats isolés furent massacrés un à un. Il reçut l'ordre de rester à Andujar, où il obtint de maigres renforts : 5000 hommes de la division Vedel et 1000 hommes de la division Gobert.
Il fut soudain attaqué, le 15 juilllet 1808, par le général Castanos. Après 10 heures de combat, ils furent submergés par le nombre. DUPONT lui-même fut blessé aux reins d'une balle, et ses soldats le crurent mort. Il dut laisser le général Chabert signer avec les espagnols, le 22 juillet, la capitulation de Baylen, ou convention d'Andujar. Beaucoup de soldats finirent leurs jours sur les pontons de Cadix. Quant à DUPONT et ses généraux, ils purent s'embarquer à destination de Toulon, où ils arrivèrent le 21 septembre 1808, où il fut alors exposé à la fureur de l'Empereur.
A Toulon, il fut arrêté et transféré à la prison de l'Abbaye à Paris, où il y resta trois ans, avant qu'une commission d'enquête, ne s'érige en tribunal d'exception. Ce ne fut cependant qu'une parodie de procès, où tout fut mis en oeuvre pour assurer la condamnation de DUPONT. La sentence, sous forme d'un décret du Ier mars 1812, le destitua de ses grades militaires. On lui retira ses décorations, et fut rayé du catalogue de la Légion d'Honneur. Il lui fut interdit à l'avenir de porter l'habit militaire, de prendre le titre de comte et de faire usage de ses armoiries. Il fut alors interné au fort de Joux, dans le Jura, puis à la citadelle de Doullens, en mai 1813, avec un régime de semi-liberté. Il lui fut enfin accorder une liberté surveillée, à Dreux, au début de 1814.
A la première abdication de Napoléon, Talleyrand, chef du gouvernement provisoire, le rappela et le nomma en 1814, ministre de la guerre. Il ne garda cette fonction que jusqu'en décembre de cette même année, et fut nommé gouverneur de la 22ème division militaire de Tours, et reçut le titre de commandeur de l'ordre de Saint-Louis.
Après la seconde Restauration, il fut élu député de la Charente, en août 1815, et siégea à "la chambre introuvable", avant d'être nommé ministre d'Etat, et membre du Conseil Privé.
En 1816, il reprit le commandement de la 22ème région militaire, puis celui de la 4ème division militaire de Tours.
Il fut réélu député de la Charente, en 1816, 1821, 1824, et 1827. Battu à Confolens, en juin 1830, il se retira de la vie politique et militaire. Il fut admis au cadre de réserve en 1831, et à la retraite en 1832.

En 1803, par acte passé devant Maître Guillaume, notaire à Paris, Pierre DUPONT de l'ETANG, acheta le château de Rochebrune (Etagnac), et les terres attenantes, pour 100000 francs, de Alexandre-Louis-Gilbert Colbert.
Il acheta aussi, le 7 décembre 1807, pour 347000 francs, l'hôtel de Beauvau, à Paris, rue du faubourg Saint-Honoré, siège actuel du ministère de l'intérieur.
Il avait épousé le 26 décembre 1804, Jeanne-Joséphine-Grâce Bergon, fille du comte Bergon, administrateur, puis directeur général des forêts, sous Napoléon, (qui le fit comte et conseiller d'état). (Elle fut une portraitiste de grand talent, mais aussi poétesse, et musicienne. Elle composa en particulier une marche militaire pour célébrer la victoire de son mari, à Braunsberg, en février 1807. Cette oeuvre eut un tel succès qu'elle devint la marche de la division Dupont, sous le nom de "la Braunsberg".)
Il décéda à Paris le 7 mars1840, et fut enterré au cimetière du Père Lachaise, où l'on peut encore voir son tombeau.
Il avait eu pour enfants :
  1) Gustave-Jean-Pierre-Théophile, qui suit.
2) Athénaïs-Claire-Joséphine-Grâce, née le 29 octobre 1809 à Paris.
Elle épousa le 9 juin 1829 à Paris, le comte Eugène Panon Desbassayns de Richemont, gouverneur général des Etablissements français de l'Inde, et inventeur de la soudure autogène au plomb, fils de Philippe et de Catherine Mourgues.
Elle publia, en 1853, deux recueils de méditation, dont l'un fut dédié à sa mère.
Elle décéda le 28 mai 1848 à Versailles, après avoir eu 5 enfants : Jeanne, Alexandre, Philippe Edgar, Anaèès, et Jeanne Céline Grâce.
Pierre avait eu aussi un enfant naturel, dans sa jeunesse, lors de son séjour en Hollande.
  3) Pierre-Jacques.

IX) DUPONT Gustave-Jean-Pierre-Théophile, né en 1806.
Il épousa une américaine, Adèle Lidorie Bicham.
Il vécut quelques années aux Etats-Unis, et travailla, entre autres, à la réhabilitation de son père.
Il hérita de Rochebrune, au décès de son père, en 1840.
Il décéda en 1843.
Il avait eu pour enfant :
  1) Arthur, comte DUPONT. Il naquit à Paris, le 13 mai 1839.
Il fit des études à l'école libre de Vaugirard, puis au collège de l'Immaculée-Conception à Paris. Il fut reçu bachelier ès lettres en 1859. Il fit ensuite la faculté de Droit de Paris jusqu'à la licence en 1862.
Plus tard, il engagea des travaux au château de Rochebrune, et fit bâtir la future maison Sainte-Marie.
Après la défaite de Sedan (2 septembre 1870), Arthur fut enrolé dans la garde nationale de la Seine, au 15ème bataillon, 2ème compagnie. Cependant, dès la fin novembre, il quitta la garde nationale, pour s'engager dans la légion des volontaires de l'Ouest, commandée par le général de Sonis. (Ce corps était issu des zouaves pontificaux, constitués en 1860).
Arthur se retrouva au sein de cette troupe, à Mayenne au 2ème bataillon de la 4ème compagnie, puis au Mans au Ier bataillon de la 5ème compagnie.
Il combatit à Loigny, près de Châteaudun (2 septembre 1870).
Peu après la défaite, il reçut son congé de libération, le 31 mars 1871.
A partir de ce moment, il résida le plus souvent à Rochebrune, et se consacra à la restauration de son château et à ses oeuvres de bienfaisance.
Il fit aménager au premier étage d'une aile du château, une belle chapelle privée, en 1894, qui fut un lieu de culte pour un asile de vieillards qu'il installa dans cette même aile, sous le nom d'asile Saint-Joseph. (On peut voir dans cette chapelle, plusieurs vitraux, ornés des armes des DUPONT de l'ETANG, ainsi que celle des Desbassayns de Richemont.
Il décéda en 1920, sans postérité.
Rochebrune passa à ce moment, aux mains de son plus proche parent, le comte Romuald de Richemont.

Seconde branche :
VIII) DUPONT-SAVIGNAT François.
Il naquit à Chabanais, le 12 janvier 1769 à Chabanais.
Il fit ses études au collège de Magnac-Laval, puis il embrassa la carrière militaire et s'engagea dans un régiment hollandais.
Devenu sous-lieutenant d'artillerie en 1787, il rentra en France en 1791, et remplaça son frère DUPONT-CHAUMONT, comme aide de camp du général d'Aumont. Il assista, en compagtnie de ses frères, à la déroute des troupes de Dillon à Tournai.
Il fut aussi suspecté par le Comité de Salut Public, de noble, et se retira à cette occasion à Chabanais, où il faillit se consacrer à l'enseignement.
Il réintégra cependant l'armée, et devint l'aide camp de ses deux frères, DUPONT-CHAUMONT, puis DUPONT de l'ETANG.
Il fut promu colonel en 1805, puis nommé par Napoléon, en 1806, inspecteur général des haras, poste qu'il occupa jusqu'en 1835, date de sa retraite.
Dans les dix ans qui suivirent, jusqu'à son décès, il résida à Limoges, mais venait passer l'été dans sa maison de campagne de Savignat, près de Chabanais. Il avait acquis cette propriété en 1810, et en avait pris le nom pour se distinguer de ses frères.
Il épousa le 16 septembre 1801 à Limoges, Marie-Thérèse-Geneviève Nieaud, fille de Jean-Baptiste, maire de Limoges, et de Marie-Rose Deville.
Il décéda le 25 juillet 1846 à Chabanais..
Ils eurent pour enfants :
  1) Pierre-Adolphe, inspecteur des haras, chevalier de la Légion d'Honneur. Il était né en 1802, et décéda en 1873.
2) Jean-Baptiste-Charles, qui décéda jeune.
3) Jean-Joseph-Ernest, né en 1806.
Il devint inspecteur des haras, et fut nommé chevalier de la Légion d'Honneur.
Il décéda en 1888.
4) Antoine-Joseph-Edouard, qui suit.
5) Marie-Jeanne-Grâce-Claire, née le 10 octobre 1816.
Elle hérita de son oncle en 1835, Pierre DUPONT-POURSAT, évêque de Coutances, son rochet, sa croix, son anneau pastoral, et son domaine du Mas-Chaumont.
Elle épousa en 1836, Louis-Hippolyte Carnot, qui fut membre de l'Institut, sénateur, etc...
De son mariage allait naître Sadi Carnot, futur président de la République, qui mourra tragiquement, en 1894, sous le poignard de Caserio; ainsi que Adolphe Carnot.
Elle décéda le 27 janvier 1897 à Paris.

IX) DUPONT Antoine-Joseph-Edouard, né en 1810.
Il fut officier de marine, et fut nommé chevalier de la Légion d'Honneur.
Il épousa en 1837, Marie-Laure Boudet.
Il décéda en 1892.
Il avait eu pour enfants :
  1) Hélène, qui épousa Auguste de La Grange-Labaudie.
2) Robert, qui suit.
3) Virginie, qui épousa Charles Latrille, conseiller à la cour de Limoges.

X) DUPONT Robert, né en 1844.
Il épousa le 28 novembre 1871, Geneviève Coudert de La Villate, et eurent pour enfants, entre autres :
  1) Gabrielle, née en 1873, qui devint religieuse. Elle décéda à Saint-Léonard, le 3 avril 1898.
2) Joseph-François, né en 1881.

- André Berland : Hommes et monuments d'Etagnac.
- Beauchet-Filleau : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
- (*)
Données généalogiques envoyées par Mme Elise CHAGOT-POUGETOUX.
-
Emmanuel NEUVILLE : données généalogiques. http://gw2.geneanet.org/jferrand?p=annet;n=dupont;oc=1
- Généalogie de la famille DUPONT : par Mr FERRAND-BOUCHAUD :http://gw2.geneanet.org/jferrand?lang=fr;pz=louis+julien;nz=enjelvin;ocz=0;p=jean+30784;n=dupont
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