du ROUSSEAU,
alias DUROUSSEAU


blason de la famille Durousseau
De gueules à un chevron d'argent accompagné de trois besants de même, deux en chef et un en pointe, au chef d'argent chargé de trois losanges de gueules.

Famille noble, originaire de l'Angoumois.

du ROUSSEAU Pierre, marié avec Jeanne du Teil. Ils eurent :
  1) Jean, qui suit.
2) Pierre.
3) Nicolas. Partage entre Pierre et Nicolas des successions dudit Pierre et de la dite du Teil, leurs père et mère, du 18 mai 1495.

I) du ROUSSEAU Jean, écuyer, seigneur de Marendat. (D'après un jugement de maintenue de noblesse du 22 décembre 1598). Il eut de Paule Bérenger, son épouse :
  1) Junien, qui suit.
2) Jean, prieur du prieuré de Saint-Maurice de Montbron. Il fut maintenu noble avec ses frères sur le vu de leurs titres, par sentence de l'élection de Cognac, le 22 décembre 1598.
3) Maurice.
4) Pierre, mort avant 1541. Il eut d'une alliance inconnue, un fils :
  a) Maurice, qui partageait le 28 juillet 1541, avec ses oncles, les successions desdits Jean et Paule Bérenger.

logis de Marendat (Montbron)
logis de Marendat (Montbron)

II) du ROUSSEAU Junien, écuyer, seigneur de Marendat, dont il rendait aveu le 4 juillet 1539. Il rendit aussi avec Pierre Couraudin, son beau-père ou son beau-frère, écuyer, seigneur de Ferrière, aveu de leur hôtel de Montbron, indivis entre eux, le 7 juillet 1567.
Il épousa le 18 mai 1540 Marie Couraudin, fille de Pierre, seigneur de Chabrot et de Ferrière, maître de forge sur la Tardoire. C'est sans doute pour commémorer leurs fiançailles que fut construite la chapelle dite de Notre-Dame de la Pitié et qu'y fut fixée la clé de voûte portant les armoiries de la famille et la date 1538.
Il mourut vers 1567, laissant des enfants en bas-âge, et une veuve, qui eut du mal pour élever sa nombreuse famille pendant les années troublées par les guerres de religion. Les troupes du capitaine huguenot Clermont d'Amboise logèrent dans le château de Marie de Ferrière. Elle y fut, entre autres sévices, torturée, pour savoir où elle cachait ses trésors. En 1581, Clermont d'Amboise fut condamné à mort par contumace, car il s'était enfui, et sa famille fut obligée à verser une rente à Marie et à ses enfants.
Les Rousseau de Ferrière étaient les vassaux des comtes de Montbron. Ils leur devaient l'hommage lige et deux sols, six deniers, à chaque mouvance de suzerain ou de vassal. L'état des vingtièmes, impôts sur le revenu établi sous Louis XVI, nous fait connaître l'importance des biens de cette famille. Elle était propriétaire du château de Ferrière, d'héritages, de rentes, d'un domaine et d'un moulin à Montbron, et de rentes dans les paroisses de Bossac, Cussac, et Orgedeuil, le tout du revenu de 1155 livres. Elle avait le droit de chapelle à l'église de Montbron, elle fit construire la chapelle Notre-Dame de la Pitié et nomma les chapelains successifs. Elle possédait le privilège d'y avoir ses armoiries et ses bancs.
Junien et Marie eurent pour enfants :
  1) Junien, qui suit.
2) Jean, qui fera la branche de la Ferrière et de Chabrot :
3) Pierre. On trouve une transaction entre François et Jean, François, Pierre, Junien et Jacques, frères, du 30 juillet 1582.
4) François, qui fera la branche de Coulgens :
5) Jacques, qui fera la branche de la Vue :
6) autre François, qui fera la branche de Sainte-Catherine et du Petit-Mas :
7) peut-être Marie, décédée en 1616. Elle était l'épouse de Léonard de la Séchère, écuyer, seigneur de la Besse (La Séchère - Saint-Mathieu - 87).

III) du ROUSSEAU Junien, écuyer, seigneur de Péroux, Ferrière, etc... Il partageait avec ses frères le 25 novembre 1537, et eut pour préciput et droit d'aînesse la maison noble de Ferrière. Il avait épousé, le 5 février 1587 Claude du Bellay (aliàs Audouin), fille de Jean, écuyer, seigneur du Bellay, dont il eut :

IV) du ROUSSEAU Jacques, écuyer, seigneur de la Forest-Marendat, Fayolle, etc... Il épousa le 18 février 1634 Jeanne Sapineau, dame de Fayolle, fille de Jean, seigneur de Fayolle, et de Jeanne de Saint-Astier. Elle était alors veuve de Clément de Tryon, écuyer, seigneur de Lagusac. Ils eurent pour enfant :
  1) peut-être Catherine Charlotte, qui épousa en 1656, François du Theil, écuyer, seigneur de Saint-Christophe.
2) Jacques, qui suit.
3) (*) François. Il fut baptisé le 29 septembre 1642, et eut pour parrain François Durousseau, écuyer, sieur du Mas, et pour marraine demoiselle Paule Durousseau. Ont signés : Jane Frotier, C de Bermondet, S de Chasteigner.

V) du ROUSSEAU Jacques, écuyer, seigneur de Fayolle. Il fut maintenu noble par un arrêt de la cour des aides du 29 août 1662, et obtint avec Jean, écuyer, seigneur de la Seychère, son cousin, un arrêt du conseil d'Etat, rendu le 27 juillet 1671, qui les maintenaient sur le vu de leurs titres dans leur noblesse. Il assistait le 19 septembre 1679 au mariage de Charles Dexmier, écuyer, seigneur de la Coste, etc... avec Marguerite Bonnin. Il rendit hommage de sa terre de Fayolle au château de Civray en 1671, au mois d'août 1677 et le 23 mars 1695. Il fut à nouveau maintenu noble le 30 avril 1698 par M. de Maupéou.
Il avait épousé le 5 février 1653 Marie-Renée de Brouilhac, et fut père de :
  1) Pierre, qui suit.
2) Louis-Charles, baptisé le 28 août 1669, qui fut prêtre, curé de Limalonges (Deux-Sèvres), et fut maintenu noble par M. de Maupéou le 30 avril 1698.

VI) du ROUSSEAU Pierre, chevalier, seigneur de Fayolle, terre dont il rendait hommage au château de Civray le 24 avril 1716. Il épousa Suzanne (aliàs Marie-Anne) Prévost de Touchimbert, fille de Casimir, écuyer, seigneur de Londigny, et de Marie Robillard. Ils eurent :
  1) Charles-Louis-Jacques, qui suit.
2) Pierre, chevalier de Saint-Louis, dit le chevalier de Fayolle, major, puis lieutenant-colonel au régiment de Cambis-infanterie. Il était à l'époque de la Révolution pensionné du roi en cette qualité, tant en considération de ses services que pour sa réforme.
3) Renée-Jeanne-Simonne, mariée le 8 mars 1736 avec René de Rechignevoisin, chevalier, seigneur de Guron.

VII) du ROUSSEAU Charles-Louis-Jacques, seigneur de Fayolle. Il rendit aveu au château de Civray du fief de Comporté en 1752. Il fit le 10 avril 1756 un partage avec son frère Pierre, représenté par François-René-Rémy Filleau, écuyer, seigneur de la Touche, et servit au ban de 1758.Il avait épousé le 9 février 1730 Marie-Marguerite Duquesne, fille d'Abraham, marquis Duquesne, chevalier de Saint-Louis, lieutenant général des armées navales, et de Marie-Marguerite Nicolas de Voutron. Ils eurent pour enfants :
  1) André, qui suit.
2) Jean-Baptiste, capitaine commandant au régiment de Brie-Infanterie, et lieutenant-colonel au service des Etats-Unis. Il mourut à Boston au mois de mai 1779. Il était célibataire, et était pensionné du Roi, en considération des services du marquis Duquesne, ainsi que :
3) Marie-Charlotte.

VIII) du ROUSSEAU de FAYOLLE André, chevalier de Saint-Louis. Il fut capitaine au régiment Royal-Infanterie. Lors de l'établissement des assemblées provinciales, il fut nommé président de l'assemblée de l'élection de Niort. Emigré en 1791, il fit la campagne de 1792 à l'armée des Princes comme chef de section dans la 4ème compagnie noble du Poitou. Il mourut à Poitiers en mars 1828.
Il avait épousé en 1774 Marguerite-Hélène de Crugy-Marcillac, fille de Pierre-Constantin, chevalier, seigneur de Pannesac, etc.. et de Marguerite-Françoise des Monstiers de Mérinville, dont :

IX) du ROUSSEAU de FAYOLLE Pierre-Théodore, chevalier de Saint-Louis. Il suivit son père dans l'émigration et servit dans la 4ème compagnie noble du Poitou en 1792, puis en 1793 il entra au service d'Autriche dans le régiment de Wirtemberg. Il quitta le service en 1805 avec le grade de capitaine. Il avait épousé le 9 octobre 1810 Honorine-Maixente Janvre de Bernay, fille de Philippe-Charles, seigneur de Bernay, l'Estortière, etc...et de Françoise-Gabrielle-Olive-Maixente de Gourjault. Ils eurent pour enfants :
  1) André-Olivier, promu au grade de lieutenant de vaisseau en octobre 1844, décédé en 1847. Il était au siège de Saint-Jean d'Ullon, comme élève de la marine sur l'Iphygénie, et fut recommandé pour l'avancement sur le rapport de l'amiral Baudin.
2) Marguerite-Charlotte-Emilia, mariée le 31 décembre 1845 avec N. Baron de Falloux.
3) Charles-Gustave, lieutenant de vaisseau.
4) Guy-Hubert, capitaine d'artillerie.
5) Charlotte-Françoise.

Branche de FERRIÈRE et de CHABROT :
château de Ferrière
château de Ferrière

III) du ROUSSEAU Jean, écuyer, seigneur de Ferrière.
Il épousa le 23 janvier 1589 Jeanne Frottier, fille de Pierre, chevalier de l'Ordre du Roi, seigneur de la Messelière, et d'Yolande Le Voyer. (Elle se re-mariais le 14 février 1597 avec Charles de Forest, écuyer, sieur de Malvault. Elle décéda le 18 mai 1649). Il fait don en 1581 à François Sauvo, notaire et praticien de Montbron d'une terre au village de la Brousse. Ils eurent au moins :

IV) du ROUSSEAU N. ((*)(Est-ce lui, appelé François, qui fut parrain, le 2 mai 1638, de François de Soumagne (Signataire : S Chasteigner).
Il eut pour enfants, d'une alliance inconnue :
  1) Gabriel, qui suit.
2) Marie, née vers 1633, et décédée le 13 septembre 1673. Elle avait épousé vers 1658 Pierre du Dousset de Guillot, écuyer, sieur du Puy, la Guyonnie, Grafeuille.
3) Léonarde, qui épousa Louis de Croizant, écuyer, sieur du Moulin-Paute.

V) du ROUSSEAU Gabriel, chevalier, seigneur de Ferrière, et des Séchères. Il décéda le 11 août 1651, dans sa maison de Seychères.
Il avait épousé vers 1645 Léonarde de Rampnoux, d'où :
  1) (*) Gabrielle. Elle fut marraine, le 16 août 1641, de Charles Louis de La Nougerede. Elle décéda le 9 juillet 1643, et fut ensevelie dans la chapelle de M. de Marandat.
2) Jean, qui suit.
3) Jacques (aliàs Jean), qui fera la branche de Chabrot :
4) Marie-Denise, née en 1648. Elle épousa le 20 septembre 1677, devant Charbonneau, notaire à Saint-Mathieu, puis dans l'église de Cussac le 30 septembre 1677, Gabriel de Beaupoil de Saint-Aulaire, chevalier, seigneur de Gorre et du Barri. Elle mourut le 17 février 1726 à 78 ans et fut inhumée à Gorre.

VI) du ROUSSEAU Jean, seigneur de Ferrière et de la Séchère en 1663. Il eut pour enfants, au moins :

VII) du ROUSSEAU Jacques, chevalier, seigneur de Ferrière et de Séchère, mort avant 1740. Il épousa dame Agnès Poutte (ou Paulte ?), d'où :
  1) Suzanne, qui épousa à Saint-Mathieu vers 1740 Jean de Fornel.
2) Marie, dame de Saint-Mathieu et de Chambouraud, née vers 1721. Elle fut marraine en 1750 de la cloche de l'église de Saint-Mathieu. Elle épousa, âgée de 19 ans, le 3 mai 1740 Léonard-Louis Guinguand, chevalier, seigneur de Saint-Mathieu, âgé de 25 ans.
3) François, seigneur d'Escossas. Il épousa Marie Pasquet du Bousquet. Ils eurent pour enfants :
  a) François, né le 3 octobre 1771, baptisé le même jour à Saint-Cybard de La Rochefoucauld. Il fut inscrit aux chevau-légers de la garde du Roi le 18 juin 1787. Il émigra à la révolution, et fit la campagne de 1792 dans l'armée des Princes, dans la Ière compagnie noble d'ordonnance, chevau-légers et gendarmes de la Garde. Il mourut à Verviers en Belgique le 29 novembre 1792.
b) Thérèse. Elle épousa le 17 juillet 1763, dans l'église de Montbron, Salomon Chapiteau, fils de Pierre-Jean, sieur de Rémondias, et de Marie Hastelet.
4) Jacques-Louis, qui suit :

VIII) du ROUSSEAU Jacques-Louis, chevalier, seigneur de Ferrière et de Séchère, etc... naquit le 23 et fut baptisé le 26 octobre 1719 à Saint-Mathieu. Il mourut dans la même ville, le 18 février 1765, et fut inhumé le lendemain.
Il avait épousé en premières noces à Cussac le 31 octobre 1742 Marie-Anne de Bermondet de Cromières, fille de Charles, chevalier, seigneur de Cromières, Cussac, le Mas, etc... et de Marie-Anne de Vivonne, puis en secondes noces, le 18 juillet 1753 (contrat Touyeras), et célébré à Saint-Auvent le 24 juillet 1753, Marie-Souveraine de Perry, fille de François, chevalier, seigneur de Saint-Auvent, baron de Montmoreau, seigneur de la Chauffie, etc... et de Marie-Anne-Gabrielle Frotier de la Messelière. Ils eurent :
  1) François, né et baptisé le 4 juillet 1758 à Saint-Maurice de Montbron. Il fut capitaine de cavalerie et chevalier de Saint-Louis. Il épousa Marie des Roches du Chassay. Il eurent :
  a) Eléonore, qui épousa François-Joseph de Barbezières, marquis de Barbezières.
2) Jean, né le 4 juillet 1758, baptisé à Saint-Maurice de Montbron, et décédé le 18 octobre 1759.
3) Françoise-Marie-Souveraine, baptisée le 7 avril 1760 à Saint-Maurice de Montbron, demoiselle de Saint-Cyr le 5 avril 1771. Elle sortit de l'école le 16 avril 1780. Elle épousa à Rougnac le 5 mars 1789 Alexandre-Jean-Baptiste de Galard de Béarn, comte de Nadaillac, seigneur du Repaire, etc..., veuf de Marie de Perry de Saint-Auvent.
4) Marie-Anne, (alias Marie-Hélène), née le 28 et baptisée le 29 mars 1761 à Saint-Maurice de Montbron. (*3) Elle y épousa le 21 janvier 1788 Jean-Baptiste Garnier, chevalier, seigneur de Brieuil, de Chenay, et de Verneuil, fils de Charles-Alexandre et de Anne de Barbarin.
Il était dit, en 1818, résidant au Poirier, commune de Verneuil.
5) Louis-Benjamin, né le 28 et baptisé le 29 décembre 1762 à Saint-Maurice de Montbron. Il fut lieutenant de vaisseau et chevalier de Saint-Louis. Il fut prisonnier de guerre des Anglais sur sa parole d'honneur et résida à la Martinique pendant la Révolution. Il rentra en France en l'an XII. On dit, que l'impératrice Joséphine, épouse de Napoléon Ier, native de la Martinique où résidait sa famille, pria le vaisseau Louis-Benjamin de Ferrière de conduire sa nièce de la Martinique en France, en l'an XII. L'impératrice promit à plusieurs reprises, de lui rembourser les sommes qu'il avait dépensées au cours de la traversée pour le compte de sa nièce, mais elle était très dépensière et toujours couverte de dettes, malgré les dons considérables en argent que lui faisait Napoléon.. Il ne récupéra jamais l'argent qui lui était dû.
Il fut nommé capitaine de frégate, et résida de longues années au château de Sainte-Catherine, où il mourut célibataire le 26 février 1843, âgé de 81 ans.

Le dernier du ROUSSEAU de FERRIERE, Jean-Baptiste-Frédéric, se maria avec Pauline de Belot, et mourut sans postérité, en 1858.
- Marie Adeline du ROUSSEAU, épousa en 1857, Gustave Marie Bodard de La Jacopière, et donna le jour à plusieurs enfants.
Cette famille ajouta le nom de Ferrière à la leur, et leurs descendants l'ont conservé et portent le nom de Bodard du ROUSSEAU de FERRIÈRES.

Branche de CHABROT :
château de Chabrot
château de Chabrot (Montbron)

- du ROUSSEAU Jacques (aliàs Jean) : Il épousa en 1670 Gabrielle de Nesmond. Ils eurent au moins :
  1) Charles, seigneur de Chabrot.
2) Eléonore, qui épousa par contrat du 23 juin 1697 (mariagé célébré le 24 juin 1697 dans la chapelle du château de Séchère, François Regnauld, chevalier, seigneur de l'Age-Bertrand. Parmi les témoins figure Charles du Rousseau.
3) Marie-Elisabeth-Claudine, qui épousa par contrat du 27 mai 1716 (Guerguigne, notaire royal), mariage célébré le 6 juin 1716 dans la chapelle du château de Séchères, Pierre Regnauld, frère de François nommé ci-dessus, chevalier, seigneur de l'Age-Bertrand.

- du ROUSSEAU Jean-Gabriel, chevalier, seigneur de Chabrot, épousa Marie-Anne-Bonaventure de La Ramière, d'où :
  1) Jean-Gédéon, qui suit.
2) Gabrielle, qui fit sa profession de foi aux Dames de l'Union Chrétienne d'Angoulême, devant Caillaud, le 17 octobre 1750.
3) Thérèse. Elle épousa à Montbron le 17 juillet 1763 Salomon Chapiteau, chevalier, seigneur de Rémondias. Elle fut inhumée le 18 mars 1785 dans le cimetière de Mainzac.
4) peut-être Marguerite, qui épousa le 13 février 1760 Jacques Gillibert de Fontverte, sieur de "la Ville", et des Vergnes, de Marthon, d'où Elie, 1773.

- du ROUSSEAU de CHABROT Jean-Gédéon, chevalier. Il fut électeur en 1789, lorsque furent élus les députés de la noblesse à Angoulême. Il était capitaine des gardes du corps du Roi, en retraite. Il ne se maria pas.
Il se présenta aux élections municipales de 1790 et fut élu maire de Montbron. On voit sa signature dans le registre des délibérations du conseil municipal de Montbron, pour la première fois, au bas du serment fait par le prêtre et ses deux vicaires, à l'issue de la messe, le 19 décembre 1790, en présence du conseil général de la commune. Tous les trois prononcèrent, à haute et intelligible voix et la main levée, le serment solennel de veiller avec soin sur les fidèles de la paroisse confiés à leur soins, d'être fidèles à la Nation, à la Loi et au Roi, et de maintenir de tout leur pouvoir la constitution décrétée par l'Assemblée Nationale et acceptée par le Roi. Il était maire au moment de la levée des volontaires de 1792 qui se fit dans l'enthousiasme à Montbron.
Au début de décembre 1792, il fut remplacé à la mairie par un jeune homme de loi, Jean-Baptiste Gillibert Desvergnes, mais il assista comme notable de la commune, aux réunions de la municipalité. Lorsque Napoléon Bonaparte eut pris le pouvoir, après le 18 brumaire 1799, les municipalités furent dissoutes, Jean-Gédéon du Rousseau de Chabrot fut nommé maire de Montbron par le préfet de la Charente, avec pour adjoints l'ex-lieutenant Louis Sauvo, volontaire de 1791 qui avait combattu à Valmy, et Elie du ROUSSEAU du GONTIER.
Il reprit en main, avec beaucoup de fermeté l'administration de la commune. Il y en avait grand besoin, car sous le Directoire, l'anarchie avait succédé à l'enthousiasme du début de la révolution. Les contribuables ne payaient plus les impôts, les soldats déserteurs étaient revenus dans leurs villages et restaient sourds à tous les appels, ils bravaient les gendarmes avec la complicité de leurs voisins. L'église avait été fermée aux fidèles qui demandaient, avec violence quelquefois, le rétablissement du culte.
Sous le Consulat, M. de Chabrot appliqua avec fermeté les lois inspirées par Bonaparte, les impôts rentrèrent, les déserteurs traqués par des compagnies de soldats venus du front rejoignirent leurs unités, l'église fut rouverte au culte, et les désordres cessèrent à Montbron. Il resta maire jusqu'en décembre 1810, date à laquelle il démissionna, à l'âge de 79 ans. Son neveu, Charles Chapiteau de Rémondias fut nommé maire de Montbron par le préfet Boissy d'Anglas.
Le chevalier Jean-Gédéon du Rousseau de Chabrot, mourut à 83 ans en 1814. Célibataire, il laissait pour unique héritier son neveu Charles Chapiteau de Rémondias, maire de Montbron, fils de Salomon et de Thérèse du Rousseau de Chabrot.

Branche de COULGENS :
III) du ROUSSEAU François, écuyer. Il épousa le 24 juin 1586 Jacquette Bajot (ou Bayol). Agissant au nom de ses frères et comme fondé de procuration de leur mère, il fit un transport à N. de Bellanneau, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, en juillet 1582. Il est dit seigneur de Ferrière, de la Pouge, et de Coulgens (acquisition de novembre 1608), logeant en l'hôtel noble du lieu. Il passe un acte, devant Mousnier, notaire à Angoulême le 7 avril 1614, où les noms de ses enfants apparaissent :
  1) Pierre, qui suit.
1) Guy, seigneur de Ferrières. Partage entre Guy et Pierre des successions desdits François et Bayol, leurs père et mère, du 25 juin 1629.
2) Jean, (alias Isaïe ?) sieur de la Doulercé (?), sieur des Granges et de Berneuil en 1630. Il fut conseiller du roi. Il passe un acte, devant Martin, le 12 janvier 1655. (rameau de Berneuil)
Il épousa en 1648 Marguerite de Nourigier. Ce mariage devait lui permettre de devenir seigneur du fief de la Motte, en Berneuil, du chef de sa femme. En 1686, ce fief semble encore appartenir à la famille du Rousseau. Il eurent :
  a) Jean, marié avec Claude de Tustal, Il mourut en 1683. Veuve, Claude de Tustal est en possession de la métairie de la Motte en Berneuil, et y habite avec son fils
  a1) Joseph. Il épousa Louise de Sainte-Aulaire, et cette dernière, en 1700 est dite veuve et demeurant à la Motte. Les du Rousseau sont dits aussi sieur de Berneuil, et ayant leur sépulture dans l'église. Ils eurent semble-t-il une fille unique :
  a11) Marie, qui se maria avec Jean Galliot.
3) Junien.
4) Jacques, écuyer, seigneur de Fayolle. Il donna une reconnaissance le 6 février 1648 à Pierre Regnauld, baron de l'Age-Bertrand, seigneur de la Soudière, etc..., du paiement de 10000 livres dues, à propos du fief des Broux (Saint-Saviol - 86) appartenant à ses enfants mineurs, et mouvant de Fayolle.

IV) du ROUSSEAU Pierre, (alias François ?). Il épousa Charlotte Rempnoux (alias Renon). ((*) Elle fut marraine le 18 janvier 1650 au baptème de Charlotte Gillibert. le parrain était Luc Durousseau). Il y eut un règlement sont désignés : Règlement pour l'éducation et pension desdits Charles et Gabriel, enfants dudit Pierre et de ladite Rempnoux, du 23 mai 1655.
Ils eurent donc, au moins :
  1) (*) Charles, sieur de Coulgens. Il fut baptisé le 27 septembre 1637 et eut pour parrain Charles du Rousseau, écuyer, sieur de la Vue, et pour marraine demoiselle Jeanne Sapinault (alias Sapineau). (Ont signés : M de Roffignat, C de Bermondet, René Durousseau).
Il épousa le 29 septembre 1661 Marie Frotier.

2) Gabriel, sieur de la Pouge.

En 1774, le seigneur en titre de Coulgens, et son frère cadet, le chevalier Roch du ROUSSEAU, endettés, violents, font 'prisonnier dans son presbytère' le curé de Coulgens, qui portera plainte. Sera témoin du scandale opposant une noblesse déclinante, au représentation du clergé, M. Meunier, ingénieur des Ponts et Chaussées, affecté au tracé de la fameuse route dite 'de la Duchesse'.
un du Rousseau de Coulgens, participera en mars 1789 à l'assemblée de la noblesse d'Angoumois, où il signera le procès-verbal sans mentionner son prénom. Il semblerait que ce soit l'aîné des douze enfants :

- du ROUSSEAU Jean, né le 20 octobre 1743, et mort en 1816 à Coulgens.
Les partages entre héritiers au XIXème siècle émietteront encore le fief, dont le maire Durousseau, marchand de biens, sera le dernier occupant de ce nom.

Coulgens - la Marche :
En 1750, le frère su seigneur de Coulgens, Joachim du ROUSSEAU, seigneur du Breuil, possédait au bourg une maison que l'on peut qualifier de noble du fait même de l'existence d'un pigeonnier.

Branche de la VUE :
la Vue
domaine de la Vue (Montbron)

III) du ROUSSEAU Jacques : Il épousa le 9 septembre 1600, en présence de Jean et Junien ses frères, Suzanne Chataignier. Elle décéda le 17 juin 1652, au lieu noble de la Vue, âgée de 80, ou 82 ans, et fut inhumée dans la chapelle de M. de Marandat. Ils eurent au moins :
  1) Charles, écuyer, sieur de la Vue. Il épousa le 20 septembre 1633 Catherine de Bermondet. Elle décéda le 5 mai 1651, et fut inhumée dans la chapelle de l'église de Montbron). Ils eurent pour enfants : (*)
 

a) Magdeleine, baptisée le Ier février 1635. Elle eut pour parrain Gabriel de La Pisse, écuyer, sieur de la Coste, et pour marraine Magdeleine de Bermondet.
b) Renée, baptisée le 14 janvier 1636. Elle eut pour parrain René Durousseau, et pour marraine Renée de Bermondet. Ont signés : Issac Bertrand, A des Mathieu, Suzanne de Ceris (Elle décéda en septembre 1650, et fut inhumée dans l'église de Montbron), Isabeau Bermondet, Marie Rougay.
c) Louis, baptisé le 14 janvier 1637. Il eut pour parrain Louis de Bermondet, écuyer, sieur de Saint Bazille, et pour marraine Paule du Rousseau. Ont signés : de Montfreboeuf, Alonsbrun, de, J de Roffignac.
d) Marthe, baptisée le 29 novembre 1638. Elle eut pour parrain Pierre du Rousseau, écuyer, sieur de Coulgens, et pour marraine dame Marthe Chastegnier.
e) Ysabeau, baptisée le 27 juillet 1639. Elle eut pour parrain Gabriel du Rousseau, écuyer, seigneur de Seychère, et pour marraine Ysabeau de Bermondet. A signé : Rampnoulx.
f) Jacques, baptisé le 12 juin 1640. Il eut pour parrain Jacques du Rousseau, écuyer, sieur de Marandat, et pour marraine Suzanne Chastegnier.
g) Anne, baptisée le 24 juillet 1641. Elle eut pour parrain François de Lauyrière (Laurière ?), et pour marraine Marie Jaraut, qui signa.
h) François, baptisé le 2 novembre 1643. Il eut pour parrain François du Rousseau, écuyer, sieur du Mas, et pour marraine Charlotte du Rousseau. Ont signés : Jane Frotier, J Sapinault, S de Chasteigner, J de Roffignat.
i) Catherine, baptisée le 5 novembre 1644. Elle eut pour parrain René de La Visse, écuyer, sieur de Boussac (?), et pour marraine demoiselle Catherine du Rousseau.
j) Jeanne, baptisée le 30 avril 1647. Elle eut pour parrain Christophe de Pressac, écuyer, sieur du Repaire, et pour marraine demoiselle Jeanne de Mannat. A signé : S de Chasteignier.
k) Louis, baptisé le 6 juillet 1648. Il eut pour parrain François de Montfreboeuf, sieur de la Lande et Nadalie, et pour marraine Jane de Lamounerie, dame de Saint-Bazille. Ont signés : Lalandenadalie, Ladouhe, Bazille Doradour, la Seychère, S Chasteigner.
l) Charles, baptisé le 12 août 1649. Il eut pour parrain Charles du Rousseau, et pour marraine Renée du Rousseau. (sa soeur ?). A signé : S de Chasteignier.
m) Marie, baptisée le 6 octobre 1650. Elle eut pour parrain Gabriel du Rousseau, écuyer, sieur de Sainte-Catherine, et pour marraine demoiselle Magdeleine du Rousseau, sa soeur. Elle décéda le 7 août 1658, au lieu noble de la Vue.

2) René, qui fera la branche de Lésignac-Durand

Branche de SAINTE-CATHERINE et du MAS :
logis de Sainte-Catherine
logis de Sainte-Catherine (Montbron)

III) du ROUSSEAU François, écuyer, seigneur de Sainte-Catherine (Montbron).
Il épousa Jeanne de Lambertie, fille de François, écuyer, seigneur de Menet (Montbron), et de Jeanne de La Faye, et eurent pour enfants, au moins :
  1) Jeanne, qui épousa Pierre Marcillaud, sieur du Mas. (renseignements généalogiques : (*4) Frédéric Jammet-Labrousse).
François épousa peut-être en secondes noces Jeanne Devezeau, car on trouve : (*) le 9 juillet 1641, le décès de Jeanne Devezeau, femme de François Durousseau, écuyer, seigneur de Sainte-Catherine. Elle fut inhumée dans la chapelle (Notre-Dame de la Pitié ?), dans l'église de Montbron. Il décéda le 4 novembre 1658, et fut inhumé dans la chapelle de M. de Marendat.
Il eut peut-être, d'une des deux alliances :
  2) François, qui suit.

IV) du ROUSSEAU François, écuyer, seigneur de Sainte-Catherine et du Mas.
Il épousa Marie-Anne Jacquette de Roffignac, à Feuillade, le 23 février 1632. Elle était fille de Gaspard, et de Jeanne Seguin. Ils eurent au moins :
 

1) René, qui suit.
2) (*) François, qui fut baptisé le 27 novembre 1644. Il eut pour parrain François de Roffignat, et pour marraine demoiselle Anne de Feydeau.
3) (*) Catherine, baptisée le 2 août 1654. Elle eut pour parrain Jean de Lambertie, écuyer, sieur de Menet, et pour marraine Catherine de Devezeau. Ont signés : F et Louis Devezeau, Belleville, J Chevalier, Jacques de La Croix, Anne du Saud, Louis Regnauld.
4) (*) Jeanne. Elle décéda le 6 octobre 1651, au lieu noble du Mas, et fut enterrée dans la chapelle de l'église de Montbron.
5) (*) peut-être Jeanne. Elle fut baptisée le 14 novembre 1661, et était dite fille naturelle de ?, sieur du Mas, et de Jeanne Barbet. Elle eut pour parrain Jean Grand, et pour marraine Jeanne Poignet.


V) du ROUSSEAU René : Il naquit en 1643, (*) et fut baptisé le 27 novembre 1643 ( parrain : René du Rousseau, écuyer, sieur de la Grange, et marraine : Jeanne Bouchard d'Aubeterre. A signé : La Vue). Il épousa Marie Thenant, qui était veuve en 1686.
Il vendait le fief de Sainte-Catherine en 1663.
Le 20 octobre 1665, la seigneurie du Mas fut l'objet d'un échange entre Jean de Roffignac, seigneur de Belleville (Feuillade), et René du Rousseau, sieur du Mas et de la Brousse.
" Le sieur du Mas a en contre échange donné au sieur de Belleville, sa maison noble du Mas, sise dans la paroisse de Vouthon en Angoumois, avec ses dépendances et apendances, qui consistent en la maison et rentes dûes à cause d'ycelles et en la forge et moulin du Mas, et aux métairies, etc..., du vingtième jour du mois d'octobre 1665." Il devait ajouter 7500 livres à son bien pour que sa valeur fut en balance avec le riche fief de Belleville.
En dépit de la réalisation, ou non, de l'échange établi en 1665, Marie Thenant et les enfants et héritiers de René du Rousseau, continuèrent au Petit-Mas, et possédèrent toujours la jouissance de la seigneurie.

le Petit-Mas
logis du Petit-Mas (Vouthon)
vitrail de l'église de Vouthon
vitrail de l'église de Vouthon
vitrail de l'église de Vouthon
Ces trois vitraux se trouvent dans l'église de Vouthon.
- Sur celui de gauche, le blason des du ROUSSEAU associé avec celui de la famille BODARD de LA JACOPIÈRE.
- Sur celui de droite, il est posé sur le tout, sur un écartelé où l'on peut reconnaître celui de France au premier quartier, celui de LA ROCHEFOUCAULD au troisième quartier, et celui de LAMBERTIE au quatrième.
- Le vitrail du milieu nous montre un personnage à genou portant sur sa tunique les armes de la famille du ROUSSEAU.

(*) Branche du PONTY :
- DUROUSSEAU Daniel. Il épousa Isabeau de Pallotes, de la famille de Jean, juge de Vouthon.
Isabeau, étant veuve, décéda le 16 mai 1669, âgée d'environ 66 ans. Son fils, Jean, sieur du Ponty, signe sur l'acte d'inhumation.
Ils eurent pour enfants, au moins :
  1) Françoise, baptisée le 2 février 1637. Elle eut pour parrain Josué de Pallottes, fils de Jean, et pour marraine Françoise Lériget.
2) Jean, qui suit.

- DUROUSSEAU Jean, sieur du Ponty, baptisé le 25 septembre 1639. Il eut pour parrain Jean Durousseau, procureur fiscal, et pour marraine Anne Sauvo. Il épousa Anne Barraud, qui lui donna pour enfants :
  1) François, baptisé le 16 novembre 1668. Il eut pour parrain François Barraud, praticien, son grand-père, et pour marraine Isabeau de Pallottes, sa grand-mère. Jean Barraud, sieur des Granges, son oncle, était présent à cette cérémonie.
2) Marthe, née le 26 décembre 1669, et baptisée le 12 février 1670. Elle eut pour parrain Jean Durousseau, (branche du Gontier), procureur fiscal du comté, et pour marraine Marthe Barraud.

- DUROUSSEAU Jean, sieur du Ponty, veuf de Catherine Gillibert, épousa le 31 janvier 1749, Jeanne Gillibert, veuve de Jean Lériget.
Il eut de son premier mariage :
  1) Marie, dite demoiselle de "la Ville", qui épousa le 13 novembre 1752 Antoine de Beaufort, qualifié de maître (notaire) à Roussines, juge du Lindois,
Veuf, il se remaria le 9 juin 1773 avec Catherine Dayre.
2) Antoinette, dite demoiselle de "la Ville". Elle épousa le 27 août 1758, Laurent David, maître, fils de Léonard, maître, et de Françoise Monerie.
3) Anne, demoiselle de Manteresse, épousa le 28 septembre 1754 François Marchadier, de la paroisse de Saint-martial d'Angoulême, fils de Jean et de Marguerite Dubois.
Jean eut de son second mariage :
  4) Marguerite, demoiselle de Fleurignac, qui épousa le 5 février 1783, Samuel-François Dugallois, sieur de Dommartin, fils de François, et de N.

(*) Branche du GONTIER :
- DUROUSSEAU Jean. Il fut procureur fiscal du comté de Montbron.
Il épousa en 1600 Marthe Barraud. Ils furent l'un et l'autre parrain et marraine de Marthe Durousseau, fille de Jean, sieur du Ponty, et de Anne Barraud. Elle fut aussi marraine de Marthe Barraud, baptisée en 1648, fille de François et de Françoise Berthommé.
Ils eurent pour enfant, au moins :

- DUROUSSEAU Jean, baptisé en 1622. Il était dit "eschollier" lorsqu'il fut parrain au baptême de Marie Durousseau, le 21 mars 1670.
Il épousa Jane (alias Marguerite) Delavallade.
(* 1)Ils eurent pour enfants :
  1) Marguerite.
2) Marthe.
3) Jeanne.
4) Françoise.
5) Marie, née le 7 août 1667. Elle fut baptisée le 6 janvier 1670, avec sa soeur Madeleine. Elle eut pour parrain François Bouniton, maître apothicaire, et pour marraine demoiselle Françoise Gillibert, femme de M. de Saint-Georges.
6) Madeleine, née le 29 novembre 1669. Elle fut baptisée le 6 janvier 1670 avec sa soeur Marie. Elle eut pour parrain Jean Durousseau, sieur du Ponty, et pour marraine Marie Sauvo, de Vouthon.
7) Jean, qui suit.

- DUROUSSEAU Jean, baptisé le 6 janvier 1660. Il eut pour parrain Jean Delavallade et pour marraine Marguerite Durousseau, sa soeur. Il épousa le 18 février 1699 Elisabeth Pradignat du Claud. Il décéda en 1743.
(* 1) Ils eurent pour enfants :
  1) Rose.
2) Jeanne.
3) Joseph, décédé jeune.
4) et 5) des jumeaux
6) Marthe.
7) Jacques.
8) Pierre, qui suit.

- DUROUSSEAU Pierre. Il naquit en 1700 et décéda en 1765.
Il épousa Marie Jordain, fille de François, notaire royal, et de Marie Béchade).
Ils eurent pour enfants :
  1) Elie, qui suit.
2) une fille, décédée jeune.
3) Marguerite, qui épousa Gillibert Desvergnes.

- DUROUSSEAU Elie, né en 1746 et décédé en 1811. Il épousa Catherine Daguindeau.
De leur union naquirent :
  1) Catherine.
2) Marie-Madeleine.
3) Marie.
4) Jean, décédé.
5) Elie-Louis, né en 1775 et décédé en 1833.

Noms isolés de cette branche :
- DUROUSSEAU Marie, fille naturelle et non légitime de Jean Durousseau, sieur de Lésignan (?), et de Marthe de Latapye, demeurant chez M. de la Grange, père de Jean. Elle fut baptisée le 21 mars 1670, et eut pour parrain Jean Durousseau, eschollier, fils de Jean Durousseau "fiscal" de Montbron, et pour marraine Marie Berthomet, fille de Pierre, juge et assesseur du comté de Montbron.
- DUROUSSEAU Pierre, sieur du Gontier. Il épousa le 12 février 1732, Marie Jordain, à Montbron. Ils eurent au moins :
- DUROUSSEAU Elie. Il épousa le 23 décembre 1774, Catherine Daguindeau, fille de Louis, et de Marie Buisson.

(*2)Branche de LÉSIGNAC-DURAND :
IV) du ROUSSEAU René, sieur de la Grange. Il épousa (peut-être) le 14 mai 1629 Jeanne de Mannat (alias de Magnac, ou Magnat).
Ils prirent sans doute à bail, dans un premier temps, la gentilhommière du bourg de Lésignac.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Jeanne, décédée en 1652.

V) du ROUSSEAU Jean, né en 1654, dit sieur de Lésignac vers 1663. (Jacques FAURY)
Il se donna, de 1688 à 1690, le titre "d'écuyer du roi". Ce titre n'apparut plus dans les actes après 1690.
Il épousa en 1651 Marie de Couhé, fille de Pierre, sieur de la Goirandie (logis de la Goirandie - Massignac), et de Jeanne de Mascureau. (Jacques FAURY)
Il décéda en duel, en avril 1699 "de mort violente et subite sans avoir reçeu les sacrements".
Il avait assisté, peu de temps avant sa mort, au baptême de Robert d'Asnières, à la métairie de la Rédortière.
De son union avec Marie, naquit :
  1) Pierre, né et baptisé le 22 février 1680, "escuyer". Il eut pour parrain Pierre de Couhé, écuyer, sieur de la Goirandie et de la Touche (son aïeul), et pour marraine demoiselle Jeanne de Magnac, (son aïeule), dame de de La Grange de la Vue. (Ont signés au baptême, en plus des parrain et marraine : Jacques du ROUSSEAU de Ferrières, René de Couhé, Jacques de Couhé, et Roche, curé de Lésignac-Durand - (Jacques FAURY)
2) Martial, qui suit.

VI) du ROUSSEAU Martial.
Il épousa Marie Suzanne Pasquet (Pasquet de Romazières). Elle décéda avant lui.
Il décéda le 22 septembre 1755, dans sa 56ème année.
Ils avaient eu pour enfants, au moins :
  1) Jean, né en 1725 à Lézignac-Durand, sieur de Lezignac-Durand.
Il épousa en novembre 1766 à Angoulême, paroisse Saint-Martin, Julie de Logerie, alias l'Augerie, originaire de La Rochefoucauld, paroisse Saint-Cybard, (veuve, ou divorcée de Pierre de Lage, décédé), fille d'Alexis Alexandre et de N. Faïot (?).
(Antoine DORCIER)
L'évêque de Limoges, de passage en visite diocésaine vers 1763 (Nadaud), ne put que constater leur grande pauvreté, et promit d'appuyer leur demande d'exonération du vingtième.
Il décéda en 1767. Sa descendance, s'il en eut une, est inconnue.
2) Jacques, qui suit

VII) du ROUSSEAU Jacques, appelé à tort le chevalier Du Rousseau.
En 1789, il participa et signa le procès-verbal, le 17 mars, à Angoulême, pour l'assemblée des membres de la noblesse d'Angoumois.
Suspect, il fut incarcéré à Confolens de novembre 1793 à février 1795, à cause de son fils Antoine, émigré dans les hussards.
Il avait épousé à Verneuil, Léonarde, alias Eléonore Garnier du Poirier.
Il décéda en sa château de Lésignac-Durand, le 23 floréal an IV.
Il eurent pour enfants :
  1) Antoine. Il fut aussi appelé à tort le chevalier Du Rousseau.
Il fut fiancé avec une demoiselle Fougeron de La Pellussonie.
Il émigra en 1791, dans les Hussards, et comme tous ceux de son corps, reçut le titre purement honorifique de chevalier.
Il demeura rebelle alors que tant d'autres rentrèrent dans le rang.
Poursuivi sans relâche depuis novembre 1798 par l'administration de La Rochefoucauld, et ayant tenu sans doute des propos plus monarchiste que napoléonien, il fut assassiné en avril 1799. (Le docteur Gigon, le fait mourir en 1794).
Son décès pourrait être lié aux évênements de Rastatt, du 28 avril 1799.
2) Jeanne. Elle épousa Louis-Albert Péruzet, qui devint par ce mariage, le nouveau châtelain de Lésignac.
Ils n'eurent que des filles, dont une épousa N. Chazeaud, de La Rochefoucauld.
3, 4 et 5) Trois enfants décédés en bas-âge.

Noms isolés :
- du ROUSSEAU Anne, épouse de François-Xavier Gauvry, sieur de la Bruyère, demeurant à la Tour en Chazelles. Ils eurent une fille, Catherine. 
- du ROUSSEAU Anne, épouse de François Marchadier, sieur du Mas, demeurant à Biée en Souffrignac, juge-sénéchal de Marthon. 
- (*) "Aujourd'hui ( le 12 juin 1645), mourut et fut ensevelie dans notre grand cimetière, Léonarde (pas de nom), femme du jeune Monsieur de Sainte-Catherine, sans avoir reçu les sacrements, étant morte de mort subite."
- (*) inhumation le 25 septembre 1646, de M. Jean DUROUSSEAU, dans l'église de Montbron.
- (*) du ROUSSEAU Luc. Il fut parrain le 18 janvier 1650, au baptème de Charlotte Gillibert. La marraine était Charlotte Rampnoulx, femme de François du Rousseau, écuyer, sieur de Coulgens.
- (*) du ROUSSEAU Gabriel, écuyer, sieur de Sainte-Catherine. Il décéda à 20 ans, au bourg de Feuillade, et fut enterré dans la chapelle de l'église de Montbron.
- (*) DUROUSSEAU Jean, procureur fiscal. Il fut parrain, avec Françoise Lériget pour marraine, le 30 mars 1671, de Françoise Lériget, fille de maître Pierre, procureur du comté et de dame Ysabeau du Rousseau.
- (*) DUROUSSEAU de LAGRANGE Marie, fille de Laurent et de Marie Crépin de Saint-Romain. Elle était veuve de Joseph Fonchin, lorsqu'elle épousa le 16 août 1770, Jean-Antoine Coulon, de Soissons, fils de Jean-Michel et de N.
- (*) DUROUSSEAU Marie, fille de Nicolas et de Anne Guimbelot, épousa le 25 octobre 1774, Jacques Antoine Thibaud (de Saint-Florent), sieur de Leyrat, fils François Fleurant, et de Anne Sautereau. 
- (*) DUROUSSEAU Catherine, demoiselle de Montbron, fille de Pierre et de Marie Rigaillaud, épousa le 15 février 1779, François-Olivier Marzellé, sieur de Fleuré, fils de Louis-Olivier et de Rose Guionnet.
- (*) DUROUSSEAU DUPONTY Marie, fille de Pierre et de Marie Rigaillaud, épousa le 9 juin 1790, Laurent Vallantin, fils de Jean et d'Elisabeth Clément.

- F FILS DUMAS DELAGE (du côté d'Ecuras n°2)
- BEAUCHET-FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
- Etienne BARTH : Le canton de Barbezieux au temps passé.
- Nobiliaire de la Généralité de Limoges : Simon des COUSTURES
- Eric PERCY-MARINIER : Histoire et généalogie de la maison Regnauld de la Soudière.
- André LECLER : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne.
- Association Promotion Patrimoine : Châteaux, Manoirs et Logis de La Charente.
- Librairie Bruno SÉPULCHRE : Châteaux, Logis, et demeures anciennes de la Charente.
- Abbé MONDON : Notes historiques sur la baronnie de Marthon.
- Jacques FAURY : compléments généalogiques.
- (*) renseignements fournis par Madame Nathalie Béchade de Fonroche.
- (* 1) d'après Monsieur Jacques Durousseau-Dugontier.
- (*2) renseignements fournies par Monsieur Jacques Faury.
- (*3) précision généalogique envoyée par M. Jean-Luc ABJEAN
- (*4) Précision généalogique envoyée par M Frédéric Jammet-Labrousse.
- Antoine DORCIER : Précisions généalogiques.
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