d' ESCRAVAYAT

blason de la famille d'Escravayat
D'argent à cinq flammes de gueules, posées en sautoir.
Supports : Deux lions.
Devise : "Pro Deo et Virtute" (Lainé).

Famille noble originaire du Périgord, où d'après Lainé, elle a longtemps possédé la terre de la Barrière, située dans la paroisse de Busserolles, qui paraît être le lieu de son berceau.
Une des branches est venue s'établir en Poitou, au XVIIIème siècle.

- ESCRAVAYAT Renée, épousa vers 1640, Pierre Virouleau, écuyer, seigneur de la Rebière.

Branche de BELAT :
I) d'ESCRAVAYAT François, seigneur de Nanteuil, la Barrière (Busserolles), naquit aux environs de 1460.
Il épousa Jacquette de La Salle, et l'un et l'autre étaient décédés avant le 21 octobre 1531.
Ils eurent pour enfant, au moins :

II) d'ESCRAVAYAT Marc-Antoine, écuyer, seigneur de Nanteuil et de la Barrière.
Il épousa en premières noces Aimée (alias Anne ?) de Caillère, de laquelle il ne paraît pas avoir eu de descendance.
En secondes noces, il épousa le 2 octobre 1531, Françoise Castaing, fille de François, et de Jeanne Blanchon.
Ils furent présent l'un et l'autre au partage de leurs biens, fait le 3 juin 1560, entre leur enfants, qui furent :
  1) Henri, qui suit.
2) Jean, écuyer, seigneur des Mottes et du Verger, qui fera la branche de la Barrière.

III) d'ESCRAVAYAT Henri, écuyer, seigneur de la Barrière et de Belat.
Il partagea avec son frère, le 30 juin 1560, les biens de leurs père et mère. Il était alors homme d'armes de la compagnie d'ordonnance de M. de La Vauguyon.
Il épousa le 17 avril 1565, Catherine de Puyagut, fille de N., et d'Anne Nesmond, et soeur de François, seigneur de Puyagut, écuyer, qui lui constitua en dot une somme de 6000 livres.
Ils étaient dit décédés le 21 avril 1599, dans le partage de leur succession entre leurs enfants, qui étaient :
  1) Jean, qui suit.
2) Etienne, écuyer, dont la destinée est inconnue.
3) Guillaume, écuyer, seigneur de Nanteuil, qui fera la branche d'Esterses (Lesterie ?, commune de Saint-Maurice des Lions).
Il épousa le 9 septembre 1608, à La Rochefoucauld, Marie Lériget, fille de Jean, seigneur de la Mesnardière, et de Jacquette Delacombe. (Elle se remaria plus tard avec Salomon Thibault, écuyer, seigneur de Plas).
4) Françoise, qui épousa Michel Meraygnais, avocat au parlement de Bordeaux.

IV) d'ESCRAVAYAT Jean, écuyer, seigneur de Belat (Bellac - Roussines), et de la Barrière.
Il épousa par contrat du 3 mai 1596, Marguerite de Croiset, fille de Jean, écuyer, et de Françoise de Perry, seigneur et dame de Langlade et de Belat. Ce fut par cette alliance que la terre de Belat passa dans la famille d'ESCRAVAYAT, et qui en prit de ce fait le nom.
Il partagea le 21 avril 1599, avec Etienne et Guillaume, ses frères, les biens de leur père et mère, et ratifia ce partage le 25 janvier 1603.
Il fut nommé dans une permission de chasse, accordée par le Roi, le 28 décembre 1599, à la dame de Saint-Mégrin, comtesse de La Vauguyon.
Il décéda avant le Ier jour de 1638.
De son union avec Marguerite Coizet naquit :

V) d'ESCRAVAYAT Henri, écuyer, seigneur de Bellat et de la Barrière.
Le 13 novembre 1642, il passa une transaction, et obtint conjointement avec sa mère, et Jean d'ESCRAVAYAT, sieur de la Rivière, son cousin-germain, un arrêt de la cour des aides, par lequel ils furent reconnus nobles, maintenus dans les privilèges de la noblesse, et déchargés de la taxe à laquelle les habitants de Roussines les avaient imposés aux rôles de ladite paroisse.
Il épousa à Villars (Saint-Pardoux en Périgord), le Ier janvier 1638, Nicole d'Abzac, damoiselle de Saint-Pardoux, fille de feu Pierre, écuyer, seigneur et baron de Villars, Mezières, Saint-Pardoux,
Ils eurent pour enfant, au moins :

VI) d'ESCRAVAYAT Jean, écuyer, seigneur de Bellat et de la Barrière, et autres lieux.
Il fut baptisé le 13 novembre 1638, dans l'église paroissiale de Roussines.
Il obtint un arrêt du conseil d'Etat, le 6 septembre 1672, au sujet des privilèges de la noblesse.
Le 29 septembre 1660 (Londeix, notaire en Périgord), il épousa Catherine de Devezeau, fille de feu François, écuyer, seigneur de Rancogne, et d'Anne Dussault. (de Saules, selon Saint-Allais).
Lui et Alexandre d'ESCRAVAYAT, seigneur de Roussines, son cousin issu de germain, furent maintenus, par arrêt du conseil du 6 septembre 1672, dans leur noblesse d'extraction, sur titres qui la prouvaient depuis Marc Antoine d'ESCRAVAYAT, écuyer, seigneur de la Barrière, écuyer, seigneur de Nanteuil, leur trisaïeul, fils de François d'ESCRAVAYAT, écuyer, seigneur de la Barrière; ainsi que par jugement de M. de Bernage, intendant de Limoges, du 24 mai 1698.
Il fut nommé capitaine au régiment de Champagne, le 20 août 1688, et servit avec les autres gentilshommes du ban et arrière-ban de l'Angoumois.
Le 2 août 1702, il obtint de M le marquis de Villette, commandant à Rochefort, la permission de se retirer "à cause de son âge avancé", et ayant alors deux fils au service du Roi.
Le 8 juillet 1662, désigné comme chevalier, il était dit demeurant en son château de Pont Rouchaud (Roussines). (Jean-Paul Gaillard et Bruno Sépulchre).
De son union naquirent :
  1) François, qui suit.
2) Jean, écuyer, seigneur de la Barrière.
Il fut capitaine de grenadiers au régiment de Blésois et chevalier de Saint-Louis.
Il décéda, âgé de 60 ans, au château d'Ecossas, et fut enterré le 31 mars 1736, dans l'église de Saint-Jacques de Roussines.
3) Jacques, écuyer, seigneur de Magnanon.
Il fut capitaine de grenadiers au régiment d'Auxerrois, et chevalier de Saint-Louis.
Il décéda lui aussi au château d'Ecossas et fut enterré le 12 octobre, également dans l'église de Roussines.
4) Catherine.
5) Marguerite.
6) Marie, qui fut baptisée à Roussines, le 30 mars 1664. Elle épousa N. Pasquet, écuyer, seigneur de Saint-Mesmy.

VII) d'ESCRAVAYAT François, écuyer, seigneur de Belat.
Il naquit vers 1664.
Il épousa par contrat du 28 mars 1699 (Dupin, notaire à Chasseneuil), Marie Dauphin, fille de François, écuyer, seigneur de la Cadoue, et de Catherine Laurent. Son père dont il fut assisté, l'institua par ce contrat, son héritier universel. Cependant les conditions de cette institution étant trop onéreuses, François plaida contre son père et ses frères et soeurs, et par sentence de la sénéchaussée d'Angoumois, du 12 août 1701. Les parties furent alors remises dans l'état où elles étaient avant ce contrat.
En 1700, il était dit demeurant en son logis de Bellac (Roussines).
Il décéda, âgé de 70 ans et fut inhumé, le 30 octobre 1734, dans l'église de Roussines.
Il eut, entre autres enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Catherine.
3) Louis, dont la destinées est inconnue.

VIII) (*) d'ESCRAVAYAT Jean, écuyer, seigneur de Belat.
Il naquit le 10 mai 1704, à Roussines.
Il épousa par contrat du 18 juillet 1726 (Boulet, notaire en Angoumois), Françoise Corderoy, fille de Louis, sieur du Breuil, et de Jacquette Laurent.
Le 3 mai 1736, il fit tant en son nom qu'en celui de sa femme, une constitution de rente, au profit des dames de l'Union Chrétienne d'Angoulême.
Il fut inhumé à Pressac (Vienne), le 7 avril 1743, laissant, entre autres, pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Marguerite, qui habitait Angoulême, en 1817.
3) Madeleine.
4) Marguerite.

IX) d'ESCRAVAYAT Jean, chevalier, seigneur de Belat, et de Balzac.
Il naquit au château de Bellat, le 26 septembre 1733, et fut baptisé le lendemain dans l'église paroissiale de Roussines.
Il devint lieutenant de vaisseaux, chevalier de Saint-Louis.
Il épousa par contrat du 22 septembre 1767, Marie Eulalie Bonnaud, (née au Cap-François, île de Saint-Domingue), fille de feu Antoine, écuyer, capitaine de dragons, et de Marguerite-Anne-Catherine Béhotte.
Il fit construire une maison à Angoulême, dans la rue qui plus tard portera son nom.
Aux réunions de la noblesse d'Angoulême de 1789, il fut représenté par le comte de Tryon-Montalembert (José Délias).
En 1804, il fut nommé par Bonaparte, maire d'Angoulême, et le restera jusqu'en 1813.
Il eut 5 enfants, d'où entre autres :
  1) Armand-Jules-François-de-SALES d'ESCRAVAYAT de BELAT, né le 15 août 1773, au château de Belat. Il fut baptisé le même jour dans l'église de Roussines.
Il fit ses preuves (devant d'Hozier), pour être reçu page du Roi dans la Grande Ecurie, le 26 mars 1789.
Il était encore vivant en 1817.
2) Auguste-Frédéric d'ESCRAVAYAT de BELAT, né le 19 novembre 1775, baptisé le même jour.
Il fut aussi présenté comme son frère, aux pages en 1789, et était aussi encore vivant en 1817.

Branche de la BARRIÈRE :
III) d'ESCRAVAYAT Jean, seigneur des Mottes et du Verger (Busserolles).
Il partagea le 3 juin 1560, avec Henri, son frère aîné, les biens de ses père et mère. Ce partage fut fait de leur agrément et en leur présence.
Il épousa en premières noces Catherine Combault. Elle décéda le 27 mars 1604, au moment d'un accouchement.
Il épousa alors en secondes noces, le 17 mai 1605, Barbe de La Grelière, veuve de Guillemin Bigot, sieur du Châlard.
Il avait eu pour enfant, de son premier mariage :
  1) Jean, qui suit.
2) Françoise.
3) Marguerite.
4) Marguerite.
5) Michelle.

IV) d'ESCRAVAYAT Jean, seigneur du Verger et du Chaslard.
Il fut juge châtelain de Varaigne (d'après les notes de Chérin, page 73).
Il testa, à Bordeaux, le 23 mars 1647, demandant à être inhumé dans l'église de Busserolles, dans la sépulture de ses ancêtres.
Il épousa par contrat du 26 juillet 1609, Jeanne Bigot, fille de Guillemin, sieur de la Forge, du Châlard, et de Barbe de La Grelière. Son père lui fit don en faveur de son mariage, de la Métairie, située au village du Verger, paroisse de Busserolles.
Ils eurent au moins, pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) autre Jean, né en 1619, qui semble être décédé avant le 23 mars 1647, car il ne paraît pas dans le testament de son père.
3) Jeanne, qui épousa le 20 octobre 1745, Isaac d'Abzac, écuyer, seigneur de Tuffas.
4) Barbe, qui épousa par contrat du 10 décembre 1647, Jean Thibault, écuyer, seigneur de Plas, fils de Salomon, écuyer, seigneur du même lieu, et de Marie Lériget.
5) Renée.

V) d'ESCRAVAYAT Jean, écuyer, seigneur du Châlard et du Verger.
Il naquit le 21 novembre 1612 à Busserolles, et fut baptisé le 2 décembre suivant, dans l'église paroissiale de Saint-Martial de Busserolles. (élection de Périgueux, diocèse de Limoges)
Il épousa par contrat passé au château de Tuffas, paroisse de Rancôgne en Angoumois, le 5 septembre 1643, Marie d'Abzac, fille de Jacques, écuyer, seigneur de Fonladier et de Tuffas, et de Catherine de Poivre. (Elle était soeur d'Isaac, seigneur des mêmes terres, mari de Jeanne d'ESCRAVAYAT, soeur de Jean). Veuve, elle se remaria le 24 octobre 1655, avec Jean Bouchaud, écuyer, sieur des Roches.
Le 17 août 1645, il passa une transaction, tant en son nom qu'en celui de son père.
Il décéda en 1645.
Ils eurent pour enfants :


VI) d'ESCRAVAYAT Jean, écuyer, seigneur du Châlard et du Verger.
Il naquit le 10 août 1644, et fut baptisé le même jour dans l'église de Busserolles.
Jean d'ESCRAVAYAT, son aïeul, l'institua son héritier universel, le 23 mars 1647.
Il fut mis sous la tutelle d'Isaac d'Abzac, son oncle, malgré l'opposition de ses parents, et entre autres celle du 14 juin 1648, de Jean d'ESCRAVAYAT, écuyer, seigneur de Roussines.
Il fut nommé dans une ordonnance du juge de la châtellenie de Varaignes, rendue à la requête de Marie d'Abzac, sa mère, du 29 octobre 1650, qui portait sur le règlement de sa pension. Un arrêt du parlement de Bordeaux du 6 juin 1656, maintint Isaac d'Abzac dans la gestion de sa tutelle.
Le 20 mars 1675, il se pourvut devant le sénéchal de Périgueux, contre Isaac d'Abzac, son tuteur, et obtint une sentence qui le condamna à rendre compte de sa tutelle. Cette sentence dans Isaac avait interjeté appel, fut confirmée par arrêt du parlement de Bordeaux du 4 août 1676.
Il épousa par contrat du 14 août 1663, Marie de Fanlac, dame de Trévouille, fille de Elie, écuyer, seigneur de la Salle, et de Jeanne de La Ramière.
Il décéda avant le 11 octobre 1680, date du décès de Marie Fanlac, son épouse.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) Elie, qui suit.
2) Jean, dont la destinée est inconnue.
3) Pierre, dont le sort est également inconnu.
4) Jeanne.
5) Jeanne.
6) Anne.
7) Marguerite, qui devint religieuse à Exideuil.

VII) d'ESCRAVAYAT Elie, écuyer, seigneur du Châlard de Busserolles (Périgord), et du Verger.
Il naquit le 13 août 1664, et fut baptisé le 14 octobre suivant dans l'église paroissiale de Busserolles. Il eut pour marraine Marie d'Abzac, son aïeule.
Pendant trois ans, il servit dans la compagnie des cadets gentilshommes de la citadelle de Tournay en 1683-1685. (Certificat de monsieur de La Chapelière, capitaine commandant cette compagnie, du 10 novembre 1685).
Le 8 novembre 1688, il passa une obligation par laquelle il s'engagea à payer aux religieuses de Sainte-Claire d'Exideuil, une somme de 600 livres, le jour de la profession de foi de Marguerite, sa soeur, en qualité de religieuse de ce couvent.
Il passa un bail emphytéotique le 9 août 1698.
Les 28 avril 1698 et 19 janvier 1699, il obtint deux sentences de la châtellenie de Varaignes, contre les certificateurs (cautions) et les parents d'Isaac d'Abzac, tuteur de Jean d'ESCRAVAYAT, son père. Il passa encore deux transactions les 4 et 5 juin 1715, relatives au même sujet.
Il épousa en premières noces, le 14 février 1688 (Bernard, notaire à Busserolles), Léonarde de Trasleprat, fille de Jean, sieur de Copreux, et de Jeanne Calandreau.
Après le décès de sa première épouse, il épousa en secondes noces, par contrat du 28 juillet 1708, Marie de Lambertie, fille de Jean, écuyer, seigneur de Menet, et de Marguerite de La Faye.
Il eut pour enfant, au moins, de son premier mariage :

VIII) (*) d'ESCRAVAYAT Jean, écuyer, seigneur de la Barrière.
Il naquit le 23 septembre 1690, à Busserolles (Dordogne), et fut baptisé le 29 dans l'église Saint-Martial dudit lieu.
Conjointement avec sa femme Marie, et son père Elie, il fit une constitution de rente, le 30 mai 1736, au profit des Dames de l'Union Chrétienne d'Angoulême.
Il épousa le 8 août 1722, Marie Corderoy, fille de Louis, sieur du Breuil, et de Jacquette Laurent.
Il décéda le 15 janvier 1741, à Busserolles, et fut inhumé le 16 dans l'église de ce bourg.
De son union avec Marie naquirent :
  1) Elie, qui suit.
2) Jeanne, qui fit profession de foi aux Dames de l'Union Chrétienne d'Angoulême, le 7 juin 1749.

IX) d'ESCRAVAYAT Elie, chevalier, seigneur de la Barrière, et autres lieux.
Il naquit au lieu dit "chez le Jonc", à Busserolles, et fut baptisé le 11 juillet 1723 dans l'église paroissiale de Busserolles (Dordogne).
Le 18 février 1741, il obtint avec sa soeur des lettres de bénéfice d'âge.
Le 17 juin 1749, il assista à la profession de foi de Jeanne, sa soeur, en qualité de religieuse au couvent des Dames de l'Union Chrétienne d'Angoulême.
Il entra au service dans les gendarmes de la garde ordinaire du Roi, le Ier janvier 1744, fut nommé chevalier de Saint-Louis le 15 septembre 1770, porte-étendard en 1775, et fit avec honneur toutes les campagnes de guerre avec ce corps, jusqu'à la réforme du 15 décembre 1775.
Il épousa le 21 mars 1748, à Busseroles, Marguerite du Barry, fille de feu François, écuyer, seigneur de Labeytour, et de Marie Laurent.
Ils eurent pour enfants : (Renseignements généalogiques : Yves Adenis LAMARRE)
  1) Charles, qui suit.
2) Françoise Magdeleine, née le 16 mars 1752 à Busserolles.
Lors de son baptême, elle eut pour parrain Jean d'ESCRAVAYAT, écuyer, seigneur de Bellat, et pour marraine, dame Françoise du Barry de Saint-Martin.
Elle épousa le 14 mars 1774 à Busserolles, Jean Arondeau (né vers 1752), fils d'Anne de La Serre de Chareyroux. Il semble originaire de Chareyroux (commune de Busserolles). (Yves Adenis LAMARRE).
De cette union naquirent : Alexandre et Marguerite Adélaïde.
3) Marie, qui naquit le 28 août 1754, au bourg de Busserolles.
Elle eut pour parrain Jean Baptiste d'ESCRAVAYAT, enseigne de vaisseau du roi, et pour marraine, Marie Lain de Chataignier.
4) Charles, né le 24 juin 1755, au bourg de Busserolles.
Il eut pour parrain Charles der La Roupie, écuyer, seigneur de la Pouyade, et pour marraine, Madeleine d'ESCRAVAYAT.
Il devint gendarme de la garde.
5) Julie, née le 14 novembre 1755 au bourg de Busserolles.
Elle eut pour parrain Charles d'ESCRAVAYAT, son frère, et pour marraine, Julie Mollet de La Tournerie.
Elle épousa le 23 octobre 1775, à Busserolles, François de Mascureau de Sainte-Terre (né le 21 juillet 1749, à Benest).
De cette union naquirent : Louise Elisabeth et Marguerite Mélanie.
Elle divorça le 27 Ventôse An II (17 mars 1794).
6) Marguerite, qui naquit le 19 octobre 1757, au lieu dit Chez le Jonc, à Busserolles.
Elle eut pour parrain, Jean Baptiste, seigneur de Chabronac, et pour marraine, Marguerite Fayolle, dame de Lambertie.
7) Marguerite, née le 30 novembre 1759, au lieu dit chez le Jonc, à Busserolles.
Elle épousa le 24 août 1789 au château de la Barrière, à Busserolles, Antoine Basset.
8) Augustin, né le 27 avril 1760, au lieu dit chez le Jonc, à Busserolles.
Il eut pour parrain Augustin du Rousseau, écuyer, seigneur de Chamdoze ?, et pour marraine, Marguerite d'ESCRAVAYAT.
Il fut cadet gentilhomme, puis lieutenant au régiment Royal-Vaisseau.
Il décéda sans alliance.
9) Françoise, née le 30 septembre 1762, au lieu dit chez le Jonc, à Busserolles.
Elle eut pour parrain Louis Gabriel d'ESCRAVAYAT, et pour marraine, Françoise d'ECRAVAYAT, frère et soeur

X) d'ESCRAVAYAT de La BARRIERE Charles, né le 5 janvier 1750 à Busserolles, chevalier, appelé le marquis de la Barrière, seigneur de la Barrière et autres lieux.
Lors de son baptême, il eut pour parrain Charles du Barry, écuyer, seigneur de la Grange Nesmond, et pour marraine, dame Jeanne d'ESCRAVAYAT, religieuse aux dames de l'union chrétienne d'Angoulême, qui se fit représentée.
Il servit d'abord aux gendarmes de la garde du Roi en 1755, puis il fut nommé capitaine de cavalerie en 1779, et chevalier de Saint-Louis en 1787.
Il obtint en septembre 1782, un certificat de 8 gentilshommes, attestant qu'il était d'extraction noble remontant à plus de deux siècles, qu'il avait pour frère un officier au régiment de Royal-Vaisseau et 4 soeurs.
Il émigra en 1791, et fit toutes les campagnes à l'armée des Princes, comme volontaire dans la deuxième compagnie de Poitou-Infanterie. Au retour du roi en 1814, il obtint sa retraite avec le brevet de colonel de cavalerie.
Il épousa le 24 septembre 1784, Elisabeth-Thérèse La Flèche de Grand-Pré, fille de Victor-Pantaléon, capitaine de cavalerie, et de Françoise-Elisabeth Bivet.
Ils eurent pour enfant :

XI) d'ESCRAVAYAT de La BARRIERE Elie-François-Charles-Victor, marquis de la Barrière.
Il naquit le 10 novembre 1785 (Saint-Eustache - Paris), et fut baptisé le 12 dans l'église de Saint-Eustache.
Il fit ses preuves de noblesse en janvier 1789, pour entrer aux écoles militaires. Il obtint le 24 janvier son certificat de M. Chérin, généalogiste des ordres de Sa Majesté.
Il devint capitaine de cavalerie et chevalier de la Légion d'Honneur.
Il décéda à Vivonne, le 23 avril 1857.
Il avait épousé, le 10 juin 1822, Marie-Esther Chocquin de Sarzec, fille d'Alexandre-Pierre, et de Marie-Anne-Esther Aubineau d'Insay.
Ils eurent pour enfants :
  (*) 1) Marie-Thérèse-Elisabeth, née à Poitiers le 28 février 1823.
Elle épousa le 5 août 1846, à Vivonne, Pierre Louis Auguste Ferdinand Guillet de Saint-Vincent, avocat à la cour royale de Limoges, (né à Poitiers le 17 août 1821), fils de Augustin Jules, conseiller à la cour royale de Limoges, et de feue Léonie Marie Louise Durant de La Pastellière.
Elle décéda le 8 octobre 1886.
Ses enfants relèveront plus tard le nom d'ESCRAVAYAT de La BARRIERE, par décret du 12 mars 1878.
(*) 2) Marie-Françoise-Caroline, née à Vivonne le 16 septembre 1824.
Elle épousa le même jour que sa soeur, soit le 5 août 1846, Marie Charles Alexis Degennes, (né à Poitiers le 3 novembre 1819), fils de Charles et de Anne Amélie Parent de Curzon.
3) Marguerite-Victorine, née le 17 mai 1827. Elle décéda le 19 octobre 1828.
4) Marie-Armande-Hermine, née le 28 avril 1829. Elle décéda le 30.
5) Augustine-Marguerite, née le 4 mars 1831. Elle décéda à 18 ans.

Personnage non identifié, mais sans doute de cette branche :
- d'ESCRAVAYAT Etienne, sieur de Nantel, demeurant audit lieu, paroisse de Busserolles.
Il reconnut la somme de 150 Livres, pour l'achat d'une jument de poil gris, et Pierre Delavaut, sergent royal, seigneur de l'hostellerie où pend pour enseigne le cheval blanc, de la ville de Montmorillon, envers Maître Pierre du Monthel, procureur ès cours royales de Montmorillon, et y demeurant. (F. Grandchief, notaire à Montmorillon - 4E 20-8)
(Document des Archives Départementales de la Vienne, à Poitiers, communiqué par M. Patrick CUZOL)

Branche d'ESTERSES :
IV) d'ESCRAVAYAT Guillaume, écuyer, seigneur de Nanteuil.
Il fit le 25 avril 1599, avec Jean et Etienne d'ESCRAVAYAT, ses frères, le partage des biens de leurs père et mère, qu'il ratifia le 25 juin 1603
Par contrat du 9 septembre 1608, il épousa Marie Lériget, fille de Jean, écuyer, sieur de la Ménardière et de la Rocheberlier; et de Jacquette de La Combe.
Il fit son testament le 10 novembre 1615, par lequel il demanda à être inhumé au tombeau de ses père et mère, dans l'église de Busserole.
De son union avec Marie Lériget, naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) René, dont la destinée est inconnue.

V) d'ESCRAVAYAT Jean, écuyer, seigneur de Roussines, Ecossas, la Rivière et autres lieux.
Il fut gentilhomme servant du Roi, suivant ses provisions du 21 janvier 1645.
Le 10 novembre 1615, il fut institué héritier universel de son père.
Il obtint conjointement avec Henri d'ESCRAVAYAT, seigneur de Belat, son cousin germain, un arrêt de la cour des aides, le 8 mai 1645, par lequel ils furent reconnus nobles maintenus dans les privilèges de la noblesse et déchargés de la taxe à laquelle les habitants de Roussines les avaient imposés.
Le 14 juin 1648, il protesta contre la nomination d'Isaac d'Abzac, seigneur de Tuffas, à la charge de tuteur des enfants mineurs de Jean d'ESCRAVAYAT, sieur du Verger, et de Marie d'Abzac, comme étant ledit seigneur de Tuffas, insolvable.
Il eut en qualité de haut justicier de Roussines, un procès avec Henri d'ESCRAVAYAT, son cousin, au sujet des honneurs dans l'église dudit lieu, et par sentence du sénéchal d'Angoulême, du 7 janvier 1659, ce dernier fut condamné à ôter ses armes du choeur de ladite église. Il lui fut seulement permis de les placer au dessous de celles dudit Jean dans la chapelle du rosaire.
Il décéda le 8 juillet 1669, âgé de 57 ans.
Il avait épousé le 9 février 1649, Françoise de Bruet, fille de Marc Antoine, écuyer, seigneur de la Garde et de femme-Morte; et de Françoise de La Rivière, et en eut pour enfant :

VI) d'ESCRAVAYAT Alexandre, chevalier, seigneur de Châteaufort, de Roussines et autres places.
Il épousa par contrat du 5 août 1672, (dans lequel il prit la qualité de haut et puissant messire, chevalier), Jeanne du Pont, fille de Christophe, écuyer, seigneur de la Garde, et d'Elisabeth Ringuet.
Par arrêt du conseil d'état du 6 septembre 1672, et par jugement de M. de Bernage, intendant de la généralité de Limoges, du 24 mai 1698, il fut maintenu dans sa noblesse, conjointement avec Jean d'ESCRAVAYAT, seigneur de Belat, son cousin issu de germain.
De son union avec Jeanne du Pont, naquit :

VII) d'ESCRAVAYAT Louis Alexandre, écuyer, seigneur de Roussines, et de Châteaufort.
Il naquit le 19 avril 1673, et fut baptisé le 21 dans l'église paroissiale de Roussines.
Il épousa par contrat du 15 juillet 1704, Marie Dauphin, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Plinbosc, et de Marthe de Toures (alias Touves).
De cette union naquirent :
  1) Jean Joseph, qui suit.
2) Jean, écuyer, seigneur d'Esterses, qui fut capitaine au régiment de Montmorency, chevalier de Saint-Louis.

VIII) d'ESCRAVAYAT Jean Joseph, écuyer, seigneur de Roussines, né le 14 octobre 1707.
Il fut baptisé le 18 dans l'église paroissiale de Roussines.
Il épousa par contrat du 9 juin 1728, Madeleine Dauphin, fille de François, chevalier, seigneur de Goursat, la Cadoue et autres lieux; et d'Anne de Saint-Fief de Goursat.
De ce mariage vint :

IX) d'ESCRAVAYAT Jean, écuyer, seigneur d'Esterses, qui fut baptisé le 9 mai 1734 dans l'église paroissiale de Notre-Dame de Mazerolle.
Il épousa par contrat du 12 février 1757, Anne Julie du Chazeau, fille de Gabriel, écuyer, seigneur de la Sorte, et d'Anne Julie Le Roi de La Sorte.
Ils eurent pour enfant :

X) d'ESCRAVAYAT Odet, écuyer, né le 22 mai 1759, et baptisé le 24 dans l'église paroissiale de Saint-Cybard d'Agras, au diocèse de Périgueux.
le 26 mai 1788, il fit ses preuves de noblesse devant d'Hozier.

- BEAUCHET-FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
- M. de SAINT-ALLAIS : Nobiliaire universel de France.
- Jacques DUMONT : article sur Bellat, dans Association Promotion Patrimoine : Châteaux, manoirs et logis de la Charente.
- (*) Données généalogiques envoyées par M. Thierry PINGAULT
- Renseignements généalogiques sur Elie d'ESCRAVAYAT et ses enfants, par Yves Adenis LAMARRE
- Patrick CUZOL : Document des Archives Départementales de la Vienne, à Poitiers. Série 4E 20-8.
retour vers le menu des mise à jourretour vers le sommaire