Famille qui doit son ascension jusqu'à la noblesse, par le commerce et les charges publiques.
Ils possédèrent un grand nombre de fiefs dans les environs de Châteauneuf et de Cognac.
Ils furent possesseurs à un moment donné de Barqueville (Châteauneuf), Blanchefleur (Mosnac), Beaufort, alias le Marquisat (Châteauneuf), Boisragon (Châteauneuf), Boisrambaud (Bonneuil), Chassors (Châteauneuf), Chez Delaisse (Châteauneuf), Cher Liot-Roy (Angeac-Charente), la Côte (Sireuil), la Descenderie (Mosnac), Fondenis ( Châteauneuf), la Font (Mérignac), Fontaury (Châteauneuf), Fontfroide (Saint-Estèphe), Frégeneuil (Châteauneuf), Le Gré (Châteauneuf), Hauteroche (Châteauneuf), Lasdoux (Angeac-Charente), Lesmerie (Eraville), Maumont (Châteauneuf), La Ménarderie (Saint-Estèphe, ou Châteauneuf), Monville (Saint-Médard de Barbezieux), Mosnac, les Mullons (Saint-Brice), Pondeville (Saint-Estèphe), la Rambauderie (Malaville), Richemont (Malaville), la Rivière (Malaville), le Rosier (Birac), Saint-Martin (Cognac), Ségeville (Saint-Preuil), le Tillet (Nercillac), Veillard, les Vignes.
Ils étaient encore propriétaires de l'hôtel dit de Ségeville (Cognac), qui actuellement abrite l'école Sainte-Colette.

- Jean.
On trouve mention de ce Jean FÉ dans une reconnaissance de tenanciers, du 28 janvier 1552, faite à Jean du Tillet, greffier du Parlement de Paris, pour une maison près de l'Aumônerie de Châteauneuf, tenant par devant à la rue publique de la halle à l'église, par derrière au Marché-Vieux, d'autre à la maison dudit Jean FÉ, et d'autre à celle de Michel Jarland, cordonnier.
Il fut vraisemblablement le père de :

I) Pierre, marchand, de Châteauneuf.
Il figura comme témoin dans une déclaration de tenanciers du 11 août 1594, à Pierre de Girard, sieur de la Tour-Blanche en Moulidars.
Le 13 octobre, il était encore mentionné dans un jugement qui, sur instance et poursuite en saisie faite par Emery de La croix, écuyer, sieur de Lage et de Mainzac (canton de Montbron), et de demoiselle Esther Gorron, sa femme, prononça qu'il devra être payé à "sire Pierre FÉ, marchand de Châteauneuf", comme fermier de la seigneurie de Maumont, en Châteauneuf, les arrérages à lui dus sur le moulin de Pelisse (Châteauneuf), en dépendant.
Le 30 septembre 1601, il délivra quittance des arrérages des années 1595 à 1598 aux fermiers judiciaires des biens de Jean de Villars et Esther Gorron.
Il eut pour fils :
  1) Pierre, qui fera la branche de la Descenderie, qui suit.
2) Jean, qui fera la branche de Fondenis, Boisragon, et Maumont.

Branche de la DESCENDERIE :
II) Pierre, sieur de Hauteroche (Châteauneuf), marchand de Châteauneuf.
Il avait acquis ce fief de la famille Bénureau, d'Eraville
Le 29 janvier 1620, il acheta d'Antoine Gandillaud, écuyer, sieur des Vignes, (époux de Anne Lambert des Andreaux), les terres de la Descenderie et le moulin des Chaigneaux ou de Blanchefleur en Mosnac, avec les fiefs des Vignes et du Gré en Châteauneuf, pour 16500 £.
Il fit une déclaration le 18 juin 1634, au commissaire des francs-fiefs de l'élection de Niort, où il dit que ladite maison noble était du domaine du Roi, et qu'il la tenait en arrière-fief des héritiers de Jacques Le Musnier, au devoir d'une paire de gants blancs à muance de seigneur et de vassal.
Il avait épousé Marie Ranson. Ensemble, ils testèrent le 8 novembre 1650.
Pierre décéda avant le 22 novembre 1652.
Ils eurent pour enfants :
  1) Pierre, qui suit :
2) Marguerite, qui épousa Henri Rambaud, marchand à Châteauneuf.
3) Jean, sieur des Vignes et du Gré.
Il devint conseiller du Roi, président en l'élection de Saint-Jean d'Angély.
Par acte du 2 avril 1654, il vendit à Henri Rambaud, son beau-frère, pour 4250 livres, les fiefs des Vignes et du Gré.
Il épousa Clémence Bougauld, le 11 février 1630.
De cette union naquit au moins :
  a) Anne, qui épousa en premières noces Pierre de Roquefeuille, maréchal des camps et armées du Roi, et en secondes noces, en 1678, Arnaud Meschin, écuyer, seigneur de Trézence.
4) Philippe, qui fera le rameau de Hauteroche.

III) Pierre, dit Lesmerie (d'un village d'Eraville), sieur de la Côte (en Sireuil, probablement).
Il épousa après contrat du 18 septembre 1622, Claude Corliet, fille de Jean Corliet, sieur du Maine-Michaud en Saint-Simeux, et de Perrine Boutaud.
Il hérita de la Descenderie et acquit en outre, le 30 janvier 1646, de Marie Renaudot, veuve de François Faugeron, en son vivant sieur de Blanchefleur (Mosnac), ledit lieu de Blanchefleur et dépendances. (François Faugeron avait eut lui-même ce lieu de Blanchefleur, par décret du Ier mars 1609, sur les héritiers de feu Thomas Augeard, écuyer, de son vivant seigneur de Mosnac).
Il était dit demeurant à Blanchefleur le 5 mai 1655 (J. Fèvre, notaire royal à Châteauneuf).
Il décéda en septembre 1671, et sa femme en 1679.
De son union avec Claude Corliet, naquirent ::
  1) Pierre, qui suit.
2) Marie, qui épousa le 5 septembre 1649 Louis Rullier, sieur de Boisnoir, élu en l'élection d'Angoulême, dont 3 fils et une fille.
3) Catherine, qui épousa le 25 juillet 1650 Jacques Foucques, sieur de Mondenis, procureur au siège royal de Cognac, fils de Pierre, marchand, et de Jeanne Bertrand. Ils n'eurent pas d'enfants.
4) Marguerite, qui épousa le 12 août 1647 Philippe Dexmier, sieur de Saint-Surin, près de Châteauneuf, d'où postérité.
Ils habitèrent un temps au logis de la Beuve (Châteauneuf sur Charente). (Jean-Paul GAILLARD)
5) Louise, qui épousa le 15 janvier 1663, Jean Dexmier, sieur de Monconseil, lieutenant particulier en l'élection de Cognac.

IV) Pierre, dit Lesmerie, sieur de la Descenderie.
Il fut conseiller du roi, premier élu en l'élection de Cognac. Il vendit cette dernière charge le19 octobre 1656 à Antoine Joubert, sieur des Gilberts, y demeurant, paroisse de Birac (acte reçu par J. Fèvre, notaire royal à Châteauneuf).
Le 6 avril 1696, avec François Piet, sieur de la Bergerie, ils firent faire l'inventaire de Pondeville (Roullet Saint-Estèphe). (Bruno SÉPULCHRE et Jean-Paul GAILLARD)
Il épousa le 25 mai 1648 Marguerite Dexmier, fille de Jean Dexmier, sieur de la Motte en Mosnac, et d'Anne Leclerc, de Châteauneuf.
Il décéda le 13 septembre 1702, et sa femme le 13 avril 1689. Elle fut enterrée, suivant son testament du 30 avril 1685, dans l'église de Châteauneuf, chapelle de Saint-Jacques, dans le tombeau de ses pères et mères.
De leur union étaient nés :
  1) Marie, qui eut en partage la Descenderie, qu'elle porta en mariage le 11 février 1679 à François Piet, sieur de la Bergerie (Angeac-Charente), avocat en Parlement, fils d'Hélie, marchand de Châteauneuf, et de Jeanne de Poutignac.
Elle décéda le 26 octobre 1690, et son mari le 25 mai 1734. Ils furent inhumés l'un et l'autre dans la chapelle de Notre-Dame de la Porte, en l'église de Châteauneuf, après avoir eu 5 enfants.
2) Pierre, décédé sans postérité entre 1679 et 1685.
3) Jean, qui suit.

V) Jean, sieur de Pondeville en Saint-Estèphe.
Il épousa Marie Lambert, dame des Andreaux (Saint-Estèphe).
Il décéda le 18 janvier 1695, et sa veuve se remaria avec Pierre Faligon, écuyer, seigneur des Gagniers (Mouthiers), capitaine au régiment de Condé.
Du mariage de Jean et de Marie, naquirent :
 

1) Marie, qui épousa Jean Chambord, sieur de la Jaubertie. Elle était dite vivante en 1716.
2) Jean, qui fut lieutenant d'infanterie. Il décéda jeune sans postérité entre 1705 et 1710.
3) Joseph, sieur de Pondeville.
Il épousa Marguerite Joubert, fille de François, écuyer, seigneur de Birac.
Il décéda sans enfants vers 1705, et sa veuve se remaria avec Jean de Julien, écuyer, seigneur de la Gagnarderie.


Rameau de HAUTEROCHE :
III) FÉ Philippe, sieur de Hauteroche, qui épousa le 24 août 1636 Françoise Lurat.
Il était décédé à la date du 5 mai 1655, date où sa veuve fit son testament, reçu J. Fèvre, notaire à Châteauneuf, et ordonna sa sépulture dans l'église, près de Pierre FÉ, sieur de la Descenderie, son beau-père.
Elle lui donna pour enfants :
  1) Pierre, baptisé le 22 janvier 1643 (Registre de Saint-Martial d'Angoulême).
2) Jean.
3) Denis, qui suit.

IV) Denis, sieur de Hauteroche, procureur du roi en la prévôté de Châteauneuf en 1674, 1688, et 1705.
Il épousa Gabrielle Levêquot, et eurent pour enfants :
  1) Marguerite.
2) Gabrielle, alias Jeanne, qui épousa Maurice Griffon, écuyer, sieur de la Richardière (Bazagier, notaire à Châteauneuf). Elle était veuve à la date du 5 avril 1709.
3) Philippe, qui suit.

V) Philippe, sieur de Hauteroche, conseiller du Roi et son procureur à Châteauneuf.
Il épousa en premières noces Jeanne Chollet, et eurent pour enfants :
  1) Louise, qui épousa après contrat du 3 juin 1736, Maurice Piet, marchand, fils de feu François (dit le jeune), sieur de la Bergerie (Angeac-Charente), et de Antoinette Mesnard. (Ferrand l'aîné, notaire à Châteauneuf).
2) Marie, baptisée à Saint-Simon le Ier novembre 1705. Elle eut pour marraine Marie (Etat civil de Saint-Simon). Elle était dite de Juac (Saint-Simon).
3) Jeanne, qui épousa Pierre Piet, sieur du Ranclaud, d'Angeac-Charente. Elle décéda âgée de 73 ans, le 10 septembre 1780, et son mari également âgé de 73 ans, le 25 octobre 1782.
Philippe épousa en secondes noces, avant 1728, Marguerite Desbordes, veuve de Jean Villatte, sieur de Chassors en Châteauneuf.

Branche de FONDENIS, BOISRAGON, et MAUMONT :
Ce lieu de Boisragon s'appelait auparavant Chez Ragon, ou les Ragons.
II) Jean, dit le jeune, marchand de Châteauneuf.
Il eut pour fils :

III) Jean.
Il fut conseiller du Roi, élu en l'élection d'Angoulême, y demeurant (27 avril 1631).
Il épousa Jeanne Rambaud, et en eut pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Philippe, qui fera la branche de Ségeville, en Saint-Preuil.

IV) Jean, sieur de Fondenis en Châteauneuf, dont il avait acquit ce fief de la famille Gandillaud.
Il fut conseiller du Roi, élu en l'élection d'Angoulême.
Par contrat du 20 juillet 1688, reçu Roux, notaire royal héréditaire, il acheta pour 3149 livres, de messire André Gélinard, chevalier, abbé de Malaville et y demeurant, la métairie noble de la Rivière, en ladite paroisse, avec quelques agriers en Eraville, pour et au nom de son fils Jean, sieur de Boisragon, avocat en Parlement, demeurant aussi à Angoulême. Il était dit que cette terre était tenue du seigneur de Malaville à hommage lige et au devoir d'une paire de gants blancs à muance de seigneur et de vassal.
Il épousa Marguerite Chantecaille. Ils firent leur testament commun, reçu Petit, notaire royal, le 19 juin 1671.
Marguerite décéda la première. Jean fit alors un autre testament le 9 janvier 1694, où il laissa à son fils Jean tout ce qu'il s'était réservé dans le premier testament, sauf ce qu'il donnait à Jean, sieur de Fondenis et à Catherine, ses deux petits-enfants (reçu A. Roux, notaire royal héréditaire).
De son mariage naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) Anne (?), qui fut baptisée le 7 août 1646, en l'église Saint-André d'Angoulême.
Elle épousa le 18 janvier 1672, Hélie des Ruaux, écuyer, sieur de Moussac (Registres de Saint-André d'Angoulême).

V) de BOISRAGON Jean, écuyer, sieur de Boisragon.
Il fut maire d'Angoulême en 1690, 1691 et 1692, et acquit la noblesse attachée à cette charge.
blason de la famille Fé de Boisragon
variante du blason de la famille Fé de Boisragon
De gueules à une croix d'argent cantonnée en chef de deux molettes à 5 pointes de même.
(d'HOZIER : Armorial général de France)
D'azur à une croix d'argent cantonnée en chef de deux étoiles d'or.
(d'HOZIER : Armorial général de France)
Il avait acquit le domaine de Boisragon (Châteauneuf sur Charente), et fit ensuite construite l'hôtel de Boisragon. Il y demeurait en 1694.
Il acheta par contrat du 27 janvier 1701, reçu Poirier, notaire royal héréditaire, la maison noble de Barqueville en Châteauneuf, avec ses dépendances, de François Guillaumeau, écuyer, sieur de Flaville, et de Suzanne Henriette Morinaud, son épouse. Il eut le tout pour la somme de 5000 livres payables à divers créanciers.
Le 28 mai 1701, il acheta de Jean Guillot, sieur de la Puisade, seigneur du fief de Gademoulins, et de François Louis, Catherine, Marie et Marguerite Guillot, son frère et ses soeurs, le fief de Gademoulins en Châteauneuf, autrement appelé de la Vouture. Le logis noble de Gademoulins resta dans la famille Guillot. (Jean-Paul GAILLARD)
Il acquit encore le domaine de la Rambauderie, situé sur la paroisse de Malaville et paroisses voisines, ainsi que de nombreux autres droits seigneuriaux en Châteauneuf et aux environs. Par exemple, le 12 août 1718, (reçu Bazagier l'aîné, notaire royal à Châteauneuf), le fief et seigneurie du Rosier, étendu sur les paroisses de Châteauneuf, Birac et Saint-Estèphe, de François Desbordes, écuyer, sieur de Gensac. Il déclara le tenir du Roi à cause de son château de Châteauneuf, à hommage de dix sols à muance de seigneur et de vassal.
Le 16 mars 1721, il acheta encore de Marc Gélinard de Malaville, comte de Varaize, pour 1200 livres, le bois de la Rivière, d'une contenance de 18 à 20 journaux, situé paroisse de Malaville, relevant de la seigneurie de Roumilhac en Malaville, au devoir d'une paire de gants blancs estimés 5 sols (contrat reçu Rullier, notaire royal à Châteauneuf).
Il épousa le 29 mai 1686, dans l'église Saint-André d'Angoulême, par contrat reçu le 27 par Filhon, notaire royal en cette ville, Madeleine de Lestoile, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Croix (en Nonac), juge sénéchal de Blanzac, et de Andrée Dubois. Madeleine fut dotée de 17000 livres.
Ils testèrent ensemble le 19 novembre 1722. Il décéda à Boisragon peu après, et sa veuve fit dresser le décembre suivant, un inventaire où il était dit que le seigneur de Boisragon était décédé depuis 15 jours. Elle révoqua par acte du 30 janvier 1723, reçu Houlier, notaire royal, le testament commun, afin d'avantager le sieur de Fondenis, son fils aîné. Par un autre acte du 26 mars suivant, reçu Mancié et Audouin, notaires royaux à Angoulême, elle lui donna tous ses biens meubles et acquêts immeubles moyennant une pension annuelle de 400 livres.
Le 29 novembre 1724, un partage définitif eut lieu, qui attribua à chaque cohéritier la part à lui dévolue. Elle se retira alors à Angoulême près de son fils aîné qui était lieutenant particulier au présidial, et y décéda le 2 avril 1747.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jean Louis, qui suit.
2) Elie, sieur de la Rambauderie. Il décéda sans postérité, en 1726.
Dans le partage de ses parents, il eut 17000 livres pour renoncer au domaine dont il portait le nom, plus quelques rentes sur les moulins de Châteauneuf et autres.
3) Pierre, sieur de Barqueville, lieutenant au régiment de Gensac.
Il épousa Catherine Jeudy, fille de N., et de Anne Bertin.
Il était encore vivant le 30 avril 1738, mais était décédé avant 1744, laissant des enfants mineurs, dont deux seuls sont connus :
  a) Jean Louis, sieur de la Rambauderie, qui épousa Jeanne Roux.
Il décéda le 27 avril 1813, âgé de 83 ans. (Etat Civil de Châteauneuf), ayant eu pour enfant :
  a1) Madeleine, qui épousa le 2 juillet 1793, à Châteauneuf sur Charente, François Piet, d'où descendance. (Murielle MESTREAU)
b) Catherine, qui épousa Jacques Tabuteau de Birac.
Elle décéda à Hauteroche le 20 mai 1812, âgée de 74 ans (Etat Civil de Châteauneuf).
c) peut-être N., qui épousa M. Mesneau de Puyforaud, procureur du Roi, à Châteauneuf.
4) Elie François, sieur de Veillard, qui fera la branche de Barqueville.
5) Andrée, qui épousa en premières noces par contrat du 29 février 1720, reçu Audouin, notaire royal à Angoulême, François de Livron, écuyer, seigneur de Puyvidal en Saint-Constant, fils de feu Jacques, écuyer, seigneur dudit lieu, et de Marie de Mainvielle. (François de Livron fut tué le 11 mai 1723, "au fusil", sur les bords du Bandiat, après avoir injurié et voulu chasser des pêcheurs de grenouilles. (Jacky MERLE)
Ils eurent un fils unique, Jean.
Elle épousa ensuite en secondes noces, Guillaume de Guitard, chevalier, seigneur de Beaumont, en Saint-Constant.
6) Catherine, qui épousa par contrat du 17 avril 1714, reçu Bazagier, notaire royal héréditaire à Châteauneuf, Anne Dubois, chevalier, seigneur de Bretauville, paroisse de Neulles en Saintonge (canton d'Archiac), fils de Daniel, chevalier, seigneur de Châteaulin en Léoville (canton de Jonzac), et de Anne de Polignac. Le futur fut institué héritier universel de ses parents, et Catherine fut dotée de 15000 livres, moyennant qu'elle renonça à la succession de ses parents en faveur de son frère aîné, Jean Louis.
7) Madeleine, qui épousa Hélie de Saint-Hermine, chevalier, seigneur de la Barrière en Mosnac, fils de César, chevalier, seigneur de Saint-Laurent, la Barrière, etc.; et de Marie Legrand. Elle devint veuve le 3 mai 1758, avec plusieurs enfants.
8) Thérèse. Elle était dite fille majeure le 11 avril 1730, et demeurant chez les dames religieuses de la Visitation à La Rochefoucauld.
Elle y décéda en 1743.

VI) de BOISRAGON Jean Louis, seigneur de Fondenis, Mosnac, Fontfroide, la Ménarderie, Barqueville, et de plusieurs autres fiefs dans Châteauneuf et environs.
Il fut conseiller du roi et son lieutenant particulier du présidial d'Angoulême.
Un peu plus tard, il déclara tenir noblement, à titre de fief, sous l'hommage de 5 sols à mouvance de seigneur et de vassal, sa maison de Boisragon, une tour à chaque coin, servant de colombier, et cour au devant du dit logis.
C'est par une transaction avec la dame Marquise de Courcillon, engagiste de la terre de Châteauneuf, le 16 août 1728, devant Déroulède et Devige, notaires royaux à Lavalette, que fut reconnu l'anoblissement de la terre de Boisragon.
Le 25 janvier 1733, il passa un marché avec Jacques Fauveau et François Baumard, maîtres tailleurs de pierre à Bassac, pour effectuer des travaux à Boisragon. (Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD)
Jean Louis avait en sa possession le logis de la Madeleine (Angoulême). Il le vendit le 31 juillet 1734 à Pierre Birot, sieur de Brouzède, chanoine de la cathédrale d'Angoulême. (Jean-Paul GAILLARD)
Le 17 mai 1735, Jean Louis acheta le lieu de Beaufort, alias le Marquisat (Châteauneuf sur Charente), de la famille Esgron. (Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD)
Le 4 août 1736, il afferma le lieu de "Chez Liot Roy", autrement chez Liauroy (Angeac-Charente), à Jean Mestivier et sa famille. (Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD)
Le 3 juin 1739, il rendit au Roi, à cause de son château de Châteauneuf, l'hommage qui lui était dû, suivi de l'aveu et dénombrement de ses multiples terres.
Le 31 août 1741, il acheta le logis de Fontbelle (Châteauneuf sur Charente). Ce domaine passa avant 1754 à Jean Piet, sieur des Fontaines. (Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD
Le 9 mai 1748, à cause de son fief et seigneurie de Barqueville, il reçut hommage de Pierre Lambert, écuyer, seigneur des Andreaux, Fontfroide et du Maine Beaupart, pour le lieu noble du Maine Beaupart (Roullet Saint-Estèphe), relevant en arrière-fief de Barquevile. (Jean-Paul GAILLARD)
Il épousa en premières noces, en l'église de Saint-Saturnin, en septembre 1714, Madeleine Rambaud de Maumont, fille d'Henri, écuyer, seigneur de Bourg-Charente et de Maillou, et de Madeleine Salomon.
De cette union naquirent :
  1) Jean Louis, écuyer, seigneur de Boisragon.
Il fut lieutenant particulier au présidial.
Il décéda à 30 ans sans postérité, et fut enterré le 4 juin 1745 dans l'église Saint-André d'Angoulême.
2) Jean Henri, écuyer, sieur de Boisragon.
Il fut lieutenant particulier au présidial d'Angoulême après son frère en 1745.
Il épousa par contrat du 24 février 1745, (reçu Petit, notaire), Madeleine Chérade de Montbron, fille d'Etienne Adrien, chevalier, comte de Montbron, et de Louise Marie Anne Deval.
Il décéda sans enfants, et sa veuve se remaria le 8 octobre 1747 avec Jean de La Rye, chevalier, seigneur de la Côte et de Montagrier.
3) Henri, qui suit.
Madeleine Rambaud, sa femme, décéda étant encore jeune. Devenu veuf, Jean Louis eut plusieurs enfants de Marie Matrat, une servante ?, qu'il finit afin de la légitimiser, par épouser à Angeac, le 26 mars 1743. Elle décéda en 1773 et fut inhumée le 26 décembre dans l'église des Pères Minimes de Châteauneuf.
Jean Louis décéda au mois de décembre 1767, avec le titre de lieutenant particulier honoraire. La liquidation définitive de son importante succession n'eut lieu que le 14 avril 1776.
Ils eurent pour enfants :
  4) François, écuyer, seigneur de Fondenis et du Marquisat (anciennement appelé Beaufort), en Châteauneuf. Il fut baptisé à Angoulême le 10 juin 1728.
Il devint gendarme de la garde du Roi.
Désirant faire des travaux dans son logis du Marquisat, il fit au préalable dresser un état des lieux, le 9 mai 1766, par le notaire Richard. (Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD)
Il partagea la succession de son père, le 14 avril 1776. Il eut en plus du logis du Marquisat avec ses dépendances, les droits d'agriers du Gré et de Vignes, le tout estimé à 15203 livres.
Il épousa le 10 février 1755, Catherine Piet (née le 4 octobre 1724), fille de Jean, sieur de la Descenderie, et de Jeanne Poirier de Longeville. Elle décéda le 6 juillet 1757, et fut enterrée dans la chapelle de Notre-Dame en l'église des Minimes de Châteauneuf. Lui-même décéda au Marquisat, le 16 novembre 1779.
Ils eurent un fils :
  a) Jean Louis, qui fut baptisé le 15 novembre 1755 à Châteauneuf sur Charente.
Il fut lieutenant au régiment de Monsieur, en 1785.
Prévenu d'émigration, il reçut le 28 fructidor an IX, du préfet de police de Paris, un passeport limité à 10 jours, pour se rendre à Bièvres. Demeurant à Bièvres, il fit sa déclaration devant le préfet de Seine et Oise, le 4 prairial an X, et fut amnistié le 18 frimaire an XI.
Il semble qu'il avait épousé Catherine Quenel, car cette dernière, demeurant à Angoulême en 1827, comme veuve et donataire de Jean Louis, émigré, reçut une indemnité de 16833 francs. (abbé Pierre BUREAU)
5) Jean François, né le 3 décembre 1747, ondoyé, baptisé, et suppléé le 5 mai 1748 à Châteauneuf, écuyer, seigneur de Boisragon.
Il fut lieutenant, puis capitaine au régiment de Monsieur Infanterie, en 1776, et breveté chevalier de Saint-Louis.
Il partagea la succession de son père, le 14 avril 1776.
Le 22 février 1779, il épousa à Saint-Hugues de Grenoble, Elisabeth Adélaïde de Girin de La Morte, fille d'Auguste Joseph et de Madeleine de La Palud.
(Abbé Pierre BUREAU)
6) Jacquette, baptisée à Angeac le 31 mai 1731.
Elle épousa le 4 août 1754, son cousin Elie François FÉ de BARQUEVILLE.
Ses enfants partagèrent la succession de leur grand-père, le 14 avril 1776.

VII) de BOISRAGON Henri, écuyer, seigneur de Maumont en Châteauneuf, Lasdoux en Angeac-Charente, etc.
Il vendit pour la somme de 2000 livres, la lieutenance particulière au fils cadet de son oncle, Hélie de Sainte-Hermine.
Il devint lieutenant au régiment de Rouergue Infanterie.
Il épousa Marguerite de La Quille.
Le 26 août 1751, il décéda, âgé de 36 ans, et fut enterré le lendemain dans l'église d'Angeac-Charente.
De son union avec Marguerite naquirent :
  1) Jacques. Il décéda âgé de 7 ans, et fut enterré dans l'église d'Angeac-Charente le 30 mars 1754.
2) Jean Louis François, qui suit.
3) Marie, dite FÉ de MAUMONT, qui épousa après contrat du 28 novembre 1767, Jacques Marie Gabriel Augier de La Chaise, écuyer, seigneur des Courgeats en Péreuil, ancien capitaine, chevalier de l'ordre du Christ, dont postérité. Ils habitèrent Lasdoux, en Angeac.
Elle partagea la succession de son grand-père, le 14 avril 1776. Elle reçut une petite maison et dépendances à Lasdoux, plus diverses rentes, le tout estimé 2432 livres 7 sols.
d) Marie, dite FÉ de FRÉGENEUIL, qui épousa en premières noces, par contrat de 1770, Pierre Babinet, écuyer, seigneur de Nouzière, Chillac, Saint-Fort et autres lieux, gentilhomme poitevin, demeurant au logis de Ranville (Ranville-Breuillaud). (Bruno SÉPULCHRE et Jean-Paul GAILLARD)
En 1782, elle résidait avec son mari au logis de Champoury, paroisse de Jurignac. Son mari y décéda le 31 août 1792, âgé de 50 ans.
Elle partagea la succession de son grand-père, le 14 avril 1776.
Marie épousa en secondes noces François Dhiersat.
Elle décéda âgée de 68 ans, le 9 juin 1813, à Châteauneuf.

VIII) de BOISRAGON Jean Louis François, écuyer, seigneur de Maumont.
Il fut lieutenant au régiment de Rouergue Infanterie.
Il hérita de son grand-père, du principal manoir avec ses préclôtures de Chez Liot Roy en Angeac, avec les terres dépendantes. Pour quint, il reçut en rentes et autres revenus 11134 livres. De plus les autres cohéritiers lui cédèrent pour la somme de 57433 livres 13 sols, le château de Boisragon avec ses dépendances et terres, plus une grande quantité de cens et rentes comprenant 280 articles et formant un total de près de 250 boisseaux de blé et céréales diverses.
Il eut aussi le droit de chapelle et le droit de sépulture dans la chapelle des Minimes de Châteauneuf.
Il épousa en 1780, Elisabeth Horric, fille de Gaspard, chevalier, seigneur du Raby en Bouteville.
Il habita à Boisragon, où il décéda âgé de 34 ans, le 22 juin 1784.
De mariage de Jean Louis François et d'Elisabeth naquirent :
  1) Jacques, dit FÉ de MAUMONT, qui fut baptisé le 22 décembre 1781 (Etat Civil de Châteauneuf).
Il épousa Marie Barraud. Elle décéda âgée de 77 ans le 10 août 1854, et lui même décéda sans avoir eu de postérité, le 10 janvier 1867, âgé de 85 ans. (Etat Civil de Châteauneuf).
2) Anne Marie, dite FÉ de MAUMONT, qui fut baptisée le 8 octobre 1782.
Elle épousa le 5 août 1807, Antoine Clément du Mas Salvert, ancien sous-lieutenant au régiment du Véxin, fils d'Alexandre Louis du Mas de Chebrac, et de Marie Adélaïde Robert de Guignebourg, d'où postérité.
3) Louis François, baptisé le 14 mars 1784 (Etat Civil de Châteauneuf). Sa destinée est inconnue.

Branche de BARQUEVILLE :
VI) Elie François, sieur de Veillard.
Il naquit en 1700, et fut baptisé le 3 octobre dans l'église paroissiale de Châteauneuf. Il eut pour parrain Jean Elie des Ruaux, chevalier, seigneur de Moussac, conseiller au présidial d'Angoulême, et pour marraine Françoise Raymond.
Il devint officier au régiment de la Reine Infanterie.
Il épousa par contrat du 7 juin 1726, (reçu Bazagier, notaire royal héréditaire à Châteauneuf), Marie Guillot, fille de Marc, sieur du Maine Brun (Saint-Saturnin), juge prévôt royal de Châteauneuf, et de Marguerite de Fontenaille. Il fut doté de 20000 livres, et sa femme de 10000 livres, moyennant quoi elle devait renoncer à la succession de ses parents. En outre, Louis-François Guillot, son oncle, chanoine de Saint-Pierre d'Angoulême, lui donna 1000 livres à prendre après son décès.
Elie François reçut en partage le 29 novembre 1724, le logis de Barqueville, dont il fit son habitation.
En vertu d'un arrangement avec son frère (M. de Boisragon), la métairie de la Rivière passa dans son domaine, qu'il confia à des métayers, le 15 janvier 1728.
Par acte du 16 août 1733, reçu Bazagier, notaire royal héréditaire à Chateauneuf, il acheta la métairie de Chez Delaisse, de Gabriel Fouchier, marchand de Châteauneuf, et de Guillaume Guérin, maître arquebusier à Cognac et Marie Féron, sa femme, moyennant une rente annuelle de 150 livres.
(Cette métairie avait été arrentée par acte du 14 novembre 1699 (reçu Rullier, notaire royal héréditaire à Châteauneuf), par François Joubert, seigneur de Birac, demeurant en son logis noble des Trois Portes, même paroisse, à Jacques Ferron, marchand boucher de Châteauneuf).
Elie François s'engagea à payer la même rente aux héritiers de François Joubert, à savoir 100 livres à demoiselle Elisabeth Joubert, épouse de François de Lestrade, chevalier, seigneur du Gazon, demeurant au bourg de Genouillac, et 50 livres à demoiselle Marguerite Joubert, alors veuve de Jean de Julien, écuyer, seigneur de la Gagnarderie. Elisabeth Joubert décéda après son mari, le 13 janvier 1761, sans laisser d'enfants, le sieur François Delimagne, bourgeois d'Angoulême, se rendit acquéreur de ce qu'elle possédait, y compris sa maison, paroisse de Saint-Antonin, et devint créancier de la rente qui lui revenait.
Elie-François acquit encore, par acte du 7 décembre 1741, les prés de Pelisse, en Châteauneuf, de Guillaume Thiboyaud, sieur des Fontenelles, demeurant à Convigier, en Châteauneuf.
Il fit son testament à Barqueville, reçu François Ledoux, notaire royal à Châteauneuf, le 23 août 1773, en faveur de Magdeleine, sa fille aînée.
Il décéda le 17 octobre 1773, et fut inhumé le lendemain dans l'église de Châteauneuf. Sa femme décéda aussi au logis de Barqueville et fut enterrée le 15 septembre 1778. Elle avait aussi fait un testament (reçu Rullier) le 5 février 1778, toujours en faveur de Magdeleine.
De leur union étaient nés :
  1) Elie François, qui suit.
2) autre Elie François, écuyer, sieur de Veillard.
Le 17 janvier 1791, il fut capitaine au régiment de Rouergue Infanterie (qui devint fut plus tard le 58ème de ligne). A cette date, une rente viagère lui fut constituée par son neveu Jean Louis François FÉ de BARQUEVILLE et sa femme Françoise Elisabeth Jaubert.
En 1795, il se trouvait au logis de Barqueville, en retraite avec le grade de colonel.
Il décéda à Barqueville le 4 février 1804, âgé de 70 ans, sans avoir été marié.
3) Jeanne Magdeleine.
Elle resta célibataire, et vécut au château de Barqueville, où elle y décéda âgée de 69 ans le 29 août 1806.
Elle avait fait un testament le 23 germinal an XII (13 avril 1804), reçu François Ledoux, notaire à Châteauneuf, en faveur de Jean Louis François FÉ de BARQUEVILLE, son neveu.
4) Marie, qui épousa François Piet, lieutenant général de police à Châteauneuf.
Ils demeuraient à Châteaunef à la date du 17 mai 1791. Elle y décéda le 7 février 1805, âgée de 60 ans.

VII) Elie François, écuyer, seigneur de Barqueville.
Il devint lieutenant au régiment de la Reine Infanterie.
Il épousa sa cousine germaine, Jacquette FÉ de BOISRAGON. Par le contrat de mariage, il reçut la métairie noble de la Rivière et fut constitué héritier universel de ses père et mère, à charge de donner 4000 livres à François, son frère, et 3000 à chacune de ses deux soeurs, lors de leur majorité ou mariage. La future reçut la promesse de 30000 livres en avancement d'hoirie, avec intérêts du jour de la bénédiction nuptiale. Cet acte de mariage fut fait au logis de Boisragon, reçu Parenteau, notaire royal héréditaire.
Elle décéda en 1776, et lui en son château de Barqueville. Il fut inhumé le 8 septembre 1789.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jean Louis François, qui suit.
2) Marie Luce, qui épousa par contrat du 3 avril 1777, (reçu Rullier et Ledoux, notaires royaux à Châteauneuf), Pierre Monteaud, également notaire à Châteauneuf, fils d'Etienne, bourgeois, et de défunte Catherine Gorron. Elle se constitua en dot tout ce qu'elle pouvait prétendre de sa mère défunte, et reçut de son père 48 livres comptant pour tous droits. Ce mariage ne se fit pas vraiment dans la joie. Marie Luce avait en effet donné le jour à un bâtard baptisé le 6 février précédent, sous le nom de Jean (Etat Civil de Châteauneuf).
Un long procès au présidial s'était poursuivi, et son père refusa de paraître au contrat. Au bas de la procuration qu'il donna à cet effet à son fondé de pouvoir, Marc Dexmier, sieur de Montbois, avocat à la cour, il ajouta à sa signature : "Pater infelix".
Pierre Monteaud décéda à Châteauneuf le 25 novembre 1819.
Marie Luce décéda quelques années après.
3) Marie Geneviève, qui épousa le 26 novembre 1791 Jean Emmanuel Toussaint Leclerc, propriétaire à Châteauneuf.
Elle décéda le 15 septembre 1819, et son mari, le 30 mars 1816.
4) Magdeleine, qui épousa le 27 septembre 1790, François Rigaillaud, agriculteur, du village de Lasdoux.
Elle décéda le 19 septembre 1810. Son mari, qualifié alors de greffier, vivait encore en 1840.

VIII) de BARQUEVILLE Jean Louis François.
Il fut officier au régiment de Rouergue-Infanterie.
Il épousa par contrat du 30 novembre 1786 (reçu Bouclier, notaire royal à Archiac), Françoise Elisabeth de Jaubert, fille de Paul François, écuyer, conseiller du Roi, seigneur de Pressac (commune de la Chaise), et de la Barde, et de Marie Elisabeth Dupuy, demeurant au logis de la Barde, paroisse de Saint-Eugène, où fut passé le contrat.
Jean Louis François fut déclaré héritier de tous les biens de sa mère défunte, et fut constitué héritier universel de tous ceux de son père, lors du décès de ce dernier, à charge de donner à chacune de ses soeurs, la somme de 8000 livres, payables soit quand elles seront pourvues en mariage, soit après le décès du père.
Françoise Elisabeth de Jaubert fut dotée, par avancement d'hoirie et en attendant la succession de ses père et mère, de la somme de 20000 livres, savoir 16000 du chef de son père, et 4000 du chef de sa mère. Les époux demeurèrent au logis de Barqueville.
Ce contrat de mariage fut fait et passé en présence et du consentement de Pierre Yves de Jaubert, écuyer, conseiller du Roi, secrétaire de la cour des Aides et finances de Guyenne, oncle paternel de l'épouse; de Simart de Piltray de Jaubert, sa tante par alliance; de Thérèse de Jaubert, sa grande tante du côté paternel; et de Pierre Charles de Jaubert, écuyer, son frère germain.
En 1791, Jean Louis François vendit à M. Didier François Honorat de Baraudin, chef d'escadre des armées navales, et à Jeanne Pérotte de Nogérée, sa femme, le domaine de la Rambauderie.
Par acte du 30 juillet 1792, reçu Rullier, il vendit la métairie de la Rivière au sieur Richard, de Châteauneuf, et sa femme Marie Anne Elisabeth Boussiron.
Sa femme hérita, par testament olographe du 20 pluviose an XIII (9 février 1805), enregistré à Barbezieux le 6 floréal (26 avril), de Thérèse de Jaubert, demeurant à Barbezieux, le domaine de Monville, sis en Saint-Médard et Saint-Paul, avec tout ce qu'il contient, plus la moitié de son mobilier, à charge de donner 200 francs aux pauvres de la commune de Saint-Médard, et 50 francs à la commune de Barbezieux.
Par acte du 17 juin 1809, reçu Michel Rullier, notaire à Châteauneuf, il acheta avec sa femme pour la somme de 21240 francs, le domaine de Fontaury, près de Châteauneuf, de Jean Boussiron, employé à la Préfecture, et de Marie Guillot de La Puisade, sa femme.
Jean Louis François exerça les fonctions de maire de Châteauneuf, pendant quelques temps.
Il décéda le 24 septembre 1829. Sa femme vivait encore en 1845, lors du décès de leur fils aîné, Paul.

Ils eurent pour enfants :
  1) Elie Paul François, qui suit.
2) Marie Geneviève Elisabeth, née à Châteauneuf le 8 mars 1789, et baptisée le lendemain. Elle eut pour parrain Elie François FÉ, son aïeul paternel, et pour marraine Marie Geneviève FÉ, sa tante paternelle.
Elle épousa le 15 février 1813, Louis Moizan, fils de François Augustin et de Catherine Rambaud de Mareuil, du logis de l'Epineuil en Saint-Simon.
Ils habitèrent d'abord le village de la Côte, commune de Sireuil, puis ils vinrent s'établir au vieux logis de l'Epineuil, qu'ils transformèrent en une maison bourgeoise.
Ils y décédèrent sans enfants, lui le 19 juin 1854, et elle le 3 avril 1868.
3) Charles Madeleine, né à Châteauneuf le 22 mai 1790, et baptisé le 24. Il eut pour parrain Charles de Jaubert, oncle maternel, et pour marraine Madeleine FÉ de La Rivière, tante paternelle.
Il décéda le 17 septembre de la même année.
4) François Léon, né le 29 germinal an III (18 avril 1795).
Il décéda sans alliance au château de Barqueville, le 22 avril 1870. Dernier détenteur du logis de Barqueville (Châteauneuf sur Charente), à son décès, ce logis fut légué à la commune de Châteauneuf, qui depuis le transforma en hospice. (Jean-Paul GAILLARD)
Il possédait aussi le domaine de Chez Delaisse (Châteauneuf sur Charente). (Jean-Paul GAILLARD)

IX) de BARQUEVILLE Elie Paul François, né le 15 novembre 1787, et baptisé le 16 dans la paroisse de Saint-Eugène.
Il eut pour parrain son aïeul paternel et pour marraine son aïeule maternelle.
Il suivit la carrière de l'enseignement, et fut successivement professeur au lycée de Bordeaux, aux collèges d'Orléans et de Tours, où sa santé le força en 1824 à se démettre de sa chaire de rhétorique.
Il se fit alors précepteur, et ce fut dans ce dernier emploi qu'il décéda à Paris, le Ier janvier 1845, sans avoir été marié.

Branche de SÉGEVILLE (Saint-Preuil) :
IV) FÉ Philippe, seigneur de Ségeville (Saint-Preuil) et de Saint-Martin (Cognac).
Il eut les charges de conseiller du Roi, président civil et criminel, lieutenant général à Cognac.
Il devint maire de Cognac en 1661, 1662, et 1669, ce qui lui valut l'anoblissement.

blason de la famille Fé de Ségeville
blason de Jean  Fé de Ségeville (deuxième du nom)
D'azur au chevron d'or chargé de trois roses de gueules, et accompagné de trois étoiles d'or, posées deux et un.
(M. de JARNAC de GARDÉPÉE : La noblesse des maires de Cognac)
D'azur au chevron d'argent chargé de trois roses de gueules, et accompagné de trois étoiles d'or, posées deux et un.
(M. de JARNAC de GARDÉPÉE : La noblesse des maires de Cognac)

blason de la famille Fé de Ségeville (Marvaud)
D'azur à une fasce d'or accompagnée de trois mâcles de même.
( Armorial de La Rochelle - d'HOZIER)
(MARVAUD donne les macles de sable, mais je pense qu'il s'agit d'une erreur)
Il épousa en premières noces Anne Dexmier, fille de Jean, sieur de la Motte en Mosnac, et d'Anne Leclerc (dont la soeur était mariée avec Pierre FÉ de la Descenderie).
Par cette union, il reçut les terres de Saint-Martin (Cognac). La construction du logis actuel de Saint-Martin lui est attribué. (Marie-Lise BRAASTAD)
Ils eurent pour enfants :
 

1) Philippe, écuyer, seigneur de Ségeville et de Saint-Martin, baptisé le 6 octobre 1652.
Il eut les charges de président civil et criminel, lieutenant général, juge prévost des eaux et forêts, commissaire examinateur et enquêteur.
Il fut nommé premier conseiller au siège royal de Cognac, et fut maintenu noble par Bégon avec son frère Jean.
Il épousa le 17 septembre 1678, Marie Thomas de Lésignac, fille d'Antoine, écuyer, seigneur de Lézignac et de Bardines, et de Anne Martin. Elle décéda le 17 avril 1694.
Veuf, il épousa en secondes noces le 13 septembre 1694, Marie Elisabeth Pelluchon.
Il fut inhumé dans l'église Saint-Léger de Cognac le 6 septembre 1710, n'ayant eu aucun enfant de ses deux mariages.
2) Jean, qui suit.
3) Marie Anne Madeleine, baptisée le 26 avril 1668.
Elle épousa le 2 mai 1684 (avec dispense pour cause de consanguinité au troisième degré), Philippe Guillet, sieur des Fontenelles, (né en 1652, décédé en 1740), maire de Cognac de 1687 à 1689, fils de Jean, greffier en l'élection de Cognac, et de Marguerite Le Clerc. Par ce mariage, elle apporta le logis de Saint-Martin (Cognac), dans la famille Guillet. (Marie-Lise BRAASTAD)
Elle décéda le 5 décembre 1755, âgée de 87 ans.

Devenu veuf, Philippe épousa en secondes noces le 24 août 1687, Jeanne Vitet, sur dispense de trois bans accordée par l'évêque de Saintes, Guillaume de La Brunelière.

V) FÉ Jean, seigneur de Ségeville, de la Font, et du Tillet (petit fief situé à Cognac), baptisé le 19 octobre 1655, à l'âge de 18 mois et quelques jours.
Il fut président civil et criminel, lieutenant général, et maire de Cognac.
Il épousa le 19 mai 1681 Marguerite Pineau, fille de Jean, procureur du Roi en la sénéchaussée de Cognac, et de Marguerite Sebron. (Elle décéda le 6 août 1740).
De cette union naquirent :
  1) Marguerite, baptisée le 6 juin 1682.
2) Jean, qui suit.
3) Philippe, baptisé le 26 juillet 1687.
4) Marie, baptisée le 7 mai 1689.
Elle épousa le 25 janvier 1706 Clément Boisson, écuyer, sieur de Rochemont et de la Brouarderie (en Bouteville), fils de Clément, écuyer, sieur de Birac, et de Marguerite Thomas.
5) Louis, qui fera la branche du Tillet.

VI) FÉ Jean, seigneur de Ségeville, et de la Font (Mérignac), né en 1685.
Il eut les charges de président civil et criminel, lieutenant général à Cognac, conseiller du Roi, juge prévost des eaux et forêts, commissaire enquêteur et examinateur.
Il fut également élu maire de Cognac.
Il épousa en 1710 avec Marie-Anne Dussault, fille de François Nicolas, écuyer, seigneur de la Barde, conseiller secrétaire du Roi au Parlement de Guyenne; et de Marie Thérèse de Brache.
Le 5 août 1718 (Douilhet, notaire), il acquit le fief de la Font, de Pierre Navarre. Il fit hommage de ce fief le 28 juin 1720 à l'abbaye de Bassac (Brugeron, notaire à Saint-Amand de Graves).
Il décéda le 8 février 1748, et sa veuve le 13 mai 1756.
De leur union étaient nés :
  1) Jean, écuyer, seigneur de la Font, baptisé en l'église Saint-Léger de Cognac le 7 août 1715.
Il succèda aux charges de son père, et fut seigneur de la Font.
Il épousa par contrat du 19 août 1749 Marie Louise Ursule Magdeleine Moucheteau, dame de Richemont, fille et unique héritière de Jean, écuyer, seigneur de Richemont, et de Marie-Catherine Foulques. (Elle décéda à Cognac le 21 septembre 1814).
De cette union naquirent :
  a) Jean Jacques Philippe, baptisé le 25 mars 1753 dans l'église des dames religieuses de Cognac (L'église paroissiale de Saint-Léger étant fermée depuis peu de jours et ne s'y faisant aucunes fonctions à cause des excès et scandale qui s'y sont commis). Il décéda le 23 octobre suivant.
b) Louise Marie Anne Catherine, née le 20 mai 1751.
Elle épousa le 10 août 1773 Jean Philippe André Guillet des Fontenelles, son cousin-germain, fils de Louis Guillet, écuyer, seigneur des Fontenelles, conseiller et avocat du roi au siège de Cognac, et d'Anne Marie Marthe FÉ.
Elle décéda au logis de la Font le 5 mars 1810.
Jean, après sa séparation d'avec sa femme, eut au moins 6 enfants naturels de Marie Sorillet.
Il décéda au logis de Lafont, le 8 mai 1790.
2) Anne Marthe Marie, qui épousa le 29 mai 1742, son cousin Louis Guillet, écuyer, seigneur des Fontenelles, conseiller avocat du Roi au siège de Cognac. Il décéda le 28 janvier 1766, âgé de 70 ans.
Elle même fut enterrée à Cognac le 9 juillet 1784.
3) François-Jean, qui suit.

VII)  de SÉGEVILLE François-Jean, seigneur de Ségeville, né le 29 janvier 1716.
Il eut la charge de capitaine au régiment de Normandie.
Le 26 septembre 1752, François, demeurant à Cognac, rendit aveu et dénombrement du fief et seigneurie de Ségeville, consistant en un corps de logis, cours, autres bâtiments, jardin, terre, prés, vignes et bois, à la comtesse de Plas de Lignières. (Jean-Paul GAILLARD)
Il comparut à l'assemblée de la noblesse convoquée pour les Etats Généraux tenu à Angoulême en 1789.
Il épousa par contrat du 8 mai 1749, célébré le lendemain, (avec dispense de Rome, du deuxième degré de consanguinité), sa cousine germaine, Marie Marguerite Marthe FÉ, fille de Louis, seigneur du Tillet, des Mullons et d'Orville, conseiller du roi, président civil et criminel en l'élection de Cognac, et de Marie Anne Rambaud de Maillou.
Il décéda le 27 janvier 1797.
De cette union avec Marie Marguerite Marthe étaient nés ::
  1) Louis, qui suit.
2) Jean François, baptisé le Ier juillet 1752.
3) Anne Marthe Marguerite, baptisée le 15 avril 1758.
(*) Elle épousa le 7 février 1792, Jean du Chassaing, ancien lieutenant au régiment d'Agenais, fils de Joseph, seigneur de Ratevoult et de la Durantie, et de Catherine de Combealbert du Chazaud.

VIII) de SÉGEVILLE Louis, écuyer, né le 25 janvier 1750.
Il fut conseiller du roi, lieutenant-général au baillage de Cognac, maître particulier des eaux et forêts au siège de Cognac.
Il épousa le 23 mars 1784 Elisabeth Pacifique Germaine Bertrand de Peyraimond, fille de Jérémie Pierre Eustache, écuyer, seigneur de Puyraimond; et de Madeleine Méthé de Fontrémy. La bénédiction nuptiale leur fut donnée par Raphaël Joubert Douzainville, abbé commendataire de Saint-Sauvent, grand chantre de l'église cathédrale de Saintes, vicaire général audit diocèse.
Il assista avec son père à l'assemblée de la noblesse convoquée aux Etats Généraux de 1789.
Il décéda le 19 mars 1817, et sa veuve le 19 novembre 1823.
Il avait eu pour enfants :
  1) Jean François Louis, né le 2, et baptisé le 9 février 1786. Il eut pour parrain Jean François FÉ, écuyer, seigneur de Ségeville, et pour marraine Marie Madeleine Méthé de Fontrémy.
Il décéda jeune.
2) Pierre Eustache Benoit, né le 18 août 1788. Il décéda lui aussi jeune.
3) Marie Marthe Thérèse, née au logis de Ségeville le 2 octobre 1792.
Elle épousa à Cognac, le 8 octobre 1819, (célébré le 20) Jacques, vicomte, puis comte de Jaubert, alors lieutenant de cuirassiers de la garde royale, chevalier de la Légion d'Honneur, fils de Jean, comte de Jaubert, et de Marie Anne Le Berthon.
Ils n'eurent pas d'enfants.

Branche du TILLET :
VI) du TILLET Louis, écuyer, seigneur du Tillet (petit fief situé dans la ville de Cognac), des Mullons (commune de Saint-Brice), et d'Orville.
Il eut les charges de conseiller du Roi, président civil et criminel de l'élection de Cognac.
Il épousa le 25 novembre 1717 Marie Anne Rambaud de Maillou, fille, de Henri, seigneur de Maillou (Saint-Saturnin), et de Magdeleine Salomon.
Le 16 décembre 1726, il acheta pour le prix de 25000 livres, le logis des Mabilles (Nercillac), de Jean Musseau, écuyer, seigneur de Saint-Michel et de Saint-Ciers, et de son épouse Jeanne Antoinette de Chièvres. Ce logis fut débaptisé et prit le nom du Tillet. (Jean-Marie SAUVIGNON)
Il parut le 20 juin 1737, après le décès de son père, comme fondé de procuration de Marguerite Pineau, pour arrenter des biens provenant de la succession Sébron (acte reçu Rocquart, notaire à Beauvais sur Matha).
Ils décédèrent, lui à Cognac, le 10 mai 1755 âgée de 84 ans, et elle le 28 mars 1756. Le domaine du Tillet (Nercillac), échut par partage du Ier juin 1782, à son fils Clément.
De leur union naquirent 10 enfants, dont :
  1) Clément, qui suit.
2) Marie Marthe Marguerite, qui épousa son cousin François Jean FÉ, écuyer, seigneur de Ségeville.
3) Henry, baptisé le 30 décembre 1719. Il eut pour parrain Henry Rambaud, écuyer, seigneur de Bourg-Charente.
4) Marguerite, née le 8 mars 1721.
Elle épousa en décembre 1767 Jean Pierre Michel Dexmier, écuyer, sieur de la Croix, receveur particulier des finances à Cognac.
5) Elisabeth Théodose, qui parut le 5 mai 1769, comme marraine d'autre Elisabeth Théodose, fille de Clément.
Elle décéda le 20 octobre 1782.
6 ) Louis, qui fut sous-commissaire de la marine.
Il épousa Charlotte Debord, et décéda le 3 mars 1789.
7) Philippe, né le 4 avril 1732, seigneur de la Barde (Julienne).
Il fut électeur en 1789 à l'assemblée de la noblesse des Etats Généraux tenue à Angoulême.
Il y décéda sans alliance le 17 août 1794.

VII) du TILLET Clément, seigneur de Saint-Martin (en la paroisse Saint-Léger de Cognac, depuis commune de Saint-Martin, réunie à la commune de Cognac), du Tillet, de Nercillac et de la Laigne.
Il demeurait aux Régniers, paroisse d'Angeac-Champagne.
Par le partage des biens de ses père et mère du Ier juin 1782, il eut la possession du logis du Tillet (Nercillac). (Jean-Marie SAUVIGNON)
Il épousa par contrat du 10 mai 1757, (reçu Caillaud, notaire royal à Angoulême), célébré le 10 août, Marie Angélique Dubois, fille de Pierre, écuyer, seigneur de la Vergne, et de Marie Françoise Salomon.
De leur union naquirent :
  1) Elisabeth Théodose, qui pendant la période révolutionnaire n'émigra pas. De ce fait, elle ne fut pas inquiétée. (Jean-Marie SAUVIGNON)
Elle décéda le 25 février 1831 à Cognac sans alliance.

Noms isolés, non reliés à la généalogie :
- Marguerite, qui épousa Jean Leclerc. Ils étaient dit résidés au Maine Jolliet (Mosnac), en 1656.
Veuve, elle y habitait encore en 1660. (Jean-Paul GAILLARD)

- François VIGIER de la PILE : Histoire de l'Angoumois.
- Abbé Adolphe MONDON : Notes historiques sur la baronnie de Marthon.
- Abbé TRICOIRE : Le château d'Ardenne.
- Abbé TRICOIRE : Notes généalogiques sur la famille FÉ.
- Etienne BARTH : Le canton de Barbezieux au temps passé.
- BEAUCHET et FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
- M de JARNAC de GARDÉPÉE : La noblesse des maires de Cognac.
- Abbé NADAUD : Nobiliaire du Limousin.
- François MARVAUD : Etudes historiques sur Cognac.
- abbé Pierre BUREAU : Les émigrés charentais.
- Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD : articles sur Chez Liauroy (Angeac-Charente), Boisragon (Châteauneuf sur Charente), Fontbelle (Châteauneuf sur Charente), le Marquisat (Châteauneuf sur Charente), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, édition Bruno Sépulchre.
- Jean-Paul GAILLARD : articles sur la Madeleine (Angoulême), Barqueville (Châteauneuf sur Charente), le Beuve (Châteauneuf sur Charente), chez Delaisse (Châteauneuf sur Charente), la Vouture (Châteauneuf sur Charente), le Maine Jolliet (Mosnac), le Maine Beaupart (Roullet Saint-Estèphe), Ségeville (Saint-Preuil), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, édition Bruno Sépulchre.
- Marie Lise BRAASTAD : article sur Saint-Martin (Cognac), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, édition Bruno Sépulchre.
- Jean-Marie SAUVIGNON : article sur le Tillet (Nercillac), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, édition Bruno Sépulchre.
- Bruno SÉPULCHRE et Jean-Paul GAILLARD : articles sur Ranville (Ranville-Breuillaud), Pondeville (Roullet Saint-Estèphe), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, édition Bruno Sépulchre.
- Jacky MERLE : article sur Puyvidal (Saint-Projet Saint-Constant), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, édition Bruno Sépulchre.
- (*) Données généalogiques envoyées par M. Guy DUCHASSAING.

- Murielle MESTREAU : Précisions généalogiques sur la branche des FÉ de BOISRAGON.

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