de FLEURY

blason de la famille de Fleury
D'argent à l'aigle éployée de sable.
(Cette aigle a possédée deux têtes, au XIXème et XXème siècle, suite à une interprétation erronée du terme "éployée", qui ne signifie pas "bicéphale",
mais les ailes relevées en position haute).

 
blason de la famille de Fleury (armorial de Mervache)

D'argent à l'aigle à deux têtes de sable.
(Armoiries portées du XIXème siècle jusqu'à nos jours,
par les branches Blanzac-Beauregard).

 
D'azur à l'aigle éployée d'or, membrée, becquée et languée de gueules.
(Armorial de Mervache, datant du XVIème siècle)
Au musée de Niort, il y a une clé de voûte sculptée (style Renaissance), qui porte un blason chargé d'une aigle simple éployée, avec ces mots : KAROLVS FLOVRY. (Probablement le prieur de Fontblanche) (Philippe de Fleury).
Dans l'armorial du Poitou de 1700, on trouve divers blasons donnés d'office qui sont de pure fantaisie.
Les anciens cachets portent tous une aigle simple, soit les ailes levées, soit les ailes abaissées.

Famille d'ancienne noblesse, qui pendant 4 siècles habita la Raffinière (Brux - Vienne), au comté de Civray.
Plusieurs de ses branches se sont établies en Saintonge et en Angoumois.
La filiation de la tige principale se trouve prouvée depuis la fin du XIVème siècle, par des pièces authentiques mentionnées dans l'Inventaire des titres de Couhé-Vérac, les preuves de page de la Grande Ecurie d'Eustache de Fleury du Vert, en 1690, remontant à 1442.
Diverses généalogies plus ou moins complètes ont été imprimées à Angoulême (1879), et dans le Supplément des registres de d'Hozier. Certaines notes de famille parlent d'une origine étrangère au Poitou (Normandie), mais aucun document n'a été retrouvé à ce sujet.
La forme ancienne du nom était FLORY, FLOURY. La forme de FLEURY commence à se trouver au XVIIème siècle.

Noms isolés :
- FLOURY Jean, prieur de Fontblanche, près de la Mothe Saint-Héraye, eut un procès le 28 octobre 1475, avec Charlot d'Orfeuille, écuyer, seigneur de Foucaut.

- FLOURY Charles, prieur de Fontblanche, reçut un aveu de Méry d'Orfeuille, écuyer, seigneur de Foucaut, le 13 août 1506.

Branche de la RAFFINIÈRE (Brux - Vienne) :
I) FLEURY Michel, seigneur de la Raffinière.
Il fit aveu de ce fief au seigneur de Couhé, le 3 août 1413 et le Ier septembre de la même année (Archives de la Vienne, Registre 196).
Comme la Raffinière appartenait en 1412 à Pierre Joubert, seigneur de Fayolle, il est fort probable que Michel FLOURY ait épousé une fille de ce seigneur.
Il semble qu'il eut pour fils :

II) FLEURY Jean, écuyer, seigneur de la Raffinière.
Le 16 janvier 1442, il fit aveu au seigneur de Couhé, pour la Raffinière et le fief des Mourtes ? (Le 8 mars 1450).
Il fit sans doute d'autres aveux les 2 septembre 1458 et 20 juin 1483.
Il se maria probablement vers 1440, et dut avoir pour fils :

III) FLEURY Jean, écuyer, seigneur de la Raffinière.
Il fit aveu au seigneur de Couhé en 1491.
Il acquit en 1490 le fief de Mortaigne, ou Aiguisefesson à Fossemagne, près de Melle.
En 1491, il servit au ban du Poitou. Dans le rôle des bans, il était dit habitant la châtellenie de Celles.
Il vivait encore le 2 septembre 1556, date du second mariage de son fils cadet, auquel il donna la Boulaye, paroisse de Baussais (Deux-Sèvres).
Vers 1480, il épousa Jacquette Lauvergnat, de la famille des seigneurs de Langes, près de Lusignan.
De cette union naquirent, au moins :
  1) Hugues, qui suit.
2) Philippe, qui fera la branche du Vert.

IV) FLEURY Hugues, écuyer, seigneur de la Raffinière, de la Jouinière, Mortaigne, du Marchais et des Fosses, près de Benon.
Il servit au ban du Poitou le 27 août 1521, puis le 27 juin 1522.
Il fit hommage de ses fiefs le Ier mars 1525, et le 15 janvier 1536 pour Mortaigne, relevant de Melle (Archives Nationales P. 1147).
Il rendit aveu pour la Jouinière (Thorigné), relevant de Melle, le 4 février 1548, et pour la Raffinière le Ier août 1549.
Le 25 août 1556, il partagea avec son frère.
Par suite d'une confusion, il fut dit qu'il avait épousé en premières noces le 18 février 1504 Jacqueline de Lavergnette, mais il semble qu'il épousa seulement, sans doute en 1504, Isabeau (alias Esther) de Parthenay, dame du Marchais et des Fosses Aigrefeuille, près de Benon, fille de Jean, écuyer, seigneur de Langevinière, et de Huguette de Voullon (Ledain - Gâtine). Elle amena aussi la seigneurie de la Brande (Aigrefeuille d'Aunis).
Elle décéda avant le Ier mars 1525, jour où Hugues fit aveu au comte de Benon, comme tuteur de ses enfants, qui étaient :
  1) Mathurin, qui suit.
2) Louis.
3) Renée.
4) Henriette.

V) FLEURY Mathurin, écuyer, seigneur de la Brande, du Marchais et des Fosses.
Il servit au ban de 1534, et fit aveu à Benon le 17 avril 1546.
Il fit un accord avec son oncle Philippe, le 20 décembre 1555, lui cédant des armes, en reconnaissance de ses soins pendant une maladie provenant sans doute de blessures reçues à la guerre (Bibliothèque Nationale, preuves des pages, grande écurie).
Il épousa en 1531 (Dugouet, notaire à La Rochelle), Anne Furgon.
De cette union naquirent :
  1) Charles, écuyer, seigneur de la Brande.
Il fit un accord avec son frère et lui céda la Raffinière, le 10 août 1565.
Il épousa Louise Lingier, dont il eut une fille :
  a) Judith, mentionnée comme fille unique dans un accord fait le 25 février 1675, entre François FLEURY, écuyer, seigneur du Vert, et Jean FLEURY, seigneur de Villeneuve, d'une autre famille, qui avait cherché à se rattacher à cette branche.
Elle épousa Léon Béranger, qui s'intitulait dès la fin du XVIème siècle, seigneur de la Brande.
2) Claude, qui suit.

VI) FLEURY Claude, écuyer, seigneur de la Raffinière, Mortaigne.
Il fit un accord et partagea avec son frère Charles, et avec son oncle Philippe, le 10 août 1561.
Le 24 décembre 1565, il fit aveu à Melle, pour Mortaigne (Archives de la Vienne C. 448), et le 17 juillet 1578, au seigneur de Couhé.
En 1598, il fut reconnu noble par les commissaires du Roi.
Il épousa le 24 août 1561 (Mousset et Chambret, notaires à Montreuil-Bonnin), Louise des Francs, et eurent pour enfant, au moins :

VII) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de la Raffinière, de la Salle, etc.
Il obtint du seigneur de Couhé, le 16 juillet 1601, la permission de fortifier la Raffinière, et fit hommage de ce fief le 3 mai 1607.
Il épousa en premières noces le 30 janvier 1601, Louise de La Barre, fille de François, écuyer, seigneur de Vaution, et de Marie Landry.
Ils eurent pour enfants, au moins :
  1) Jacques, qui suit.
En secondes noces, il épousa le 16 août 1620, Nicole Regnauld, veuve de René de Mallevau, écuyer, seigneur de la Mangotière.

VIII) de FLEURY Jacques, écuyer, seigneur de la Raffinière, la Salle.
Il fit aveu à Couhé en 1641.
Le 19 juillet 1635, il transigea avec le curé de Brux, au sujet des dîmes de la Raffinière. Dans cet acte furent mentionnés un aveu fait le Ier décembre 1412 par Pierre Joubert, écuyer, au seigneur de Couhé; un autre de Hugues FLEURY en 1549, etc.
Il épousa en premières noces le 18 octobre 1628, Marie de Mallevau, ou Mallevault, fille de René, écuyer, seigneur de la Mangotière, et de Nicole Regnauld.
Il ne semble pas qu'ils eurent de descendance.
Jacques épousa en secondes noces le 6 janvier 1644 (Arnaudeau et Pinet, notaires à Niort), Susanne du Fay, fille de René, écuyer, seigneur de Boisroulet, et de Susanne de Malortie. (Elle se remaria le 20 août 1657 avec Jacques de Mauvise, écuyer, seigneur des Richardières).
De cette union naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) Méry, qui servit dans la marine.

IX) de FLEURY Jean, chevalier, seigneur de la Raffinière, des Minières, Fontenilles.
D'argent au lion de gueules.
Blason de fantaisie attribué à Jean de FLEURY, d'Hozier Grand Armorial de France.
blason de Jean de Fleury, attribué par d'Hozier
Il fut qualifié dans divers actes authentiques de "haut et puissant seigneur", et dans un acte du 11 février 1717, des registres de Genouillé, de "comte de la Raffinière".
Il fut maintenu dans sa noblesse par M. de Barentin, le 3 septembre 1667.
En 1668-1671, il eut à cause de sa femme, un procès avec les religieuses de la Trinité de Poitiers, au sujet d'arrérages de rente. (Archives de la Vienne, Trinité, 17 et 18).
Il épousa en premières noces le 18 juin 1664 Madeleine Régnier de La Planche, fille de Pierre, écuyer, seigneur de la Planche, et de Catherine Collin (Archives de la Vienne, En 251 bis).
De cette union naquirent :
  1) Olivier, qui suit.
2) Elisabeth, qui épousa le 19 février 1688 Charles de Bessac, écuyer, seigneur de la Feuilleterie.
Elle décéda le 11 février 1716.
3) Susanne, qui épousa Pierre Garnier, écuyer, seigneur de Morice.
Elle décéda à Mauprévoir le 23 novembre 1727, âgée de 60 ans.
4) Madeleine, qui épousa en premières noces Pierre Pandin, chevalier, seigneur des Jarriges, puis en secondes noces Antoine de Choisy, écuyer, seigneur de Marraux ?
Elle fut inhumée dans l'église du Vigean, le 12 septembre 1708.
Jean épousa en secondes noces le 16 février 1683 (mariage protestant), Susanne de Goret, fille de feu Maximilien, écuyer, seigneur de la Martinerie (Vieux-Ruffec), et de Elisabeth Faure.
Ils eurent pour enfants :
  5) Joachim, qui fera la branche de Beauregard.
6) Pierre, qui fera la branche de Lhoumède.
Il épousa encore en troisièmes noces en 1696, Jeanne Bérard, fille de Jean, procureur à Jarnac.
Il décéda peu de temps après et fut inhumé dans l'église de Brux, où son tombeau est encore visible.

X) de FLEURY Olivier, écuyer, seigneur de la Raffinière et des Minières.
D'azur à trois fasces ondées d'or.
Blason de fantaisie attribué à Olivier de FLEURY, d'Hozier - Grand Armorial de France.
blason de Olivier de Fleury, attribué par d'Hozier
Il fut baptisé le 19 avril 1676 au temple de Couhé (Archives de la Vienne En 251 bis).
Il épousa le 31 octobre 1696 à Blanzais (Vienne), Jacquette Françoise Cacault, fille de Jacques, seigneur de la Garde, conseiller du Roi au siège de Civray; et de Françoise Texereau.
Il décéda jeune, le 11 décembre 1704, laissant plusieurs enfants, à qui on nomma un curateur le 22 décembre 1704 (Greffes de Civray).
Ces enfants furent :
  1) Madeleine Françoise, âgée de 7 ans en 1704.
2) Marie Anne, née le 17 octobre 1698, âgée de 6 ans en 1704.
Elle fut maintenue noble en 1715.
Elle épousa le 24 avril 1724, René Charles de Brouillac, écuyer, seigneur de la Motte-Comtais.
3) Olivier Jean baptiste, âgé de 5 ans en 1704. Il décéda jeune.
4) Marguerite Julie, née le 31 mars 1701, baptisée le 4 avril, âgée de 4 ans en 1704.
Elle épousa Louis Augron, écuyer, seigneur du Temple. Le 23 avril 1730, il rendit hommage pour elle au seigneur de Sainte-Soline.
5) Jean Louis, qui suit.
6) Marie Monique, baptisée à Civray le 3 mai 1704.

XI) de FLEURY Jean-Louis, chevalier, seigneur de la Raffinière et des Minières, né le 25 septembre 1702.
Il était âgé de 2 ans lorsqu'il fut mis en tutelle le 22 décembre 1704.
Il fut maintenu noble en 1715.
Le 25 octobre 1749, il vendit le Breuillac de Caunay (Archives de la Vienne C. 413).
Il fut inhumé dans l'église de Brux le 8 décembre 1752.
Il avait épousé à Taizé-Aizie, le 28 février 1729, Madeleine Jourdain de Boistillé, fille de René, écuyer, seigneur de Boistillé, et de Marie Jacquette Bricault.
De cette union naquirent :
  1) Gabriel Philippe, qui suit.
2) Marie Madeleine, baptisée à Brux le 7 janvier 1737.
3) Madeleine Julie, baptisée à Brux. Elle fut parait-il célèbre pour sa beauté.
Elle épousa en premières noces le 19 juillet 1757, Charles César Desmier, chevalier, marquis de Chenon.
En 1761, veuve, elle est propriétaire du Roulle (Saint-Sulpice de Ruffec). Cette terre venait de son feu mari, Charles César Desmier. (Jean-Paul Gaillard et Bruno Sépulchre).
En secondes noces, elle épousa le 24 octobre 1763, François, comte de Saluces, chevalier, seigneur d'Aizecq. Elle fut usufruitière des biens situés au logis de Saint-Médard (Verteuil). (Jean-Paul Gaillard et Bruno Sépulchre).
4) Charles, baptisé à Brux. Il fut inhumé le 4 octobre 1738.
5) Joseph Louis, baptisé à Brux le 18 octobre 1739. Il fut inhumé le 10 avril 1742.
6) Louis César, ondoyé le 11 février 1741, et baptisé à Brux le 25 juin suivant.
7) Charles Louis, né le 27 février 1742, baptisé à Brux. Il fut inhumé le 28 avril 1743.
8) Madeleine Marguerite, baptisée à Brux le 25 mars 1743.
9) Marie Madeleine, baptisée à Brux le Ier août 1745. Elle fut inhumée le 22 janvier 1746.
10) Anne Charlotte, baptisée à Brux le 6 novembre 1747. Elle fut inhumée le 12 octobre 1749.

XII) de FLEURY Gabriel Philippe, chevalier, seigneur de la Raffinière, des Minières, etc.
Il assista le 8 décembre 1752 à l'inhumation de son père dans l'église de Brux.
En 1777, il était en procès devant le juge sénéchal de Couhé-Vérac.
Il vendit la Raffinière, après en avoir reconstruit le château à la place du donjon. Ses biens furent saisis en 1784 à la requête de César d'Hémery, chevalier, seigneur de la Martinière (Archives de la Vienne E. 591).
Il décéda sans postérité.

Branche de BEAUREGARD :
X) de FLEURY Joachim, écuyer, seigneur de Blanzac.
Il naquit au château de la Raffinière en 1685.
Il soutint avec son frère Pierre, seigneur de Lhoumède, contre les enfants de Madeleine Régnier de La Planche, première femme de leur père, au sujet de la dot de Susanne de Goret, leur mère, un procès qui fut définitivement gagné au Parlement de Paris le 5 août 1779.
Il décéda à Blanzac, et fut inhumé dans l'église d'Asnoix (Vienne), le 10 novembre 1746.
Il avait épousé à Genouillé, le 24 février 1727, Jeanne Bénigne Chitton, fille de feu Louis, écuyer, seigneur de Chilloc, et de Susanne Chitton.
De cette union naquirent :
  1) Louise Madeleine, baptisée à Asnoix le 23 novembre 1727.
Elle épousa le 21 février 1760, Henri de Chergé, écuyer, seigneur de Marboeuf.
2) Louis, baptisé à Asnoix le 15 juin 1729. Il fut inhumé le 17 du même mois.
3) Jean, baptisé à Asnoix le 26 juillet 1730. Il fut inhumé le 5 mai 1750
4) Louis, baptisé à Asnoix le 16 juillet 1733. Il fut inhumé le 7 mai 1750.
5) Louis Joachim, baptisé à Asnoix le 11 juillet 1734.
6) Louis Charles, qui suit.
7) Marie Modeste Julie, baptisée à Asnoix le 9 janvier 1738. Elle fut inhumée le 15 octobre 1739.
8) Marie Henriette, baptisée à Blanzac le 6 janvier 1740. Elle fut inhumée dans l'église d'Asnoix le 29 janvier 1759.
9) Charles Auguste, baptisé à Asnoix le 23 juillet 1742.
10) Marie Jeanne, baptisée à Asnoix le 24 juillet 1745. Elle fut inhumée le 21 septembre 1746.
11) Françoise Louise, mentionnée dans des lettres de bénéfice d'âge, du 28 août 1749 (Greffes de Civray).

XI) de FLEURY Louis Charles, chevalier, seigneur de Blanzac, Beauregard, né à Asnoix le 4 novembre 1735.
Il comparut en 1789 à la réunion de la noblesse du Poitou.
Il épousa le 26 janvier 1761, dans la chapelle du château de Beauvais (Châtain - Vienne), Marie Charlotte (alias Marie Anne) de Montfreboeuf, fille de Louis, chevalier, seigneur de Beauregard, et de Marie Charlote Pascault du Buissonnet.
Il fut inhumé à Asnoix le 9 août 1891.
Outre plusieurs enfants décédés en bas-âge, il eut de son mariage :
  1) Marie Louise Henriette, née le 12 juin 1764.
Elle épousa le 22 novembre 1785 François Igonin, écuyer, seigneur du Mazet.
2) Louis Pierre Gilbert, qui suit.
3) Jean Baptiste, né le 19 octobre 1770, dit le chevalier de Fleury, chevalier de Saint-Louis et du Lys, commandeur du Phénix d'Hohenlohe.
Il émigra en 1791, et fit les campagnes de 1792, 1793, et 1794 dans la compagnie de La Châtre. Il servit ensuite dans la légion de Damas.
Il fut blessé 5 fois au siège de Nimègue, rejoignit l'armée de Condé et fit toutes les campagnes de 1795 à 1801.
Etant rentré en France, il servit dans l'armée comme capitaine et comme commandant à Oléron jusqu'en 1830.
Il décéda à Poitiers, âgé de 90 ans.
Il avait épousé le 4 janvier 1804 Marie Léocadie de Razay, fille de Jean et de Marie Rose Savatte de Genouillé.
Ils eurent plusieurs fils et une fille décédés sans postérité, entre autres :
  a) Gustave, qui épousa le 20 novembre 1838, à Avanton, Félicie Boisseau, fille de Pierre, et de Jeanne Félicie Robert, d'où :
  a1) Marie Rose Félicie, née à Avanton le 23 juin 1839. Elle fut inhumée le 27 septembre de la même année.
b) Clément, qui servit dans l'armée de Don Carlos en Espagne. Il périt fusillé par les Christinos, après avoir refusé de crier "vive la reine" usurpatrice.
4) Marie Rosalie, née le 22 décembre 1776.
Elle épousa le 7 août 1805 André Victor de Champeville, brigadier aux Gardes du Corps.
5) Marie Anne, qui resta sans alliance.

XII) de FLEURY Louis Pierre Gilbert, comte de Fleury, chevalier, seigneur de Beauregard, né au château de Beauregard le Ier août 1769.
Il comparut en 1789 à la réunion de la noblesse du Poitou.
Ayant émigré en 1792, il fit toutes les campagnes de l'armée de Condé, et se signala par sa bravoure à Ober-Kamlach, où il fut grièvement blessé.
Il rentra ensuite en France, où il fut nommé capitaine et chevalier de Saint-Louis en 1814.
Il décéda le 3 décembre 1828.
Il avait épousé aux Jaudonnières (Vieux-Cérier), le 3 novembre 1790, Louise Dorothée d'Angély de Rochebrune, fille de François et de Marie Denise de Chergé de Villognon.
De cette union naquirent :
  1) Louis François Ferdinand, qui suit.
2) Jean Baptiste Edouard, qui fera la branche cadette de Beauregard.
3) Philippe Isaac Armand, comte de Fleury, né au château de Beauregard, le 16 juin 1808.
Il servit dans la garde royale jusqu'en 1830.
Retiré ensuite au Vieux-Ruffec, il devint maire de cette commune et s'occupa toujours par ses conseils et par ses soins du bien-être et de la prospérité de ses administrés.
Il décéda au Vieux-Ruffec le 24 décembre 1867.
Il avait épousé au Vieux-Ruffec, le 26 juin 1837 Louise Thérèse Pauline Fouquet du Bois, fille de Just et de Marie Brumauld des Houillères.
De cette union naquirent :
  a) Paul Pierre Fouquet Armand, comte de Fleury, né au Vieux-Ruffec le 15 mars 1839.
Il fut élève de l'Ecole des Chartes, et fut lauréat de l'institut (1878, Académie des Inscriptions).
Il fut successivement archiviste de la Haute-Marne, du Loir et Cher, et de la Charente. (Il prit cette fonction à Angoulême, - promotion du 12 janvier 1863 - en remplacement de M. Babinet de Rencogne, décédé).
Membre de plusieurs sociétés savantes et longtemps président de la Société Archéologique de la Charente, il publia divers ouvrages historiques.
Il épousa à l'Isle-Jourdain (Vienne), le 29 juin 1881, Marie Berthe Guiot de La Rochère, fille de Louis, vice président du conseil général de la Vienne, et de Eugénie de Tisseuil du Cérier. Ils n'eurent pas d'enfants.
b) Marie Rosalie, née à la Simonie le 26 mars 1838. Elle décéda à Blois le 27 décembre 1873.

XIII) de FLEURY Louis François Ferdinand, comte de Fleury, né au château de Beauregard le 3 mai 1803.
Il épousa à La Rochefoucauld le 21 janvier 1830, Marie Adèle de Livron, fille de Jean Jacques Abraham, marquis de Livron, et de Jeanne Henriette Joséphine du Lau.
Il décéda à Béziers le 13 novembre 1863, laissant pour enfants :
  1) Jean Louis Arthur, qui suit.
2) Marie Joséphine Anne, née à Beauregard le 14 mai 1838.
Elle épousa à Poitiers le 11 novembre 1857, Frédéric de Menou.

XIV) de FLEURY Jean Louis Arthur, comte de Fleury, né au château de Beauregard le 29 décembre 1830.
Il exerça le métier de docteur en médecine.
Il décéda à Angoulême le 31 août 1892.
Il avait épousé à Voulgézac le 17 mai 1858, Marie Thérèse Desmazeaud, fille de Marcellin Joachim, ancien magistrat, et de Marie Mesneau de Saint-Paul.
De cette union naquirent :
  1) Jeanne Thérèse Marie Antoinette, née le 23 mars 1859.
Elle épousa à Angoulême le 24 mai 1880, Jean Henri Paul Léon Fonteneau.
2) Marie Julie Anne Marguerite, née le 12 février 1860.
Elle épousa à Angoulême le 10 août 1881 Charles Marie Georges, comte de Folin.
3) Marie Julie Louise Madeleine Antoinette, née le 11 janvier 1862.
Elle épousa à Angoulême le Ier décembre 1885, François Henri Gaston Vieilh de Boisjolin.
4) Philippe Alfred Armand, né le 6 février 1867.

Branche cadette de BEAUREGARD :
XIII) de FLEURY Jean Baptiste Edouard, comte de Fleury, né au château de Beauregard le 28 novembre 1805.
Il entre dans l'Université et fut d'abord recteur à Niort, puis lors de la suppression des recteurs départementaux en 1849, inspecteur d'académie à Mont de Marsan, où il resta près de 18 ans, enfin à Besançon.
Poète, travailleur infatigable, membre de la Société des Antiquaires de l'Ouest, etc., il écrivit plusieurs ouvrages de mérite, entre autres : "Les émigrés", "La vie de Sainte-Radegonde", etc. Ce fut un savant distingué et pendant longtemps, il entretint une correspondance suivie avec Montalembert, Louis Veuillot et plusieurs autres grands écrivains.
Il collabora aussi au journal l'Univers.
Il décéda au Vieux-Cérier le 5 novembre 1895.
Il avait épousé le 16 octobre 1827, Blanche Catherine Coyteux du Portal, fille de Pierre et de Blanche Brumauld de Villeneuve.
De cette union naquirent :
  1) Louis Eugène, comte de Fleury, né à Ruffec le 3 septembre 1828.
Il s'établit en Pologne, et s'occupa d'études historiques et archéologiques.
Il fut membre de plusieurs sociétés savantes et publia divers Mémoires d'histoire et d'archéologie. (Revue Poitevine, Revue du Bas-Poitou, etc.)
Il fut nommé chevalier de Saint-Stanislas en Russie, au congrès de Moscou en 1890.
Il épousa en premières noces le Ier octobre 1850 Jeanne Aloïs Potocka, dame de Tycocin, fille de Aloïs, comte Potocki, et d'Antoinette de Cerzé-Lusignan.
En secondes noces, il épousa le 14 août 1870 Edwige Moniusko, fille de Constantin et d'Isabelle Otto.
Il n'eut aucun enfant de ses deux alliances.
On peut voir leurs armes sur le vitrail de l'église de Vieux-Cérier :
Armories de la famille de Fleury
 
Armoiries de la famille Potocki
D'argent à l'aigle à deux têtes de sable.
Couronne de Comte
Supports : deux lions à la tête contournée.
 
D'azur à la croix alaisée de trois traverses d'or,
à laquelle manque le bras inférieur à dextre.

Couronne de comte.
Cimier : 3 plumes d'autruche d'argent.
Devise : Scutum Opponebat Scutis.


2) Pierre Henri Armand, qui suit.
3) Blanche Marie, née à Ruffec le 17 septembre 1833.
Elle épousa le 28 juillet 1862 Alexandre Vienot, vicomte de Vaublanc.

XIV) de FLEURY Pierre Henri Armand, né à Ruffec le 22 avril 1830.
Il fut professeur à l'école de médecine, et médecin des hôpitaux de Bordeaux. Il a écrit plusieurs ouvrages de médecine.
Il épousa le 29 octobre 1859 à Bordeaux, Alix Marie Thérèse Charpentier, fille de Paul, et d'Eugénie Dubois.
De cette union naquirent :
  1) Jean Baptiste Paul Louis Edouard Maurice, qui suit.
2) Blanche Eugénie Edwige Jeanne, née le Ier janvier 1865.
Elle épousa à Bordeaux le 15 octobre 1889 Alfred, baron de Saint-Angel.
3) Paul Edouard Eugène Gabriel, né le Ier février 1868.

XV) de FLEURY Jean Baptiste Paul Louis Edouard Maurice, né à Bordeaux le 20 octobre 1860.
Ancien interne des hôpitaux de Paris, il fut médecin, et fut décoré chevalier de la Légion d'Honneur.
Il écrivit plusieurs ouvrages de philosophie médicale et d'hygiène morale, entre autres : "Introduction à la médecine de l'esprit", "Les grands symptômes neurasthéniques", "Le corps et l'âme de l'enfant", " L'âme du criminel".
Il épousa à Bordeaux le 10 mars 1888, Marie Louise Joséphine Andrée Tonneins, fille de Bernard Charles Hippolyte, et d'Eugénie de Tournier.
Ils eurent pour enfant :

XVI) de FLEURY Jean.

Branche de LHOUMÈDE (Alloue):
X) FLEURY Pierre, écuyer, seigneur de Fontenille, Lhoumède (Alloue), baptisé à Brux le 3 septembre 1687.
Il servit en 1712 à l'armée des Flandres, dans le régiment d'Esclainvilliers-Cavalerie.
Il épousa le 27 février 1713 Marguerite Jourdain, fille de Louis, écuyer, seigneur de Lhoumède, et de Marie Barbier.
De cette union naquirent, au moins :
  1) Antoine, né le 14 juin 1714 à Alloue.
2) Jean, qui suit.
3) Marie Anne, née le 21 février 1718.
4) Marie Renée, née le 20 avril 1721.
5) Jean, né le 7 avril 1724.
6) Pierre, né le 4 novembre 1725
7) Louise, qui vivait encore en 1780. Ses biens et ceux de son père étaient alors saisis (Archives de la Vienne E² 236).
D'après une note, une des filles épousa N. de Chamborant, écuyer, seigneur de Chambon ?, chevalier de Saint-Louis, retiré du service en 1745.

XI) de FLEURY Jean, écuyer, seigneur de Lhoumède, y résidant en 1746.
Il servit dans les gendarmes de la Reine, et fut lieutenant de cavalerie.
Il épousa le 18 janvier 1755 Françoise Madeleine de Chergé de Villognon, fille de Philippe, écuyer, seigneur de Villognon, et de Marie Renaud.
De cette union naquirent, au moins :
  1) Henri Philippe, qui suit.
2) Henri Philippe Pierre, baptisé le 19 juin 1757.
3) Jean, baptisé à Saint-Coutant le Ier juin 1768.
4) Marie, qui épousa à Saint-Coutant le 20 janvier 1783 Pierre Brilhac.
5) Louis Auguste, vivant en 1783.

XII) de FLEURY Henri Philippe, écuyer, seigneur de Lhoumède, chevalier de Saint-Lazare, baptisé le 3 janvier 1756.
Il fut reçu à l'école militaire le 15 juillet 1768.
Capitaine en 1783, il fut nommé commandant de place à Cambrai en l'an VI.
Il décéda à Poitiers le 15 mars 1828.
Il avait épousé le 30 mai 1808 Susanne Thérèse Henry, fille de François, et de Jeanne Dromains.
Ils eurent pour enfant :
  1) François Alexandre Auguste, né le 10 juillet 1809. Il décéda le 15 novembre 1827.

Branche du BOIS de LUCHÉ (Rom - Deux-Sèvres), et du VERT (Auvert - Deux-Sèvres) :
IV) FLEURY Philippe, écuyer, seigneur du Bois de Luché.
Il partagea avec son frère aîné le 25 août 1556, et eut ainsi le Bois de Luché.
Il épousa en premières noces le 2 septembre 1526, Charlotte de Breuil, fille de François, écuyer, seigneur de Traversay, et de Jeanne de Parmet.
Il épousa ensuite en secondes noces en 1540, Guyonne Chevallier, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Coindardière, et de Perrette des Francs.
De ce second mariage naquirent, au moins :
  1) Artus, qui suit.
2) Marie, qui épousa le 14 (alias le 9) août 1568 Guy de Rechignevoisin, écuyer, seigneur de Queuille. Le 17 septembre 1579, elle renonçait à la succession de ses père et mère en faveur de son frère aîné.
3) Méry, écuyer.
Tous les trois furent héritiers de Jacques Chevallier, écuyer, seigneur de la Coindardière, frère de Guyonne, leur mère, et transigèrent à ce sujet le 9 décembre 1573 (D'Hozier, IV, page 437).

V) de FLEURY Artus, écuyer, seigneur du Bois de Luché et de Sazay.
Il servit comme homme d'armes des ordonnances du Roi, et reçut le 9 juin 1581, un certificat de François de Barbezières, seigneur de Chémeraut, capitaine de 50 hommes d'armes, attestant les services qu'il avait rendus dans sa compagnie.
Il fut aveu à Hérisson le 15 octobre 1591, pour les Roches de Sazay (Brie - Deux-Sèvres) (Fiefs de Thouars).
Le 20 novembre 1598, il fut reconnu noble par les commissaires du Roi en Poitou, sur le vu de ses titres remontant à 1458.
Il épousa le 30 avril 1575 Adrienne Gazeau, dame du Vert, fille de Philippe, écuyer, seigneur des Fontaines et du Vert, et de Renée de Saligny. Elle lui apporta par ce mariage la terre des Fontaines (Saint-Séverin sur Boutonne).
De cette union naquirent :
  1) Jacques, écuyer, seigneur du Bois de Luché, qui épousa vers 1620 Catherine Aymar (remariée en 1626 avec Jacques du Chilleau), fille de Geoffroy, écuyer, seigneur de Velours, et de Françoise Gendrot.
Ils n'eurent pas d'enfants.
2) René, qui suit.
3) Françoise, qui épousa Vincent de Cordon, écuyer, seigneur de la Belotière.
4) Antoinette, qui épousa le 4 août 1616 Isaac du Château, écuyer, seigneur de Montsérant (Bulletin de la Société Archéologique de la Saintonge, 1898).

VI) de FLEURY René, chevalier, seigneur du Bois de Luché, du Vert (autrefois Auvert), et des Fontaines en Saint-Séverin sur Boutonne.
Il partagea avec Françoise et Antoinette, ses soeurs, le 19 novembre 1620.
Le 10 mars 1645, il fit aveu et paya 26 livres de devoir pour l'avènement du roi Louis XIV, à cause d'un fief et droit d'usage dans la forêt de Chizé.
Il épousa le 11 septembre 1623 Félice Bardonin, fille de François, écuyer, seigneur de Bois-Buchet, et de Gabrielle Brouart.
Ils eurent au moins :
  1) François, qui suit.
2) Gabriel, qui fera la branche de Ville-Nouvelle.
3) Marie, qui épousa à Civray le 20 juillet 1664, Philippe Frotier, chevalier, seigneur de l'Escorcière.
4) Gabrielle, qui fut religieuse au prieuré de Bonneuil.
5) Louise, qui fut religieuse à Saint-Jean d'Angély.

VII) de FLEURY François, chevalier, seigneur châtelain haut justicier du Vert, des Fontaines et des Côtes.
Il fut lieutenant de la noblesse du pays d'Aunis et de l'île de Ré, sous le commandement du duc de Gadagne, en 1674.
Le 25 février 1675, à la suite de divers procès , il exigea de François FLEURY, écuyer, seigneur de Villeneuve, une déclaration portant que ce dernier était d'une autre famille que les seigneurs de la Raffinière, et portait des armes différentes. Ledit seigneur de Villeneuve descendait de Charles FLEURY, sieur des Brandes et de Gabrielle Meusnier, et non pas de Charles de FLEURY, écuyer, seigneur de la Brande, marié avec Louise Linger, lequel n'avait laissé qu'une fille unique du nom de Judith.
Il rendit hommage le 6 avril 1656 au seigneur de Surgères, et fut maintenu noble par M. Barentin le Ier septembre 1667.
Il épousa le 26 avril 1662 Gabrielle Maron, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Bonardelière, et de Elisabeth Imbert.
De cette union naquirent, au moins :
  1) Eustache, qui suit.
2) Elisabeth, qui épousa le lundi gras 1689 Gabriel des Gittons, chevalier, seigneur de Cerzé.
Elle décéda au Vert le 14 juillet 1697.
3) une fille, qui fut inhumée à l'âge de 2 ans, dans l'église de Civray, devant l'escalier de la chaire, en 1672.
4) Marie Thérèse, qui fut marraine à Mairé-Levescault, le 7 décembre 1689, d'une fille de sa soeur Elisabeth.
Elle épousa le 21 novembre 1695 Charles de La Lande, chevalier, seigneur de Saint-Vincent, lieutenant de vaisseau.

VIII) de FLEURY Eustache, écuyer, seigneur châtelain du Vert, né le 13 novembre 1672.
Il fut reçu page de la Grande Ecurie le 2 mars 1690.
Le 26 juillet 1699, il fut maintenu noble avec sa mère, à La Rochelle.
Il vendit la terre et le château du Vert à M. Galard de Chauvin, ainsi que la terre des Fontaines (Saint-Séverin sur Boutonne) à Angélique Bernard, et se retira à Bordeaux, où il paraît être décédé sans postérité.

Branche de VILLENOUVELLE (Villeneuve La Comtesse - canton de Loulay) :
VII) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de Villedeseaux (Vert - Deux-Sèvres), Villenouvelle.
Il fut maintenu noble par M. Barentin, en 1667.
Il semble qu'il se maria deux fois : en premières noces le 12 mai 1659, avec Marie de Massougne, fille de Jean, écuyer, seigneur de Loisellière, et de Jeanne Thibault.
De cette union naquirent, au moins :
  1) Gabriel, qui suit.
2) Louise, qui épousa le 30 mai 1689 Louis Lebel, écuyer, seigneur des Fosses.
3) Jeanne, qui épousa en premières noces en 1692 Pierre Bernard, écuyer, seigneur du Sérier; puis en secondes noces René Guy, écuyer.
Il épousa en secondes noces Marie Teillé, veuve de Pierre Tiraqueau, écuyer, seigneur de la Vallée.
Il passa un acte avec Marie Teillé, le Ier février 1686. Elle était l'une des Dames de la Miséricorde de Niort, vers 1700. (Archives des Deux-Sèvres E. 1134).


VIII) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de Villenouvelle.
Il servit au ban du Poitou en 1689, et fut inscrit d'office à l'Armorial de Niort en 1700.
Il fut maintenu noble en Poitou le 19 mai 1699, ainsi que le 2 mars 1715
D'après une note qui paraît être erronée, il se serait marié trois fois. En tout cas, il épousa le 27 avril 1689 Marie de Beauchamps, fille de Charles, écuyer, seigneur de Charbonnières, et de Marie Groussard.
Ils eurent pour enfants, au moins :
  1) Gabriel, qui suit.
2) peut-être Hélène, qui épousa en 1755 Jean Baptiste Gaspard de La Perrière, écuyer, seigneur de la Tannière. Elle en divorça peu après.
En 1764, elle céda sa maison noble de Villeneuve, ayant droits de justice, à l'un de ses voisins, Nicolas Philippe Alexandre de La Lande, seigneur de Saint-Etienne et de Saint-Romans des Champs.

IX) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de la Villenouvelle.
Il eut par acte du 19 avril 1717, (à moins que ce ne soit son père), la métairie du Grand-Marreau, cédée par François de Verteuil, écuyer, seigneur de Boismasson. Le 8 août 1721, il y eut un retrait lignager sur cette métairie, au profit de Marie de Verteuil, épouse de Henry Jacques Chevallier de Villemorin, demeurant à Boismasson, au bourg de Coivert.
En 1723, Louise de Massougnes, veuve de François Giron, marchand, lui céda le logis du Tabarit (canton de Loulay). Il semble qu'il le revendit vers 1740.
Il épousa en premières noces vers 1715 Marie Campet, fille de Eléonor, écuyer, seigneur d'Estray, et de Anne Moré. Elle testa le 24 avril 1720.
De cette union naquit :
  1) Marie Charlotte, dont la destinée est inconnue.
Gabriel épousa en secondes noces Marie de La Porte, sans doute fille de François, écuyer, seigneur de la Fenêtre, et de Louise de Massougne.
Elle fut inhumée le 18 septembre 1760, ayant eu pour enfant :
  2) Gabriel, qui suit.

X) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de Villenouvelle.
En 1784, il était époux de Marguerite de La Bonnetie.
Il semble être décédé sans postérité.

- BEAUCHET FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
- renseignements généalogiques et héraldiques fournis par M. Philippe de FLEURY.
- Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE : Article sur le Roulle (Saint-Sulpice de Ruffec), et sur Saint-Médard (Verteuil), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente; Editions Bruno Sépulchre.
- Frédéric CHASSEBOEUF : Châteaux, manoirs et logis de la Charente-Maritime. Editions Patrimoines et Médias.
retour vers le menu des mises à jourretour vers le sommaire