GUIOT, alias GUYOT

blason de la famille Guyot
D'or à trois perroquets de sinople, becqués, membrés et colletés de gueules.
(Maintenues de noblesse)
D'or à trois perroquets, pattés et becqués de sinople,
avec une houppe de gueules.

seigneur d'Asnières (à même porté le titre de marquis d'Asnières)

Cet ancien prénom a été porté par un grand nombre de familles dont la principale du Poitou est celle des GUIOT d'ASNIÈRES (Vienne), qui s'est divisée en un grand nombre de branches. Outre les très nombreuses branches réparties sur la Vienne et la Haute-Vienne, cette famille fut présente en de nombreuses terres de la commune d'Alloue (l'Age de Volude, Massignac, la Vergne, l'Houmède, la Haute Lande, Molan alias Molans, Moland), aux Adjots (le Pavillon), à Confolens, à Chabanais (la Mirande), à Excideuil (la Rambaudie), à Beaulieu sur Sonnette (Govallet, Coux), à Condac (Magnou), à Lesterps (le Dognon, le Douzil), à Parzac (la Louberie), à Saint-Germain de Confolens (la Pardoucie), à Saint-Maurice des Lions (Pontheil), à Saint-Quentin sur Charente, à Saint-Saturnin (Lunesse), à Villognon (la Mothe-Villognon), à Chalonne, à Criteuil La Magdeleine (La Magdeleine), à Lignières-Sonneville (Ermelle), Saint-Preuil (la Pitardie), etc.,

Noms Isolés :
- GUYOT Pétronille, et Jean Mesmin, son mari, demeurant à la Guillotière (Sèvre - Vienne), firent donation de leurs biens à l'abbaye de Fontaine Le Comte (Vienne), le Ier juillet 1354, à condition qu'il sera pourvu à leur entretien, leur vie durant (Archives de la Vienne, Abbaye de Fontaine Le Comte).

- GUYOT Jacques, prêtre, notaire à La Roche sur Yon (Vendée), fut cité dans une pièce du 8 décembre 1429 (Dom Fonteneau, tome XXIII, page 53).

- GUIOT Pierre, demeurant à la Forêt sur Sèvre (Deux-Sèvres), paya 40 sous tournois, le 29 mars 1450, pour les choses par lui noblement tenues en Poitou (Comptes des francs-fiefs, fonds français, 21485).

- GUYOT Jean, bachelier en décret, arrenta la chaussée du grand étang de la Maisonneuve (Montournois - Vendée), de Jean Audoyer, chevalier, seigneur de la Gazelière, en 1465 (Catalogue Dugast-Matifeux, tome 11 page 1).

- GUIOT Pierre, religieux, procureur et receveur de l'abbaye de Saint-Hilaire de la Celle, à Poitiers, fit concession de terre, le 6 janvier 1469 (Archives de la Vienne, Abbaye de Saint-Hilaire de la Celle).

- GUIOT Jean, prit à bail les revenus de l'abbaye de Saint-Hilaire de la Celle, le 17 septembre 1472 (Archives de la Vienne, Abbaye de Saint-Hilaire de la Celle).

- GUIOT Guy, écuyer, seigneur de Malecouste, fut témoin d'une transaction du 6 octobre 1519, entre Louis et François de Liniers (Bibliothèque Nationale, Chérin, 122, dossier 2506).

- GUYOT Mathurin, avait épousé Françoise Bouherolle, qui ainsi que son mari, était décédé avant le 7 janvier 1551.
A cette date, Geoffroy, François, Jean et Mathurin, leurs enfants demeurant en la paroisse de Gourgé (Deux-Sèvres), partagèrent les héritages et domaines provenant desdits défunts devant J. Colon et L. Sinzeau ?, notaires, audit Gourgé (Original communiqué par feu Mme de Massabré).

- GUIOT Anne, épousa à Angers, en 1556, Jacques Bonchamps, écuyer, seigneur des Clouzeaux.
Elle en était veuve en 1598 (Généalogie Bonchamps).

- GUYOT René, sous-doyen et official de Luçon (Vendée), en 1580, archidiacre et grand vicaire en 1571, représenta l'évêque à l'assemblée du clergé à Poitiers.
Il fut parrain à Saint-Porchaire de cette ville, le 22 décembre 1572 (Archives de la Vienne).

- GUYOT Isabeau, veuve de Sébastien Raclet, prit en février 1570 la ferme de la principauté, terre et seigneurie de Talmond, de Louis de La Trémoille (Société Emulation de la Vendée, 1902, page 157).

- GUIOT Geoffroy, sieur de Montagu, épousa au temple de Loudun, vers 1571, Françoise Mothey, fille de François, habitant Loudun (Registre protestant de Loudun).

- GUYOT Savary, prévôt d'une compagnie de 20 hommes, passa revue à Civray le 6 septembre 1575, devant Mgr le duc de Mayenne (Bibliothèque Nationale, manuscrits, fonds français 25810, page 332).

- GUYOT Jean, rendit aveu le 3 août 1594 (sous le nom de Guillot), seigneur de Bouillé Saint-Paul (Deux-Sèvres), pour le tènement des Taffeteries, et le 20 juillet 1595 (sous le nom de GUYOT), rendit aveu au même seigneur pour des terres au tènement des Marins (de l'Estourbillon, Archives de Sainte-Verge, pages 65 et 69).

- GUIOT Suzanne, épouse de Pierre Delestrade. Elle présenta son fils Jean au temple de Verteuil (Charente), le 13 juin 1599, ayant pour marraine Catherine GUYOT (Registre protestant de Verteuil).

- GUYOT Aubin, sieur de Pontdevie, fit déclaration de l'hôtel noble de Pontdevie à Luçon, du Carrefour-Gibaud, des Groies et de Pontdevie, le 14 octobre 1609, le tout sous l'hommage qu'en fit le seigneur de la Tabarière au seigneur Evêque et baron de Luçon (Archives Nationales. P 773-71A : Luçon).

- GUIOT de LA PLANTE Maurice, était en procès en 1611, contre Guy de Mauvise (Sénéchaussée de Montmorillon. Notes de M. Rambaud).

- GUIOT Françoise, était dite décédée et aïeule d'Urbaine Guenault, fille de Christophe, sieur de Saint-Hilaire, et d'Antoinette David, lors du second mariage de ladite Urbaine, le 24 septembre 1618 (Archives du château de Péré en Forêt).

- GUYOT André, sieur de la Roullière, fut parrain à la Charnière (Deux-Sèvres), le 14 septembre 1625 (Registres).

- GUYOT Catherine, veuve de Lupin Audin, sieur de Saint-Martial, avait vendu une terre au seigneur de Mauzé (Deux-Sèvres), par contrat passé à Niort, devant Anaudeau et Jousseaume, notaires, le 9 juillet 1641 (Bibliothèque Nationales, Nouvelles acquisitions, 253. Aveux de Mauzé).

- GUIOT Marie, et Etienne Robert, écuyer, seigneur de Puibernier, furent cités dans une transaction en 1643 (Note de M. du Temps).

- GUYOT Poncelet, sieur de Lestang, fut anobli en 1645 (Bibliothèque Nationales, fonds français 32015. Anoblissements).

- GUYOT Jeanne, était épouse de Jean Bonneau de Grangeneuve, avocat au siège royal de Saint-Maixent, vers 1660 (Généalogie Sauzé, page 73).

- GUYOT Léon, seigneur de la Chapelle, vivait en 1665 (Sénéchaussée de Montmorillon. Note de M. Rambaud).

- GUYOT Charles, sieur de Champfleurant, fit saisir le 5 avril 1666, les biens de feu Jean Desbains, sieur de la Fayolle et de la Sabrantière (Pièces Originales Dossier 41536. Le Maignan).
Il viavit encore en 1672 (Sénéchaussée de Montmorillon. Note de M. Rambaud).

- GUYOT Marie, épousa Jacques de Guillerville, écuyer, seigneur de Vilaigre, qui le 12 novembre 1680 (P. Pallu et Bressois, notaires à Civray), vendit à Paul de Coral, écuyer, seigneur du Breuil, et à Marie Micheau, sa femme, la maison noble et la seigneurie de Vilaigre, fief des Gautrains et de Beaulieu (Pièces Originales 1445. Dossier 32470, de Guillerville).

- GUYOT Jacques, écuyer, seigneur de la Rousselière, reçut une signification de Hurtault de Cerizay (Deux-Sèvres), le 12 janvier 1681 (Archives du vicomte Paul de Chabot).

- GUIOT Léonard, écuyer, seigneur de Villeneuve, mari de Marie du Pin, et autres demoiselles du Pin, furent condamnés à payer une somme de 272 livres à Jacques Ferré, écuyer, seigneur de Fredières, le 27 mars 1727, par sentence rendue à Saint-Germain sur Vienne (Carrés de d'Hozier, 254. Ferré).

- GUYOT Catherine, épousa Nicolas Marsays, huissier.
Ils achetèrent le 23 juin 1730, sous forme de rente, de Jean de Brienne, le domaine de Rochefort (Soyaux). (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).

- GUYOT Jean, sieur de la Prêtière, habitait l'île de Bouin (Vendée), le 31 juillet 1735 (Documentations sur l'île de Bouin par MM. Luneau et Gallet, page 347).

- GUIOT Jeanne Madeleine, épousa Clément François Sourdeau, écuyer, seigneur de Beauregard, conseiller honoraire au grand conseil.
Ils eurent une fille : Catherine Marie, qui épousa à Saint-Martin de La Place, le 28 janvier 1743, François de l'Age, chevalier, seigneur de la Bretollière (Archives du Maine et Loire).

- GUIOT N, était décédé avant le 26 décembre 1752, date où Marie Vexiau, sa veuve, donna une procuration (Archives de la Vendée, C.89).

- GUYOT Jeanne, alias GUILLOT, eut de Pierre Artus de La Voyrie, chevalier, seigneur de Laumondière, son mari, un fils : Mathurin, né le 28 novembre 1777, et baptisé à Secondigny en Gâtine (Deux-Sèvres) (Chérin, 214).

- GUYOT N, juge de paix de Jaulnay (Vienne), âgé de 33 ans, fut destitué par le district, et détenu à la Trinité de Poitiers le 13 octobre 1793 (La Terreur à Poitiers, par Etienne Salliard, page XXIII).

- GUYOT Catherine, épousa N. Porcheron de Saint-James, seigneur de Beroute, qui fut inhumé dans l'église de Marnay (sans date). (Note sur Marnay - Vienne).

GUIOT, ou GUYOT, seigneurs d'Asnières.
Cette famille noble, d'origine chevaleresque, titrée de marquis pour les Honneurs de la Cour en 1745, compta les plus brillantes alliances et fournit de très nombreuses branches aux provinces de la Basse Marche, de l'Angoumois, du Poitou, du Berry, etc.
Maison toute militaire, elle a fait ses preuves de noblesse devant les intendants des diverses provinces ci-dessus mentionnées.

- GUYOT J, fut cité comme témoin au mois de novembre 1213, dans la charte où la qualité de doyen fut érigée en première dignité de l'église d'Angoulême (Gallia Christiana, tome II, 2ème partie, page 452).

- GUIOT Huon, figura dans un acte passé à Damiette en 1249, pendant la septième croisade. L'original de cette pièce, communiqué par feu M. Léon-Charles-Henri GUIOT du REPAIRE, mérite d'être transcrit intégralement :
"Jou Jehan de Rochefort, fas savoir à tous chiaus qui ces lettres verront que je pour mon propre nom et au nom de seigneur Raous con dist li Roys, Huon GUIOT, Gilles de Cauleres et jehan li Blin, chevalers, j'ai rechiut de adame Sepa et jeh Capry, bourgeois de Jeine, VIIIxx livres... en deniers contans que je ler doi rendre et paier en non... don Noël qe nous attendons en un an et s'en monsigneur... Soissons waranchir chis convenance et paiement. Et se mon seigneur lavoit cous ne damages p me defaute ou des chevaliers devant nommet pour l'oquison de ceste warendix, ie li renderoie et chius chevalier tous les cous et otus les damages q'il airoient ou porroient avoir, et à ce me sui obligié par mon sairement et par abandon de tous mes biens sans meffait à prendre et à detenir; et se i sont obligiés chius chevaler devant dit. Et pour chou que soit ferme chose et estaule, j'ai ces presentes lettres confremées de men ppre scel. Che fu fait deseur Damette, en l'an del Incarnacion Nostre Segneur mil et CC et quarante et nef, en mois de Juing".
Trace de sceau pendant.

- GUIOT Pierre, chanoine de l'église collégiale de Sainte-Croix et de Saint-Léger du château de Loudun, fut prieur de la Maison-Dieu de cette ville dès 1393.
Il a laissé deux registres de rentes dues à la Maison-Dieu, l'un de 1402n l'autre de 1410.
On le trouve cité dans des actes du 12 octobre 1402, de la Saint-Hilaire 1406, du 19 septembre 1407, et il vivait encore en 1423 (Roger Drouault. Recherches sur les établissements hospitaliers du Loudunais, pages 26, 28, 31 et 36).

- GUIOT Pierre, fit arrentement de Jean Isoré, chevalier, seigneur de Boussay, le samedi avant la Nativité de Notre Seigneur 1393, sous les sceaux de la cour d'Angles (Cabinet de d'Hozier, 198, Dossiers 5103 Isoré).

- GUIOT Jean et Itier, écuyers de la compagnie de Morthemer, furent présents au ban de 1417, réuni à Poitiers (Note de Maître M. Barbier).

- GUIHO, ou GUIOT Pierre, chevalier, fut conseiller et maître d'hôtel du comte de Richemont, connétable de France, à Parhenay en 1435 (Ledain, Gâtine, page 214).

- GUIOT Jeanne, avait épousé Oudin Pellard, écuyer, seigneur de Montigny, qui à cause d'elle, par acte du 13 novembre 1458, reçu en la prévôté d'Orléans, fit hommage à Olivier d'Autry (Carrés de d'Hozier, 486. Généalogie Pellard de Montigny). Il était peut-être d'une autre famille.

- GUIOT Andrée, épousa Antoine Audebert, écuyer, seigneur de Laubuge, qui fit un acquêt au Vigean (Vienne), le 22 octobre 1452 (Généalogie Audebert).

- GUIOT Pierre, prieur de Saint-Paixent (Vienne), fit arrentement à Jean du Châtenet, écuyer, d'un fondis à Saint-Paixent, tenant à la maison de Simon Dubois, le 8 juillet 1475 (Bibliothèque Nationale, fonds français, 12050. Seigneurie de Puyferrier).

- GUIOT Raymond, écuyer, épousa vers 1480, Louise Bonnin, fille de Thibaud, écuyer, seigneur de Messignac, et de Huguette du Teil (Généalogie Bonnin).

- GUIOT Guillemette, fit aveu de la dîme de la Vallade à Geoffroy Taveau, chevalier, seigneur de Lussac, à cause du lieu noble de la Jarrie, XVème siècle (Notes Babert).

- GUIOT Jean, écuyer, seigneur de Touvois (Vausseroux, Deux-Sèvres), et de Puiguyon, épousa Catherine Chevalier, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Coincardière, et de Marie de La Chaussée.
Il fut à cause d'elle, le 27 juin 1515, seigneur de Saint-Christophe sur Roc (Deux-Sèvres) (Alfred Richard : Notes sur Faye).
Il était décédé avant 1517, car à cette date, Catherine Chevalier, sa veuve, donna procuration à Pierre Bernard, écuyer, seigneur des Gelinettes, son gendre, pour rendre hommage de son hôtel de Touvois à Nicolas Claveurier, seigneur de la Barre-Pouvreau.
Le nom de leur fille, épouse de Pierre Bernard, est inconnu (Généalogies Chevalier et Bernard).

- GUIOT Jeanne, nièce de Marguerite d'Alloue, veuve de Louis Turpin, écuyer, fut légataire de celle-ci par son testament du 7 novembre 1519, passé devant Martineau, notaire à Bouin (Deux-Sèvres) (Grande Ecurie - Turpin).

- GUIOT Nicolas, écuyer, seigneur du Repaire, eut de N. de La Lande, son épouse, une fille :
  1) Marguerite, qui épousa le 20 août 1530 (Ploault, notaire), Thomas Berthon, écuyer, seigneur de Piégut et de la Mothe (Généalogie Berthon).

- GUIOT Jacques, écuyer, épousa par contrat du 20 mai 1562, Renée de Piégut, fille de Jacques, écuyer, et de Marguerite de Ricoux, qui devenue veuve et dame du lieu de Piégut, paroisse de Bussière-Poitevine (Haute-Vienne), produisit pour la justification de sa noblesse, devant Sainte-Marthe, en 1599, son contrat de mariage avec ledit Jacques GUIOT (Pièces Originales, Dossier 51348).

- GUIOT Gilbert (de la Marche), fut reçu chevalier de l'Ordre de Malte le 25 décembre 1577 (Vertot, tome VII, page 183).

- GUIOT Marie, épousa par contrat du 21 septembre 1613 (Guyard, notaire), Jacques Sarragan, écuyer, seigneur de la Cregnollée (Maintenue de noblesse de la famille Sarragan, par Barentin).

- GUIOT de SAINT-QUENTIN André, épousa en 1618, Jeanne Boucheuil, fille de Joseph, sieur de la Gaignerie, et d'Esther de Marans (Généalogie Boucheuil).

- GUIOT Jean, écuyer, seigneur de Saintien ?, eut de Marie N :
  1) Renée, qui fut baptisée à Payroux (Vienne), le 16 août 1637 (Registres).

- GUIOT, dit aussi GUILLOT Philippe, écuyer, seigneur des Touches, épousa à Vicq (Vienne), le 5 septembre 1650, Catherine de Coulon, ou de Colon, et en eut :
  1) Jean, qui fut baptisé à Vicq le 28 avril 1652, sous le nom de GUIOT.
2) Louise, baptisée à Vicq le 31 mars 1659, sous le nom de GUILLOT.

- GUIOT René, écuyer, seigneur du Petit-Champ, épousa Jeanne de La Porte, et en eut :
  1) un enfant baptisé à la Chapelle-Vivier (Vienne) le 11 janvier 1652.
Il fut inhumé dans l'église d'Asnières en 1683. (Registres)

- GUIOT Marie, de la paroisse de Payroux, épousa à Mauprévoir (Vienne), le 27 mai 1670, François Chalaffin, de Confolens (Registres).

- GUIOT Pierre, écuyer, seigneur de la Liborderie, épousa en 1674, Marie de Cressac, fille d'Honoré, sieur de Monteil, et de Catherine de Longueil (Généalogie de Cressac).

- GUIOT Jean, fut prieur-curé de Saint-Georges du Vigean (Vienne) de 1676 à 1687 (Communiqué Deliquet, Monographie du Vigean).

- GUIOT Dorothée, fut marraine à Asnières le 25 décembre 1687, et signa le registre (Registres).

- GUIOT Marguerite, veuve de Pierre de Nouhé ?, vendit le 11 juin 1712 le fief des Brunets, au Bois de Messé, à Jacques d'Hémery, écuyer, seigneur de Mondétour (Archives de la Vienne, Couhé).

- GUIOT Jeanne, de la paroisse de Pleuville (Charente), y épousa le 25 novembre 1715, Barthélémy de Poispaille, écuyer, seigneur du Bousquet (Registres).

- GUIOT Renée, épousa à Mauprévoir (Vienne) le 25 mai 1716, François Garnier, écuyer, seigneur de la Lause.
Elle fut inhumée dans l'église de ce lieu le 22 octobre 1726 (Registres).

- GUIOT Françoise, épousa à Neuville, le 5 octobre 1717, René de Girard, écuyer, de la paroisse de Contré (Registres).

- GUIOT Joseph, écuyer, seigneur du Cluzeau, fit don d'une métairie sise en la Pollinière (Bussière-Poitevine - Haute-Vienne), en faveur de Marguerite de Lâage, fille de feu François, écuyer, en 1751 (Archives de la Haute-Vienne. B. 155).

- GUYOT des VARENNES Guillaume, qui acheta le 7 décembre 1782, de Joseph de Nogérée, chevalier, seigneur de Maray, la Filière, et de Rose Charlotte de Massabrée, son épouse, le logis de la Filière (Hiersac), pour 67600 livres. Ce fief relevait du château du Fâ, des Saint-Hermine, situé à Sireuil.
Guillaume y demeurait en 1790. (Laurent MAURIN).

- GUIOT Louis, et Jeanne, assistèrent, en qualité de cousins germains, au contrat de mariage de Pierre de Chergé, et de Marie-Anne de Villedon, le 12 octobre 1784 (Archives de la Vienne, E² 53).

- GUIOT Louis, écuyer, seigneur des Touches, chevalier de Saint-Louis, émigra en 1791 et fit les campagnes de 1792 dans une compagnie formée d'officiers émigrés, à l'armée des Princes, frères du roi (Emigrés poitevins).

- GUIOT N., écuyer, seigneur de la Lande, fit la campagne de 1792 dans une compagnie du Poitou, à l'armée des Princes (Emigrés poitevins).

- GUIOT N., écuyer, seigneur de la Lande, décéda en émigration (Emigrés poitevins).

Branche d'ASNIÈRES :
I) GUIOT Pierre, alias Perrot, écuyer, seigneur de Beaulieu (Brillac) et d'Asnières (Vienne).
D'après la Thaumassière, il rendit aveu et dénombrement de sa seigneurie de Beaulieu en 1323, au seigneur de l'Isle-Jourdain.
Il fut le même qui, sous le nom de Perrot GUIOT d'Asnières, rendit au même seigneur en 1333, aveu et dénombrement de sa maison d'Asnières (Tuboeuf).
Le nom de sa femme est inconnu, mais il eut pour enfants, au moins :

II) GUIOT Pierre, alias Perrot, écuyer, seigneur d'Asnières.
Il fut gouverneur de Bellac, Charroux, le Dorat, Saint-Germain, Rancon, Champagnac et Calais, pour Anne de Bourbon, comtesse de Montpensier, les 24 septembre 1398 et 22 décembre 1402.
Il fut encore confirmé dans ces mêmes fonctions, le Ier septembre 1408, par Louis, comte palatin, duc de Bavière, second mari d'Anne de Bourbon, au nom de son fils Louis de Bavière, héritier des biens de ladite Anne (Originaux Château d'Asnières, Dom Fonteneau, tome I, page 15).
En raison de ces fonctions de gouverneur, Perrot eut l'administration générale de la justice, de la guerre et des finances dans tout le pays.
Le maréchal de Boucicault, conservateur général des trêves et passe d'armes entre le roi de France et celui d'Angleterre, étant au siège de Montignac le 24 septembre 1398, il fit expédier à Perrot une commission pour faire observer et exécuter lesdites trêves dans toute l'étendue de son gouvernement.
Par lettres du 22 décembre 1402, le comte paladin donna aussi à Perrot, "gouverneur en ses terres, qui a parfaitement servi ses prédécesseurs", la permission d'édifier une maison plus forte que celle qu'il habite au bourg de Champagnac "savoir une salle de 40 pieds de hauteur ou environ, en maçonnerie, et quatre tourelles aux quatre quartiers de ladite salle, et icelle de 20 pieds de large, et les tourelles aussi de 10 pieds en dedans en vire et de faire deux colombiers en deux desdites tourelles." (Dom Fonteneau, tome XXIV, page 495).
Il avait épousé en premières noces, Philippe du Mosnard, dont il fut veuf avant 1387 (Dom Fonteneau, tome LXXXIII).
En secondes noces il épousa Cécile de La Lande, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Busserolles (Pièces Originales 1458, Dossier 3347).
Par acte du 28 février 1407, il donna entre autres choses, à Jean, son fils aîné, ce qu'il avait acquis à Asnières, d'Imbert Seichaut, chevalier, seigneur du Breuil, "à cause, est-il dit, de l'affection qu'il lui porte et pour qu'il puisse être allié par mariage en haute et bonne lignée". (Carrés de d'Hozier, 327. Tuboeuf).
Le Ier octobre 1407, il obtint de la chambre des requêtes à Paris, une sentence contre Pierre, Jean et Colas Billot, frères, signée Davine, dans laquelle il fut qualifié d'écuyer d'écurie du comte palatin du Rhin (Carré de d'Hozier, 327).
Il donna quittance le 11 août 1393, à l'abbé de la Merci-Dieu (Archives de la Vienne, abbaye de la Merci-Dieu).
Il décéda avant le 18 janvier 1412, car à cette date, Louis, comte palatin, réclama à sa veuve 1600 écus d'or pour les restitutions qu'il devait lui faire.
Sa seconde épouse, Cécile de La Lande, se remaria le 15 mai 1419, avec Gilles de Couhé, seigneur de Chargé (Carrés de d'Hozier, tome CCCXXVII).
Il eut pour enfants de son second mariage :
  1) Jean, qui suit.
2) Audouin, qui fera la branche de Champagnac.
3) Jeanne.

III) GUIOT Jean, chevalier, seigneur d'Asnières, du Villard (Adriers - Vienne).
Il fut enseigne de la compagnie des gens d'armes du duc de Bourbon, comme il apparaît d'un ordre qui lui fut donné, le 12 septembre 1475, de conduire ladite compagnie, ordre signé Noderran, chambellan du roi (Tuboeuf).
Le 20 mars, alias le 20 juin 1449, il fit aveu de son fief et hébergement d'Asnières à Pierre de Combarel, chevalier, seigneur de l'Isle-Jourdain.
Il renouvela cet aveu le 19 septembre 1478.
Il fit deux arrentements, l'un le 25 octobre 1469, l'autre le 14 novembre 1479, ainsi qu'une baillette, le 14 juin 1451 (Bibliothèque Nationale, fonds français 12050, seigneurie de Puyferrier).
Il rendit hommage au comte de la Marche, comme seigneur de Champagnac, le 10 février 1480, de la moitié de la juridiction de Saint-Marsault.
Le 15 mars 1480, il fit également une baillette, de la tenue appelée le Chastener-Saint-Martin.
Il fit un premier testament le 22 mai 1481, puis un second le 9 août 1515, où il ratifia la donation qu'il avait faite à son fils aîné Pierre (Preuves devant de Montmagny).
Il dut décédé peu après.
Il avait épousé le 14 juillet 1431 (Jourdain Chevalier et Jean de Martel, notaires de Bellac), Perette de Saint-Savin, qui lui donna pour enfants :
  1) Pierre, qui suit.
2) Jean, qui fut abbé de Notre-Dame de Bournet (Angoumois), de 1480 à 1490.
3) Marguerite, qui épousa N. Dauphin, écuyer, seigneur de Fougerat, vers 1500.
4) Jeanne, qui épousa Gédéon de Passy, écuyer.
5) autre Jeanne, qui épousa Louis Richard, écuyer (Dom Fonteneau, tome LXXXIII).

IV) GUIOT Pierre, chevalier, seigneur d'Asnières, de Saint-Germain, Saint-Martial de la Pillenière et du Villard.
Il fit hommage, tant en son nom qu'à cause de sa femme, et comme fondé de procuration de son père, à Pierre de Bourbon, comte de la Basse-Marche, de tout ce qu'ils possédaient dans les châtellenies de Saint-Germain, Bellac, Champagnac et Charroux, à la date du 30 décembre 1478.
Il rendit un autre aveu et dénombrement au seigneur de l'Isle-Jourdain, à cause de sa maison d'Asnières, le 28 février 1483 (Tuboeuf).
Le 12 juillet 1496, Pierre fit un arrentement (Fonds français 12050, seigneurie de Puyferrier), et le 12 mai 1499, un acte d'opposition à une tenue d'assises par le seigneur de Saint-Germain (Tuboeuf).
Il avait épousé avant le 30 décembre 1478, Jeanne de Frondeboeuf, dame de la Vergne, fille de Jean, écuyer, seigneur de Renouzières, et de Jeanne de Sallebrache.
Il décéda avant le 16 août 1513, laissant pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Louis, qui devint religieux bénédictin, qualifié de prieur du Bosquet.
3) Françoise, qui épousa le 6 janvier 1501 Mathurin Arnault, seigneur de Marigné.
4) Catherine, dite Jeanne dans la confirmation Tuboeuf et le Nouveau d'Hozier (161 dossier 3640).
Elle épousa en premières noces le 8 octobre 1504 Odet, seigneur de Marcillac, puis en secondes noces, par contrat passé au château d'Asnières, le 16 août 1513 (Turquois et Perrin, notaires à Charroux et Lussac), Jean de Lestanduère, écuyer, seigneur de Langlebertaut, demeurant à Aigrefeuille, près de La Rochelle (Carrés de d'Hozier, 327). Le Nouveau d'Hozier l'appelle Jean de Lestang (161 dossier 3640).
5) Anne, qui épousa le 7 juillet 1505 Christophe de La Rye, écuyer, seigneur de Loherge, alias l'Auberge et de Peytaveau, près de la rivière de Gartempe.

V) GUIOT Jean, chevalier, seigneur d'Asnières, de la Vergne d'Alloue, de Saint-Martial, Saint-Barban, de la Vergne-Bouton, de la Vauzelle (Bussière-Boffy, Haute-Vienne), et du Verger (Asnières, Vienne).
Il rendit un aveu le 22 septembre 1504.
Il testa le 20 avril 1525, demandant à être inhumé dans la chapelle d'Asnières (Carrés de d'Hozier, 327).
Lui et sa femme partagèrent leurs biens, le 8 août 1526 (Perrin, notaire en la vicomté de Montbas et de la châtellenie de l'Isle-Jourdain), laissant à Clément la maison d'Asnières, à Martial le Doignon et la Vergne, paroisse de Brillac, et nommèrent également Françoise, Catherine et Clémence.
Ils voulurent également que François se fassent religieux, s'il n'avait pas de répugnance, et que leurs autres enfants, gens d'église, fussent reçus comme enfants de la maison, toutes les fois qu'ils voudraient y venir.
Jean avait épousé Marguerite Chauvin.
De cette union naquirent :
  1) Clément, qui suit.
2) Martial, qui fera la branche de la Mirande.
3) Antoine, qui fut prieur commendataire de Saint-Junien les Combes et d'Asnières.
Il assista comme témoin le Ier février 1554, à l'aveu d'Asnières, rendu par son neveu Jean GUIOT.
4) Godefroy, qui fut religieux à Lesterps.
5) François, aussi religieux à l'abbaye de Nouaillé.
Il fut titulaire de la sous-chantrerie de Nanteuil en Vallée et du prieuré de Bocagé (aujourd'hui Bois au Geay), son annexe.
6) Françoise, qui épousa le 20 avril 1514 (Bain et Verdillac, notaire de la baronnie de Morthemer), Perrot du Pin, écuyer, seigneur de Lavau.
7) Catherine, qui épousa par contrat du 10, alias 17 octobre 1523, Pierre de Marsenges, écuyer, veuf de Marguerite Tizon (Bibliothèque de l'Arsenal, manuscrit 5029, nobiliaire du Limousin).
D'après ce document, Jean, frère de ladite Catherine, et au nom de celle-ci alors veuve, rendit hommage le 31 juillet 1536.
8) Clémence.
- Enfin, d'après le partage de 1526, d'autres fils religieux, dont les noms ne furent pas cités.

VI) GUIOT Clément, chevalier, seigneur d'Asnières, de la Vergne d'Alloue, de Saint-Martial, de Saint-Barban et du Verger.
Il avait reçu de son père, pour services rendus, la maison d'Asnières.
Avec plusieurs seigneurs, en 1549, il fit ressortir les inconvénients pour la Basse-Marche, d'avoir été détachée du parlement de Paris pour être incorpore à celui de Bordeaux (Dom Fonteneau, tome XXIV, page 599).
Il épousa en premières noces, par contrat passé à Chantrezac, le 26 avril 1524 (Marchelève et Potron, notaires de la principauté de Chabanais et baronnie de Loubert), Louise Estourneau, fille de Guillaume, écuyer, seigneur de la Roche des Combes, et de Marie de Monterban (Monterba) (M. de La Porte la dit fille d'Odet, écuyer, seigneur de la Mothe de Tersannes, et de Louise de Chazerat).
Ils eurent pour enfant :
  1) Jean, qui suit.
Il épousa ensuite en secondes noces par contrat du 7 septembre 1531 (Girard et Peigne, notaires à Saint-Maixent), Jeanne Vasselot, veuve de Jean de Nesdes, seigneur de la Roche des Combes, et fille de François, écuyer, seigneur du Pourtault, et de Marie Aubert.
De cette union naquit :
  2) Jeanne, qui épousa le 14 janvier, alias 14 février 1552, Gabriel Jourdain, écuyer, seigneur de Trallebot.
Enfin, il épousa en troisième noces par contrat du 2 janvier 1540 (Trigeau, notaire à Angoulême), Catherine Joubert, veuve de Benoît Vigier, écuyer, seigneur de Chalonne.
Il vivait encore en 1549.
Ils eurent pour enfant :
  3) Martial, qui fera la branche de la Motte-Villognon.

VII) GUIOT Jean, chevalier, seigneur d'Asnières, de Saint-Barban, Chalonne, etc...
Comme homme d'armes pour le roi sous la charge du seigneur de La Vauguyon, il assista à la montre du 9 octobre 1548, passé à Aussac (Charente), sous la conduite du duc de Montpensier, parmi les archers à petite paie.
Il fit hommage de l'hôtel noble de Chalonne, mouvant du comté d'Angoulême, le 10 février 1555 (Archives Nationales PP 45), et aveu de la terre d'Asnières en 1561.
Le 7 mars 1552, il reçut quittance de 1000 livres, partie des 3500, dot de sa sœur Jeanne, femme de Gabriel Jourdain.
Il passa un bail le 10 janvier 154 et fit aveu de ses biens sis à Asnières, le Ier février suivant, en présence de son oncle Antoine, prieur d'Asnières (Carrés de d'Hozier, 327).
Il fit enfin un accord avec Martial, son frère, au sujet de la succession de leur père, par acte passé au lieu noble de la Vergne, le 4 avril 1554.
Il épousa le 2 janvier 1540 (Trigeau, notaire à Angoulême), Anne Vigier, fille de feu Benoît, écuyer, seigneur de Chalonne, et de Catherine Joubert, laquelle se remariait le même jour avec son père (Confirmation Tuboeuf).
Le 21 mars 1555, devant Mesnard, notaire royal, il conclut une transaction avec Jean Baudouin, écuyer, seigneur de Fleurac, concernant le fief de Chalonne. (Inventaire sommaire des archives départementales de la Charente, antérieures à 1790).
Il était décédé avant le 14 juillet 1565, date où sa veuve se remaria avec François de Brettes, chevalier, seigneur de Cros.
Ses enfants partagèrent sa succession le 16 juin 1568.
Ils furent :
  1) René, chevalier, seigneur d'Asnières et de Saint-Martial.
Il fut homme d'armes de la compagnie de M. de La Vauguyon, et fut convoqué au ban et arrière-ban de la sénéchaussée de Basse-Marche, le 29 juillet 1577 (De La Porte, Gens de qualité de Basse-Marche, fascicule 1, page 19).
Dénoncé aux Grands Jours de Poitou, il fut déclaré contumace le 7 novembre 1579.
Il avait épousé le 11 février 1571, Anne Frotier, fille de François, chevalier, seigneur de la Messelière, et d'Antoinette Goumard.
Il décéda sans postérité, et sa veuve fit avec Antoine et François GUIOT, ses beaux-frères, une transaction le 24 juin 1599, signée Bertrand, notaire (confirmation Tuboeuf).
2) Antoine, qui suit.
3) Marc, chevalier, seigneur de Saint-Barban.
Il était dit docteur ès lois dans le contrat de mariage de sa sœur Françoise en 1581.
Il acquit de Jeanne d'Oradour, épouse de Bastien de Montlouis, écuyer, la terre de la Forest et ses dépendances, pour 373 écus et un tiers représentant 1120 livres, le 10 mai 1599 (Charpentier, notaire en Basse-Marche).
Il fut avec ses frères Antoine et François, maintenu en sa noblesse, le 9 juin 1599, par Huault de Montmagny et de Sainte-Marthe, et taxé en 1620 dans la paroisse de Saint-Barban, à 68 livres, pour payer les frais faits par les députés de la sénéchaussée de la Basse-Marche, aux Etats Généraux de 1614 et 1615 à Paris (de La Porte, gens de qualité de la Basse-Marche, page 36).
Il épousa Marguerite Nadaud, fille de Jacques, et eurent pour enfants :
  a) Renée, qui épousa le 30 juin 1621, François du Pin, écuyer, seigneur de la Courtaudière, auquel elle apporta la terre de Saint-Barban.
b) Eléonore, qui épousa en premières noces le 24 février 1623, Jean Vézien, écuyer, seigneur du Villard; puis en secondes noces le 18 décembre 1629, Gaspard Sabouraud, écuyer, seigneur de l'Age-Pariolle; puis enfin en troisièmes noces, avant le 7 juin 1653, Martial de Poivre, écuyer.
A cette date, sous l'autorité dudit Poivre, elle s'opposa aux criées de la maison noble de l'Age-Pariolle, de la paroisse de Mauprévoir (Vienne) (Pièces Originales 2368, dossier 53175).
4) Fiacre, qui fut chevalier de Malte en 1577, et commandeur de Blandais en Haute-Marche. La provision du grand maître visée et scellée en plomb du sceau de Malte, était du 20 novembre 1599, et la prise de possession du 15 mai 1600, signée Peurochon et Rescot, notaires (Confirmation Tuboeuf).
5) François, qui fera la branche de Saint-Quentin et du Doignon.
6) Catherine, qui épousa avant le 13 juin 1573, René Laurens, seigneur de Darnac. Elle vivait encore en 1584.
7) Françoise, qui épousa par contrat du 7 septembre 1581 (Marque, notaire à Cieux, en Limousin), Alexandre Desmier, écuyer, seigneur de Chenon.
8) Jeanne, qui fut marraine à Mauprévoir (Vienne), le 7 octobre 1636, de sa petite nièce Jeanne Sabouraud.
9) Anne, qui resta sans alliance.
10) Jean, qui était décédé avant le 6 juillet 1604, date du partage passé devant Richard et F. Chagneau, notaires à Asnières, où Antoine, tant de son chef que comme ayant les droits de sa sœur Anne, et de ses frères et sœur, Marc, François et Catherine, partagea les biens de leurs père et mère, et ceux de René et de Jean, leurs frères décédés (carrés de d'Hozier, 327, page 365).

VIII) GUIOT Antoine, chevalier, seigneur d'Asnières, Saint-Martial, la Forest, Chalonne, Escheyrac et du Doignon.
Avec ses frères Marc et François, il fut maintenu en sa noblesse le 9 juin 1599, par MM. Huault de Montmagny et de Sainte-Marthe, et fut taxé en 1620 à 66 livres, pour payer les frais faits par les députés de la sénéchaussée de la Haute-Marche aux Etats-Généraux de 1614-1615 à Paris (De La Porte, Gens de qualité de Basse-Marche, page 32).
Il épousa en premières noces par contrat du 18 janvier 1573 (Montazeau, notaire à Blom), du consentement d'Anne Vigier, sa mère, alors épouse de François de Brettes, Léonarde des Roches, dame d'Escheyrac, veuve de Jean Coustin, seigneur des Mas, et fille d'Antoine, écuyer, seigneur d'Escheyrac, et de Françoise de Lavaud.
Ils eurent pour enfants :
  1) Mathieu, qui suit.
2) François, qui fera la branche de Ville-Champagne.
3) Jean, qui fut tonsuré en 1599, et qui devint prieur-curé d'Asnières en 1607.
Il fit un acquêt le 10 juin 1630.
Sa succession fut ouverte le 21 juillet 1658.
4) Marc, qui fera la branche du Fanet.
Antoine épousa en secondes noces le 5 juillet 1588, Louise Bonnin, veuve de François de Villedon, écuyer, seigneur dudit lieu, et fille de Jean, chevalier de l'Ordre du roi, et de Jacquette d'Archiac.
Une transaction eut lieu le 18 août 1612, sur la part de ses biens entre ses enfants des deux lits.
Ils eut pour enfants de son second mariage :
  5) Anne, qui fut baptisée le 15 novembre 1589. Elle décéda sans postérité.
6) Jeanne, baptisée le 20 septembre 1592.
Elle épousa en premières noces Pierre Fournier, sieur du Ris, puis en secondes noces Claude de La Marche, seigneur dudit lieu.
7) Françoise, qui fut baptisée le 27 septembre 1594. Elle resta sans alliance.

IX) GUIOT Mathieu, chevalier, seigneur d'Asnières, de Chalonne, de Saint-Martial, d'Escheyrac, du Cluzeau et de la Forest.
Il obtint une permission de Louis XIII, datée du 9 novembre 1618, de chasser et tirer à l'arquebuse sur toutes les terres et domaines de la Couronne, en considération (est-il dit), de ses services.
Il épousa par contrat passé au lieu noble de Lugérat, en présence de ses oncles, Marc, Fiacre et François GUIOT, le Ier janvier, alias le Ier juin 1609 (Gaschet, notaire), Françoise Flament, fille de Jean, écuyer, seigneur de Lugérat, et de Jeanne Boyent (Carrés de d'Hozier, 327).
Lui et sa femme testèrent et demandèrent à être inhumés à Asnières dans le tombeau des ancêtres dudit Mathieu.
Ils avantagèrent Mathieu, leur fils aîné, et désignèrent Jean et François GUIOT, leurs frères, comme exécuteurs testamentaires, par acte passé devant Chaigneau, notaire à l'Isle-Jourdain, le 10 mars 1620.
Mathieu décéda le 5 juillet 1631, et ses biens furent partagés entre ses enfants, le 14 mars 1637, devant Pontenier, notaire à Civray (Carrés de d'Hozier, page 277).
Il eut pour enfants :
  1) Mathieu, qui suit.
2) Marc, qui fera la branche de Chalonne.
3) Françoise, qui épousa Noël Bernard de Balue.
4) Marie, qui devint la femme de François de Crozan, écuyer, seigneur des Rivières, le 4 janvier 1631 (Desaunières, notaire à La Rochefoucauld).

X) GUIOT Mathieu, chevalier, seigneur d'Asnières, Saint-Martial, Saint-Barban, le Cluzeau, etc.
Il fut major au régiment de cavalerie du roi.
Il épousa en premières noces par contrat du 4 septembre 1631 (Bornat, notaire à Montbas), Marie Barton, fille de Pierre, chevalier, seigneur vicomte de Montbas, et de Jacqueline Bonnin.
De cette union naquirent :
  1) Denis, né le 12 juillet 1639. Il décéda jeune.
2) François, seigneur de Saint-Martial, né le 6 octobre 1640.
Il décéda âgé de plus de 18 ans.
3) Jean, qui suit.
4) Jeanne, qui épousa par contrat passé à Paris, le 29 avril 1663, Antoine de Gomont, conseiller et maître d'hôtel du roi.
5) Marie, qui épousa vers 1670, Antoine du Drac, chevalier, seigneur de Boisbousseau.
Elle fut inhumée à Paizay le Sec (Vienne), le 18 septembre 1677.
Mathieu épousa en secondes noces le 11 mai 1654, Marie Jobert, veuve de Benjamin de Masparotte, baron de Piles.
Il fit son testament le 14 avril 1667, qui fut reçu le 16, par Chauvet et Bourbeau, notaires à Poitiers.
Il décéda à Poitiers le 23 avril 1667, paroisse de Saint-Paul. Son corps, accompagné par le vicaire Clergeault, fut amené à l'église d'Asnières et inhumé dans la chapelle de la famille (Note de M. l'abbé Antigny).
Un accord fut passé au sujet de sa succession, le 22 juillet 1669, devant Couppé, notaire à Poitiers, (Carrés de d'Hozier, 327, page 284), entre ses enfants du premier lit, et ceux du second lit, qui étaient :
  6) Mathieu, dit le chevalier d'Asnières, chevalier de Saint-Louis, qui fut lieutenant-colonel du régiment de Mortemart, puis lieutenant du roi de la ville de Condé, en Flandres.
Il avait été baptisé à Saint-Paul de Poitiers, le 27 avril 1667, âgé de 10 ans environ, après avoir été ondoyé à Paris par l'archevêque de cette ville.
D'après M. l'abbé Antigny, Mathieu épousa en 1690, Anne de La Ramière, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Maison-Neuve, et de Jeanne Estourneau, et sœur de Marie, épouse de son neveu Jean François Antoine GUIOT d'Asnières. Elle décéda âgée de 20 ans, au château d'Asnières, le Ier décembre 1692 (abbé Antigny).
7) Anne Marie, qui épousa le 7 février 1678, Joseph de Marans, chevalier, seigneur de la Bastide.

XI) GUIOT Jean, chevalier, seigneur d'Asnières, etc.
Il épousa par contrat passé à Rochechouart, le 24 octobre 1666 (Javerlhat, notaire), Marguerite d'Asnières, fille de Robert, chevalier, seigneur de la Chapelle-Bienart, et de Marie de Barbezières.
Il fit son testament le 6 septembre 1681 (Philibert Le Roi, notaire de la châtellenie de l'Isle-Jourdain). Il y demandait à être enterré à Asnières, dans le tombeau de ses prédécesseurs, institua son fils aîné son héritier, à moins que par ses désobéissances il ne donna lieu à sa mère de nommer un autre de ses frères, et laissa l'usufruit à sa femme.
Il décéda le Ier janvier 1684, et sa veuve institua jean François Antoine, l'aîné de ses enfants, son héritier. Elle légua 1000 livres aux puînés et 2500 livres à Louise, lui ordonnant de rendre à Joseph GUYOT, son frère, ce qu'elle avait reçu de Jean d'Asnières, comme donation audit Joseph.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) Jean, baptisé à Asnières le 16 octobre 1667.
Il décéda sans alliance avant 1681.
2) Jean François Antoine, qui suit.
3) Antoine, né le 15 février 1671, et baptisé le 3 mars de la même année à Asnières.
Il fut appelé le chevalier d'Asnières, et fut lieutenant au régiment de Montbas.
Il épousa à Cahors, Jeanne Le Blanc, dont il n'eut pas d'enfants.
4) Pierre, né le 28 octobre et baptisé le 6 novembre 1672 à Asnières, chevalier de Bret (Asnières).
Il fut lieutenant de cavalerie au régiment de Vienne, et fut tué le 15 août 1702 à la bataille de Luzzara.
Il avait épousé le 12 février 1700 (Ledier et Thorin, notaires à Charroux), Eléonore Sadoubaud, fille de Pantaléon, et d'Eléonore de La Rochejoubert.
De cette union naquit :
  a) Eléonore, née en 1701, qui épousa à Asnières, le 5 mai 1718, Jean du Chalard, chevalier, seigneur de la Chassagne.
Elle fut inhumée dans l'église du Vigean (Vienne), le 21 janvier 1755 (Registres).
5) Louise, née le 22 février 1674 et baptisée le 5 mars 1674.
Elle épousa le 18 février 1692 (Desprez, notaire à Paris), Jean François Barthon, chevalier de Saint-Louis, baron de Montbas, son grand-oncle.
6) Etienne, né le 4 novembre 1675 et baptisé le 24 du même mois à Asnières.
7) François, chevalier, seigneur de Clairfeuille et de la Tibardière, alias Thibarderie (Asnières), né le 27 novembre et baptisé le 6 décembre 1676 à Asnières.
Il fut cornette de cavalerie dans le régiment de Montbas.
Il épousa par contrat du 16 août 1702, Françoise du Mourraud, fille d'Henri, chevalier, seigneur de la Thibarderie, chevalier des Ordres du roi, et de Saint-Louis, et de Marguerite Mathiot, en présence de François GUIOT, chevalier, seigneur de Chalonne, son cousin au 2ème degré.
Il eut pour fils unique :
  a) François, chevalier, seigneur de la Thibarderie, qui épousa Catherine de Mars, alias Demarhe, qui lui donna pour fils :
  a1) Jean François, qui fut vicaire d'Asnières en 1780, puis chanoine de Bueil (Indre et Loire).
Après la Révolution, il fut nommé desservant de cette paroisse.
Il décéda le 11 novembre 1820, léguant tous ses bien-fonds au grand séminaire et à l'hospice de Tours.
a2) Etienne François, né et baptisé à Saint-Maximin de Magnac-Laval (Haute-Vienne).
Le 12 mai 1758, il émigra à Londres. Il y était dit habitant, comme ancien capitaine, en 1822, avec sa femme et un enfant de 12 ans.
Etant dans la gêne, il réclamait à cette époque contre le testament de son frère (Notes communiquée par M. de Grandmaison, ancien archiviste de Tours).
8) Robert, dit le chevalier de Montbas, baptisé à Luchapt (Vienne), le 19 juin 1678.
Il fut tué à la bataille de la Marsaille, en 1693, étant major du régiment de Montbas, dont le vicomte de Montbas, son cousin, était maître de camp.
9) Joseph, baptisé à Luchapt le 16 juin 1679.
Il fut clerc tonsuré, et fut inhumé dans la chapelle d'Asnières, le 21 février 1699.
10) Charles, qui fera la première branche de Salins.

XII) GUIOT Jean François Antoine, chevalier, seigneur d'Asnières, etc.
Il naquit à Asnières le 28 décembre 1668, et fut baptisé au même lieu le 23 janvier de l'année suivante.
Il épousa par contrat du 28 janvier 1680 (de Champaigne et du Thoury, notaire du Dorat), assisté de Jean GUIOT, chevalier, seigneur du Fenet, (son curateur), Marie de La Ramière, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Maison-Neuve, et de Jeanne Estourneau (Carrés de d'Hozier, 327, page 287).
Ce fut lui qui, en 1695, fit rebâtir le château d'Asnières.
Il fut confirmé dans sa noblesse par M. de Richebourg, le 27 avril 1715 (Archives Historiques du Poitou, XXII, page 367).
Il avait fait un accord le 18 janvier 1700, avec Jean GUIOT, chevalier, seigneur du Fanet. Il fut condamner à payer audit sieur du Fanet, une livre de rente sur les tènements de Nantré et de la Garafarde, mais il s'opposa au jugement, se disant propriétaire de Nantré, en vertu d'une transaction passée le 2 juin 1560, entre Jean GUIOT, son bisaïeul, et François du Château, écuyer, seigneur du Fanet.
Jean GUIOT, chevalier, seigneur du Fanet, se désista des rentes de Nantré, du droit de vigueries sur le bourg d'Asnières, et des droits honorifiques dans l'église, moyennant 2750 livres que ledit seigneur d'Asnières s'engageaient à lui payer, outre 8 livres 15 sous pour les épingles de Sylvie GUIOT, fille dudit seigneur du Fanet. Cet acte fut passé devant Champaigne, notaire du Dorat (Carrés d d'Hozier, 327, page 290).
De son union avec Marie de La Ramière, il eut pour enfants :
  1) Jean François, né à Asnières le 31 mars 1692, et baptisé au même lieu, le 2 mai suivant.
Il fut inhumé dans la chapelle d'Asnières le 20 janvier 1700.
2) François, baptisé à Luchapt le 12 août 1693.
Il fut inhumé le 15 septembre suivant.
3) Antoine, qui fut enterré le 12 février 1701, âgé de 4 ans.
4) Pierre Antoine, qui suit.
5) Henriette, baptisée à Asnières le 27 octobre 1700.
Elle fut inhumée dans la chapelle d'Asnières, le 4 février 1701.
6) Pierre Monique, dit le chevalier d'Asnières.
Il décéda sans alliance, lieutenant au régiment Dauphin.
7) Louise, qui âgée de 8 jours fut baptisée à Asnières le Ier octobre 1702. (Archives de la commune d'Asnières sur Blour). (Michel BARTHELEMY)
Elle épousa le 8 février 1723 (du Priez, notaire au Châtelet de Paris), Louis Guillaume de Leffe, écuyer, seigneur de Noue.
Elle fit son testament le 28 octobre 1728, et était décédée avant le Ier décembre 1747.
8) autre Louise, née le 23 septembre 1703, et qui décéda jeune.

On trouve dans les registres d'Asnières, la mention de l'inhumation dans la chapelle, le 2 février 1701, d'un Jean François GUIOT, chevalier, seigneur d'Asnières. Ce doit sans doute être un autre de ses enfants.

XIII) GUIOT Pierre Antoine, chevalier, seigneur marquis d'Asnières.
Il naquit le 4 avril 1609, et fut baptisé le 21 du même mois, à Asnières.
Il fut reçu page de la Grande Ecurie du Roi, sur preuves du 20 mars 1713.
Il fut ensuite enseigne de la compagnie colonelle au régiment de Laval, auparavant Mortemart, dont le chevalier d'Asnières, son grand-oncle, avait été colonel.
Il fit ses preuves pour les honneurs de la Cour, et fut honoré du titre de marquis, en 1745. Il monta la même année dans les carrosses du roi.
Il épousa par contrat du 11 février 1720 (L. Cottenceau et P. Gay, notaires à Usson), Catherine Vidard de Saint-Clair, fille d'Antoine Mathieu, lieutenant de roi dans la province de Champagne; et de Catherine Havelet.
De cette union naquirent :
  1) Marie, baptisée à Asnières le 15 août 1723.
Elle épousa le 11 septembre 1749, Jean Marie d'Hamelin, chevalier, seigneur de Rochemorin.
2) Nicolas, baptisé le 11 avril 1724 à Asnières.
Il fut inhumé le 10 septembre de la même anée.
3) Antoine, âgé de 2 jours quand il fut baptisé le 23 octobre 1725 à Asnières.
4) Jeanne Amable, baptisée le 26 février 1727 à Asnières.
Elle décéda sans alliance le 27 janvier 1753.
5) André, qui suit.
6) Catherine, née et baptisée le 10 août 1729 à Asnières.
Elle épousa le 19 septembre 1764, Simon de Marquessac, chevalier, seigneur de la Reille.
7) Pierre, baptisé le 19 septembre 1732 à Asnières.
Il décéda le Ier mars 1733.
8) François Louis, dit le chevalier d'Asnières, baptisé le 24 avril 1734 à Asnières.
Il fut capitaine au régiment de Champagne.
9) autre Jeanne Amable, baptisée le 12 juin 1736 à Asnières.
Elle fut inhumée le 15 juin suivant.

XIV) GUIOT d'ASNIÈRES André, chevalier, seigneur marquis d'Asnières, seigneur du Cluzeau, Lafont, Villedon, Lézignac, etc.
Il naquit en 1728 à Asnières.
Il servit dans les guerres de 1744 en qualité de cornette dans le régiment de Vieuville-Cavalerie.
Il assista au Dorat à l'assemblée de la noblesse de la Basse-Marche, réunie pour nommer des députés aux Etats Généraux de 1789.
Ce fut lui semble-t-il, qui sous le nom de Diot d'Asnières, ayant deux fils émigrés, fut détenu à la Visitation de Poitiers, pendant la Terreur (Etienne Saillard : La Terreur à Poitiers).
Le 24 juin 1765, il constitua une rente au profit d'Etienne GUIOT, écuyer, seigneur de Saint-Quentin et du Dognon, petit-fils de Fiacre, et de ses filles Marie Madeleine Catherine, et Marie Catherine GUIOT.
Il avait épousé le 6 novembre 1759 (Julien, notaire d'Argenton en Berry), Catherine Charlotte Agnès de Pierre-Buffière, fille de Charles Aymard, chevalier, seigneur baron de Prunget, Chabenet, etc.; et de Marie Agnès Machault.
Le 26 prairial an XI (15 juin 1803) il décéda à Poitiers.
De son union, il eut pour enfants :
  1) N., fils, qui décéda sans postérité.
2) Marie Agnès, qui épousa le 2 novembre 1780, Gédéon Joseph, marquis de Roffignac, chevalier, seigneur de Sannat.
3) Marie, qui épousa par contrat du 21 février 1786, Charles Chapiteau, chevalier, seigneur de Rémondias.
4) Louis Pierre, qui suit.
5) Louis, né le 12, et baptisé à Asnières le 13 novembre 1772.
Il obtint un certificat de Chérin le 3 avril 1788, pour une sous-lieutenance.
Il fut officier au régiment de Champagne, et fut tué au service.
6) Marie Anne, qui épousa en 1789 Joseph des Maisons de Bonnefonds.
7) autre Marie Agnès, qui épousa Thibault Joseph Laurens de Reyrac, chevalier de Saint-Louis.

XV) GUIOT d'ASNIÈRES Louis Pierre, marquis d'Asnières, né à Asnières le 22 juin 1771, et baptisé le 23 du même mois.
Il obtint lui aussi un certificat de Chérin pour une sous-lieutenance, le 15 décembre 1787, après être entré aux gardes du corps le 10 octobre de la même année.
Ayant émigré en 1791, il fit avec sa compagnie, la campagne de 1792 à l'armée des Princes, et celle de 1793 à l'armée de Condé.
Il passa lieutenant en 1794 au régiment de Vioménil, où il resta jusqu'à la fin de 1795, puis rentra à l'armée de Condé en 1796.
En 1797, il se réunit à l'armée royale de la Vendée (rive gauche de la Loire), commandée par le général d'Autichamp, et y resta jusqu'en 1799, époque de la pacification.
Il renta aux gardes du corps en 1814 et y fut réintégré dans son grade de maréchal des logis chef en 1815. Il était chevalier de Saint-Louis.
Il avait épousé le 8 mai 1805, Françoise Chéreil de La Rivière, fille de Mathurin Jean Paul, président de la chambre des comptes de Bretagne; et de Marguerite Reine Wite de Carcé, qui fut guillotinée en 1793.
Il décéda au château d'Asnières le 27 novembre 1836, veuf depuis le 22 avril 1832.
De son alliance avec Françoise, naquirent :
  1) Catherine Françoise, dite Fanny, née à Poitiers le 12 février 1806.
Elle décéda sans alliance le 25 octobre 1843.
2) Ernestine, née en 1807, et décédée en 1825.
3) Marie Agnès Thelcide, née en 1808.
Elle décéda sans alliance le 8 mai 1854.
4) Honorine, née en 1809, décédée l'année suivante.
5) Louis Achille, né le 10 février 1811.
Il décéda célibataire le 26 juin 1844.
6) André, né et décédé en 1813.
7) Marie Léontine, née en 1814.
Elle décéda le 25 mai 1846.
8) Marie Bathilde, née en 1816.
Elle épousa vers 1838, Louis Alexis de Courrivaud.
Elle décéda le 14 avril 1842.
9) Arthur, né en 1820. Il décéda en 1822.
10) Eugénie Prudence, qui épousa en mai 1841, Jules Frédéric Desmier du Roc.
Elle décéda le 20 janvier 1879.
11) Léon Pierre, qui suit.
12) Clotilde, née en 1824.
Elle décéda à l'Isle-Jourdain le 28 mai 1904, la dernière de sa branche.
13) Louise, née en 1826.
Elle épousa Alphonse de Saint-Vis, docteur en médecine.

XVI) GUIOT d'ASNIÈRES Léon Pierre, marquis d'Asnières, né le 20 avril 1820, dernier représentant mâle de la branche aîné.
Il resta célibataire, et décéda dans son château des Roches (Moussac - Vienne), le 24 avril 1881.
Il fut inhumé à Asnières.

Première Branche de SALINS :
XII) GUYOT Charles, écuyer, seigneur d'Asnières et de Salins, alias Salles.
Il naquit le 7 juin 1680 et fut baptisé le 14 du même mois à Asnières.
Presque sans fortune, il vint s'établir en Bretagne dans les premières années du XVIIIème siècle, et exerça à Pontivy la profession de chirurgien du roi.
Il y décéda le 11 juin 1766, âgé de 86 ans.
Il avait épousé en premières noces vers 1720, Julienne de Kermabon, fille de René, écuyer, seigneur de Kerprigent.
De cette union naquirent :
  1) Augustin Guillaume, baptisé à Pontivy le 3 décembre 1724.
Il décéda sans postérité.
2) Louise Jane, baptisée à Pontivy le 25 mars 1726
(Sur ces deux actes de naissance, Charles était qualifié de Charles GUIOT d'ASNIÈRES, sieur de Salins).
3) Charles Jean Marie, né en 1727. Il décéda sans postérité.
Très âgé, il épousa en secondes noces le 15 février 1752, à Pontivy, Cécile Françoise Le Maistre de Kergourio, fille de Pierre, sieur de Kergourio, et de Marie Garnier.
Ils eurent pour enfants :
  4) Charlotte Françoise Cécile, née le 25 septembre 1753. Elle décéda sans alliance.
5) Charles Pierre, né le 12 septembre 1754.
Il fut qualifié d'ancien religieux de la Chartreuse d'Auray, quand il émigra et décéda à Vannes, comme chanoine et curé de la cathédrale de Saint-Pierre de cette ville.
6) Pierre Antoine René, qui suit.
7) Augustin Guillaume, né le 5 janvier 1758. Il ne laissa pas de descendance masculine.

XIII) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS Pierre Antoine René, né à Pontivy le 20 février 1756.
Il fut capitaine des volontaires royaux d'Auray à la descente de Quiberon, et chevalier de la Légion d'Honneur.
Il décéda à Auray le 7 juin 1835.
Il avait épousé à Auray le 5 avril 1785, Marguerite Jeanne Hyacinthe Le Verger du Cosquer, fille d'Alexis Louis, et de Marguerite Audigon de Kermaingant.
Ils eurent pour enfants :
  1) Elisabeth Augustine Perrine, née à Auray le 18 juin 1787. Elle décéda sans alliance.
2) François Louis Auguste, qui suit.
3) Françoise Louise Marie, née à Auray le 6 mars 1792. Elle décéda en cette ville le 31 décembre 1873.

XIV) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS François Louis Auguste, né à Auray le 9 juillet 1788.
Il fut membre du Conseil Général et des anciens comités royalistes du Morbihan.
Il épousa à Auray le 8 janvier 1815, Louise Marie Joséphine Glain de Sainte-Avoye, fille de Jean Vincent, et de Louise Le Normand de Saint-Léon.
Il décéda à Auray le 9 janvier 1871, ayant eu pour enfants :
  1) Jean Vincent Marie, qui suit.
2) Pierre Louis Marie, qui fera la seconde branche de Salins..
3) Christophe Marie Auguste, qui fera la troisième branche de Salins.
4) Frédéric Marie François, né à Auray le 18 mars 1822.
Il épousa Pauline Glorieux le 2 mars 1839, fille de Frédéric et de N. du Quereron.
De cette union naquirent :
  a) Frédéric Marie, né le 26 octobre 1862.
b) Marguerite Marie Pauline, née le 11 juillet 1865.
5) Victor Marie Joseph, qui fera la quatrième branche de Salins :
6) Marie Augustine Désirée, née à Auray le 12 février 1826.
Elle décéda au manoir de Kedréan en Plougoumelen, le 5 septembre 1868.
7) Virginie Anne Marie, née à Auray le 20 décembre 1827.
Elle resta sans alliance.
8) Zoé Marie Josèphe, née à Auray le 14 novembre 1829.
Elle décéda au manoir de Kerdréan, le 16 septembre 1898.
9) Auguste Joseph Marie Victor, né à Auray le 22 septembre 1837
Qualifié d'ancien vicaire d'Auray, il fut directeur et fondateur du cercle catholique des ouvriers d'Auray.

XV) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS Jean Vincent Marie, né à Auray le 5 novembre 1815.
Il épousa à Vannes le Ier septembre 1846, Françoise Marie Anne Louise Henry de Kergoët, fille de Louis François Joseph, comte de Quengo-Kergoët, et de Marie Vincente Rosalie Le Monnier de Trébon.
Il prit après le 24 avril 1881, date du décès de Léon Pierre GUIOT, marquis d'Asnières, les titres de marquis d'Asnières et de chef de nom et d'armes de la famille.
Il décéda Le 30 juin 1893, ayant eu pour enfants :
  1) Louis Marie, qui suit.
2) Albert Marie, né à Vannes le Ier juin 1851.
Il épousa le 13 mai 1891, au château de Perray (Le Vieil Baugé - Maine et Loire), Jeanne Marie Menoir de Langotière, fille d'Attale et de Félicité Mabille du Chesne.
De cette union naquirent :
  a) Xavier Marie Albert, né à Angers le 5 janvier 1893.
I fut engagé volontaire au 33ème régiment d'artillerie, pour la durée de la guerre 14-18.
b) Marie Thérèse Félicité, née à Angers le 9 septembre 1895.
c) Attale Louis Marie, né à Angers le 5 novembre 1896.
d) Germaine Jeanne Gaetana, née à Saint-Nazaire le 4 avril 1898.
e) Yvonne Marie Jeanne, née à Saint-Nazaire le 23 avril 1901.
f) Bernard Pierre Henri Marie, né à Saint-Nazaire le 2 février 1903.
3) Marie Elisabeth Louise, née à Vannes le 28 avril 1855.

XVI) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS Louis Marie, marquis d'Asnières, né à Vannes le 30 avril 1849.
Il fut engagé volontaire aux Volontaires de l'Ouest (zouaves pontificaux), en 1870.
Il épousa le 11 octobre 1883, au château de Beauregard en Saint-Avé, près de Vannes, Marie Françoise Douillard, fille de Marie Lucien Joseph, et d'Aline Siffait.
Il fit reconnaître par un jugement du tribunal de Vannes, en date du 29 novembre 1894, son droit de faire ajouter à son nom celui d'Asnières, et de faire rectifier tous les actes où le nom de ses ancêtres avait été omis.
De son mariage naquirent :
  1) Françoise Marie Anne Louise, née à Beauregard le 31 juillet 1884.
Elle épousa au même lieu le 22 janvier 1906, Hervé Huon de Kermadec, lieutenant au 142ème régiment d'infanterie.
2) Elisabeth Aline Marie Germaine, née à Beauregard le 26 janvier 1886.
Elle épousa le même jour que sa sœur, Xavier Fraval de Coatparquet.
3) Jean Anne Marie Lucien Michel, né à Paris le 3 février 1887.
Il décéda le 17 mars suivant.
4) Jean Erasme Anne Marie Michel, né à Beauregard le 14 juin 1888.
Il épousa le 14 juin 1914, Suzanne de Banyuls de Montferré, fille de N., marquis de Montferré, et de N. de Causans.
Il fut maréchal des logis au 13ème hussards, et fut fait prisonnier à la bataille de Vervins, le 23 août 1914.
5) Pierre Albert Anne Marie François, né à Beauregard le 8 octobre 1889.
Il fut également maréchal des logis au 13ème hussards, et fut nommé sous-lieutenant au même régiment en novembre 1914.

Seconde branche de SALINS :
XV) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS Pierre Louis Marie, né à Auray le 15 juin 1817.
Il décéda à Quimperlé le 24 mars 1910.
Il obtint par jugement du tribunal de Lorient en date du 17 janvier 1895, le droit de reprendre le nom de ses ancêtres et de s'appeler GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS.
Il épousa par contrat le 3 février 1858, à Lesneven (Finistère), Denise Eléonore Marie Julia Cottenest.
De cette union naquirent :
  1) Joseph Louis Marie, qui suit.
2) Pierre Jean Marie, né le 21 septembre 1861.
Il fut administrateur au Tonkin, puis engagé volontaire au 11ème Dragons, pour la durée de la guerre.
3) Paul Yves Marie, né le 19 mai 1867.
Il décéda a château de la Rouillonnais (Saint-Etienne de Montluc - Loire Atlantique).
Il avait épousé le 30 avril 1894, Marguerite Eugénie Anne Marie Sioc'Han de Kersabiec, fille d'Alain, vicomte de Kersabiec, ancien lieutenant aux zouaves pontificaux, et de N. Saveuse de Beaujeu.
De cette union naquirent :
  a) Alain Antoine, né à la Rouillonnais, le 19 juin 1895.
Il fut engagé volontaire au 24ème Dragons pour la durée de la guerre.
b) Marie, née à la Rouillonnais le 12 août 1903.
c) Anne, née à la Rouillonnais le 9 février 1905.
4) Joséphine Marie Anne Zoé, née à Quimperlé le 14 octobre 1868.
Elle resta sans alliance.
5) Jean Auguste Marie, né à Quimperlé le 6 novembre 1871.
Il fut prêtre missionnaire de la congrégation des Eudistes, en Colombie.

XVI) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS Joseph Denis Marie, né à Quimperlé le Ier mars 1860.
Il fut chef d'escadrons au 28ème régiment d'artillerie, chevalier de la Légion d'Honneur.
Il épousa au château de Quengo, près de Rohan (Morbihan), le 2 septembre 1890, Marie Fanneau de La Horie, fille de N., ancien conseiller général du canton de Rohan, et de N. Hubert de La Hayrie.
Ils eurent pour enfants :
  1) Guy Pierre Joseph Marie, né en 1891.
Il fut lieutenant au 2ème régiment de Chasseurs, et fut tué glorieusement le 16 septembre 1914, à la bataille de Soissons, auprès du général de Lamaze, dont il commandait le peloton d'escorte.
2) Marie Amélie Charlotte, née en 1892.
3) Anne Marie Augustine, née en 1893.
4) Yvonne Julia Charlotte, née en 1894.

Troisième branche de SALINS :
XV) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS Christophe Marie Auguste, né à Auray le 25 mai 1819.
Il fut longtemps maire de cette ville et conseiller général du Morbihan pour le canton d'Auray.
Il décéda au château de Kervihan (Carnac - Morbihan), le 9 avril 1906.
Il avait épousé Eulalie Martin, (sœur de Joseph Martin d'Auray, ancien député royaliste du Morbihan).
De cette union naquirent :
  1) Arthur Joseph Marie, qui suit.
2) Marie Anne Vincente, née à Auray le 12 décembre 1858.
3) Christophe Joseph Marie, né le 6 mai 1860.
Il fut lieutenant-colonel au 148ème régiment d'infanterie, chevalier de la Légion d'Honneur, et fut tué dans les environs de Reims le 6 novembre 1914.
Il avait épousé Jeanne Hamon de Candé, qui lui donna pour enfants :
  a) Christophe Joseph Marie, né à Epinal le 17 septembre 1894.
Il fut ingénieur, et s'engagea volontairement pour la durée de la guerre.
b) Jean Georges Marie, jumeau du précédent, également ingénieur et engagé volontaire pour la durée de la guerre.
c) Anne, née à Epinal en février 1898.
d) Marie, née à Epinal le 13 janvier 1901.
4) Joseph Victor Marie, né à Auray le 8 mars 1865.
Il fut capitaine de frégate, chevalier de la Légion d'Honneur.
Il épousa à Paris en 1898, Michelle Jeannel, et eurent pour enfants :
  a) Pierre Marie, né à Paris le 2 avril 1899.
b) Geneviève Marie, née à Paris le 21 juin 1901.
c) Marie Thérèse, née à Paris le 13 novembre 1903.
d) Raymond, né à Paris le 6 octobre 1906.
5) Eulalie Marie Anne, née le 7 décembre 1867.
Elle épousa à Auray le 6 janvier 1892, Emile Sageret.

XVI) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS Arthur Joseph Marie, né à Auray le 5 décembre 1857.
Il fut colonel commandant le 55ème régiment d'infanterie, breveté de l'école de guerre, officier de la Légion d'Honneur.
Il épousa à Nantes le 15 octobre 1888, Claire Iseult Anne Marie de Gibon, fille de Conrad, vicomte de Gibon, et de N. de Rouvroy de Saint-Simon.
Ils eurent pour enfants :
  1) Christophe Anne Marie Henry, né à Lorient en 1890.
Il fut ingénieur civil, sous-lieutenant au Ier régiment de Génie, pour la durée de la guerre.
2) Herbert Anne Marie Arthur, né à Lorient en 1891.
Il fut enseigne de vaisseau.
3) Henriette Yseult Anne Marie, née en 1893.
Elle décéda à Lorient en 1894.
4) Anne Marie Yseult, née à Lorient en 1895.

Quatrième branche de SALINS :
XV) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS Victor Marie Joseph, né à Auray le 2 avril 1824.
Il fut créé comte héréditaire du Saint-Empire Romain, commandeur de l'Ordre de Charles III, chevalier des ordres de Pie IX et de Charles VII.
Il décéda à Auray le 23 mai 1899.
Il avait épousé à Nantes le 10 janvier 1854, Marie Antoinette Caroline de La Vallée de La Gilarderie, fille d'Henry, officier démissionnaire en 1830, et de Marie Antoinette de Gilède de Lestang.
De cette union naquirent :
  1) Charles Victor Marie Joseph, qui suit.
2) Ferdinand Victor Marie Louis, né à Lorient le 21 juin 1857.
Il fut inspecteur adjoint des forêts.
Il décéda héroïquement le 16 octobre 1883, dans la baie d'Arcachon, en essayant de sauver un de ses gardes qui se noyait.
3) Marie Thérèse Virginie Victorine, née à Lorient le 31 juillet 1862.
4) Victorine Marie Emma Gabrielle, née à Lorient le 7 décembre 1865.
Elle épousa à Auray le 12 août 1890, Paul François Marie de Torquat de La Coulerie.

XVI) GUYOT d'ASNIÈRES de SALINS Charles Victor Marie Joseph, comte, né à Lorient le 9 juin 1855.
Il devint maire de Hézo, conseiller d'arrondissement de Vannes, et était capitaine de réserve à l'Etat-Major du XIème corps d'armée.
Il épousa à Paris le 27 janvier 1887, Marie Thérèse de Langueau de Saint-Michel, veuve du vicomte Septime de Beaufond, et fille d'Emile et d'Adeline d'Ambry.
Ils eurent pour enfants :
  1) Fernand, né à Rennes le 30 janvier 1889.
Il fut sous-officier d'artillerie, et fit la campagne du Maroc, puis celle de France où il fut mortellement blessé dans les combats de Reims.
Il décéda à l'hôpital de Chalons à la fin de septembre 1914.
2) Jeanne, née à Rennes le 26 novembre 1891.
Elle épousa à Rennes, le 28 juillet 1914, René de Caqueray-Valotine.
3) Georges, né à Rennes le 25 juin 1894.
Il s'engagea volontairement au 41ème régiment d'infanterie.
Il fut présumé prisonnier depuis la date du 3 novembre 1914.

Branche de CHALONNE :
X) GUIOT Marc, écuyer, seigneur de Chalonne et d'Escheyrac, né le 14 et baptisé le 16 juin 1620.
Il partagea avec ses frères et sœurs, les biens de leur père et mère, le 14 mars 1637 (Vaugelade et Pontenier, notaire à Civray).
Il épousa le 11 mars 1645 (Mondot, notaire), Catherine de Tusseau, fille de François, chevalier, seigneur de Maisontiers, et de Madeleine Bonnin.
Il fit son testament le 19 octobre 1660 (de Verdillac, notaire), et ses biens furent partagés le 22 janvier 1681 (de Verdillac), entre sa veuve et ses enfants.
De son union avec Catherine, naquirent
  1) Mathieu, écuyer, seigneur d'Escheyrac, baptisé à Montrol le 27 février 1647.
Il prit part au partage de 1681, et fut maintenu en sa noblesse dans l'élection de Confolens, le 27 janvier 1715, par M. de Richebourg.
D'après Dom Fonteneau, il se maria et n'eut pas de postérité.
Ce fut cependant peut-être lui qui eut pour fils :
  a) Alexis, écuyer, seigneur de Chalonne, qui épousa vers 1730, Suzanne Dansays, fille de Luc, seigneur de la Salle, et de Marie Jourdonneau, sa première femme (Généalogie Dansays).
2) François, qui suit.
3) Catherine, qui épousa en 1675, François Barbarin, écuyer.
4) Paul, qui fut reçu chevalier de l'Ordre de Malte, le 25 avril 1671.
5) Marie.
6) Jean.
7) Pierre
Ces trois enfants étaient décédés avant le 22 janvier 1681, après avoir testé en faveur de leur mère (Pièces Originales 1458, Dossiers 3347).

XI) GUIOT François, écuyer, seigneur de Chalonne.
Il épousa le 28 novembre 1675, Marguerite Barbarin, fille de François, écuyer, seigneur du Pontheil (Saint-Maurice des Lions), et de Marie Barbier.
Il fut fait héritier universel de sa mère, mais à condition de donner 6000 livres à ses sœurs Catherine et Marie, qui de ce fait renonceront à la succession. Cet acte fut passé à Escheyrac, paroisse de Blom (Haute-Vienne), par de Verdilhac et Vaslet, notaires.
François habitait le lieu noble du Cluzeau (Saint-Maurice des Lions - Charente), le 22 janvier 1681.
Il décéda avant le 21 février 1718.
De son union avec Marguerite naquirent :
  1) Alexis Joseph, qui suit
2) Jean, écuyer, seigneur du Pontheil (Saint-Maurice des Lions), et de Chalonne.
3) Léonard, écuyer, seigneur de Villeneuve et d'Escheyrac en partie.
D'après Dom Fonteneau, il épousa Marie du Pin, fille de François, écuyer, seigneur de Beaucôte, et de Jeanne Leclerc, dont il n'eut pas d'enfants.
M. du Pin de Beyssat, dans la généalogie de la famille du Pin qu'il a publié, cite deux Marie, fils dudit François et de ladite Leclerc, l'une mariée avec François de La Garde, l'autre avec le seigneur du Garraud.
4) N., qui épousa N., seigneur de Thoverat (Dom Fonteneau, tome LXXXIII).

XII) GUIOT Alexis Joseph, écuyer, seigneur de Chalonne.
Il fut successivement lieutenant dans le régiment d'infanterie de Maisontiers, le 3 septembre 1702, puis capitaine par commission du 20 juillet 1704, aide-major dudit régiment par brevet du 11 mai 1709, enfin capitaine réformé à la suite du régiment d'infanterie de Lorraine, le 12 février 1714.
Le 21 février 1718, assisté de sa mère, il épousa au lieu noble de Pontheil (Saint-Maurice des Lions), (Paugeard, notaire), Suzanne Thareau, que Dom Fonteneau dit veuve de N. Chazaud, tandis que les Pièces Originales (1458, dossier 3347), la disent veuve de Jean Barbarin, écuyer, seigneur du Pontheil. Elle était fille de Louis, sieur de l'Isle, et de Françoise Le Prou.
Il décéda avant le 29 octobre 1742, ayant eu pour enfants :
  1) Louis, qui suit.
2) Marguerite, qui fut présente au mariage de son frère.
Elle épousa vers 1750, Guillaume de Loménie, écuyer.

XIII GUIOT Louis, écuyer, seigneur de Chalonne, d'Escheyrac (Blom - Haute-Vienne), et du Pontheil (Saint-Maurice des Lions - Charente).
Il épousa à la Borderie, le 29 octobre 1742 (Pinot, notaire au comté de Confolens), Marie Rose Barbarin, (demeurant au lieu noble de la Borderie- -Saint-Maurice des Lions), fille de Charles, écuyer, seigneur de Vérac, et de feue Catherine de Rouziers.
Ils eurent pour enfants :
  1) Françoise, baptisée le 29 septembre 1750, en l'église de Saint-Maurice des Lions.
Elle fut religieuse à l'abbaye royale de Montmartre, sur preuves signées de René François Pierre de La Cour, écuyer, généalogiste de Sa Majesté.
A son décès, sa succession fut dévolue à ses deux neveux, Henri et Jean Charles GUIOT, fils de Jean Baptiste, lesquels demeuraient toujours en Bavière.
(Abbé Pierre BUREAU).
2) Marie, baptisée le 25 octobre 1751 à Saint-Maurice des Lions (Pièces Originales 1458, Dossier 3347).
3) Jean, né le 19 novembre 1744 et baptisé le 20 à Saint-Maurice des Lions, écuyer, seigneur du Pontheil.
Il fut capitaine au régiment de Neustrie, et fut breveté chevalier de Saint-Louis.
Il épousa Marie Catherine Antonine Joséphine de Neubeck.
Il émigra en 1791.
Un procès-verbal du Pontheil fut fait le 15 Frimaire an II (5 décembre 1793), après son émigration. Il fut adjugé le 24 Nivôse an II (13 janvier 1794) à Jean Joseph Leproux, maire de la commune de Saint-Maurice des Lions. (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).
Revenu d'Allemagne, il fit sa déclaration devant le commissaire du gouvernement à Strasbourg, le 5 Fructidor an X, et fut amnistié le 27 Floréal an XI. Sa femme, née et domiciliée à Wissembourg, fit sa déclaration également devant le commissaire du gouvernement de Strasbourg, le 5 Fructidor an X, et fut amnistiée le 25 Germinal an XI.
(Abbé Pierre BUREAU).
Jean et Joséphine eurent pour enfants :
  a) Henri Jean Baptiste Joseph, né à Wissembourg (Bas-Rhin), le 2 décembre 1789.
Il devint chambellan du roi de Bavière. (Abbé Pierre BUREAU).
Il eut deux fils :
  a1) Henri
a2) Jean Charles.
Lors du décès de Françoise GUIOT du PONTEIL, sa succession fut dévolue à ses deux neveux, Henri et Jean Charles GUIOT, fils de Jean Baptiste, lesquels demeuraient toujours en Bavière. (Abbé Pierre BUREAU).
b) Jean Charles, né à Osterburken, (Allemagne), le 18 avril 1795.
Il devint juge à Munich.
Il réclama avec son frère l'indemnité due aux émigrés. (Abbé Pierre BUREAU).

Branche de VILLE-CHAMPAGNE :
IX) GUIOT François, chevalier, seigneur d'Escheyrac, en partie, de Château-Gaillard (Asnières- Vienne), et de Josmard.
Il épousa le 24 novembre 1608 (Richard, notaire), Marguerite du Château, fille de Guy, seigneur de Château-Gaillard et de Josmard, et de Françoise du Château, qui lui apporta ces deux terres.
Il transigea le 18 août 1612 (Chaignot, notaire), avec Mathieu, Jean et Marc, ses frères, pour les droits successifs d'Antoine, leur père.
Il fut taxé à 13 livres en 1620 pour payer les frais faits par les députés de la Basse-Marche, aux Etats-Généraux à Paris, en 1614 et 1615 (De La Porte, Gens de qualité de Basse-Marche, page 32).
Il fut, avec ses petits-enfants, maintenu dans sa noblesse par M. Tuboeuf, le 22 juin 1669.
Il eut pour fils unique :

X) GUIOT Jean, chevalier, seigneur de Château-Gaillard et de Josmard.
Il épousa le 11 mars 1629 (Lamoureux, notaire du Blanc), Claude Manoin, fille d'Etienne, conseiller du roi, et de Jeanne Maumillon. La dot fut payée le 17 janvier 1633 (Confirmations Tuboeuf).
Le partage de ses biens eut lieu, le 18 mars 1654 (Martin, notaire), entre ses enfants, qui étaient :
  1) Etienne, qui suit.
2) François, qui fera la branche de Monsérant
3) Jean, écuyer, qui prit part au ban de 1688.
4) Marie.
5) Anne.
6) Madeleine.

XI) GUIOT Etienne, chevalier, seigneur de Château-Gaillard.
Il eut en sa qualité d'aîné, les préciputs et avantages de la coutume, dans la partage des biens de son père, en 1654.
Le 22 juin 1669, il fut maintenu noble avec ses frères par Tuboeuf.
Il décéda le 16 décembre 1688.
Il avait épousé le 16 septembre 1650 (Germonneau, notaire), Jeanne d'Aux, fille de Charles, écuyer, seigneur de la Rabaudrie, et d'Anne de Faye.
Etant en procès ainsi que Renée du Château, veuve de René de Maumillon, ils transigèrent le 8 février 1659 (Gourdonneau, notaire à l'Isle-Jourdain), avec son cousin Jean GUIOT, écuyer, seigneur du Fanet.
De son union avec Jeanne, naquirent :
  1) Charles, qui suit.
2) René, chevalier, seigneur du Port.
Il épousa en premières noces à Saint-Phéle de Maillé (Vienne), le 2 mars 1677, Marie de Couhé de Lusignan, que paraît-être fille de Charles, écuyer, seigneur de Puy-Girault, et de Françoise Giffard.
Il épousa ensuite en secondes noces le 20 juin 1693 (Lupert, notaire), Marie Vezien.
Il fut maintenu dans sa noblesse, le 4 août 1717, par M. des Gallois de La Tour.
3) Claude, écuyer, seigneur de la Rabaudrie (Archigny - Vienne), baptisé le 10 juin 1668.
Il fut mousquetaire du roi dans la seconde compagnie.
Il épousa à Millac (Vienne), le 13 mai 1709, Marie Anne Frotier, fille de Louis, écuyer, seigneur de la Carte, et de Catherine Maigret.
Il décéda avant le 27 mai 1715, date où sa veuve se remaria à Moussac sur Vienne, avec François de Brilhac, écuyer, seigneur de la Garnerie.
Claude eut pour enfants de son mariage, au moins :
  a) Jacques René Claude, écuyer, seigneur de la Rabaudrie, né à Millac le 23 mars 1710.
Il épousa à Millac le 14 novembre 1746, Barbe Charlotte de La Roche, fille de Philippe, chevalier, seigneur de la Mondie, et de Marie Anne Tessereau.
Il fut inhumé à Millac dans l'église, au tombeau de ses ancêtres, le 18 mars 1753, sans laisser de postérité, semble-t-il.
4) Mathieu, qui fera la branche de Rijoux.
5) Jeanne, qui épousa N.


XII) GUIOT Charles, chevalier, seigneur de Fombert et de Château-Gaillard.
Il épousa par contrat du 30 novembre 1682, Jeanne du Querroy, fille de Pierre, chevalier, seigneur de la Ville-Champagne, et de Marie de Grandsaigne.
Il partagea avec sa femme et les héritiers de celle-ci, la succession dudit Pierre du Querroy, père de sa femme, le 11 mai 1695 (Gourdonneau, notaire à l'Isle-Jourdain).
Il décéda au mois de juin 1696, comme il apparaît dans une requête présentée le 22 mars 1698, par ses deux frères Claude et Mathieu, au Révérend Père de La Chèze, en faveur des enfants de leur frère aîné Charles, seigneur de Fombert, décédé depuis plus de 18 mois, laissant sa veuve chargée de 8 enfants, dont 5 filles, l'aînée âgée de 10 ans, la cadette de 8. Elle n'avaient, dit la requête, aucun défaut de corps et d'esprit, et ils sollicitèrent pour elles une place à Saint-Cyr (Dossiers Bleus, 842, page 10). Cette pièce originale porte en souscription : accordée pour une, si elle a les qualités requises : Bon pour 8 mois, 25 décembre 1697 (sic). Prorogé pour 3 mois, 22 mars 1698. Nonobstant ces prorogations, cette demoiselle n'est point venue et sa place a été donnée à Mlle du Testard.
Charles eut donc pour enfants :
  1) René, qui suit.
2) N., âgée de 10 ans en 1698.
3) N., âgée de 8 ans à la même époque.
4) Silvine, née et baptisée à Asnières, le 18 juin 1695.
5) Marie, baptisée après le décès de son père, le 14 juillet 1696.
6) N., fille.
Le 31 juillet, Jeanne du Querroy était réputée tenancière du tènement et village de Chez Gailledrat (Asnières - Vienne), par sentence rendue au marquisat de l'Isle-Jourdain (Fonds français, 12050, seigneurie de Puyferrier).

XIII GUIOT René, chevalier, seigneur de Ville-Champagne (Luchapt - Vienne), etc., né vers 1686.
Il épousa le 3 février 1712, Jeanne Feydeau, fille de Charles, chevalier, seigneur de Ressonneau, et de Louise Estourneau.
Le 15 mars 1738 (Patharin, notaire à l'isle-Jourdain), il vendit la terre et seigneurie de Ville-Champagne à Jean François Dassier, chevalier, seigneur de Chassac, pour la somme de 20000 livres.
Il fut inhumé à Chasseneuil (Vienne), le 27 septembre 1762, en présence de son fils aîné.
De son union avec Jeanne naquirent :
  1) René Mathieu, chevalier, seigneur de Ville-Champagne, Bourcanin (Jaunay - Vienne), et de la Peyre (Chasseneuil - Vienne).
Il fut capitaine au régiment de Champagne-Infanterie, chevalier de Saint-Louis.
Le 31 mars 1755, et en 1756, il fit déclaration de la ferme de Bourcanin (Archives de la Vienne, En 1489).
Il épousa en premières noces, à Saint-Porchaire de Poitiers, le 14 juin 1754, Marie Louise Bonnin, veuve de René de Vaucelle, et fille de Louis, écuyer, seigneur des Forges, Plessis-Asse, et de Marie Vidard de Saint-Clair.
En secondes noces, il épousa à Jaunay (Vienne), le 24 novembre 1785, Marie Françoise de Vareille, fille de feu Louis Melchior, écuyer, seigneur de la Brejonnière, et de feue Marie Josèphe Doyneau de La Saussaye.
Il fut inhumé à Chasseneuil, âgé de 72 ans, le 7 mars 1786, sans laisser de postérité.
2) Charles Jean François, qui suit.
3) Joachim François, dit le chevalier de Ville-Champagne.
Il s'embarqua en 1749 pour les îles, et décéda sans alliance.
4) Catherine, qui, âgée de 23 ans et 6 mois, fit profession aux religieuses de Saint-François de Poitiers, le 20 novembre 1740.
Elle fut inhumée le 28 mars 1774, étant supérieure de ce couvent depuis 1762, âgée de 58 ans.
sa vertu particulière avait été une grande dévotion envers le Saint-Sacrement et la fréquente communion (Archives de la Vienne, H.85).
5) N., qui fut religieuse au couvent de Rives en Touraine.
6) Mathurin, qui fut inhumé à Asnières le 22 juillet 1718.

XIV) GUIOT Charles Jean François, chevalier, seigneur de la Ville-Champagne.
Il fut d'abord lieutenant d'infanterie dans le régiment de la Marche, puis passa en Espagne.
Il décéda à Naples le 27 mars 1752, étant capitaine au régiment d'infanterie espagnole d'Anvers, alias d'Amberre.
Il avait épousé à Gaëte, le 22 octobre 1747, Marie Anne Giraldi, fille de Charles Philippe.
Ils eurent pour enfants :
 

1) François Marie Charles Laurent, baptisé à Orbitello le 9 août 1750.
Il semble que ce soit lui qui sous le nom de Jean François GUIOT de Ville-Champagne, chevalier de Saint-Louis, émigra et décéda dans les premiers jours de son émigration.


Branche de RIJOUX :
XII GUIOT Mathieu, chevalier, seigneur de Rijoux (Archigny - Vienne).
Il servait depuis 6 ans dans la deuxième compagnie des mousquetaires du roi, le 22 mars 1698, lorsqu'il adressa une requête, avec son frère Claude, au Révérend Père de La Chéze, en faveur des enfants de son frère aîné Charles, chevalier, seigneur de Fombert et de Château-Gaillard.
Avec le consentement de sa mère, il épousa en premières noces par contrat du 26 mars 1694 (Gourdonneau, notaire à l'Isle-Jourdain), Marie de Grandsaigne, veuve de René Veslon, écuyer, seigneur du Fouilloux.
Puis, sous le nom de Joseph, il épousa en secondes noces Marie Lucas de Malsange (Archives de la Vienne C. 773).
Le 16 juin 1695, il afferma sa métairie de Chez Chevraud (Saint-Barban - Haute-Vienne), et le 15 mars 1697, il acheta le moulin de Gabouriaud.
Le 9 février 1699, il fut indiqué comme donataire de Marie de Grandsaigne, sa première femme, puis encore de Jeanne Querroy, veuve de Charles GUIOT, son frère (Gourdonneau, notaire à l'Isle-Jourdain).
Il eut pour enfants, sans savoir de quel mariage :
  1) René, qui suit.
2) Marguerite, qui le 30 septembre 1766, veuve de Pierre de Gennes de La Rogerie, employé au bureau du dépôt des sels à Jaulnay, déclara qu'elle reprenait sa qualité de noble dont elle avait été dérogé par son mariage (Archives de la Vienne, C. 733).

XIII) GUIOT René, chevalier, seigneur de Rijoux.
Il fut capitaine au grand pont d'Auzances (Vienne).
Il épousa, vers 1730, Marie Anne Préverault.
Il décéda avant le 11 octobre 1785, date du mariage de son fils aîné René Joseph.
Il eurent pour enfants :
  1) René Joseph, qui suit.
2) Jean, né vers 1738.
Il devint prêtre, licencié en théologie, professeur d'humanités au collège royal de Sainte-Marthe, puis sous-chantre de l'église de Poitiers et chanoine de Saint-Hilaire de cette ville.
Il fut détenu à la Visitation de Poitiers pendant la Terreur, et fut condamné à mort avec l'abbé Brumaud de Beauregard, grand vicaire de Luçon, ainsi que l'abbé Bernard, curé de Berthegon, le 27 juillet 1794.
Leur exécution eut lieu le même jour (Salliard, la Terreur à Poitiers, page 292).

XIV) GUIOT René Joseph, chevalier, seigneur de Rijoux.
Il fut capitaine de cavalerie, et garde du corps du comte d'Artois.
Il épousa à Vicq le 11 octobre 1785, Catherine de La Bussière, fille de feu Jean, écuyer, seigneur de la Forest, et de Jeanne de Rechignevoisin.
Il assista à l'assemblée de la noblesse du Poitou pour l'élection des députés aux Etats-Généraux de 1789.
Ils eurent pour enfants, au moins :
  1) Joséphine Pauline, baptisée à Vicq le 8 avril 1788.
2) René, qui suit.

XV) GUIOT René, baptisé à Vicq le 10 juin 1792.
Il fut employé dans les ponts et chaussées de Poitiers.
Il épousa vers 1820, Madeleine Allibrand, et eurent pour enfants :
  1) Vincent Eugène, né à Poitiers le 26 février 1821.
2) René François, qui décéda à Poitiers, âgé de 3 mois, le 28 février 1824.

Branche de MONSERANT :
XI) GUIOT François, chevalier, seigneur de Josmard.
Il épousa le 30 janvier 1657 (de Villeret, notaire à Preuilly), Marie Nivert, fille de Philippe, seigneur de Villars, et d'Anne Rat.
Il obtint de Mr Tuboeuf, intendant des généralités de Bourges et de Moulins, le 22 août 1669, l'ordonnance de maintenue de noblesse, qui servit pour une part à la confection de cette généalogie.
Il habitait paroisse de Béthines, alors dans l'élection du Blanc, et actuellement dans le département de la Vienne.
De son union avec Marie, naquirent :
  1) François, né en 1659, écuyer, seigneur de Gauvallet, la Guignardière.
Il semble qu'il épousa Charlotte Nicole d'Eschonia.
De cette union naquit, au moins :
  a) François, qui comme héritier de ladite d'Eschonia, sa mère, rendit aveu au roi pour lesdites terres, le 22 décembre 1699 (Originaux communiqués par M. de Grandmaison).
2) Jean, qui suit.
3) Anne, baptisée à Béthines le 29 décembre 1664.
Elle épousa Louis Barbe, écuyer, seigneur des Roches.
Elle fut marraine à Béthines le Ier août 1695.
Elle décéda avant le 30 juin 1698, date où son mari épousa en secondes noces Renée de Mauvise (Registres La Trémouille. Note de M. Aubrun).
4) Jeanne, baptisée à Béthines, le 12 juillet 1666.
5) Madeleine, née en 1667.
6) Louis, écuyer, seigneur des Granges (Mérigny - Haute-Vienne ?), baptisé à Béthines le 11 juin 1670.
Il épousa, d'après les Dossiers Bleus (342), le 5 juin 1693 (Sabion et Rouelle, notaires au Blanc), Louise de Mauvise, fille de Charles, chevalier, seigneur du Tilloux, et de Charlotte Martel.
Lainé (généalogie de Mauvise), lui donna pour femme Silvine de Mauvise, fille de Jean, chevalier, seigneur de la Mauviserie, et de Madeleine Perot.
Les registres de Béthines qui la citent comme marraine de son neveu Louis GUIOT, fils de son beau-frère Jean, la nomment Louise de Mauvise.
De cette union naquirent :
  a) Louis, né et baptisé à Mérigny le 28 juillet 1695, qui d'après Dom Fonteneau, épousa N. Linet, et la laissa veuve avec un fils unique en bas-âge.
b) Silvain, baptisé à Mérigny le 11 avril 1699.
Il dut avoir une postérité, car on nomma en 1791, un GUIOT des GRANGES, qui émigra.
Le seigneur des Granges présenta son contrat de mariage et les extraits baptistères de ses enfants devant Tuboeuf, et fut maintenu en sa noblesse le 11 mai 1715, par Maître Foullé de Mortangis (Pièces Originales 1458, Dossier 33049).

XII) GUIOT Jean, chevalier, seigneur de Monserant (Asnières - Vienne), et autres lieux, né en 1662.
Il fit un partage des biens de ses père et mère, le 28 novembre 1688 (Chichery, notaire), avec ses frères et sœur, François, Louis, et Anne.
Le 6 mai 1675, il fut déclaré noble, sur le rapport de son père, devant Tuboeuf (Pièces Originales 1458, Dossier 33049), avec ses fils Pierre et Jean René, ainsi que le 6 mai 1715, par M. Foullé de Mortangis.
Il répondit à la convocation de la noblesse faite à Niort, au nom du roi, suivant le certificat du marquis de Vérac, du 20 août 1702.
Il était encore vivant en 1726, et assista, ainsi que sa femme, au mariage de son fils aîné.
Il avait épousé le 16 octobre 1691 (l'Evesque, notaire), Louise de Couhé de Lusignan, fille de Pierre, chevalier, seigneur de Touvent, et de Marie de Vaucelles.
De cette union naquirent :
  1) Suzanne, baptisée à Saint-Phèle de Maillé le 2 août 1692.
2) Pierre, qui suit.
3) Anne, baptisée à Béthines le Ier août 1695.
Elle devint religieuse à Rives.
4) Jacques, baptisé à Béthines le 10 août 1699.
5) Jean René, né à Béthines le 10 août 1700.
Il fut religieux de l'ordre de Grandmont, procureur général et prieur claustral dudit prieuré.
Il transigea en 1746 avec le prieur commendataire du Pommier-Aigre-les-Chenois, Auguste d'Avaugour (Archives de l'Indre et Loire, G.1063).
Le 26 septembre 1770, il obtint un arrêt qui lui permettait d'abattre du bois pour les réparations de son monastère (Archives de la Vienne, B.229).
6) Hubert, qui fera la branche de Douce.
7) Louis, baptisé à Béthines le 10 mars 1703
8) Marie Anne, qui épousa Jean de Lestenon, chevalier, seigneur de Bouferré, le 10 septembre 1731, à Nalliers.

XIII) GUIOT Pierre, chevalier, seigneur de Monserant et de la Massotière (Béthines - Vienne), né le 8 et baptisé le 11 décembre 1693, à Saint-Phèle de Maillé.
Il épousa à Béthines, le 18 juin 1726, Silvine Rabault.
De cette union naquirent :
  1) Jean, baptisé à Saint-Genitour du Blanc, le 17 avril 1727 (Registres, et notes de M. Aubrun).
2) Pierre, chevalier, seigneur de Monserant, baptisé à Béthines, le 6 octobre 1729.
Il épousa vers 1755, Rose Arnaux, dont il eut deux fils et trois filles décédés sans postérité.
3) François, qui suit.

XIV) GUIOT de MONSERANT François, chevalier, seigneur de Monserant et autres lieux.
Il fut garde du corps du roi.
Il épousa le 25 novembre 1776, Marie Madeleine Le Comte de Villenay, fille de Jean François, conseiller du roi, et de N. Bastide de Villemuzeau.
Ils eurent pour enfants :
  1) Armand François, qui suit.
2) Joseph Prosper, né le 2 février 1781.
Il épousa en 1815, Thérèse Caroline Boudin, fille de Charles, député à l'assemblée nationale, et de Rosalie du Camp.
De cette union naquirent :
  a) François, qui décéda sans alliance.
b) Charles Frédéric.
c) Prosper.
d) Joseph Henri
e) f) et g), trois filles non mariées.
3) Radegonde Henriette, qui épousa Michel Frédéric Alexis Gaudou.

XV) GUIOT de MONSERANT Armand François, né le 6 mars 1779.
Il épousa le 9 mars 1811 Radegonde Eugénie Le Conte de Villenay, fille de Jacques, de la garde du roi, et de Françoise Dubourg.
Ils eurent pour enfants :
  1) Joseph Ferdinand, qui suit.
2) Prosper, né le 30 mars 1821.
Il épousa le 17 juin 1845, Celine Delouche de Boiremont, d'où :
  a) François Georges.
3) Thérèse Augustine.

XVI) GUIOT de MONSERANT Joseph Ferdinand, né le 11 janvier 1812.
Il épousa le 31 janvier 1842 (Aillet, notaire à Pleumartin - Vienne), Alexandrine Honorine Emilie Bellin de La Boutaudière, fille de Louis Philippe Henri, et de Anne Honorine Gaborit de Montjou.
Ils eurent pour enfants :
  1) Françoise Anne Emilie Laurentine, née le 12 décembre 1842.
2) Gaston Henri Eugène Ferdinand, né le 4 septembre 1844.
Il décéda en bas-âge.
3) Marie Céline Gabrielle, née le 25 janvier 1848.
4) François Georges, qui décéda jeune.

Branche de DOUCE :
XIII) GUIOT Hubert, écuyer, seigneur de Manserant, de la Chaboisselière (Vicq - Vienne), et de Douce (Angle - Vienne), né à Béthines le 11 janvier 1702.
Il épousa le 27 octobre 1733, marie de Fontis, fille de Pierre, écuyer, seigneur des Granges, et de Marie de Mazières.
Il fut inhumé à Vicq, le 9 avril 1786, et avait eu pour enfants :
  1) Catherine Marie, baptisée à Vicq le 15 octobre 1734.
Elle fut inhumée au même lieu le 6 octobre 1780, sans avoir été mariée.
2) Marie Anne, baptisée à Vicq le 21 juin 1734. Elle eut pour parrain Jean René GUIOT, religieux de l'ordre de Grandmont, son oncle, et pour marraine Anne GUIOT, religieuse de la communauté de Rives, sa tante.
Elle décéda en bas-âge.
3) René, qui suit.
4) Anne, baptisée à Vicq le 4 septembre 1738. Elle décéda jeune.
5) Jacques Hubert, baptisé à Vicq le 19 mai 1742.

XIV) GUIOT René, écuyer, seigneur de Monserant, de Douce et de la Corbière (Vicq - Vienne), baptisé à Vicq le 11 août 1737.
Il fut lieutenant au régiment d'infanterie de Champagne.
Il épousa vers 1770, Henriette Gabrielle Françoise de Pierres de Narsay.
Il fut un des électeurs de la noblesse du Poitou en 1789.
Ils eurent pour enfants :
  1) Marie Madeleine, baptisée à Vicq le 6 avril 1773.
2) Marie Henriette Victoire, baptisée à Vicq le 17 novembre 1774.
Elle épousa Charles Delacoux de Marivaux.
3) Marie Henriette, baptisée à Vicq le 13 décembre 1778. Elle resta sans alliance.
4) Benjamin Aimé, qui suit.

XV) GUIOT Benjamin Aimé, écuyer, seigneur de Douce, baptisé à Vicq le 29 novembre 1779.
Il épousa N. Boucquin, et en au moins un fils, dont la destinée est inconnue.

Branche du FANET :
IX) GUIOT Marc, écuyer, seigneur du Cluzeau (Asnières - Vienne), et du Fanet (Asnières).
Avant le 16 août 1614, il épousa Renée du Chasteau, fille de Guy, seigneur de Château-Gaillard et du Fanet, et de Françoise du Chasteau. A cette date, lui et sa femme partagèrent avec François GUIOT, écuyer, seigneur d'Escheyrac et Marguerite du Chasteau, sa femme, devant Chaigneau, notaire, au sujet des biens de leurs beaux-parents.
Marc avait transigé avec ses frères, le 18 août 1612, au sujet des biens de leur père.
Il fut taxé à 13 livres en 1620, pour payer les frais faits par les députés de la Basse-Marche aux états-généraux de 1614-1615.
Il décéda avant le 15 décembre 1627, et sa veuve se remaria, le 10 février 1638, avec René de Monmillon (alias Maumillon), écuyer, seigneur de la Coudonnière.
Il avait eu pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Suzanne, qui épousa le 10 septembre 1631, Pierre de Villedon, écuyer, seigneur de Jugnac.
Elle décéda avant le Ier janvier 1670.
3) Jacquette, qui épousa Jean de Maumillon, écuyer, seigneur de la Chambonnière.
Elle en fut veuve avant le 7 septembre 1667, date où elle fut maintenue en sa noblesse par M. Barentin.
4) Marie.

X) GUIOT Jean, chevalier, seigneur du Fanet et de la Vergne.
Il épousa en premières noces le 7 juin 1644 (Chaigneau, notaire), Louise de Cléré, fille de Michel, écuyer, seigneur de Frêtet, et de Suzanne de Livenne, sa seconde épouse.
Il fut maintenu dans sa noblesse par M. Barentin, le 7 septembre 1667.
De son union avec Louise naquirent :
  1) Mathieu, écuyer, seigneur de Nintré, qui décéda sans alliance.
2) Etienne, qui suit.
3) Jacques, écuyer, seigneur du Teil (Asnières - Vienne).
Il épousa le 17 juillet 1687 (Martin, notaire), Marie Anne de Mansier, alias Mancier, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Puyrobin, et de feu Marguerite de Guillaumet.
Il fut inhumé dans l'église d'Asnière, âgé de 50 ans, le 16 juillet 1700, ayant eu pour enfants :
  a) Catherine, dite demoiselle de la Barre.
Elle fut baptisée à Asnières, le 21 ou 27 septembre 1689.
Elle demeurait à Chez-Meillaud (Asnières - Vienne), le 7 juin 1730, et agissant comme héritière de sa mère à cette date. Elle le fit encore le 26 mai 1732, devant Patharin, notaire à l'Isle-Jourdain.
Elle décéda sans alliance, et sa sœur Marie se dit sa donataire, le 22 mai 1737.
b) Marie, ou Marie Anne, baptisée le 20 août 1691, demoiselle du Teil.
Elle fut citée dans les actes précédents.
Le 22 mai 1737, elle fit une donation entre vifs, tant en son nom que comme donataire de feu Catherine, sa sœur (Patharin, notaire à l'Isle-Jourdain), demeurant alors au bourg de Nérignac, de la métairie de l'Epinay (Adriers - Vienne), à son frère François, écuyer, seigneur de la Barre, garde du corps du roi, demeurant lui aussi à Nérignac (Vienne).
Elle était encore vivante le 16 juillet 1741.
Elle décéda sans alliance.
c) Etienne Anne, baptisé à Millac le 26 août 1693, écuyer, seigneur du Teil.
Il fut maintenu en sa noblesse, avec son cousin Louis GUIOT, écuyer, seigneur du Fanet, le 27 novembre 1717, par M. des Gallois de La Tour, intendant du Poitou (Archives Historiques du Poitou).
Le 26 mai 1732, il demeurait à Teil (Asnières).
Il se porta héritier de sa mère, avec ses sœurs Catherine et Marie, par acte devant Patharin, notaire, agissant tant pour lui que pour son frère François, écuyer, seigneur de Marcillac, et sa sœur Marie Anne, le 16 juillet 1741.
Le 21 novembre 1741, demeurant alors à Lavaud (maintenant la Vau, paroisse d'Adriers - Vienne), il acheta une métairie sise audit lieu de Lavaud.
D'après Dom Fonteneau, il se maria deux fois et ne laissa pas de postérité.
Il fut inhumé dans l'église de l'Isle-Jourdain, le 10 janvier 1760.
d) François, écuyer, seigneur de la Barre.
Il fut garde du corps du roi.
le 22 mai 1737, il était donataire de sa sœur Marie.
Le Ier mai 1738, il fit une cession (Patharin, notaire), comme héritier de son père, et aussi en partie de sa sœur Catherine.
Il décéda sans alliance et fut inhumé le 16 novembre 1739, dans l'église de Nérignac.
e) autre François, né le 20 novembre 1697.
Il fut inhumé le 7 octobre 1701.
f) autre François, écuyer, seigneur de Marcillac.
Il épousa à Availle-Limousine, le 5 janvier 1741, Marie de Monmillon, fille de Pierre, seigneur du Bouchet, et de Marie Maigret.
Lui et sa femme constituèrent une rente le 23 juillet 1743 (Patharin, notaire), au profit de Marie Anne de La Porte, demoiselle des Vaux, et demeurant paroisse de Millac.
De cette union naquirent :
  f1) Marie, qui épousa à Availle-Limousine (Vienne), le 20 juin 1768, François Onésime Pasqueron de Fonmervault.
f2) Marie, qui épousa à Availle-Limousine, le 4 mai 1790 (son père étant décédé), Jean François d'Argence, écuyer, seigneur de la Villate.
f3) Jacques, qui fut inhumé à 7 ans, dans l'église d'Availle-Limousine, le 20 octobre 1757.
g) Daniel, né posthume, le 18 juillet 1700, et baptisé à Asnières, le 20 du même mois.
Il fut inhumé dans l'église d'Asnières, le 11 mars 1706.
Jean épousa en secondes noces le 2 janvier 1685 (Marchand, notaire de la baronnie de Saint-Germain), la nièce de sa première épouse, Marie de Cléré, fille de Louis, écuyer, seigneur de l'Age, et de Françoise Ferré.
Il décéda à Asnières le 19 mai 1703, après une longue maladie, ayant eu pour enfant de sa seconde union :
  4) Sylvine, demoiselle de l'Espinay, née le 21 avril 1690.
Elle fut inhumée dans l'église d'Asnières, le 11 mars 1706.

XI) GUIOT Etienne, chevalier, seigneur des Effes (Moussac sur Vienne - Vienne), et du Fanet.
Il épousa par contrat du 13 avril 1698 (Desforges et Dubois, notaires), Angélique de Tusseau, fille de Louis, chevalier, baron de Maisontiers, et de Marguerite du Raynier.
Il décéda le 7 mai 1706, ayant eu pour enfants :
  1) Louis, qui suit.
2) Marie Catherine, qui fut baptisée à Millac le 13 février 1702.
Elle épousa à Asnières, le 15 mai 1728 (Patharin, notaire), Philippe de La Rochebeaucourt, chevalier, seigneur de Mondie.
Elle fut inhumée à Millac le 3 décembre 1762.
3) Louise, qui fut marraine de la fille de sa sœur à Millac, le 11 mars 1733.

XII) GUIOT Louis, baptisé le 9 , alias le 11 janvier 1699 à Asnières, écuyer, seigneur du Fanet.
Il fut maintenu en sa noblesse, avec son cousin germain Etienne Anne, écuyer, seigneur du Teil, le 27 novembre 1717, par des Gallois de La Tour.
Il était encore vivant le 3 décembre 1762, jour où il assista à la sépulture de sœur à Millac.
Il dut avoir une postérité, car on trouve un GUIOT du FANET, qui émigra en 1791.

Branche de SAINT-QUENTIN et du DOGNON (Lesterps) :
VIII) GUIOT François, chevalier, seigneur de Saint-Quentin, et du Doignon.
Le 10 août 1587, (Richard, notaire à Saint-Germain, en Basse-Marche), il fit un échange d'héritages, avec Louis de Villedon, écuyer, seigneur de Jugnac.
Avec ses frères, il obtint un jugement rendu à Bellac, le 9 juin 1599 (signé Haligre), des commissaires députés pour le régalement des tailles en Poitou, qui les confirma dans leur noblesse justifiée par titres depuis l'an 1338. (Preuves de Saint-Cyr).
Il épousa par contrat passé le 7 novembre 1595 (Chaigneau, notaire à Asnières), Jeanne de La Roche, fille de Gédéon, écuyer, seigneur du Mosnard, et de Françoise de La Béraudière.
La maintenue de noblesse du 2 février 1715, par M. de Richebourg, dit que le contrat était du 11 mai 1598, et fut passé sous le scel de la châtellenie de l'Isle-Jourdain, devant Lorençon et Richard (Archives Historiques du Poitou).
Il partagea les biens de ses père et mère, avec ses frères et sœurs, le 6 juillet 1604 (Preuves de Saint-Cyr).
De son union avec Jeanne naquirent :
  1) Fiacre, qui suit.
2) Catherine, qui épousa par contrat du 18 novembre 1629 (du Ris, notaire à Confolens), Philippe Boreau, juge sénéchal et assesseur de la ville et comté de Confolens.

IX) GUIOT Fiacre, chevalier, seigneur de Saint-Quentin et du Doignon.
En 1620, il fut taxé pour rembourser aux députés de la noblesse de la Basse-Marche, les dépenses faites par eux à Paris aux Etats-Généraux de 1614 et 1615.
En 1636, il assista au ban des nobles de cette province.
Il épousa par contrat passé au lieu noble de la Mothe-Macquart, le 23 février 1632 (Ceau, alias Beau, notaire à Lesterps), Françoise de Grandsaigne, fille d'Etienne, chevalier, seigneur de la Flotte, et de Marie de Verthamont.
Dans son testament du 30 juillet 1631, il légua à sa femme, l'usufruit de tous ses immeubles, à la charge d'entretenir et élever ses enfants jusqu'à leur majorité. Il demandait aussi à être inhumé dans le tombeau de ses prédécesseurs, en l'église de Saint-Quentin (Preuves de Saint-Cyr et Chérin).
Il décéda avant le 11 décembre 1664, date où sa veuve, alors tutrice de ses enfants mineurs, partagea avec Etienne, son fils aîné, devant Duval, notaire à Bussière-Boffy (Haute-Vienne).
De son union avec Françoise étaient nés :
  1) Etienne, baptisé le Ier mars 1637, chevalier, seigneur du Doignon.
Il fut maintenu dans sa noblesse par Barentin, le 7 septembre 1667, sur titres remontant à l'an 1407.
Le 14 décembre 1688 (Duval, notaire), il fit un accord avec ses frères et sœurs, au sujet de la succession de Françoise de Grandsaigne.
Il décéda sans alliance, et sa succession fut partagée le 12 février 1718, entre ses frères et ses neveux.
2) Fiacre, écuyer, seigneur de la Mothe.
Il partagea en 1664, et était décédé à la date du 14 décembre 1688.
3) Agathe, baptisée le 28 mars 1639.
Elle épousa Eusèbe de Masvalier, écuyer, seigneur de la Vallade.
Elle assista au partage de 1688, et était décédé avant le 20 juillet 1694.
4) Renée, baptisée le 16 février 1641.
Elle épousa N. de Tison, chevalier.
Elle ne fut pas citée dans le partage de 1688.
5) Catherine, baptisée le 12 mars 1644.
Elle épousa Henri de Lambert, capitaine des levrettes de la chambre du roi.
Elle prit part au partage des biens de sa mère en 1688.
Le 6 mars 1700, elle était qualifiée de première femme de chambre de la reine, au baptême de Catherine Ferré, sa nièce.
6) Marie, baptisée le 6 novembre 1646.
Elle fut d'abord religieuse de l'ordre de Sainte-Claire, puis religieuse Dame du Chœur au couvent des bénédictines du Dorat.
7) Paul, qui suit.
8) Jean, baptisé le 6 juillet 1649, écuyer, seigneur de Bois-Brigueil.
Il décéda à Armentières en novembre 1669, étant cadet au régiment de Normandie.
9) Jacques, baptisé le 26 avril 1650, écuyer, seigneur de la Laudonie et du Doignon.
Il fut capitaine au régiment de Navarre.
Le 31 janvier 1680 (Duval, notaire à Bussières en Limousin), il épousa Isabeau, alias Elisabeth du Pin, fille de François, chevalier, seigneur de Saint-Martial, et de Marie Pinot.
De cette union naquirent :
  a) Catherine, née le 28 juillet 1681, et baptisée le 30 à Saint-Quentin en Basse-Marche.
Elle fit ses preuves pour entrer à Saint-Cyr le 20 mai 1691, en sortit le 3 septembre 1701, et épousa en 1711, Luc Dansays, seigneur de la Salle.
b) Marc, baptisé à Saint-Quentin le 4 mai 1688, écuyer, seigneur de la Faye et du Douzil.
Il fut maintenu en sa noblesse, avec ses cousins et oncles, le 2 février 1715, par M. de Richebourg.
Il épousa en premières noces le 14 août 1723, dans l'église de Chabrac, Marguerite de La Quintinie, fille de François, et de Michelle Brigaud, veuve de Jean Rempnoulx, juge sénéchal de la principauté de Chabanais.
Le 10 août 1729, (alias le 26 mai 1743 ?), il épousa en secondes noces Louise de Tryon, fille de Léonard, chevalier, seigneur de Nouailles, et de Louise Rempnoulx.
Il décéda sans postérité.
Le nobiliaire du Limousin dit qu'il épousa également Marie de Virouleau, fille de Jean, chevalier, seigneur de la Bergerie, et d'Hippolyte Pasquet, par contrat du 7 janvier 1722, et que ladite Virouleau testa devant Simon, et voulut être inhumée dans l'église de Lézignac sur Goire.
c) N., qui décéda en Hollande, prisonnier de guerre, avant 1718.
Il semble qu'il ait été marié.
d) Henri, écuyer, seigneur de Peyrat, demeurant à Rouffignac (Lézignac sur Goire).
Il épousa à Chabrac, le 14 octobre 1720, Françoise de Laurent, fille de Jean, écuyer, seigneur de Veillères, et de feu Marguerite de Champalou, en présence de son frère Marc.
D'après Dom Fonteneau, Henri eut trois garçons et cinq filles :
  d1) N., qui fut capitaine d'infanterie au régiment de la Fère.
d2) N., qui fut lieutenant au régiment de la Marche.
d3) N.,
Un des trois garçons ci-dessus se prénommait François, écuyer, seigneur du Peyrat, chevalier de Saint-Louis, qui fut capitaine au régiment de Conty, et qui en 1780, était marié avec N. Jouard, fille de Charles Elie de Germiny (Chérin).
d4) Catherine, qui fut baptisée à Chabrac le 15 mai 1723.
d5) à d8) 4 autres filles.
e) Charles, écuyer, seigneur de Rouffignac.
Il prit part avec ses frères et sœurs, au partage des biens de son oncle Etienne, en 1718 (Chérin).
Le 15 janvier 1731, il épousa Anne de Limaigne, fille d'Annet, sieur de la Roche, et d'Anne Chambort.
Il décéda âgé de 39 ans, et fut inhumé à Saint-Sébastien de Chalmon, le 22 février1732.
Ils avaient eu une fille unique :
  e1) Catherine, née le 14 novembre 1731.
f) Agathe, dite vivante en 1718.
g) Jeanne, dite également vivante en 1718.
h) autre Catherine, qui était décédée célibataire, en 1750.
i) Marie Françoise, née le 4 septembre 1695.
Elle entra à Saint-Cyr sur preuves, le 31 décembre 1702, et en sortit le 4 septembre 1715.
Elle épousa après 1718, Pierre Vérinaud, chevalier, seigneur de la Bourgèze (Dom Fonteneau).
Il était décédé en juin 1711.
10) Marguerite, qui fut baptisée le 11 août 1651.
Elle devint sous-gouvernante de Monseigneur le duc de Berry, petit fils de Louis XIV.
11) Marc, qui fera la branche de la Gillardie.
12) Jeanne, baptisée le 11 août 1655.
Elle devint sous-gouvernante de Monseigneur le duc d'Anjou, devenu ensuite roi d'Espagne.

X) GUIOT Paul, baptisé le 22 septembre 1648, chevalier, seigneur de Saint-Paul, de Saint-Quentin et du Doignon.
Il fit accord avec ses frères au sujet du partage de la succession de sa mère, en 1688.
A la mort de son frère Etienne, il hérita de Saint-Quentin et du Doignon.
Par contrat du 16 février 1681 (Duval, notaire à Bussière-Boffy), il épousa Catherine d'Argence, fille de Josias, écuyer, seigneur des Ruisseaux, et de Suzanne Desmoulins (alias du Moulin).
Il fut maintenu dans sa noblesse par M. de Richebourg, le 2 février 1715, avec ses fils Henri et Mathieu, son frère Etienne, et son neveu Marc, écuyer, seigneur de la Faye.
De son union avec Catherine naquirent :
  1) Charles, chevalier, seigneur de Saint-Quentin.
Il décéda sans alliance, étant alors capitaine d'infanterie au régiment de la Fère.
2) Henri, baptisé le 24 avril, alias août 1692, à Saint-Quentin.
Il fut maintenu noble avec son père par M. de Richebourg.
Il décéda célibataire.
3) Mathieu, qui suit.
4) Françoise, dite Mademoiselle de Saint-Quentin.
Elle fut femme de chambre de Son Altesse Sérénissime Marie Anne de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Chermont.
Elle épousa peut-être Noël Bernard de Ballue, écuyer, seigneur du Puy.
5) Anne, dite Mademoiselle de Saint-Paul, qui fut femme de chambre de Son Altesse Sérénissime Elisabeth Alexandrine de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Sens.
Elle décéda célibataire.
6) Catherine, dite Mademoiselle du Dognon.
Elle décéda étant alors femme de chambre de Son Altesse Sérénissime Henriette Louise Marie Françoise Gabrielle de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Vermandois, abbesse de Beaumont les Tours.
7) Jeanne, qui épousa François du Pin, chevalier, seigneur de Joncherolles (Dom Fonteneau).
M. du Pin de Beyssat, dans sa généalogie des Du Pin, ne relate pas ce mariage.
8) Elisabeth, qui épousa François de Chamborant, chevalier, seigneur baron de Saint-Junien.
9) autre Françoise, qui décéda religieuse de choeur à l'abbaye de Beaumont les Tours.

XI) GUIOT Mathieu, né le 3 février 1703 et baptisé le 4 en l'église de Saint-Quentin, chevalier, seigneur de Saint-Quentin et du Doignon.
Il fut maintenu dans sa noblesse le 2 février 1715 par M. de Richebourg.
Par contrat passé à Brigueil le Ier décembre 1721 (Vaslet, notaire), il épousa Marthe Feydeau, fille de Robert, sieur de Cherbonnières, et d'Elisabeth du Teil. Le mariage fut célébré le 12 janvier 1723 à Saint-Christophe de Confolens.
Il était encore vivant en 1774, et partagea ses biens à cette date, entre ses enfants, qui étaient :
  1) Paul, qui suit.
2) Louis Alexandre, qui devint prêtre et curé d'Adriers (Vienne).
3) Jean Charles, également prêtre, curé de Lézignac-Durand.
Le 16 avril 1761, il fut parrain à Abzac.
4) François, baptisé le baptisé le 20 avril 1729 à Lesterps, écuyer, dit le chevalier de Saint-Quentin, seigneur du Doignon. (Olivier de La MALENE).
Il fut lieutenant au régiment d'infanterie de Rohan, puis capitaine au bataillon de milice du Poitou, en 1755.
En 1758, il fut fait prisonnier par les Anglais, à l'île d'Aix.
Il épousa le 26 avril 1752, à Nouic (Haute-Vienne), Eléonore (alias Léonore) Genty (baptisée le 16 décembre 1715 à Bellac, décédée le 26 mars 1791 à Bellac), veuve de Jean Baptiste Genty, avocat en parlement, et fille Guillaume (1675-1752), et de Jeanne Delabagauderie. (Olivier de La MALENE).
Il fut élu maire de Bellac en 1784, et l'était encore en 1789.
A cette époque, il était chevalier de Saint-Louis, et assista au Dorat à l'assemblée de la noblesse de la Basse-Marche, réunie pour nommer des députés aux Etats-Généraux. (De La Porte).
Il fut commandant de la garde nationale de Bellac en 1791. (Olivier de La MALENE).
Il décéda sans postérité le 31 mars 1809, à Bellac. (Olivier de La MALENE).
5) Charlotte, qui était sans alliance en 1761.
6) Françoise Sophie, qui épousa par contrat passé à la Mothe-Macquart (Lesterps), le 28 mai 1755 (Mouzeau, notaire), François de Tisseuil, écuyer.
Elle reçut en dot plusieurs objets à elle donnés par Françoise GUIOT de SAINT-QUENTIN, sa tante, et par dame Catherine Henriette de Lambert, marquise de la Taste, aussi sa tante. (Généalogie de Tisseuil).

XII) GUIOT Paul, né le Ier février 1723, et baptisé le 2 à Saint-Quentin, chevalier, seigneur de Saint-Quentin et du Doignon.
Il servit dans les mousquetaires, et fut gratifié, en 1745, d'une pension de 354 livres, comme ancien mousquetaire de la première compagnie.
Le 15 avril 1748, il épousa dans l'église Saint-Pierre de Turnhout, duché de Brabant (Belgique), Julie Antoinette Françoise Van Cannart de Hamale, fille de Mathias.
Le 22 du même mois, par acte passé devant Dusseris, notaire de la baronnie de Saint-Germain sur Vienne, son père lui donna son consentement pour épouser telle demoiselle qui lui plaira.
Le contrat post-nuptial fut passé le 10 août 1757, au lieu noble du Doignon, par Prévost et Jousset, notaires de Saint-Germain sur Vienne.
Il eut le Doignon et la métairie de la Gillardie (Saint-Quentin), à condition de laisser 8700 livres pour la dot de la dame de Tisseuil, sa sœur (Chérin).
Le 18 août 1751, il reçut un certificat donné par le sieur Le Paige, curé de Oud et Nieuw Gastel, (province du Brabant septentrional), portant que lui et Julie Van Cannart de Hamale, renouvelaient leur mariage devant lui, Le Paige, spécialement autorisé par l'évêque d'Anvers (Preuves des Ecoles Militaires).
(Daniel JSM PEETERS).
Le 4 Messidor an II, est-ce lui qui considéré comme "reclus", fit un procès -verbal et un inventaire pour la terre du Douzil (Lesterps) ?
(Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).
De cette union naquirent :
  1) Mathieu Alexandre, qui suit.
2) N., qui décéda en bas-âge.
3) Maria Alexandrina Victoria, baptisée le 12 mars 1749 à Roosendaal (Pays-Bas). (Daniel JSM PEETERS).
Ell épousa N. Plument de Bailhac, chevalier.
4) Françoise Henriette Claire, quii épousa en 1775 à Lesterps, Louis Jean Plument de Fomperine. (Daniel JSM PEETERS).

XIII) GUIOT du DOIGNON de SAINT-QUENTIN Mathieu Alexandre, baptisé le 14 décembre 1752 dans l'église de Gastel (Diocèse d'Anvers), chevalier, seigneur de Saint-Quentin et du Dognon, le Douzil (Lesterps), et de la Vergne-Bouton.
Le 8 juin 1773, il obtint un certificat de Chérin pour entrer aux chevau-légers de la garde ordinaire du roi. Il devint ensuite major de cavalerie.
Le 23 juin 1778, il était dit demeurant au Dognon (Lesterps). Il fit faire un procès-verbal dans l'église de Saint-Quentin "disant qu'il y a plus de 300 ans révolus que ses auteurs sont seigneurs dudit bourg de Saint-Quentin, notamment au lieu et emplacement où est construite l'église dont ils sont patrons, la cimetière, maison curiale et place publique, qu'il tient en fief et hommage du roi, toujours vu au dedans d'icelle et tout autour une ceinture ou litre où sont peintes ses armoiries".
(José DÉLIAS).
Il assista au Dorat à l'assemblée de la noblesse de la Basse-Marche réunie pour nommer les députés aux Etats Généraux de 1789.
Il émigra et fit toutes les campagnes de l'armée de Condé.
En 1810, il rentra en France, fut nommé juge de paix en 1815, et en exerça les fonctions jusqu'en 1818.
Il avait épousé au château de Reignefort (Isle - Haute-Vienne), le 6 septembre 1777 (Joseph Fournier, doyen des notaires à Limoges), Françoise Marguerite de La Biche de Reignefort, fille de Jean Baptiste Joseph, chevalier, seigneur de Reignefort, et de feu Camille Rose de La Biche. (Françoise décéda à Blond, (Haute-Vienne), le 13 octobre 1826).
Demeurant ordinairement à Altona (Allemagne), il fit sa déclaration devant le ministre plénipotentiaire de France, près les villes hanséatiques, le 7 septembre 1810. Il fut amnistié le 16 janvier 1811. (Abbé Pierre BUREAU).
Il décéda à Bussière-Boffy (Haute-Vienne), le 18 septembre 1819.
De son union étaient nés :
  1) Victoire Marcelline, née le 25 mai 1778 à Lesterps.
Elle entra à Saint-Cyr en 1791, et en sortit le 2 avril 1798.
Elle décéda à Paris, religieuse sœur de Saint-Vincent de Paul.
2) Paul Elisabeth, né et baptisé à Saint-Quentin le 5 mai 1779.
Il obtint un certificat de d'Hozier de Sérigny, du 21 septembre 1788, pour entrer aux écoles militaires.
Il fut tué sur un champ de bataille d'Italie, en 1804, au corps d'armée du maréchal Masséna.
3) Victor Grégoire, qui fut breveté chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'Honneur, ancien capitaine de chasseur à cheval.
Il décéda au Mans.
4) Baptiste Joseph, qui devint prêtre, curé de Cellefrouin.
5) Jean Baptiste Julien Camille, qui suit.
6) Julie Joséphine, qui décéda sans alliance, chez son frère, le curé de Cellefrouin.
7) Marie Louise, qui décéda sans alliance.
8) Anne Charlotte, qui devint religieuse sœur de Saint-Vincent de Paul.
9) Charlotte, qui décéda jeune.
10) Claire, qui devint supérieure des sœurs de Saint-Vincent de Paul, à Paris.
11) N.

XIV GUIOT du DOIGNON de SAINT-QUENTIN Jean Baptiste Julien Camille.
Il devint chef de bataillon d'infanterie, et fut breveté chevalier de Saint-Louis, de la Légion d'Honneur et de Saint-Ferdinand d'Espagne.
En 1830, il épousa Blanche Marcillaud de Bussac.
Il en était veuf le 11 septembre 1841, et en avait eu pour enfants :
  1) Juliette, qui épousa Gabriel Gros-Tramer.
2) Paul Victor Joseph, qui suit.

XV) GUIOT du DOIGNON de SAINT-QUENTIN Paul Victor Joseph.
Il épousa le 5 février 1861 Marie Françoise Léonie Marchand.
De cette union naquirent :
  1) Marie Camille Françoise, née à Saint-Laurent de Céris, le 24 février 1862.
Elle épousa le 15 mai 1888, à Availle-Limousine (Vienne), Jean Baptiste François Pierre Machet de La Martinière.
2) Georges Elie Félix, qui suit.

XVI) GUIOT du DOIGNON de SAINT-QUENTIN Georges Elie Félix, né à Saint-Laurent de Céris, le 13 septembre 1864.
Il épousa à Availle-Limousine, le 22 décembre 1897, Magdeleine Prévost-Maisonnay, fille de Paul et de Claire Marie Justine Louradour-Boisblanc.
Ils eurent pour enfants :
  1) Paul Victor Pierre, né à Availle-Limousine, le 25 octobre 1898.
2) Yves Jean Marie, né à Availles-Limousine, le 14 décembre 1899.
3) Louis Jacques Marie, né à Availle-Limousine, le 9 mai 1903.
4) Hubert Marie Raymond, né à Loubert, le 8 septembre 1914.

Branche de la GILLARDIE :
X) GUIOT Marc, baptisé le 8 décembre 1653, écuyer, seigneur de la Gillardie.
Il devint capitaine d'infanterie au régiment de Navarre.
Le 13 juin 1679, (de Lage et Leroy, notaires à l'Isle-Jourdain), il épousa Françoise Dansays, veuve d'Antoine Naude, sénéchal du l'Isle-Jourdain, et fille d'Antoine, sénéchal du Vigean, et de Catherine Bouhier.
Il fit accord par acte sous seing privés, le24 février 1715, avec les enfants du premier mariage de sa femme, et Etienne et Marie, ses enfants.
Avec ces derniers, il fut maintenu en sa noblesse par M. de Richebourg, le 17 avril 1715. (Archives Historiques du Poitou)
Le 11 août 1720 (Patharin, notaire à l'Isle-Jourdain), il fit diverses acquisitions de terres à Millac.
De son union avec Françoise naquirent :
  1) Etienne, dit aussi Marc Etienne, qui suit.
2) Marie, qui fut baptisée à l'Isle-Jourdain, le 19 mars 1681.

XI) GUIOT Etienne, ou Marc Etienne, baptisé le Ier mai 1680 à l'Isle-Jourdain, chevalier, seigneur de Saint-Quentin et du Doignon.
Il fut breveté chevalier de Saint-Louis.
D'abord capitaine de grenadiers au régiment de la Fère-Infanterie, puis lieutenant-colonel au même régiment, il devint ensuite brigadier des armées du roi.
Il fut également lieutenant pour Sa Majesté, de la ville de Bergues Sainte-Vinox, et gouverneur de Manin, en 1744.
Il épousa en premières noces Marie Eléonore Claudine de Hautefeuille.
De cette union naquirent :
  1) Jean Gaspard, baptisé à l'Isle-Jourdain, le 10 septembre 1727.
Il fut inhumé avec les prénoms de René Gaspard, âgé de 10 ans, dans l'église de l'Isle-Jourdain.
2) N., qui fut capitaine d'infanterie au régiment de la Fère-Infanterie, et chevalier de Saint-Louis.
Etienne épousa en secondes noces à Queaux (Vienne), le 17 mars 1733, avec dispense du 3ème degré de consanguinité, Marie Madeleine du Pin, fille de Jacques, écuyer, seigneur de Bussière, et de Madeleine Audebert. Il avait passé son contrat de mariage, le 30 du même mois, devant Martin, notaire à l'Isle-Jourdain (Preuves de Saint-Cyr).
Ils eurent pour enfants :
  3) Marie Madeleine Catherine, baptisée à l'Isle-Jourdain, le 17 juillet 1735.
Elle entra à Saint-Cyr le 26 mars 1745, sur preuves de d'Hozier du 6 de même mois, et en sortit le 28 avril 1763.
Elle décéda à Poitiers le Ier décembre 1809.
4) Marie Catherine, née à l'Isle-Jourdain le 26 mai 1738, et baptisée à Moussac (Vienne), le 30.
Elle décéda à Poitiers, le 2 avril 1824.
Elle et sa sœur avaient reçu, le 22 juillet 1772 (Ribault, notaire), une rente de 200 livres à elles constituée par Agnès Marie Charlotte Le Roy de La Bujendrie, veuve d'Armand Clabat, chevalier, seigneur du Chillou.
5) Louis, baptisé à l'Isle-Jourdain, le 13 (ou 18) octobre 1744.
Il n'y a pas de renseignements sur lui.

Branche de la MOTHE VILLOGNON (Villognon) :
VII) GUIOT Martial, écuyer, seigneur de la Vergne (Alloue), etc.
Le 4 avril 1554 (Framet ?, notaire à Alloue), il fit un partage noble en forme de transaction avec Jean, son frère aîné, de la succession de Clément GUIOT, leur père commun (Carrés de d'Hozier).
Le 7 mars 1581, il fit un contrat d'arrentement, signé Gracieux et Fazoule, notaires à Alloue (Confirmation de Barentin).
Il épousa par contrat passé à Ordières (Benest) ,el 30 juin 1553, Charlotte Pastoureau, fille de feu Geoffroy, sieur des Ordières, lieutenant général de la duché de Châtellerault, et de Jeanne Despanet (Carrés de d'Hozier).
Il décéda avant le 3 décembre 1604, date où sa veuve fit un accord avec ses enfants, au sujet de la succession de leur père.
De son union avec Charlotte étaient nés :
  1) Gaspard, qui suit.
2) Guichard, qui prit part, le 3 décembre 1604, à l'accord fait entre sa mère et ses enfants.
Il transigea encore avec son frère aîné, au sujet du partage des biens de leur mère, décédée depuis 12 à 15 mois.
Il décéda sans enfants, étant au service du roi, avant le 31 juillet 1631.
3) Marc, qui fera la branche de Montorsy.
4) Mathieu, écuyer, seigneur de la Lande et de la Grange d'Orillac.
Il épousa le 23 janvier 1611, Fabienne des Roziers, fille de feu François, seigneur des Roziers, et d'Antoinette Paulte.
De cette union naquirent :
  a) Marie, qui épousa le 19 décembre 1633 (Boutaud, notaire au comté de Confolens), Paul de Nollet, écuyer, seigneur de Lépaux.
Elle décéda, ainsi que son mari, avant le 24 mars 1684.
b) Suzanne, née le 14 mai 1617.
c) Charlotte, née le 20 janvier 1626.
d) Gabrielle, baptisée le 12 mars 1626.
Elle épousa en 1645, Gaston Chauvet.
e) François, qui décéda jeune.
f) Arnaud, qui prit part au ban d'Angoumois de 1635, à la place de son père décédé. (Théophile de Bremond d'Ars - Bans d'Angoumois).
5) Catherine, qui épousa le seigneur de Sainte-Rhue.
6) N., qui fut religieuse.

VIII) GUIOT Gaspard, écuyer, seigneur de la Vergne.
Il fut maître d'hôtel et gentilhomme servant de la bouche du roi, suivant les lettres attestant qu'il eut l'honneur de servir Sa Majesté en différents sièges, et notamment à celui d'Amiens en 1599.
Il assista à l'accord du 3 décembre 1604, fait au pré de Bahuet, près du ruisseau de la Chancelade, juridiction d'Alloue, devant J. Maillard et J. Gracieux, notaires, entre sa mère et ses frères, au sujet de la succession de leur père. Il y fut question de la pension de leurs sœur religieuse, et du mariage de leur sœur Catherine avec le seigneur de Sainte-Rhue. (Carrés de d'Hozier).
Il transigea encore avec ses frères, le 23 juillet 1611, au sujet de la succession de leur mère.
Le 11 février 1618, par contrat passé au château de Boisbuchet, (C. Rebière et J. Morsau, notaires), il épousa à Lessac, Marguerite de Lestang, fille de feu Jean, écuyer, seigneur de Rulles, et de Félice, alias Félix de Volvire.
Ensemble, ils transigèrent, le 25 mars 1618 (de La Chèze, notaire en Angoumois), avec Marc GUIOT, leur frère et beau-frère, au sujet d'un procès pendant entre eux, et Jean Pastoureau, conseiller au parlement de Paris.
Le 31 juillet 1641, Gaspard céda à son même frère Marc, sa part dans les métairies de la Haute et Basse Lande, délaissée par feu Guichard GUIOT, leur autre frère.
Gaspard et Marguerite eurent au moins pour enfants :

IX) GUIOT Louis, écuyer, seigneur de la Vergne et de la Mothe-Villognon (Villognon).
Il épousa le 17 juin 1625, Marguerite Horson.
Il était décédé avant le 8 juin 1651, date où sa veuve fit une transaction.
Le 7 octobre 1661, Jeanne Raymond testa en faveur de Marguerite Horson.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) Louis, qui suit.
2) Mathieu, qui devint curé de Villognon.
Avec ses frères, il fit un inventaire des titres devant d'Aguesseau, intendant de la généralité de Limoges, pour justifier de sa noblesse, au pied duquel était l'ordonnance portant acte de la représentation desdits titres, en date du 26 février 1667 (Archives Historiques du Poitou).
3) Alexis, alias Alexandre, qui fit la branche de Lunesse et de Molans.

X) GUIOT Louis, écuyer, seigneur de la Mothe-Villognon et de la Vergne.
Il épousa le Ier octobre 1665 (Mallet et Bernouin, notaires de l'élection de Confolens), Marie Gourdin, peut-être fille d'Etienne, écuyer, seigneur de la Barrière, et de Marguerite Préveraud.
Il fut maintenu dans sa noblesse avec ses frères, per M. d'Aguesseau, après avoir justifié de ses titres.
Il décéda avant le 20 mars 1715, ayant eu pour enfants :
  1) Louis, né à Villognon, le 4 mai 1667.
Il décéda jeune.
2) Marc, qui suit.

XI) GUIOT Marc, né à Villognon le 29 janvier 1668, chevalier, seigneur de la Mothe-Villognon et de la Vergne.
Il épousa en l'église de Villognon, le 2 septembre 1687 (contrat du même jour signé Condac, notaire), sa cousine Anne GUIOT de SAINT-MARC, fille de Marc, écuyer, seigneur de Saint-Marc, et de la Lande, et de Jeanne de Laureau (Laurent ?).
Ils transigèrent le 7 novembre 1701 (Gautheron, notaire à Alloue), avec Marc GUIOT, chevalier, seigneur de Lespars, au sujet de diverses rentes.
Le 20 mars 1715, il fut maintenu dans sa noblesse par M. de Richebourg.
Le 2 juillet 1710, lui et sa femme vendirent au sieur de Grandmaison, Isaac François Faure, la maison noble de Villognon, avec le fuie et la jardin, relevant à hommage de l'abbaye de Saint-Amant de Boixe. (Frédéric DEGORCE).
Il décéda avant le 28 mars 1715, date où sa veuve, par acte passé devant Peronnet, notaire à Poitiers, vendit audit Marc GUIOT, chevalier, seigneur de Lespars, les maison noble et métairie de la Vergne, avec la maison de la Lande, pour 16000 livres (Archives de la Vienne).
Marc et Anne eurent pour enfants :
  1) Hélène, qui fut baptisée à Alloue, le 9 octobre 1690.
2) Anne Marguerite, baptisée à Alloue, le 17 janvier 1696.
3) Louise Henriette, baptisée à Alloue, le 9 février 1697.
4) Marguerite Hélène, baptisée à Alloue, le 5 juin 1698.

Branche de LUNESSE (Saint-Saturnin) et de MOLANS (Alloue) :
X) GUIOT Alexis, alias Alexandre, écuyer, seigneur de Villognon et de Lunesse (Saint-Saturnin).
En 1667, il fut maintenu dans sa noblesse avec ses frères, par d'Aguesseau.
Il épousa vers 1670, Anne de Saint-Martin, fille de feu Antoine, écuyer, seigneur dudit lieu, et d'Anne Barbarin.
De cette union naquirent :
  1) Jacques, qui suit.
2) Anne, qui fut baptisée à Alloue, le 16 janvier 1672.

XI) GUIOT Jacques, écuyer, seigneur de Lunesse et de Molans.
Il épousa en premières noces, le 2 juin 1704, Marie Anne Regnault, fille de Marc, écuyer, seigneur de la Motte de Molans, et d'Anne de La Mothe-Villognon.
Le 18 juillet 1695, il afferma avec sa sœur Anne, et ses deux filles Marie Françoise et Marie, les lieux de Lunesse à François Arnaud, marchand .
En 1709, Jacques et sa femme demeuraient en leur maison de Lunesse.
(Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).
De cette union naquirent :
  1) Marie Françoise, qui épousa par contrat du 28 décembre 1740, Charles Antoine Nadaud, écuyer, seigneur de Nouhère.
En 1765, à leur requête, les lieux de Lunesse furent saisis par bail judiciaire, sur François Barraud, qui en était dit fermier.
Le 14 avril 1769, son frère Marc lui céda son bien de Lunesse. (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).
Beauchet-Filleau donne pour Jacques une seconde union vers 1715 avec Anne Arnaud, mais je pense qu'il y a confusion, car il décéda le 25 mars 1720, et on trouve Anne Regnault qui fit alors faire l'inventaire de Lunesse, suivi d'un procès-verbal le 16 avril suivant. (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).
Le Ier novembre 1724, on trouve encore Anne Regnaud, qui consentit à un bail à ferme de la métairie de Lunesse, pour 9 années, moyennant 700 livres chaque an.
(Pierre Audouin, notaire royal à Angoulême). (Inventaire sommaire des archives départementales de la Charente, antérieures à 1790).
Il eut pour autres enfants donc, soit d'Anne Regnault, soit d'Anne Arnaud ::
  2) Marie, née le 26 mai et baptisée le Ier juin 1716 à Saint-Saturnin.
3) Marc, qui suit.

XII) GUIOT Marc, né vers 1718, écuyer, seigneur de Lunesse et de Molans.
Le 2 novembre 1741, il épousa Jeanne de Villedon, fille de Charles, écuyer, et de Marie Françoise de Pons.
Le 19 novembre 1747, Marc, demeurant alors à Alloue, vendit des prés situés à Lunesse, à Jacques Valleteau de Chabrefy.
En 1765, à la requête de Charles Antoine Nadaud, seigneur de Nouère, et de Françoise GUYOT, son épouse, fut saisi les lieux de Lunesse, par bail judiciaire, sur François Barraud, fermier. Le 14 avril 1769, il céda ce bien à sa sœur Françoise. (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).
(Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).
Il fut inhumé à Alloue, le 6 mai 1769, ayant eu pour enfants :
  1) Charles Armand, baptisé à Alloue le 18 septembre 1742.
2) Marie, qui fut baptisée à Alloue, le 13 mars 1747.
3) Louis, qui suit.
4) d'après l'abbé Antigny, Gilbert, qui émigra avec son frère Louis.

XIII) GUIOT de MOLANS Louis, baptisé à Alloue le 23 octobre 1749, écuyer, seigneur de Lunesse et de Molans.
En 1789, il prit part à l'élection des députés de la noblesse du Poitou, puis émigra.
Après avoir fait campagne dans l'armée des princes, il rentra en France, où il fut arrêté, le 12 décembre 1792. Il fut trouvé porteur de certificats des chefs sous lesquels il avait servi, et d'une cocarde blanche. Il fut alors incarcéré à Paris et condamné à mort, sur le réquisitoire de Fouquier-Tinville, le 6 avril 1793.
Il fut exécuté le soir même à la lueur des torches, et ce fut la première victime de la province à l'actif du tribunal révolutionnaire de Paris.
Il avait épousé à Payroux (Vienne), le 7 septembre 1787, Radegonde de Volvire, fille de François, chevalier, seigneur de Fontboué, et de Marguerite Charlotte GUYOT, sa seconde épouse.
Il en eut pour enfants :
  1) Jacques Louis, baptisé à Alloue, le 28 décembre 1789.
Il décéda jeune.
2) François, qui suit.
3) Gertrude, née à Alloue en 1792.
Elle décéda à Paris, en 1806.

XIV) GUIOT de MOLANS François, baptisé à Alloue le 27 octobre 1790.
Il épousa à Payroux (Vienne), le 10 février 1817, Louise Catherine Hortense Tribot de Laspierre, fille d'Aimée et d'Hortense Tribot de Laspierre.
De cette union naquirent :
  1) Clémence Radegonde, née le 13 novembre 1817.
Elle épousa le 7 janvier 1850, Jean Gouin.
2) Louise Florestine, née le 14 juillet 1819.
Elle épousa le 25 novembre 1846, Apollinaire Delineau.
3) Zélie Ursule, née le 27 février 1821.
Elle épousa le 7 janvier 1850 Alexandre Jean Baptiste de Chergé, et décéda peu après.
4) Louise Théoline, née le 16 mars 1824.
Elle épousa le 12 janvier 1858, Louis Valentin Henri Fradin.
5) Marie Hortense, née le 10 juillet 1832.
Elle épousa Agénor Dupont.
6) Françoise Armande Amélie, née le 9 avril 1839.
Elle épousa Joseph Henri Savin de Larclause.
Elle décéda au château de Montlouis, le 23 janvier 1914, et fut inhumée à Jardres (Vienne), le 28 suivant.

Branche de MONTORSY :
VIII) GUIOT Marc, écuyer, seigneur de Saint-Marc, etc.
Il fut reçu chevalier de Saint-Lazare et du Mont-Carmel, le 14 août 1610.
Il fit avec ses frères une transaction en forme de partage de la succession de leur père, et délivra à Gaspard, son aîné, une quittance de sa légitime, le 4 septembre 614, signé Lambert et Maillard, notaires à Alloue.
Le 29 mars 1618, demeurant à Villognon, il céda à son frère Gaspard, ses maison et métairie en ladite paroisse de Villognon, ainsi qu'il les avait acquises de Siméon Maulde, procureur au présidial d'Angoulême (Carrés de d'Hozier).
En 1620, il fut taxé à 40 livres pour payer les frais faits par les députés de la Basse-Marche aux Etats Généraux de 1614, ainsi que son frère Mathieu, taxé à 12 livres.
Il parut dans un accord du 15 juin 1628, et le 21 juin 1629, fit un arrangement avec François Pastoureau, écuyer, seigneur du Puynode, au sujet du droit de pêche sur la Charente.
Par acte passé le 31 juillet 1631, devant Valette et Besson, notaires, son frère Gaspard, lui céda sa part dans les métairies de la Haute et Basse Lande, délaissées par feu Guichard GUIOT, leur autre frère.
Marc épousa, d'après une note, en premières noces en 1609, Jeanne de Vonnes, fille de Jean, chevalier, seigneur de Fontenay, vicomte d'Azay sur Indre, et de Marie Chadieu.
Elle dut décédé peu après, car il n'eurent pas de postérité.
En secondes noces, Marc épousa le 6 août 1613 (Michaud, notaire en Angoumois), Françoise Gourdin, fille de feu Jean, écuyer, seigneur de la Barrière, et de Marie de Garassus. Le mariage fut célébré en l'église de Tourriers, le 4 février 1614, d'après les registres de Saint-Amant de Boixe.
Elle était veuve à la date du 19 octobre 1643, moment où elle partagea avec ses enfants, qui étaient :
  1) Marc, chevalier, seigneur de Saint-Marc, de la Vergne, et de la Lande.
Militaire, il se distingua au service.
Le 27 juin 1651, il reçut procuration de Jean de Chamborant, chevalier, seigneur de Villevert.
Les 3 et 4 juillet 1651, il assista à la réunion de la noblesse du Poitou, assemblée pour nommer des députés aux Etats Généraux.
Il épousa vers 1670, Jeanne de Laureau (Laurent ?).
Le 11 août 1694, il testa (Daniel Maillard, notaire à Alloue), étant en son château de la Vergne, et institua sa fille Anne son héritière. Il fit différents legs, demanda des messes, chants du Libera sur son tombeau, dans sa chapelle, et choisit pour son exécuteur testamentaire, Jean de La Borderie, seigneur de Joubert (Carrés de d'Hozier).
Il avait eu pour enfants :
  a) Marc, né vers 1674.
Il fut inhumé à Alloue le 22 octobre 1686.
b) Anne, baptisée à Alloue, le 18 janvier 1677.
Elle épousa en l'église de Villognon, le 2 septembre 1687 (contrat du même jour signé Condac, notaire), Marc GUIOT, son cousin, chevalier, seigneur de la Mothe-Villognon.
Héritière de son père, elle décéda veuve, et fut inhumée à Saint-Didier de Poitiers, le 3 avril 1739.
2) Jacques, qui suit.
3) Françoise, qui épousa avant le 9 septembre 1646, Hippolyte Joubert, écuyer, seigneur de Beauvais.
4) François, qui décéda au service, sans postérité.

IX) GUIOT Jacques, écuyer, seigneur de Maspinard, alias Maupinard, et autres lieux.
Le 19 octobre 1644, il fit, sous l'autorité de Mathieu GUIOT, écuyer, seigneur de la Lande et de la Grange d'Orillac, et en présence de Fiacre GUIOT, chevalier, seigneur de Saint-Quentin et du Doignon, ses parents, le partage des biens de son père avec sa mère et ses frères et sœur.
Le 31 janvier 1663, il fit un second partage des biens de leur mère, (Mourgaud, notaire), avec Marc et Françoise, ses frère et sœur.
Lui et son frère Marc obtinrent le 7 décembre 1667, une maintenue de noblesse de M. Barentin.
Il épousa par contrat passé à Beauregard (Asnoix - Vienne), le 24 août 1653 (J. Marchadier et L. Chalmond, notaires à Charroux), Anne de La Mosnerie, alias Mousnerie, veuve d'Isaac de Monfreboeuf, écuyer, seigneur de la Lande, et fille de Jean, écuyer, seigneur de Saint-Martin, et de Jeanne de La Mosnerie.
Il décéda avant le 2 juin 1677.
Anne testa le 7 octobre 1702 (G. de La Forge et S. Montazeau, notaires sous le cour de Cromière), dans la maison de Puimouroux, alias Puimouron, paroisse de Cussac (Haute-Vienne). Elle y disposa de ses biens entre son fils Marc et les enfants des différents lits de son fils aîné Jean, décédé à cette époque, pour éviter tout désaccord entre son fils Marc et les enfants de son autre fils Jean. Elle désira que son corps soit porté à l'église de Cussac, au tombeau de leur fondation (Carrés de d'Hozier).
Les enfants nés de l'union de Jacques et d'Anne furent :
  1) Jean, qui suit.
2) Marc, qui fit la branche du Repaire.
3) Marie, née le 24 novembre 1616.

X) GUIOT Jean, chevalier, seigneur de Maspinard et de Montorsy.
Il habitait au lieu noble de la Combe (Le Bouchage) , lorsqu'il partagea avec son frère, le 8 avril 1679, la succession de son père.
Il épousa en premières noces, par contrat du 29 mai 1678, Marguerite des Ruaux (dite Desreaux, par Chérin), fille de François, seigneur de Puydorion, et de Renée Jourdain.
Ils eurent pour enfants :
  1) Marc, qui fut légataire de sa grand-mère Anne de La Mosnerie, le 7 octobre 1702.
Il ne semble pas qu'il eut une postérité.
2) Jean, écuyer, seigneur de Maspinard.
Le 2 décembre 1726, lors de la visite de la métairie de la Basse Lande, il fut dit héritier sous bénéfice d'inventaire de feu Jean GUIOT, son père (Archives de la Vienne).
3) Anne.
En secondes noces, il épousa Françoise Fumé.
De cette union naquirent :
  4) Denis, qui suit.
Enfin, il épousa en troisièmes noces le 10 mai 1686 (Rouger, notaire au Bouchage), Catherine de Jousserant, peut-être fille de feu Olivier, chevalier, seigneur de Lairé, et de Jeanne de Mairé.
Il fut inhumé dans l'église d'Alloue, le 6 février 1700.
Le 11 février 1706, Catherine de Jousserant fut maintenue comme veuve, avec Marc, Jean, et Anne GUIOT, enfants du premier mariage de Jean, par M. de Maupéou (Chérin).
De sa troisième union, Jean eut pour enfants :
  5) Catherine, qui fut citée en 1702, dans le testament de son aïeule.
6) Avoye, également nommée dans le même testament.
7) François, baptisé à Châtain (Vienne), le 22 avril 1692.
Il décéda avant le 7 octobre 1702.
8) Jean, baptisé le 7 janvier 1696 à Alloue.
Il était également décédé avant 1702.
9) Marie Anne, baptisée à Alloue, le 5 octobre 1697, et qui décéda jeune.
10) Jeanne, baptisée à Alloue le 20 février 1698.
Elle fut citée dans le testament de 1702.
Elle épousa Joseph de Besse de Champsat du Mas Goullier, procureur général d'Uzerche.
Elle en était veuve le 15 octobre 1760, et habitait Uzerche à cette date, avec Catherine GUIOT, sa sœur.
Elles constituèrent Jean Joseph Besse du Perroux, fils de ladite Jeanne, leur procureur. Catherine déclara ne savoir signer, et ladite Jeanne ne pouvoir le faire à cause d'un tremblement de main (Archives de la Vienne).

XI) GUIOT Denis, chevalier, seigneur de Montorsy et de la Combe.
Il épousa dans l'église des Adjots, le 28 janvier 1732, Madeleine de Chevais, fille de Jean, écuyer, seigneur du Pavillon, et de Marie Thérèse Julie de Sainte-Maure.
En 1738, avec sa femme, ils demeuraient au Pavillon (Les Adjots). (Bruno SÉPULCHRE).
Il décéda avant 1748, ayant eu pour enfants :
  1) Marie Julie Thérèse, née avant la célébration du mariage, et baptisée aux Adjots, le 18 janvier 1732.
Elle demeurait au Pavillon, (Alloue), avec ses sœurs, lorsque, le 17 janvier 1764, elles vendirent, ainsi que leur frère, la métairie noble de la Basse Lande (Alloue), à Jean GUIOT, chevalier, seigneur de la Lande, ancien capitaine au régiment de la Fère-Infanterie, chevalier de Saint-Louis, et à Marie Thoreau, son épouse.
2) Louis, qui suit.
3) Jeanne, citée dans la vente de la Basse Lande.
4) Thérèse.
5) autre Jeanne, également citée dans le même acte.

XII) GUIOT de MONTORSY Louis, chevalier, seigneur de Montorsy, de la Combe, etc.
Sans doute militaire, il fut pensionné du roi.
En 1748, il habitait au Pavillon (Les Adjots). (Bruno SÉPULCHRE).
Il épousa Rose Recoullaud, et en eut pour enfants :
  1) Henri, qui suit.
2) Basile, qui épousa par contrat du 2 janvier 1838, Marie Elisabeth Regnauld de Fontaine, fille de Jean, et de Marie Couturier.
Ils n'eurent pas de postérité.
3) Jeanne, qui se maria, mais qui n'eut pas de descendance.
4) Eulalie, qui décéda sans alliance
5) Marie, qui décéda célibataire.

XIII) GUIOT de MONTORSY Henri, qui épousa en 1868, N. Col-Puygelier, fille de Philippe, ancien magistrat, et de Marie Fradin.
Ils n'eurent pas de postérité.

Branche du REPAIRE :
X) GUIOT Marc, chevalier, seigneur de Lespars (Cussac - Haute-Vienne), la Vergne, les Haute et Basse Landes, etc.
Il demeurait à Puimouroux lorsqu'il partagea, le 8 avril 1679 (Boulin, notaire de la châtellenie du Bouchage), la succession de son père, avec son frère Jean.
Il fut maintenu dans sa noblesse par M de Maupeou, le 11 février 1701, puis par M. de Richebourg, le 19 mars 1715 (Archives Historiques du Poitou)
Le 4 avril 1704, il épousa au lieu noble de la Boussardie (Saint-Claud) (de La Roche et Delousme, notaires de la châtellenie d'Ordières), Marie de Mairé, veuve de Jean des Roches, écuyer, seigneur de la Boussardie, et fille de Pierre, écuyer, seigneur du Fief Babinière, et de feu Marie de Mossion, sa première épouse. (Archives de la Vienne).
Le 18 mai 1721, il passa un bail, et le 23 mars 1725, avec sa femme, il vendit à Marie Louise Voyneau, veuve de Benjamin Mauclerc, seigneur de Marconnay, la maison noble de la Pellatrière, alias Perratière (Saint-Paul de Mont-Penit - Vendée), et les métairies de la Porte, de la Boissière et de la Guilbaudière (Archives de la Vendée).
Le 12 février 1734, il constitua une rente à sa fille Jeanne Marie, religieuse.
Par un acte du 22 juin 1732, passé à la châtellenie de la Vergne, par Besson et Gracieux, notaires, on voit que divers vassaux lui avaient prêté foi, hommage et fidélité, dans son château de la Vergne.
Il décéda avant le 23 juin 1755 (Chérin).
Marc et Marie eurent pour enfants :
  1) Pierre, qui suit.
2) Jean, né en 1712, écuyer, seigneur de la Lande, chevalier de Saint-Louis.
Il servit en qualité d'officier dans le régiment d'Auvergne-Infanterie, puis comme capitaine au régiment de la Fère-Infanterie.
Il épousa en premières noces le 12 février 1754, Suzanne Catherine Charlotte Cacault, fille de Jean Baptiste, sieur de la Cotterie, et de Luce Marguerite Fradin.
Il acheta de Louis GUIOT, son cousin, chevalier, seigneur de Montorsy, et de ses sœurs, la métairie noble de la Basse Lande, le 17 janvier 1764 (Davault et Pasquet, notaires à Civray).
Le 7 octobre 1768, il fit l'acquisition du fief d'Azac (Usson - Vienne), de Françoise Savatte du Coudret, et en fit hommage le 18 janvier 1770 (Archives de la Vienne)
En secondes noces, il épousa à Civray, le 19 novembre 1769, Marie Thoreau, fille de Lucien, sieur de Lisle, et de Catherine Jard (Jardin ?) (Archives de la Vienne).
Il demeurait à Civray, paroisse de Saint-Nicolas, et fut conseiller de ville à Civray en 1770.
Le 14 mars 1775, Marie Thoreau (dite Marie Thareau, alias Tharaud, dans l'inventaire sommaire des archives de Civray), sa femme séparée de biens, fit hommage du fief d'Azac.
Le 14 février 1785, il vendit le château de la Haute Lande (Alloue), à Henry Jean Gracieux, sieur de la Ronde (Bruno SÉPULCHRE et Jean-Paul GAILLARD).
Il fut inhumé dans l'église Saint-Nicolas, le 13 mai 1789 (Inventaire de Civray).
Il eut au moins de Marie Thoreau, un fils :
  a) Charles Armand Marie, né à Civray le 26 décembre 1767.
Il habitait son château du Magnou (Magnoux - Condac).
Mineur de 21 ans, il obtint des lettres de bénéfice d'âge, en présence de ses parents, parmi lesquels Armand Charles GUIOT, seigneur d'Ervaud, et Emmanuel GUIOT, seigneur de Lespars, ses oncles.
Il semble qu'il décéda pendant l'émigration.
3) Armand Charles, qui fit la branche d'Ervaud.
4) Emmanuel, qui fit la branche de Lespars.
5) Anne, dite Mademoiselle de Chambinaud, née le 23 novembre 1720.
Elle décéda avant le 16 septembre 1780, sans alliance.
6) Anne Jeanne, appelée Damiane par Chérin.
Elle épousa dans l'église d'Alonne, le 5 février 1733 (alias 4 février 1731), Charles Le Roy, écuyer, seigneur de la Forest.
7) Jeanne Marie, qui fut religieuse bénédictine de Civray.
Elle reçut une rente de son père le 12 février 1734.
8) Marie.
9) Madeleine, dite Mademoiselle de la Perelle.
Elle fut dite avec ses sœurs et son frère Emmanuel, héritière dans l'estoc paternel de feu Jacques du Verrier, écuyer, seigneur de Malletard, dans un acte du 26 juin 1771.

XI) GUIOT Pierre, né le 15 mars 1705 et baptisé à Cussac le 21, chevalier, seigneur de la Lande, du Repaire, de Massignac, la Vergne, etc., baron de la Châtre, chevalier de Saint-Louis.
Par acte du 31 octobre 1731 (Rivet, notaire), il fut institué héritier universel de son père, ce qui donna lieu à un procès très long et à des contestations multiples, que son fils Jean éteignit par une transaction en date du 16 septembre 1780.
Il épousa par contrat du 31 octobre 1731 (Rivet, notaire à Ambernac), Jeanne Catherine Regnault, fille de Nicolas, chevalier, seigneur du Repaire, de Massignac, baron de la Châtre, et de Jeanne de Curzay. La bénédiction nuptiale fut donnée dans la chapelle du château de Massignac (Alloue), le 3 novembre 1731. Par ce mariage, le château de Massignac (Alloue), passa dans la famille GUIOT. (José DÉLIAS).
Nicolas Regnault transmit à son gendre la baronnie de la Châtre, ce qui fut autorisé par ordonnance royale du 10 juillet 1756.
Pierre et Jeanne eurent pour enfants :
  1) Marc, baptisé à Alloue le 7 janvier 1738.
Il décéda jeune.
2) Marie, baptisée à Alloue le 29 avril 1741.
Elle fut inhumée à Alloue, le 22 octobre 1762.
3) Marie Virginie, baptisée à Alloue, le 24 juin 1743.
4) Jean, qui suit.

XII) GUIOT du REPAIRE Jean, baptisé à Alloue, le 10 septembre 1755, chevalier, seigneur du Repaire, de la Vergne, etc., baron de la Châtre.
Il gagna successivement tous ses grades sur les champs de bataille, et fut cité plusieurs fois à l'ordre du jour de l'armée.
Il fut promu général de brigade le 14 avril 1794, général de division le 13 juin 1795, et commandeur de l'ordre de la Légion d'Honneur dès sa création, le 14 juin 1804.
Il épousa par contrat du 26 août 1776 (Matignon, notaire à Lignières), Jeanne Bénigne Elisabeth Boiteau des Pouges, fille de feu Jean Louis, et de Marie Elisabeth Roullet.
Elle demeurait alors au logis de la Pitardie (Saint-Preuil). (Jean-Paul GAILLARD).
Le 18 mars 1783, demeurant alors en son château de la Pitardie (Saint-Preuil), il vendit le domaine de l'Houmède, (Alloue), consistant en une maison de maître, composée de plusieurs chambres basses et hautes, grenier, grange, toits et écuries. Le domaine avait été saisi à la requête de Jeanne Regnault, sa mère, sur Jean et Louise de Fleury de l'Houmède, frère et sœur. (Le domaine avait été adjugé au vendeur par décret du 5 août 1780). L'acquéreur des lieux, en 1783, fut Pierre Garnier de La Boissière.
(Bruno SÉPULCHRE et Jean-Paul GAILLARD).
Le 27 Frutidor an VII (13 septembre 1799), la citoyenne Bénigne Elisabeth Boiteau, épouse séparée quant aux biens du citoyen GUYOT du REPAIRE, général de division, demeurait encore avec son mari à la Pitardie. (Jean-Paul GAILLARD).
Il décéda à Saintes le 23 avril 1819, ayant eu pour enfants :
  1) Marie Charlotte, née et ondoyée le Ier septembre 1777, et baptisée le 9 décembre suivant.
Elle fut admise en 1785 à la pension royale de l'Enfant Jésus, après avoir fait ses preuves de noblesse de père et de mère.
Elle épousa N. Gressier de La Grave, capitaine. Il décéda pendant l'expédition de Saint-Domingue.
Elle décéda en 1826.
2) Marie Adélaïde, née le Ier novembre 1778 et baptisée le 3 à Saint-Preuil.
Elle fut présentée à Saint-Cyr le 8 février 1788, y entra le 18 mars suivant, et en sortit le 27 novembre 1792.
Elle épousa le 17 septembre 1816, Charles Guillaume Benjamin Filleau.
3) Charles Henri, né en 1781, baron du Repaire.
Il fut capitaine d'infanterie, et fut nommé chevalier de la Légion d'Honneur.
Il fit 17 campagnes, reçut 2 blessures et décéda vers 1841, sans alliance.
4) Mathieu Paul Louis, né le 29 août 1784.
Il fut capitaine de grenadiers à pied de la garde impériale, et nommé officier de la Légion d'Honneur.
Il suivit comme son père et son frère, la carrière des armes, où il se distingua.
Il décéda sur la champ de la bataille d'Esling, au moment où il emportait une redoute ennemie. Il avait auparavant participé aux campagnes de l'an XII et de l'an XIII, au camp de Boulogne, et sur la flottille impériale, à la bataille de Vendémiaire an IV à Ulm, à celle d'Austerlitz, Iéna, etc., et avait été honoré d'une dotation sur le royaume de Westphalie.
5) Joseph, baptisé à Sonneville, le 4 juin 1786.
Il décéda à Paris, âgé de 8 ans.
6) Alphonse, qui décéda à Paris, âgé de 15 jours.
7) Alexandrine Charlotte, née le 4 février 1788.
Elle décéda âgée de 18 mois.
8) Charles, né le 13 juillet 1789.
Il décéda à l'âge de 7 ans.
9) Léon Charles Henri, qui suit.

XIII) GUIOT du REPAIRE Léon Charles Henri, né le 22 juin 1797 à Saint-Preuil, baron du Repaire.
Il fut officier sous l'Empire, puis dans la garde royale des rois Louis XVIII et Charles X.
Il brisa son épée en 1830, et la reprit en 1832, pour répondre à l'appel qui lui avait été fait par la duchesse de Berry.
Fait prisonnier les armes à la main, il passa devant les assises de Chartres, où il fut acquitté au bout de 8 mois de captivité. Peu de temps après, il obtint un nouveau verdict d'acquittement devant les assises de Poitiers, pour délit de presse commis dans le rédaction de la Gazette de l'Ouest, dont il était un des écrivains.
En récompense de son inviolable attachement à la cause du roi d'Espagne (Don Carlos), ce prince adressa au baron du Repaire, le brevet de commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique, donné à Bouges le 28 juin 1842.
Il épousa par contrat du 4 juin 1826, Marie Charles Amélie de Clervaux, fille de Marie Josué, chevalier de l(Ordre du Mérite Militaire, et de Marie Anne Charles de Saint-Martin.
Il fut confirmé dans le titre de baron héréditaire par décret impérial du 5 décembre 1860.
Il décéda à Saintes le 30 juillet 1864, et sa femme était décédée trois mois auparavant, après avoir abjuré.
De leur union étaient nés :
  1) Bénigne Marie Léonie Albine, née le 25 décembre 1827.
Elle épousa le 14 avril 1849 (Paul Drelhan, notaire à Saintes), Jean Gaston Maximilien de Fornade de La Grezère.
2) Caroline Eugénie, née le21 mars 1829, et décédée en bas-âge.
3) Caroline Mathilde, née le 10 octobre 1830.
Elle épousa en février 1852, Jean Marie Antoine Henri de Mils de Cabarieu, ancien préfet.
4) Jules Henri Dieudonné, né le 29 novembre 1831.
Il fut officier, nommé chevalier de la Légion d'Honneur.
Il décéda à Bourg (Gironde), en février 1887.
5) Jules Louis, né le Ier septembre 1835.
Il épousa Marie de Lestang, et décéda quelques mois après.
6) Edouard Nelzire, qui suit.

XIV) GUIOT du REPAIRE Edouard Nelzire, né le 8 mars 1837, baron du Repaire.
Il fut sous-lieutenant d'infanterie (11 octobre 1858), et sous-préfet en 1877.
En 1864, il épousa Marie Louise Moustier, veuve de N. de Bechade.
Il décéda à Bourg (Gironde), le 8 août 1888, laissant une fille unique :
  1) Pauline Augusta Marguerite Suzanne, qui épousa le 9 novembre 1886, Félix Frédéric Jean Guillaume Coffinières de Nordeck, capitaine de cavalerie.

Branche d'ERVAUD :
XI) GUIOT Armand Charles, né le 15 juillet 1777, chevalier, seigneur d'Ervaud et du Magnou.
Il épousa le 20 octobre 1747, Anne Marie de Ponthieu, fille d'Abraham, chevalier, seigneur du Magnou (Condac). Par ce mariage, elle lui apporta cette terre.
Il y demeurait le 16 septembre 1780, lorsqu'il transigea avec son frère Jean, chevalier, seigneur de la Lande, et son neveu Jean, baron de la Châtre. (Carrés de d'Hozier).
De son mariage naquirent :
  1) Jacques Charles, qui suit.
2) Charles Jacques, seigneur du Magnou, et des Giraudelles.
Il fit officier au régiment de Saintonge, et épousa le 8 août 1784, Jeanne Alexandrine Peraide d'Auzy de Montaillon, fille de Charles, écuyer, seigneur de Montaillon, et de Catherine Péraide de Gourjault. En 1789, il résidait au logis de Mayoux (Condac). (Bruno SÉPULCHRE).
3) Marie Marianne, qui épousa le 9 mai 1773, Augustin Charles d'Auzy, chevalier, seigneur de la Prévôté, capitaine au régiment de Guyenne-Infanterie.
Elle était nièce de Charles Alexandre de Renouard, et eut par donation, en 1779, le logis d'Ermelle (Lignères-Sonneville), et le logis de la Magdeleine (Criteuil La Magdeleine). (Jean-Paul GAILLARD).
Veuve avant l'an VI, elle possédait le logis de la Magdeleine (Criteuil La Magdeleine), en l'an XI. (Jean-Paul GAILLARD).
4) Marie, qui épousa André Pierre Garnier de Mongoumard.
Ils reçurent le 11 août 1784 (Barbier, notaire à Cherf-Boutonne), une constitution de rente de Charles de Villedon de Gournay, chevalier, seigneur de la Chevrelière et de Gournay.
5) autre Marie, qui fut inhumée dans l'église de Ruffec âgée de 12 ans, le 15 février 1764.

XII) GUIOT d'ERVAUD Jacques Charles, dit le chevalier d'Ervaud.
Il fut garde du corps dans la compagnie de Grammont, breveté chevalier de Saint-Louis, il fut arrêté par l'agent national de Civray, et fut détenu à la Visitation de Poitiers.
(E. Sallard - la Terreur à Poitiers). Libéré, il émigra.
Il avait épousé le 9 mars 1790 à Lizant (Vienne), Marie Jeanne Sylvie de Chergé, fille d'Isaac Pierre, écuyer, seigneur de Blanzais, et de Jeanne Ingrand.
Cette union étaient nés :
  1) Jeanne Sylvie, qui fut baptisée à Lizant le 9 janvier 1791.
2) Marie Rose, baptisée à Lizant le 6 décembre 1791.
Elle fut inhumée le 13 février 1792.
3) Charles Armand, qui était séparé de biens, à la date du 10 mars 1859, de Marie Honorine Audebert de Nieuil, sa femme, fille de Jean François et de Louise Audebert de Nieuil, dont il n'eut pas d'enfants.
4) Charles Constant, qui suit.

XIII) GUIOT d'ERVAUD Charles Constant, qui épousa en 1820, Françoise Florence Estourneau de Tersannes, fille de Sylvain et de N. Caillaud.
De cette union naquirent :
  1) Louise Lucie Joséphine, qui épousa le 8 octobre 1855, Marie Eugène Arsène de Blom.
Elle en était veuve à la date du 13 août 1867.
2) Marie.

Branche de LESPARS :
XI) (*) GUIOT Emmanuel, né le 26 janvier 1722, chevalier, seigneur de Lespars, de Gauvallet, alias Govalet, et des Guignardières (Beaulieu sur Sonnette). Il reçu les cérémonies du baptême le 11 février 1722, en la paroisse de Cussac (Haute-Vienne).
Il fut lieutenant au régiment de la Fère-Infanterie, de 1747 à 1756, suivant certificat des officiers de ce régiment, du 19 avril 1756.
Le 14 juin 1758, il fut convoqué au ban de la noblesse.
Le 24 novembre 1760, il prêta serment an qualité de capitaine de milice au bataillon de Saint-Maixent. Il l'était encore aux dates du 20 mai 1763 et 17 octobre 1767. A cette dernière date, il obtint de n'être pas imposé à la taille, contre les habitants de Paizac (Parzac ?), pour la métairie de la Guignardière.
Il fut aussi seigneur de Coux, paroisse de Beaulieu, enclave de Parzac, et fit hommage de Gauvallet et des Guignardières, à la Tour Maubergeon, le 13 mars 1773.
Le 8 septembre 1773, il était qualifié de seigneur de la Cipière, et de capitaine au régiment provincial de Poitiers. Il fut gratifié en cette qualité, en 1779, d'une pension de 400 livres.
Il prit part aux élections des députés de la noblesse du Poitou en 1789 (Chérin, et Mémoires des Antiquaires de l'Ouest).
Par contrat du 23 juin 1755 (L. Bezeaud et de La Ribardière, notaires à Champagne-Mouton), il épousa Marie de Raymond, fille de François, écuyer, et de Marie Anne Maude, en présence de Jean, Armand Charles et Anne GUIOT, ses frères et sœur. Marie de Raymond habitait avant son mariage à Coux (Beaulieu sur Sonnette). Par ce mariage, elle fit passer le logis de Coux à son mari. (José DÉLIAS).
De cette union naquirent :
  1) Louise Anne, dite Aimée, baptisée à Alloue le 10 décembre 1761.
Elle épousa le 14 septembre 1783, son cousin, Jean François GUIOT, chevalier, seigneur de la Ferraudière.
Elle décéda au château de Chez Moutaud (Mauprévoir - Vienne), le 14 juin 1849.
2) Jean, né à Beaulieu le 4 mars 1763. Il reçut les suppléments des cérémonies du baptême en l'église de ce lieu le 20 mai.
Sur certificat de Chérin, du 25 septembre 1782, il fut admis aux cadets gentilshommes, puis fut placé au régiment de Pondichéry, comme sous-lieutenant.
Il émigra à la Révolution, et servit comme volontaire dans la seconde compagnie noble du Poitou-Infanterie, à l'armée des princes.
D'après la déclaration de  son frère, Jean Abraham, devant le préfet de la Charente, le 9 Prairial an X, il décéda à Schifferstadt (Bas-Rhin), au début de 1794. D'après la déclaration de François GUIOT de FÉRAUDIÈRE, son beau-frère, époux de Louis Aimée GUIOT, devant le préfet de la Vendée, le 22 Prairial an X, il décéda à Oberndorf en Souabe, dans la courant de l'an II. Aucun acte de décès en forme n'ayant été fourni, il n'y eut pas de certificat d'amnistie de délivré.
Il décéda pendant son émigration, à l'hospice de Condé, le 28 septembre 1794, et fut inhumé au cimetière d'Oberndorf, sans avoir été marié. (Abbé Pierre BUREAU).
3) Jean Léonard, né à Beaulieu le 4 avril 1768, et baptisé le même jour à Beaulieu sur Sonnette.
Il fut admis comme sous-lieutenant dans l'armée, sur certificat de Chérin du 4 juin 1788, puis fut attaché dans le corps de la gendarmerie royale.
Il émigra, et servit comme son frère, en qualité de volontaire, dans la seconde compagnie noble du Poitou-Infanterie, à l'armée des princes.
Revenu en France, il était prénommé Jean Baptiste, et domicilié à Lairoux, près de Luçon en Vendée, quand il fit sa déclaration devant le préfet de la Sarthe, le 16 Prairial an X. Il fut amnistié le 2 Floréal an XI. (Abbé Pierre BUREAU).
Il décéda sans alliance.
4) Jean Abraham, qui suit.
5) Henriette, qui épousa en 1783, N. Le Roy de Lenchère.
Le 29 septembre 1783, ils vendirent le logis, hôtel noble et fief de la Louberie (Parzac), à Barthélémy Rizat, sieur de Puidelhomme, et à Marie Boissière de Fontenille, son épouse. Les nouveaux acquéreurs y résidèrent, mais un jugement rendu contre eux restitua la Louberie aux précédents propriétaires, suite à un défaut de paiement de l'acquisition, le 23 septembre 1786. Henriette et son mari revinrent y habiter dès le mois d'octobre suivant. Le 12 novembre 1792, Jean Le Roy vendit à nouveau la Louberie à Antoine Massignat. (José DÉLIAS).

XII) GUIOT de LESPARS Jean Abraham, né à Beaulieu le 16 mars 1773.
Il émigra, et servit à l'armée des princes, dans le même régiment que ses frères. Il fit ensuite les campagnes de 1792 et 1797, dans la compagnie de Vermandois, comme officier.
Il rentra en France, et servit comme capitaine au 8ème régiment d'infanterie de ligne, de 1816 à 1827, devint commandant du dépôt de recrutement de la Vendée, titré chevalier de Saint-Louis et de Charles III d'Espagne.
Il fit sa déclaration devant le préfet de la Charente, le 9 Prairial an X, et fut amnistié le 25 Nivôse an XI (Abbé Pierre BUREAU).
En 1805, il épousa Henriette Renée Chessé, fille de René, et d'Henriette Marthe de Monnereau. Elle décéda aux Sables d'Olonne (Vendée), le 21 mai 1862.
Il décéda à La Roche sur Yon (Vendée), le 5 décembre  1827.
De son union avec Henriette naquirent 12 enfants, dont :
  1) Joseph Florent Ernest, qui suit.
2) Antoinette Athénaïs, né à Longeville (Vendée), qui fut religieuse.
3) Aricie Florence Armande, né à Longeville (Vendée), qui fut également religieuse.
Elle décéda à Loudun, le 26 mai 1886.
4) Marc Emmanuel Jacques, né à Longeville (Vendée).
Il devint percepteur des contributions directes.
Il épousa le 18 novembre 1856, Alphonsine Mercier-Valenton, veuve de N. Dreux.
Il décéda au Mans, le 20 juillet 1891, ayant eu semble-t-il pour enfants :
  a) Marie Emmanuel, né le 14 avril 1857, à Saint-Rémy en Bouzemont (Marne).
Il fut ordonné prêtre à Angers, le 26 septembre 1880.
Il décéda le 16 juillet 1893, étant curé de Saint-Cyr en Bourg (Maine et Loire).
5) Alice Henriette, né à Longeville (Vendée), qui fut religieuse.
6) Louise Elodie Claudia, né à Longeville (Vendée).
Il épousa vers 1825, Jacques Estourneau de La Faye, chef d'escadron, chevalier de la Légion d'Honneur. (Note du vicomte Révérend).

XIII) GUIOT de LESPARS Joseph Florent Ernest, né à Longeville (Vendée).
Militaire, il commanda le 74ème régiment d'infanterie en Crimée.
Il fut nommé général de brigade le 26 mai 1859.
Il commanda ensuite la subdivision d'Orléans, puis celle du Mans, et fut nommé général de division le 16 décembre 1869.
Il épousa Marie Agathe Clémentine de Villers, veuve d'Alphonse Lefebvre du Breuil.
Il décéda à Sedan le Ier septembre 1870, étant officier de la Légion d'Honneur du 16 avril 1856.
Il ne paraît pas avoir eu d'enfants.

Branche de la MIRANDE (Chabanais) :
VI) GUIOT Martial (dit aussi Martian), chevalier, seigneur du Doignon, de la Vergne-Bouton, de la Vauzelle, et de la Guibertière.
Il épousa par contrat passé au Dorat (Haute-Vienne), le 14 janvier 1527 (Rampion, notaire), Anne de Milly, fille de Roland, seigneur de Seigé, et de Marguerite du Chier, alias du Cher.
De cette union naquirent :
  1) Clément, qui suit.
2) Marthe, qui épousa le 28 juillet 1556, Pierre Herbert, seigneur de Coubreigne.

VII) GUIOT Clément, chevalier, seigneur du Doignon, etc.
Il épousa par contrat du 8 décembre 1556, Michelle de Châteaurocher, fille de François et d'Anne de Chabanais, dame de Villemaixant.
Ils eurent pour enfants :
  1) Charles, qui suit.
2) et plusieurs enfants, qui transigèrent avec Charles, leur frère, au sujet de la succession de leur mère (Nobiliaire du Limousin).

VIII) GUIOT Charles, chevalier, seigneur de la Mirande
Par contrat du 14 janvier 1586 (Guilloteau et Defaut, notaires à Confolens), il épousa Marthe Barbarin, fille de Guillaume, seigneur du Bost, et de Marie de La Judicie.
De cette union naquirent :
  1) Pierre, qui suit.
2) Jean Louis, baptisé à Confolens le 16 janvier 1600, écuyer, seigneur de la Mirande.
Il épousa Madeleine de Combourg.
Il décéda en service en 1633, ayant eu pour enfants :
  a) Françoise, qui fut baptisée à Confolens, le 4 août 1620.
b) Madeleine, baptisée à Confolens, le 2 juin 1622.

IX) GUIOT Pierre, chevalier, seigneur de la Mirande, de la Rambaudie (Excideuil), et de la Cormenière.
Il était qualifié de premier vassal du prince de Chabanais.
Par contrat du 8 février 1624 (Pougeard et Goyon, notaires à Confolens), il épousa Anne de Fontréaux, fille de Pierre et de Madeleine Guignard.
Il fut témoin d'une transaction à Confolens, le 23 juin 1642.
De son union avec Anne naquirent :
  1) Marthe, baptisée à Confolens le 28 novembre 1624.
Elle épousa par contrat du 7 février 1657, Jacques de Nuchèze, écuyer, seigneur de Badevillain. Par cet acte, elle renonça à la succession de ses père et mère, en faveur de son frère Jean.
Elle décéda avant le 8 février 1667, date ou ledit Jacques de Nuchèze, épousa en secondes noces Charlotte Catherine du Breuil-Hélion.
2) Jean Louis, qui fut baptisé à Confolens le 8 juin 1626.
Il devint prêtre de la Congrégation des Pères de l'Oratoire.
3) Jean, qui suit.
4) Nathaniel, baptisé à Confolens, le 2 mars 1630.
sa destinée est inconnue.
5) Anne, baptisée à Confolens le 28 juin 1631.

X) GUIOT Jean, né en 1628, chevalier, seigneur de la Mirande, de la Combe (Chassiecq), etc.
Il épousa par contrat du 10 novembre 1653 (Amyaud, notaire à Confolens), Anne Gourdin, fille d'Etienne, écuyer, seigneur de Barrière, et de Marguerite Préverault.
Il fit ses preuves de noblesse, devant d'Aguesseau, qui par une ordonnance du 22 décembre 1666, lui donna acte de la représentation de ses titres, qui lui furent rendus, mais dont l'inventaire fut envoyé au conseil. (Archives Historiques du Poitou).
Le 24 janvier 1675, demeurant à Confolens, il eut un acte, signé Pierre Audouin, notaire royal à Angoulême, concernant une transaction par laquelle furent réglées à 92 livres, les arrérages de la rente due sur la prise du Buis, paroisse de Chabanais, par Jacques Duval, avocat en parlement, juge assesseur de la principauté de Chabanais, Joseph de Limaignes, sieur de l'Aubicherie, et Jean son père, et Pierre Chambart, marchand.
(Inventaire sommaire des archives départementales de la Charente, antérieures à 1790).
Lors du ban et de l'arrière-ban de 1689, il exposa qu'il possédait son fief de la Mirande, valant 200 livres de revenu, et celui de la Combe, pouvant valoir 10 livres par an.
Il eut pour enfants :
  1) François, chevalier, seigneur de La Mirande.
Il servait en 1689, dans la compagnie des Cadets de la citadelle de Cambrai, et fut major d'un régiment de cavalerie.
Il fut breveté chevalier de Saint-Louis.
D'une première alliance inconnue, il eut pour fils :
  a) N., garçon qui décéda à l'âge de 7 ans.
François épousa en secondes noces le 29 janvier 1715 (Bouthet, notaire), Marie Louise du Pin, veuve de Jean François de La Bastide, chevalier, seigneur de Laage, et fille de Gilbert, écuyer, seigneur de la Coste-Mézières (Mézières sur Issoire - Haute-Vienne) et de la Pardoucie (Saint-Germain de Confolens); et de Julie de Nesmond.
Il fut maintenu dans sa noblesse le 22 août 1716, par M. des Gallois de La Tour. (Archives Historique du Poitou).
Il n'eut pas d'enfants de ce second mariage.
2) Charles, qui suit.
3) Anne, qui épousa en premières noces le 10 juillet 1689 (Pougeard, notaire à Confolens), Jacques de Chamborant, chevalier, seigneur du Boucheron; puis en secondes noces le 17 mai 1707, Louis Chevreuil, écuyer, seigneur de Lascoux.
4) Madeleine, qui épousa à Villognon, le 30 septembre 1686, Jean Regnauld, écuyer, seigneur de Pondeville.

XI) GUIOT Charles, dit le chevalier de la Mirande.
Il partit pour Saint-Domingue où il devint lieutenant du roi.
Il épousa N. Le Maire, et en eut pour enfants :
  1) Marie Claire Françoise, qui épousa le 12 juin 1732, Joseph Hyacinthe Rigaud, marquis de Vaudreuil, gouverneur du Cap-Français.
2) Marie, qui épousa N. Mornay de Lomenie, capitaine d'infanterie aux Iles.

Branche de CHAMPAGNAC (Bussière-Poitevine - Haute-Vienne) :
III) GUIOT Audouin, né vers 1400, écuyer, seigneur de la Tour de Champagnac (Bussière-Poitevine - Haute-Vienne).
Il transigea, ainsi que son frère Jean, le 12 janvier 1448 (J. Baston, garde du scel établi aux contrats pour le comté de la Basse-Marche), avec Jean Richard, prêtre, seigneur de Lage, et Jourdain Richard, son frère, absent, au sjuet de différentes rentes en céréales acquises par feu Perrot GUIOT, leur père, de défunt Jourdain, écuyer, seigneur de la Mondie (J-B Champeval. Extrait du chartrier de Bagnac).
Le 2 janvier 1467, il vendit des rentes à Pierre de Mazières, marchand à Bellac.
Le 4 décembre 1469, il passa un acte avec Jean Rigaud, puis le 19 avril 1470, avec Pierre Desmaisons.
Il assigna 50 livres de rente à Jacques, son fils aîné, en 1475. (Archives Nationales).
Il décéda avant le 23 février 1482, date du partage de ses biens entre ses enfants. Le nom de sa femme est inconnu.
De cette union naquirent :
  1) François, écuyer, seigneur de la Tour de Champagnac, qui d'après Fonteneau, épousa Françoise de Grandmont.
2) Jacques, qui suit.
3) peut-être Marie, dame de la Bastide (Flavignac - Haute-Vienne), née vers 1415 à Bussière-Poitevine.
Elle épousa en 1435, Jean de Loménie, segneur de Lambaudie. (Pierre CHAUMANET).

IV) GUIOT Jacques, écuyer, seigneur en partie du lieu noble de Champagnac.
Il partagea avec son frère, le 23 février 1482, les biens de son père.
En 1483, il fit une vente, et avec son frère François, un échange en 1486, avec Pierre de Mazières, marchand à Bellac.
Le 15 avril 1475, il épousa Marie d'Alloue, fille de Guyot, écuyer, seigneur du Breuil-Coeffault, et de Catherine de Saxier.
Il décéda avant le 4 septembre 1514, date du partage de sa succession entre ses fils :
  1) Regnauld, qui suit.
2) Florent, qui fera la branche de Champblanc.

V) GUIOT Regnauld, écuyer, seigneur de la Tour de Champagnac et de la Vouzelle.
Dans le partage du 4 septembre 1514, il eut en qualité d'aîné, le logis noble de la Tour de Champagnac.
Il épousa Isabeau de La Laurencie.
Il décéda avant le 22 mars 1538, ayant eu pour enfants :
  1) Christophe, qui suit.
2) Jacques, écuyer, seigneur de la Tour de Champagnac en partie.
Il épousa en premières noces, avant le 7 juillet 1541, Anne Vergnaud.
Avec elle, il vendit à cette même date, des rentes fondées sur le village de Chez Pallier (Saint-Bonnet - Haute-Vienne), à Pierre de Saint-Martin, seigneur de Bagnac.
Il semble qu'il épousa en secondes noces Anne de Boulinard (alias Boislinard).
Le 15 janvier 1572, ils se firent une donation entre vifs (J B Champeval - Chartrier de Bagnac).
Jacques testa le 20 septembre 1575, désignant pour héritier universel Maurice GUIOT, son neveu, époux de Madeleine Turpin, et fit également différents legs à Pierre Gimel, fils de sa sœur Françoise, ainsi qu'à ses sœurs Andrée et Jacquette, et aussi à Catherine GUYOT, sa nièce, épouse Papon.
3) Anne, qui épousa le 21 juillet 1528 (Junien Fargeau, notaire), Christophe de Carbonnières, écuyer, seigneur de Chambéry. (d'après la preuve de la Grande Ecurie de la famille Carbonnières, tandis que les Carrés d'Hozier disent que le contrat fut passé au bourg de Saint-Brice (Haute-Vienne), le 21 octobre 1535 devant Jean et Junien Labories, commissaires députés du scel).
4) Françoise, qui épousa N. Gimel, dont le fils fut légataire de son oncle Jacques.
5) Andrée, qui fut citée dans le testament de son frère, le 20 septembre 1575.
Elle épousa Jacques de La Rye, écuyer, et testa le 15 septembre 1591, désignant comme exécuteur testamentaire son neveu François de La Rye, écuyer, seigneur de Laubuge (Généalogie de La Rye).
6) Jacquette, également citée dans le testament de son frère Jacques.
Le 12 mars 1561, elle vendit certaines rentes à Isabeau de Montlouis, et autres.

VI) GUIOT Christophe, écuyer, seigneur de Champagnac et du Paradis (Bussière-Poitevine - Haute-Vienne).
Il vendit avec sa mère, le 22 mars 1538, moyennant 30 livres, à Pierre et Jean Ferré, des rentes sur un mas de terre (J B Champeval, Chartrier de Bagnac).
Il épousa Charlotte Giraud, fille de Jean, seigneur de Langallerie.
Il en était veuf avant le 25 septembre 1567. A cette date, il fit accord à Montmorillon, avec Gaspard Giraud, écuyer, seigneur de Langallerie, Guillaume du Chastenet, etc., ses beaux-frères, au sujet de la succession de Robert de Forges, fils dudit Claude et de feu Renée Giraud.
Christophe testa le 9 février 1568, et elit sa sépulture en l'église de Bussière-Poitevine, au tombeau de ses ancêtres. Il y nomma ses enfants, et choisit parmi les exécuteurs testamentaires, son frère Jacques.
De son union avec Charlotte étaient nés :
  1) Maurice, qui suit.
2) René, écuyer.
Il reçut d'après le testament de son père, 1500 livres, à condition de renoncer à la succession de Charlotte Giraud, sa mère, et à la sienne.
3) François, qui reçut également 1500 livres.
4) Catherine, qui reçut 2000 livres.
Elle épousa par contrat passé à Vilemaixent (Saint-Martial - Haute-Vienne), le 21 octobre 1569, Pierre Papon, juge prévôtal à Champagnac. Son père, encore vivant à cette époque, lui donna en dot un tiers de ses bois.

VII) GUIOT Maurice, écuyer, seigneur de Champagnac et du Paradis.
En 1531, il était prisonnier à Poitiers, avec plusieurs autres gentilshommes. Ils furent tous renvoyés devant le sénéchal de Poitou, par sentence des Grands Jours, le 24 octobre de la même année.
Après avoir été lieutenant de la compagnie de Christophe de Carbonnières, écuyer, seigneur de Chambéry, son cousin, et comme tel convoqué au ban de la Basse-Marche en 1577, il succéda audit seigneur de Carbonnières dans la charge de lieutenant et gouverneur pour le roi au gouvernement de Rocroy en 1593.
Le 27 juin 1598, il fut nommé exécuteur testamentaire de Moyse Turpin, écuyer (Chérin).
Il était dit encore vivant en 1601.
Il demanda la copie des titres anciens détenus par son cousin Antoine, écuyer, seigneur d'Asnières, pour les présenter à M. Huault de Montmagny.
Il épousa par contrat du 29 novembre 1571 (Junien, notaire de la comté de la Basse-Marche), Madeleine Turpin, fille de François, écuyer, seigneur de Busserolles, et de Charlotte de Saint-Astier, sa seconde épouse.
De cette union naquit au moins :
  1) Renée, qui épousa Balthasar Vérinaud, écuyer, seigneur de la Richerie, auquel elle apporta la seigneurie de Champagnac en partie. (Dom Fonteneau).
Veuve, elle fit son testament le 5 décembre 1631, en faveur de son fils Jacques (Bibliothèque de l'Arsenal).

Branche de CHAMPBLANC (Champniers - Vienne) :
V) GUIOT Florent, écuyer, seigneur de Champagnac en partie et du Repaire (Bussière-Poitevine - Haute-Vienne).
Il partagea les biens de son père, le 4 septembre 1514, avec son frère aîné, et fit un bail en 1517.
Le 6 novembre 1519, il vendit des rentes sur la Nigounerie, à Jacques Gallicher (Chartrier de Bagnac).
Il épousa N. du Liège, et en eut pour enfants :
  1) Maurice, qui suit.
2) François, écuyer, seigneur du Repaire.
Il fut archer de la compagnie de M. de La Vauguyon, et fut convoqué au ban de la Basse-Marche, le 29 juillet 1577.
Il épousa par contrat du 8 octobre 1561, Marie Pot de Piégut.
De cette union naquit :
  a) Marguerite (dite fille de François et de Renée Pot, dans la généalogie Berthon), qui épousa le 29 novembre 1575 (Morin, notaire), Thomas Berthon, écuyer, seigneur de Piégut et de la Mothe.
b) Léonard, écuyer, seigneur du Repaire, qui en 1608, demeurant au lieu noble de la Villatte (Saint-Julien les Combes - Haute-Vienne), vendit en son nom et en celui de ses enfants du premier lit, des terres au seigneur de l'Isle-Jourdain (J B Champeval - Chartrier de Bagnac).
Il épousa en premières noces le 13 février 1589, Marie du Theil. Il en était veuf avant le Ier mai 1611.
De cette union naquirent :
  b1) François, écuyer, seigneur du Repaire.
Il fut cessionnaire de feu Maurice GUIOT, écuyer, seigneur de Champagnac.
Le 11 décembre 1602, il épousa semble-t-il Marie de Trompeaudon.
Il était décédé en 1635.
b2) Françoise.
b3) Anne.
b4) Gabrielle.
Le 13 août 1597, il reçut commission du seigneur de Parabère, lieutenant pour le roi en Poitou, comme capitaine et lieutenant du sieur de Saint-Christophe, gouverneur de Mauléon (Châtillon sur Sèvre - Deux-Sèvres), pour la démolition de Mallièvre, en Bas-Poitou.
Il présenta ses titres de noblesse remontant à Audoin GUIOT, écuyer, seigneur de Champagnac, et fut maintenu en sa noblesse par MM Huault de Montmagny et de Sainte-Marthe.
Léonard épousa en secondes noces Renée Chauvet.
Ils eurent pour enfant :
  b5) Marie, qui en 1639, épousa Léonard Couillard, maître-apothicaire de la vicomté de Rochemeau (Nobiliaire du Limousin).

VI) GUIOT Maurice, écuyer, seigneur de Champagnac et du Repaire.
Il fut souvent confondu avec son cousin du même nom.
En 1546, il épousa Marie de La Chapelle, fille de feu Louis, écuyer.
Il était absent le 8 juin 1582, lorsque son frère François, tant en son nom qu'en celui dudit Maurice, fit aveu et dénombrement du fief du Repaire, à Pierre Berthon, chevalier, seigneur des Déffants (Carrés de d'Hozier).
Maurice et Marie eurent pour enfants :
  1) Christophe, qui suit.
2) François, qui fera la branche de la Vinière.

VII) GUIOT Christophe, chevalier, seigneur du Repaire et de Champagnac, demeurant à Mauprévoir (Vienne).
Le 29 octobre 1584, il obtint un jugement de maintenue de noblesse de Claude Malon, sur titres produits depuis 1473, puis le 22 décembre 1598, un autre de Sainte-Marthe, sur titres remontant à 1469. (Carrés de d'Hozier).
Il épousa en premières noces, le 28 janvier 1578, Marie des Roziers, fille de Jean, écuyer, seigneur de Lage de Bussière, puis en secondes noces le 6 novembre 1581, Claudine de Lépine.
De ces deux unions naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) Pierre, qui fit la branche de la Ferraudière.
3) Jeanne.
4) Renée.
Christophe épousa en troisièmes noces le 25 août 1600, Charlotte de Poipaille, fille de feu Gabriel, écuyer, seigneur de la Chapelle.
Il décéda avant le 26 mai 1609, date du baptême de son cinquième fils Jean.
De cette union naquirent :
  5) Jean, chevalier, seigneur du Clain (?) et de Barbateau (Mauprévoir - Vienne). Il fut baptisé à Mauprévoir le 26 mai 1609.
Il obtint avec ses frères une sentence de maintenue de noblesse rendue à Poitiers le 28 juin 1634, sur titres remontant à 1517.
Il épousa en premières noces Honorine de Négrier.
De cette union naquirent :
  a) René, baptisé à Mauprévoir, le 5 juin 1658.
b) Philippe, baptisé à Mauprévoir le 12 mai 1664, âgé de deux mois. Il eut pour parrain Philippe de Négrier, écuyer, seigneur de Saint-Rémi, peut-être son aïeul.
c) Nicolas, né le 25 janvier 1668, et baptisé à Mauprévoir le 15 février suivant. Il eut pour marraine Marie GUIOT.
d) Honorine, baptisée à Mauprévoir le 16 février 1670.
e) Anne, baptisée à Mauprévoir le 15 mai 1672.
Jean épousa en secondes noces Renée de La Porte.
Il fut inhumé dans l'église de Mauprévoir le 29 octobre 1684.

VIII) GUIOT Jean, chevalier, seigneur du Clain (Mauprévoir - Vienne).
Il fut conseiller du roi, et lieutenant particulier au siège de Civray.
Il épousa en premières noces en 1616, Marguerite Cuvellier, fille de François, sieur de Boislebon, et de Marie Nau.
De son union avec Marguerite naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) Marguerite, qui fut baptisée à Civray le 20 novembre 1619.
Elle fut inhumée à Saint-Clémentin le 20 août 1629.
3) Louis, né à Civray le 15 mars 1624 et baptisé le 27 juin 1627.
Jean épousa en secondes noces, par contrat du 22 février 1630, Françoise Jourdain.
Il obtint comme ses frères, une sentence de maintenue de noblesse rendue à Poitiers le 28 juin 1634, demeurant alors à Mauprévoir.
Il fut inhumé le 7 janvier 1679, près de l'autel de la Vierge, dans l'église Saint-Nicolas de Civray.
De sa seconde union étaient nés :
  4) peut-être Jean, qui fit la branche de la Rochère.
5) Renée, qui fut baptisée à Mauprévoir le 26 avril 1634.

IX) GUIOT Jean, baptisé à Civray le 22 février 1618, écuyer, seigneur de Champblanc (Champniers - Vienne).
Il fut avocat en parlement, juge sénéchal de Tonnay-Charente et de la châtellenie des Fontaines de Beurlé.
Par contrat du 17 janvier 1658, (Burgaud, notaire à Tonnay-Charente), il épousa Jeanne Ripaud, fille de feu Sylvestre, juge sénéchal de Tonnay-Charente, et de Catherine Blanche Cherpentier.
Il reçut en dot 9000 livres, plus 5000 constituées par son office de sénéchal desdits lieux, et l'héritage de Champblanc en la paroisse de Champniers en Poitou. Sa future femme reçut 8000 livres de dot.
Ils eurent pour enfants, au moins :

X) GUIOT Jean Sylvestre, écuyer, seigneur de Champblanc.
Il fut baptisé à Tonnay-Charente le 26 juillet 1659, âgé de 7 mois, et eut pour parrain son grand-père Jean GUIOT, conseiller du roi et lieutenant particulier à Civray.
Il épousa Florimonde Giraudeau, et eut pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Jean Sylvestre, qui fut curé de Blanzac (Charente-Maritime), en 1715.

XI) GUIOT François, écuyer, seigneur de Champblanc.
Il demeurait au bourg de Marétais (Charente-Maritime), et obtint le 17 décembre 1742, un certificat des principaux habitants de cette paroisse attestant qu'il habitait depuis plus de 20 ans parmi eux sans avoir dérogé à sa noblesse.
En 1744, habitant Matha (Charente-Maritime), il adressa une requête pour protester contre une contrainte de 150 livres décernée contre lui par Charles Girard, fermier du domaine, pour droit de fief à cause d'une maison. Il fut démontré que cette contrainte tomba à faux, parce qu'il était né gentilhomme et qu'il avait faire remonté sa filiation à Audouin GUIOT.
Il épousa Françoise du Bousquet.
De cette union naquirent :
  1) Jean Sylvestre, baptisé à Saint-Hérie (?) au mois d'août 1715, par son oncle paternel Jean Sylvestre GUIOT, curé de Blanzac. Il eut pour parrain Jean Sylvestre GUIOT, son grand-père, et pour marraine Marie Anne Templereau, sa tante maternelle.
Il vivait encore en 1746. Sa destinée est inconnue.
2) Renée, qui épousa Jean René Jardel, avocat.
Elle décéda veuve, âgée d'environ 70 ans, le 14 février 1786, à Villedieu du Clain (Vienne).

Branche de la ROCHÈRE (Mouterre - Vienne) :
IX) GUIOT Jean, écuyer, seigneur du Rivaud (Hiesse - Charente), et des Touches (Pressac - Vienne).
Il épousa vers 1655, Marguerite de Laage, fille de Marc, écuyer, seigneur de la Garde, et d'Eléonore Vérinaud, sa première épouse.
Il fut parrain le 15 août 1645, de Marthe GUIOT, fille de Pierre, écuyer, seigneur de la Férraudière.
Le 9 septembre 1667, il fut maintenu dans sa noblesse, par Barentin. Il habitait alors Chez Jouannet (Mauprévoir - Vienne).
Il fut inhumé dans cette paroisse, le 23 septembre 1697, et avait eu pour enfants :
  1) Marc, baptisé à Mauprévoir le 5 juin 1656, écuyer, seigneur des Touches.
Il assista le 10 février 1688, au mariage de Philippe GUIOT, écuyer, seigneur de la Ferraudière, avec Marie Maigret.
En 1701, il fut inscrit à l'armorial du Poitou, avec ce blason de fantaisie :
blason de Marc Guiot
De gueules à un flambeau allumé d'or, mis en pal.
Il épousa Anne N.
Il fut inhumé dans l'église de Mauprévoir le Ier février 1712, en présence de Gabriel GUIOT, écuyer, seigneur des Combes, son gendre.
De son union avec Anne naquirent :
  a) Marie, baptisée à Mauprévoir le 28 mars 1682.
Elle épousa à Mauprévoir, le 17 janvier 1712, Gabriel GUIOT, écuyer, seigneur des Combes, capitaine au régiment de Bresse, de la paroisse de Payroux (Vienne).
Elle fut inhumée à Mauprévoir le 3 avril 1657.
2) Marie, baptisée le 23 septembre 1658 à Mauprévoir.
3) Louis, qui suit.
4) Marguerite, qui épousa à Mauprévoir, le 14 novembre 1669, Marc Rolland, écuyer, seigneur de Bois de Maine, en présence de Marguerite de Laage, sa mère.

X) GUIOT Louis, baptisé à Mauprévoir le 2 novembre 1662. Il eut pour parrain Louis GUIOT, écuyer, seigneur de la Perelle.
Il était qualifié d'écuyer, seigneur du Petit Champ.
Le 24 juin 1690, il épousa à Asnières, Gabrielle de Cléré, fille de Jean, écuyer, seigneur du Rocher, et de feu Madeleine de Gréaulme.
Il décéda avant le 27 octobre 1719, date de l'inhumation de Gabrielle de Cléré, qui était dite sa veuve.
De leur union étaient nés :
  1) Marguerite, baptisée à Mauprévoir le 2 mai 1691.
En 1749, elle reçut donation de Jean Moreau, veuf de Marie de Petiot, de l'usufruit de tous ses biens meubles estimés 1500 livres, et ce, en vue de leur prochain mariage (Archives de la Haute-Vienne).
2) Jean, qui suit.
3) autre Jean, écuyer, seigneur du Petit Champ.
Il épousa Marie de Taveau, et ne semble pas avoir eu de postérité.
Il est cependant possible que les deux Jean soit la même personne.
4) autre Jean, qui fut inhumé à Asnières le 29 novembre 1701, âgé de deux mois et demi.
5) Jeanne.
6) Madeleine.

XI) GUIOT Jean, écuyer, seigneur de l'Etang.
Par contrat passé le 16 mai 1750 (Mallebay, notaire à Saint-Bonnet - Haute-Vienne), il épousa Marie de Lassat, fille de feu Jean, écuyer, seigneur de Langallerie, et de feu Jeanne de Monmillon. (Veuve, elle épousa en secondes noces Jean de Baslon, écuyer, seigneur de Chanteloube).
De leur union naquirent :
  1) Henri, né en mai 1751, chevalier, seigneur de Chez Nigout (Asnières - Vienne), et de Messignac (Adriers - Vienne).
Il épousa le 26 novembre 1777, Marie Louise Françoise de Vaslin du Porteau.
En 1781 et 1784, il fut cité dans des actes de procédure (Archives de la Haute-Vienne).
Avec son frère Gilbert, le 8 novembre 1787, il fit un accord avec Simon de Baslon, frère de Jean, second mari de Marie de Lassat, sa mère (Chavallon, notaire à Availle).
Il eut au moins pour enfants :
  a) Louise Marguerite, qui fut baptisée le 5 août 1792, à Moussac sur Vienne.
Elle eut pour parrain Jean Jacques GUIOT.
2) Gilbert, qui suit.
3) Gabriel, né le 7 février 1754, et baptisé le 9 à Asnières sur Blour (Vienne), écuyer, seigneur du Petit-Champ et de Champlaurier.
Il épousa à Lézignac-Durand, le 15 janvier 1787, Marie de La Faye, fille de François, écuyer, seigneur de Champlaurier, et de Marie Louise Aimée de Goulard. A cette date, il était déjà qualifié de seigneur de Champlaurier et était en procès avec M. Dupin de Masjoubert (Archives de la Vienne).
Il habitait vers 1785 à Chez Gerbaud, paroisse de Saint-Barban (Archives de la Haute-Vienne).
Le 16 Prairial an X, il fit sa déclaration devant le préfet de la Charente, et fut amnistié le 21 Prairial an XI. (Abbé Pierre BUREAU).
Il décéda à Lézignac-Durand, le 29 Prairial an XII.
Sa postérité, s'il en eut une, est inconnue.

XII) GUIOT Gilbert, écuyer, seigneur des Touches.
Le 29 août 1785, il épousa Catherine Louise Aimée Perot de Champagné.
Il assista à la réunion de la noblesse du Poitou, pour la nomination des députés en 1789.
En 1793, il émigra, prit part aux campagnes de l'émigration ainsi qu'il résulta des certificats donnés par le prince de Condé et le comte Etienne de Damas.
Il décéda à Charroux (Vienne), le 4 novembre 1804, ayant eu pour enfants :
  1) François, baptisé à Mauprévoir le 27 mai 1786, écuyer, seigneur des Touches.
2) François Henri, qui suit.
3) Jean Benjamin, né le 31 août et baptisé le 10 septembre 1788 à Mauprévoir.
4) Jean François, baptisé le 18 juillet 1791 à Mauprévoir.

XIII) GUIOT de La ROCHÈRE François Henri, né à Chez Jouannet, et baptisé à Mauprévoir le 25 juillet 1787.
Le 27 mai 1812, il épousa à Mouterre (Vienne), Louise Armande du Theil de La Rochère, fille de Louis, ancien officier du génie, et de Gabrielle Armande Vaslin du Porteau.
Il décéda au château de la Rochère (Mouterre - Vienne), le 24 janvier 1869, laissant pour enfants :
  1) Madeleine Armande, née au château de la Rochère en 1814.
Elle décéda sans alliance, à Poitiers, le 7 février 1895.
2) Louis, qui suit.
3) François Henri, né à Availle-Limousine (Vienne), le 18 novembre 1818.
Militaire, il servit dans la cavalerie, devint colonel du 8ème régiment de cuirassiers lors de la charge héroïque de Reischoffen. Il fut nommé général de brigade le 4 novembre 1874.
Il fut breveté grand officier de la Légion d'Honneur, commandeur du Lion et du Soleil de Perse, et décoré de la médaille commémorative de la campagne d'Italie, etc..
Après son admission au cadre de réserve, il se fixa au château de la Rochère et devint maire de sa commune.
Le 11 octobre 1852, il avait épousé à Poitiers, Anne Joséphine de Launay, fille de Joseph et de Françoise Emile Farran.
Il décéda au château de la Rochère le 12 août 1890, laissant une fille unique :
  a) Marie Radegonde Armande, qui épousa à Orléans, le 11 janvier 1876, Agricol Léon Billard de Saint-Laumer.
4) François Alfred, né au château de la Rochère le 5 septembre 1823.
Il épousa à Lezay (Deux-Sèvres), Valérie Claire Jenny Le Long de Longpré, fille de Laurent François Ferdinand, ancien magistrat, et de Madeleine Claire Garnier de La Coussière.
Il décéda à la Coussière (Clussais - Deux-Sèvres), le 23 janvier 1873, laissant une fille unique :
  a) Françoise Marie Louise, qui épousa à Orléans, le 18 juin 1885, Marie François de Laage de Meux, lieutenant au 20ème chasseurs à cheval.
5) Radegonde Joséphine, née au château de la Rochère en 1826.
Elle épousa Claude, comte de Saint-Gresse.
Elle décéda aux Ménieux (Edon - Charente), le 8 septembre 1894.
6) Marie Radegonde Louise, née vers 1830 au château de la Rochère.
Elle épousa Louis Victor Savin.
Veuve, elle décéda à Montmorillon, le 13 janvier 1886.

XIV GUIOT de La ROCHÈRE Louis, né au château de la Rochère, le 5 novembre 1816.
Il fut breveté officier de la Légion d'Honneur et fut nommé vice-président du conseil général de la Vienne, pendant 32 ans.
Il épousa au château de Furigny (Neuville - Vienne), le 11 décembre 1849, Marie Rosalie Eugénie de Tisseuil du Cérier, fille d'Eugène, vicomte de Tisseuil du Cérier, ancien garde du corps, et de Delphine Charlotte de Lestang de Furigny.
Il décéda à l'Isle Jourdain (Vienne), le 30 novembre 1882, ayant eu pour enfants :
  1) Marie Jacques Henri Louis Médéric, qui suit.
2) Marie Berthe Armande, née à l'Isle Jourdain le 18 janvier 1854.
Elle épousa au même lieu le 29 juin 1881, Paul Pierre Armand, comte de Fleury, élève de l'école des chartes et archiviste de la Charente.

XV) GUIOT de La ROCHÈRE Marie Jacques Henri Louis Médéric, né au château de la Rochère le 3 septembre 1850.
Militaire, il prit part à la charge de Reischoffen et devint chef d'escadre de cavalerie. Il fut breveté chevalier de la Légion d'Honneur.
En 1911, il était commandant de l'école de cavalerie de Saumur.
Le 12 juillet 1882, il épousa à Bouglon (Lot et Garonne), Marie Thérèse de Mérac de Duchossy, fille de Paul Louis, et de Marie Delmas de Grammont.
De cette union naquirent :
  1) Marie Louise Josèphe Armande, née le 14 mai 1883 à Bouglon.
Elle épousa au même lieu, le 21 octobre 1903, Anne Marie Joseph Henri, marquis de Brettes.
2) Marie Berthe Claire Germaine, née à Bouglon le 29 juillet 1884.
Elle épousa à Poitiers le 14 janvier 1914, Vincent de Bataille-Furé, lieutenant d'infanterie, qui décéda au champ d'honneur, le 17 septembre 1914, à Perthes les Hurlus (Marne).
3) Marie Joseph Henri Louis Pierre, qui suit.
4) Marie Berthe Antoinette Jacqueline, née à Bouglon, le 17 janvier 1892.

XVI GUIOT de La ROCHÈRE Marie Joseph Henri Louis Pierre, né à Bouglon le 17 janvier 1887.
Le 25 avril 1912, il épousa à Poitiers, Marie Amélie Albertine Guillemette de Lassat, fille de Marie Gilbert, et de Jeanne Eugénie de Maynard de La Farge.
De cette union naquirent :
  1) Marie Guillemette Bernadette Monique, née le 11 février 1913 à Poitiers.
2) Thérèse Gilberte Marguerite Marie, née le 13 octobre 1914, à Poitiers.

Branche de la FERRAUDIÈRE (Champagné Saint-Hilaire - Vienne) :
VIII) GUIOT Pierre, écuyer, seigneur de la Ferraudière (Champagné Saint-Hilaire - Vienne). (M V Berdet écrivait que le fief de la Faraudière, ou Férodière, était de la commune de Mauprévoir, où il y avait anciennement un village de ce nom).
Il obtint avec ses frères une sentence de maintenue de noblesse, rendue à Poitiers, le 28 juin 1634, et fut encore confirmé dans sa noblesse avec plusieurs autres membres de sa famille, le 9 septembre 1667, par M. Barentin.
Le 25 août 1632, il épousa Jeanne Gonnin, alias Bonnin, ou Bounin, fille de Nicolas, écuyer.
De cette union naquirent :
  1) Jean, écuyer, seigneur des Combes (Payroux - Vienne), qui épousa Claude de La Tour de Lémarie.
Ils eurent pour enfants :
  a) Pierre, baptisé à Payroux, le 19 février 1662, écuyer, seigneur des Combes.
Au nom et comme cessionnaire de Gabriel de La Tour, écuyer, seigneur de Lémarie, et de Catherine Corderoy, sa femme, il céda le 12 août 1699 (Doridan, notaire à Charroux), à François Babaud, seigneur de la Grange, la somme de 250 livres à lui due par Antoine Churlaud, sieur de Lesmergère, et ses sœurs.
b) Marie, qui fut baptisée à Payroux, le 2 janvier 1663. (Dans cet acte, le père était appelé Philippe).
c) une fille, baptisée à Payroux, le 30 janvier 1664. (Dans cet acte, le père était nommé Pierre).
d) Gabriel, baptisé à Payroux le 16 août 1671, écuyer, seigneur des Combes.
Il fut capitaine au régiment de Brosse.
Le 13 janvier 1711, il fut parrain de Marie GUIOT de La PERELLE.
Il épousa à Mauprévoir, le 17 janvier 1712, Marie GUIOT, fille de Marc, écuyer, seigneur des Touches, et d'Anne N.
En 1722, il demeurait avec sa femme au lieu de Chez Jouannet (Mauprévoir), et fut parrain le 17 septembre 1724, de Gabriel GUIOT de La VINIÈRE.
2) Philippe, qui suit.
3) Marthe, qui fut baptisée à Payroux, le 15 août 1645. Elle eut pour parrain Jean GUIOT, écuyer, seigneur du Rivaud.
4) Pierre, né vers 1667, écuyer, seigneur de la Ferraudière.
Il épousa à Pleuville, le 19 août 1716, Marguerite Arnaud, fille de Gilles, seigneur de la Gorce.

IX) GUIOT Philippe, chevalier, seigneur des Barbateaux et de la Ferraudière.
Il épousa N. des Mesgrets, et en eut :

X) GUIOT François, chevalier, seigneur des Ferraudières et autres lieux.
Il épousa par contrat du 25 octobre 1714, Marie Perrot, fille de Pierre, seigneur de Champagnac.
De cette union naquirent :
  1) Pierre, qui suit.
2) Gabrielle, qui fut baptisée à Mauprévoir le 22 août 1718.
3) Marie Elisabeth, née le 31 décembre 1719, et baptisée le 3 janvier 1720 à Mauprévoir.

XI) GUIOT Pierre, baptisé à Mauprévoir le 7 juin 1715.
Le 16 novembre 1739, il épousa à Alloue, Florence, alias Fleurance de Laage de Volude, et de Marie Anne Angély.
Il fut inhumé dans l'église de Mauprévoir, le 16 septembre 1749.
Veuve, Fleurance de Laage, fut en procès le 18 août 1767, comme héritière de Jean de Laage, chevalier, seigneur de Cursay, et à cause de son fief de Chez Blève (Alloue).
Le 27 mai 1768, elle donna une procuration (Caillaud, notaire royal à Angoulême), pour faire exécuter en sa faveur le testament de Françoise Andrée de Ravaud.
(Inventaire sommaire des archives départementales de la Charente, antérieures à 1790).
Elle fut portée parmi les électeurs de la noblesse du Poitou, de 1789 (Mémoires des antiquaires de l'ouest).
En 1795, pendant la Révolution, elle fut emprisonnée à Confolens. (José DÉLIAS).
Ils eurent pour enfants :
  1) Antoine, baptisé à Mauprévoir le 4 novembre 1740.
Il fut inhumé le Ier janvier suivant.
2) François, né le 14 et baptisé à Mauprévoir le 15 novembre 1741.
Il fut brigadier des gardes du corps du roi, lieutenant de cavalerie, et fut breveté chevalier de Saint-Louis du 6 décembre 1787.
Il émigra et fit la campagne de 1792 à l'armée des princes.
En vue d'obtenir acte d'amnistié, son frère cadet, déclara le 22 Prairial an X, devant le préfet de la Vendée, sans apporter la preuve, que ledit François était décédé à une des affaires des Quatre-Chemins, commune de Saint-Florent (Vendée). La demande resta sans suite. (Abbé Pierre BUREAU).
Il fut fusillé à Nieuport, étant célibataire.
3) Catherine, qui fut baptisée à Mauprévoir, le 20 janvier 1743.
Le 15 novembre 1772 (Tribot, notaire à Saint-Martin l'Ars), elle donna plein pouvoir à N. Richard, écuyer, sieur de Chalandreau, de comparaître à la reddition des comptes à l'amiable qu'entendait faire sa mère Fleurance de Laage.
Elle épousa à Mauprévoir, le 2 décembre 1772, Pierre François David, sieur de Lafa.
4) Marthe, baptisée le 15 août 1745.
5) Jeanne, baptisée à Alloue le 8 novembre 1745.
6) Jean François, qui suit.
7) Marie Fleurance, née posthume et baptisée à Mauprévoir le 26 mai 1750.

XII) GUIOT de La FERRAUDIÈRE Jean François, né le 28 octobre 1748, baptisé le même jour à Mauprévoir..
Breveté chevalier de Saint-Louis, il était entré dans les gardes du corps (Compagnie de Villeroy), le Ier janvier 1770.
Il émigra le Ier septembre 1791, fit la campagne de 1792 à l'armée des princes, comme brigadier des gardes du corps, compagnie de Grammont, puis rejoignit l'armée de Condé le 18 juillet 1793, et fit le reste de la campagne en qualité d'appointé dans la compagnie n° 12 au régiment des chasseurs nobles.
Nommé chef de section en septembre 1794, il fit toutes les campagnes de l'armée de Condé.
Il épousa à Alloue, le 14 septembre 1783, sa cousine Louise Anne, dite Aimée GUIOT de LESPARS, fille d'Emmanuel et de Marie de Raymond.
Demeurant à Lairoux (Vendée), il fit sa déclaration devant le préfet de la Vendée, le 29 Floréal an X, et fut amnistié le 18 Frimaire an XI. (abbé Pierre BUREAU).
Jean François décéda à Cellefrouin, le 20 mars 1809, ayant eu de son union avec Aimée :
  1) Marie Fleurance, baptisée à Mauprévoir, le dernier jour de février 1784. Elle eut pour parrain son oncle François GUIOT, garde du corps, et pour marraine son aïeule Fleurance de Laage, représentée par Marie Fougeratte, dame de Chalandaux.
Elle épousa en juin 1811, Guy de Verdilhac, des Essarts.
Elle décéda à Alloue, en novembre 1859.
2) N., qui fut inhumé après avoir reçu l'eau à Mauprévoir, le 24 juillet 1785.
3) (*) Françoise Céleste Hippolyte, née aux Barbateaux (Mauprévoir), le 12 janvier 1787.
Elle épousa à Charroux (Vienne), le 22 janvier 1812, Silvestre Henri Loizeau de Grandmaison, garde du roi.
Elle décéda au château de la Vergne (Alloue), le 12 décembre 1868, au château de Lavergne (Alloue), dont elle était l'héritière.
Le château de Lavergne passa donc ensuite à la famille de Grandmaison.
4) Jean François Nelzire, qui suit.
5) Jeanne Louise Joséphine, née à Poitiers le 6 Prairial an VIII (26 mai 1800).

XIII) GUIOT de La FERRAUDIÈRE Jean François Nelzire, né à Mauprévoir le 8 juillet 1791.
Il entra au service le Ier avril 1809, et fit comme lieutenant les campagnes de 1813 et 1814 à la Grande Armée.
Il fut blessé d'un coupe de feu à la cuisse, le 10 février 1814, à l'affaire de Champaubert.
Nommé chevalier de la Légion d'Honneur par ordonnance royale du 17 mars 1815, il se retira du service, et épousa à la Flèche (Sarthe), le 26 juin 1816, Alix Clémence de Lespinasse, fille d'Augustin Jacques et d'Anne Bertrand de La Chesnaye.
Il décéda le 29 juillet 1867, sans postérité.

Branche de la VINIÈRE :
VII) GUIOT François, écuyer, seigneur de la Vinière.
Il présenta ses titres de noblesse avec Jean GUIOT, écuyer, seigneur du Clain, en 1584 et 1598, pour obtenir des maintenues de noblesse.
Par contrat du Ier juin 1617, il épousa Françoise Jourdain, et en eut pour enfants :
  1) Philippe, qu fut baptisé à Mauprévoir, le 15 mars 1618.
2) Christine, baptisée à Mauprévoir, le 30 octobre 1633.
3) Louis, qui suit.

VIII) GUIOT Louis, baptisé à Mauprévoir le 13 avril 1636, écuyer, seigneur de la Vinière.
Il y a peu de renseignements sur lui.
Il semble qu'il se soir marié vers 1670, et eut pour enfant, au moins :

IX) GUIOT François Antoine, écuyer, seigneur de la Vinière.
Vers 1700, il épousa Jeanne de Brossard.
Peu de temps avant la date de son décès, il fut en procès avec Hubert de La Touche, seigneur de la Guitière, au sujet de la tutelle des enfants mineurs de feu Jean de Brossard, seigneur de la Mazonnerie (Archives de l'Indre).
Il fut inhumé au Vigean (Vienne), le 26 mars 1712, ayant eu pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Sylvain, né le 12 mars 1706, et baptisé au Vigean le 15.

X) GUIOT Jean, écuyer, seigneur de la Vinière.
Il épousa à Payroux (Vienne), le 13 septembre 1723, Marguerite Dubreuil, veuve d'Antoine Arnault, écuyer, seigneur des Ecures, en présence de sa mère et de Louis GUIOT, écuyer, seigneur du Petit-Champ.
Avec sa femme, ils demeurèrent au lieu de Chez Valade (Payroux).
Ils firent leur testament le 30 septembre 1723, devant Gay et Cuirblanc, notaires à Usson.
Jean fut inhumé dans l'église de Payroux, le 7 janvier 1757.
De son union avec Marguerite naquirent :
  1) Gabriel, baptisé à Payroux, le 17 septembre 1724. Il eut pour parrain Gabriel GUIOT, écuyer, seigneur des Combes.
2) Jean, baptisé le 19 octobre 1725.
3) Marianne, baptisée le 10 octobre 1726.
Elle épousa à Payroux, le 8 novembre 1762, François de Volvire, écuyer, seigneur de Fontboué, veuf de Catherine de La Couture-Renon.
4) Marie, baptisée le 5 avril 1731.
5) Marie, baptisée le 12 novembre 1738.
Ce fut sans doute elle qui fut appelée Mademoiselle de Champvallié, et qui fut enterrée le 17 novembre 1787 à Payroux.
6) Marie Thérèse, baptisée le 20 juillet 1742.
Elle épousa à Payroux, le 28 avril 1778, Jacques Huet, veuf de Marie Hesseuil.
7) Marie Françoise Gabrielle, baptisée le 14 janvier 1747.
Elle fut inhumée le 30 septembre suivant.

Branche de la PERELLE et de la CARTE (Sans jonction) :
I) GUIOT Louis, écuyer, seigneur de la Perelle.
Le 2 novembre 1662, il fut parrain à Mauprévoir, de Louis GUIOT, seigneur du Petit-Champ.
Il épousa vers 1669, Madeleine de Lanet, qui lui donna pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Marie, qui épousa à Asnières, le 10 juillet 1691, Pierre Ligier, alias Leger, écuyer, seigneur de Bretaigne.

II) GUIOT Jean, écuyer, seigneur de la Perelle.
Il épousa en premières noces à Asnières, le 19 janvier 1694, Marthe de Billon, fille d'Antoine et d'Anne de Villedon.
Le 19 mai 1696, Jean et sa femme, demeurant au village de la Manière (Oradour-Fanais), transigèrent avec Daniel de Villedon, écuyer, seigneur de la Vinière, au sujet du testament d'Elisabeth de Villedon, en faveur de la dite Marthe de Billon.
Avec le même Daniel de Villedon, ils vendirent des rentes, le 30 mars 1702, à Fleurant Pastoureau, écuyer, seigneur de Juignat.
De cette union naquirent :
  1) Mathieu, baptisé à Asnières, âgé de deux jours, le 26 octobre 1694. Il eut pour parrain Mathieu GUIOT, écuyer, seigneur du Rijoux.
2) Louis, baptisé à Asnières le 29 janvier 1696, écuyer, seigneur de la Carte.
Il eut pour marraine Anne GUIOT. (qui ne savait pas signer).
Vers 1720, il épousa Elisabeth de Cléré.
Il décéda vers 1726, ayant eu une fille :
  a) Catherine, née en 1724.
Elle fut inhumée à Asnières le 27 avril 1733.
Elisabeth de Cléré, veuve, demeura au village de Chez Touraud (Oradour-Fanais), quii était une habitation de Louis GUIOT, écuyer, seigneur de la Carte. Elle donna quittance, le 17 juin 1728 (Patharin, notaire à l'Isle-Jourdain).
Elle prit part, en qualité de tutrice de sa fille Catherine, à l'inventaire des meubles de feu Jean GUIOT, écuyer, seigneur de la Perelle, père de feu son mari, le 21 octobre 1730, et fit abandon de la métairie de Rouyère (Oradour-Fanais), le 24 novembre 1731.
Enfin, le 29 juin 1733, elle renonça à la communauté qui avait éxisté entre elle et son mari, communauté qui avait à existé entre elle et sa fille Catherine, également décédée à cette date.
3) Catherine, qui fut citée dans l'inventaire des meubles de son père, le 21 octobre 1730, comme demeurant à la Verrye, (?), paroisse de Chef-Boutonne (Deux-Sèvres).
4) François, qui suit.
Jean épousa en secondes noces vers 1710, Marie Agnès Malbay.
Il demeurait à la Carte (Asnières - Vienne), le 14 février 1725 (Minutes Gourdonneau, notaire à l'Isle-Jourdain).
De cette union naquirent :
  5) Marie, qui fut baptisée à Asnières le 13 janvier 1711.
Elle eut pour parrain et marraine Gabriel GUIOT, écuyer, seigneur des Combes, et Marie GUIOT.
Elle épousa à Mauprévoir, le 17 octobre 1739, Charles François Mémineau, et reçut de ses oncles et tante, don d'une rente noble directe, féodale et foncière, de 9 boisseaux trois quarts d'avoine, mesure de l'Isle-Jourdain (Archives de la Haute-Vienne).
6) Jeanne, qui fut inhumée à Asnières le 18 septembre 1718, en présence de Louis GUIOT.
Jean épousa encore en troisièmes noces vers 1727, Jeanne Rivet.
Le 26 décembre 1727, il donna une reconnaissance à Jeanne Rivet, demeurant à la Carte, des meubles et de l'argent que celle-ci avait apportés en mariage (acte passé devant Patharin, notaire à l'Isle-Jourdain).
Il fut inhumé à Availle-Limousine, le 13 octobre 1730, et le 21 octobre 1730 (Patharin, notaire), eut lieu l'inventaire de ses meubles à la requête de Jeanne Rivet, sa veuve, et de ses enfants.

III) GUIOT François, écuyer, seigneur de la Carte.
Il renonça, ainsi que les autres enfants du premier lit, à la succession de leur père. Cependant, ils héritèrent en partie de celle de Marthe de Billon, leur mère.
Le 6 août 1731, (Patharin, notaire), il consentit une obligation, puis le 6 août de la même année, il fit abandon de la métairie de la Rouyère, par l'entremise de Jean GUIOT, écuyer, seigneur du Petit-Champ, son fondé de procuration.
Il fit encore un accord, ainsi que sa femme Catherine GUIOT, le 10 juillet 1733, avec Pierre Louis Pastoureau, écuyer.
Le 8 mars 1738, il passa un bail, devant Gourdonneaux, notaire à l'Isle-Jourdain.
Enfin, le 4 juillet 1759 (Chevalleau et Igounin, notaires à Availle), demeurant alors au logis de la Grollière (Pleuville), il donna à ferme, pour 7 ans, la borderie de la Manière (Oradour-Fanais), indivise avec la demoiselle de la Carte, sa sœur.
Il épousa en premières noces Catherine GUIOT, fille de Pierre.
Il épousa ensuite en secondes noces vers 1740, Marie du Verrier, peut-être fille de Louis, écuyer, seigneur de la Forest, et de Magdeleine de Savatte.
De cette seconde union naquirent :
  1) Marie, qui épousa à Availle-Limousine, le Ier septembre 1761, Louis de Monmillon, écuyer, seigneur de la Paillerie. Ce mariage se fit en présence de son père, et peut-être de son oncle, Louis GUIOT, seigneur de la Carte. Sa mère était décédée à cette date.
2) Marie Catherine, qui fut baptisé à Pleuville, le 17 août 1740.
Elle était encore en vie en 1775.
3) François, baptisé à Pleuville le 21 février 1744.
Il décéda avant le 8 janvier 1775.
4) Madeleine, baptisée à Pleuville le 29 mai 1746.
Elle fut émancipée le 4 mai 1770 (Camain, notaire), par le conseil de famille composé de Louis de Saint-Garreau, écuyer, seigneur de Trallebault, Onésime François Pasqueron de Fonmervault, écuyer, et Louis de Monmillon, écuyer, seigneur de la Paillerie.
Elle épousa avant le 8 janvier 1775, Hélie Nicolas Le Roy, capitaine au régiment provincial du Poitou, car à cette date, elle et son mari, demeuraient au lieu noble de la Tour (Saint-Secondin - Vienne), Louis de Monmillon, écuyer, seigneur de la Paillerie, Marie GUIOT, sa femme, Catherine GUIOT, leur sœurs et belle-sœurs, partagèrent les biens de François GUIOT et de Marie du Verrier, leurs père et mère.


- BEAUCHET-FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou. Généalogie composée à partir de CLAIRAMBAULT, du Père MÉNESTRIER, de la THAUMASSIÈRE, de Dom FONTENEAU, de La CHESNAYE des BOIS, de COURCELLES, des importants dossiers contenus dans les carrés de d'HOZIER, de CHÉRIN, du cabinet de d'HOZIER, des Pièces Originales, des preuves de la Grande Ecurie, de Saint-Cyr, des archives nationales, des archives de la Charente et de la Vienne, des registres paroissiaux, et enfin des communications de cette famille.
- Extrait du cahier du rôle du ban et arrière-ban de la sénéchaussée d'Angoumois, 1635 : de BREMOND d'ARS.
- Nobiliaire de la généralité de Limoges : Simon des COUSTURES.

- Inventaire sommaire des archives départementales de la Charente, antérieures à 1790, rédigé par P. de FLEURY et J. de La MARTINIÈRE.
- Bruno SÉPULC
HRE : article sur le Pavillon (Les Adjots), Magnoux (Condac), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
-
Bruno SÉPULCHRE et Jean-Paul GAILLARD : articles sur l'Houmède (Alloue), la Haute Lande (Alloue), le Douzil (Lesterps), Pontheil (Saint-Maurice des Lions), Lunesse (Saint-Saturnin), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Jean-Paul GAILLARD : articles sur la Pitardie (Saint-Preuil), la Magdeleine (Criteuil La Magdeleine), Ermelle (Lignières-Sonneville),
dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- José DÉLIAS : articles sur le Louberie (Parzac), la Pardoucie (Saint-Germain de Confolens), le Dognon (Lesterps), Coux (Beaulieu sur Sonnette), l'Age de Volude (Alloue), Massignac (Alloue), et la Vergne (Alloue),
dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Frédéric DEGORCE : article sur le logis de Villognon, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Abbé Pierre BUREAU : Les émigrés charentais.
- Pierre CHAUMANET : Généalogie sur Internet : http://gw.geneanet.org/pchaumanet?lang=fr;p=audoin;n=guyot+de+champagnac
- (*)
Apport généalogique communiqué par M. Olivier GRENET.
- Olivier de La MALENE : Apport généalogique.
- Daniel JSM PEETERS : Apports généalogiques.
- Michel BARTHELEMY : Apports généalogiques.
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