HORRIC
blason de la famille Horric
D'azur à trois boucles, alias fermaux, d'or.
(Le César Armorial, par César de Grandpré, Paris-1649, donne : D'azur à trois fermelets d'argent).

Cette famille peut-être considérée comme l'une des plus anciennes maisons féodales de nos provinces de l'Ouest.
Une ancienne tradition lui donnerait pour auteur un chef danois du nom de HORIC, ou ORIC, qui vint au Xème siècle se fixer sur les bords de la Charente.
Un grand nombre de bonnes alliances, la possession de près de 150 terres et seigneuries disséminées dans différentes provinces, de brillants états de service, particulièrement dans la carrière des armes, (qui ont valu aux HORRIC 26 nominations dans les ordres de Saint-Louis et de la Légion d'Honneur), assurent à cette maison, en dehors de sa grande ancienneté, une place de marque parmi la noblesse française.
Les cartulaires de Talmont, d'Orbestier, de l'Absie, etc... contiennent un grand nombre de chartes des XIème et XIIème siècles, où le nom HORRIC (Ulricus, Orricus, etc...) est mentionné, précédé d'un autre prénom avec lequel il s'accorde, au lieu d'être au génitif, ce qui démontre que ces deux prénoms s'appliquent au même personnage, et non comme il était d'usage plus courant, le premier au fils et le second au père.
Les titres de marquis, de comte et de vicomte, ont été portés par les branches du Fraisneau, de Beaucaire et de la Rochetolay, depuis le milieu du XVIIIème siècle, et divers fiefs titrés ont appartenu à cette famille qui s'est divisée en de nombreuses branches.
Cette famille posséda en Charente :
- Montigné, à partie de la seconde moitié du XIIIème siècle.
- Le Raby (Bouteville), pendant le XVIIIème siècle. La famille le possédait toujours en 1807.
- Le Burguet (Bréville), de la fin de la seconde moitié du XVIème siècle, et achat le 9 juillet 1741, jusqu'à un peu avant 1761.
- Le logis d'Estiva
l, alias Estivalle, communément appelé le château de Chassors, dans la première moitié du XVIIIème siècle..
- Le logis du Souterrain (Courbillac), du début du XVIIIème siècle au 8 novembre 1735.
- La Courade (Mareuil), du 19 novembre 1647 jusqu'à la Révolution. On trouve cependant la famille HORRIC qualifiée de seigneur de la Courade, dès les années 1450.
- La Baronnière (Les Pins), de la seconde moitié du XVIème siècle, jusque dans les années 1670.
- Beaucaire (Saint-Manat de Nouère), du 12 février 1787 à la Révolution.
- La Motte (Saint-Genis d'Hiersac), du 21 avril 1733 à la Révolution.
- La Barre et Andonne, (Villejoubert), des environs de 1520 à la fin du XVIIème siècle.
- La Tourette (Villognon), de 1790 à 1919.
- Les terres et château de Moutonneau de 1865 à 1910.
- Le Châtelard (Saint-Amant de Boixe), pendant le début du XVIIème siècle.

Noms isolés, ayant un intérêt avec la Charente :
- HORRIC Arnoux, (Arnulphus Ulricus), fut témoin de l'accord passé, vers 1096, entre les religieux de Saint-Maixent, et les propriétaires du moulin des Vergnes (Montemboeuf), pour la reconstruction de ce moulin. (Archives Historiques du Poitou, tome XVI, page 225).

- HORRIC Giraud, (Giraudus Ulricus), fut témoin, en 1098, de la confirmation faite par Adémar, évêque d'Angoulême, à l'abbaye de Saint-Maixent, du don fait par lui, en 1088, des églises de Fleurignac et d'Yvrac. (Archives Historiques du Poitou, tome XVI, page 230).

- HORRIC Adhémar, (Ademarus Ulrici), fut témoin de plusieurs dons faits au prieuré de Notre-Dame de Barbezieux, et lui-même, sa mère Amélie, et son épouse, Pétronille, en firent également à ce même prieuré par actes passés vers 1143. (Archives de la Saintonge et de l'Aunis, tome LXI, pages 4, 10, 21, 38, 112, 124, 145, et 151).

- HORRIC Seguin, (Seguinus Ulrici de Barbairovila), fut cité comme donateur du prieuré de Barbezieux, dans un document sans date, vers 1150. (Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis, tome XLI, page 162).

- HORRIC Giraus, (Giraudus Ulrici), de la paroisse de Vignolles, s'associa à une donation de Bernard de Montchaude, partant pour Jérusalem, faite au prieuré de Notre-Dame de Barbezieux, vers 1154. (Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis, tome XLI, page 45).

- HORRIC Adhémar, (Ademarus Ulric), fut témoin, en 1218, du bail à cens à l'abbaye de La Couronne, par Ithier de Rifaucon, chevalier, de sa moitié des moulins de Rifaucon (Xandeville), moyennant 42 septiers de blé, un tiers de froment, et deux tiers de seigle. (Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis, tome VII, page 106).

- HORRIC Pierre, Guillaume Renard, chevalier, confirmèrent, le jour du sabbat après la Pentecôte 1281, diverses donations et ventes faites par son père Pierre au dit Pierre Auric de la Michalia, paroissien de Ronsenac, entre autres, de la terre de Pont, confrontant à la voie publique allant de Ronsenac à Pontalrac (le Pontet - Ronsenac ?) (Papiers de l'abbé Michon).

- HORRIC Henri, religieux, puis sous-prieur (1480 à 1483), et enfin aumônier (1484 à 1486), de l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême, prieur de Piromont en 1503, fut témoin d'un accord, le 16 juin 1482, entre Guy de Montbrun, évêque de Condom et abbé de Saint-Cybard, et Jacques Bareau, maire d'Angoulême. (Babinet de Rencogne : Nouvelle chronologie des maires d'Angoulême, page 129), (abbé Nanglard : Pouillé du diocèse d'Angoulême, pages 133, 140, 141, et 149).

Filiation :
I) HORRIC Gerraud (Girbaudus de Luco), vivant au XIIème siècle.
Il fut seigneur de Luc, (Les Lucs, commune de Poiré sur Vie) en Vendée.
Vers le milieu du XIIème siècle, il fit don à l'abbaye de Saint-Jean l'Orbestier (Château d'Olonne - Vendée), de diverses redevances dans une localité nommée Baffreria dans la paroisse des Lucs.
D'une union inconnue, il eut pour enfant :

II) HORRIC Guillaume, (Guillelmus Horris), chevalier, seigneur de Luc en partie (Vendée).
Il f ut témoin, dans l'acte de donation du Mas-Bercaut à l'église Saint-Pierre d'Angoulême (1161-1194). (Cartulaire d'Angoulême, n° 209).
D'après une charte de 1165 concernant Montazai, il eut pour épouse une femme du nom de Cécilia.
Il fut également cité dans une autre charte concernant Montazai, en 1172.
En 1208, il souscrivit une charte par laquelle Guillaume de Mauléon, Béatrix, sa femme, et Eblon, son fils, donnaient au prieur de Saint-Livenne de La Roche sur Yon (Vendée), cent sols poitevins de rente à prendre sur leurs revenus de Sainte-Flaive, pour qu'il y eut toujours 4 cierges allumés aux messes dudit prieuré.
Dans un acte de 1214, il confirma les dons faits à Saint-Jean l'Orbestier par son père, Gerbaud, et y ajouta diverses libéralités aux églises de Beaulieu et du Temple. Ces donations furent faites en présence, et approuvées en certaines de leurs clauses, de Guillaume de Mauléon, seigneur de Talmont, et Béatrix de La Roche, son épouse.
En 1215, il fut encore témoin du don fait au prieuré de La Roche sur Yon, par Béatrix de La Roche, de cent sols du Poitou, pour le luminaire de l'église.
Le 5ème jour des ides de juin 1218, il approuva un don fait par Guillaume Morula, chevalier, à l'église de Fontenelles (Vendée). Dans cette pièce, il était qualifié de seigneur de Beaulieu et nommé Guillelmus Orri.
De son union avec Cécilia, naquit :


III) HORRIC Jean (Johannus Ourrici, alias Ulrici).
Il vivait vers 1240, et fut peut-être le père de :
  1) Guillaume, qui suit.
- D'autres fils qualifiés de frères de Guillaume dans une liste des habitants de la sénéchaussée de Saint-Jean d'Angély, qui de 1293 à 1300, consentirent différents prêts d'argent au roi Philippe Le Bel, pour la défense du royaume.
Parmi ceux ci figuraient peut-être Ithier et Jean mentionnés après.
2) peut-être Ithier, qui fit la branche de Contré.
3) peut-être Jean, (Johannes Aurie), qui reçut par Edouard III d'Angleterre, une lettre de remerciement, datée du Ier juin 1337, par laquelle il le remercie des services qu'il avait rendus dans son duché d'Aquitaine.
Il abandonna sans doute peu après le parti anglais et figura sur une liste de l'année 1338, des gens d'armes qui servaient dans la guerre de Saintonge, et auxquels le roi de France consentit différents prêts de deniers.

IV) HORRIC Guillaume, qui fut varlet, seigneur de la Vexière (Deux-Sèvres), et de Montigné (Charente).
En 1260, il fut nommé dans le registre des hommages du comté de Poitou, comme tenant un fief à la Vexière, près de Saint-Maixent (Deux-Sèvres).
Il rendit hommage en mars 1277, sous le nom de Guillaume Orries, valetus, à l'abbaye de Saint-Maixent, pour son fief de Montigné, "quod solebat tenere dominus P. Froterii, milites".
En 1293, sous le nom de Guillaume Ulric, de Saint-Jean d'Angély, il acheta, pour 9 ans, de Dreux de Montauzier, varlet, et Rigaude, sa femme, Dreux et Guillaume, leurs enfants, ce qu'ils possédaient dans les paroisses de Conzac et Bassac, en la châtellenie de Blanzac
Enfin, sous le nom de Guillelme Ourries et si frere, il figura sur la liste des habitants de la sénéchaussée de Saint-Jean d'Angély, qui consentirent des prêts d'argent au roi Philippe Le Bel, pour la défense du royaume.
D'une union inconnue, il eut pour enfant :

V) HORRIC Guillaume, qui fut pair de la ville de Saint-Jean d'Angély en 1339.
Sous le nom de Guillaume Orric, il fut mentionné comme arbitre, dans un jugement rendu par la juridiction du corps de cette ville, le 5 novembre 1339.
Ce fut peut-être lui qui figura dans une montre des années 1338-1339, comme ayant servi en qualité d'écuyer, du 8 décembre 1338 au 2 mars suivant, sous les ordres de messire Aubert, sire de Chassenaye, capitaine souverain ès parties de Gascogne et de Saintonge.
Le 21 mai 1345, cette personne fut également citée comme témoin d'une sentence arbitrale qui déterminait les droits respectifs du prieur d'Olonne, dépendant de Vendôme, et de l'abbaye de Talmond.
Sa descendance, s'il en eut une, est inconnue.

Branche de CONTRÉ (Charente-Maritime) :
IV) HORRIC Ithier, (Iterius Ourrici, miles, dominus de Contre), chevalier, seigneur de Contré (Charente-Maritime).
Par acte d'août 1271, il fit un accord avec Pierre, abbé de Fontdouce (Saint-Bris des Bois - Charente-Maritime), au sujet d'exploits réclamés par le dit Pierre et ledit monastère, dans le bois Racon, pour leur maison de Croix-Pistel, et dans le bois Bouchard pour leur maison d'Ensouan (Ensigné - Deux-Sèvres).
Il fut cité sous le nom de monseigneur Itier Ourrit, alias Orry, dans un acte de juin 1312, comme ayant vendu 6 livres de rente assises sur le fief de la Combe à Bernard de Marteaux, bourgeois de Saint-Jean d'Angély.
En avril 1315, au cours de la confirmation d'une convention conclue entre Hugues de La Celle, au nom du roi, et le prieur de Saint-Gilles de Surgères, il fut mentionné comme possédant un fief près de Surgères.
D'une alliance inconnue, il eut pour enfants :
  1) Ithier, qui suit.
2) Hugues, chevalier, seigneur en partie de Contré.
Il figura, sous la dénomination de monseigneur Hugues Ourric, comme témoin de la quittance donnée par Guillaume Maingot, chevalier, seigneur de Surgères, du premier terme de la dot qui lui avait été constituée, pour son mariage le 22 janvier 1336, avec Jeanne de Chabanais.
Il fut tué à la bataille de Poitiers, le 19 septembre 1356, en combattant pour le roi Jean.
On le trouve sous le nom de Hugues Ourry de Melle (Hugo Horry de Metulo), dans la liste des seigneurs français tués en cette bataille, et qui fut enterré dans le cloître des Dominicains de Poitiers.

V) HORRIC Ithier II, chevalier, seigneur de Contré et de Biarroue (Juscorps - Deux-Sèvres).
Il épousa Isabeau Jossaude, alias Jousserand, dame de Biarroue, fille de Gérard, chevalier, seigneur de Saint-Georges de Rex (Deux-Sèvres).
Le samedi après la Saint-Barnabé apôtre 1333, il fit un hommage à Maingot de Melle, puis un autre à la même personne, pour son hébergement de Biarroue, le samedi après la fête de Saint-Pierre et Saint-Paul 1333.
En 1335, il fut mentionné dans un acte et procès, où le procureur du roi accusait Ithier Orry, seigneur de Contré, d'avoir pris et ravi Raoullecte, fille de feu monseigneur Geoffroy Marquis, saint par force et violences.
Il fut encore cité avec sa femme, qualifié de chevalier, dans un dénombrement rendu par Maingot de Melle, pour le château de Gascougnolles (Vouillé - Deux-Sèvres), le 9 juillet 1340.
Nommé Dominus Itherius Aurritz, miles, il fut à nouveau cité avec sa femme, pour les fiefs qu'ils possédaient en la châtellenie de Lezay (Deux-Sèvres).
Il vivait encore le 11 juin 1346, date à laquelle furent concédées des lettres royales enregistrées au Parlement, autorisant à plaider par procureur, en demandant et défendant "Ythier Olrry, chevalier, de l'âge de 65 ans et plus, et Amalin de Pestillac, chevalier, et leurs fames, communes en biens, pour lesquien Amelin est aux guerres de Gascogne".
Il décéda avant le Ier octobre 1353, date où ses héritiers rendirent deux hommages plains à 5 sous de devoir chaque hommage, d'après l'hommage rendu par Jean Bonnet, chevalier, au comte du Maine et d'Angoulême et seigneur de Chizé.
Dans deux aveux, l'un rendu le 31 mai 1453 par Philippe de Melun, chevalier, seigneur de Gascougnolles au comte du Maine, et l'autre du 10 janvier 1496, par Marguerite d'Amboise, veuve de Jean de Rochechouart, pour ledit château de Gascougnolles, il fut encore fait allusion aux fiefs possédés par les héritiers d'Ithier.
De son union avec Isabeau naquirent :
  1) Ithier, qui suit.
2) peut-être Hugues, chevalier, qui par une donation de 1391, céda à Aigues de Fretet, le droit de complaing de Cogniaux et Maillé.
3) Marthe, dame de Biarroue et de Saint-Georges de Rex.
Vers 1350, elle épousa Pierre du Puy du Fou, chevalier. Ce dernier rendit hommage le 27 octobre 1393, du fief de Biarroue, à cause de sa femme, à Jean d'Argenton.
Marthe en fut veuve avant le Ier juin 1408, date à laquelle elle donna procuration à Hugues et à Gallais du Puy du Fou, ses enfants.
4) Jeanne, qui épousa Robert de Matha, chevalier, seigneur d'Anville.

VI) HORRIC Ithier III, chevalier, seigneur de Contré.
Il fut mentionné avec son père (ce dernier qualifié dominus Iterius Horrici, miles, senior), dans un hommage rendu en 1365, par Guillaume Ithier, à l'abbaye de La Trinité de Poitiers.
Il fut cité dans 4 aveux pour le fief de la Bouchardière, rendus par Jean Bouchard, les Ier mai 1370, Ier novembre 1377, 25 décembre 1388, et 12 juillet 1400. Il le fut encore, dans un hommage rendu le 8 juillet 1400, par Jean Ithier à Aliénor de Périgord, vicomtesse d'Aunay.
Il épousa Marguerite de Melle, soeur de Maingot, chevalier, seigneur de Gascougnolle.
Il décéda peu avant le 24 septembre 1400, et avait eu pour enfants :
  1) Ithier, qui suit.
2) Guillaume, qui fit la branche du Bouchet.
3) Jeanne, dame de Contré, qui épousa en premières noces Bertrand de Cazélis, chevalier, seigneur de Surin, châtelain de Saint-Maixent pour le roi d'Angleterre.
Par acte de 1372, Bertrand de Cazélis et sa femme reçurent terme à réméré pour amortir 45 livres tournois de rente vendues par feu Horry, chevalier.
Veuve avant le 23 juin 1376, Jeanne épousa en secondes noces Jean de Torsay, chevalier, seigneur de Béruges, sénéchal de Poitou. Les 16 juillet 1380 et en décembre 1387, il reçut au nom de sa femme, deux dénombrements pour le fief de Chambardelle (La Mothe Saint-Héraye - Deux-Sèvres).
Par donation de 1394, Jeanne reçut avec son mari, de Marguerite de Melle, la moitié des biens qui pouvaient lui échoir par suite du trépas de Marguerite de Beaussay.
Elle figura avec son mari à l'acte de mariage de leur fille, Philippe de Torsay, avec Jean d'Authon, écuyer, en 1403, et leur assurèrent à cette occasion 40 livres tournois de rente.
Jean de Torsay rendit encore hommage, au nom de sa femme, le 3 février 1405, pour la terre de Contré, à Jacques de Montbron, chevalier, comme ayant droit de Louise de Clermont, vicomtesse d'Aunay.
Ils vivaient encore le 14 mars 1407, époque à laquelle le roi ordonna au sénéchal de Saintonge de rétablir Jean de Torsay et sa femme, dans la possession de leur hôtel de la Barbotière.
Ils étaient décédés l'un et l'autre avant 1427, date où leurs successions furent partagées entre leurs gendres et petits-enfants.

VII) HORRIC Ithier IV, chevalier, seigneur en partie de Contré.
Il figura comme possédant encore des dénombrements du fief de Contré dans plusieurs actes, entre autres deux aveux des 30 août 1403 et 30 novembre 1407, rendus par Jean Bouchard pour le fief de la Bouchardière; deux hommages rendus les Ier avril 1427 et 15 septembre 1433 par Jean Ithier à Aliénor de Périgord, vicomtesse d'Aunay; un aveu du 8 juin 1438 par Héliot de Layre pour le fief de la Bouchardière; un autre du fief de la Brousse fait le 8 mars 1441 par Jeanne de Vivonne; et enfin un hommage rendu le 22 juin 1443 au seigneur de Melle par Catherine de Prahec, pour la Tour aux Thibault, près de Melle.
Il semble qu'il décéda avant 1453, et qu'il eut pour enfant d'une union inconnue :

VIII) HORRIC Ithier V, chevalier.
Il reçut de Constantin de Vezançay, écuyer, pour son frère Jean, une quittance de la somme de 119 écus d'or, du coin du roi, pour compte fait entre eux en 1459, devant Franerys, notaire.
Dans un hommage rendu le 8 septembre 1473, il fut cité comme possédant une partie des domaines de son père, par Guyon de Puyrigault pour sa seigneurie de Lusseray (Deux-Sèvres).
Il fut à nouveau cité dans un autre hommage rendu le 20 janvier 1480, pour le fief de Courpeteau, par Henri, abbé de Fondouce.
Il décéda avant le 3 juin 1518.

Branche du BOUCHET et de la COURADE (Mareuil) :
VII) HORRIC Guillaume, écuyer, seigneur du Bouchet, de Maillé, de la Courade, de Châtillon et du Vergier.
Il fut fondé de procuration, par acte du 13 août 1398, par Guy Turpin, seigneur de Crissé et de Talmond, qui le constitua caution du douaire que Lancelot Turpin, seigneur de Villiers, son fils, avait promis assoir à demoiselle Louise de Montmorency, sa femme (Fonds Villevieille 31.948 1° 150, Archives du Prince de Condé).
Jean de Torsay, grand maître des arbalétriers, neveu de sa soeur, exerçant alors au nom de Charles VI, le commandement en chef des troupes françaises en Poitou et en Saintonge, Guillaume HORRIC se trouva, sans doute par suite de ses relations de famille, amené à prendre part aux négociations alors poursuivies avec le parti des Anglais.
Il figura comme témoins, avec les évêques de Laon et de Clermont, les vicomtes de Thouars et d'Aunay, les seigneurs de Pouzauges, de Maillé, de Mortemer, Guillaume d'Argenton, Jehan de Vitry et plusieurs autres, dans un contrat d'accord fait au château d'Angers, le 2 juillet 1417, entre Charles, fils du roi de France, Dauphin de Viennois, comte de Poitou, et le duc de Bretagne, par lequel, pour rétablir la paix en Poitou, la châtellenie de Châtelaillon était donnée au duc pour Arthus, comte de Richemont, et les forteresses de Vouvent et de Secondigny, étaient abandonnées au Dauphin pour le Roi de France (Dom Fonteneau XXVI).
Il épousa en premières noces, Jehanne Belon, avec laquelle il rendit aveu, le 28 avril 1400, de l'hébergement du Bouchet, relevant de la vicomté de Thouars (Dom Fonteneau XXVIII).
Il épousa en secondes noces, Jehanne Bouchard, qui devenue veuve, donna procuration, le 20 avril 1421, par-devant le garde du scel établi aux contrats en la châtellenie de Surgères, à Joachim de Clermont, pour partir et diviser avec Jean Rouault, chevalier, seigneur de Boismesnard, les hôtels, terres et dépendances de Châtillon et du Vergier qui avaient été acquises par son mari (Dom Fonteneau XXXIX).
Les noms de ses fils furent mentionnés dans une série d'hommages qu'ils rendirent à l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême, et au comte d'Angoulême.
Ils eurent pour enfants :
  1) Guillaume, ou Guillon, écuyer, seigneur de la Courade.
Il fit un aveu, le 18 septembre 1442, tant pour lui que pour ses frères Jean, Ithier et Pierre, à Raymond, abbé de Saint-Cybard d'Angoulême, des choses qu'ils possédaient dans la châtellenie de Jarnac (Archives Nationales : Hommages du comté d'Angoulême, Registre 516²).
Il fit un aveu au comte d'Angoulême, avec son frère Jean, le Ier septembre 1442, pour diverses maisons, terres et appartenances mouvant de la châtellenie de Jarnac.
Il rendit un autre hommage, le 22 septembre suivant, en compagnie de son même frère, à Raymond, abbé de Saint-Cybard (Archives de la Charente; Cartulaire de l'abbaye de Saint-Cybard C.C 158).
Il fut cité dans un hommage de Catherine de Prahec au seigneur de Melle, en date du 22 juin 1443, comme possédant encore divers biens dans la châtellenie de Melle (Archives Nationales : Hommages de la châtellenie de Melle, Registres 520² et n°23).
Il était décédé avant le 8 septembre 1473, et fut mentionné comme tel dans un hommage rendu à cette date par Guyon de Puyrigault pour sa terre de Lusseray (idem, registres 520-1, n°132).
Son alliance, s'il en eut une, est inconnue.
2) Jehan, qui suit.
3) Ithier, écuyer, seigneur de Maillé et du Bouchet.
Il figura dans deux hommages rendus le Ier avril 1427, et le 15 septembre 1433, par Aelis Ithier, veuve de Pierre du Mas, et par Heliot du Mas, pour le fief des Groyes. D'après le passage suivant, reproduit dans ces deux actes, Ithier possédait encore à cette époque une partie de la seigneurie de Contré :
" C'est assavoir un fief appelé lou fié des Groyes dont l'une des cornières commence le long de la terre de Monsgr de Contré, prés de Contrects et fiert on pret de Contrects qui sont à Mons Ytier Horry, sgr de Maillet et du Bouchet." (Archives Nationales : Vicomté d'Aunay, Registres 518², n°218, et 219).
Il fut encore mentionné dans l'aveu rendu par Guillaume et ses trois frères, le 18 septembre 1442, à Raymond, abbé de Saint-Cybard.
Il était décédé avant le 15 juin 1472, à en juger par trois aveux rendus les 15 juin 1472, 13 janvier 1476, et 30 mai 1502, pour le fief des Groyes, et dans lesquels la formule indiquée ci-dessus fut remplacée par celle-ci : " au pré de Contrect qui fut à Monseigneur Ithier Orry, sgr de Maillé et du Bouchet".
4) Pierre, chevalier. Il figura avec ses frères dans l'hommage du 18 septembre 1442.
Il fut mentionné comme possédant encore divers héritages en la châtellenie de Melle, dans un hommage rendu, le 22 juin 1443, par Catherine de Prahec au seigneur de Melle, pour la Tour aux Thibault (Archives Nationales : Châtellenie de Melle, P.250-3, n°231).
5) Guillemette, qui était décédée avant le 28 juin 1469, époque à laquelle le roi Louis XI confirma à Richard Estivalle, le don de l'hôtel du Bouchet et dépendances autrefois tenu par Guillaume HORRIC, et depuis par Guillemette, fille de ce dernier, et alors décédée (Dom Fonteneau, XXVI, page 453).

VIII) HORRIC Jehan, écuyer, seigneur de la Courade, né vers 1420. La date de sa naissance se trouve précisée dans un acte d'août 1456, par lequel il obtint du roi Charles VII, mainlevée de la saisie de ceux de ses biens qui avaient été confisqués pour avoir tué un homme d'un coup d'épée dans une lutte à main armée qu'il avait eu à soutenir l'an 1436, étant alors âgé de 15 à 16 ans, en compagnie de Guillaume, son frère aîné, contre des gens qui voulaient s'emparer d'une pièce de terre située à Foussignac, et appartenant au dit Guillaume (Archives Nationales J.J. 189).
Il fit un aveu à Raymond, abbé de Saint-Cybard, le 18 septembre 1442, avec ses trois frères, Guillaume, Ithier, et Pierre.
Il rendit encore un aveu le 23 septembre de la même année au même Raymond, en compagnie de son frère Guillaume, pour divers biens situés dans la châtellenie de Jarnac (Archives de la Charente, H - Cartulaire de l'abbaye de Saint-Cybard).
Il présenta un dénombrement au comte d'Angoulême en son nom et en celui de ses frères, le 18 mars 1455 (Archives Nationales P. 516²).
Il épousa Guillemette Grand (des seigneurs de Luxollière et de Bellussière). Celle-ci, devenue veuve, assista, le 22 septembre 1464, au contrat de mariage de son fils Jouyn, avec Jeanne de Barbezières.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jehan, qui suit.
2) Olivier, écuyer. Il était décédé, ainsi que son frère Guillaume, avant le 12 mars 1492, date à laquelle fut fait le partage de leur succession entre Jacques, leur frère puîné, Héliot HORRIC, leur neveu, et les soeurs de ce dernier (Parchemins originaux, Archives HORRIC).
3) Guillaume, écuyer, dont la succession fut liquidée par acte du 12 mars 1492.
4) Jouyn, qui fera la branche de Montigné et de la Courade.
5) Jacques, qui devint religieux, aumônier et chanoine de l'abbaye de La Couronne.
Il fut successivement prieur de Sainte-Croix de Chaillé, de 1473 à 1481, de Rifaucon en 1481, et de la Ramière en 1497. Il décéda en juin 1499 (Archives de la Charente : La Couronne; et Pouillé du diocèse d'Angoulême, de l'abbé Nanglard).
Les héritiers de Olivier et de Guillaume HORRIC en appelèrent à son jugement pour le partage de leur succession, par acte du 21 décembre 1498 (Parchemins - Archives HORRIC).
6) Charles, dit Charlot, écuyer, qui était décédé avant le 21 décembre 1498.
7) Guillemette. Elle fut nommée dans deux actes de partage, en date des 12 mars 1492 et 21 décembre 1498.
Elle était décédée avant ce dernier partage.

IX) HORRIC Jehan, écuyer, seigneur de la Courade.
Il rendit hommage, le 20 mars 1465, à Raymond, abbé de Saint-Cybard, pour une maison sise en la ville de Jarnac (Archives de la Charente - Cartulaire de Saint-Cybard).
Il fit un aveu, le 25 octobre 1471, à Louis Chabot, chevalier, seigneur de Jarnac, pour le mas de Fontquoseau et autres tènements (Parchemins originaux - Archives HORRIC).
Il fit un dénombrement, le 2 octobre 1476, à Charles, comte d'Angoulême, de ses biens situés dans la châtellenie de Jarnac, biens dans lesquels il était tenu " à foy et hommage lige et au devoir de cinq sols payables à muance de sgr et de vassal et à un demi dîner chacun an ou à un dîner entier donné au dit sgr comte de deux ans en deux ans". (Archives Nationales - Hommages du comté d'Angoulême, Registres 516²).
Le 10 avril 1480, âgé de 50 ans ou environ, il fut témoin dans une enquête faite sur le bris d'un banc dans l'église de Cognac et sur les injures proférées contre Jean de La Madeleine (Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis : XXVIII, pages 101, 121).
Il était décédé avant le 20 mai 1481, date à laquelle son frère cadet Jouyn, tuteur d'Elie, son fils, rendit un hommage analogue au précédent à Charles, comte d'Angoulême.
Le nom de sa femme est inconnu, mais il eut pour enfants :
  1) Elie, qui suit.
2) Annette, qui fut nommée, avec ses soeurs Marie et Marguerite, dans les deux actes de partage, en date des 12 mars 1492 et 21 décembre 1498, déjà cités.
3) Marie, vivante en 1498.
4) Marguerite, vivante en 1498.

X) HORRIC Elie, écuyer, seigneur de la Courade.
Il transigea avec Jacques HORRIC, son oncle, sur son droit au manoir de la Courade, par acte passé, le 7 mars 1491, devant Desonneville, notaire à Saint-Jean d'Angély (Parchemins originaux - Archives HORRIC).
Le 11 mars 1492, il fit partage, devant Pelletier, notaire en la châtellenie de Jarnac, tant en son nom qu'en celui d'Annette et de Marie, ses soeurs, des biens d'Olivier et Guillon HORRIC, ses oncles, seigneurs en partie de la Courade, avec Jouyn HORRIC, son oncle, auparavant tuteur des dites Annette et Marie, lequel stipulait avec Renaud HORRIC, son fils, pour lui et pour Guillemette HORRIC, sa soeur.
Il fit un autre partage complémentaire de celui de 1492, le 21 décembre 1498, par lequel il fut référé au dire de frère Jacques HORRIC, prieur de la Ramière, son oncle.
Enfin, le 18 mars 1505, il acheta à Christophe de La Madeleine, les droits que celui-ci possédait sur le pont Saunier, à Cognac (Archives Nationales - Inventaire des titres du comté d'Angoulême, P 1165).

Branche de la COURADE (Mareuil), de MONTIGNÉ, de BOUVILLE, etc...
IX) HORRIC Jouyn, alias Jehan, dans quelques actes, écuyer, seigneur de la Courade.
Il rendit hommage, le 20 mai 1481, à Charles, comte d'Angoulême, comme tuteur de son neveu, Elie (Archives Nationales - Hommage du comté d'Angoulême, P.516²).
Il reçut, en 1486, de Jacques Chabot, chevalier, seigneur de Jarnac, commission de lever 300 arbalétriers pour le service du Roi (Archives HORRIC).
Il était décédé avant le 21 décembre 1498, date à laquelle sa femme était mentionnée comme veuve.
Il avait épousé, par contrat du 22 septembre 1464, passé devant Pinaud, notaire royal à Montigné, et de l'avis et consentement de Guillemette Grand, dame de la Courade, sa mère, alors veuve de Jehan HORRIC, Jeanne de Barbezières, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Montigné, et de Marguerite d'Authon.
Elle décéda avant le Ier janvier 1514, date à laquelle ses fils transigèrent au sujet de la succession de leurs père et mère (Maintenance de noblesse de François HORRIC de La Rochetolay, Archives HORRIC).
Ils eurent pour enfants :
  1) Renaud, qui suit.
2) Jehan, religieux. Il fut présent, avec les qualifications de prêtre et curé d'Angeac, au contrat de mariage de son frère aîné, en 1500. Il fut également l'un de ses exécuteurs testamentaires en 1523.
Ce fut peut-être lui, qui sous le nom de Jehan, occupa le siège abbatial de Saint-Jean d'Angély en 1502 (Gallia Christiana).
3) Antoine, qui fera la branche des seigneurs de la Barre et d'Andonne.
4) Pierre, qui fut religieux augustin au monastère de Notre-Dame de Chastres. Il fut cité dans les testaments de son frère Renaud, en date du 8 décembre 1523.
5) Catherine, dont la succession fit l'objet d'une convention passée, le 8 janvier 1528, entre Antoine, écuyer, seigneur de la Barre et d'Andonne, son frère, et Philippe HORRIC, écuyer, seigneur de la Courade, son neveu (Maintenance de noblesse de François HORRIC de La Rochetolay, Archives HORRIC).

X) HORRIC Renaud, écuyer, seigneur de Montigné et de la Courade.
Il intervint au partage fait par son père avec Elie HORRIC, leur neveu et cousin, le 12 mars 1492, ainsi qu'à la transaction du 21 décembre 1498, que sa mère, Jeanne de Barbezières, fit avec le même Elie.
Il épousa, par contrat passé le 17 mars 1500, devant Desonneville, notaire en la cour de Saint-Jean d'Angély, Jeanne d'Orfeuille, fille de Guyot, écuyer, seigneur de la Guillotière, et d'Antoinette Girard (Parchemins originaux, Archives HORRIC).
Il fut mentionné, ainsi que ses père, mère et épouse, dans le contrat de mariage de Philippe, son fils aîné, en 1518.
Il nomma ses exécuteurs testamentaires, Jehan et Pierre HORRIC, ses frères, et Philippe HORRIC, son fils.
De son union naquirent :
  1) Philippe, qui suit.
2) Aymar, écuyer, légataire au testament de son père du 8 décembre 1528.
3) Antoine, écuyer, dont les intérêts, ainsi que ceux de Jean et de Jeanne, ses frère et soeur, furent réglés au contrat de mariage de leur frère aîné, en 1518.
Il fut institué légataire au testament de son frère en 1523.
Ce fut sans doute lui, qui, religieux de l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême en 1535, devint curé de Macqueville en 1549 (Archives de la Charente E. 1179, Pouillé du diocèse d'Angoulême de l'abbé Nanglard, page 150).
Ce fut peut-être encore lui, qui prêtre, et en tant que curé de Bréville, fut présent au contrat de mariage de son neveu Antoine HORRIC, en 1551.
4) Jehan, écuyer, seigneur en partie de la Courade, de Boisfaucon, les Vigeries, Lautrait et Bréville.
Il assista au contrat de mariage de Philippe, son frère aîné, en 1518.
Il fut institué légataire au testament de son père, en 1523.
Il était décédé avant le 15 mai 1557 (Archives Nationales, R.S. 19.729).
5) Charles, écuyer, seigneur en partie de la Courade, Boisfaucon, les Vigeries, Lautrait et Bréville.
Il fut porteur du guidon de la compagnie de 50 lances de Guy Chabot, chevalier, seigneur de Jarnac.
Il succéda en cette charge, à Charles Chabot, seigneur de Sainte-Foy, vers 1545.
Il prit part à plusieurs campagnes du règne de Henri II. Le roi, en considération de ses services, lui fit remise, par lettres données au camp de Cateau-Cambrésis, le 20 septembre 1553, des droits qu'il devait à la Couronne, pour certains domaines sis en la châtellenie de Jarnac (Archives HORRIC, Preuves de Saint-Cyr de Louise-Aimée HORRIC de Laugerie).
Il fut encore guidon de la compagnie de Jarnac, en 1554. Il figura comme tel au contrat de mariage de Charles de Massougnes, écuyer, seigneur de Villeneuve, avec Madeleine de Lestang, le 18 avril 1554 (Archives de Massougnes).
Le 7 mai 1554, il délivra encore des quittances à Maîtres Veau et Menaisse, trésoriers et payeurs de la dite compagnie (Bibliothèque Nationale, Cabinet des Titres Originaux).
Il épousa Marguerite Brung, alias Brun, dame de Saint-Martin, fille de Bertrand, écuyer, seigneur de la Madeleine et de Grandfief. Elle figura, comme étant déjà veuve, dans un contrat de vente du 15 mai 1557, passé avec Guy Chabot, chevalier, seigneur de Jarnac (Archives Nationales R. 5-1-19. 729-1385).
Il fut vraisemblablement père de :
  a) Pierre, écuyer, seigneur de la Courade et du Coudreau, gentilhomme de la Reine, Maris de Médicis.
Il servit, en 1593, d'arbitre dans un litige entre la Couronne, et la ville de Saint-Jean d'Angély
6) Jacques, qui fut religieux, prieur de Royan. Il était indiqué, comme étant décédé depuis peu, dans un acte du 15 mai 1557 (Archives Nationales. 5, 19.729).
7) Andrée, qui fut citée comme légataire, à titre de fille aînée, dans le testament du 8 décembre 1523.
Elle épousa, par contrat du 31 décembre 1527, Méry de Guinaudeau, écuyer, seigneur de Migronneau. Il donna quittance de la dot de sa femme à Philippe HORRIC, son beau-frère, par acte du 3 décembre 1536, passé devant Girardin, notaire à Saint-Jean d'Angély (Parchemins Originaux, Archives HORRIC).
8) Jeanne, présente avec Antoine et Jean, ses frères, au contrat de mariage de Philippe, leur frère aîné, en 1518.
Elle épousa Mathurin Rathaud, écuyer, seigneur des Arnauds.
Elle figura, comme veuve de ce dernier, dans un contrat d'échange du 15 mai 1557, et dans une transaction avec Guy Chabot, chevalier, seigneur de Jarnac, du 31 décembre 1563 (Archives Nationales, Propriété du duc d'Angoulême).
9) Marguerite, légataire au testament de 1523.
Elle épousa, par contrat du 11 avril 1549, passé devant Bernard et Guillier, notaires, Jean Rouslin, écuyer, seigneur de Saint-Mesme. Elle en fut veuve avant le 15 octobre 1577 (Parchemins originaux, Archives HORRIC).
10) Louise, qui fut nommée dans un acte du 13 octobre 1557 (Archives Nationales, Registre 5. 19.729).

XI) HORRIC Philippe, écuyer, seigneur de la Courade et de Montigné.
Il fut nommé, par commission du 12 décembre 1546, vice-sénéchal et prévôt des maréchaux ès duché d'Angoulême, comté de Périgord, pays de Saintonge et gouvernement de La Rochelle, aux lieu et place de Jacques de Barbezières, décédé (Catalogue des actes de François Ier, VI supplément).
Il organisa avec le duc d'Aumale et Prévost de Sansac, gouverneur d'Angoumois, la répression de la révolte de la gabelle en Angoumois et en Saintonge, en 1548-1549 (S.C Gigon : la révolte de la gabelle en Guyenne, page 171).
Il présida la montre des archers des duché d'Aquitaine, comté de Périgord, Saintonge et gouvernement de La Rochelle, faite à La Rochebeaucourt, le 15 mars 1549 (Archives Historiques de la Charente, 1908).
Il donna quittance, en qualité de vice-sénéchal, de ses gages de deux années (1552-1554), le 4 septembre 1555 (Bibliothèque Nationale, Originaux 1553).
Il épousa, par contrat du 6 février 1518, passé en l'hôtel noble d'Andonne (Pelletan, notaire à Angoulême), Jeanne Tricquot, fille de feu Jean, écuyer, seigneur de la Barre, et de Marie de Livron (Parchemins originaux, Archives HORRIC).
Il fut rappelé dans les testaments de son père et fut exécuteur testamentaire avec ses oncles Jehan et Pierre HORRIC.
Il autorisa, en 1550, les accords concernant le mariage et le contrat, en date du 26 mars 1551, de son fils Antoine, avec Mathurine Brung.
Il transigea, le 18 juin 1550, par acte passé devant Riffault, notaire à Jarnac, avec Jehan Duval, écuyer, seigneur de Laléard, deuxième mari de Jacquette de Cumont, mère de la dite Mathurine Brung, sur certaines clauses du contrat de mariage de son fils.
Il vendit, le 19 février 1550, les droits seigneuriaux qu'il possédait dans la ville et dans les faubourgs de Jarnac, à Jean de La Fond, droits dont la comtesse de Jarnac fit ensuite l'acquisition (Archives Nationales, Titres du duché d'Angoulême, Registre 5. 19.729).
Il testa, le 24 octobre 1561, en commun avec sa femme (Parchemins originaux, Archives HORRIC).
Ils eurent pour enfants :
  1) Antoine, qui suit.
2) Louis, écuyer, seigneur de la Courade.
Il exerça après son père, la charge de vice-sénéchal d'Angoumois, Périgord et Saintonge, puis devint grand prévôt de Guyenne.
Son père et lui s'acquittèrent fort honorablement de ces fonctions, si l'on en juge d'après un mémoire adressé, le 15 juin 1569, par M. de Lansac à la Reine, qui, parlant des troubles de l'Angoumois, dénonçait la mauvaise gestion du vice-sénéchal alors en charge, " cet état, disait-il, mérite bien d'être exercé par un gentilhomme et homme de bien, comme étaient auparavant les dessus-dits La Courade" (Archives Historique de la Gironde, XVIII, page 335).
Louis épousa Marie Helye de La Rochenard, dame de Souligné, peut-être veuve d'Artus Grand, écuyer, seigneur de la Laigne, et fille de Bertrand, chevalier, seigneur de la Rochénard, et de Claude de Bremond (Généalogie Helye).
Ses droits aux successions de ses père et mère furent réglés par ceux-ci à 3000 livres, dans le contrat de mariage d'Antoine, son frère, le 26 mars 1551.
Il décéda avant le 17 juin 1560. Sa veuve figura comme mère et tutrice de leurs trois filles, dans deux actes des 17 juin et 3 juillet 1560, passés avec Louise de Valzergues, épouse de Charles de Bremond, écuyer, seigneur d'Ars, et avec Philippe HORRIC, écuyer, seigneur de la Courade (Bibliothèque Nationale, Originaux, volume 1533).
De cette union naquirent :
  a) Madeleine, citée, ainsi que ses deux soeurs, dans l'acte du 17 juin 1560.
Elle épousa Charles de Besançon, écuyer, seigneur de Souligné et de Bouchemont, gentilhomme de la chambre de Madame Catherine de France, duchesse de bar, soeur du Roi Henri IV.
Elle décéda en février 1648, et fut inhumée dans le couvent des Cordeliers, à Paris (Bibliothèque Nationale, Cabinet des Titres).
b) Jacquette.
c) Marie.
Il semblerait que l'une de ces deux dernières, épousa François de Bremond, chevalier, seigneur de Balanzac, panetier ordinaire de François Ier, capitaine de 100 hommes d'armes.

XII) HORRIC Antoine, chevalier, seigneur de la Grande Courade, de Bois Regnaudon, de Boisauroux, de Montigné, etc...
Il épousa, par contrat du 26 mars 1551, passé devant Dunoyer, notaire à Saint-Jean d'Angély, Mathurine Brung, ou Brun, fille de feu Pierre, écuyer, seigneur de Saint-Martin de Corsay, et de Jacquette de Cumont (alors remariée avec Jean Duval, écuyer, seigneur de Laléard). (Parchemins originaux, Archives HORRIC).
Il rendit hommage pour le fief de la Rue Franche, à Saint-Jean d'Angély, à l'abbé de cette ville, le 17 janvier 1591.
Il fit avec sa femme, par acte des Ier mars 1590, 25 juillet 1592, et 30 novembre 1595, le partage de leurs biens entre leurs enfants.
Antoine paraît avoir été le premier de la famille à se convertir au protestantisme.
Ils eurent pour enfants :
  1) Philippe, qui suit.
2) Jeanne, dame de Saint-Martin et de La Rue Franche en partie.
La possession de cette seigneurie donnait à ses seigneurs haute et basse justice dans une partie de la ville de Saint-Jean d'Angély, un droit d'asile en faveur des criminels, le droit d'établir et vérifier les mesures pour le vin, le blé, l'huile, et autres choses mesurables.
A l'époque où Jeanne et Elisabeth, sa soeur, étaient dames de ce fief (1611-1625), leurs officiers de police, ayant voulu s'attribuer la connaissance d'un crime perpétré sur le territoire de cette seigneurie, de graves démêlés s'élevèrent entre elles et le corps de ville à ce sujet. (L.C. Sandau : Histoire de Saint-Jean d'Angély; Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis, XI, pages 127 et suivantes).
3) Jacquette.
4) Marie, décédée avant le 29 juillet 1592.
5) Elisabeth, dame de La Rue Franche, en partie, avec sa soeur Jeanne.
6) Suzanne, qui épousa en premières noces, Jacob Bizet, écuyer, ministre de l'église d'Arvert. Elle en était veuve avant le 16 novembre 1620. Elle épousa ensuite en secondes noces, avant le 11 mai 1623, Isaac Mehée, écuyer, seigneur de Moulidars (Parchemins originaux, Archives HORRIC).
7) Madeleine, qui épousa avant le 25 octobre 1617, Jean de Labrousse, écuyer, seigneur de Courpeteau.

XIII) HORRIC Philippe, écuyer, seigneur de la Courade, la Bourgade, le Burguet, et de la Petite Courade, en Poitou.
Il épousa, par contrat du 19 décembre 1584, en la maison noble des Hors, en Aunis, devant Monneron, notaire à La Rochelle, Renée de Pontard, fille de feu François, écuyer, seigneur de Trébarray (Treuil-Charray), et de Françoise Nicolas (alors remariée avec André de Maigné, écuyer, seigneur des Hors). (Expertise sur parchemin, Archives HORRIC).
En 1621, lors des troubles religieux, il prit les armes avec ses fils, et combattit dans les rangs de l'armée protestante.
Ses enfants s'enfermèrent dans Saint-Jean d'Angély avec Soubise, et soutinrent le siège contre l'armée royale. L'un d'eux périt sur les remparts de la ville, le 11 juin 1621 (Archives Historiques de l'Aunis, I).
Le 25 juin, après la reddition de la ville, les fils du seigneur de la Courade firent leur soumission au Roi (Déclaration faite au Roi par les députés des villes de la R.P.R, qui se sont rendus à l'obéissance de Sa Majesté).
Philippe suivit cet exemple, et fit au Roi, serment de fidélité (Bujeaud : Chroniques protestantes de l'Angoumois, page 160).
Il reçut avec ses deux fils, Léonor et Pierre, un certificat des président et contrôleur de l'élection de Niort, constatant la noblesse de sa famille, le 26 juin 1634 (Originaux, Archives HORRIC).
Il fut présent, ainsi que ses enfants, au ban de la noblesse d'Angoumois, les Ier et 12 septembre 1635 (Théophile de Bremond d'Ars : Bans de la noblesse d'Angoumois, page 28).
Il semblerait qu'il épousa en secondes noces, le 26 août 1628, Marie de Cumont, fille de Jean, écuyer, seigneur de Pansacre, et de Claire Robert.
Il eut pour enfants de son premier mariage :
  1) Léonor, qui suit.
2) Antoine, qui fera la branche des seigneurs de la Rue Franche et de Laugerie.
3) Pierre, qui fera la branche des seigneurs de Burguet.
4) N., écuyer, seigneur de la Courade. Il fut tué au siège de Saint-Jean d'Angély, le 11 juin 1621.
5) Esther, qui fut citée dans deux actes de partage des 11 mai 1627 et 9 octobre 1656.
Elle était décédée avant le 23 novembre 1660, date d'un accord passé entre ses frères Léonor, Antoine et Pierre, au sujet de son testament (Carrés d'Hozier, 342).
6) Marie, citée dans l'acte de partage du 11 mai 1627.
Elle fut marraine au temple de Jarnac, de sa nièce, Marie, fille de Léonor, le 5 mai 1650.
Elle était également décédée avant le 23 novembre 1660.

XIV) HORRIC Léonor, chevalier, seigneur de la Courade, des Girardières, des Gallais.
Il épousa, par contrat du Ier juillet 1626 (Gracieux, notaire en la châtellenie d'Alloue), Marthe Jolly, fille de feu Pierre, écuyer, seigneur de Barzan, et de Marthe de La Tour de Geay (Parchemins Originaux, Archives HORRIC).
Lui et sa femme, achetèrent, le 19 novembre 1647, devant Martin, notaire à Angoulême, de François de Lestang, chevalier, seigneur de Boisbreton, la terre et seigneurie de la Courade, ou des Courades, pour 8000 livres (Archives de la Charente, E. 1497).
Il resta attaché, toute sa vie, au parti protestant, mais ses enfants, revinrent par la suite, à la religion catholique.
Il décéda avant le 31 août 1671, date à laquelle sa veuve partagea ses biens entre ses enfants.
Après son décès, son plus jeune fils, page du comte de Jarnac, se fit catholique, suivi par son frère aîné, l'une de ses soeurs, et sa tante. Une autre de ses soeurs quitta sa mère, zélée protestante, et se mit sous la protection de la comtesse de Jarnac. Elle abjura à Paris (Haag : France protestante).
Leur mère revint elle-même au catholicisme. Elle décéda, âgée de 89 ans, et fut inhumée dans l'église catholique de Courbillac, le 16 avril 1695.
Leurs enfants furent :
  1) Philippe, qui suit.
2) Etienne, écuyer, seigneur de Cherbonnières. Il abjura le protestantisme, le 8 février 1664, dans l'église des Carmes de La Rochelle (Archives de la Charente Maritime).
Il était décédé avant le 30 novembre 1696.
3) Daniel, qui fera la branche des seigneurs de la Caillaudière et du Raby.
4) Marie, baptisée au temple de Jarnac, le 5 mai 1650. Elle épousa, vers 1680, Jacques Alexis, seigneur de la Chaume, sénéchal de Jarnac.
5) Anne, qui épousa par contrat du 2 novembre 1669 (Prévost, notaire), Alexandre de Beaupoil, écuyer, seigneur du Maine. Elle décéda le 31 janvier 1719, et fut enterrée le Ier février dans l'église de Courbillac.
6) Esther.
7) Françoise, dame du Bois Regnaudon.

XV) HORRIC Philippe, chevalier, seigneur de Bouville, la Courade, Molemont, le Fief-Fraigneau, ou le Fraineau (Menomblet - Vendée), etc...
Il épousa en premières noces, par contrat du 13 août 1657 (Julien Baudon et Jean Béraud, notaires à Fonternay Le Comte), Jeanne Vinet, fille de Guy, écuyer, seigneur des Illots, et alors veuve de Charles d'Authon, chevalier, seigneur du Gué (Parchemins Originaux, Archives HORRIC).
Elle décéda en 1672, et fut inhumée, le 19 septembre 1672, dans l'église de Courbillac.
Philippe épousa en secondes noces, Julie de Maroix. Elle testa devant Boisteau, notaire à Jarnac, le 8 novembre 1681, en faveur de son mari, et des enfants de son premier mariage (Archives HORRIC). Elle décéda peu après, et fut inhumée le 9 décembre 1681, dans l'église de Courbillac.
Philippe épousa ensuite en troisièmes noces, par contrat du 13 février 1685 (Castagné, notaire en Angoumois), Marie-Anne de Montalembert, fille de feu Guy, chevalier, seigneur de Saint-Simon, et d'Anne Dauphin (Archives de la Charente, et Archives HORRIC).
Il fut maintenu dans sa noblesse le 5 février 1667, par sentence de l'Intendant d'Aguesseau, à Limoges, et le 22 décembre 1698, par l'Intendant Bégon, à la Rochelle (Acte original, Archives HORRIC).
Il comparut aux bans de la noblesse d'Angoumois en 1690 et 1693, et ses enfants furent désignés pour servir dans ceux de 1689 et 1690 (Archives de la Charente B.; Fonds du Présidial).
Philippe eut pour enfants de son premier mariage :
  1) Léonor, qui suit.
2) Louis-Chrétien, chevalier, seigneur des Gallais et de Poussay.
Il épousa en premières noces, vers 1690, Marie Mallet, des seigneurs de la Bertinière; et en secondes noces, à Asnières (en Charente), le 29 novembre 1732 (Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis, XVIV, pages 241, et 243), Suzanne Bonneaud.
Il vivait encore le 10 juin 1733, date à laquelle fut liquidée la succession de sa soeur Françoise-Julie.
Il fut inhumé dans l'église de Saint-Médard d'Asnières, le 23 juillet 1744, âgé de 85 ans.
Il eut pour enfant de son premier mariage :
  a) Jean, baptisé le 10 mars 1692 à Saint-Jean d'Angély (Archives de M. d'Aussy; Archives HORRIC).
De son second mariage sont issus :
  b) Suzanne, qui épousa le 23 juillet 1753, (Maillard et Duranseau, notaires à Saint-Jean d'Angély), Louis de Montrillon, écuyer, seigneur du Pin.
c) Clémence, qui épousa Pierre Gillé, seigneur de Panesay.
3) Anne, née le 26 avril 1664. Elle épousa, vers 1690, André de La Porte aux Loups, chevalier, seigneur de La Laigne. Elle en était veuve avant le 10 juin 1733 (Acte de partage, Archives HORRIC).
4) Françoise-Julie, née le 19 avril 1667. Elle épousa par contrat du 28 juillet 1704 (Maurin et Boistand, notaires), Jean de Livenne, chevalier, seigneur de la Motte-Saint-Genis (Archives de la Charente, E. 258; Fonds HORRIC de la Motte-Saint-Genis).
Il décéda le 11 janvier 1718, sans laisser de postérité, laissant à sa femme la jouissance de tous ses biens, dont il donnait la nue propriété à sa soeur Claude, épouse de Louis du Lau, chevalier, seigneur de la Cour.
Ces derniers, par acte du 18 août 1718 (Debresme, notaire), cédèrent leurs droits à cette succession à la veuve du défunt.
Françoise acquit ainsi les seigneuries de Saint-Genis, et de la Motte-Saint-Genis, le 21 avril 1733, et ses biens passèrent ensuite à son frère aîné, Léonor, qui recueillit de la sorte la succession entière de cette branche de la maison de Livenne (Actes originaux, Archives HORRIC).

XVI) HORRIC Léonor, chevalier, seigneur de la Courade, de Bouville, de Molemont, de la Grange, du Fraineau, de la Motte-Saint-Genis, de Saint-Genis en partie, etc...
Il naquit le 10 avril 1660.
Il épousa, par contrat du 4 août 1698, passé devant Maillocheau, notaire à Saint-Jean d'Angély, Clémence-Marguerite Robert, fille de Jean, seigneur d'Orioux, conseiller du Roi, maire perpétuel et premier capitaine de la ville de Saint-Jean d'Angély, et de Clémence Fé-Lesmerie (Parchemins originaux, Archives HORRIC). (Registres paroissiaux de Saint-Jean d'Angély). (Yves TESSONNEAU)
Il fit partie du ban de la noblesse d'Angoumois, du 31 mars 1689, et fut inscrit le premier au rôle de convocation (Archives de la Charente, Ban de 1689, de M. de Rancogne, dans les Archives Historiques de la Charente).
En 1752, un incendie détruisit le château de la Courade. A partir de cette époque, Léonor habita le château de la Motte-Saint-Genis, qui lui était échu en 1733, par héritage de sa soeur Françoise-Julie.
Léonor et sa femme firent, par acte du 13 mai 1751, (Le Roux, notaire), un partage de leurs biens entre tous leurs enfants (Archives HORRIC).
Il décéda le 23 mai 1758, et fut inhumé dans l'église de Courbillac.
Léonor et Clémence-Marguerite eurent pour enfants :
  1) Jean-Philippe, qui suit.
2) Jean, qui fera la branche du Fraineau et de la Motte-Saint-Genis.
3) Clémence, qui épousa par contrat du 23 août 1726 (Boitaud, notaire en Angoumois), Charles-Alexandre de Rippe, écuyer, seigneur de Beaulieu et de la Laigne.
Elle était décédée avant le 11 février 1765, date du mariage de son fils (Revue de la Saintonge et de l'Aunis, tome XXIV, page 72).
4) Marie, née le 25 mai 1711.
Elle épousa le 16 janvier 1741, Jean de Jousserand, chevalier, seigneur de la Voulernie. (Registres paroissiaux de Courbillac). (Yves TESSONNEAU)
5) Claudine-Julie, baptisée le 4 janvier 1707.
6) Julie, née le 25 mars 1714, et décédée le 6 février 1733.

XVII) HORRIC Jean-Philippe, chevalier, seigneur de la Courade, Molemont et la Grange.
Il naquit le Ier avril 1701.
Il épousa, par contrat du 20 septembre 1729, (Gallard, notaire à Aunay), Clémence Chevallier, fille de feu François, écuyer, seigneur de Villemorin, et de Marie Baron (Parchemins originaux, Archives HORRIC).
Ils eurent pour enfant :
  1) Denis, chevalier, seigneur de la Courade, la Grange, Villemorin, etc....
Il rendit hommage au Roi, pour son fief des Cerisiers (Contré - Charente-Maritime), le 21 mars 1775 (Archives de la Vienne, C).
Le 30 décembre 1776, il adopta une fille nommée Jeanne, née le 7 novembre 1776, née de parents inconnus, chez Jeanne Bounin, accoucheuse. Elle avait été baptisée le 8 novembre et eut pour parrain Antoine Cacaud, berger, et pour marraine, Jeanne Bounin. (Registre paroissiaux de Saint-Martial d'Angoulême). (Yves TESSONNEAU)
Il décéda sans avoir été marié, le 20 août 1777.
2) Jean Charles, né et baptisé le 6 septembre 1732 à Courcelles (Charente-Maritime). Il eut pour parrain Charles du Bouchaud, seigneur du château de Courcelles, et pour marraine Marie Anne du Bouchaud. (Registres paroissiaux de Courcelles). (Yves TESSONNEAU)

Branche du FRAINEAU (Menomblet - Vendée), et de la MOTTE-SAINT-GENIS (Saint-Genis d'Hiersac) :
XVII) HORRIC Jean, chevalier, marquis de la Motte-Saint-Genis, seigneur en partie de la Chasteigneraye, de Bouville, la Motte-Saint-Genis en partie, du Fraisnaud, la Courade en partie, etc...
Il épousa par contrat du 21 juin 1751 (Joubert, notaire), Marie Anne Maignen, fille de feu François, sieur du Marais, juge assesseur en la principauté de Marcillac, et de Marguerite Maignen (Originaux Archives HORRIC). (Registres paroissiaux de Marcille-Lanville). (Yves TESSONNEAU)
Il décéda le 27 mars 1780, laissant pour enfants :
  1) Jean-Léonor, qui suit.
2) Jean, qui fera la branche de Beaucaire.
3) Pierre-Dominique, qui fera la branche de Chassors.
4) Denis, chevalier, seigneur de la Courade en partie, et de Ferrières, né le 23 novembre 1758, au château de la Motte-Saint-Genis.
Il hérita de la Courade (Mareuil), avec son frère Pierre Dominique, après le décès de leur cousin Denis HORRIC, survenu le 30 août 1777. (Jean-Marie SAUVIGNON)
Il fut garde du corps du Roi, compagnie de Beauvau, le 13 juin 1778, avec rang de capitaine de cavalerie, le 22 juin 1788.
Il prit part au vote de l'assemblée de la noblesse d'Angoumois pour les Etats Généraux de 1789.
Il émigra et fit les campagnes, en 1792 à l'armée des Princes, de 1793 à 1795 aux hussards de Béon, de 1796 à 1801 dans le régiment noble à cheval d'Angoulême à l'armée de Condé.
Il fut blessé d'un coup de sabre le 11 septembre 1794, et fut nommé chevalier de Saint-Louis par brevet du 15 septembre 1800.
Il rentra aux gardes du corps, en qualité de maréchal des logis dans la compagnie Wagram, le Ier septembre 1814.
Il prit sa retraite, comme chef d'escadron de cavalerie, le 21 octobre 1815.
Il fut en 1820, puis en 1825, nommé premier adjoint du maire d'Angoulême, qui était alors le baron de Chasteigner.
Le 14 décembre 1784, il épousa à Gourville, Geneviève Birot de Ruelle, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Rocheroux, bourgeois, et de Marie Catherine Merveilleux (Registres paroissiaux de Gourville). (Yves TESSONNEAU)
Le 4 prairial an X, il fit sa déclaration devant le préfet de la Charente, et fut amnistié le 18 frimaire an XI. (Abbé Pierre BUREAU)
Il décéda le 9 janvier 1845, ayant eu pour enfant :
  a) Anne Marie Cléophile, née le 23 janvier 1786. Elle épousa, le 10 septembre 1804, Pierre Babinet de Montégon.
5) Léonor, qui fera la branche du Fraineau, de la Motte Saint-Genis, et de Villognon.
6) Marie-Anne, née le 19 octobre 1755.
Le 16 juillet 1782, elle épousa, paroisse Saint-Antonin d'Angoulême, Claude-Alexandre de Vars, écuyer, seigneur des Barrières, fils de feu François et de Jeanne Vidaud du Dognon. (Registres paroissiaux de Saint-Antonin d'Angoulême). (Yves TESSONNEAU).
Elle décéda le 20 septembre 1842.
7) Jeanne, née le 4 octobre 1756, qui épousa par contrat du 17 février 1783, (Rouhier et Guilhot, notaires), et religieusement paroisse Saint-Antonin d'Angoulême, en la chapelle des Dames de l'Union Chrétienne, le 5 août 1783, François Babinet, chevalier, seigneur de Rencôgne, garde du corps du Roi, (qui fut tué en émigration, le 26 avril 1794), fils de Pierre et de Marguerite Laurence Maignen. (Yves TESSONNEAU).
8) Anne, née le 25 septembre 1757 au logis de la Motte. Elle fut baptisée le lendemain à Saint-Genis d'Hiersac, et eut pour parrain François Hubert de Giboust, écuyer, seigneur de Sonneville, et pour marraine, Anne Maignen. (Registres paroissiaux de Saint-Genis d'Hiersac). (Yves TESSONNEAU).
Elle épousa, le 30 mars 1788 à Courbillac, Jean-Abraham Bonniot, écuyer, seigneur de Salignac, Fleurac, Triac, etc., veuf de Marie Amélie Guldiman. Anne était dite demeurant au couvent des Dames de l'Union Chrétienne de la ville d'Angoulême, paroisse Saint-Antonin. (Registres paroissiaux de Courbillac). (Yves TESSONNEAU)
9) Marguerite-Radegonde, née le 13 août 1760, baptisée le lendemain à Saint-Genis d'Hiersac. Elle eut pour parrain Jean Maignen, et pour marraine Marguerite Maignen. (Registres paroissiaux de Saint-Genis d'Hiersac). (Yves TESSONNEAU).
Elle décéda le 27 juillet 1837, sans avoir été mariée.
10) Léonor, alias Léonard, né le 16 février 1762, fut baptisé le lendemain à Saint-Genis d'Hiersac.
Il eut pour parrain Jean Léonor HORRIC de La Motte, et pour marraine Marie Anne HORRIC de La MOTTE. (Registres paroissiaux de Saint-Genis d'Hiersac). (Yves TESSONNEAU).

XVIII) HORRIC de La MOTTE-SAINT-GENIS Jean Léonor, marquis de la Motte-Saint-Genis, Saint-Genis en partie.
Il naquit au château de la Motte-Saint-Genis, le 21 juin 1752, et fut baptisé le lendemain à Saint-Genis d'Hiersac. Il eut pour parrain Jean Nalbert, à la place de Léonor HORRIC, écuyer, seigneur de la Courade, et pour marraine Catherine Le Compte, (ou Lecomte), à la place de Marguerite Maignen. (Registres paroissiaux de Saint-Genis d'Hiersac). (Yves TESSONNEAU)
Il fut parrain avec Marie Anne HORRIC, paroisse Saint-Jean d'Angoulême, le 3 février 1764, de Marie Anne Brunet, (née le 2), fille de Jean, maître tisserand, et de Louise Brotier. (Registres paroissiaux de Saint-Jean d'Angoulême).
Il entra aux gardes du corps du roi, dans la compagnie de Beauvau, le 10 juin 1773, et fut breveté capitaine de cavalerie, le 18 juin 1783.
Il assista à l'assemblée de la noblesse d'Angoumois pour les Etats Généraux de 1789.
Il émigra, et servit dans l'armée des princes de 1792 à 1794, puis passa en Angleterre dans le corps d'Allonville jusqu'à son licenciement. Incorporé aux gardes du corps du roi en 1814, compagnie de Wagram, comme maréchal des logis, il quitta le service, le Ier novembre 1815, avec le grade de chef d'escadron de cavalerie.
Il fut nommé chevalier de Saint-Louis par brevet du 22 novembre 1800.
Peu après son émigration, le domaine de la Motte Saint-Genis fut divisé en 54 lots, et vendu aux enchères. (Laurent MAURIN).
Le 14 prairial an X, il fit sa déclaration devant le commissaire du gouvernement à Calais, disant qu'il était sorti de France au mois de septembre 1791 pour aller à l'étranger, ayant habité les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Angleterre. Son nom s'étant trouvé inscrit sur un projet de liste d'exception, comme ayant servi dans l'armée des Princes, il ne fut amnistié que le 19 février 1810. (Abbé Pierre BUREAU)
Rentré dans la vie civile, il fut directeur des postes à Châtellerault et à Angoulême.
Il avait épousé, par contrat du 15 juin 1785, (Guilhot, notaire à Saint-Amant de Nouère), Jeanne Scolastique Amélie Bonniot de Salignac, (décédée à Angoulême le 9 juin 1847), fille de Jean Abraham, écuyer, seigneur de Salignac, Fleurac et Triac; et de Marie Amilie Guldiman (Originaux, Archives HORRIC).
Il décéda le 21 mai 1838, ayant eu pour enfants :
  1) Jean-Marie, qui suit.
2) Anne-Fortunée, qui épousa N. de La Coudraie, officier sous la Restauration.
3) Marie-Anne-Amélie, née le 10 novembre 1789. Elle épousa, le 25 mai 1843, Hyacinthe-Sylvain de Verdillac, veuf de Marguerite-Caroline de Chancel.
4) Marie-Adélaïde, née le 4 novembre 1790. Elle décéda à Angoulême, le 26 avril 1874, sans alliance.

XIX) HORRIC de La MOTTE-SAINT-GENIS Jean-Marie, marquis de la Motte-Saint-Genis.
Il naquit le 11 décembre 1786, à la Motte-Saint-Genis.
Il fut admis, le 10 décembre 1805, à l'Ecole Militaire de Fontainebleau, et fut nommé sous-lieutenant, le 10 octobre 1806, au 23ème de ligne.
Il fit les campagnes de Dalmatie et d'Illyrie de 1807 à 1808, celles d'Italie et d'Allemagne en 1809.
Il fut blessé d'un coup de feu et fut fait prisonnier à la bataille de Wagram, le 5 juillet 1809. Il fut nommé lieutenant le 9 août suivant.
Il fit la campagne en Illyrie en 1810 et 1811, et devint capitaine au régiment d'infanterie légère d'Illyrie. Il prit part à la campagne de Russie en 1812, et à celles de Saxe et de Prusse en 1813. Nommé chef de bataillon au 52ème de ligne le 19 novembre 1813, il passa au 104ème régiment d'infanterie le 19 janvier 1814.
Lors de la formation de la garde royale, il fut nommé chef de bataillon au 5ème régiment de la garde, le 3 janvier 1816, avec le rang de lieutenant-colonel. Il passa au 8ème régiment de ligne en 1820, puis au 20ème et fit la campagne d'Espagne.
Il fut nommé colonel au 20ème régiment de ligne, le 26 juillet 1823.
Il resta en Espagne de 1823 à 1828. Il fit ensuite, avec le même régiment, la campagne d'Alger.
Il quitta l'armée en 1830. Il avait été nommé chevalier de la légion d'Honneur le 22 juillet 1813, officier le 2 novembre 1814, chevalier de Saint-Louis le 12 juin 1822, et décoré du Lys par brevet du 27 juin 1814.
En 1848, il se présenta à la députation dans la Charente, mais fut battu.
Il passa alors quelques temps à Frohsdorf, près du comte de Chambord, et décéda à Trieste, le 5 novembre 1850.

Branche de BEAUCAIRE (Saint-Amant de Nouère) :
XVIII) HORRIC de BEAUCAIRE Jean, né au logis de la Motte Saint-Genis le 6 août 1753, comte de Beaucaire.
Il fut baptisé à Saint-Genis d'Hiersac le 6 août 1753, et eut pour parrain Jean de Jousserand, écuyer, seigneur de la Voulernie, et pour marraine Anne Marie de Maignen de Letanche. (Registres paroissiaux de Saint-Genis d'Hiersac). (Yves TESSONNEAU)
Il entra comme sous-lieutenant à la suite du régiment de dragons de Jarnac, le 4 mai 1771. Ayant conquit tous ses grades jusqu'à celui de chef d'escadron, dans ce même régiment et dans celui des dragons des Deux-Ponts à partir de 1782, il passa au régiment des chasseurs de Flandres.
Absent de l'Angoumois lors de la convocation des assemblées de la noblesse, il omit de se faire représenter.
Il émigra avec ses frères et servit à l'armée des Princes. Il passa ensuite en Angleterre et fit partie du corps d'Allonville jusqu'à son licenciement.
Il fut nommé chevalier de Saint-Louis le 22 juin 1796.
Sous la Restauration, il entra aux gardes du corps du roi, compagnie de Noailles, le Ier juillet 1814, puis prit sa retraite comme chef d'escadron de cavalerie à dater du 9 novembre 1797.
Il se retira à Beaucaire, et fut nommé maire de Saint-Amand de Nouère (Charente).
Par contrat du 12 février 1787, il épousa à Saint-Amant de Nouère, Jeanne Lecomte de Sors, veuve et héritière de Jean Raimond Laisné, chevalier, seigneur de Nanclas et de Beaucaire, lieutenant-colonel d'Orléans-Dragons, et fille de Philippe, écuyer, seigneur des Ors, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis; et d'Elisabeth Victoire Couillandeau.
Elle lui apporta la seigneurie et le château de Beaucaire, dont il prit le nom le jour de son mariage.
Le 14 germianl an V, sa femme demanda la radiation du nom de son mari de la liste des émigrés. Il fit sa déclaration devant le préfet de la Charente le 29 floréal an X, et fut amnistié le 18 frimaire an XI. (Abbé Pierre BUREAU)
Il décéda le 21 février 1818 à Saint-Amant de Nouère, et avait eu pour enfants :
  1) Léonor Auguste, né à Beaucaire le 12 novembre 1787, comte de Beaucaire.
Il fut engagé au 3ème régiment de chasseurs à cheval, et devint officier en faisant les campagnes de 1804 et 1806 en Italie, 1807 et 1808 en Prusse et en Pologne, puis de 1810 à 1812 en Espagne.
Nommé sous-lieutenant le 9 février 1813, puis lieutenant le 5 mars 1814, il passa aux cuirassiers de la garde royale le 10 octobre 1815.
Il devint chef d'escadron dans la gendarmerie de la garde royale et quitta l'armée en 1830.
Breveté chevalier de Saint-Louis le 20 avril 1824, il fut aussi chevalier de la Légion d'Honneur le 18 mai 1820.
Le Ier août 1822, il épousa à Paris (contrat passé le 21 juillet précédent, par Lemoine, notaire à Paris), Marie Julie Zoé Denormandie, fille de Claude Ernest, maître des requêtes au conseil de Son Altesse Royale, Monsieur, frère du roi; et d'Alexandrine Madeleine Julie de Sincay. Le roi, Monsieur, la duchesse de Berry et le duc et la duchesse d'Angoulême, signèrent à son contrat.
Il décéda à Beaucaire le 13 avril 1858, ayant eu pour enfants :
  a) Léontine Julie Louise, née à Paris le 26 avril 1823.
Elle épousa le 5 novembre 1851, Louis Alexandre de Sinçay Saint-Paul, administrateur de la société des Mines de la Vieille-Montagne (Belgique).
b) Anne Alexandrine Adélaïde, née le 10 février 1825, qui resta célibataire.
Elle décéda à Paris le 7 mai 1881.
2) Jean Prosper, qui suit.
3) Charles Léon, baron de Beaucaire, dit le chevalier HORRIC.
Il fut élève de l'Ecole de Fontainebleau en 1808, sous-lieutenant au 120ème de ligne le 18 juillet.
Nommé lieutenant le 29 janvier 1811, il passa capitaine le 6 août 1813.
Il fit les campagnes d'Espagne de 1808 à 1814, puis celles des Pyrénées en 1815. Il fut blessé le 15 février 1810, le Ier février 1811 et le 10 décembre 1813.
Au retour des Bourbons, il fut nommé capitaine au 5ème régiment de la garde royale, le 3 janvier 1816. Chef d'escadron le 6 août 1817, il passa le 22 décembre 1819 à la Légion de l'Oise, puis au 30ème de ligne, et fit campagne en Espagne en 1823.
Lieutenant-colonel au 18ème régiment d'infanterie légère le 6 janvier 1826, il donna sa démission en 1830.
Il avait été nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 25 novembre 1813, et décoré du Lys le 19 août 1814 et chevalier de Saint-Louis le 23 mai 1825, ainsi que chevalier de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne. (BOREL d'AUTERIVE)
Le 9 juillet 1828, il épousa à Caen, Charlotte Sophie Louise Marie de Cauvigny, fille de Louis Marie, comte de Cauvigny, chevalier de Saint-Louis, et de Charlotte Marie Héron de La Thuillerie. Le roi Charles X et les membres de la famille royale signèrent au contrat passé le 14 juin 1828, devant Chrétien, notaire à Caen.
Il décéda le 9 juillet 1855 à Caen, et avait eu pour enfants :
  a) Auguste Charles, né à Caen le 3 octobre 1829.
Il fut élève de l'Ecole Polytechnique, officier au 15ème régiment d'Infanterie de ligne.
Il décéda sans postérité.
b) Claire Prospérine, qui décéda en bas-âge.

XIX) HORRIC de BEAUCAIRE Jean Prosper, né à .Beaucaire le 7 septembre 1789, vicomte, puis comte Horric de Beaucaire.
Il fut élève de l'Ecole Militaire de Saint-Cyr en 1809, sous-lieutenant en 1810, et fit avec le 120ème de ligne les campagnes d'Espagne et des Pyrénées de 1810 à 1813, où il fut blessé, le 8 juillet 1813 devant Pampelune.
Nommé capitaine le 28 septembre suivant, il fut fait prisonnier par les Anglais devant Bayonne, le 10 décembre 1813.
Il rentra en France le 29 mai 1814, passa au 84ème de ligne, puis fut nommé capitaine au 3ème régiment de la garde royale le 23 octobre 1815.
Breveté chef de bataillon le 20 septembre 1817, nommé lieutenant-colonel le 9 décembre 1824, il fit la campagne d'Algérie en 1830.
Le roi le nomma au commandement militaire du Palais du Luxembourg le 31 janvier 1830.
Il fut nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 18 mai 1820, puis officier le 30 octobre 1829.
Le 8 avril 1822 (contrat du 6 reçu Chambette, notaire), il épousa à Paris, Anne Marie Louise Arsenne de Balainvilliers.
Il décéda le 29 décembre 1842, ayant eu pour enfants :
  1) Léonor Henri, qui suit.
2) Charles Gaston, né à Paris le 26 février 1826, baron HORRIC de BEAUCAIRE.
En 1848, il fut chargé à sa sortie de Saint-Cyr, du commandement d'une compagnie à la tête de laquelle il combattit dans les rues de Paris. Il fut blessé d'un coup de baïonnette en voulant s'opposer à l'incendie du château de Neuilly, puis d'un coup de feu sur une barricade.
Il fut nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 27 août 1848.
Sous-lieutenant au 20ème de ligne le 27 mai 1848, il fit campagne en Algérie, puis donna sa démission en mai 1850.
Au moment de la guerre de Crimée, il fut nommé officier au 2ème régiment de la Légion Etrangère le 25 juillet 1854.
Tombé malade devant Sébastopol, il rentra en France en 1855.
Il décéda le 2 avril 1868, célibataire.
3) Auguste Prosper, né à Paris le 23 mars 1828, baron, puis vicomte HORRIC de BEAUCAIRE.
Par contrat du 4 juillet 1859, passé au château de Lattay (Côtes d'Armor), devant Forcoueffe, notaire à Gienroc, il épousa Emma Clémentine Aline Briot du Bois de La Motte.
Il fut maire de Trigavon de 1863 à 1870.
Il décéda à Paris le 4 janvier 1887, et avait pour enfant :
  a) Aline Marie, née le 21 mars 1861.
Elle décéda le 3 décembre 1878.

XX) HORRIC de BEAUCAIRE Léonore Henri, né à Paris le 21 mars, vicomte d'HORRIC de BEAUCAIRE.
Il fut élève à l'Ecole des cadets gentilshommes de Turin, sur preuves dressées par Lacroix, généalogiste de l'Ordre de Malte, certifiées par Saint-Allais, et légalisées par l'ambassade de Sardaigne à Paris, le 11 mai 1835.
Admis ensuite à Saint-Cyr, il donna sa démission en quittant l'école, pour épouser à Nantes, par contrat du 11 janvier 1852 (Gautron, notaire), Marie Clémence Rivet de La Cholière, fille de Louis Hippolyte, garde du corps du roi Louis XVIII, officier de cavalerie, et de Clémence Philippine Sarrebourse d'Audeville.
Il décéda le 31 juillet 1857, ayant eu pour enfants :
  1) Charles Prosper Maurice, qui suit.
2) Léon Robert, baron HORRIC de BEAUCAIRE, né le 24 avril 1855.

XXI) HORRIC de BEAUCAIRE Charles-Prosper-Maurice, (vicomte HORRIC de Beaucaire), né à Paris, le 15 mai 1854.
Il fit ses études de droit à Paris, et entra dans la carrière diplomatique en 1876.
Il fut attaché en Allemagne de 1876 à 1879, puis secrétaire de 3ème, et de 2ème classe à Berlin, de 1880 à 1885.
Il fut chargé de la légation de France en Serbie en 1879, de l'agence diplomatique en Egypte en 1886-1887, et fut rappelé au ministère des Affaires Etrangères en 1888.
Il passa par différents grades, puis fut nommé ministre plénipotentiaire au Danemark le 23 janvier 1907.
Il a été l'auteur de plusieurs publications : "Une mésalliance dans la maison de Brunswick. Eleonore Desmier d'Olbreuse, duchesse de Zell (1665-1725)" Paris 1884, un volume in-8°. Cet ouvrage fut traduit en anglais et en allemand.
"Mémoires de du Plessis Besançon" 1891. " Mémoires du cardinal de Richelieu".
Il écrivit aussi plusieurs ouvrages sur la diplomatie, et des articles historiques dans des revues diverses.
Il fit partie de nombreuses sociétés savantes de toutes sortes.
Il fut reçu chevalier de la Légion d'Honneur le 29 décembre 1886, et officier du même ordre le 31 décembre 1900.
Il avait reçu aussi de nombreux ordres étrangers.
Il épousa, par contrat du 25 novembre 1889, (Turquet, notaire à Laval), Yvonne-Marie-Eugénie Le Gonidec de Traissan, fille d'Yves-Marie-Célestin-Frédéric, comte de Traissan, et de Marguerite-Pauline-Anne-Marie Pineau de Viennay.
Il fut maire de Mézangers (Mayenne), et conseiller général du canton d'Evron (Mayenne).
Il décéda à la légation de France à Copenhague, le 28 mars 1913, et fut inhumé à Angoulême, le 12 avril.
Il n'avait eu de son mariage, qu'une fille qui décéda en venant au monde, le 28 août 1890.

Branche de CHASSORS :

XVIII) HORRIC Pierre Dominique, né au château de la Motte Saint-Genis le 17 août 1754, chevalier, seigneur de Chassors, de Frégeneuil, de la Courade en partie, de Courbillac, etc.
Il fut baptisé le 18 août 1754 à Saint-Genis d'Hiersac (autrefois Saint-Genis les Meullières), et eut pour parrain Pierre Dominique Vachier de Roissac, conseiller du roi, et pour marraine Marguerite Maignen, sa grand-mère (qui ne signa pas car ayant perdu l'usage de la vue). (Registres paroissiaux de Saint-Genis d'Hiersac). (Yves TESSONNEAU)
Il hérita de la Courade (Mareuil), avec son frère Denis, après le décès de leur cousin Denis HORRIC, survenu le 30 août 1777. (Jean-Marie SAUVIGNON)
Le 10 juin 1773, il fut admis aux gardes du corps du roi (compagnie Beauvau, puis Noailles).
Le 10 juin 1788, il fut nommé capitaine de cavalerie.
Il prit part à l'assemblée de la noblesse d'Angoumois pour les Etats Généraux en 1789, et quitta la France le 14 septembre 1791. Il fit les campagnes de 1792 à 1794 à l'armée des Princes, dans les gardes du corps, puis servit au corps d'Allonvile de 1795 à 1801.
Rentré aux gardes du corps sous la Restauration, il fut nommé maréchal des logis à la compagnie de Noailles comme lieutenant-colonel de cavalerie, le 14 février 1815, et fut retraité par ordonnance royale le 29 octobre 1815.
Il fut breveté chevalier de la Légion d'Honneur et chevalier de Saint-Louis le 29 juillet 1798.
Le 4 février 1783, il épousa en premières noces dans la chapelle du château de la Barde, alias Labarde, (Gondeville), Marguerite Laisné, fille de feu Louis, chevalier, seigneur de Bellegarde et de la Barde; et de Françoise de La Charlonie. (Registres paroissiaux de Gondeville). (Yves TESSONNEAU)
Le divorce pour cause d'émigration du mari fut prononcé à Chassors le 12 août 1793. Marguerite se remaria à Chassors le 22 messidor an V, avec Jacques Epaillard, notaire public de Saint-Cybardeaux. (Abbé Pierre BUREAU)
Il épousa peut-être en secondes noces à Londres, le Ier janvier 1800, Marie Barbe des Wasmes, fille de Philippe et de Jeanne Hamaide.
De cette seconde union naquit :


XIX) HORRIC de CHASSORS Charles Pierre Dominique, né à Londres le 2 octobre 1800.
En 1819, il était attaché à titre civil à l'administration de la guerre, et fut retraité en 1850, comme commis principal de la Ière classe.
En 1828, il épousa à Paris, Marie Justine Bonne Charlotte de Loménie de Brienne, fille de Guillaume Charles Hercule, baron de Loménie de Brienne, et de JUstine Aimée Victoire de Grant de Vaux.
Il décéda le 17 décembre 1872, ayant eu une fille unique :
  1) Marie Pauline, qui resta célibataire

Branche du FRAISNEAU, de la MOTTE-SAINT-GENIS, et de VILLOGNON :
XVIII) HORRIC du FRAISNEAU de La MOTTE-SAINT-GENIS Léonor, alias Jean Léonor, ou Léonard, né au château de la Motte-Saint-Genis le 16 février 1762, chevalier, seigneur de Villognon et de la Tourette (Villognon). Il fut baptisé le 17 février 1762 à Saint-Genis les Meullières (Saint-Genis d'Hiersac).
Entré aux gardes du corps le 24 juin 1779, il était de service à Versailles les 5 et 6 octobre 1789.
Il émigra, fit la campagne des Princes en 1792, puis servit comme brigadier et maréchal des logis aux hussards de Béon, de 1793 à 1795.
Ayant déjà rang de capitaine depuis deux ans, il passa le 3 janvier 1796 au 2ème régiment noble à cheval, et fut nommé chef d'escadron le 12 juin de la même année. Il servit ensuite au régiment noble d'Angoulême jusqu'en juin 1800.
Il rentra en France sous le Consulat, et sous la Restauration, fut garde du corps avec le grade de brigadier dans la compagnie Noailles.
Il fut retraité avec le grade de lieutenant-colonel de cavalerie, le 31 octobre 1815, et fut breveté chevalier de Saint-Louis le 24 décembre 1816.
Il fut ensuite chargé du commandement des gardes nationales de l'arrondissement de Ruffec (Charente).
Par contrat du 6 novembre 1790 (Morand et Boylevin, notaires en Angoumois), et à l'église de Villognon le 23 novembre 1790, il épousa Marguerite Regnauld, (née le 4 novembre 1766, décédée à Villognon le 28 juillet 1831), fille de Louis, écuyer, seigneur de Villognon et de la Tourette, et de Madeleine Préveraud de Chambonnaud. (Registres paroissiaux de Villognon). (Yves TESSONNEAU) Par cette union, Marguerite apporta le Tourette (Villognon), dans la famille HORRIC. (Frédéric DEGORCE et Patrice SÉPULCHRE)
Le divorce pour cause d'émigration du mari, ayant été prononcé, ils contractèrent une nouvelle alliance civile le 17 thermidor an X à Villognon. (Abbé Pierre BUREAU).
Il fut sa déclaration devant le préfet de la Charente le 4 prairial an X. Malgré une pétition adressée par Léonor, au ministre de la police générale, et malgré les bons renseignements fournis sur son compte par le préfet de la Charente, il ne fut pas amnistié. Son dossier portait la mention : "affaire suspendue". (Abbé Pierre BUREAU)
De son union avec Marguerite naquirent :
  1) André Jules, qui suit.
2) Jean Louis, qui décéda en bas-âge.

XIX) HORRIC du FRAISNEAU de La MOTTE-SAINT-GENIS André Jules, né le 24 février 1792.
Il fit avec les gardes d'honneur, les campagnes de Saxe en 1813 et de France en 1814. Il servit ensuite aux gardes du corps du roi Louis XVIII, compagnie Noailles, et fut nommé le 10 septembre 1816, lieutenant de cavalerie à la légion d'Aveyron.
Il quitta le service en 1816.
Par contrat du 27 novembre 1814, il épousa Suzanne Eléonore Joséphine du Lau, fille de Jean Gaston, vicomte du Lau de Cellettes, ancien lieutenant-colonel du régiment de Saintonge, chevalier de Saint-Louis; et de Marguerite Adélaïde du Lau d'Allemans.
En 1865, Barthélémy Gaston Adrien du Lau, marquis du Lau, céda le château de Moutonneau à sa tante, qui était Suzanne Eléonore Joséphine, épouse d'André Jules HORRIC. (Fabienne MANGUY)
De son union avec Suzanne Eléonore Joséphine naquirent :
  1) Armand Joseph Gustave, qui suit.
2) Jean Léonor, qui décéda en bas-âge, le 22 mars 1831.
3) Auguste Anatole, qui décéda sans postérité le 3 février 1848.

XX) HORRIC du FRAISNEAU de La MOTTE-SAINT-GENIS Armand Joseph Gustave, né le 7 décembre 1815, marquis d'HORRIC...
Le 23 novembre 1847, il épousa à Poitiers Stéphanie Babinet de La Cour, fille d'Alexandre Thérèse, ancien chef d'escadron de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, conseiller de préfecture de la Vienne sous la Restauration; et d'Anne Julie Parent de Curzon.
Le morcellement de la seigneurie de Moutonneau commença en 1875. (Fabienne MANGUY)
Il décéda au château de la Tourette le 16 avril 1892, ayant eu pour enfants :
  1) Anatole Marie, qui suit.
2) Angèle, qui décéda en bas-âge.

XXI) HORRIC du FRAISNEAU de La MOTTE-SAINT-GENIS Anatole Marie, né à Poitiers le 20 octobre 1848, marquis d'HORRIC...
Il fit la campagne de 1870 comme sous-lieutenant (16 août), comme lieutenant (20 novembre), puis capitaine adjudant major (8 décembre 1870) des mobiles de la Charente.
Il fut attaché ensuite à l'état-major du XIIème corps d'armée comme lieutenant de réserve, puis capitaine d'infanterie territoriale.
Le 11 juillet 1899, il fut breveté chevalier de la Légion d'Honneur.
Il fut reçu docteur en droit de la faculté de Poitiers en 1879.
Par contrat du 26 avril 1880, (Eschapasse, notaire à Brive), il épousa Marie Gabrielle de Cosnac, (décédée le 3 février 1886), fille d'Henri, marquis de Cosnac, et de Berthe de Fénis de La Prade.
De cette union naquit :

XXII) HORRIC du FRAISNEAU de La MOTTE-SAINT-GENIS Armand Marie Joseph Ithier, né le 28 février 1884, marquis d'HORRIC...
Après le morcellement progressif de l'ancienne seigneurie de Moutonneau, le château de Moutonneau fut finalement vendu en 1910 à Jean Perrichon. (Fabienne MANGUY)
Il fut légataire universel du comte HORRIC de BEAUCAIRE, ministre de France au Danemark, par testament du 27 mars 1913.
Il fut mobilisé pendant la guerre de 1914-1918.
En 1919, il vendit la Tourette (Villognon), à la famille Sutre. (Frédéric DEGORCE et Patrice SÉPULCHRE)
Il épousa Christiane d'Alliney d'Elva.

Branche du RABY (Bouteville), et de la CAILLAUDIÈRE (Chassors) :
XV) HORRIC Daniel, écuyer, seigneur du Raby (Bouteville), de la Caillaudière (Chassors), d'Estivalle (Chassors) et de la Grève.
Encore jeune, il abjura le protestantisme sous l'influence du comte de Jarnac.
Le 26 juin 1665, il tint sur les fonds baptismaux, comme représentant de Guy Charles Chabot, Catherine Charlotte Chabot, fille de Louis, comte de Jarnac, et de Catherine de La Rochebeaucourt.
Il fut maintenu dans sa noblesse par Bégon, intendant de La Rochelle, le 22 décembre 1698.
En premières noces, il épousa le Ier mars 1677, Marguerite de Mânes. Elle était décédée avant le 13 février 1689, date à laquelle se fit le règlement de sa succession entre son mari, ses frères, Jean de Mânes, chevalier, seigneur des Coux, et Jacques de Mânes, chevalier, seigneur du Gazon, et Guy Chabot, chevalier, comte de Jarnac, à qui elle avait légué l'usufruit.
En 1689, Daniel habitait le logis d'Estival (communément appelé le château de Chassors). (Jean-Marie SAUVIGNON)
Daniel épousa en secondes noces, par contrat du 30 juin 1690 (Brunereau, notaire), Esther de Renouard.
De cette seconde union naquirent :
  1) Charles Isaac, baptisé à Chassors le 2 février 1695, écuyer, seigneur de la Caillaudière. (Registres paroissiaux de Chassors). (Yves TESSONNEAU)
Il décéda semble-t-il sans postérité.
2) Philippe, écuyer, seigneur de la Caillaudière et de la Jarrelée (Tonnay-Boutonne - Charente-Maritime), garde de la marine au port de Rochefort.
Le 27 septembre 1717, il épousa à Chassors, Gabrielle de Launay. (Registres paroissiaux de Chassors). (Yves TESSONNEAU)
Il décéda le 20 septembre 1723, et fut enterré dans l'église de Tonnay-Boutonne, le lendemain. (Registres paroissiaux de Tonnay-Boutonne) (Yves TESSONNEAU)
3) Françoise Marie Julie, baptisée à Chassors le 29 avril 1699. (Registres paroissiaux de Chassors). (Yves TESSONNEAU)
Elle fut religieuse, et fut nommée supérieure de la communauté des Filles de Saint-Thomas de Villeneuve, à Saint-Germain en Laye.
4) Etienne Isaac, baptisé le 11 mars 1700 à Chassors. (Registres paroissiaux de Chassors). (Yves TESSONNEAU)
Il décéda jeune.
5) Jacques, qui suit.
6) Marie, baptisée le 3 mai 1702, le même jour que son frère Jacques.

XVI) HORRIC Jacques, baptisé le 3 mai 1702 à Chassors, écuyer, seigneur du Raby, de la Caillaudière et du Burguet.
Il eut pour parrain Jacques HORRIC, seigneur de Laugerie, et pour marraine Françoise de Culant. (Registres paroissiaux de Chassors. (Yves TESSONNEAU)
Vers 1730, il épousa Marie Marguerite Dubois des Landes.
Le 9 juillet 1741, il acheta la seigneurie du Burguet à Alexandre de Beaupoil, chevalier, seigneur de Saint-Rémy.
Le 6 août 1756 (Jean Bernard, notaire royal à Angoulême), Jacques et sa femme, ainsi que François Bourdages, seigneur de Sigogne, conseiller au présidial, et Anne Jacquette de Bonnetie, son épouse, firent une constitution de 50 livres de rente au profit de Marguerite Thevet. (Collection des Inventaires Sommaires des Archives Départementales Antérieures à 1790).
Il comparut à l'assemblée de la noblesse d'Angoumois pour les Etats Généraux de 1789.
Il décéda le 15 thermidor an VII (2 août 1799), âgé de 97 ans, et avait eu pour enfants :
  1) Louis, né en 1737.
Il décéda le Ier mai 1759, sans postérité, et fut inhumé le lendemain à Bouteville. (Registres paroissiaux de Bouteville). (Yves TESSONNEAU)
2) Gaspard, qui suit.
3) Marie, qui était encore vivante en 1767.
4) Marie Thérèse, née le 21 juin 1741, et ondoyée le même jour à Saint-Même, avec la permission de Monseigneur l'évêque de Saintes. Les cérémonies du baptême furent suppléées le 22 octobre 1741. Parrain : Alexandre de Culant, chevalier; Marraine : Marie Thérèse de Culant, frère et soeur. (Registres paroissiaux de Saint-Même les Carrières). (Yves TESSONNEAU)
Elle décéda le 29 août 1768, et fut inhumée le lendemain dans le cimetière de Bouteville. (registres paroissiaux de Bouteville). (Yves TESSONNEAU).

XVII) HORRIC Gaspard, écuyer, seigneur du Raby.
Il possédait des bâtiments au Maine des Champs (Bouteville), qui furent vendus comme biens nationaux, le 13 prairial an VI, à Jean Jacques Richard. (Jérôme ROYER et Jean Paul GAILLARD).
Le 30 mars 1792, suite à une délibération du directoire de Cognac, il fut dressé un inventaire au logis du Raby (Bouteville), pour cause d'émigration présumée de Gaspard. (Jean-Paul GAILLARD)
Il émigra donc en 1792 et fit les campagnes de l'armée des Princes et de l'armée de Condé, dans le régiment noble à pied d'Angoulême.
Par contrat du 24 juillet 1763 (Bernard, notaire à Cognac), il épousa le lendemain religieusement à Saint-Léger de Cognac, Marie Chevreau de la Vallade, (décédée à Bouteville le 20 floréal an IX), fille de Jean, écuyer, seigneur de la Vallade, et d'Elisabeth Delafond. (Registres paroissiaux de Cognac, paroisse Saint-Léger et ses annexes, Saint-Caprais et Saint-Martin). (Yves TESSONNEAU) (Abbé Pierre BUREAU)
Il semble que ce soit lui et sa femme, qui firent un don à l'hôpital de Cognac, d'une rente de 60 livres, par acte reçu Laucherie, le 5 mars 1774.
Le divorce entre époux, pour cause d'émigration du mari, fut prononcé à Bouteville, le Ier ventôse an II. (Abbé Pierre BUREAU)
Agé de 68 ans, et demeurant alors à Angoulême, il fit sa déclaration devant le préfet de la Charente le 25 prairial an X, et fut amnistié le 21 prairial an XI. (Abbé Pierre BUREAU)
Il décéda à Mosnac le 13 mai 1814, ayant eu de son union avec Marie :
  1) Elisabeth, née le 11 juin 1766, et baptisée le 13 à Bouteville. Elle eut pour parrain Jacques Bouché, et pour marraine Elisabeth Chevreau. (Registres paroissiaux de Bouteville) (Yves TESSONNEAU).
Elle épousa à Bouteville, le 28 novembre 1780, Jean Louis François Fé, écuyer, seigneur de Maumont, lieutenant au régiment de Rouergue-Infanterie. (Registres paroissiaux de Bouteville (Yves TESSONNEAU)
Elle décéda le 20 avril 1808.
2) Marie, née et baptisée le 6 février 1764 à Bouteville. Elle eut pour parrain Jacques HORRIC, seigneur de La Caillaudière, et pour marraine Marié Fé de Rochemont. (Registres paroissiaux de Bouteville). (Yves TESSONNEAU).
Elle resta célibataire.

Branche de RUEFRANCHE et de LAUGERIE (Champagnoles - Charente-Maritime) :
XIV) HORRIC Antoine, écuyer, seigneur de la Vallade (Champagnolles - Charete-Maritime), et de la Ruefranche.
Avec son père et ses frères, il prit part au mouvement protestant de 1621 et au siège de Saint-Jean d'Angély.
Il fut l'un des promoteurs de l'agitation de l'Angoumois en 1643-1644, et fut député par la noblesse protestante de cette province à l'assemblée tenue à Montignac, le 8 novembre 1643.
Le 20 juillet 1659, il rendit un aveu à l'abbé de Saint-Jean d'Angély, pour le fief de Ruefranche. Cet aveu contenait l'énumération des immunités et nombreux droits attachés à la possession de cette seigneurie.
Il fut maintenu en sa noblesse le 5 février 1667, par d'Aguesseau, intendant de Limoges.
Par contrat du 27 octobre 1625 (Joubert, notaire), il épousa en premières noces Marguerite de La Loubière, fille de feu Gabriel, et de Suzanne Pascaud.
De cette union naquirent :
  1) Suzanne, qui épousa le 15 avril 1649, par contrat passé devant Getreau, notaire, Elie Laisné, écuyer, seigneur de Francheville. Il transigea le 28 mars 1685, avec Léonor HORRIC, son beau-frère.
Elle décéda le 8 juillet 1692, et fut inhumée dans l'église de Courbillac (Charente).
Antoine épousa en secondes noces, par contrat du 16 décembre 1642, (Guitton, notaire), Jeanne de La Font (alias de La Foy), fille de Jean et de Marie Rougeau, alias Rangeard, en présence de ses soeurs Esther et Marie HORRIC.
Il décéda avant le 8 mars 1685, date à laquelle son fils et sa fille se partagèrent sa succession.
De sa seconde union naquit :
  2) Léonor, qui suit.

XV) HORRIC Léonor, écuyer, seigneur de la Ruefranche, de Laugerie (Champagnolles - Charente-Maritime), le Souterrain (Courbillac), etc.
Il comparut au ban de la noblesse d'Angoumois en 1690, et fut maintenu en sa noblesse par Bégon, intendant de La Rochelle.
Au début du XVIIIème siècle, il était possesseur du logis du Souterrain (Courbillac). (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).
Par contrat du 8 janvier 1672 (Cazélis, notaire), il épousa Suzanne Morineau, fille de feu Mathieu, sieur de Laugerie, et de Marie Richard.
De cette union naquirent :
  1) Antoine, écuyer, né le 14 novembre 1672, baptisé le 4 décembre suivant dans l'église protestante de Jarnac.
2) Jacques, qui suit.
3) Marie, baptisée à l'église protestante de Jarnac, le 2 mai 1677.
Elle abjura dans le courant de sa vie.
Elle fut inhumée dans l'église catholique de Courbillac, le 5 mai 1701.

XVI) HORRIC Jacques, né le 21 décembre 1673, et baptisé le 27 mai 1674 dans l'église protestante de Jarnac, écuyer, seigneur de Laugerie, de la Ruefranche et de Langlade.
En 1694, il entra dans l'armée comme cadet gentilhomme et gagna ses premiers grades au régiment d'infanterie de Charolais. Il fut nommé capitaine au régiment de Beaujolais le 21 août 1708, et quitta le service après avoir été nommé chevalier de Saint-Louis, avec une pension de 400 livres.
Il épousa à Pons (Charente-Maritime), le 20 décembre 1702, alias le 22 janvier 1703, (par contrat reçu Heudebourg, notaire), Jeanne Renaud, fille de Gabriel, conseiller du roi, et de Jeanne Collineau.
Le 28 décembre 1717, il passa un accord avec la famille de sa femme. Cet accord montrait que deux frères de Jeanne Renaud, léguèrent une somme de 1000 livres à sa fille Marguerite Elisabeth.
Jacques décéda le 18 janvier 1757 et fut inhumé dans la chapelle de Laugerie en l'église de Champagnolles (Charente- Maritime).
De son union avec Jeanne étaient nés :
  1) Jacques, qui suit.
2) Pierre, né le 11 juillet 1711 à Saint-Germain du Seudre (Charente-Maririme), chevalier, seigneur de Laugerie, dit le chevalier HORRIC.
Nommé cadet gentilhomme le Ier janvier 1727, il passa lieutenant le 20 juillet 1733 aux Milices du Poitou, puis le 8 décembre 1734 au régiment de Montconseil, devenu successivement Traisnel, Lastic, et Beaujolais.
Il fit la campagne d'Italie en 1734 et fut blessé le 17 juin à la bataille de Parme.
Capitaine le 4 novembre 1746, aide-major le Ier janvier 1747, il fit en cette qualité la campagne d'Allemagne de 1748.
Il fut nommé chevalier de Saint-Louis le Ier août 1748.
Le 22 juillet 1748, il fut blessé à la bataille de Crefeld.
Major le 22 avril 1758, il fut nommé lieutenant-colonel au régiment de Beaujolais le 28 avril 1763, passa au régiment de Lamballe de 1765 à 1768, et revint au régiment de Beaujolais sous le comte de Lastic, comme mestre de camp.
Il se retira peu après en Saintonge.
Le 8 janvier 1751, il épousa à Saint-Germain du Seudre, Marie de La Marthonnie.
Il décéda à Pons le 18 mars 1773, sans postérité, et fut inhumé dans l'église Saint-Martin de cette ville.
3) Marie Jeanne, qui épousa le 8 novembre 1735, Claude Turnel, écuyer, seigneur de Montguyon.
Le 31 mars 1738, exerçant les droits de Marie Jeanne, Claude céda le logis et dépendances du Souterrain (Courbillac), à Pierre Perdriau à titre de rente pour 200 livres par an. (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE).
4) Marguerite Elisabeth, dite Madame de la Ruefranche, baptisée à Champagnolles le 5 juin 1709.
Elle fut religieuse, et fut nommée supérieure du couvent de la Foi à Pons.
Elle décéda au château de Laugerie le 28 octobre 1792.
5) Marie Anne, née le 23 juin 1714.
Elle épousa à Champagnolles, le 10 avril 1751, François Fresneau, écuyer, seigneur de la Gataudière, capitaine au corps des ingénieurs, directeur des fortifications de la Guyanne, chevalier de Saint-Louis.
6) probablement Jacques Auguste, écuyer, seigneur du Breuil.
Il eut d'une union inconnue :
  a) Marie Constance,
b) Suzanne Marie,
c) Marie Auguste,
qui furent admises toutes les trois, de 1767 à 1771, dans la couvent des Nouvelles Catholiques de Pons.

XVII) HORRIC Jacques, baptisé le 26 juillet 1708 dans l'église de Champagnolles, chevalier, seigneur de Laugerie et de la Ruefranche.
Il fut officier au régiment de Nicolai, fit une campagne à Saint-Domingue en 1746.
Par contrat du 12 août 1732 (Ratier, notaire à Pons), il épousa en premières noces Marie Honorée Jaulin du Seutre, fille de feu Alain, sieur du Seutre, et d'Elisabeth Faure (alors remariée avec François HORRIC, chevalier, seigneur d'Andonne et de la Rochetolay).
De cette union naquirent :
  1) Jacques Antoine, qui suit.
2) Mathurin, à qui MM. de La Marthonie, de Beaupoil, François HORRIC d'ANDONNE, gentilshommes de Saintonge, délivrèrent le 8 novembre 1745, en vue du service militaire, une attestation de noblesse visée, le 14 du même mois, par l'intendant de La Rochelle.
3) Jean Antoine, né le 30 mai 1738.
Il fut cadet dans une compagnie détachée de la marine, le Ier mars 1753, lieutenant au régiment de Durfort le 20 décembre 1758, puis lieutenant au régiment de Beaujolais.
Par brevet du 29 décembre 1777, il fut nommé chevalier de Saint-Louis.
Il fit les campagnes de 1759 à 1762 en Allemagne, et abandonna le service le 6 juin 1778.
4) Jeanne Elisabeth, née au château de Laugerie le 6 septembre 1733.
5) Louise Aimée, née le 21 mars 1737.
Elle fit ses preuves pour entrer à Saint-Cyr, devant d'Hozier, le 12 septembre 1746.
6) Marie Honorée, née le 12 juin 1741 à Laugerie.
Marie Honorée décéda en 1746 et fut inhumée le 17 juin dans la chapelle de Laugerie en l'église de Champagnolles.
Jacques épousa en secondes noces, à Niort, le 20 juillet 1747, Marie Gabrielle de Lucet, fille de Gabriel, écuyer, ingénieur du roi à Brouage, et de feue Marie Huet.
De cette seconde union naquirent :
  7) Marie Augustine, qui fut baptisée le 27 mai 1749 en l'église Notre-Dame de La Rochelle.
8) Marie Constance, baptisée à Notre-Dame de La Rochelle, le 23 décembre 1752.
Elle fut pensionnaire du couvent des Nouvelles Catholiques de Pons, du 28 février 1767 au 5 juillet 1769.

XVIII) HORRIC de LAUGERIE Jacques Antoine, né au château de Laugerie le 30 janvier 1736.
Il servit comme lieutenant au régiment de Beaujolais, et quitta le service avec le grade de capitaine d'infanterie et la croix de Saint-Louis.
Il prit part à l'assemblée de la noblesse de Saintonge pour les Etats Généraux de 1789, émigra, et fit les campagnes de l'armée de Condé.
Le 15 janvier 1779, il épousa à Champagnolles, Marie Anne Louise Rose de Goubert, fille de François Germain, chevalier, seigneur du Breuil, chef d'escadre des armées navales, chevalier de Saint-Louis; et de Marie Anne Gabrielle Ancelin de Saint-Quentin.
Il décéda le 28 novembre 1806, ayant eu pour enfants :
  1) Antoine Emmanuel, qui décéda jeune.
2) Marie Henriette, qui fut baptisée le 23 novembre 1779 à Champagnolles.
3) Louise Eléonore, qui fut baptisée le 17 janvier 1783.
Elle fut religieuse carmélite au couvent de l'Incarnation à Poitiers.
Elle décéda le 4 décembre 1866.
4) Pierre Antoine, qui suit.

XIX) HORRIC de LAUGERIE Pierre Antoine, né en 1785.
Il épousa Caroline Angélique de Goubert.
Il décéda à la Martinique en 1839, et avait eu pour enfant :

XX) HORRIC de LAUGERIE François Pierre Jules, né en 1823.
Le 4 mars 1847, il épousa Marguerite Henriette Achard.
De cette union naquirent :
  1) François Albert.
2) Théobald Henri Dieudonné Albert Jules, né le Ier janvier 1853.
Engagé volontaire aux zouaves pontificaux, il fut tué à la bataille du Mans, le 11 janvier 1871.
3) Gabrielle Marie Thérèse Albertine, qui fut religieuse.

Branche du BURGUET (Bréville) :
XIV) HORRIC Pierre, écuyer, seigneur de Belleville.
Il prit part avec son père et ses frères au mouvement calviniste de 1621, et à la défense de Saint-Jean d'Angély.
Par contrat du 14 juin 1629 (Plinet, notaire), il épousa Anne Méhée, fille d'Isaac, écuyer, seigneur de Moulidars, et de Marie de Nourrigier.
Il décéda avant le 5 février 1667, date à laquelle sa veuve fut maintenue noble par d'Aguesseau, intendant de Limoges.
De son union avec Anne naquirent :
  1) Elie, qui suit.
2) Marie, qui abjura à Cognac, le 21 avril 1636.
Elle épousa Pierre de Launay, seigneur du Moulin.
Elle assista au mariage de sa soeur Anne.
3) Anne, qui épousa le 6 juin 1673, Alexandre de Beaupoil, écuyer, seigneur du Maine et de Mareuil.
4) Louis, écuyer, seigneur de la Barrière, qui assista au mariage de sa soeur Anne.

XV) HORRIC Elie, écuyer, seigneur de Belleville et du Burguet.
Par contrat du 16 janvier 1671 (Boisteau, notaire à Jarnac), il épousa Gabrielle de Beaupoil, fille de Charles, écuyer, seigneur de Tiersac, et de Marie de La Serre.
Il fut présent au ban de la noblesse d'Angoumois en 1689, et fut inscrit au rôle le cinquième.
Il décéda le 14 décembre 1696, et fut inhumé, ainsi que sa femme, dans l'église de Bréville.
De son union avec Gabrielle naquirent :
  1) Pierre, qui fut baptisé à Bréville, le 14 juin 1672.
Il décéda sans doute jeune.
2) Jacques, qui suit.
3) Philippe, écuyer, seigneur de Belleville.
Il fut mentionné, avec son frère Jacques, dans une transaction passée, le 27 octobre 1702, entre eux et Léonor HORRIC, écuyer, seigneur de la Ruefranche, devant (Boutaud, notaire en Angoumois.
En 1702, il hérita aussi avec son frère Jacques de la terre et château du Burguet (Bréville), de leurs père et mère. (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE)

XVI) HORRIC Jacques, né le 17 mai 1673, écuyer, seigneur du Burguet.
Le 30 juin 1690, il épousa à Chassors Angélique de Renouard. (Registres paroissiaux de Chassors). (Yves TESSONNEAU)
En 1702, il hérita avec son frère Philippe, de la terre et château du Burguet (Bréville), de leurs père et mère. (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE)
Jacques habita alors au Burguet.
Il décéda sans postérité.

Branche de la BARRE (Villejoubert), d'ANDONNE (Villejoubert), et de la ROCHETOLAY (Augé - Deux-Sèvres) :
X) HORRIC Antoine, écuyer, seigneur de la Barre et d'Andonne.
Le 31 janvier 1514, il fit une transaction avec Renaud, son frère, au sujet de la succession de ses père et mère.
Avant le 27 avril 1520, il épousa Marthe Tricquot, fille de feu Jehan, écuyer, seigneur de la Barre, et de Marie de Livron.
Il rendit hommage, à cause de sa femme, le 27 avril 1520, au comte de La Rochefoucauld, pour divers biens situés dans la baronnie de Montignac.
Le 14 février 1529, il comparut comme tuteur de Geoffroy et Jean de Livenne, dans un acte d'accord, relatif à la famille de Livenne.
De son union avec Marthe naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) Jehan, écuyer, seigneur de la Barrière.
Vers 1560, il épousa Jeanne de Massougnes.
Ils firent une transaction avec Jean, son frère aîné, et Catherine Regnauld, épouse de ce dernier, au sujet de la succession de leurs père et mère, acte passé au lieu noble de la Barre, le 24 juillet 1565, devant Pelletan, notaire.
3) Léon, qui fit la branche de la Baronnière.
4) Marc, qui fut chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Rom (Deux-Sèvres). (La commanderie de Rom relevait de la Maison Dieu de Montmorillon, que deux bulles des papes Innocent VIII et Pie IV, des 17 mars 1489 et Ier juin 1560, avaient réunie à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem).
Il figura en cette qualité, comme témoin dans un contrat d'accord passé, le 7 mai 1563, devant Charpentier, notaire, entre Antoine HORRIC, écuyer, seigneur de Montigné, et Jehan HORRIC, écuyer, seigneur de la Barre.
Il décéda avant le 15 septembre 1573, laissant tous ses biens à frère André de Mânes, religieux de la Maison Dieu de Montmorillon.

XI) HORRIC Jean, écuyer, seigneur de la Barre et de la Motte d'Andonne.
Il fut gentilhomme de la chambre du roi.
Le 7 janvier 1560, il fournit un dénombrement au comte de La Rochefoucauld, pour les fiefs qu'il tenait de lui dans la baronnie de Montignac.
Par acte du 9 mai 1578, (François Croiset et Nicolas Legendre, notaires au Châtelet de Paris), il fit un accord au sujet d'une rente de 3000 livres tournois, avec Charles de Vivonne, chevalier de l'ordre du roi, seigneur de la Chasteigneraye, et Madeleine de Bourdeille, l'une des filles de la Reine-Mère.
En 1545, il épousa Catherine Regnauld, fille de Jean, chevalier, seigneur de Saint-Mary, et de Charlotte de Saint-Gelais.
Il fit une donation à son fils à l'occasion du mariage de celui-ci avec Anne de Mergey, par acte du 30 décembre 1579 (Sénéchal et Démont, notaires à Montignac).
De son union avec Catherine naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) David, écuyer, seigneur de la Verde.
Il fut présent avec son frère Jean, au contrat de mariage de Philippe HORRIC, écuyer, seigneur de la Courade, avec Renée de Pontard, le 19 décembre 1587.
3) Charles, écuyer, qui fut cité dans un acte du 7 décembre 1586.

XII) HORRIC Jean, écuyer, seigneur de la Barre et d'Andonne.
Par contrat du 22 août 1577, passé au château de La Rochefoucauld, (Pasquet, notaire), il épousa Anne de Mergey, fille de Jean, écuyer, seigneur de Benage, et d'Anne de Courselle.
De cette union naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) peut-être Marie, qui fut marraine à Saint-Amand de Nouère le 16 octobre 1612.

XIII) HORRIC Jean, écuyer, seigneur de la Barre, d'Andonne, de la Motte d'Andonne et du Châtelard de Saint-Amand de Boixe.
Convoqué au ban de la noblesse d'Angoumois en 1635, il fit défaut.
Par contrat du 28 janvier 1617 (Amyault, notaire à Niort), il épousa en premières noces Louise Laurens, fille de Louis, écuyer, seigneur de la Mortmartin.
De cette union naquit :
  1) Jean, qui suit.
2) Catherine, qui épousa par contrat du 24 février 1642, passé au château de la Barre (Amyaud, notaire), Bénigne Réorteau, écuyer, seigneur de la Rochetolay.
Elle décéda avant le 10 février 1686, date du partage de sa succession.
3) Jacquette, qui fut baptisée à Saint-Amand de Boixe, le 27 décembre 1621.
Il semble que Jean épousa en secondes noces, vers 1625, Catherine d'Anché, fille de Jacob, écuyer, seigneur du Puy d'Anché, et de Catherine des Gittons.
Jean décéda avant le 24 février 1642.

XIV) HORRIC Jean, né en 1619, écuyer, seigneur de la Barre, de la Motte d'Andonne et du Châtelard.
Il eut un long procès à soutenir, de 1648 à 1677, devant le Parlement de Paris, contre le duc de La Rochefoucauld, au sujet des droits de chasse dans la forêt de la Boixe, à cause du château de la Barre. A la suite de ce procès, qui fut perdu par Jean, le roi ordonna la saisie féodale de la Barre.
Par contrat du 8 août 1647 (Imbert, notaire), il épousa Louise Réorteau, fille de Charles, chevalier, seigneur de la Rochetolay, et de Lucrèce des Girrons.
Par acte du 28 avril 1653, il fit avec sa soeur Catherine, le partage des biens qui leur revenaient dans les successions de Louis Laurens, leur aïeul, et d'autre Louis Laurens, écuyer, seigneur de Coulon, leur oncle.
Il fut maintenu en sa noblesse par d'Aguesseau, intendant de Limoges, le 24 février 1668.
Par acte du 11 juin 1675 (Radichon, notaire), il fit une donation entre vifs, à son fils Pierre, afin qu'il puisse se mettre en équipage pour servir le roi en qualité de garde du corps.
Il décéda avant le 20 août 1685, date à laquelle sa veuve fit un accord concernant le paiement de son douaire, assigné sur la terre de la Barre, avec leur fille Anne Renée, épouse de Pierre Réorteau, chevalier, seigneur de la Rochetolay, et avec Jean Gourdin, écuyer, seigneur de la Faye et de la Barrière de Tourriers. Cet accord avait été soumis préalablement à l'arbitrage du comte de Jarnac, lieutenant-général en Saintonge et en Angoumois.
De son union avec Louise Réorteau, naquirent :
  1) Pierre, qui suit.
2) Anne Renée, qui épousa à Saint-Projet (Deux-Sèvres), le 8 septembre 1685, Pierre Réorteau, chevalier, seigneur de la Rochetolay et de Malescot.
Elle fut inhumée dans l'église de Saint-Projet, le 16 juin 1724.

XV) HORRIC Pierre, chevalier, seigneur d'Andonne et de la Barre d'Andonne.
Il fut garde du corps du roi Louis XIV.
Par contrat du Ier juillet 1678 (Arnauld, notaire à Saintes), il épousa en premières noces Louise Morineau, veuve de Charles de Lescan, écuyer, seigneur de Laujardière.
De cette union naquirent :
  1) François, qui suit.
2) René, écuyer, seigneur d'Andonne et de Méré.
Il décéda sans postérité le 12 janvier 1749.
Pierre épousa en secondes noces Gabrielle Tizon. (Elle était encore vivante le 14 novembre 1740).
Convoqué par Bégon, intendant de La Rochelle, pour présenter ses titres de noblesse, lors de la révision de 1698, il fit défaut. Cette omission fut réparée plus tard par son fils François.

XVI) HORRIC François, né à Royan le 18 avril 1682, chevalier, seigneur d'Andonne, de Marvillars, de la Rochetolay, de Méré, etc...
Il produisit ses titres devant M. de Beauharnais, intendant de La Rochelle, et fut maintenu en sa noblesse le 16 septembre 1715.
Par acte du 29 avril 1716, il acquit la seigneurie de la Rochetolay en Poitou.
Il épousa par contrat du 10 avril 1716, (Chevalier, notaire à Saint-Genis de Saintonge), Elisabeth Faure, veuve d'Alain Jaulin, sieur du Seutre, et fille de feu Gilles, avocat en parlement, et de Marguerite Gautier.
Il décéda le 31 juillet 1749, et fut inhumé le lendemain en l'église de Bois, en Saintonge.
De son union avec Elisabeth naquirent :
  1) François, qui suit.
2) Marie Louise, qui épousa Jacques Honoré de Lisle, chevalier, seigneur de Bonlieu.
3) Thérèse.

XVII) HORRIC François, né le Ier mars 1718 à Saint-Genis de Saintonge (Charente-Maritime), chevalier, qualifié haut et puissant seigneur marquis de la Rochetolay, baron d'Augé, seigneur de Preguillac et de Saint-Antoine de Bois, d'Andonne, de Chassagne, etc...
Il fut tuteur des enfants mineurs de Jacques Honoré de Lisle, chevalier, seigneur de Bonlieu, et de Marie Louise HORRIC, sa soeur.
Le 29 août 1765, il vendit la seigneurie de Marvillars et la métairie de la Barre, à Henri Zacharie Isle, capitaine des vaisseaux du roi, au nom de ses neveux, Henri Mathieu, Marie Gabriel et Jean Jacques Isle de Beauchesne (Jobet, notaire à Saintes).
Il figura au ban de la noblesse de Saintonge convoqué à Saintes par le maréchal de Senecterre, le 3 juillet 1758.
Pour les Etats Généraux de 1789, il vota en personne à l'assemblée des gentilshommes de Saintonge, et fut représenté à celle de la noblesse du Poitou par le marquis de Gourjault, pour les fiefs de la Rochetolay et de Saint-Projet.
Par contrat passé le 10 avril 1741 (Préveraud, notaire), il épousa au château de Préguillac, Rose Françoise de Guibal, fille d'Emmanuel, chevalier, seigneur de Préguillac, ancien capitaine au régiment d'Anjou-Cavalerie, chevalier de Saint-Louis et de Saint-Lazare; et de Charlotte de Gasq.
François décéda le 12 juin 1801, ayant eu pour enfants :
  1) Emmanuel, qui suit.
2) François, qui fut baptisé dans l'église Sainte-Eulalie de Préguillac, le 3 février 1743.
Lieutenant au régiment de Beaujolais le 21 décembre 1761, il fit la campagne de 1762 en Allemagne.
Il décéda en 1777.
3) René, né au château de Préguillac le Ier avril 1744.
Il fut lieutenant au régiment de Beaujolais.
Il décéda à Saint-Genis de Saintonge, le 15 novembre 1777.
4) Pierre, qui fit la branche du Pin.
5) Marie Marguerite, née à Saint-Genis de Saintonge le 19 août 1761.

XVIII) HORRIC Emmanuel, né au château de Préguillac et baptisé le 2 février 1742 dans l'église de ce lieu, chevalier, qualifié haut et puissant seigneur comte de la Rochetolay, seigneur de Préguillac et de Saint-Antoine, de Chassagne, de Boisroche, etc...
Il entra comme cornette le 23 novembre 1759 au régiment de dragons du prince de Beauffremont-Courtenay. Il fit les campagnes de 1759 à 1761 en Allemagne et avança dans le même régiment jusqu'au grade de capitaine.
Passé ensuite au régiment de dragons de Lorraine, puis le 15 juin 1784 au régiment de Chasseurs de Picardie, il fut nommé le 26 mai 1788, capitaine commandant et la même année, chevalier de Saint-Louis.
Il donna sa démission en 1789, et assista à l'assemblée de la noblesse de Saintonge pour les élections aux Etats Généraux, puis émigra.
Il se distingua à plusieurs reprises à l'armée des Princes.
Par contrat du 25 février 1782 (Bironneau, notaire), il épousa Rose Julie Desmier d'Archiac, fille de Jean Louis, comte de Saint-Simon, chevalier, seigneur de Dercie, Boursol, etc., lieutenant-général des armées du roi, inspecteur général des côtes de Poitou, Aunis et Saintonge; et de feue Marthe Guinot de Dercie de Monconseil.
Son mariage fut célébré le 5 mars 1782 à Saint-Michel de Saintes.
Il décéda en 1811, ayant eu pour enfants :
  1) Louis Marc, qui suit.
2) Anne Adèle, qui fut baptisée à Saintes, le 15 décembre 1788.
Elle décéda en bas-âge.

XIX) HORRIC de La ROCHETOLAY Louis Marc, né le 8 juin 1790 à Saintes, comte HORRIC...
Il fut sous-préfet de Châteaulin et de Barbezieux, secrétaire-général de la préfecture de la Charente-Inférieure sous la Restauration.
Le 8 mars 1813, il épousa à Champagnolles, Marie Esther Dumorisson.
Il décéda le 24 juin 1846, ayant eu pour enfant :

XX) HORRIC de La ROCHETOLAY Louis Marc Stanislas, né le 7 mai 1817 à Barbezieux, comte HORRIC...
Il fut admis à l'école Polytechnique en 1836, puis en 1838 à celle des Ponts et Chaussées.
En 1840, il entra au service de l'Etat, et dirigea à partir de 1845, la construction du chemin de fer de Tours à Bordeaux.
Le 10 janvier 1853, il entra à la compagnie du Midi où il occupa un peu plus tard les fonctions d'ingénieur en chef, puis de directeur général des travaux de construction.
Il rentra en 1867 au service de l'Etat et fut chargé en 1868 du service maritime du département de la Gironde.
Nommé ingénieur en chef de Ière classe le Ier mai 1878, il prit sa retraite en 1881, comme inspecteur général des Ponts et Chaussées.
Le 24 janvier 1850, il épousa Louise Caroline Dorothée Adeline Dejan, soeur du général Edme Napoléon Dejean.
Il décéda au château du Roc (Saint-Thomas de Cônac - Charente-Maritime), le 11 décembre 1881.
De son union avec Louise Caroline naquirent :
  1) Louis Marie Stanislas, né le 6 novembre 1850.
Il décéda le 12 janvier 1900.
2) Marie Edmée Adèle, née le 27 mars 1853.
Elle épousa le 11 avril 1874, Paul Joseph Carmognac des Combes, ingénieur de l'Etat, chevalier de la Légion d'Honneur.
Elle décéda à Bordeaux, le 7 février 1920, et fut inhumée à Saint-Thomas de Conac (Charente-Maritime).
3) Marie Madeleine, née le 25 septembre 1867.
Elle épousa à Bordeaux le 24 avril 1888, Marie Jean François Emile, baron Durègne de Launaguet, ingénieur des Télégraphes.

Branche du PIN :
XVIII) HORRIC de La ROCHETOLAY Pierre, né au Château (Ile d'Oléron - Charente-Maritime), le 16 juillet 1755, chevalier, seigneur du Pin.
En 1776, il entra en qualité de sous-lieutenant, aux grenadiers royaux de Guyenne, et fut réformé avec ce corps en 1781.
Il assista à l'assemblée des gentilshommes de Saintonge pour les élections aux Etats Généraux de 1789.
Il émigra et servit à l'armée des Princes dans la compagnie formée par les gentilshommes de Saintonge, Angoumois et Aunis. Il prit part à la défense de Maëstricht en 1793, servit ensuite à l'armée de Condé et fit les campagnes de 1794 à 1796 dans le second bataillon des chasseurs nobles à pied.
Par contrat du 8 février 1790, il épousa Catherine Pauline Léontine de Robert du Pin.
Il décéda le 29 décembre 1821, ayant eu pour enfants :
  1) François, né le 5 juillet 1791.
Il décéda le 18 septembre 1792.
2) Philippe, qui décéda en bas-âge.
3) Jean Charles, qui suit.
4) Léon Claude Marc Antoine, né le 17 janvier1808.
Il épousa Sophie Chauvin.
Décédé le 10 juin 1885, il avait eu une fille :
  a) N.
5) Marie Thérèse, née le 13 juillet 1802.
Elle épousa Jean François Guerry, officier de marine.
6) Julie, qui épousa Jean Baptiste Corbineau.

XIX) HORRIC de La ROCHETOLAY Jean Charles, né au château du Pin, le Ier décembre 1803.
En 1839, il épousa Marie Josèphe Augustine Jaulin de Vignemont du Seutre.
Il décéda le 4 mars 1861, ayant eu pour enfant :
  1) Marie Glosinthe, qui épousa Alexis Gérard.

Branche de la BARONNIÈRE (Les Pins) :
XI) HORRIC Léon, qui assista le 21 décembre 1557, au contrat de mariage de Lionnet Gourdin, écuyer, seigneur du Montet, avec Louise de Boiges.
Il fit une transaction avec son frère Jean, écuyer, seigneur de la Barre, le 14 juillet 1567.
Attaché au parti de la Réforme, il acquit une assez grande notoriété comme capitaine huguenot. Pendant le siège de La Rochelle en 1573, il commanda l'artillerie protestante, s'empara par surprise de Lusignan en 1574 et s'enferma dans la place avec René de Rohan et la défendit contre l'armée royale. A la fin du siège, il fut chargé d'arrêter avec François de La Béraudière, seigneur de l'Ile Rouet, les termes de la capitulation.
Il assista à l'assemblée des protestants tenue en 1594, à Jarnac.
Avant le 2 octobre 1577, il épousa Jeanne de Massougnes, fille de Jean, écuyer, seigneur de Souvigné, et de Marguerite Chambret.
De cette union naquirent :
  1) Louis, écuyer, seigneur de la Baronnière.
Il fut convoqué au ban de la noblesse d'Angoumois en 1635, et fit défaut.
2) Aaron, qui suit.
3) Jean, écuyer, seigneur de la Baronnière et de la Forge.
Le 26 juillet 1633, il fut présent au contrat de mariage de sa nièce Eléonore HORRIC, avec René Decescaud.
Le Ier mai 1635, il donna une quittance de 116 livres à Denis Pasquet, écuyer, seigneur de l'Age-Bâton, dans laquelle il était qualifié d'écuyer, sieur de la Forge-Baronnière, et indiqué comme habitant dans la paroisse de Néré, en Saintonge.

XII) HORRIC Aaron, chevalier, seigneur de la Baronnière.
Il épousa Marie de Ribier.
De cette union naquirent :
  1) Eléonore, qui épousa en premières noces, par contrat du 26 juillet 1633 (Comte, notaire), René Decescaud, écuyer, seigneur de Fontpalais, demeurant au château de Saint-Just, en Périgord.
Elle épousa en secondes noces, par contrat du 10 septembre 1650, Charles de Beaupoil, écuyer, seigneur de Mareuil.
En 1669, elle demeurait au lieu noble de la Baronnière (Les Pins). (Jean-Paul GAILLARD)
2) Marie, dame de la Chaize, qui resta célibataire.
Par acte du Ier octobre 1634, passé par Desaunières, notaire à La Rochefoucauld, elle fit abandon de ses biens à René Decescaud, écuyer, seigneur de Fontpalais, se réservant l'usufruit sa vie durant.

Branche du BOIS d'ANCENNE, du PLESSIS-BONNAY et du COUDREAU, (Sans jonction) :
I) HORRIC, alias HORRY Guillaume, écuyer, seigneur du Bois d'Ancenne, de la Coudre (Thuré - Vienne), et du Plessis-Bonnay.
Vers 1410, il épousa Jeanne Turpin, veuve de Guillaume de Naillac, vicomte de Bridiers, et fille de Guy, chevalier, seigneur de Crissé, et de Marie de Rochefort.
De cette union naquirent :
  1) Guillaume, qui suit.
2) Guillemette, dames des Roches, des Roziers et du Plessis-Bonnay.
Vers 1430, elle épousa Guillaume de Tranchelion, écuyer, seigneur de Palluau et de Marteau, chambellan du roi.

II) HORRIC, alias HORRY Guillaume, écuyer, seigneur du Bois d'Ancenne.
De 1490 à 1521, il fut sénéchal du pays de Châtellerault (Vienne).
Il épousa Françoise de Mons.
De cette union naquirent :
  1) Louise, qui épousa par contrat du 20 juillet 1525 (François de La Noue et Lucas, notaires à Châtellerault), Antoine de Sauzay, écuyer, seigneur de Beaurepaire, maître d'hôtel de François de Bourbon, duc de Montpensier.
2) peut-être Jean, qui suit.

III) HORRIS, alias HORRIC Jean, écuyer, seigneur de Pichon (Antran - Vienne), et du Coudreau (Cenon - Vienne).
Il fut contrôleur de la garenne et forêt du duché de Châtellerault, donna reçu pour une partie de ses gages le 6 juillet 1600, et le 10 juillet 1613, en donna une autre pour ses gages de contrôleur gruyer et garde-marteau du duché de Châtellerault.
Il décéda avant 1614, date de l'inventaire de ses biens, et avait eu pour enfants d'une alliance inconnue :
  1) Pierre, qui suit.
2) Charles, écuyer, seigneur de Mouton.
3) Jean, qui fut religieux de Marmoutiers, docteur en Sorbonne, gradué du collège de Marmoutiers, et fondé de l'Université de Paris.
4) Antoine, écuyer, seigneur de Maisonneuve (Antran - Vienne).
En 1629, il fit un accord, avec ses frères, pour des propriétés à Cenon (Vienne).
5) Prégente, qui épousa en secondes noces René Richard, avocat au siège royal de Châtellerault. Le nom de sa première union est inconnu.
Elle décéda ainsi que son mari, avant le Ier février 1614.

IV) de HORRIS, alias de HORRIC Pierre, écuyer, seigneur du Coudreau.
Il fut gentilhomme de la Reine-Mère.
Le 25 octobre 1615, il reçut en don du roi, par lettres patentes datées de Bordeaux, la remise des droits seigneuriaux dus pour la vente de la seigneurie de Baudiment (Coussay les Bois - Vienne), mouvant de Sa Majesté à cause de son château de Lusignan.
Il eut peut-être pour fils, d'une union inconnue :
  1) Jean, écuyer, seigneur de Pichon.
Il était décédé avant le 12 octobre 1672, date où Mathurin Ragueneau était tenancier, à sa place, dans l'aveu fait à Châtellerault, par Louise de Croisilles, veuve de Georges Gillier, chevalier, pour le Puygarreau.

- BEAUCHET-FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
- Simon des COUSTURES : Nobiliaire de la généralité de Limoges.
- Abbé TRICOIRE : Le château d'Ardenne.
- Abbé Pierre BUREAU : Les émigrés charentais.
- Jérôme ROYER et Jean-Paul GAILLARD : Article sur le Maine des Champs (Bouteville), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Jean-Paul GAILLARD : Articles sur le Raby (Bouteville), et la Baronnière (Les Pins), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE : Articles sur le Burguet (Bréville), et le Souterrain (Courbillac), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Jean-Marie SAUVIGNON : Articles Estival, alias Estivalle (Chassors, et la Courade (Mareuil), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Laurent MAURIN : Article sur la Motte (Saint-Genis d'Hiersac, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Danielle ARNAUD : Article sur la Barre (Villejoubert), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Frédéric DEGORCE et Patrice SÉPULCHRE : Article sur la Tourette (Villognon), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Fabienne MANGUY : Article sur le château de Moutonneau, dans Association Promotion Patrimoine - Châteaux, manoirs et logis de la Charente.
- Collection des Inventaires Sommaires des Archives Départementales Antérieures à 1790.
- Yves TESSONNEAU : Données généalogiques.
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