JOUSSERAND
blason de la famille Jousserand
Coupé de gueules sur azur, à l'aigle d'argent brochant sur le tout, le vol abaissé, couronnée, becquée et onglée d'or.
(Nouveau d'Hozier, Preuves de Saint-Cyr, Preuves Militaires).

variante du blason de la famille Jousserand
variante du blason de la famille Jousserand
variante du blason de la famille Jousserand
Burelé d'azur et de gueules de 8 pièces, à l'aigle d'argent au vol abaissé, brochante sur le tout, becquée et membrée d'or.
(Maintenue de Barentin).
Burelé de 6 pièces, d'argent et d'azur, à l'aigle de gueules au vol abaissé, brochante sur le tout.
(Fonds Français 20.261).
D'argent à l'aigle de sable. (au vol abaissé ?)
(Pièces Originales 1592; Armorial d'Anjou).

On trouve aussi :
blason de la famille Jousserand (Jougla de Morenas)
blason de la famille Jousserand (Rietstap).
Burelé d'or et d'azur, à une aigle (au vol abaissé), de sable brochante.
(Jougla de Morenas : Grand armorial de France).
Fascé de gueules et d'azur de 8 pièces, à l'aigle (au vol abaissé), d'or brochante sur le tout.
(Rietstap : Armorial général).

L'abbé Joseph Nadaud dans son nobiliaire du Limousin, indique pour la famille JOUSSERAND, d'après des documents publiés par Théophile de Bremond d'Ars, ce blason :
D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux roses tigées et feuillées de même, et en pointe d'une main fermée soutenant un fanon aussi d'or.
Je n'ai pas représenté ce blason ici, car je pense qu'il s'agit d'une erreur.

Famille d'ancienne chevalerie, originaire du Poitou, présente dès 1174. Cependant, la filiation suivie ne commence qu'à partir de 1295.

Branche de LAIRÉ :
I) JOUSSERAND Pierre, seigneur de Molimis. Il était qualifié miles, et fit un ascencement par acte passé sous le scel de la sénéchaussée de Civray, le dimanche de Reminiscere 1295, à Jean Seyn, clerc, de son abrègement de Baudinet et ses appartenances, moyennant 10 sextiers et une mine de seigle de rente payable chaque année à la Saint-Michel, une charretée de paille, 10 sols de cens et 6 poules aussi de rente, payable à Noël.
Il serait fils d'autre Pierre, qui aurait fondé une chapelle dans l'église de Saint-Léger les Melle (Deux-Sèvres).
Il fonda lui-même, le 4 mars 1340, dans le couvent des Frères Prêcheurs de Poitiers, un potage au gruau chaque jour de carême pour les religieux, et donna pour cela 60 sous de rente sur tous ses biens.
En juillet 1349, il fonda, dans le même couvent, une messe de la Vierge, et une autre de mort, chaque semaine, moyennant 2 sols de rente payables chaque mois. Le samedi avant la fête de Sainte-Madeleine 1341, il fonda un service, pour lui et pour son fils Jean, le troisième jour après la Toussaint, pour 25 sols de rente annuelle. Ces deux rentes assignées sur son domaine de Molinis.
Il épousa en premières noces N., et en secondes noces, Marguerite Rataud, fille de Guillaume, et veuve de Thibault de Granges. Elle testa en faveur de Pierre JOUSSERAND, suivant un accord fait en 1333, entre celui-ci et Thibault de Granges, fils de son premier mariage.
Pierre avait eu pour enfants de son premier mariage :
  1) Jean, qui suit.
2) Yolande, qui épousa Thibault de Granges, fils de Marguerite Rataud. Elle lui fit une donation le vendredi après la Saint-Aubin 1324.
Elle était décédée avant le jour de la Saint-Mathieu 1330, date d'une transaction faite par Jeanne Brun, seconde femme de Thibault de Granges.

II) JOUSSERAND Jean, écuyer.
Il épousa, par contrat passé sous le scel de la sénéchaussée de Poitou à Saint-Maixent, le samedi avant la Nativité de Saint-Jean Baptiste 1314, Margot, ou Marguerite de Villedon, fille de feu Pierre, valet, et d'Ysabeau.
Les biens de Pierre de Villedon furent divisés en trois parts, moins le douaire de sa veuve, et Margot eut deux parts.
Ils eurent pour fils :

III) JOUSSERAND Jean, chevalier, seigneur de Lairé (Saint-Pierre d'Excideuil - Vienne), et de Tassay (Chaunay - Vienne). Il fut présent à la montre des gendarmes de Savary de Vivonne, sire de Thors, le 11 juillet (avant 1351).
En février 1372, il reçut deux lettres de Charles V, qui, en considération des pertes qu'il avait subies du fait des guerres, et pour retourner en son obéissance, lui fit don de tous que possédait dans sa province Guillaume de Montendre, mari de la tante du dit JOUSSERAND, n'excédant pas en valeur 80 livres de terres ou rentes.
Le 4 juillet 1375, il reçut des lettres de Perceval de Coloigne, chevalier, sénéchal du Poitou, pour le faire jouir de l'effet de ces lettres.
Le 15 juin 1378, il rendit un dénombrement de ses biens au duc de Berry, comte de Poitou et seigneur de Civray, par acte passé sous le scel de Civray.
Le 31 octobre 1389, il fit hommage au même duc de Berry de son hôtel et terre de Layré.
Il fut en procès devant la cour de l'évêque de Poitiers, avec Jean de Fontlebon, mari de sa fille Marguerite, au sujet de la dot de celle-ci. Ils transigèrent devant les cours de Poitiers et de l'officialité, le samedi, veille de Pâques 1407. Le sieur de Lairé donna à son gendre 70 livres et d'engagea à lui payer 110 livres en 3 termes.
Il fit son testament au château de Tassay, le 7 juillet 1411, demandant à être inhumé en l'église de Chaunay, au tombeau de ses parents. Il légua à Marguerite de La Rochefoucauld, sa femme, ses biens meubles et la troisième partie de ses immeubles, sous la réserve de sa dotation, et la nomma son exécutrice testamentaire.
Le 12 août 1418, il rendit encore un dénombrement et hommage.
Il décéda avant le 3 juillet 1447, date d'un accord entre Jean et Ysabeau, ses enfants, touchant le partage de ses biens.
Il eut pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Pierre-Huguet, écuyer, nommé dans l'accord de Jean et d'Ysabeau, du 3 juillet 1447.
Le 19 juillet 1411, il rendit un hommage à Jean de Torsay, chevalier, seigneur de la Roche-Ruffin, sénéchal de Poitou, pour les fiefs de Lairé et de Tassay.
Il fit un autre dénombrement et hommage, le 15 mai 1412.
3) Marguerite, qui épousa Jean de Fontlebon, seigneur du dit lieu. Il était en procès avec son beau-père, en 1407.
4) Ysabeau, qui épousa par contrat du 9 février 1413, passé devant Pierre Rodier, garde du scel à Melle, et Grolatier et Chauvet, notaires à Melle, Jacques des Monstiers, écuyer, seigneur du Fraisse. Son mari fit en son nom, un accord avec Jean, son frère, touchant le partage des biens de leur père, le 3 juillet 1447.
5) Jeanne. Elle fut nommée dans l'accord de partage entre Jean et Ysabeau.
6) Marie, également nommée dans le même accord. Elle épousa en premières noces Pierre Texier, et en était veuve le 3 décembre 1458, date du mariage de ses filles. Elle épousa ensuite en secondes noces, Guillaume Colas, par contrat du 3 décembre 1458.

IV) JOUSSERAND Jean, chevalier, seigneur de Lairé et de Tassay.
Il épousa Marie de Lezay, par contrat du Ier novembre 1422.
Cette date cependant semble trop tardive, en raison de celle du mariage de leur fils Ithier, le 8 novembre 1435, auquel ils assistèrent.
Il fit un accord avec sa sœur Ysabeau, le 3 juillet 1447, sur la succession de leur père, et celle à venir de leur sœur Marie.
Il abandonna ses prétentions moyennant 20 livres de rente perpétuelle.
Le 5 juin 1443, il rendit hommage de son hébergement de Lairé.
Il décéda avant le 10 mars 1470, date à laquelle Marie de Lezay, sa veuve, partageait avec ses enfants, Ythier, Guichard et Jean.
Ils eurent pour enfants :
  1) Ythier, qui suit.
2) Guichard, écuyer, seigneur de Tassay. Le 20 mars 1498, il fit hommage au roi Louis XII, à cause de Jeanne Janvre, sa femme, pour la Faye de Pers (Caunay - Vienne).
Il fit le même hommage le 25 juin 1501.
En 1467, avec Ythier et Jean, ses frères, il vendit à Jean de Volvire leur viguerie sur la châtellenie de Ruffec. (Bruno Sépulchre - Le Peu - Londigny).
Il fut remplacé, le 17 juillet 1489, à la montre du ban et arrière-ban du Poitou, passé à Mortagne, par Jacques de Chaumont, archer. (Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, documents inédits page 54). Il fut aussi remplacé à celui de 1480, toujours par la même personne.
Il partagea, le 19 février 1500, avec Jean, Bernard, autre Jean, Pierre et Jean JOUSSERAND, sans doute ses frères et neveux, les seigneuries de Londigny et de Champagné le Sec.
Il dut avoir pour fils :
  a) Jacques, qui, le 8 juillet 1531, rendit hommage pour la Faye de Pers.
b) Jean, qui fit le même hommage le 24 juin 1561.
3) Jean, cité dans la partage du 10 mars 1470.
4) Paul, cité dans la partage du 10 mars 1470.

V) JOUSSERAND Ythier, chevalier, seigneur de Lairé et de Tassay.
Il épousa en premières noces, par contrat du 28 novembre 1435, passé sous le scel de Melle, par Officiau et Chauvet, notaires, Marie de Nossay, fille de Jean, écuyer, seigneur de Mons, et de Jeanne Prévost. Elle reçut en dot 30 livres de rente et ses parents lui firent don de 15 royaux d'or pesant chacun 3 deniers. Elle décéda avant le 25 juillet 1457, date à laquelle Ythier transigeait avec Jean de Nossay, écuyer, seigneur de la Forge de Mons, au sujet du mariage de la feu Marie.
En 1460, ayant transport de Jean Vendichon, il fit hommage pour le portail de la porte Niortaise de Civray et tout le village de la Métairie, en la paroisse de Saint-Pierre d'Excideuil.
Le 10 mars 1470, il partagea avec ses frères les biens de la succession de leur père. Ythier eut Lairé.
Il fit hommage lige à Charles, comte du Maine, seigneur de Civray, le 12 juillet 1473, de ses hôtels de Lairé et de Tassay, et rendit aveu au roi, et dénombrement pour les deux seigneuries, le 27 août 1482.
Il épousa en secondes noces, avant le 12 septembre 1482, Jacquette de Melun. Avec elle, il transigea au sujet de la donation qu'elle avait faite à Jean JOUSSERAND, fils d'Ythier, et à Philippe de Saint-Amand, sa femme.
Il fit son testament le 16 juillet 1483. Jacquette de Melun fit le sien le 25 décembre 1503.
Il décéda avant le 14 novembre 1486, date d'un accord entre ses enfants.
Il eut pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) autre Jean, prêtre. Il semble que ce fut lui qui, en tant que curé de Saint-Omer, fit son testament le 29 août 1503.
3) Pierre, seigneur de Londigny. Il fut cité avec ses autres frères, dans l'accord de 1486, avec leur sœur Jeanne.
4) Charles, écuyer, seigneur de Londigny. Il fut nommé dans un accord de 1520, et dans le contrat de mariage de Paul, son neveu, du 2 janvier 1528. Il était dit décédé pour le contrat de mariage de Philiberte, sa nièce, le 22 décembre 1537.
5) Jeanne. Elle épousa Jean Bellivier, écuyer. Elle fit un accord, le 12 novembre 1486, avec ses frères, pour le partage des successions de leurs père et mère.
6) peut-être Louise, qui épousa Louis de Saint-Denys. Le Ier mars 1528, ils donnaient à Philippe de Saint-Amand, veuve de Jean JOUSSERAND, un acquit de 760 livres.
7) peut-être Guyonne, qui était décédée avant le Ier janvier 1488, date à laquelle André de Cumond, son mari, écuyer, seigneur de Moys, transigeait avec Jean JOUSSERAND, prêtre, Jean JOUSSERAND, sieur de Lairé, et Jean JOUSSERAND, seigneur de Londigny, à cause de la succession de la dite Guyonne. Celle-ci et André de Cumond s'étaient fait donation mutuelle entre vifs, le 3 avril 1480.
8) autre Guyonne, qui épousa par contrat du 15 janvier 1499. Ythier de Belarbre (ou Belabre). Ils transigeaient avec Jean JOUSSERAND, prêtre, sieur de Lairé, le 12 février 1499.

VI) JOUSSERAND Jean, écuyer, seigneur de Lairé. Il fit un accord avec sa sœur Jeanne et ses deux frères, le 12 novembre 1486. Ils abandonnèrent à leur sœur pour toutes ses prétentions dans les successions de leur père et mère, l'hôtel de Pahele, paroisse d'Aiffres, près de Niort, et s'engagèrent à lui payer 70 boisseaux de blé, mesure de Civray, par acte passé sous les cours de Lezay et de Rom, devant Richard et Morin, notaires.
Le 7 mars 1498, il rendit hommage pour Lairé, ainsi que le 10 novembre 1501.
Il transigea, le 31 décembre 1501, avec Jeanne Regnault, veuve de Jean de Saint-Amand et autres, sur procès pendant entre eux en la cour de Poitiers touchant la quatrième partie des biens de feu François de Saint-Amand. Jeanne Regnault abandonna à Jean JOUSSERAND des cens et des rentes.
Le 25 janvier 1513, Jean et son frère Charles firent un échange avec Laurent Labbes, écuyer, sieur des Champs, qui devait payer 2 boisseaux de méture pour les lieux échangés.
Il épousa par contrat du 9 mars 1476, Philippe de Saint-Amand, fille de feu Aymar et de Jacquette de Melun.
Il décéda avant le 26 novembre 1520, date d'un accord passé par sa veuve et son fils aîné, avec Geoffroy Vigier et Louise JOUSSERAND. Phillipe de Saint-Amand était elle-même décédée avant le mariage de leur fille Philiberte.
Elle reçut un acquit, le Ier mars 1528, de Louis de Saint-Denys, et de Louise JOUSSERAND, pour 760 livres.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Paoul, alias Paul, qui fera la branche de Londigny.
3) Louise, qui épousa, par contrat du 27 avril 1520, passé devant Bertier et Imbert, Geoffroy Vigier, écuyer, sieur de la Garonière, en présence de ses père et mère.
Le 26 novembre suivant, ils donnaient quittance de 263 livres 13 sous 7 deniers, à compter sur celle de 800 livres constituées en dot à la dite Louise.
Le 26 novembre 1535, ils renoncèrent aux successions des père et mère de Louise.
4) Philiberte, alias Philippe, qui, veuve de Charles Vigneron, écuyer, épousa en secondes noces, par contrat passé en l'hôtel de Lairé, le 22 décembre 1537, devant Babignon, notaire à Civray, René de Nuchèze, écuyer, seigneur de Baptresse, veuf de Françoise de Greuille, en présence de Jean JOUSSERAND, son frère.
5) Marguerite, qui épousa par contrat passé le 30 janvier 1541, par Chauvet et Imbert, notaires à Civray, Charles Eschallé, écuyer, sieur du Magnou et de Linazay.
Leur fils Jean, fut, en 1579, curateur des enfants mineurs de Jean JOUSSERAND, son cousin germain.

VII) JOUSSERAND Jean, écuyer, seigneur de Lairé, chevalier de l'ordre du roi.
Il fit un accord avec Jacques et Charles JOUSSERAND, le 6 mai 1524, au sujet de divers biens et rentes.
Il rendit hommage de Lairé, les 10 août 1524, 18 mars 1528, et 10 décembre 1549.
Le 12 mars 1530, son frère Paul, faisait un arrentement en son nom et en celui de son frère Jean.
Jean fit un aveu de Lairé le 14 mars 1536, et un autre le 25 juin 1537, de la Porte Niortaise de Civray.
Le 31 octobre 1540, devant Grenet et Porcheron, notaires à Poitiers, il fit un accord avec son frère Paul, agissant en son nom et en celui d'Anne Tudert, sa femme.
Pour demeurer quitte de 200 livres de rente qu'il devait et des acquêts qu'ils avaient fait quand ils demeuraient ensemble, il abandonna l'hôtel noble de Londigny, et la moitié d'une terre et bois appelé le Bois des Saints, alias Bois de Layré. Par le même acte, il céda à Anne Tudert, les hôtels et métairies de la Bonnardelière et de Bonnevie, et autres terres pour s'acquitter de l'assiette de 147 livres 10 sous de rente qu'il lui avait promise lors de leur contrat de mariage.
Il épousa en premières noces, par contrat du 22 janvier 1535, Renée Dages, alias Daguin. Il donna au nom de celle-ci, acquit de 1493 livres à Pierre Dages, sieur de Touarel et de Saint-Magne.
Il épousa ensuite en secondes noces, par contrat du 3 juin 1541, Marguerite de Saint-Gelais, dame de Maumont, veuve de Jean Vigier, seigneur de Rouffiac, à Saint-Séverin de Panoncelles, devant Robelin, notaire du dit lieu, et la dota suivant la coutume du Poitou. Elle transigea le 7 juin 1545, avec ses enfants de son premier mariage, et leur abandonna ses droits sur les seigneuries de Maumont et de la Nérolle, moyennant 300 livres de rente.
Jean décéda avant le 18 mai 1563, date d'un accord entre ses enfants.
Il eut de son premier mariage :
  1) Jean, qui suit.
2) François, qui fera la branche de Moys.
3) Jacques, chevalier, seigneur de Breuillac. Il fit un échange, le 2 janvier 1554, avec Nicolas Picard, sieur de Caunay, et Marguerite Vigier, sa femme.
(*) Il épousa, vers 1545, Charlotte de Broé, fille de Jean, seigneur de Chardon et de Marches, avocat au Parlement de Paris, et de Jeanne de Chapoton.
Il était dit décédé dans le contrat de mariage de Pierre, son neveu, le 23 septembre 1582.
4) Marguerite, nommée dans le contrat de mariage de son frère aîné. Elle épousa Jacques Jay, écuyer, sieur du Pin. Celui-ci transigea avec Jean et François JOUSSERAND, au sujet de la dot de Marguerite, dont la paiement fut prorogé à plusieurs reprises. Les 4000 livres promises furent payées le Ier mars 1571.
5) Peut-être Jeanne.

VIII) JOUSSERAND Jean, écuyer, seigneur de Lairé et de Razac, chevalier de l'ordre du roi.
Il fut conseiller ordinaire du duc d'Alençon et gentilhomme ordinaire de sa chambre, capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances du roi.
Il fut présent en hommes d'armes à la montre de la compagnie de M. de Gonnor, passée à Chauvigny le 15 janvier 1555.
Le 18 mai 1563, il fit un accord à Civray, devant Rivoys et Guyot, notaires, avec Jacques Jay et Marguerite JOUSSERAND, sa femme, au sujet de la dot de celle-ci.
Le 16 novembre 1564, il partagea avec son frère François, les biens de leurs père et mère, et lui donna la métairie de Saint-Gaudent et autres terres.
Le 6 mai 1571, il acquit de Jacques Aubanneau, sieur de Cerne, l'hôtel noble de Cerne pour 2000 livres, et l'échangea, le 28 janvier 1577, avec Berthommé de Puyvert, écuyer, seigneur de Serzé, pour la seigneurie de Saint-Laurens.
Le 9 août 1572, avec son frère François, il acquit un pré appelé le Pré JOUSSERAND.
Le 16 décembre 1572, le duc d'Alençon le nomma gentilhomme de sa chambre, et, le 22 décembre 1575, par lettres datées du camp de Ruffec, lieutenant général au gouvernement de Cognac.
Le 23 décembre, il reçut encore des lettres de chambellan ordinaire, et le 9 juin 1578, une commission de capitaine de 50 hommes de guerre de nouvelle formation, et armés à la légère. Le 12 septembre suivant, il lui accorda un brevet de 1200 livres à prendre sur les deniers qui proviendraient de la vente de l'office d'élu en l'élection de Touraine, vacant par la mort de Félix Leguay, condamné à mort pour crime de fausse monnaie.
Le 25 janvier 1577, Jean vendit à Jean Dorin, pour 4000 livres, la métairie de la Feuillade, près de la seigneurie de Saint-Laurens de Tagne, et, le même jour, il échangea avec son frère François, le lieu de Saint-Laurens et la métairie de la Feuillade.
Il épousa en premières noces, par contrat passé à Razac, en Périgord, devant Bonel et de Luzac, notaires, le Ier octobre 1559, Galienne de Pellegrue, fille de Jean, seigneur de Razac, et de Catherine de Montardit, fille aînée et héritière universelle.
Jean fit donation à son fils aîné, de la maison de Lairé et des deux tiers de ses immeubles, sous réserve de l'usufruit, et de doter sa fille Marguerite jusqu'à 4000 livres, à charge pour elle de renoncer à toutes successions en faveur de Jean et de François, ses frères.
Il vendit la terre et seigneurie de Razac, le 26 février 1571, à Guillaume de Gast, de Bordeaux, pour 25000 livres.
Le 29 octobre 1568, il prit des provisions pour faire l'inventaire des meubles de Lairé, après la mort de Galienne de Pellegrue.
Il épousa ensuite en secondes noces, Jeanne de Pierrebuffière, fille de Louis et d'Isabeau de Ségur, et veuve de François de Mosnart, sieur des Platz.
Il dut décéder à Cambrai, fin janvier 1579.
Sa veuve fit, le 9 février suivant, en la cour de la sénéchaussée de Civray, une renonciation à la communauté d'avec son mari, en faveur des enfants du premier mariage de celui-ci, et des siens de son mariage avec François du Mosnart, se réservant la jouissance du tiers des biens nobles, et de la moitié des roturiers. Elle voulait aussi avoir la tutelle de Pierre, son fils unique de son second mariage. Elle fit faire un inventaire des biens de son second mari, en présence de Jean Eschallé, curateur des enfants du défunt.
Le 22 avril suivant, elle fit un accord avec le dit Jean Eschallé au sujet de son douaire et de ses reprises. Elle eut pour douaire la troisième partie des immeubles appartenant au seigneur de Lairé lors de son mariage.
Du premier mariage de Jean, son nés :
  1) Jean, qui suit.
2) Jonas, alias Josias.
3) Charlotte, mineure en 1585. Elle épousa Olivier Bidault, sieur de Lirec, et, avec lui, fit le Ier décembre 1601, un accord avec Jean JOUSSERAND, son frère, devant Pineau, notaire royal en Saintonge. Elle renonça à toutes successions, moyennant 4000 livres. Elle était veuve, le 18 avril 1605, lors de la dernière quittance.
4) Suzanne, mineure en 1585.
Jean eut de son second mariage :
  5) Pierre, qui fera la branche de Genissac.
6) Louis, nommé dans le contrat de mariage de son frère Pierre, et dit décédé.

IX) JOUSSERAND Jean, écuyer, seigneur de Lairé.
Il obtint, le 20 novembre 1584, une ordonnance de Claude Milon, conseiller au Parlement, commissaire pour le régalement des tailles, le renvoyant de l'assignation donnée pour la représentation de ses titres.
Il était, le 25 février 1593, sous l'autorité de Jean Eschallé, son curateur, qui rendit aveu et dénombrement de Lairé.
Le 11 mars suivant, il obtint du roi une commission de capitaine, commandant la ville et château de Civray, sous l'autorité du sieur de Malicorne, lieutenant général du Poitou.
Il eut, le 14 janvier 1600, un brevet de 3000 livres, en considération de ses services pendant les troubles, et le dédommagement de la capitainerie de Civray qu'il avait remise au sieur de Chemerault, par ordre du roi.
Le Ier décembre 1601, il fit un accord avec sa sœur Charlotte et Olivier Bidault, son beau-frère. Il leur promit 4000 livres pour leur renonciation à toutes successions.
Il épousa, par contrat du 2 février 1607, passé devant Sapien et Doré, notaires à Poitiers, Avoye Mesnard, fille de feu David, sieur de Toucheprès, les Herbiers et les Deffends, et de Renée Petit.
Il décéda avant le 30 juillet 1627, date à laquelle sa veuve rendit un aveu et dénombrement de Lairé au nom de ses enfants. Elle eut un procès avec son fils Olivier, au sujet de la succession de son mari, et une sentence arbitrale intervint le 17 avril 1637, suivie d'un partage avec ses enfants.
Ils eurent pour enfants :
  1) Olivier, qui suit.
2) Charles, qui fera la branche de la Voulernie.
3) Jacques. Il était sous la tutelle de sa mère en 1637. Il assista le 27 février 1642, au contrat de mariage de son frère Charles. Il avait aussi assisté le 28 décembre 1639, à celui de son frère Olivier, qualifié à ce moment là de chevalier, seigneur de la Maronnière.
Ce fut sans doute lui, qui, qualifié de seigneur de Champrond (Romagne - Vienne), fut parrain à Champagné Saint-Hilaire, le 24 avril 1650.
Le 22 mars 1659, il donna charge à Jacques Maron, écuyer, seigneur de la Bonardelière, pour faire partage avec ses cohéritiers, de la succession de feue Avoye-Marie JOUSSERAND, sa sœur.
Il épousa, aux Sables d'Olonne, le 2 août 1651, Gabrielle Robineau, de la paroisse de Palluau.
Ils transigèrent, le 17 juin 1653, avec les autres héritiers de feu Olive Robineau, demeurant à la Cantinière.
Il vendit diverses rentes foncières à Gaspard Jouheneau, sieur de la Fuye.
Il décéda vers 1690, date à laquelle sa veuve faisait faire l'inventaire de son mobilier. En 1691-1694, elle obtenait une sentence contre Olivier de Saint-Georges, chevalier, marquis de Couhé-Vérac.
Ils eurent pour enfant, semble-t-il :
  a) Louise, qui épousa à Nancy (où son père était maréchal de bataille), le 26 février 1686, Georges de La Lande.
4) Pierre, écuyer, seigneur de Champrond et de Bagneux. Le 16 décembre 1634, un ordre d'informer était lancé contre lui par les Grands Jours de Poitiers, pour l'assassinat de Guillaume Pastoureau, écuyer, sieur de la Foye. Le 28 août 1641, il obtenait l'entérinement de lettres de rémission et pardon, mais était condamné à 800 livres envers la veuve du défunt, 300 livres au profit du parquet, 100 livres pour des messes pour l'âme du défunt, et aux frais et dépends du procès.
Le 18 janvier 1632, il obtint concession du droit de banc et de sépulture, pour lui et ses successeurs, dans l'église de Romagne.
Il épousa Isabelle de Brouillac, dont il eut au moins :
  a) Jacques, qui fut baptisé le 13 août 1626, âgé de 15 mois, en l'église de Sommières (Vienne).
5) Avoye-Marie, décédée le 19 mars 1659, âgée de 35 à 40 ans. Elle fut inhumée dans l'église d'Airoux, annexe de Brion. Par son testament, elle légua 10 livres de rente perpétuelle pour un service tous les ans, le jour de son décès.
6) Anne, qui, en 1659, habitait Civray.

X) JOUSSERAND Olivier, écuyer, seigneur de Lairé.
Il était sous la tutelle de sa mère, le 30 juillet 1627, et il eut un procès avec elle, qui se termina le 17 avril 1637, par une sentence arbritrale. Il eut la maison de Lairé, des terres et rentes, et toutes les dîmes et terrages de son père, paroisse de Saint-Macoux, Saint-Saviol et autres. Avoye Mesnard devait jouir en contrepartie, sa vie durant, des rentes comprises dans les lots de ses enfants.
Le 10 février 1647, le roi lui écrivit de procéder à une levée de gens de pied en Poitou, et de s'entretenir à ce sujet avec le sieur de Broyes et le sieur Matharel.
Il épousa, le 28 décembre 1639, devant Arnaudeau, notaire à Niort, Jeanne de Mayré, fille de Simon, écuyer, seigneur de la Nouheraye et de la Fraignée, et de Suzanne Manceau.
Il semblerait que de fut lui qui présenta des titres de noblesse devant Colbert, le 11 mars 1665.
Il décéda avant le 5 septembre 1665, date d'une sentence entre sa veuve et François des Ruaux.
Le 22 janvier 1666, sa veuve rendit aveu de Lairé. Elle fut maintenue en sa noblesse par Barentin, avec ses enfants, le 26 septembre 1667.
Le 29 avril 1670, eut lieu le procès verbal d'appréciation des biens de la succession d'Olivier JOUSSERAND, à la requête de sa veuve et de ses enfants.
Ils furent :
  1) Olivier, qui suit.
2) Jacob, qui fera la branche de Bonnevie.
3) Suzanne, qui abjura, le 5 août 1668, dans la chapelle des Ursulines de Niort, où elle s'était retirée.
Elle épousa, le 30 août 1669, Jacques Audouard, sieur des Metz.
4) Avoye, qui épousa, le 2 février 1667, devant Imbert, notaire, Jean Manceau, écuyer, seigneur de la Fraignée. Elle décéda avant le 5 juin 1685, date d'une transaction entre son mari, Jacob JOUSSERAND, son frère, et Olivier JOUSSERAND, son beau-frère, mari de sa sœur Catherine.
5) Catherine, qui obtint des lettres de dispense de parenté, pour épouser son cousin Olivier JOUSSERAND, sieur de la Voulernie, le 18 mai 1676.

XI) JOUSSERAND Olivier, chevalier, seigneur de Lairé.
Il fut baptisé le 4 août 1647, par Masson, ministre de la Religion Prétendu Réformée.
Il fut sous la tutelle de sa mère, qui rendit en son nom l'hommage de Lairé, le 2 janvier 1666.
Le 7 novembre 1688, Jean Guyot, écuyer, conseiller du roi, lieutenant particulier et assesseur civil à Civray, était son curateur.
Il présenta ses titres de noblesse (ou plus certainement son père), devant Colbert, intendant du Poitou, le 21 mars 1665, et il fut maintenu en sa noblesse par Barentin, le 7 septembre 1667.
Le 29 mai 1670, il partagea avec son frère Jacob et ses sœurs, les biens de leurs père et mère.
Il épousa par contrat du 7 novembre 1668, et le 11, à Saint-Nicolas de Civray, Renée Collin, fille de feu Jacques, écuyer, seigneur de Pinavin, lieutenant général criminel au siège de Civray; et de Jacquette Greffier.
Il fut inhumé dans la même église, le 31 décembre 1679, âgé de 32 ans.
Sa veuve se remaria, le 4 octobre 1682, à Linazay (Vienne), avec Louis Eschallé, écuyer, seigneur de la Foubertière. Ce dernier fit aveu de Lairé, le 28 novembre 1687, comme mari de Renée Collin.
Olivier et Renée avaient eu pour enfants :
  1) Renée, qui fut inhumée, le 28 septembre 1679, dans l'église Saint-Nicolas de Civray, devant le grand autel.
2) Charles, qui suit.
3) Marie, qui fut baptisée le 30 avril 1670, à Saint-Nicolas de Civray.
4) Renée, baptisée à Saint-Nicolas de Civray, le 23 mars 1671. Elle épousa, le 7 janvier 1711, à Saint-Pierre d'Excideuil, Charles Pastoureau, chevalier, seigneur du Puynode. Elle fit son testament le 9 juin 1711, demandant à être enterrée dans l'église d'Ambernac. Elle légua à son mari l'usufruit de tous ses biens.
5) Peut-être Anne-Marguerite, qui, le 17 août 1752, demeurant à la Voulernie, paroisse du Bouchage, renonçait à la communauté de feu Renée de JOUSSERAND et de François Pastoureau, chevalier, seigneur de Puynode, dont le contrat de mariage était du 31 décembre 1710.

XII) JOUSSERAND Charles, chevalier, seigneur de Lairé. Il naquit le 4 février 1672, et fut baptisé à Saint-Nicolas de Civray, le 29 mars 1674.
Il était sous la tutelle de sa mère, le 8 novembre 1677, date à laquelle Louis Eschallé, comme mari de Renée Collin, rendait aveu de Lairé.
Le 22 juin 1711 et le 27 mai 1716, il fit offre d'hommage pour Lairé.
En 1712, il reçut une quittance de 10000 livres de Charles Pastoureau et de Renée JOUSSERAND, femme de celui-ci, et sa sœur.
Il fut maintenu en sa noblesse par M. de Richebourg, le 26 janvier 1715, avec ses cousins.
Il fut nommé, le 16 janvier 1717, dans le dénombrement de Curzay, rendu par Séraphin Rioult, seigneur de Curzay, comme tenant le fief de la Bertinère (Pairé - Vienne).
Il épousa en premières noces, par contrat du 23 mai 1695, passé devant Royer, notaire à Poitiers, Marie-Renée Thomas, fille de Pierre, écuyer, seigneur de la Caillère et de la Cittière, conseiller du roi, pair et échevin de Poitiers, et de feu Jacquette Liège.
Elle fut inhumée dans l'église de Montierneuf, le 5 avril 1699. Le 30 mai 1708, il fit faire un inventaire de ses biens.
Charles épousa en secondes noces, le 23 mai 1708, Catherine de Rechignevoisin, fille de Jean, écuyer, seigneur de Gurat, et de Catherine-Thérèse Garnier. La cérémonie eut lieu à Saint-Porchaire de Poitiers, le 4 juin suivant.
Elle fut inhumée dans l'église de Saint-Nicolas de Civray, à côté de l'autel de la Sainte-Vierge, âgée de 25 ans, le Ier mai 1710.
Charles épousa alors en troisième noces, certainement le 27 juillet 1717, Anne-Henriette de Voulon, fille de Pierre, seigneur du Breuil de Prailles, et d'Henriette Fradin, à Genouillé.
Charles décéda en 1718, et fut inhumé le 5 octobre dans l'église Saint-Nicolas de Civray, proche de l'autel de Notre-Dame, âgé de 47 ans.
Le 15 mai précédent, une lettre du prieur de la Chartreuse, général de l'ordre, accordait à Charles JOUSSERAND, Henriette Voulon, sa femme, et à ses cousins, participation aux prières de son ordre, comme descendant de Pierre de JOUSSERAND, chevalier, seigneur de Lairé en 1385, proche parent du Révérend Père Dom Jean de JOUSSERAND, Ier prieur de la Chartreuse de Paris.
Le 15 novembre 1718, fut réglée la curatelle et pension des filles mineures de Charles et de Catherine de Rechignevoisin.
Anne-Henriette de Voulon, fut marraine d'une cloche de Lizant (Vienne), le 20 décembre 1721.
Charles eut pour enfants, de son premier mariage :
  1) Henriette-Jacquette-Renée, baptisée à Saint-Nicolas de Civray, le 6 septembre 1698. Elle épousa, par contrat du 20 mai 1719, François de JOUSSERAND, chevalier, seigneur de Bonnevie. La cérémonie eut lieu le 29 mai en la chapelle de Fayolle (Registres de Linazay).
Charles eut de son second mariage :
  2) Céleste-Renée-Gabrielle, née le 10 et baptisée le 12 mars 1709, à Saint-Pierre d'Excideuil. Elle eut pour marraine Renée Collin, sa grand-mère. Elle épousa à Blanzay, le 26 mai 1739, Charles Gay, chevalier, seigneur des Fontenelles, veuf d'Anne-Radegonde-Thérèse de Trion-Montalembert.
le contrat fut passé la veille, devant Duruau, notaire à Civray.
Elle fut inhumée à Saint-Pierre d'Excideuil, le 8 septembre 1783, âgée d'environ 80 ans.
3) Catherine-Charlotte, baptisée à Saint-Pierre d'Excideuil, le 18 février 1700.
Elle épousa, par contrat du 23 janvier 1739, devant Gueny, notaire en la sénéchaussée de Civray, François des Monstiers, chevalier, seigneur d'Auby.
le 26 mai 1750, elle et sa sœur Céleste, partagèrent avec René de Rechignevoisin les héritages de feus Jean de Rechignevoisin et de Catherine Garnier, père et mère de René et de Catherine de Rechignevoisin, leur mère. Ils eurent, entre autres choses, la métairie de la Bertinère.
Charles eut de son troisième mariage :
  4) Jeanne-Catherine, baptisée à Saint-Nicolas de Civray, le 21 avril 1718.
Elle épousa, par contrat passé au château d'Eschoisy, devant Billaud et de Mondion, notaires en Angoumois, le 18 septembre 1733, Pierre-François de Raymond, chevalier, seigneur de Saint-Germain.
Sa mère l'institua son héritière universelle, et lui délaissa la seigneurie du Breuil de Prailles, et les biens de son père. La cérémonie eut lieu à Saint-Gaudent (Vienne), le 7 novembre.
Le 29 août 1746, ils constituèrent 50 livres de rente volante au profit des pauvres de l'hôpital général d'Angoulême, devant Caillaud, notaire à Angoulême.
Elle fut marraine à Blanzay, le 26 mai 1750, de son neveu Pierre-Suzanne Gay des Fontenelles.
Elle fut nommée, avec ses sœurs Gabrielle-Céleste et Catherine-Charlotte, le 19 mai 1766, dans la partage des biens de la succession de feue demoiselle Eschallé de Linazay.
Elle décéda le 8 septembre 1783.

Branche de La CHAUX et de BONNEVIE :
XI) JOUSSERAND Jacob, chevalier, seigneur de Bonnevie (Saint-Saviol - Vienne).
Il épousa, par contrat du 6 août 1672, reçu par Imbert, notaire à Civray, Jeanne Goumin, fille de feu Jean, sieur du Breuillac, procureur au siège royal de Civray, et de Marthe, alias Marie du Bois.
Il reconnut, le 25 mars 1686, avoir reçu de Marie du Bois, sa belle-mère, la dot de sa femme, consistant en la métairie de Breuillac, valant 5000 livres, et 10000 livres en deniers.
Le 6 septembre, en son nom et en celui de sa femme, héritière de son père, et ayant les droits de sa mère, il fut en procès contre Pierre Gigou, écuyer, seigneur de Luché, et Jacquette du Bois, sa femme.
Le 25 mai 1683, il acquit de Jean de Vivonne, chevalier, seigneur de la Bussière, la terre de Chaux (Linazay -Vienne), pour 12500 livres.
En 1682, Germain de JOUSSERAND, chevalier, seigneur de Touverac, capitaine au régiment de Navarre, reconnut que Jacob avait fait une cession de 1686 livres.
Le 5 juin 1685, Olivier JOUSSERAND, seigneur de la Voulernie, et Jeanne Goumin, transigèrent avec Jacques Manceau, leur beau-frère, et lui cédèrent la métairie de Boisvert et autres terres, pour la dot de sa femme.
Jacob fut inhumé dans l'église de Saint-Nicolas de Civray, le 18 mai 1686.
Le 8 juillet 1695, fut passé un bail, concernant les maisons nobles de Bonnevie et de la Chaux, appartenant à ses enfants mineurs.
le 14 janvier 1707, devant Surreau, notaire à Civray, Jeanne Goumin et ses autres enfants firent un accord, avec Olivier JOUSSERAND, son fils aîné, et Madeleine Ingrand, sa femme. Ils ratifièrent le contrat fait par Jeanne et sa mère, comme seule héritière de son père, sous bénéfice d'inventaire, par suite des renonciations faites par ses frères et sa sœur.
Jeanne Goumin déchargea sa fille Jeanne de toute reddition de compte, et ses frères et sœur vendirent à Olivier et à sa femme la seigneurie et maison de Bonnevie, pour 5200 livres.
Jacob et Jeanne avaient eu pour enfants :
  1) Olivier, qui suit.
2) Jeanne, qui fut baptisée le 4 février 1674, à l'église réformée de Civray. Le 6 août 1735, elle céda à son neveu François, chevalier, seigneur de Lairé, tous ses biens au village du Breuillac, paroisse de Blanzay (Vienne), et environs, moyennant le rente de 15 boisseaux de froment, 10 de méture, 200 fagots, 1 barrique de vin, et 45 francs d'argent, devant Malapert et Surreau, notaires à Civray.
3) Esther. Elle fut inhumée le 13 octobre 1750, âgée de 72 ans.
4) François, qui fera la rameau de Bonnevie.
5) Françoise, qui entra en religion à Civray. Le 16 avril 1707, Olivier, son frère, et Madeleine Ingrand, sa belle-sœur, lui donnèrent 400 livres et une rente de 3 livres.
6) Catherine. Elle fut présentée au baptême le 8 novembre 1681.
7) Jacob, né le 20 novembre 1684, et baptisé le 26 novembre suivant, à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres).
Il eut pour marraine sa sœur Jeanne. Il fut inhumé en l'église Saint-Nicolas de Civray, le 7 août 1686, âgé de 18 mois.
8) Jean, baptisé à Saint-Nicolas de Civray, le 18 juin 1686, son père étant décédé.
Il devint prêtre et curé des Gours (en Charente).

XII) JOUSSERAND Olivier, chevalier, seigneur de Bonnevie et de la Chaux.
Il épousa, par contrat du 7 août 1700, passé devant Béguier, notaire à Poitiers, Madeleine Ingrand, fille de feu David, alias François, sieur de la Richardière, et de Jeanne Dupont. Il reçut la maison noble de Linazay, par contrat passé à Champagné le Sec, devant Pascault et Mestreau, notaires à Civray. Madeleine Ingrand reçut en dot les biens à elle échus par le partage fait avec ses frères et sœurs. La cérémonie religieuse eut lieu le 10 août à Saint-Cybard de Poitiers.
Le 14 janvier 1717, sa mère et ses sœurs lui vendirent, devant Surreau, notaire à Civray, la terre et seigneurie de Bonnevie, pour 5000 livres.
Il fut inhumé, le 23 juin 1767, en l'église Saint-Nicolas de Civray, âgé de 32 ans.
Sa veuve fut maintenue en sa noblesse par M. de Richebourg, le 26 janvier 1715, avec son fils Olivier.
Ne pouvant payer à son frère une somme de 2000 livres, elle constitua, le 10 décembre 1727, une rente au profit de ce dernier.
Ils eurent pour enfants :
  1) Charles-Olivier, qui suit.
2) François, né le 6 et baptisé à Linazay, le 8 février 1705.
3) Jeanne, née le 25 et baptisée le 26 janvier 1706, à Linazay.
4) Louise-Madeleine, qui fut nommée dans une procuration donnée par son frère, le 16 juin 1747.

XIII) JOUSSERAND Charles-Olivier, chevalier, seigneur de la Chaux et de Bonnevie. Il naquit le 20 et fut baptisé le 27 mai 1703, à Linazay
Il fut capitaine d'infanterie, et fut maintenu en sa noblesse avec sa mère, par M. de Richebourg, le 26 janvier 1715.
Il épousa, par contrat passé au château de la Gatelinière, le 19 février 1735, devant Saulpic, notaire à Izeures (Indre et Loire), Anne-Françoise Robin de La Pertière, fille de François, chevalier, seigneur de la Pertière, la Roche-Chinon, et de Claude de Goussay. Elle reçut en dot la terre et seigneurie de la Loge, paroisse de Serts (?), en Poitou.
Le 6 juin 1747, par acte passé à La Chaux, devant Beron et Laplaine, notaires à Civray, il donna en son nom et en celui de Jeanne, et de Louise-Madeleine JOUSSERAND, ses tante et sœur, une procuration à Jean JOUSSERAND, seigneur de la Voulernie, son cousin germain.
Le 25 avril 1758, il reçut, daté de Lille, un certificat de M. de Beauchesne, commandant du bataillon de son nom, attestant que le sieur de JOUSSERAND, capitaine au dit bataillon, détaché de celui de Saint-Maixent, avait exemplairement servi dans la dernière campagne, au blocus de Gueldre, et en Allemagne.
Le 31 août 1758, le curé de Saint-Martin du Tilleul (Eure), attestait que Charles-Olivier de JOUSSERAND, capitaine au régiment de Saint-Maixent, s'était tué d'une chute de cheval, le 16 juin 1758, et qu'il avait refusé de l'inhumer sous le rapport qu'il était protestant.
Le 12 septembre 1758 eut lieu l'apposition des scellés sur ses biens.
Le 22 novembre, Anne-Françoise, sa femme, acceptait le tutelle de ses enfants, et le 13 décembre suivant, Frédéric-François était émancipé.
Ils eurent pour enfants :
  1) François-Joseph-Olivier, baptisé à Linazay, le 5 septembre. Il fut inhumé dans l'église, le 19 septembre 1736.
2) N. Il fut ondoyé le Ier septembre, et inhumé dans l'église le 4 septembre 1738.
3) Frédéric-François, qui suit.
4) Louis-François, né le 25 et baptisé, à Linazay, le 27 septembre 1741.
5) Jean-Charles, baptisé à Linazay, le 12 janvier 1743.
6) Jean-François-Célestin, ondoyé le 20 janvier 1745, et baptisé à Linazay le 21 mars 1750.
Il épousa, le 24 mai 1785, à Anché (Vienne), étant officier d'infanterie, Marie-Radegonde Le Coq, fille de Charles-François, chevalier, seigneur de Saint-Vertunien, et de Louise-Françoise de Chasteigner. Elle était veuve de Charles-François Ague de La Voute. Le contrat de mariage fut passé en présence de Charles JOUSSERAND, lieutenant au régiment de Beaujolais.
Ils assistèrent le 27 novembre 1804 au mariage de Charles-René Ague de La Voute, fils du premier mariage de Marie-Radegonde Le Coq.
Il décéda, veuf, à La Chaux, le 27 novembre 1809.
7) Marie-Geneviève-Françoise, baptisée le 3 août 1746 à Linazay.
8) Louise-Renée, baptisée le 31 août 1749, à Linazay. Elle fut religieuse bénédictine à l'abbaye du Ronceray d'Angers, puis elle fut incorporée à celle de Sainte-Croix de Poitiers, le 9 mai 1809.
Elle y décéda le 10 juin 1827, âgée de 77 ans.
9) Jeanne-Catherine-Anne, née le 27 et baptisée le 29 octobre 1750 à Linazay. Elle fut inscrite sous le seul prénom de Jeanne. Elle décéda le 30 décembre 1826, à 74 ans.
10) Marc-René-Anne, ondoyé le 29 octobre et baptisé le 9 décembre 1752, à Linazay. Il fut inhumé dans le grand cimetière de Champagné le Sec, le 22 septembre 1753.
11) Geneviève-Renée-Catherine, née le 22 et baptisée le 23 mai 1754, à Linazay. Elle fut reçue à Saint-Cyr, le 16 septembre 1763, après avoir fait ses preuves devant d'Hozier.
Elle fut inhumée à Couhé, le 17 juillet 1773.
12) Charles, baptisé le 30 janvier 1756, à Linazay. Il fit ses preuves pour les écoles militaires, devant d'Hozier, et fut admis à La Flèche, le 30 septembre 1765.
Le 24 mai 1785, chevalier de Saint-Lazare et lieutenant au régiment de Beaujolais, il assista au mariage de son frère Jean-François-Célestin.
13) Anne-Frédéric-André, baptisé le 22 mai 1757, à Linazay. Il fut reçut à La Flèche, le 10 octobre 1766.
Il épousa en premières noces, le 7 frimaire an XIII (29 novembre 1803), Marie-Jeanne-Julie Stinville, alias Minville, veuve de François Thoreau, de Rouilly (Etat civil de Poitiers), et fille de Jacques, écuyer, seigneur du Favel, maire et capitaine de Poitiers, et de Marie Guille-Desbuttes.
Il épousa ensuite en secondes noces, le 7 mai 1828, Fanny-Marie-Constance-Thérèse de Menou, fille de François et d'Augustine de JOUSSERAND, sa nièce, avec une dispense de parenté.
Il fut nommé chevalier de Saint-Louis, pour tenir rang du 30 août 1814, par brevet du 7 décembre 1827.
Il décéda en 1840.
Sa veuve devint, le 23 mai 1850, supérieure du couvent de Châteaudun.

XIV) JOUSSERAND Frédéric-François, chevalier, seigneur de La Chaux et de Bonnevie.
Il fut ondoyé le 9 février 1740, et baptisé le 8 juin suivant à Linazay.
Garde du corps du roi, il devint ensuite capitaine d'infanterie.
Il épousa, le 13 juin 1772, à Nogent, Jeanne-Etiennette-Thérèse Missonnet.
Il décéda avant le 10 décembre 1782, date à laquelle son fils aîné, Louis-Frédéric-Anne, fut émancipé.
Sa veuve fit procéder à l'inventaire des biens de la communauté, le 19 août 1793. Elle demeurait à Civray, et fut tutrice de Philippine-Augustine et de Frédéric-Augustin, ses enfants.
Le 4 brumaire an XI (26 octobre 1802), elle acquit une maison de Jacques d'Helion de Surade et d'Hélène-Lucie Lafitton, son épouse. Le 30 octobre 1815, elle vendait à Pierre Brothier, maire de Civray, une maison le touchant.
De ce mariage étaient nés :
  1) Louis-Frédéric-Anne, baptisé à Linazay, le 3 septembre 1773. Il fut émancipé le 10 décembre 1782.
2) Charles-Olivier, baptisé le 28 avril 1775, à Linazay.
3) Charlotte-Philippine-Augustine, baptisée le Ier janvier 1778, à Linazay.
Elle épousa, en 1804, François de Menou, chevalier, seigneur de Billy, précepteur à Vouzailles.
Elle décéda, étant veuve, le 25 février 1860. L'une de ses filles épousa son grand-oncle, Anne-Frédéric-André JOUSSERAND.
4) Frédéric-Augustin, qui suit.

XV) JOUSSERAND Frédéric-Augustin. Il fut baptisé à Linazay, le 14 septembre 1780.
Il fut le 23 pluviôse an XIII (3 janvier 1805), héritier de ses grands-parents, avec sa sœur Charlotte-Philippine-Augustine.
Le 25 germinal de la même année (15 avril 1805), il était dit habiter à La Chaux.
Il épousa en premières noces, Marie-Noël-Joséphine Missonnet, qui décéda à Chatellerault le 17 avril 1825.
Il épousa ensuite en secondes noces, Radegonde, dite Eugénie, Texier.
Il fut contrôleur en chef de l'octroi de Poitiers.
Il décéda avant le 14 mars 1814, date du partage de sa succession entre ses deux filles.
Il avait eu pour enfants, de son premier mariage :
  1) Thérèse-Josephe-Florimonde, née à Civray le 25 mai 1805. Elle épousa, à Poitiers, le 26 août 1836, Pierre Lacouture, sous-inspecteur de la loterie royale.
2) Augustine-Jeanne-Célestine.

Rameau de BONNEVIE :
XII) JOUSSERAND François, alias François-Frédéric, chevalier, seigneur de Bonnevie, puis de Lairé, du chef de sa seconde femme.
Il fut chevalier de Saint-Louis et de Saint-Lazare.
Il rendit un hommage lige, pour Lairé, le 3 janvier 1720.
Le 23 janvier 1732, il transigea avec Jeanne et Esther JOUSSERAND, ses sœurs, et Madeleine Ingrand, veuve d'Olivier JOUSSERAND, son frère. Ils se tinrent quittes, la dame Ingrand d'une rente due à Jeanne Goumin, de la vente de la terre de Bonnevie, et les autres au sujet de la succession de Jean JOUSSERAND, leur frère, prêtre.
Le 5 septembre 1742, il rendit à nouveau hommage de Lairé.
Il épousa en premières noces, par contrat du 4 janvier 1714, devant Pasquet et Pasquault, notaires, Marie-Anne Cacault, fille de Philippe, sieur de la Cotterie et de Fief Richard, lieutenant particulier de Civray, et de Catherine Micheau. La cérémonie eut lieu à Saint-Nicolas de Civray, le 16 janvier.
Elle fut inhumée, dans cette église, le 23 décembre 1718, âgée de 40 ans, proche du grand autel de Notre-Dame.
Devenu veuf, il épousa en secondes noces, par contrat du 20 mai 1719, Henriette-Jacquette-Renée de JOUSSERAND, fille de feu Charles, chevalier, seigneur de Lairé, et de Marie Thomas, sa première femme, en présence de Jeanne Goumin, sa mère, de Jean JOUSSERAND, son frère, curé des Gours, de Jeanne, sa sœur, et de Madeleine Ingrand, sa belle-sœur. La cérémonie eut lieu le 29 dans la chapelle de Fayolle.
Elle semble décédée avant le 4 mars 1735, date d'une réunion de parents pour subvenir aux frais d'établissement des enfants de François JOUSSERAND.
A nouveau veuf, il épousa en troisièmes noces, par contrat du 27 novembre 1744, Jeanne Guyot de La Chesne, fille de Jacques, sieur de la Fuye, et de Jeanne Cuvelier. La cérémonie eut lieu le lendemain, à Saint-Macoux (Vienne).
François fut inhumé dans l'église Saint-Nicolas de Civray, âgé de 70 ans, le 5 février 1750.
Sa veuve transigea le 20 mai suivant avec les créanciers de son mari. Elle-même fut inhumée le 3 janvier 1759, dans l'église de Saint-Saviol.
François avait eu pour enfants de son premier mariage :
  1) Jeanne-Madeleine, baptisée le 24 janvier 1717, à Linazay. Elle fit profession de foi, à Sainte-Croix de Poitiers, le 26 juillet 1734.
2) Etienne, qui fut baptisé à Linazay, le 19 décembre 1718, écuyer, seigneur du Fief-Richard (Lorigné - Deux-Sèvres), et de Puyreau (Chef-Boutonne - Deux-Sèvres).
Il fut lieutenant l'infanterie. Le 27 mars 1750, il fut nommé curateur des meubles de son frère qui venait de décéder. Il demeurait à Civray, le 16 mai 1752, avec sa femme.
Le 29 mai 1755, il reçut deux déclarations roturières, devant Desmarets, notaire à Chef-Boutonne.
Le 21 janvier 1756, comme oncle paternel des enfants mineurs, il fut nommé curateur des enfants de feu Antoine-Amable du Breuil-Hélion, chevalier, seigneur de la Guéronnière, et de Marie-Silvine de Robert.
Le 18 décembre 1764, il vendit à Jacques Chabot, écuyer, seigneur de Peuchebrun, la seigneurie de Fief-Richard, plus deux métairies à Chef-Boutonne, moyennant 15000 livres, devant Davaux et Pasquet, notaires à Civray.
Il afferma, en février 1771, la terre de la Chaux.
Le 12 octobre 1771, il reçut des provisions d'avocat au conseil supérieur de Poitiers. Il prêta serment le 15 novembre 1771.
Il épousa, par contrat du 21 août 1751, Marie-Louise du Breuil-Hélion, fille de Louis, seigneur des Combes et de la Guyonnière, et de Madeleine Vidard de Saint-Clair. La cérémonie eut lieu le 28 septembre suivant à Saint-Porchaire de Poitiers.
Il fut inhumé à Saint-Nicolas de Civray, le 21 mars 1789.
Ils eurent pour enfants :
  a) François-Louis, baptisé à Saint-Nicolas de Civray, le 18 mai 1753, chevalier, seigneur de Puyreau. Il était, le 15 novembre 1789, capitaine de chasseurs, et commanda la garde nationale de Civray, lors de la présentation des drapeaux.
Le 2 juin 1790, il était colonel de la garde nationale, et signa une adresse des gentilshommes du canton de Civray.
François eut pour enfants de sa seconde alliance :
  3) François, qui suit.
4) Henriette, qui fut baptisée à Saint-Nicolas de Civray, le 12 mai 1721.
5) Charles, qui fut baptisé à Saint-Nicolas de Civray, le 16 janvier 1723.
6) Gabrielle-Céleste, baptisée à Saint-Nicolas de Civray, le 19 juin 1724. Elle était née le 15.

XIII) JOUSSERAND François, alias François-Frédéric, chevalier, seigneur de Bonnevie, Lairé, la Bigeonnière (Linazay), Linazay et la Sibilière (Ingrandes - Vienne).
Il naquit le 13 et fut baptisé le 16 mars 1720, à Saint-Nicolas de Civray.
Il demeurait, le 3 octobre 1747, à Lestang, paroisse de Saint-Pierre d'Excideuil.
Il rendit un aveu de la Bigeonnière, le 19 décembre 1757.
Le Ier septembre 1763, il devait des droits de chambellage, pour la Bigeonnière, et pour le Magnoux (Linazay), qu'il avait eus par donation de Marie-Anne Eschallé, fille majeure, par acte du 21 décembre 1757, pour l'avènement du roi Louis XVI.
Il épousa, le 7 février 1740, Jeanne-Catherine de Vaucelles, fille de Jean, chevalier, seigneur de la Cibilière, capitaine d'infanterie au régiment de Custine, et de Jeanne Adhumeau. Cependant, ce contrat de mariage ne fut passé que le 5 février 1746, devant Cuisinier et de Cressac, notaires à Poitiers.
Le 21 juin 1771, il transigea avec M. Gachet, prêtre, prieur-curé de Saint-Macoux, au sujet de la dîme du Breuil d'Allène, paroisses de Saint-Macoux, Saint-Saviol et de Saint-Gaudent.
Il fut inhumé dans le cimetière de Saint-Pierre d'Excideuil, le 16 avril 1785, âgé de 65 ans. Sa femme y avait été inhumée, le 7 juillet 1778.
De leur union étaient nés :
  1) François-Frédéric, qui fut baptisé à Saint-Nicolas de Civray, le 21 septembre 1746.
2) Marie-Henriette-Catherine, baptisée à Saint-Nicolas de Civray, le 25 novembre 1752. Elle eut pour marraine Jeanne de Voulon, veuve de Charles JOUSSERAND, chevalier, seigneur de Lairé.
Elle épousa, dans la chapelle du château de Lairé, le 21 avril 1773, Léonor de JOUSSERAND, chevalier, seigneur de la Voulernie.
Il était décédé avant le baptême de leur fille, le 3 février 1776.
Marie-Henriette-Catherine épousa en secondes noces, le 2 mars 1778, dans la chapelle de Lairé, Jean-Baptiste de Belcastel, chevalier de Saint-Lazare, Ier lieutenant au régiment de Gâtinais. Le contrat fut passé le 17 mars suivant, par Daveux et Houdart, notaires à Civray.
Ils divorcèrent, le 12 pluviôse an II (31 janvier 1794).
Le 17 fructidor an III (3 septembre 1795), elle afferma à Jean-Baptiste Mauflastre, juge à Civray, la préclôture de Lairé, et le 8 floréal an VII (27 avril 1799), elle vendit la métairie du Magnou et la grande métairie de Linazay, pour 42488 francs, somme en partie déléguée à MM. de Lignières.
Le Ier brumaire an XI (23 octobre 1802), eut lieu la partage de ses biens entre ses enfants, Joseph Mignot et Marie-Adélaïde de JOUSSERAND d'une part, et Charles-Auguste et Henriette-Charlotte de Belcatel d'autre part.
3) Etienne-François-Célestin, alias Jean-François-Célestin, né le 28, qui fut baptisé à Saint-Nicolas de Civray, le 30 septembre 1755.
Il fut agréé, le 30 avril 1771, comme page de la chambre du comte de Provence.
Il fut présent, le 21 avril 1773, au mariage de sa sœur avec Léonore de JOUSSERAND. Il était alors lieutenant des grenadiers au régiment provincial du Poitou.
Le 18 juin 1784, en tant que lieutenant de grenadiers royaux au régiment de Bretagne, il fut témoin pour les preuves de Malte, de Jean-Baptiste Duchesne de Saint-Léger. Il demeurait alors à Couhé-Vérac.

Branche de la VOULARNIE - alias la VOULERNIE, ou la VOULARNERIE (Le BOUCHAGE) :
X) JOUSSERAND Charles, chevalier, seigneur de Cussec, alias Poussec (Poitiers), puis de la Voulernie (Le Boucharge).
Il était, le 17 avril 1637, sous la tutelle de sa mère.
Il assista, le 23 décembre 1639, au contrat de mariage de son frère aîné, Olivier.
Il épousa, par contrat du 7 février 1642, passé devant Rivière et Imbert, notaires à Civray, Léa Herbeth, alias Hubert, fille de feu Gabriel, écuyer, seigneur de la Grande Forêt, en Saintonge, et de Marguerite Petit, en présence de Jacques, son frère, et d'Avoye et Anne ses sœurs.
Ils eurent pour enfants :
  1) Olivier, qui suit.
2) Léa-Marie, qui épousa, le 19 septembre 1701, Daniel des Roches, écuyer, seigneur de Saint-Picq, y demeurant, paroisse de Loge Fougereuse.
Elle abjura le protestantisme, le 6 septembre1685, devant Monseigneur Fortin de La Hoguette, dans la chapelle de son palais épiscopal de Poitiers, avec son frère, sa belle-sœur et sa sœur.
3) Catherine, qui abjura avec sa sœur.
Elle épousa, par contrat du 10 mai 1686, passé par Rougier, notaire au Bouchage, Jean Guyot, chevalier, seigneur de Montorsy, veuf de Marguerite des Ruaux.
Etant veuve, elle fut maintenue noble par M. de Maupéou, le 11 février 1701.

XI) JOUSSERAND Olivier, chevalier, seigneur de la Voulernie.
Il fut parrain à Pleuville, le 3 mai 1691.
Il fut maintenu en sa noblesse par Barentin, sur le vu des titres de la production de son cousin Olivier, seigneur de Lairé.
Il abjura le protestantisme, dans la chapelle de l'évêché, devant Monseigneur Fortin de La Hoguette, avec sa femme et ses sœurs, le 6 septembre 1685.
Le 30 août 1678, il fut héritier en partie de Charles JOUSSERAND, son père.
Le 18 mai 1676, il obtint du roi des lettres de dispense de parenté, pour épouser sa cousine Catherine Joussreand, fille de Olivier, seigneur de Lairé, et de Jeanne de Mairé, comme lui de religion protestante.
Le 16 mai 1680, il fit aveu de la maison noble de la Voulernie, devant Bilhaud, notaire de la châtellenie de Nanteuil en Vallée, à Armand de Quincé, abbé commendataire des abbayes royales de Nanteuil et de Ferrières, et seigneur temporel de la châtellenie du dit Nanteuil.
Ils étaient tous les deux décédés, avant le 8 août 1703, date d'une sentence de la châtellenie du Bouchage, contre Jacques Lambert, sieur des Fontenelles, tuteur de leurs enfants, en faveur de Catherine Poisson, veuve de Philippe Barraud, bourgeois d'Angoulême, aux fin d'être payée de la somme de 300 livres pour promesse de pareille somme donnée par le sieur et la dame de JOUSSERAND, le 26 février 1680, au sieur de Beaulieu de Puibautier (Prévost), dont la dite Poisson était cessionnaire.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jean, âgé de 9 ans en 1685.
2) Catherine, âgée de 3 ans en 1685.
3) Alphée, alias Alphée-Jean, âgé de 2 ans en 1685.
4) autre Jean, âgé de 4 mois en 1685. Il semble que ce soit lui, appelé Jean-Etienne, qui continua la filiation.
5) Etienne, qui épousa, le 6 janvier 1730, Marie-Anne de Savatte, veuve de Jacques de Réty, chevalier, seigneur de Vitré, et fille d'Eustache, chevalier, seigneur du Coudret, et de Marie de Ferré.
Elle fut marraine à Bignoux (Vienne), en 1730, ou au début de 1731.
Elle décéda, étant veuve, et âgée de 80 ans, et fut inhumée dans l'église de Saint-Nicolas de Civray, le 15 avril 1767. Elle fut nommée dans cet acte Marie-Hippolyte.

XII) JOUSSERAND Jean-Etienne, chevalier, seigneur de la Voulernie.
Il épousa par contrat passé devant de Mondion, notaire à Ruffec, le 2 février 1711, Anne Coyteux, fille de feu Pierre, sieur de Lordaget, lieutenant assesseur au marquisat de Ruffec, et de Catherine Arnaud, alias Catherine Citoys. Ses biens consistaient en 8000 livres. Elle reçut cession de la somme de 3000 livres dues à la demoiselle Poisson, plus celle de 300 livres pour intérêts. Moyennant cette cession, elle se constitua envers les cédants une rente de 24 livres 19 sous.
Le 21 août 1720, Etienne et sa femme vendirent à Benjamin-Louis Frotier, marquis de la Coste-Messelière, 40 livres de rente moyennant 2000 livres.
Ils étaient tous les deux décédés, avant les mariages de leurs fils Joseph et Jean.
Ils avaient eu 6 enfants, dont :
  1) Jean-Etienne, qui suit.
2) Joseph, qui fera la rameau de la Voulernie :
3) Pierre, qui fut baptisé au Bouchage, le 2 janvier 1726.
Il épousa à Notre-Dame de La Rochelle, le 10 septembre 1758, étant alors capitaine de bataillon du Poitou-milice, Marie-Catherine Guenot, veuve d'Henri Bultel, et fille de feu Joseph et de Françoise Rose.
D'abord capitaine de grenadiers royaux, il fut, vers 1775, capitaine de la place de La Rochelle, chevalier de Saint-Louis.
Il fut, avec sa femme, en procès contre Jean Petit, entrepreneur d'ouvrages.

XIII) JOUSSERAND Jean-Etienne, chevalier, seigneur de la Voulernie, Malemont et Toucheronde.
Il fut baptisé au Bouchage, le 21 février 1715.
Il épousa, le 15 janvier 1741, Marie Horric, fille de Léonor, chevalier, seigneur de la Courade, et de Clémence-Marguerite Robert. Elle reçut constitution de 1000 livres.
Une sentence fut rendue contre lui, le 28 février 1784, au siège royal de Saint-Jean d'Angély, en faveur de Charles de Livenne, chevalier, seigneur des Brousses.
Le 10 mai 1785 fut dressé l'inventaire au logis de la Voularnerie, de la succession de Jean et de Marie Horric. Il était dit à ce moment là, habiter le logis de la Courrière, paroisse de Messeux, aujourd'hui commune de Nanteuil en Vallée. (José Délias - la Voulernerie - Le Boucharge).
Ils étaient décédés avant le 26 février 1786, date d'une procuration donnée par Marguerite, leur fille, devant Dallon, notaire à Paris, pour faire le procès-verbal de l'état des lieux des domaines de Malemon et de la Toucheronde.
Ils avaient eu 4 enfants, dont :
  1) Marguerite, qui fit une procuration... acte cité plus haut dans le texte.
2) Léonor Jean, en famille Léonard, né en 1754 au Boucharge, écuyer, seigneur de la Voulernie. Il était dit le "chevalier de la Voularnerie".
Il participa aux assemblées de l'ordre de la noblesse en mars 1789, à Angoulême (José Délias - la Voularnie - Le Boucharge).
Il avait épousé, le 3 février 1785, Suzanne Regnaud de La Courrière, fille de feu Pierre-Hercule, et de Françoise-Suzanne Laurent de Gorce, en l'église de Linazay.
Ils eurent pour fils unique :
  a) Marc, qui fut baptisé à Messeux, le 6 mai 1787.
Le 27 thermidor an IX (15 août 1801), Léonard, gendarme national à Champagne-Mouton, vendit une maison à Genouillé. Il semble que ce soit encore lui, qui sous le nom de Messidor JOUSSERAND, gendarme, envoya des renseignements sur Lesson, ex-prêtre.
3) Léonor, écuyer, seigneur de la Voulernie.
Il épousa, le 21 avril 1773, dans la chapelle du château de Lairé, Henriette-Catherine JOUSSERAND, fille de François, seigneur de Linazay, et de Jeanne-Catherine de Vaucelles.
Ils eurent pour enfant :
  a) Marie-Adelaïde, qui fut baptisée à Saint-Nicolas de Civray, le 3 février 1776, après le décès de son père.
Elle fut élevée au couvent de la Visitation, dont la pension était de 1500 livres.
Elle épousa, le 21 frimaire an II (12 décembre 1793), âgée de 18 ans, Joseph Mignot, procureur de la commune de Poitiers.
le 7 juin 1815, son mari, étant dit propriétaire à Clan, commune de Jaulnay (Vienne), afferma la métairie de Beaumont (Saint-Pierre d'Excideuil - Vienne).
Elle décéda à Clan, le 23 décembre 1837.
Il était décédé à Chaunay, le 18 mai 1775, dit ancien officier d'infanterie.
Sa veuve se remaria en 1778, avec Jean-Baptiste de Belcastel.

Rameau de la VOULERNIE :
XIII) JOUSSERAND Joseph, né en 1717 à la Voularnie, chevalier, seigneur de la Voulernie et de Beaumont.
Il assista au contrat de mariage de son frère Jean-Etienne, le 15 janvier 1741.
Il épousa, par contrat du 7 mai 1745, devant Caillaud, notaire à Angoulême, Marie-Thérèse de Pons de Fellet, fille de feu Antoine, écuyer, seigneur de Fellet, et d'Anne-Renée de Saint-Laurens. La cérémonie eut lieu au Bouchage, le 24 mai. Elle lui apporta par ce mariage la terre des Gilberts en Birac. (Jérôme Royer et Jean-Paul Gaillard - les Gilberts en Birac).
Le 5 novembre 1744 (?), Marie-Thérèse de Pons fit son testament en faveur de son mari. Ils demeuraient alors au logis de Traslebaut (Chatain - Vienne).
le 3 février 1747, ils cédèrent à Louis-Guillaume Rullier, conseiller du roi, 30 sous de rente foncière, annuelle et perpétuelle sur les particuliers de la paroisse de Birac, devant Tabuteau, notaire à Angeac-Charente.
Ils assistèrent au contrat de mariage de leur fils Pierre-Antoine, et l'instituèrent leur héritier universel, se réservant la disposition de 6000 livres.
Marie-Thérèse, héritière d'Antoine de Saint-Laurens, écuyer, seigneur de la Fayolle, avait obtenu, avec son mari, le 29 janvier 1767, une sentence de la prévôté royale de Chateauneuf, en Angoumois, contre François Robineau, marchand, et Rose Robineau, sa sœur, condamnés à payer le reste de 30 livres de rente et les arrérages de 29 années, dues au sieur de Saint-Laurens, par l'acte de constitution du 5 avril 1745.
Ils eurent pour enfants :
  1) Pierre-Antoine, qui suit.
2) Antoine-Alexis, baptisé le 14 septembre 1757, dans l'église de Birac. Il fut officier d'infanterie, et se tua d'un coup de pistolet, vers la fin de février, ou au début de mars 1786, soi-disant par désespoir amoureux.

XIV) JOUSSERAND Pierre-Antoine, alias Pierre-Olivier, chevalier, seigneur de Beaumont, les Gilberts (Birac), etc.
Il épousa, par contrat passé le 27 juillet 1770, devant Caillaud, notaire à Angoulême, Marie-Thérèse Thomas de Bardines, fille de Louis, chevalier, seigneur de Bardines, et de Marie-Françoise Préverault.
Il fut constitué par ses père et mère leur héritier universel en tous leurs biens mobiliers sous réserve de 6000 livres.
La future reçut en dot, moyennant renonciation à la succession de ses parents, le fief du Petit-Chalonne (Fléac), avec les domaines roturiers en dépendant, le tout évalué 15000 livres, plus 5000 livres et la somme de 20000 livres, payables après leur décès.
Le 4 octobre 1772, fut résilié, devant Caillaud, notaire à Angoulême, le bail à vie consenti, le 21 septembre 1763, par le marquis de Montalembert, en faveur de Pierre-Antoine et de sa femme.
Le 31 juillet 1774, ils arrentèrent, par contrat passé au Petit-Chalonne, devant Meslier, notaire, à titre de rente foncière et perpétuelle, deux terres moyennant certaines redevances. Le 9 juillet 1775, ils passèrent un autre contrat du même genre.
En 1781, le fief des Gilberts en Birac fut saisi et adjugé le 24 août 1787 à Annibal Marrot de La Gassotière. (Jérôme Royer et Jean-Paul Gaillard - les Gilberts en Birac).
Ils eurent pour enfants :
  1) Louis-Bonaventure, né et baptisé le Ier juillet 1771, dans l'église Notre-Dame de Beaulieu d'Angoulême.
Il obtint, le 29 mars 1786, un certificat de noblesse pour une sous-lieutenance.

Branche de GENISSAC (GIRONDE) :
IX) JOUSSERAND Pierre, chevalier, seigneur de Génissac (Entre Deux Mers - Gironde).
Il fut nommé dans la renonciation faite le 9 juillet 1559, par sa mère, à la communauté avec son mari.
Il épousa, du consentement de ses père et mère, le 10 octobre 1600, Eléonore de Fournel, fille de François, écuyer, baron de Grateloup, seigneur de Fontcarville, et de Marie de Rafael.
Etant veuve, elle eut un procès avec Jean de Rochefort, chevalier, baron de Saint-Angel, au sujet de la terre de Génissac.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) Alphonse, qui suit.
2) Françoise, qui épousa en secondes noces, le Ier février 1637, Alain de Caillères, écuyer, seigneur de Clérac. Elle était veuve de Jean Chevallereau, et Alain de Caillères, lui assura 6000 livres de bagues et joyaux, et 4000 de gain nuptial.
Ils testèrent mutuellement, le 25 décembre 1645.
3) Jeanne, qui épousa Pierre du Perier, seigneur de l'Islefort.

X) JOUSSERAND Alphonse, chevalier, seigneur baron de Génissac, et de Touverac (Charente).
Il assista, le 19 janvier 1642, au contrat de mariage de Jean-Jacques de Fournel, son cousin germain.
Il épousa, vers 1626, Françoise Bouchard d'Aubeterre, dame de Touverac, fille de Jonas, chevalier, seigneur de Saint-Martin de La Coudre, et d'Anne Goulard, sa seconde femme. Elle lui apporta la seigneurie de Touverac et de Puyrigaud, en Saintonge.
Il fut en procès, le 24 juin 1672, avec Gédéon de Toyon, écuyer, seigneur de la Vallée des Essarts, au sujet des rentes du Maine de Beaulieu.
Il décéda en 1678, ayant eu pour enfant :

XI) JOUSSERAND Octave, écuyer, marquis de Genissac et de Touverac.
Il naquit le 2 février 1645, et fut baptisé à Libourne en 1654.
Il épousa Marguerite de Durfort, fille de Jacques, marquis de Civrac, et d'Henriette Jaubert de Barrault.
Ils eurent pour enfant :

XII) JOUSSERAND Raphaël, chevalier, marquis de Touverac.
Il épousa Marie-Anne de Labadie d'Aumay.
Les archives Historiques de Saintonge et Aunis disent que Raphaël décéda sans postérité, le 7 septembre 1744, et que pour payer ses dettes, sa veuve vendit, le 4 juillet 1748, la terre et marquisat de Touverac, pour 69000 livres, à Joseph de Grailly, chevalier, seigneur de Sainte-Terre.
Cependant, Chérin dit que Raphaël, seigneur de Génissac (qu'il dit mari de N. de Durfort, ce qui doit être une erreur), décéda en octobre 1693, et qu'il eut trois fils, dont l'un était âgé de 7 ans en 1694.
Ils eurent pour enfants, au moins :
  1) Charles-Raphaël. Il semble que ce soit lui, qui vendit Touverac.
Il semble avoir eu pour fils :
  a) Raphaël, chevalier, seigneur marquis de Génissac et de Touverac. Vers 1780, il transigea avec Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier, sur leurs droits respectifs de justice.
Il rendit hommage de Touverac et de Puyrigaud, à François-Charles de Crussol d'Uzès, maréchal des camps et armées du roi.
2) N.
3) N.

Branche de MOYS (PAIROUX - VIENNE):
VIII) JOUSSERAND François, écuyer.
Il partagea, le 16 novembre 1564, les biens de leurs père et mère, avec Jean JOUSSERAND, son frère aîné. Il reçut la métairie de Saint-Gaudent et autres terres.
Il acquit, avec le même Jean, un pré appelé le Pré JOUSSERAND.
Le 25 janvier 1577, son frère aîné échangea avec lui, le lieu de Saint-Gaudent, contre la métairie de la Feuillade.
Il épousa Marguerite de Pellegrue, probablement sœur puînée de sa belle-sœur.
Il fut, le 13 octobre 1563, homme d'armes de la compagnie de M. de La Rochefoucauld, et il donna un reçu à Jean de Baillon, conseiller et trésorier de l'épargne.
Lui et Marguerite eurent pour enfants :
  1) Pierre, qui suit.
2) Marguerite, qui épousa Pierre, alias Claude de Candal, écuyer, seigneur de Beauséjour.
3) François, écuyer, seigneur de la Forest (Pairoux - Vienne). Le 3 janvier 1599, avec Antoinette de Poispaille, sa femme, il passa un accord devant Largeau, notaire de la cour de Gençay, au moulin des Roches, paroisse de Saint-Secondin, avec Jean Mestayer et Jeanne Neveu, sa femme.
Agé de 70 ans, et demeurant au lieu noble de La Vau, paroisse d'Usson, en Poitou, il fut témoin pour la réception de Gaspard Frotier, dans l'ordre de Malte.

IX) JOUSSERAND Pierre, écuyer, seigneur des Moys (Pairoux - Vienne).
Le 10 avril 1597, se disant héritier de Gilbert Verry, seigneur de Bors, il se présenta pour faire l'hommage du Fouilloux (Saint-Maurice en Gençay - Vienne), relevant de l'évêque de Poitiers, baron de Celles-Levescault. Mais il ne fut pas reçu, n'ayant pas pu coter ce qu'il tenait.
Le 8 mars 1604, il se battit avec M. des Combes (peut-être Gauthier du Breuil-Hélion), au lieu appelé le Carrouer Chappon. Le sieur des Combes fut tué sur place, et son adversaire fut conduit à Arton, où il décéda le mercredi suivant, 10 mars.
Il avait épousé, le 29 septembre 1582 Gabrielle Poispaille, fille de François, écuyer, seigneur de Moys, et de Françoise Fardeau.
De cette union naquirent :
  1) Georges, qui suit.
2) Antoinette, qui épousa, le 13 février 1614, François de La Cropte, chevalier, seigneur de la Meynardie et de Saint-Abre.
3) Jean, écuyer, seigneur des Roches. Il épousa, à Couhé-Vérac (Vienne), le 15 février 1638, Marie Lorin.
Etant veuve, elle fut maintenue en sa noblesse, le 7 septembre 1667, par Barentin.
Elle épousa en secondes noces, le 18 janvier 1671, à Couhé, Philippe Fricon, écuyer, seigneur de Vieillevigne. Le 18 juin suivant, elle fit une donation à son mari.
Jean JOUSSERAND avait eu pour fils :
  a) Gabriel, qui naquit à Couhé, le 18 novembre 1639. Sa destinée est inconnue.
4) Louise, qui épousa, le Ier novembre 1622, Gabriel Raval, écuyer, seigneur de Villenouvelle. Ce mariage se fit en présence de François JOUSSERAND, son oncle, de Georges JOUSSERAND, écuyer, seigneur de Mairé, et de Jean, écuyer, seigneur des Roches, ses frères.

X) JOUSSERAND Georges, écuyer, seigneur du Moys et de Mairé.
Il fut présent au mariage de sa sœur Louise, le Ier novembre 1622.
Il épousa, vers 1615, Fleurance, alias Françoise Desmier, sans doute fille de Robert, écuyer, seigneur du Roc, et de Gasparde Bouffard.
Elle fut inhumée dans l'église de Pairoux, sous le clocher, à gauche en entrant, le 20 février 1635.
Ils eurent pour enfant :
  1) Madeleine, qui fut baptisée à Pairoux, le 7 août 1618. Elle épousa, le Ier janvier 1643, Tobie de Vivonne, écuyer, seigneur de la Brosse, la Chaud, Moys.
Ils étaient encore vivants le 30 juin 1662, date du baptême de leur fille, Anne, âgée de 12 ou 13 ans, à Pairoux.
Georges eut encore trois autres enfants illégitimes de Louise Grangier. Ces trois enfants furent baptisés à Joussé (Vienne) :
  2) Georges, baptisé le Ier octobre 1646.
3) Toinette, baptisée le 22 juillet 1648.
4) autre Georges, baptisé le 24 novembre 1649.

Branche de LONDIGNY - le PEU - (CHARENTE) :
VII) JOUSSERAND Paoul, alias Paul, écuyer, seigneur de la Bonnardelière (Saint-Pierre d'Excideuil - Vienne), et de Londigny (Charente).
Il fit, le 12 mars 1530, un arrentement pour lui et son frère Jean.
Le 31 octobre 1540, il transigea avec lui, devant Grenet et Porcheron, notaires à Poitiers. Il lui donna un acquit à cette occasion. Jean lui abandonna l'hôtel noble de Lorigné, la moitié d'une terre et bois appelés le bois des Saints, alias bois de Layré
Il donna à Anne Tudert, femme de Paul, représentée par son mari, les hôtels, maisons et métairies de la Bonnardelière et de Bonnevie, et autres terres, pour s'acquitter de l'assiette de 147 livres. Il lui donna aussi 10 sols de rente qu'il lui avait promises par son contrat de mariage, le 2 janvier 1528.
Il avait épousé, comme vu précédemment, Anne Tudert, fille de Joachim, écuyer, seigneur de la Bournalière, lieutenant particulier de Poitiers et maire de cette ville, et de Marie-Anne Chaille.
Ils eurent pour enfants :
  1) Paul, qui suit.
2) Philippe, qui épousa, le 24 juin 1553, Louis Bonnin, écuyer, seigneur de la Rogneuse.
3) Catherine, qui épousa par contrat passé devant Brothier, notaire à Ruffec, le 19 février 1583, Joseph de Lesmerie, écuyer, seigneur de Moquetable.
Elle était décédée en 1612.

VIII) JOUSSERAND Paul, écuyer, seigneur de Londigny.
Chérin ne donne pas le nom de sa femme, mais il se peut que ce soit Silvaine de Montfort, qui fut elle, citée dans le Nouveau d'Hozier. (Elle fut aussi donnée comme mère de Paul JOUSSERAND, mari d'Anne Tudert....)
Il eut en tout cas, pour enfants :
  1) René, qui suit.
2) Renée, dame de Beauvoir. Elle fut présente, le 21 juin 1586, au contrat de mariage de Louise Bonnin, fille de Philippe JOUSSERAND.
Elle habitait Poitiers, lorsqu'elle fit un prêt, ainsi que son frère René, le 21 novembre 1599.
Le 28 août 1603, elle passa un accord, devant Mousset, notaire à Mirebeau, avec Louis de Vinceneuil, écuyer, seigneur du Lizon.
Le 7 avril 1617, son neveu, Philippe de JOUSSERAND, donna, en son nom, un reçu à Louise Dupré, veuve de Nicolas Gruget, receveur des consignations de la sénéchaussée de Poitou. Elle habitait alors à Rouilly (Chalandray - Vienne).

IX) JOUSSERAND René, écuyer, seigneur de Londigny et de la Bonnardelière.
(On peut voir son blason, ainsi que celui de sa femme, Renée Robin de La Tremblaye, dans l'église de Londigny).
Il fut gentilhomme de la maison du roi, et assista au contrat de mariage de sa tante Catherine, le 19 février 1583.
Il fut en procès contre Marie Hugueau, fille et héritière de feu Gilles, sieur de Lassay.
Le 7 juin 1605, Jean de Lesmerie rendit hommage, comme procureur de René JOUSSERAND, pour la terre de Saint-Lo d'Angliers, mouvant de Sa Majesté, à cause du château de Loudun.
En 1635, il fut convoqué pour le ban et l'arrière-ban de l'Angoumois. (Nadaud).
Il épousa en premières noces, par contrat du 5 janvier 1579, Renée Robin de La Tremblaye, fille d'Antoine, écuyer, seigneur de la Tremblaye, et de Jeanne de Mallemouche. Elle était veuve de Louis de Rancé, écuyer, seigneur de Terray et de Saint-Sébastien.
Il épousa ensuite en secondes noces, avant 1591, Jacquette de La Chapellerie, fille de Pierre, chevalier, seigneur de Rouilly, et de Louise Boilève. Elle lui apporta la terre de Rouilly.
Le 20 avril 1598, Philippe Légier, écuyer, seigneur de la Sauvagère, cessionnaire de leurs droits et de ceux de Philippe, leur fils, partagea avec Pierre de La Chapellerie et autres, les biens de feu Louise Boilève, veuve en secondes noces de Pierre de La Chapellerie.
René eut de son premier mariage :
  1) Nicole, qui épousa avant 1604, René de Menou, écuyer, seigneur de Charnizay, écuyer de l'écurie du roi. Le 15 juin 1604, sa sœur Jeanne-Renée renonça aux successions de ses père et mère à son profit et à celui de son frère Philippe.
2) Jeanne-Renée, qui épousa le 15 juin 1604, Abraham Hérard, écuyer, seigneur de Bramefand, en présence de son frère Philippe. Par le même contrat, Abraham Hérard donna reçu à son beau-père de la somme de 4000 livres, à déduire sur la dot de sa femme, moyennant quoi, Jeanne-Renée renonça aux successions de ses père et mère en faveur de son frère Philippe et de sa sœur Nicole.
3) Jeanne, qui épousa, devant Babin, notaire à Marcillac, le 19 juin 1605, Louis de Barbezières, écuyer, seigneur de Nogeret.
Elle fut marraine de sa nièce Jeanne, à Cramard (Chalandray - Vienne), le 20 juillet 1618.
Philippe eut pour enfants de son second mariage :
  4) Philippe, qui suit.
5) Charlotte, que Chérin dit être femme de Charles de Chasteigner, marquis de La Rochepozay. mais à cette date, il semblerait que ce soit plutôt la fille de Philippe et d'Anne d'Escoubleau.

X) JOUSSERAND Philippe, chevalier, seigneur de Londigny, de la Bonnardelière et de Rouilly.
Il acquit, le 13 août 1616, de Jeanne Gourdeau, femme de Jacques du Gast, la maison noble et seigneurie de Fontfroide, qui relevait de Montreuil-Bonnin.
Au nom de sa tante Renée, dame de Beauvoir, il donna reçu, le 7 avril 1617, à Louise Dupré, veuve de Nicolas Gruget, receveur des consignations de la sénéchaussée de Poitiers.
Il épousa, le 6 juin 1607, Anne d'Escoubleau, fille de Louis, chevalier, seigneur de Coudray-Montpensier, chevalier de l'ordre du roi, et de Sarah de Rochefort.
Il était décédé avant le 27 novembre 1636, date à laquelle Anne d'Escoubleau, sa veuve, reconnaissait avoir reçu de Nicole de JOUSSERAND, dame de Charnizay, 112 livres 12 sous, moitié de la somme versée pour les hommages du Bec, et les mutations advenues par les décès de feu René de JOUSSERAND, de Philippe et de Claude, son fils.
Le 6 juillet 1639, elle rendit hommage de Rouilly à la baronnie de Parthenay.
Le 19 janvier 1659, elle fit fondation d'une messe par semaine pendant 30 ans, en l'église de Cramard.
Elle décéda à Rouilly, le 17 décembre 1660, et fut inhumée le 18 en l'église de Cramard.
Ils eurent pour enfants :
  1) Claude, chevalier. Il décéda avant le 27 novembre 1736.
2) Philippe, qui fut baptisé à Cramard, le 8 novembre 1615.
3) Jeanne, baptisée à Cramard, le 30 juin 1618. Elle eut pour marraine sa tante Jeanne, dame de Nogeret.
4) Philippe, baptisé à Cramard, le 12 novembre 1619.
5) Louis, qui fut baptisé le 25 février 1621.
6) Charlotte, baptisée le 29 août 1622.
Elle fut dite fille unique de Philippe et d'Anne d'Escoubleau, par Nicolas de Sainte-Marthe (dans sa généalogie des Nuchèze), certainement à cause du décès de ses frères et sœurs.
Il semblerait que ce soit elle, plutôt que sa tante, qui épousa Charles de Chasteigner, chevalier, seigneur marquis de La Rochepozay, et qui lui apporta la terre de Rouilly, qu'il tenait en 1669, du duché pairie de la Meilleraye, ainsi que la seigneurie de la Nairotière, paroisse de Cramard.
Le 11 mai 1643, elle fut présente au mariage de Diane de Chasteigner, sa belle-sœur.
Le 27 décembre 1666, elle légua 4000 livres aux Augustins de Poitiers, pour des messes, et élit sa sépulture dans la chapelle de l'Ange Gardien. Elle décéda à Rouilly, le 15 janvier 1667.


Noms Isolés :
- JOUSSERAND Aimeri, et Pierre Maingot, son frère, se désistèrent, en 1174, du procès qu'ils avaient intenté aux religieuses de Montazai, à l'occasion des dons faits par Aimeri JOUSSERAND, leur oncle.
- JOUSSERAND Pierre. Il épousa dame Noue, fille de Hugues de Mairé. (Elle se remaria plus tard avec Giraud Tudeboue).
Ils eurent pour enfants :
  1) Pierre, qui fit don à Montazai, vers 1178, avec Guillaume et Giraud Tudeboue, ses frères, de tout ce qu'ils avaient au Gorbelier.
2) Marguerite, qui épousa Boson de Chatel-Achard, qui donna au même monastère, et à la même époque, la terre de Forges.
- JOUSSERAND Guillaume. Il fit don, au même monastère, à la même époque, de tout ce qui lui appartenait dans le bois de Montazai.
- JOUSSERAND Guillaume, chevalier. Il était décédé avant octobre 1237, date à laquelle Agnès, sa veuve, et ses fils Josserand et Joscelin, donnèrent à la Maison-Dieu de Montmorillon une dîme, qu'ils possédaient injustement, et contre les règles de l'Eglise, dans la terre de Charpillé (Bethines - Vienne), et un terrage au même lieu.
- JOUSSERAND Guillaume, valet. Il passa un acte avec le prieur et les frères de la Maison-Dieu de Montmorillon, le 29 avril 1269.
- JOUSSERAND Guillaume, frère ainé de Jean, enfants de Guillaume JOUSSERAND, habitaient la région de Montmorillon en 1287.
- JOUSSERAND Guillaume. Il fut présent, le 8 avril 1287, à la vente de plusieurs droits de la châtellenie de la Trimouille, faite par Guy de La Trémoille, le Vieux; Guy le Jeune; et Guillaume de La Trémoille, à Thibault de Sylvanecte.
- JOUSSERAND Guillaume, chevalier, seigneur de Biarroue (Juscorps - Deux-Sèvres). Il fit le Ier juin 1296, une vente à l'abbaye de Maillezais. Il épousa probablement Asseline Clerembaud, ou Clerbaud.
- JOUSSERAND Guillaume, valet, et Jean, son frère (Peut-être les mêmes que ci-dessus), clerc, frères de Guillaume JOUSSERAND, vendirent, le jeudi avant la fête des apôtres Simon et Jude, 1296, à Pierre Caorcini, prêtre, une pièce de pré au gué de Trap, pour le prix de 10 livres, et le mercredi après la Purification de la Sainte-Vierge, au même, des rentes, pour également 10 livres.
- JOUSSERAND Pierre, valet. Il fut cité, le mardi avant la Saint-Cyprien 1313, dans un aveu rendu par Jean des Vignes, à Guillaume de Montalembert. Jean des Vignes lui devait 2 parties de deniers.
- JOUSSERAND Isabeau, fille de Girard, chevalier, seigneur de Saint-Georges de Rex. Elle épousa, vers 1310, Ithier Horric, chevalier, seigneur de la Contré, Biarroue et Saint-Georges de Rex.
Ils furent cités le 9 juillet 1340.
- JOUSSERAND Pierre, seigneur des Moulins, paroisse de Saint-Léger les Melle. Il était le fils de défunt Guillaume, chevalier.
Le 24 décembre 1330, frère Jean, abbé de La Réau, et le couvent, lui firent un arrentement de quelques bois.
- JOUSSERAND Pierre, écuyer, et Marguerite Convain (?), sa femme, et Denise, sœur de celle-ci, partagèrent, le samedi après la fête de Corporo Christi 1334, avec Pierre Convain et les héritiers de feu Etienne Convain, et la veuve de celui-ci.
- JOUSSERAND Jean, fils d'André. Il fit, le vendredi avant la Toussaint, fête des Apôtres Saint-Simon et Saint-Jure 1372, un arrentement pour 6 prévendiers de seigle, mesure de Civray, à Robert de La Touche de Civray.
- JOUSSERAND Pierre, chevalier. Il était décédé avant le 24 août 1388, date à laquelle ses hoirs tenaient des terres faisant partie de la dîme de Passut, au château de Civray.
- JOUSSERAND Jourdain. Il était décédé avant le 21 juin 1404, date à laquelle ses héritiers tenaient des dîmes près de Pindray et de Leigné (Vienne), à hommage lige, d'Alix de Penguernet.
- JOUSSERAND N., à cause de Margot de Verruyes, sa femme, devait un hommage lige pour l'hébergement de la Cauducère, paroisse de Gours, à la seigneurie de la Roche de Chauray.
- JOUSSERAND Charlot, de la châtellenie de Civray, fut présent, le 17 juillet 1489, à la montre passée à Mortagne, des ban et arrière-ban du Poitou. Il fut désigné pour la garde de Clisson.
- de JOUSSERAND Jacques, malade, fut remplacé par Jacques de Chaumont, habitant la seigneurie de Civray, qui était archer au ban de 1491.
- JOUSSERAND Nicolas, écuyer. Il fit aveu, le 27 février 1536, de son hébergement du Breuillac, avec fuie et garenne, paroisse de Caunay (Deux-Sèvres).
- JOUSSERAND Louise. Elle épousa, par contrat du Ier juillet 1528, Louis de Saint-Denys.
Le 23 juin 1544, elle était veuve, et Louis Aymer, écuyer, sieur de Lalyé, son cousin, passait un marché avec Pierre Dacollat, et Charles Bernezay, écuyers, pour la remplacer au ban et arrière-ban du Poitou.
- JOUSSERAND Jacques, écuyer, seigneur du Breuillac. Il échangea certains lieux avec Nicolas Picard, écuyer, seigneur de Cosnay, en 1554.
- JOUSSERAND Catherine. Elle était, le 5 juin 1576, femme de Jean Dodin, qui ce jour là, donnait quittance des sommes à lui promises par feu Jean JOUSSERAND, sieur de Lairé, en faveur de son mariage.
- JOUSSERAND Marguerite. Elle avait épousé Bertrand Vérinaud, écuyer, seigneur de Bussière. Leur fille Anne, épousa, le 27 janvier 1596, Simon du Theil, écuyer, seigneur de la Court Saint-Christophe. La veille, François du Theil avait donné sa procuration pour ce mariage, en présence de Pierre JOUSSERAND.
- JOUSSERAND Charles, écuyer, seigneur de Grand-Champ. Il épousa Suzanne Fouquet, et fit, entre 1599 et 1607, déclaration roturière d'une maison sise près de la forteresse de Champagné.
- JOUSSERAND Jean, écuyer, seigneur de Tassay. Il épousa Louise Limozin. Il donna à sa fille la maison noble du Fougeroux et le Fief-Milon, qui étaient demeurés à la future, par la succession de ses aïeul et mère, non nommés.
Il eut pour enfant, au moins :
  1) Anne, dame de Tassay et de Champagné le Sec. Elle épousa, le 29 janvier 1601, Olivier de Saint-Georges, chevalier, seigneur de Vérac, baron de Couhé.
- JOUSSERAND Charlotte. Elle était en 1601, femme de René de La Roé, seigneur des Vaux de Jarzé. (Chemiré Le Rouge, Maine et Loire).
- JOUSSERAND Jeanne, ou Renée. Elle épousa, en 1607, Pierre de Curzay, écuyer, seigneur de Saint-Mary (Généalogie de Curzay). Le 16 décembre 1643, elle était veuve, et son fils François transigeait en son nom, devant Martin, notaire à Angoulême.
- JOUSSERAND François et Jean, étaient, le 6 octobre 1609, sous la tutelle de François Guyot, notaire à Civray. Gilbert Guyot, fils de ce dernier, sergent royal, était en 1614, époux d'Anne JOUSSERAND.
- de JOUSSERAND Anne, dame des Planches. Elle donna par son testament du 25 mai 1610, à Madeleine de Saint-Georges, fille d'Olivier, seigneur de Verneuil, et d'Anne de JOUSSERAND, sa nièce, 1500 livres et pareille somme à Louise de JOUSSERAND, aussi sa nièce.
- JOUSSERAND Jehanne. Elle épousa Jehan Rocher, procureur et notaire royal à Civray. Leur fils, René, fut baptisé à Saint-Nicolas de Civray, le 14 avril 1612, et eut pour marraine Anne JOUSSERAND.
Elle fut inhumée dans la même église le 20 juin suivant.
- de JOUSSERAND Philippe, chevalier, seigneur de Souvigné. Il fut parrain à Echemiré, le 31 mai 1616.
- JOUSSERAND Jean, écuyer, seigneur de Tassay. Il fut inhumé le 28 novembre 1617, âgé de 70 ans, devant le grand autel de l'église de Chaunay (Vienne), qu'il avait fondé.
- JOUSSERAND Jean, chevalier, seigneur de Layré. Il épousa, le 20 janvier 1620, Jeanne de Bremond, fille de Salomon-François, seigneur de Balanzac, et de Marie Bastard de La Cressonnière. (Elle se remaria, en 1624, avec Jacques Pasquier). Ils eurent au moins :
  1) Marguerite, qui épousa, vers 1650, François Chitton, écuyer, seigneur de Pliboux.
Etant veuve, Marguerite fit apposer les scellés, le 28 octobre 1680, au logis noble de Pliboux (Deux-Sèvres), à la suite du décès de son mari. En novembre 1683, elle transporta une somme de 6033 livres 11 sous, à Philippe Chitton, écuyer, seigneur de Fontbrune
Le 6 septembre 1683, elle abjura, à Poitiers, devant Monseigneur Fortin de La Hoguette, évêque de Poitiers.
Le 3 juin 1663, leur fils François, avait eu pour marraine Avoye JOUSSERAND.
- de JOUSSERAND Catherine. Elle épousa, en 1620, François de Chamouroux, sieur de Chamouroux.
- JOUSSERAND Esther. Elle épousa Mathurin Brion. Leur fils Mathurin fut baptisé à Usson (Vienne), le 14 avril 1620, et eut pour marraine Gabrielle de JOUSSERAND, dame des Fôrets. Elle fut inhumée, dans la même paroisse, en 1653, entre le 12 février, et le 11 juillet.
- JOUSSERAND Jean. Il fut aumônier de Couhé, et chapelain des chapelles de Saint-Pierre et Saint-Paul, et de Sainte-Catherine de Couhé. Il vivait encore en 1628.
- JOUSSERAND François, seigneur des Forests. Il fut cité en 1627, dans les registres de Vernon (Vienne).
- JOUSSERAND François, seigneur de Vieillepanne. Il épousa Jeanne Pasqueron. Ils eurent :
  1) Louise, baptisée à Usson, le 26 septembre 1637.
2) Jean, baptisé à Champagné le Sec, le 8 septembre 1649.
3) Magdeleine, baptisée à Champagné le Sec, le 8 septembre 1649.
- JOUSSERAND Jacques, sieur de la Feuillade. Il eut de Françoise Tribot, un fils naturel :
  1) Jean, qui fut baptisé à Chaunay (Vienne), le 28 novembre 1639.
- JOUSSERAND Jacques, sieur de Premillan. Il fut cité en 1645, dans les registres de la paroisse de Romagne.
- JOUSSERAND René, écuyer, sieur de Bagneux. Il fut cité dans les registres de Romagne, en 1650-1659.
- JOUSSERAND Marie. Elle épousa Benjamin Cailleboeuf, sieur de Boisrenard. Leur fils René fut baptisée à Usson, le 21 février 1661.
- de JOUSSERAND Anne. Elle épousa Pierre Musset, écuyer, sieur de la Grollière. Leur fille, Anne, fut baptisée à Pleuville, le 14 avril 1661. Son mari se remaria à Payroux (Vienne), le 24 février 1667, avec Gabrielle Guillotin.
- JOUSSERAND Jean, prêtre, vicaire de Blanzay. Il eut un fils naturel d'Anne Bourdin :
  1) Jean, qui épousa, à Saint-Nicolas de Civray, le 30 novembre 1669.
M. Bardet dit qu'il entra dans les ordres après la mort de sa femme, mais il n'y a rien qui le prouve.
- JOUSSERAND Marie, âgée de 40 ans, fut inhumée dans l'église d'Usson, le 3 septembre 1680.
- de JOUSSERAND Germain, chevalier, seigneur de Touverac. Il fut capitaine au régiment de Navarre. Etant alors à Lairé, il reconnut, en 1682, que Jacob de JOUSSERAND, chevalier, seigneur de Bonnevie, avait fait cession de 1686 livres.
- JOUSSERAND René, prêtre, curé de Linazay (Vienne), de 1655 à 1686. Il fut inhumé dans l'église, le 9 octobre 1686.
- JOUSSERAND Catherine, dame de la Mélonnière. Elle fit baptiser, à Loubillé (Deux-Sèvres), le 23 avril 1693, un fils naturel qu'elle déclara être de Jean de Saint-Laurens, écuyer.
- de JOUSSERAND Frédéric-Jean, chevalier, seigneur de la Voularnière. Il était décédé avant le 2 septembre 1701. Sa veuve, Madeleine de La Grange, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Saint-Méard, et de Louise Saulnier, habitait au lieu noble de la Touche de Genouillé.
- JOUSSERAND François, écuyer, seigneur de Vaulezard. Il fut enseigne de vaisseaux du roi, et fut parrain à Saint-Jean du Perrot, le 12 février 1705.
- JOUSSERAND Jean. Il était, le 24 novembre 1705, aumônier de l'abbaye des Alleux (Deux-Sèvres). Ce fut sans doute lui qui était, le 18 décembre 1718, chapelain de Rom, et desservant des cures de Bouin et Hanc (Deux-Sèvres), vicaire de Bouin.
- JOUSSERAND Léa-Marie, épouse non commune en biens de Daniel des Roches, écuyer, seigneur de Saint-Picq. Elle fit son testament le 6 novembre 1706.
- JOUSSERAND Henriette. Elle fut inhumée à Saint-Saviol (Vienne), le Ier décembre 1724.
- JOUSSERAND Céleste. Elle était âgée de 10 mois lorsqu'elle fut inhumée, à Saint-Saviol, le 8 avril 1715.
- de JOUSSERAND N. Elle fut envoyée au château de Niort, par une lettre de cachet. Le 8 février 1728, il demanda au roi son élargissement.
- JOUSSERAND de Lairé Catherine-Jeanne. Elle épousa à Saint-Gaudent (Vienne), le 7 novembre 1733, Pierre-François Raymond, de la paroisse de Sainte-Colombe, diocèse d'Angoulême.
- de JOUSSERAND Charles-Olivier. Il épousa, paroisse de Linazay, le 9 février 1740, Marie de Cuville.
- JOUSSERAND Marie-Thérèse. Elle était, en 1743, épouse de Jean-Jacques Soulas, trésorier de France à Poitiers (Registres de Saint-Maurice de Gençay - Vienne).
- de JOUSSERAND Joseph, écuyer, seigneur de Beaumont. Il fut parrain à Asnois (Vienne), le 28 mars 1745.
- de JOUSSERAND Renée. Elle épousa Renée-Louis de Verre. Leur fils, René, épousa, à Nueil sur Dive (Vienne), le 20 novembre 1747, Jeanne-Marie Allotte de Brossay.
- JOUSSERAND Madeleine. Elle entre en religion vers 1737, à Sainte-Croix de Poitiers. Elle y décéda le 13 janvier 1751, âgée de 34 ans (Nécrologue de Sainte-Croix). Elle fut inhumée le lendemain dans le cloître.
- JOUSSERAND Jean-Charles, grand-prévôt dans l'île de Saint-Domingue. Il demanda l'enregistrement de ses lettres de noblesse aux conseils supérieurs de l'île. Son mémoire fut envoyé, le 22 avril 1777, à M. de Sartines.
- JOUSSERAND Jean-Marguerite, prêtre. Il était âgé de 67 ans, étant chanoine honoraire de Notre-Dame la Grande de Poitiers, et fut témoin, le 29 septembre 1780, dans un enquête de séparation de biens entre Suzanne-Catherine-Désirée Clabat du Chillou, et Jean-Anne-Olivier Augron, son mari.

- Beauchet-Filleau : Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou.
- Henri Jougla de Morenas : Grand armorial de France.
- Jean-Baptiste Rietstap : Armorial général.
- abbé Joseph Nadaud : Nobiliaire du Lmousin.
- Bruno Sépulchre : article sur le Peu, alias le château de Londigny, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Editions Bruno Sépulchre.
- Jérôme Royer et Jean-Paul Gaillard : article sur les Gilberts - Birac, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Editions Bruno Sépulchre.
- José Délias : article sur la Voularnie - Le Bouchage, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Editions Bruno Sépulchre.
(*) Correctifs généalogiques envoyés par M. C. Zeilas.
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Cette page a été mise à jour le 15 novembre 2009.