de JUSSAC
alias de JUSSAS

variante du blason de la famille de Jussac
 
variante du blason de la famille de Jussac.
Fascé enté en onde d'argent et de gueules de 6 pièces, au lambel d'azur de trois pendants mouvant du chef.
(LHERMITE SOULIERS)
 
D'argent à quatre fasces ondées de gueules,
au lambel de même de cinq pendants.

(Abbé Joseph NADAUD)

Cette famille paraît originaire de la limite Guyenne-Limousin et a formé plusieurs branches en Périgord, Berry, Touraine, Angoumois, et Saintonge.
D' après Lhermite Souliers, une tradition lui donne pour fondateurs les comtes de Limoges, et la ferait sortir d' un fils puîné de la branche des Rochechouart, dont elle aurait gardé les armes (ce qui n' est confirmé par aucun document). Les armes des Rochechouart sont en effet très cousines de celles des Jussac, le lambel d' azur en moins.

Noms isolés :
- de JUSSAC Marie.
Elle épousa le 16 mai 1592 Lancelot d'Angoulême.

- de JUSSAC Hélène.
Elle fut marié, le 7 août 1597, avec Foucaud Jousselin.

- de JUSSAC Françoise.
Elle épousa Jean Coustin, écuyer, seigneur du Masnadaud et de Fougerat.
Ils eurent au moins :
  1) Marie, qui épousa par contrat du 7 juillet 1608, passé devant Gareau, notaire du Masnadaud, Antoine Arlot, seigneur de Frugie.
2) N., qui épousa le 7 janvier 1624, Jean de Lambertie, écuyer.

- de JUSSAC Marie.
Elle épousa François Aymery, écuyer, seigneur de Chastain. (Il était décédé avant le 6 juillet 1622, date du mariage de leur fils Jacques avec Marie Arlot).
Elle était représentée par François Coustin, sieur du Masnadaud.
Il semblerait qu'elle fut une soeur de la Françoise nommée ci-dessus.

- de JUSSAC François, cannonier dans l'armée du roi d'Espagne.
Il fut arrêté à Lisbonne en janvier 1628 sur l'ordre du sieur de Saint-Pé, consul de France au Portugal.
Convaincu du crime de lèse-majesté, il fut condamné à être pendu.

- de JUSSAC Louis.
Il était en 1643, abbé de Miseray.

- de JUSSAC Claude, écuyer, seigneur de Ris.
Il épousa Louise Dubet, fille de Michel, seigneur de Chavagne. Elle décéda en 1730.

Branche de la MORINIÈRE :
Les premiers degrés, assez confus, sont donnés d'après l'Inventaire de Touraine, sous toutes réserves.
- de JUSSAC Amelin, valet.
Il tenait en 1310, le fief de Champagnac, avec Pierre de Cramaud, dont ce dernier fit aveu au vicomte de Rochechouart.
Il eut pour enfants :
  1) Antoine, qui suit.
2) Pierre, damoiseau, de la paroisse de Compnhac.
Il devait, en 1344, avec Guy de Compnhac, chevalier, une rente à Guy Paute, damoiseau, seigneur du Baschet.
Il fut cité, en 1364, dans l' inventaire du château de Ruffec, comme ayant possédé des vignes.

I) de JUSSAC Antoine, écuyer, seigneur de Jussac et de Saint-Marsault (Saint-Martial de Viveyrols - Dordogne).
Il épousa par contrat de 1349, Françoise d'Argentine, et en eut pour enfants, au moins :

II) de JUSSAC Pierre, écuyer, seigneur d'Argentine, de Jussac et de Bouteilles (Dordogne).
Il épousa Jeanne de La Porte, fille d'Hélie, seigneur de Florac, et de Marie du Barry, d'après la généalogie de La Porte, qui donne 1466 comme date du mariage.
Ils eurent sans doute, pour enfants :
  1) Marie, qui épousa, par contrat du 10 mai 1402, Jean de Chennevières, damoiseau, seigneur de Thiart et de la Chapraudie.
Elle se réserva ses droits aux successions paternelle et maternelle.
2) Jeanne, qui épousa, vers 1410, Josselin d' Aux, écuyer, seigneur de Bournay.
Elle en était veuve, en 1431, lorsqu'elle rendit un aveu au nom de son fils.
2) Mathieu, qui suit.

III) de JUSSAC Mathieu, écuyer, seigneur de Saint-Marsault, Argentine, etc...
Il fut conseiller et maître d'hôtel du Roi.
Il épousa Louise de Rochechouart, dont il eut :

IV) de JUSSAC Pierre, chevalier, seigneur de Saint-Marsault, Argentine, Bouteilles, etc...
Il fut présent, le 8 février 1481, au contrat de mariage de Jean Rouault et de Louise de Mareuil.
Il épousa par contrat du 2 avril 1488, Jeanne de La Rochefoucauld.
De leur union naquirent :
  1) Jean, alias Antoine, ou Henri, qui suit.
2) Hélie, alias François, qui fera la branche d'Ambleville.

V) de JUSSAC Jean, alias Antoine, chevalier, seigneur de Saint-Marsault, etc...
Il était surnommé Marafin, et servit sous Louis XII et François Ier, qui lui donna le collier de son ordre.
En 1517, le chapitre de Notre-Dame la Grande de Poitiers abandonna, moyennant 400 livres, le procès qu'il avait intenté comme héritier de Pierre de Luçon, pour lui faire restituer les fruits de trois prébendes que celui-ci avait perçus, de 1497 à 1514, comme abbé de Notre-Dame, sans faire résidence.
Il fut tué à Pavie, près du Roi dont il était le Ier écuyer.
Il avait épousé, par contrat du 28 mars 1515, Jeanne de Crunes, fille de Jean, alias Léon, chevalier, seigneur de Maillé, et de Nicole de Sacierges. Elle hérita de son oncle, Pierre de Sacierges, évêque de Luçon, les seigneuries de la Morinière, Montcorps et Bourg-Archambault.
Le 12 juillet 1561, veuve en secondes noces de Marc Le Groing, écuyer, seigneur de la Motte au Groin, et en troisièmes noces de Jean de La Rochechandry, seigneur de Malestret, elle transigea conjointement avec son fils, Antoine de JUSSAC, avec Catherine de Gazette, veuve de Marc de Malessec, vicomte de la Motte au Groing, au sujet des biens de son oncle Pierre de Sacierges. Elle eut les seigneuries de la Morinière, Montcorps, les Mures, Carquoys (?), Charzay (?), et le Petit-Estourneau.
Bourg-Archambault tomba dans le lot de Catherine de Gazette.
Jean de JUSSAC et Jeanne de Crunes, eurent pour enfant :

VI) de JUSSAC Antoine, chevalier, seigneur de la Morinière, etc...
Il fut enfant d'honneur du roi. Il acquit le fief de Roziers (Pouzay - Indre et Loire), le 22 septembre 1545, de Louis Brossin, écuyer, seigneur de Sepmes.
Il épousa, par contrat du 17 avril 1540, Jeanne de Noroy, alias Nouroy, fille de Jean, chevalier, seigneur de l'Estang et des Roziers, et de Marguerite de Cardonne.
Etant veuve, le 27 janvier 1575, elle fit aveu au roi de la terre de Chedigny, et de la seigneurie du May (Chevanceaux - Indre et Loire), comme dame de cette seigneurie.
Ils eurent pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Charles, qui fera la branche de Beaufort et des Roziers.
3) Jean, qui fera la branche de la Folaine.
4) Marguerite, qui épousa François de l'Estang, écuyer, seigneur de Tinay.

VII) de JUSSAC François, chevalier, seigneur de la Morinière, des Roziers, etc...
Il fut présent, comme archer, à la montre faite sous la conduite du marquis de Villars, à La Haye en Touraine, le 9 juin 1567.
Il avait droit de patronage sur la chapelle du collège de Géléasis, à Poitiers, comme héritier de Jeanne de Crunes, sa grand-mère. Il avandonna ce droit, le 17 décembre 1593, aux frère minimes, qui y étaient déjà installés depuis deux ans, pour y établir leur couvent.
Il épousa, le 22 juillet 1566, Isabeau de Pomart, dame de Rilly et de la Celle-Saint-Avant.
De leur union naquirent :
  1) François, qui suit.
2) Louis, seigneur de Faverolle.
3) Françoise, qui épousa Charles de JUSSAC, son oncle paternel.
4) Anne, qui épousa en 1597, Jean du Genest, écuyer, seigneur de Beaulieu.
5) Isabeau, qui devint la femme du seigneur des Sablonnes.

VIII) de JUSSAC François, chevalier, seigneur de la Morinière, Montcorps, l'Estang, etc...
Il fut lieutenant de la compagnie de 100 hommes d'armes de M. de Souvré, maréchal de France, et passa en revue à Cormery, en Touraine, le 19 octobre 1616.
Il aurait été chevalier de l'ordre du roi.
Il épousa, par contrat du 24 août 1604, Françoise de Vauloger, fille de Jacques, chevalier, seigneur de Vauloger, Champagné, etc..., et de Charlotte de Lavardin. Elle lui apporta, en 1617, les terres de la Petite Bussonnière, Fromentinière, la Pierre et Vauloger.
Ils eurent pour enfants :
  1) René, qui suit.
2) Louis, seigneur de Rilly et du Ris.
3) Jeanne, qui fut religieuse ursuline.
4) Marguerite, qui épousa, par contrat du 24 février 1637, Jean-Jacques du Verdier, chevalier, seigneur de la Bastide et de Rilly, en présence de René de JUSSAC, seigneur de la Morinière, et de Louis de JUSSAC, seigneur de Ris, ses frères, et d'Amblard de JUSSAC, seigneur de Chedigny, son cousin.
5) Jacqueline-Marie, qui épousa vers 1630, Louis Blanchard, écuyer, seigneur de Bourg-Archambault.

IX) de JUSSAC René, chevalier, seigneur de la Morinière, Montcorps, Dreuille, etc...
Il épousa en premières noces Françoise de Dampierre, fille de Charles, chevalier, seigneur de la Chevalière.
Il eut de son premier mariage :
  1) René, qui suit.
René épousa en secondes noces, le 27 juin 1644, Anne de La Barre, fille de Louis, seigneur de la Brosse et des Hayes, et de Marguerite de Chambes.
De cette seconde union naquirent :
  2) François.
3) Alexis, qui fit ses preuves de noblesse pour être reçu chevalier de Malte, le 23 août 1666.
4) Henriette.
5) Suzanne.
6) Charlotte.
7) Anne.

X) de JUSSAC René, chevalier, seigneur de la Morinière.
Il épousa N., soeur de l'abbé de Villeserain.

Noms isolés apparemment issus de cette branche :
- de JUSSAC Alexis, chevalier, marquis de la Morinière.
Il possédait en 1678, le fief de Crémille (Mazières - Indre et Loire), dont il fit aveu en 1711-1712.
Il fut lieutenant-général d'artillerie.
Il décéda le 25 août 1719, et fut inhumé en l'église Saint-Symphorien des Ponceaux (Indre et Loire).

- de JUSSAC Alexis-Hyacinthe-Henri, seigneur de Crémille en 1719-1720.
Il fut capitaine de cavalerie, et décéda le 24 décembre 1720.

Branche de BEAUFORT et des ROZIERS :
VII) de JUSSAC Charles, chevalier, seigneur d'Entraigues (Langé - Indre et Loire), les Roziers (Pouzay - Indre et Loire), Migny et Beaufort (Langé).
Il reçut connaissance d'une rente de 40 sous et 2 poulets par les religieuses du prieuré de Jarzay sur le fief d'Entraigues.
Il épousa le 13 avril 1609, Françoise de Jussac, sa nièce, fille de François, chevalier, seigneur de la Morinière, et d'Isabelle de Pomart, avec dispense du Pape.
Il fut poursuivi par le chapitre du Plessis les Tours, pour des aveux irréguliers.
Ils eurent pour enfants :
  1) René.
2) Louis, qui suit.

VIII) de JUSSAC Louis, chevalier, seigneur d'Entraigues, les Roziers et Beaufort.
Il épousa, le 23 avril 1645, Renée Canaye, qui lui donna pour enfants :
  1) Dominique, né le 26 juillet 1649.
Il fut maintenu dans sa noblesse par M. Tubeuf, intendant du Berry, le 28 août 1669.
2) Louis-Claude, qui suit.
3) Jeanne, qui épousa par contrat du 4 mars 1679, passé devant le notaire de Châtillon sur Indre, Antoine du Drac, chevalier, seigneur de Bois-Bousseau, veuf de Marie Guyot.

IX) de JUSSAC Louis-Claude, chevalier, seigneur d'Entraigues. Il naquit le 24 septembre 1650.
Il épousa, le 26 janvier 1682, Rose Belot, fille de Michel, écuyer, seigneur de Moulins, conseiller du roi, juge-magistrat au présidial de Blois, et de Elisabeth Le Roux.
Sa postérité, s'il en eut une, est inconnue.

Branche de la FOLAINE :
VII) de JUSSAC Jean, chevalier, seigneur de la Folaine (Azay sur Indre - Indre et Loire), et de Chedigny (Indre et Loire).
Emancipé, il reçut donation de 35 livres de rente de Jean de Nouroy, seigneur de l'Estang, son aïeul maternel.
Il passa un accord avec Amblard de Chadieu, maître d'hôtel de Charles IX, seigneur d'Azay, au sujet des embouchures de l'Indrois.
Il acquit une maison et le moulin de la Rochette, paroisse de Chedigny, et la moitié de la métairie de Laubrière, même paroisse, conjointement avec son fils Astremoine-Claude.
Il épousa, le 13 septembre 1574, Marie du Bois, fille d'Astremoine, chevalier, seigneur de Fontaine-Marans, et de Jeanne de Fortia.
Par contrat pignoratif (vente à reméré avec relocation au vendeur), il vendit avec sa femme, la seigneurie de la Folaine à Georges de Sigougne, écuyer, seigneur de Fretay.
Les biens de Jean de JUSSAC furent ventilés, par arrêt du Parlement, à la requête des tuteurs de ses enfants.
Ils eurent pour enfants :
  1) Astremoine-Claude, qui suit.
2) Antoine, qui fut reçu chevalier de Malte en 1603.
3) Amblard, qui resta sans postérité.
4) Jeanne, qui épousa Charles de La Roche-Aymon, seigneur de Maron, Bois-Bertrand et Conge.

VIII) de JUSSAC Astremoine-Claude, chevalier, seigneur de Chedigny et de la Folaine.
Il fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et son maître d'hôtel en 1618, puis devenu mestre de camp d'infanterie, il fut envoyé en négociations en Italie, Hollande, Angleterre, Espagne et Piémont.
Il épousa, en 1618, Claire Nau, fille de Claude, écuyer, seigneur de la Boissière, et de Jeanne de Lardy. Elle fut choisie pour l'éducation du frère du roi.
De cette union naquirent :
  1) Joseph, chevalier, seigneur de la Folaine.
Il commença la carrière des armes sous François de JUSSAC, seigneur de Saint-Preuil, son parent, en qualité de cornette de chevau-légers, et de capitaine dans son régiment d'Infanterie, avec lequel il fit plusieurs campagnes.
Il vendit la terre de Chedigny à son frère, par acte du 7 septembre 1665.
Il épousa Catherine Drouin, fille de Charles, écuyer, seigneur de la Couture, président au bureau général des finances de Tours, et de Catherine Le Secq.
Ils n'eurent qu'une fille :
  a) Claire, qui épousa Dreux Le Hayer.
2) Claude, qui suit.

IX) de JUSSAC Claude, chevalier, seigneur de Chedigny.
Il fut capitaine des gardes de Monsieur, frère du roi, écuyer ordinaire de Madame, gouverneur, puis Ier chambellan du duc du Maine.
Gouverneur du duc de Vendôme, puis du duc de Vermandois, il devint ensuite gouverneur du duc du Maine, à la place de M. de Montchevreuil.
(de COSNAC et PONTAL)
Il reçut aveu du prieur de Saint-Jean de la Jarrie et ses dépendances, dépendant de l'abbaye de Beaulieu. Dans cet acte il était qualifié de comte de JUSSAC.
Le 7 septembre 1665, son frère lui vendit la terre de Chedigny, et le même jour la terre de la Folaine, qu'il revendit, le 26 octobre 1681, à Dreux Le Hayer, son cousin.
En premières noces, il épousa Madeleine Baron, veuve du marquis d'Herouville, et fille d'un conseiller à la Grande Chambre.
Puis il épousa ensuite en secondes noces, Marie-Françoise Evrard de Saint-Just, fille de N., et de N. du Plessier.
Il fut à la bataille de Fleurus le Ier juillet 1690, et y fut tué près de Fleurus, le 3 juillet 1690. (de COSNAC et PONTAL)
Il avait eu de son second mariage :
  1) Louise-Françoise, dame de compagnie de la duchesse d'Orléans, et gouvernante de Mademoiselle de Chartres.
Elle épousa en premières noces, à Paris, le 7 juillet 1701, Charles d'Amilly, chevalier, marquis de Chaumont, brigadier des armées du roi.
Elle épousa ensuite en secondes noces, les 6 et 9 février 1712, Alexandre-Philippe de Conflans, chevalier, marquis de Saint-Rémy, colonel du régiment de Chartres, chevalier de Saint-Louis, chambellan du duc d'Orléans.
Devenue aveugle, elle quitta la cour en 1739.
2) Diane-Gabrielle, née en 1688.
Elle fut dame du palais de la duchesse de Berry, puis dame de compagnie de la duchesse d'Orléans.
Elle épousa le 11 janvier 1709, Michel de Conflans, chevalier, marquis d'Armentières, Ier gentilhomme de la chambre du duc d'Orléans.
En 1714, ils étaient en instance contre Thomas Dreux Le Hayer, au sujet de la possession de la terre de Chedigny.
Le 13 mai 1750, veuve du marquis d'Armentières, et héritière en partie de Philippe-Louis Le Hayer, elle vendit, avec ses cohéritiers, les terres de Chedigny et de la Folaine, à René-Joachim Tetard des Bournais, écuyer, trésorier de France à Tours.
Diane-Gabrielle décéda à Paris, le 14 février 1777, âgée de 89 ans, la dernière de sa branche.

Branche d'AMBLEVILLE :
V) de JUSSAC Elie, (alias François), chevalier, seigneur de Ciré et de Bouteilles.
Il épousa Galienne de Ferrières, fille d'Hélie, écuyer, seigneur de Sauveboeuf, et de Jeanne de Larmendie.
Elle en était veuve avant le 8 juillet 1550, date à laquelle elle s'était remariée avec Jean de Moneys, écuyer, seigneur dudit lieu.
Ils avaient eu pour enfant :
  1) Raymond, qui suit.
2) Pierre, sieur de Virage.
Il épousa Suzanne du Chaffault, et était décédé avant le 3 août 1590, date du mariage de sa fille Marie, avec Lancelot Saulnier, écuyer, seigneur de la Barde et du Maine au Roy.

VI) de JUSSAC Raymond, (de Masrafin), écuyer, seigneur de Saint-Marsault.
Il fut nommé éxécuteur testamentaire par Alain de Moneys, son frère utérin, le 7 juin 1572.
Il épousa Madeleine Jourdain, fille de François, chevalier, seigneur d'Ambleville et de Virsay, et d'Anne Audouin, qui lui apporta la seigneurie d'Ambleville.
De cette union naquirent :
  1) François, qui suit.
2) Odette, qui épousa par contrat du 16 juin 1557 Gaston de La Romagère, écuyer, seigneur de la Filholie, en présence de Rousset Raymond, écuyer, seigneur d'Aulaigne et de la Gonterie, et de François Saunier, écuyer, seigneur de Peyssac.
3) Marie, mariée par contrat du 15 octobre 1590 avec François de Chastaing, écuyer, seigneur de la Revière. (Nadaud)
4) Hélène, mariée par contrats du 19 janvier et 7 août 1597 avec noble Foucaud Jousselin, sieur de Sauvagnac.(Nadaud)

VII) de JUSSAC François, chevalier, seigneur baron d'Ambleville.
Il fut capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances du Roi, gouverneur de Cognac.
Il devint en 1608 lieutenant général au gouvernement d'Angoumois et de Saintonge, conseiller d'état.
Il affermait le 5 août 1587 tous les revenus de la seigneurie d'Ambleville à Jean Nesmond, pour 1140 livres, et le 12 novembre 1595, lui donnait quittance de la ferme échue en 1593.
Le 14 novembre 1598, il transigeai avec Marguerite Burgensis, veuve de François de La Tour, chevalier, seigneur de Saint-Fort, qui se désista des droits qu'elle prétendait avoir sur la châtellenie d'Ambleville. Il lui cèda alors les droits qu'il avait sur la seigneurie de Ferrières.
Le 15 janvier 1602, il fit un échange avec Geoffroy de Lageard, qui lui cèda la terre et seigneurie de Balosse contre celle de Saint-Marsault.
En 1604, la seigneurie de Balzac avait été saisie sur lui et adjugée à Guillaume Guez, conseiller du roi.
Le 2 juillet 1613, Gabrielle de Pressac lui rendait hommage pour Angeac-Champagne.
Le 10 août 1588, François fut un de ceux qui sauvèrent le duc d'Epernon d'une conspiration ourdie contre lui à Angoulême.
En 1589, gouverneur de Montereau, il rendit la place "per intelligence" au même duc qui commandait pour Henri IV.
En juillet 1614, il présenta au roi la noblesse de Saintonge et d'Angoumois.
Le 20 novembre 1615, lors du passage du cortège du roi Louis XIII en route pour épouser Anne d'Autriche à Bordeaux, il fut chargé d'assurer la sécurité à Barbezieux, où la cour coucha. Son fils François assura la relève à Cognac.
Il était capitaine des gardes du duc d'Epernon lorsqu'il épousa vers 1581 Isabeau de Bourdeille, fille d'André, vicomte et baron de Bourdeille, et de Jacquette de Montbron. Celle-ci fit son testament en 1630, avantageant sa fille Hippolyte, non mariée, et ses fils Claude et Nicolas.
Il décéda à Cognac en 1625, et fut inhumé dans la chapelle de Saint-Caprais, en l'église Saint-Léger.
Il eut pour enfants :
  1) Louise, née le Ier avril 1592.
Elle épousa en 1612 Guy de Sainte-Maure, chevalier, seigneur de Fougeré.
Elle fut marraine à Brossac le 11 juin 1623.
2) Marguerite, née le 2 mars 1593.
3) Henriette, née le 17 mars 1594.
Elle épousa le 26 janvier 1615 Gaspard Joumard de Chabans.
Ils souscrivirent le 7 décembre 1624, avec Guy de Sainte-Maure, une obligation de 1000 livres, en faveur de Léon Baudouin, chevalier, seigneur de Fleurac.
Elle était veuve le 12 février 1659.
En 1646, ou 1647, elle vendit avec sa soeur Hippolyte, la terre d'Ambleville à Henri d'Albret, sire de Pons.
4) Julienne, née le 15 juillet 1596.
5) Claude, baron d'Ambleville, né le Ier février 1598.
Il fut avantagé par le testament de sa mère, en 1630.
Il fut parrain à Cognac le 3 mars 1609.
Il fut présent au ban et arrière-ban d'Angoumois en 1635
Il était en 1655, gouverneur de la Tour du Havre. Le 10 mai 1640, il reçut quittance de Bernard de Forgues, chevalier, seigneur de la Rochechandry, de 1000 livres, pour le principal, intérêts et frais de dépens adjugés audit de Forgues, par sentence du présidial d'Angoulême.
Il dut décédé vers 1660, sans alliance.
6) François, chevalier, seigneur de Saint-Preuil, né le 11 août 1599.
Il entra de bonne heure dans la carrière des armes, comme enseigne au régiment de Picardie, puis fut capitaine aux gardes françaises, à 25 ans.
Il se distingua au siège de Saint-Antonin en Rouergue en 1622, et surtout à la défense de l'île de Ré en 1627. Au travers de nombreux dangers, il sortit de la citadelle Saint-Martin et alla révenir le roi de la détresse où se trouvait Toiras.
En 1629-1630, il servit en Piémont où il commanda une troupe d'enfants perdus.
En 1632, il était à la bataille de Castelnaudary. Un sergent lui amena Montmorency blessé et prisonnier. Le duc condamné, François, petit seigneur, fit ce que n'osèrent pas les grands, il demanda au roi au grand étonnement des assistants, la grâce de Montmorency, en présence de Richelieu.
En 1622, à Négrepelisse, devant la porte du roi, dans un accès de colère, il frappa un huissier, puis un gentilhomme, M. de Ribeuf, qui s'interposait, d'où duel. Louis XIII le relègua alors pendant un an dans une petite place du Quercy, lui enlevant la survivance du gouvernement de Cognac.
Il eut d'autres affaires pour raisons de galanteries, avec la Force, le futur maréchal de la Meilleraye, qui fut toujours son ennemi, et avec du Plessis, un parent de Richelieu. Poursuivi, il se sauva à Bruxelles, fut cassé de son grade, puis ensuite rétabli.
En 1636, il remporta de nombreux succès en Artois et en Picardie. Il fut gouverneur d'Ardres, puis de Doullens en février 1638. A la fin de cette année, on lui donna le gouvernement de la Capelle, que La Valette venait de prendre. De ce poste, il fatigua l'ennemi par de fréquentes sorties. Il fut la terreur des espagnols qui le surnommèrent Petit-Jean Teste de fer.
En 1640, il fut nommé maréchal de camp sous les ordres de La Meilleraye. Au cours du siège d'Arras, alors que l'armée cernée par le cardinal-infant, manquait de pain et de vin, et n'avait presque plus de viande, que l'infanterie périssait, ce fut "Saint-Preuil" qui organisa le premier le ravitaillement. C'est pourquoi Richelieu le fit venir à Abbeville où était Louis XIII.
Là, le roi lui donna le commandement d'Arras et Richelieu une bague en lu disant : "Si je n'étais le cardinal de Richelieu, je voudrais être Saint-Preuil" (août 1640).
En 1641, l'armée royale assiégea Bapaume. La garnison se rendit sous la condition d'avoir la vie sauve. Cependant Saint-Preuil l'assaillit et la tailla en pièce malgré la capitulation qu'il ne connaissait pas. Les espagnols se plaignirent. La Meilleraye trouva là l'occasion d'assouvir de vieilles rancunes, d'autant plus que Saint-Preuil venaitde lui refuser 7 où 800 chevaux nécessaires, disait-il, à la défense d'Arras.
La Meilleraye le fit arrêter, conduire à Doullens, puis à Amiens. François prétendit n'avoir qu'exécuter les ordres du roi. Il fut condamné à mort ( à avoir la tête tranchée). Il fut exécuté le 9 novembre 1641.
Il fut inhumé dans l'église des Feuillants d'Amiens.
Il avait acheté vers 1630 d'Henri-Auguste de Loménie, comte de Brienne, la terre de Chaux, (Chevanceaux -Charente Martime) pour 90000 livres.
Sa succession donna lieu à de nombreuses procédures entre ses héritiers (frères et soeurs).
7) Hippolyte, née le 15 juillet 1601.
Elle fut avantagée par le testament de sa mère en 1630.
Le 22 juillet 1634, elle consentait une obligation de 600 livres à Antoinette Duport, femme d'Hélie Tison, sieur de Sigougnes (Sigogne), pour argent prêté, location de maison et fourniture de vivres et de vêtements.
Le 8 juin, elle lui consentait une autre obligation de 200 livres.
Elle était le 3 mars 1646, femme d'Antoine Ollier, seigneur de Plassac en Saintonge, et en était veuve le 22 février 1659.
En 1646, ou 1647, elle vendit, avec sa soeur Henriette, la terre d'Ambleville, à Henri d'Albret, sire de Pons.
8) Nicolas, né le 18 mai 1603, chevalier de Malte en 1618.
9) François, né le 27 août 1605
Il fut abbé du Peyrat en 1641.
Il partagea la succession de son frère François, seigneur de Saint-Preuil, avec ses soeurs Louise, Henriette, Julienne (non mariée), et Hippolyte, et ses frères Claude et Nicolas.
10) D'après un acte du 29 mai 1635, il devait y avoir aussi Samuel.
C'est une requête d'Hippolyte de JUSSAC, remontrant que Samuel, chevalier, seigneur d'Ambleville, son frère aîné, et elle, avaient transigé au sujet de la succession de leur père, moyennant 23000 livres à payer par Samuel, mais que faute de payement, elle aurait entamé des poursuites.
Etant allée à Saintes pour traiter avec son frère, celui-ci l'aurait enlevée sur le chemin et l'aurait retenue jusqu'à ce qu'elle lui eut abandonné ses droits, moyennant un domaine et une somme très inférieurs à ses droits. Cet acte fut passé par Martin, notaire à Angoulême.
C'est la seule mention de Samuel, qui existe à ce jour.

- BEAUCHET-FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou.
- Abbé Joseph NADAUD : Nobiliaire du Limousin.

- Henri MAZEAU : la châtellenie de La Rochebeaucourt.
- de COSNAC et PONTAL : Mémoires du marquis de Sourches. (Renseignements apportées par M. Marc FLAMENT)
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