de LA ROCHE,
puis de LA ROCHEBEAUCOURT


blason de la famille de la Roche, branche de Soubran
 
blason de la famille de La Roche, branche de Soubran
 
varinate du blason de la famille de La Roche
De gueules losangé d'argent de 4 pals de 4 pièces chacun.
(abbé Joseph NADAUD)
 
D'argent à neuf losanges de gueules
posés 3, 3, 2, et 1.

(Henri MAZEAU)
 
On trouve aussi :
D'argent à neuf losanges de gueules
posés 4, 3, et 2


Cette branche de la famille de La ROCHE, puis LA ROCHECHANDRY, dite de Soubran, posséda d'abord les seigneuries de Soubran, de Salignac

V) de LA ROCHE Raymond.
Il épousa vers 1340 Marie de Cucé, ou du Luc, et eurent pour enfant :

VI) de LA ROCHE Foucaud, seigneur de Soubran.
Il épousa vers 1380 Marguerite Vigier, fille d'Aymeric, seigneur de Douzillac, et de Sibylle de La Tour. Marguerite était héritière de Villexavier, Soubran, Salignac, et Semoussac.
Il décéda en 1412, ayant eu pour enfants, au moins :
  1) Jean, qui suit.
2) Guillaume.

VII) de LA ROCHE Jean Ier, seigneur de Villexavier, la Brousse et Soubran.
Il rendit hommage en 1412 à Renaud VI, sire de Pons, pour des possessions à Soubran (canton de Mirambeau -17) et à la Chapelle.
Il épousa Marguerite de Puyvivier (alias Puyvigier).
Marguerite était cousine germaine de Jeanne Bernard, épouse d'Hélie Gombaud. Jeanne décéda en 1429, sans héritier. Elle laissa un testament qui donna à son mari Hélie Gombaud, l'usufruit des terres de La Rochebeaucourt, et la nue propriété à Marguerite Puyvivier et à son mari Jean de LA ROCHE.
Jean se retrouva donc ainsi seigneur de La Rochebeaucourt et de Lavaure.
Cependant Hélie Gombaud avait acheté de ses deniers des parents de Jeanne, à l'époque de son mariage, le tiers de la Rochebeaucourt. Le régisseur d'Hélie, un certain Héliot Condac, (qui s'occupait également des affaires de Geoffroy de Mareuil, seigneur de Mareuil et de Villebois, sénéchal de Saintonge), à force de menaces, obligea Hélie Gombaud à céder à son maître, Geoffroy de Villebois-Mareuil, la totalité des tiers de la Rochebeaucourt et de Lavaure, y compris le tiers acheté par Hélie. Cette vente fut consentie devant Jean Nabert, notaire à Angoulême, le 6 janvier 1431, moyennant 300 deniers d'or. (Henri MAZEAU)
A la suite de cette vente, Hélie tomba malade (d'une maladie de langueur causée par le remord). Il se retira au château de Boutiers, près de Cognac, où il décéda en 1432, ou 1434. (Henri MAZEAU)
Pendant ces événements, Jean, vrai propriétaire de La Rochebeaucourt par sa femme, était au service du roi à la reconquête de la Guyenne, où il fut tué. Marguerite habitait alors le château de Soubran (Charente-Maritime). (Henri MAZEAU)
De cette union naquit un fils unique :

VIII) de LA ROCHE Hélie, né vers 1405, seigneur de la Rochebeaucourt et Lavaure, de Villexavier, la Brousse et de Soubran.
Il avait eu connaissance de l'usurpation qui s'était passé sur ses terres de La Rochebeaucourt, de la part de la famille de Villebois-Mareuil.
Il s'apprêtait à déposer une demande de "déguerpissement" contre les Villebois-Mareuil, lorsqu'il fut tué vers 1450 au service du roi, contre les Anglais. (Henri MAZEAU)
De son union en 1440 avec Olive Quantin, naquit :

IX) de LA ROCHE Jean II, seigneur de la Rochebeaucourt et de Soubran.
Ce fut lui qui entreprit le procès contre l'usurpation de la seigneurie de La Rochebeaucourt-Lavaure, contre la famille des Villebois-Mareuil. Ce procès lui couta 5000 livres pour entrer dans ses possessions, ce qui l'obligea à cause des frais engagés, à vendre ses propriétés de Saintonge, entre autres Semussac et Sémillac. Il engagea aussi la châtellenie de Lavaure à Bertrand de Barry, capitaine du château de Nontron.
Ce procès ne se termina qu'en 1475. (Henri MAZEAU)
Il acheta plus tard les terres de Le Noble et Bonneuil, situés sur la paroisse d'Argentine (Dordogne). (Henri MAZEAU)
Il fit construire pour lui et les siens, un caveau sous le maître autel de l'église collégiale de La Rochebeaucourt. (Jean JEZÉQUIEL)
Il décéda en 1485, et de son union avec Marguerite Jay, il eut pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) autre Jean, qui fit la branche de Soubran.

X) de LA ROCHE Jean III, né en 1485, chevalier, seigneur de la Rochebeaucourt.
Par acte du 9 décembre 1491, il racheta les terres et seigneuries de Semoussac et Sémillac (Charente-Maritime), aliénées par son père. Il paya également tous les créanciers qui avaient hypothéqué sur les terres de Lavaure. (Henri MAZEAU)
Il était qualifié, aux environs de 1518, de "Monsieur de Saint-Mesme" (Saint-Même les Carrières), sur un document où François Ier avait envoyé Jean de La ROCHE, comme ambassadeur à Rome, auprès de Léon X. (Pierre MARTIN-CIVAT). C'est à ce titre que sur un document du 28 février 1528, il fit hommage, aveu et dénombrement à sa suzeraine, Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême et dame de Bouteville. Il aurait également possédé une partie de la seigneurie de Mainxe.
(Pierre MARTIN-CIVAT).
Il fut sans doute aussi celui qui fit passer en ses domaines la terre de Grollet (Saint-Même). (Pierre MARTIN-CIVAT).
Bien en cour auprès des Valois-Angoulême, un document de 1513-1514 indique qu'il était alors conseiller et chambellan de Louise de Savoie, avec des appointements annuels de 300 livres. (Pierre MARTIN-CIVAT).
En 1515, il fut lieutenant général et gouverneur de l'Angoumois. Il fut nommé en 1517, conseiller et chambellan ordinaire du roi François Ier, qui le gratifia pour l'occasion de 8000 livres tounois en décembre. (Jean JEZÉQUIEL)
Nommé de 1517 à 1519 ministre plénipotentiaire près de la cour d'Espagne, il fut payé pour cette ambassade, 9066 livres, puis encore 6489 livres.
Dans le même temps; de 1517 à 1545, il était aussi grand sénéchal de Saintonge et d'Angoumois. (Jean JEZÉQUIEL)
En 1524, il fut fait capitaine de la ville et du château d'Angoulême.
Par retrait féodal confirmé par arrêté du parlement de Paris, du 23 février 1525, Jean fit l'acquisition du château fort d'Hautefaye (maintenant commune d'Edon), avec domaines et droits en dépendant. (Henri MAZEAU)
En 1526, il fut chargé de la restauration des remparts de la ville d'Angoulême. Il fit construire entre le Châtelet et la porte de Chande, une tour fortifiée avec 3 salles superposées. (Jean JEZÉQUIEL)
Il fonda en 1537, une chapelle dans l'église des frères mineurs de la ville, qu'il dota richement. (Cette chapelle est de nos jours la chapelle de la maison de retraite, rue de Beaulieu). (Jean JEZÉQUIEL)
En 1540, il acheta un ensemble de maisons, bâtiments, rues et venelles, sur les paroisses de la Peine et de Saint-Antonin, pour y fonder à ses frais, avec le privilège en tant que fondateur d'y nommer le principal, un collège, qui deviendra plus tard le collège de Saint-Louis des Jésuites. (Cet îlot est devenu de nos jours le conservatoire de musique avec la place Henri Dunant devant, à côté des bâtiments de l'ancienne gendarmerie). (Jean JEZÉQUIEL)
Jean fit aussi de très nombreuses acquisitions autour de La Rochebeaucourt, tant en Angoumois qu'en Périgord. (La ville de La Rochebeaucourt est en Dodogne, mais le château est en Charente).
Il acheta plusieurs fiefs, domaines, héritages et villages situés sur la paroisse d'Edon. Il fit raser et entièrement supprimer tous les bâtiments et édifices en dépendant, puis fit enfermer le tout de murailles. Il ne subsista que la grande métairie qui n'était en réalité qu'une partie d'un ancien village, dit le Mas Rigaud. Il créa ainsi le "Grand Parc", constitué d'une centaine d'hectares. Ainsi, avant 1526, "le Grand Parc" s'ajouta au "Petit Parc", dans les alentours du château. (Henri MAZEAU) (Jean JEZÉQUIEL)
Il fit aussi réparer les deux châteaux, le vieux et le nouveau, en partie ruinés (ils avaient soutenu plusieurs sièges lors du départ des anglais), et acheta encore le fief de Bassol (alias Baffaux - commune d'Edon) ainsi que le château fort en dépendant. (Henri MAZEAU)
Il fit établir à La Rochebeaucourt 4 foires annuelles. Il y fit également construire deux halles. (Jean JEZÉQUIEL)
En janvier 1525, il fit l'acquisition du droit de péage sur le pont de la Nizonne, entre la ville et le château. Cette acquisition fut faite par échange de domaines et de rentes que Jean possédaient sur la paroisse de Fléac, près d'Angoulême. (Jean JEZÉQUIEL)
En 1543, Jean devint propriétaire des fief, terre et seigneurie d'Argentine (Dordogne). (Henri MAZEAU)
Par contrat du 5 décembre 1480, il épousa Marguerite de Mareuil, fille de Guy, baron de Montmoreau, et de Jeanne d'Archiac, dame de Saint-Maigrin. Elle lui apporta en dot la somme de 2300 livres tournois qu'il employa au rachat de la seigneurie de Lavaure, qui avait été engagée par son père. (Henri MAZEAU)
Il fit son testament le 30 décembre 1545, et y demandait entre autre à être inhumé dans l'église collégiale de La Rochebeaucourt. (Jean JEZÉQUIEL)
Il y stipula aussi que à l'avenir serait mis et incorporé au château de La Rochebeaucourt, les terres, fiefs, seigneuries et domaines de Lavaure, Argentine, Baffaux et Hautefaye, pour ne former et composer qu'une seule et même châtellenie, sous le nom de La Rochebeaucourt. (Henri MAZEAU)
Il décéda en 1545, ayant eu pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Louis, qui entra dans le clergé.
Il fut protonotaire du Saint-Siège apostolique, curé de la paroisse Saint-Sulpice de Mareuil.
Nommé prévôt du chapitre de La Rochebeaucourt, il fut également nommé abbé commendataire de Grosbost (Charras). (Henri MAZEAU)
3) Louise, qui, dotée de la somme de 5000 livres tournois, épousa par contrat du 25 mars 1517, Guy de Montbron. (Henri MAZEAU)
4) Françoise, qui fut dotée de 6000 livres tournois, et qui épousa le 28 janvier 1532, Charles de Bremond, seigneur de Balanzac.
5) Antoinette, qui fut mariée par contrat du 25 mai 1538.

blason de la famille La Rochebeaucourt
 
blason de la famille de La Rochebeaucourt
D'azur à l'aigle éployée d'or membrée et becquée de gueules.
(Henri JOUGLA de MORENAS)
 
D'azur à l'aigle bicéphale au vol abaissé d'or.
(Henri MAZEAU)
(Sa description donne une aigle éployée, avec un dessin d'aigle bicéphale).

XI) de LA ROCHEBEAUCOURT François, seigneur de La Rochebeaucourt, Sémoussac, Sémillac, Varaize, Saint-Même et le Grollet (Saint-Même).
Le testament de son père l'institua son héritier universel, avec "substitution graduelle et perpétuelle, in infinitum".
Successivement maître d'hôtel ordinaire du roi, sénéchal de Saintonge, capitaine du château de Saint-Jean d'Angély en 1537, gouverneur et lieutenant-général d'Angoumois, au décès de son père, il fut aussi chevalier de l'ordre du roi
Il jouissait alors d'une grande considération à la cour de François Ier, puis à celle de son successeur Henri II.
Cette tranquillité relative fut cependant troublée par des émeutes, dites des Pitauds, dans les provinces de Guyenne, Saintonge et Angoumois, occasionnées par l'établissement dans ces provinces du droit de gabelle, au commencement de 1548.
Après un razzia victorieuse sur Ruffec par ces derniers, le 14 août 1548, leur chef, Boismenier accompagné de trois hommes, y furent arrêtés, et remis entre les mains de François de LA ROCHEBEAUCOURT. Il les fit mener en prison à Angoulême. Cependant, les autres insurgés, apprenant la nouvelle, vinrent faire le blocus de la ville d'Angoulême, avec menace de tout saccagé s'ils n'étaient pas libérés. François, pour éviter une telle chose les fit donc libérer le 22 août. Apprenant cela, le roi, indigné de la faiblesse de François, fit envoyer en Angoumois M. de Sansac, pour faire le travail de répression sur les Pitauds, et donna en même temps l'ordre de le mettre en prison.
Emprisonné deux mois après, il fut jugé en décembre par les commissaires spéciaux siégeant à Angoulême. Il fut condamné à 6000 livres tournois d'amende envers le roi, et à devoir rester en prison jusqu'à ce que les 4 prisonniers qu'il avait libérer fussent repris.
Un peu plus tard, François présenta une seconde requête au roi, lequel par lettres patentes du 15 juillet 1549, en forme "d'abolition et de rémission", lui rendit la liberté, avec permission de se retirer chez lui avec sa famille. Il fut libéré le 10 août 1549, ayant perdu entre autres les charges de sénéchal et gouverneur d'Angoumois.
10 ans plus tard, le roi François II annula par lettres patentes données à Blois en janvier 1559, le jugement du 22 décembre 1548, et le déclara "habile à tenir et posséder offices royaux, charges, dignités, etc.". Cependant, François renonça à toutes charges, et se retira en son château de La Rochebeaucourt, pour s'occuper de son domaine.
Dans sa retraite, il fit ainsi raser des petits châteaux, annexés à la famille par son père, ainsi que l'ancien château de La Rochebeaucourt.
Il épousa en 1525, Bonaventure de La Personne, qui lui apporta en dot la châtellenie de Varaize (Charente-Maritime).
Le 16 août 1562, il fit son testament et y institua pour héritier son petit-fils, Roch, fils de Claude.
Jean, son dernier fils, eut la seigneurie de Saint-Même. (Henri MAZEAU)
Il décéda au château de La Rochebeaucourt, le 12 octobre 1562, ayant eu pour enfants :
  1) René, écuyer, qui fut nommé sénéchal d'Angoumois. Il conserva cette charge malgré la disgrâce de son père.
Il eut également les charges de capitaine du château d'Angoulême, panetier ordinaire du roi, et commandant d'une compagnie de 100 hommes d'armes.
Il décéda sans alliance à La Rochebeaucourt en juillet 1552.
2) Claude, qui suit.
3) Marie, qui épousa le 27 octobre 1547, Olivier de Culant, seigneur de Ciré, fils de Jacques et de Françoise Chaudrier.
4) Jean, né à Varaize en 1533.
le testament de son grand-père (qui était également son parrain), de 1545, confirmé par celui de son père du 16 août 1562, lui donna la seigneurie de Saint-Même., de la Cour de Mainxe, avec les fiefs et seigneuries du Mesny, du Grollet, des Courades et de Roumillac. (Jean JEZÉQUIEL)
Il devint tuteur des enfants de Claude lorsque ce dernier décéda le 26 janvier 1558. (Henri MAZEAU)
Il conseilla à Marie, fille de Claude, et épouse de René de Galard de Béarn, de demander une séparation de corps et de biens d'avec son mari, à cause des mauvais traitements qu'il lui infligeait, mais aussi pour sa gestion désastreuse du domaine de La Rochebeaucourt. (Henri MAZEAU)
Ses conseils étaient aussi dictés par le fait qu'il avait en tête le projet de récupérer pour lui la châtellenie de La Rochebeaucourt, sous prétexte d'être le dernier enfant mâle de la maison. Un arrêt du parlement de Paris du 12 septembre 1587, mit fin à cette ambition. (Henri MAZEAU)
Converti à la religion protestante, il fit construire un Temple à La Rochebeaucourt, et fut un grand promoteur de cette religion. (Jean JEZÉQUIEL)
En octobre 1568, il participa à la reprise de la ville d'Angoulême par les Protestants, et quand l'armée protestante quitta la ville, il y resta à la tête d'une garnison.
Il fut plus tard aux côtés de Condé à Saint-Jean d'Angély, à partir de 1577, et dans ses expéditions sur les îles de Saintonge. (Jean JEZÉQUIEL)
En 1585, Condé lui confia le siège de Brouage.
Après la mort de Condé, il fut nommé gouverneur de Saint-Jean d'Angély. Les catholiques, et plus particulièrement les religieux subirent ses persécutions.
Il du rester dans cette fonction jusqu'à son décès survenu vers 1601.
Jean avait épousé en 1556 Jacquette de La Rochandry, (décédée avant 1602).
La terre de Courpignac (Charente-Maritime), fut échangée en 1590, contre la terre de Gondeville (Frédéric CHASSEBŒUF).
Jean et Jacquette n'eurent pas de postérité, et en 1602, une transaction fut trouvée pour résoudre les problèmes de succession, qui revenait à plusieurs groupes d'héritiers. D'une part, les ayant-droits des deux soeurs de Claude de La ROCHEBEAUCOURT, représenté par Jean de Galard, le fils aîné de Marie, et le seigneur d'Argence, veuf de Françoise. Ces héritiers reçurent respectivement 48000 et 12000 livres en biens fonds ou argent.
D'autre part, les héritiers à la succession rangés derrière Isaac de Culant, seigneur de Ciré. (Jean JEZÉQUIEL)

XII) de LA ROCHEBEAUCOURT Claude, né en 1533, seigneur de La Rochebeaucourt.
Il fut d'abord ecclésiastique, et était assuré de devenir abbé commendataire de l'abbaye de Grosbost, et d'obtenir la prévôté de la Collégiale de La Rochebeaucourt.
Au décès de son frère René en 1552, il abandonna donc cet état, et épousa le 21 décembre 1552, Sidoyne de Villebresme.
Il décéda le 26 janvier 1558, ayant eu trois enfants de son union. Sa veuve, dès l'année suivant se remaria avec Cybard Tizon, et en aussi eut trois autres enfants.
Ce remariage compliqua la situation successorale. Elle avait renoncé 8 jours après le décès de Claude, à la communauté de biens du premier mariage, mais se réserva tout de même ses droits de douaire. (Jean JEZÉQUIEL)
Les enfants de Claude, furent placés sous la tutelle de leur oncle, Jean. (Henri MAZEAU)
Claude avait eu pour enfants :
  1) Roch, qui suit.
2) Marie, née le 15 août 1556, et baptisée le 23. Elle eut pour parrain son grand-père, François de LA ROCHEBEAUCOURT, et pour marraine, Marguerite de La Roche, épouse du sieur de Verdille. (Henri MAZEAU)
Au décès de son frère Roch en 1577, comme étant la fille aînée de la branche, et suivant les clauses testamentaires de ses aïeux, Jean III et François, elle devint "dame des châtellenies de La Rochebeaucourt, Semoussac, Semillac, etc." (Le surplus de ces successions fut partagé avec sa soeur Françoise). (Henri MAZEAU)
Par acte passée le 26 juin 1578, au Grollet (Saint-Même les Carrières), devant Mongin, notaire à Bouteville, elle épousa René de Galard de Béarn, (né en 1552), baron de Brassac, fils de Jean et de Jeanne de La Rochandry. (Les parents de René, pour son mariage, lui firent donation des terres de Clion et de Saint-Antoine des Bois - Charente-Maritime). Par cette union, la châtellenie de La Rochebeaucourt passa donc dans la famille de Galard de Béarn. (Henri MAZEAU)
René se montra un très mauvais gestionnaire et commença à dilapider la fortune de sa femme. De plus, il se montra très violent avec elle.
Conseiller par son oncle Jean de LA ROCHEBEAUCOURT, seigneur de Saint-Même, (qui avait quelques visées personnelles sur la châtellenie de La Rochebeaucourt), elle fit sa demande en séparation de corps et de biens. Cette demande provoqua une enquête d'où il en ressorti que plusieurs personnes témoignèrent des mauvais traitements que lui infligeaient son mari.
Par une lettre de chancellerie du parlement de Paris du 20 juillet 1591, Marie fut relevée de la vente de ses biens et des obligations qu'elle aurait pu contracter sous la puissance et autorité de son mari. Enfin, le 5 août 1591, une sentence du lieutenant-général du sénéchal d'Angoumois, prononça la séparation de biens. Après cette sentence, Marie interdit l'accès du château à René de Galard de Béarn. (Il ne revint jamais à La Rochebeaucourt). (Henri MAZEAU)
Elle décéda au château de La Rochebeaucourt en 1594, et avait eu 7 enfants de son union avec René Galard de Béarn. (Henri MAZEAU)
3) Françoise, née en 1558 (après le décès de son père). (Henri MAZEAU)
Au décès de son frère Roch en 1577, elle partagea le surplus des successions avec sa soeur Marie.
Elle épousa en 1585, François Tizon d'Argence, seigneur d'Argence et de Dirac. (Henri MAZEAU)

XIII) de LA ROCHEBEAUCOURT Roch, seigneur de La Rochebeaucourt.
Il décéda sans alliance en décembre 1577.

Branche de SOUBRAN (Charente-Maritime) : (Essai de filiation)
X) de LA ROCHE Jean, seigneur de Soubran.
Il partagea avec son frère aîné la succession de ses parents, le 3 juin 1500 et obtint la seigneurie de Soubran.
D'une alliance inconnue, il eut pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) peut-être Guillaume, seigneur de la Vignollerie (Reaux - Charente-Maritime).
Il fit différentes acquisitions, les 10 septembre 1522, 10 février 1523, et 12 janvier 1524. (abbé Joseph NADAUD).
Il épousa Charlotte du Val.
3) peut-être Benoît, qui fit le rameau de Salignac.

XI) de LA ROCHE Jean, seigneur de Soubran.
Il eut deux sentences rendues au présidial de Saintes, les 26 octobre 1526 et 15 juin 1556, sur l'action intentée à sa requête en retrait lignager.
Il épousa Jeanne de Villedon, et en eut pour enfant :
  1) Jacques, seigneur de Soubran.
Le 3 octobre 1576, il épousa Françoise de La Rochandry, fille de Jean, seigneur de Germain, et de Marguerite de Poix.
Il décéda en 1591, ayant eu pour enfants :
  a) Jean.
b) Louise, qui épousa le 19 avril 1634, Jacques de LA ROCHEBEAUCOURT, seigneur de la Fillolie, fils de Prégent, seigneur de la Vignollerie, et de Marguerite de La Fillolie.
D'où descendance.
2) Prégent, qui suit.

XII) de LA ROCHE Prégent, seigneur de Soubran et de la Vignollerie. (Réaux - Charente-Maritime).
Il épousa le 2 octobre 1598, Marguerite de La Fillolie.
En cette même année, cette branche de LA ROCHEBEAUCOURT fit ses preuves de noblesse, mais elles ne parurent cependant pas assez suffisantes, et elle dut payer l'impôt jusqu'à ce qu'elle en ait présenté d'autres. (abbé Joseph NADAUD).
De cette union naquit :

XIII) de LA ROCHE Jacques, seigneur de la Fillolie.
Le 19 avril 1634, il épousa Louise de LA ROCHEBEAUCOURT, fille de Jacques, seigneur de Soubran, et de Françoise de La Rochandry.
Il testa le 16 avril 1666, instituant Jean, son fils aîné. (abbé Joseph NADAUD).
De cette union naquirent :
  1) Jean. qui suit.
2) Marie. qui épousa le 26 avril 1651, ou bien le 17 décembre 1664, Pierre Bernier, seigneur de la Solaye et du Mas.

XIV) de LA ROCHE Jean, seigneur de Soubran, la Baraudière, Mondoublé et autres lieux.
Il fut lieutenant du roi à Angoulême.
Il épousa Jeanne de Galard de Béarn, fille de René, baron de Brassac, et de Marie de LA ROCHEBEAUCOURT.
Il décéda le 20 août 1649, ayant eu pour enfant :
  1) Catherine, qui épousa vers 1647 à Angoulême, Louis Chabot, comte de Jarnac, seigneur de Saint-Gelais (né le 19 septembre 1626, décédé le 9 octobre 1665), fils de Guy et de Marie de La Rochefoucauld.
Elle décéda en 1668.

Rameau de SALIGNAC (Charente-Maritime) :
XI) de LA ROCHE Benoît, seigneur de Salignac.
Avant 1524, il épousa Jeanne Méhée, fille de Pierre, seigneur du Verger Beau, et de Renée Beau.
De cette union naquit :
  1) Jean, qui suit.
2) Marie, née en 1530, et qui épousa François de Vignolles.
Elle décéda en 1588, d'où descendance.

XII) de LA ROCHE Jean, qui épousa en premières noces Jacquette Pouvreau.
Jean épousa en secondes noces Marguerite de Poix.
De sa première union naquit :

XIII) de LA ROCHE Philippe, qui épousa Françoise de La Riche, et qui en eut pour enfant :
  1) Judith, qui épousa le 6 mars 1599, Jean d'Aitz (décédé en 1640), d'où descendance.

Branche de SAINT-CHAMOND et du MOSNARD (Oradour-Fanais) : Sans Jonction.
- de LA ROCHE Françoise, qui épousa le 11 mars 1559, alias, le 11 avril, alias le 21 mai, Etienne Prinsaud, écuyer, seigneur du Chatenet (Veyrac - Haute-Vienne), fils de Martial et de Catherine de Magnac.

- de LA ROCHE JONAS, né vers 1565, seigneur d'Oradour-Fanais.
Il aurait épousé Philippa d'Archiac.
Il décéda avant le 8 juin 1640, et serait le père de :

- de LA ROCHE Daniel, né vers 1600, seigneur de Saint-Chamond et du Mosnard (Oradour-Fanais).
Il épousa en premières noces le 8 juin 1640, Charlotte de Ballue, fille de Pierre, seigneur du Repaire et de Boisredon, et d'Anne d'Elbenne. (Docteur MERLE)
De cette union naquit :
  1) Pierre, écuyer, seigneur de Boisredon.
Il se fixa paraît-il à Paris. (Docteur MERLE)
Daniel épousa en secondes noces le 25 juin 1655, Marguerite de Préveraud, veuve de Jean Maigret, seigneur de la Billetière.
Il décéda le Ier mars 1668 à Brillac, et fut inhumé à Oradour-Fanais. (Docteur MERLE)
Il avait eu pour enfant de sa seconde union :
  1) Marie, qui épousa le 14 avril 1675, Pierre de Bernier, écuyer, seigneur de la Solaye et du Mas. (Docteur MERLE)
Elle épousa peut-être en secondes noces le Ier août 1683 à Javelle (Edon), Raymond de Salignac de Boisbelet, écuyer, fils de Pierre et de Léonarde de Couhé de La Motte-Chabernaud. (Fabien ARBANÈRE).

- Henri MAZEAU : La châtellenie de La Rochebeaucourt.
- Jean JEZÉQUIEL : Du château d'Angoumois à la famitte parisienne - Six siècles autour de La Rochebeaucourt.
- Henri JOUGLA de MORENAS : Grand Armorial de France.
- abbé Joseph NADAUD : Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges.
- Pierre MARTIN-CIVAT : Saint-Même les Carrières et ses pages oubliées.
- Docteur MERLE : La commune de Soubran : dans Recueuil de commission des arts et monuments (1860-1912) Charente Inférieure.
- Frédéric CHASSEBŒUF : Châteaux, manoirs et logis - La Charente-Maritime.
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