de MASCUREAU

blason de la famille de Mascureau
blason de la famille de Mascureau
Coupé, au 1 fascé d'argent et de gueules de six pièces, au 2 d'argent à trois étoiles de gueules, posées deux et un.
(Preuves de la Grande Ecurie de MASCUREAU).
Coupé, au 1 fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au 2 d'azur à trois étoiles d'argent posées deux et un.

Très ancienne famille que l'on trouve mentionnée dès l'année 1310. D'après le nobiliaire du Limousin, elle serait originaire du Mas Couraud, paroisse de Biennac, actuelle commune de Rochechouart (Haute-Vienne).
Extraction de 1511.
Elle a possédé en Charente :
- le seigneurie de Sainte-Terre (Benest) de 1661 jusqu'à la Révolution.
- La terre du Petit-Moulin ( Cherves-Châtelars) du milieu du XVIIème siècle jusqu'en 1780, Chabernaud, de la seconde moitié du XVIIIème à la première moitié du XIXème siècle, et Plaimbeau.
- la Garde (Genouillac), dans la seconde moitié du XVIIIème siècle.
- le logis des Vergnes (Montemboeuf), dans la seconde moitié du XVIIème siècle, et la Gaudinie durant le XVIIème siècle.
- Govalet (Parzac), de 1779 à 1809.
- la Tourette et Lougeat (Villognon) durant le XVIIIème siècle.
- le logis des Beaux (Vitrac Saint-Vincent), dans la seconde poitié du XVIIIème siècle, et Puyraveau (Vitrac), de la fin du XVème au XVIème siècle.
- Puymiraud (Orgedeuil), au XVème siècle.
- Laplaud (Loubert), du XVIème au XVIIème siècle.
- la Roche, la Gillardière, le Bouchage, Moret, etc.

Branche de PUYRAVEAU :
- de MASCUREAU Jourdain, et Jean, écuyers, seigneur de Puymiraud (Orgedeuil). Ils rendirent plusieurs hommages aux seigneurs de Montbron, à cause de leur fief de Puymiraud, entre autres, le 8 juillet 1473.
Jourdain fut peut-être le père, ou le frère, de Jean, qui commence la filiation suivie.

I) de MASCUREAU Jean, écuyer, sieur de Puymiraud (Orgedeuil).
Il était fils, ou frère cadet, de Jourdain, écuyer, sieur de Puymiraud.
Il rendit plusieurs hommages au seigneur de Montbron, entre autres, le 8 juillet 1473, devant Héberard et Plaubigères, notaires.
Il eut d'une alliance inconnue :

II) de MASCUREAU Martial, écuyer, sieur de Puymiraud, la Pescherie et Puyraveau (Vitrac).
Il vivait à la fin du XVème siècle. Il eut, lui aussi, d'une alliance inconnue :

III) de MASCUREAU Pierre, écuyer, seigneur de Puyraveau.
Il épousa, par contrat du 12 mai 1513, passé devant de La Cour, notaire, Marie de La Greylière, alias de La Grézille.
Ils eurent pour enfant, au moins :

IV) de MASCUREAU Jean, écuyer, seigneur de Puyraveau.
Il épousa, par contrat du 16 août 1541, Anne de Roziers, fille de Jean, damoiseau, sieur de la Judie, et de Catherine Laurens.
Le 27 août 1541, il donna, devant Chabannes et Lavaud, notaires, une quittance de 100 livres à François de Roziers, son beau-frère, qui lui avait payé 50 livres en espèces et 50 livres en un cheval pour la dot de sa soeur. Cette dernière renonça à la succession échue de son père et à celle à échoir de sa mère.
Le 23, alias 26 septembre 1544, il fit aveu au connétable de Montmorency, baron de Montbron, de ce qu'il avait en la dite baronnie, savoir le village de Puyraveau.
Il décéda avant le 20 août 1555, date à laquelle Simon Piaud, second mari d'Anne de Roziers, fut curateur des enfants du premier lit de celle-ci avec Jean de MASCUREAU.
Ils eurent pour enfants :
  1) Léonard, qui suit.
2) Jean, qui fera la branche des Vergnes.
3) Marie, qui épousa Charles de Clermont, écuyer, seigneur de la Fontaine, demeurant à La Rochefoucauld. Le 10 janvier 1564, il transigea avec Léonard, son beau-frère, au sujet de la dot de Marie.
Léonard, suivant le conseil de leur mère, lui donna 550 livres pour la succession de leur père, celle de leur mère et celle de leur frère Jean, s'il décédait sans enfant. Elle renonça aux dites succession devant de La Roche et de La Mothe, notaires à Angoulême et de La Rochefoucauld.

V) de MASCUREAU Léonard, écuyer, seigneur de Puyraveau.
Le 21 janvier 1571, il partagea avec son frère Jean, seigneur des Vergnes, la succession de leur père. Jean céda pour droit d'aînesse Puyraveau, et Léonard donna à Jean ses droits sur le village de la Tourterie et 100 écus pour lesquels Jean reconnut avoir reçu de son frère 100 tonneaux de vin, et l'en tenait quitte de tous les droits qu'il pouvait prétendre sur la dite succession et sur celle à échoir de sa mère. Cet acte fut passé à Montemboeuf, devant Chabannes, notaire à Civray.
Il fut de la religion réformée, et était, avec M. de Beaumont, à la tête des huguenots qui, le 9 mars 1574, s'emparèrent du château de La Rochefoucauld.
Gentilhomme servant du roi de Navarre, par lettres patentes du 17 août 1577, il fut gouverneur de la ville de Saint-Junien, pour les rois Henri III et Henri IV.
Le 25 janvier 1575, il partagea à nouveau avec son frère Jean, seigneur des Vergnes, les successions de leurs père et mère, devant Chabannes, notaire à Civray.
Il assista en 1594, à l'assemblée des réformés tenue à Jarnac, pour élire un député à l'assemblée de Sainte-Foy.
Le 17 février 1599, il fut maintenu en sa noblesse par les commissaires députés pour le régalement des tailles en Angoumois, comme issu de Martial de MASCUREAU, écuyer, seigneur de la Pescherie.
Il épousa, par contrat du 15 mai 1564, passé devant l'Homousnerie, notaire, Marguerite de Montfreboeuf, fille de Jean, écuyer, seigneur de Montfreboeuf, et de Marguerite Contet. Ses frères constituèrent à leur soeur 1350 livres de dot et ses habits nuptiaux. Ce contrat fut passé au château de Montfreboeuf, paroisse de Marval, devant l'Homousnerie (alias Laumounerie), notaire de la vicomté de Rochechouart.
Le 5 septembre 1581, avec Jean Rocquart, écuyer, seigneur de la Cour de Saint-Maurice, devant Mesmin, notaire à Chef-Boutonne, il acquit de Madelon de Mallevault, écuyer, seigneur de la Varenne, et de Madeleine Flamant, l'hôtel noble et la seigneurie de la Mothe Saint-Vincent, près du bourg de Saint-Vincent la Châtre (Deux-Sèvres), pour 1166 écus deux tiers.
Le 10 juillet 1582, Léonard recevait une quittance, devant Gautier, notaire, de 400 écus sol, reliquat de cette vente.
Léonard et sa femme étaient tous les deux décédés avant le 10 juillet 1608, date du partage de leur succession entre leurs enfants, qui étaient :
  1) Jacob, alias Jacques, écuyer, seigneur de Puyraveau. Le 10 juillet 1608, il partagea avec ses frères Abraham et Jean, seigneur des Déffens et de Laplaud, devant Rogier, notaire à Angoulême, la succession de leurs père et mère. Il était alors gentilhomme servant d'Henri IV.
Le 6 février précédent, il avait, avec son frère Abraham, transigé avec Hélie de Couraudin, écuyer, seigneur de Laudonie (Montemboeuf), au sujet des dépens, dommages et intérêts que Jeanne de Blois, mère d'Hélie Couraudin, pouvait prétendre pour raison des procès soutenus contre les dits Jacob et Abraham, et leurs frères, héritiers de Léonard de MASCUREAU, devant le juge de Montemboeuf, et auxquels elle renonçait moyennant la somme de 600 livres et une charge de fer, devant Fèvre, notaire à Angoulême.
Les 5 juillet et 3 octobre 1609, il rendit hommage du fief de Vaux à Henri de Luxembourg, prince de Tingris.
A la suite de démêlés avec un nommé Mondinaud, depuis 1607, celui-ci se plaignant de sévices à main armée, Jacob fut emprisonné à Civray à la fin de janvier 1612.
Il épousa Isabelle de Lestang, et ne paraît pas avoir eu d'enfant.
2) Abraham, écuyer, seigneur des Déffens et du Breuil. Avec son frère Jean et son beau-frère Jacques Delanier, et ses cousins de MASCUREAU des Vergnes, ils furent accusés d'avoir exercé des violences contre Mathieu Mondinaud et d'avoir assassiné un nommé Jean Guillaud. Ils furent condamnés par contumace à avoir la tête tranchée et Delanier à ëtre pendu, à 500 livres de dommages et intérêts envers Marguerite Dastrat, veuve de Guillaud, 300 livres envers Mondinaud, 200 livres d'amende et 50 livres pour les Frères Prêcheurs. Cet arrêt ne fut cependant pas exécuté, car Abraham fut encore cité dans un acte en 1613, avec Hélène de Brives, sa femme.
3) Jean, qui suit.
4) Marie, qui épousa, en l'église réformée de Saint-Claud, le dimanche après le 14 avril 1610, Jacques Delanier Saint-Dizant.
5) peut-être Esther, qui, dite cousine germaine de la future, assistait, le 13 novembre 1634, au contrat de mariage d'Isabeau de MASCUREAU (Branche des Vergnes), avec François Barthe, écuyer, seigneur de la Grange-Neuve. Elle était dite veuve d'Hélie Bertrand, écuyer, sieur des Marchais et de la Mothe Saint-Vincent.

VI) de MASCUREAU Jean, écuyer, seigneur de Laplaud (Loubert).
Il fut cité, le 6 février 1605, avec ses frères dans la transaction avec Hélie Couraudin, et le 10 juillet suivant, dans le partage des biens de leurs père et mère.
Il fut condamné en 1612, avec son frère Abraham et ses cousins, seigneurs de la Vergne, à avoir la tête tranchée, mais le jugement ne fut pas exécuté.
Il fit partie du corps de volontaires qui, sous les ordres du comte de Coligny, contribua à l'indépendance de la Hollande.
Ayant été estropié à la suite d'une blessure à la jambe au siège de Patience (?), il dut quitter le service.
Il rendit plusieurs hommages à Madeleine de Savoie, duchesse de Montmorency, dame de Montbron.
Il fut maintenu en sa noblesse, le 14 juin 1634, par les commissaires de l'élection de l'Angoumois.
Il devait épouser Madeleine Chauveton, et le contrat fut passé, mais cette dernière décéda avant la célébration.
Il épousa par contrat du 31 décembre 1623, passé à la Jobertière, devant Bouchet, notaire, Esther Thibaud, fille de feu François, écuyer, seigneur de la Jobertière.
Ils eurent pour enfant :

VII) de MASCUREAU Jacques, écuyer, seigneur de Laplaud.
Il fut maintenu en sa noblesse le 20 avril 1667, par M. d'Aguesseau, commissaire pour la généralité de Limoges.
Il épousa, par contrat du 17 janvier 1653, passé devant Hébrard, notaire du comté de Montbron, Suzanne Bertrand, fille de feu Léonin, écuyer, seigneur de Sézac, et de Renée de Volvire. Jean de MASCUREAU, son père, étant dit décédé à cette date.
Vers 1673, Jacques fut cité avec d'autres, comme héritier sous bénéfice d'inventaire, de feu Charles de Furgon, chevalier, seigneur de Saint-Christophe.
Il eut pour enfant :

VIII) de MASCUREAU Charles, écuyer, seigneur de Laplaud.
Il fut cité, le 20 novembre 1693, comme conseil de Françoise de MASCUREAU, veuve de Jean de La Brousse, demeurant au Petit Masdieu (Loubert).
Il était décédé avant 1699, et avait eu d'une alliance inconnue, au moins :

IX) de MASCUREAU Charles, écuyer, seigneur de la Motte.
Il était, en 1699, comme fils et héritier de Charles, débiteur d'une somme de 687 livres envers François Barbarin, écuyer, seigneur du Genest, et Marie Perry, sa femme, demeurant au lieu de Chez Bouchard, paroisse de Laplaud.

Branche des VERGNES :
V) de MASCUREAU Jean, écuyer, seigneur des Vergnes (Montemboeuf).
Il partagea avec son frère Léonard, le 21 janvier 1571, la succession de son père, devant Chabannes, notaire à Civray. Il reçut pour ses droits, le village de la Tourterie et 100 écus pour lesquels il reconnut avoir reçu 100 tonneaux de vin. Par le même acte, Jean Cassard, écuyer, seigneur de Saint-Méri, lui céda ses droits sur la métairie des Vergnes.
Le 25 janvier 1575, il partagea avec son frère Léonard, devant le même notaire, la succession de leurs père et mère.
Il épousa, le 15 avril 1582, Jacquette des Champs, fille de feu Jean, écuyer, et d'Isabeau Dauphin.
Ils eurent pour enfants :
  1) Louis, qui suit.
2) Jean, qui fera la branche de Sainte-Terre.
3) Jacques, écuyer, seigneur de Meilhac. Il partagea avec ses frères et soeurs la succession de leurs parents le 11 août 1612. Il décéda sans postérité, avant le 12 juillet 1618.
4) autre Louis, qui fera la branche du Petit-Moulin.
5) Marguerite, qui épousa, le 20 août 1612, Pierre de Chevreuse, écuyer, seigneur des Plans. Elle en était veuve, le 3 septembre 1630. Elle fut maintenue en sa noblesse, le 3 mai 1642, avec son frère Louis, seigneur de la Chapelle.
6) Isabeau, qui épousa en premières noces, le 23 novembre 1614, Léonard Jacques, écuyer, sieur de Fremiger. Il décéda en 1621. Elle épousa alors en secondes noces Gabriel du Boulet, écuyer, sieur de Bonneville, puis en troisièmes noces, le 13 novembre 1634, François Barthe, écuyer, seigneur de la Grange Neuve. A ce contrat assitait Esther de MASCUREAU, sa cousine germaine, veuve d'Hélie Bertrand, écuyer, seigneur du Marchais et de la Mothe Saint-Vincent.

VI) de MASCUREAU Louis, écuyer, seigneur des Vergnes.
En 1612, il fut condamné, ainsi que son frère Jean et ses cousins Léonard et Abraham de MASCUREAU, à avoir la tête tranchée et à plusieurs dommages et intérêts, pour avoir exercé des violences sur Mathieu Mondinaud, et tué Jean Guillaud, mais la sentence ne fut pas exécutée.
Le 11 août 1612, avec ses frères Jacques et Louis, il transigea avec leurs soeurs Marguerite et Isabeau, qui demandaient leur part des biens de leurs père et mère, et de feu Isabeau Dauphin, leur aïeule maternelle. Ils leur donnèrent la métairie de Chivré (?), peut-être Cherves, paroisse de Saint-Pierre, et 1000 livres chacune, non compris 300 livres que chacune avait reçues de leur frères pour leurs meubles et joyaux, et elles renoncèrent aux successions de leurs père, mère et aïeule, et si l'un des frères mourait sans enfant, elle auront 300 livres de plus. Cet acte fut passé aux Vergnes, devant Mondinaud, notaire à Montemboeuf, et Chabannes, notaire à Civray, en présence d'Abraham et Jacques de MASCUREAU, écuyers, seigneurs des Déffens et de Laplaud.
Le Ier juin 1617, en son nom et en celui de ses frères Louis et Jacques, écuyers, seigneurs de Milhac et de la Chapelle, il transigea avec son frère Jean, qui demandait sa part des mêmes successions et le compte des revenus depuis leur décès. Louis céda à son frère, de l'avis de Jean de MASCUREAU, écuyer, seigneur de Laplaud, leur cousin germain, la métairie de la Gaudinie, un pré et 300 livres pour les revenus, à charge par celui-ci de décharger son frère de plusieurs sommes dues à différentes personnes. De son côté, Louis acquiterait plusieurs sommes pour son frère. Cet acte fut passé à Montbron devant Bruneteau, notaire à Montbron.
Le 23 octobre 1622, étant alors sénéchal de Civray, il transigea avec son frère Louis, seigneur de la Chapelle, qui réclamait la restitution des revenus depuis la mort de ses père et mère. Louis, seigneur des Vergnes, se prétendait héritier pour une sixième partie de ses père, mère et d'Isabeau Dauphin, leur aïeule maternelle, et pour une troisième partie, de leur frère Jacques, écuyer, seigneur de Meilhac, (il disait que son frère n'avait pas le droit de réclamer la restitution des revenus parce qu'il avait été nourris et entretenu aux dépens de la maison, ce qui dépassait de beaucoup le revenu et qu'il n'était pas en âge de partager). Cependant, il fut convenu qu'il lui donnerait 5300 livres et le nourrirait avec un valet et un cheval. Cet acte fut passé devant Mondinaud et Chabannes, notaire à Civray.
Le Ier juillet 1624, il fit, devant Martin, notaire, une promesse de garantie de 200 livres en cas d'éviction, à Françoise de MASCUREAU, femme de Giraud Laurent, au sujet de certains domaines et héritages qu'il lui avait donnés entre vifs.
Il épousa, par contrat du 25 août 1620, Françoise de Chièvres, fille de Jacob, écuyer, seigneur du Petit-Moulin, et de Marguerite Gourdin. La future eut 7000 livres de dot, la faculté de succéder, par égale portion avec ses frères et soeurs, et à celle de ses soeurs qui décéderait sans enfant, le gain de survie de 1500 livres et le douaire coutumier consistant en la troisème partie des biens du futur. Cet acte fut passé devant Martin, notaire en Angoumois, en présence de son frère Louis, et de Jacob et Abraham de MASCUREAU, ses cousins germains.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jacob, écuyer, seigneur des Vergnes et de Meilhac.
Il fut maintenu en sa noblesse, le 20 avril 1667, par M. d'Aguesseau.
Il épousa en premières noces, par contrat du 13 juin 1658, passé à Villevert (Esse), devant de Coulombe, notaire, Marie-Marthe de Chamborand, fille de feu Joachim, chevalier, seigneur de Droux, et de Catherine de Vaux, dame de Villevert, en présence de Jean de MASCUREAU, son oncle, écuyer, seigneur de la Gaudinie.
Il eut donation de ses père et mère, de leurs meubles, acquêts et conquêts, et ils le firent leur seul héritier, à charge de payer à Louis et à Jean, ses frères puînés, et à Marguerite, Suzanne, Charlotte et Isabeau, ses soeurs, 3000 livres chacun, lorsqu'ils auraient 25 ans, ou trouvé un parti convenable.
Il épousa ensuite en secondes noces, le 11 octobre 1664, par contrat passé devant Cladier, notaire, et le 20, en l'église de Ruelle, Marie-Louise Baudouin, fille de Léon, chevalier, seigneur de Fleurac, et de Lucie des Bordes.
Il avait eu de son premier mariage :
  a) Françoise, qui épousa Charles de Lageard, chevalier, seigneur des Bauries et de Jauvelle. Elle fit son testament, le 13 mai 1683, devant Audouin, notaire à Angoulême, léguant à son mari tout ce qu'elle pouvait disposer, et le reste à François Baudouin, chevalier, seigneur de Fleurac, qui demeurait décharger des obligations que lui donnait, et à sa soeur, le testament de Louise Baudouin, épouse en secondes noces de Jacques de MASCUREAU, chevalier, seigneur des Vergnes, père de la testatrice.
Le 13 juin suivant, un inventaire fut fait, devant le même notaire, de la succession de Françoise de MASCUREAU, à la requête de Charles de Lageard.
Le 8 août, Charles de Lageard et François Baudouin, transigeaient, devant le même notaire, avec les héritiers paternels de la défunte, à savoir : Louis de MASCUREAU, écuyer, seigneur de Moret, pour lui et comme curateur des enfants mineurs de François de Saint-Laurent, écuyer, seigneur de la Salle et de Suzanne de MASCUREAU; Jean de MASCUREAU, écuyer, seigneur de la Chapelle; Jean de Veyret, seigneur de Fayadou, tuteur de ses enfants et de feu Marie de MASCUREAU; Charles Léonard, sieur de Bonnefoy, tuteur de ses enfants et de feu Charlotte de MASCUREAU; et Jean Martin, sieur de Barbantane et Marguerite de MASCUREAU.
2) Louis, écuyer, seigneur de Moret.
Il fut maintenu en sa noblesse par M. d'Aguesseau, avec son frère aîné Jacob, le 20 avril 1667.
Il épousa en premières noces, par contrat du 26 août 1663, passé devant Barbade et Dupuy, notaires, Hilaire Pinonneau, fille de Jacques, écuyer, sieur de la Getière, et de Marie Charprenet.
Devenu veuf, il épousa en secondes noces, le 14 mai 1671, alias le 23 mai (dans cet acte, il fut nommé François), Elisabeth Raymond de Villognon.
Ils firent deux testaments ensemble, le 14 mars et le 17 mars 1695, devant Daguis, notaire.
Elisabeth en fit un autre le 17 décembre suivant.
Louis fut inhumé à Villognon le 12 septembre 1695, et sa veuve le 20 juin 1700, sous leur banc, dans l'église de Villognon.
Il avait eu de son premier mariage :
  a) Marie, qui épousa à Villognon, le 12 février 1690, François de Montalembert, écuyer, seigneur de Lestang.
Louis eut de son second mariage :
  b) Louis, chevalier, seigneur des Vergnes, Moret et Villognon. Il fut baptisé à Villognon le 22 février 1672. Il fut maintenu en sa noblesse par M. Bégon, intendant de La Rochelle, le 14 juillet 1701.
Le 15 juin 1699, il fit, avec Sicaire Deviaux, un projet de partage des biens de feu Françoise de MASCUREAU.
Le 28 janvier 1715, l'abbé de Saint-Amand de Boixe, était en procès contre lui au sujet d'un réservoir et d'un fossé qui y amenait l'eau de la Charente. Louis prétendait que de temps immémorial, lui et ses prédécesseurs en avaient joui. L'abbé lui reconnut le droit de pêche exclusif, tant au dessus qu'en dessous du moulin de Villognon, de toutes les eaux relevant de son abbaye.
Il épousa par contrat du 12 janvier 1715, passé devant Jeheu, notaire à Angoulême, ses parent étant dits décédés, et religieusement à Angoulême, le 16 janvier, Marguerite Guillaume, fille de feu Jean, chevalier, seigneur de la Grange, conseiller du roi, président trésorier de France à Limoges, et de Gillon Nicolas.
(Antoine DORCIER).
Sa veuve fit, le 4 juin 1723, devant le même notaire, un compte avec son frère Charles Guillaume. Elle fit son testament le 15 mars 1745 devant Caillaud, notaire à Angoulême.
Elle décéda le 22 avril suivant. Le 26 eut lieu l'inventaire des meubles de sa succession.
Ils n'avaient pas eu d'enfant.
c) Françoise, née le 11 et baptisée le 26 mars 1674, à Villognon.
d) autre Marie, qui épousa le 28 janvier 1697, César de Montalembert, écuyer, seigneur de Lestang.
e) Catherine, née le 26 février et baptisée le 6 mars 1678. Elle habitait à Villognon, où elle épousa le 18 juin 1713, François Regnault, écuyer, seigneur de la Tourette.
3) Jean, qui suit.
4) Marguerite, qui, le 8 août 1683, était femme de Jean Martin de Barbentane.
5) Suzanne, qui épousa François de Saint-Laurent, écuyer, seigneur de la Salle. Elle était décédée avant le 8 août 1683.
6) Marie, qui épousa Jean de Veyret, écuyer. Elle était décédée avant le 8 août 1683.
7) Charlotte, qui épousa Charles Léonard de Bonnefoy, sieur de Villefoy. Elle était également décédée avant le 8 août 1683.
Elle furent citées toutes les quatre dans la transaction du 8 août 1683, entre Charles de Lageard, veuf de Françoise de MASCUREAU, et les héritiers paternels de celle-ci.
9) Isabeau.

VII) de MASCUREAU Jean, écuyer, seigneur de la Chapelle.
Il fut maintenu en sa noblesse par M. d'Aguesseau, le 20 septembre 1667.
Il épousa en premières noces, par contrat du 26 août 1665, passé devant Desbordes, notaire au comté de Montbron, Marguerite des Planches, fille de René, et de Marie Barjolin. Le futur avait 3000 livres à lui données par ses père et mère, par le contrat de mariage de Jacques, alias Jacob, son frère aîné, écuyer, seigneur de Meilhac, du 13 juin 1655, avec Marthe de Chamborand, et qui lui étaient dues par son frère. La future eut, par préciput et avantage, 3000 livres à prendre sur les biens de ses père et mère après leur décès, et ceux-ci s'engagèrent à nourrir les futurs et leurs enfants, et de leur donner la moitié de leurs biens meubles et immeubles dont il serait fait l'inventaire.
Devenu veuf, il épousa en secondes noces, par contrat du 11 juin 1680, passé à Plaimbaud, paroisse de Chastelard, devant de Villemandy, notaire à Montbron, Jacquette Dauphin, fille d'Elie, écuyer, seigneur de la Faverie, et de Anne Dauphin.
Il donna à la future, en cas de survie, 100 livres de rente viagère à prendre sur ses biens.
Le Ier octobre 1695, Jean fit son testament, devant de Plache, notaire à Montbron. Il élisait sa sépulture en l'église de Suaux, donnait 50 livres pour le service et des messes pour le repos de son âme, et celle de Jacquette Dauphin, sa femme, et 1500 livres à Charles, son fils aîné.
Ils étaient tous les deux décédés avant le 18 février 1708, date du partage de leur succession entre leurs enfants.
Jean avait eu pour enfants, de son premier mariage :
  1) Marie, qui fut citée dans la transaction du 27 octobre 1683.
Il eut ensuite de son second mariage :
  2) Charles, qui suit.
3) autre Marie, qui épousa François Barbarin, écuyer, seigneur de Laugerie. Elle en fut veuve avant le 18 février 1708, date du partage, avec ses frères et soeurs, de la succession de ses père et mère.
4) Suzanne, qui épousa avant le 26 février 1713, Clément Moussier, écuyer, seigneur de Saint-Etienne.
Elle partagea, le 18 février 1708, avec ses frères et soeurs.
5) autre Suzanne, qui épousa avant le 28 mars 1719, Pierre de Rognac, alias de Rougnac, écuyer, seigneur des Brosses. Elle fit partie du partage du 18 février 1708.
Avec sa soeur Suzanne, elle eut l'hébergement et la métairie de Sameaux, à charge de payer au sieur de la Siliardière, 500 livres et autres sommes.
En 1735, avec son mari, elle était débitrice de 300 livres envers son frère.

VIII) de MASCUREAU Charles, écuyer, seigneur de Plainbeau.
Il fut capitaine au régiment de Beauce.
Il partagea avec ses soeurs, le 18 février 1708, à Bonair, paroisse de Vitrac, devant Castain et de Puyrigoux, notaires de Montemboeuf et de Vitrac, les biens des successions de leur père et mère.
Le 28 mars 1713, devant Bessat, notaire à Cherves, avec ses soeurs, il passa un accord avec Marie Vigeron, veuve de Pierre Veyret, sieur de la Siliardière, créanciers de l'hérédité de feu Jean de MASCUREAU et de Jacquette Dauphin, de la somme de 1150 livres en principal.
Le 26 février 1713, il épousa, par contrat passé à Mazières, devant Fayou et Pradeau, notaires du comté de Montbron, Marie de Couhé, fille de feu René, écuyer, seigneur de la Garde, et de Jeanne Sauvo, en présence de Suzanne, sa soeur, femme de Claude Moussier, et de Suzanne la jeune, aussi sa soeur. La mère de la future lui donna, par préciput, 1000 livres à prendre sur ses biens. (*1) (Samuel Veyret, sieur des Garneries, époux de Françoise de MASCUREAU, fut aussi présent à ce mariage).
Ils eurent pour enfants :
  1) Charles, qui suit.
2) Jeanne, qui épousa, demeurant à la Garde, paroisse de Genouillac, par contrat du 13 février 1739, passé devant Veyret et de Pressigou, notaires de la châtellenie de Vitrac, son cousin Pierre de MASCUREAU, écuyer, seigneur de Chabernaud.
3) Marie-Françoise, née le 21 et baptisée à Saint-Cybard de La Rochefoucauld le 22 septembre 1723. Elle fut reçue à Saint-Cyr, sur preuves du 12 juin 1733.
A l'époque du mariage de son frère, elle se proposait de faire profession religieuse, cependant, elle épousa Charles de Rabaine, écuyer, seigneur de Govalet. Elle en était veuve lorsqu'elle se fit représenter à l'assemblée de la noblesse du Poitou, en 1789.

IX) de MASCUREAU Charles, écuyer, seigneur de la Garde, de la paroisse de Genouillac.
Il épousa, par contrat passé devant Pascaud, notaire à Civray, et en l'église de Châtain (Vienne), le 11 janvier 1746, Florence de James (alias de Jasmes), fille de feu Elie, écuyer, seigneur des Frégnaudies, et de feue Jeanne du Pont.
(Elle avait été élève de Saint-Cyr et avait une dot de 3000 livres).
Le 9 octobre 1747, ils furent héritiers de Jeanne de Pons, leur belle-mère et mère.
Ils eurent plusieurs enfants, mais leurs noms et leur vies ne sont pas connus, à part peut-être :
  1) Jean-Baptiste.
2) Joseph.
qui émigrèrent et servirent comme volontaires à la Ière compagnie noble d'ordonnance.

Branche de SAINTE-TERRE :
VI) de MASCUREAU Jean, chevalier, seigneur de la Gaudinie (Montemboeuf).
Il fut également condamné, avec ses frères et ses cousins, à avoir la tête tranchée, en 1612.
Le Ier juin 1617, il partagea avec ses frères les successions de leurs père et mère.
Il épousa, par contrat du 18 février 1623, passé à Villiers, en Angoumois, devant Galliot, notaire, Marguerite du Cimetière, fille de Pierre, seigneur de Villemorin, et de Marie du Courret, en présence de Louis, et autre Louis de MASCUREAU, ses frères, seigneurs des Vergnes et de la Chapelle, de Jean de MASCUREAU, son cousin germain, seigneur de Laplaud, et de René de Chevreuse, son beau-frère. Marguerite du Cimetière eut 3000 livres en avancement d'hoirie et son gain de survie était de 300 livres.
Le 15 décembre 1639, devant Jouhet, notaire à Ruffec, il partagea avec son frère Louis, écuyer, seigneur de la Chapelle, époux de Jeanne du Cimetière, et avec sa belle-soeur, fille des dits seigneur et dame de Villemorin, les biens de ces derniers. Il eut la maison de Villemorin.
En 1641, il forma opposition à la saisie de cette maison, paroisse de Villiers, pour non-paiement de la taxe des franc-fiefs, dont il devait être exempt, étant gentilhomme d'ancienne extraction.
Il fit son testament, le 16 février 1656, et décéda avant 1659.
Il avait eu pour enfants :
  1) Gabriel, qui suit.
2) Jeanne, baptisée à Montemboeuf, le 8 février 1626. Elle épousa, le 12 novembre 1654, Pierre de Couhé, écuyer, seigneur de la Touche, fils de Jacques, écuyer, sieur de la Motte, et de Léonarde de la Quintinie.
3) peut-être Marguerite, alias Marie, qui épousa, par contrat du 15 février 1661, Antoine de Châteauneuf, écuyer, seigneur du Breuil. Sa dot fut réglée par le testament de Jean de MASCUREAU, écuyer, seigneur de la Gaudinie, du 16 février 1656. Cette dot fut l'objet, en 1703, d'une transaction entre Jacques de MASCUREAU, chevalier, seigneur de Sainte-Terre et de la Gaudinie, avec Jean de Châteauneuf, écuyer, seigneur de la Sarve, et Jeanne de Châteauneuf, veuve d'Henri de Fornel, probablement ses enfants, devant Rivet, notaire à Ambernac.

VII) de MASCUREAU Gabriel, écuyer, seigneur de Villars, la Gaudinie, puis de Sainte-Terre (Benest), du chef de sa femme.
Il fut maintenu en sa noblesse, par ordonnance de M. d'Aguesseau, commisaire de la généralité de Limoges, le 20 avril 1667, et par M. Barantin, intendant du Poitou, le 29 février 1669.
Il épousa, par contrat du 22 novembre 1661, passé devant Saunières, notaire à Ruffec, Marie Gaillou, fille de Jean, écuyer, seigneur de Sainte-Terre, et de Marie Vincent de La Corbière.
Il décéda le 26 août 1675, à Sainte-Terre, et fut inhumé le lendemain, en l'église de Benest.
Sa veuve se remaria le 27 novembre 1680, en l'église paroissiale de Saint-Justinien de Benest, avec Jean Poute, chevalier, seigneur de Saint-Sornin.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jacques, qui suit.
2) Marie, qui fut marraine à Roussines, le 15 août 1678, de Jean d'Escravayat.
Elle épousa Joseph de La Roussie (alias de La Rouffie), seigneur dela Rouffie, en Périgord.

VIII) de MASCUREAU Jacques, chevalier, seigneur de Sainte-Terre, Villars, la Gaudinie.
Il fut baptisé à Saint-Justinien de Benest, le 26 septembre 1667.
Il fut maintenu en sa noblesse, le 14 juillet 1701, par M. Begon, intendant de La Rochelle, et le 4 avril 1715, par M. Quentin de Richebourg, intendant du Poitou.
Il épousa, par contrat du 9 février 1699, passé devant Bourbeau et Royer, notaires à Poitiers, et le lendemain en l'église Saint-Paul de Poitiers, Marie-Anne Augron, fille d'Adrien, seigneur de la Barre, et de Marie de Montenay.
Ils eurent pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Marie, baptisée à Ruffec le 27 février 1700. Elle épousa, par contrat du 14 septembre 1720, et en l'église de Lusignan le 6 mai 1721, René Thoreau, seigneur de Saint-Chartre et du Breuil (près de Mirebeau - Vienne), conseiller du roi, juge conservateur des privilèges de l'Université de Poitiers.
Elle était veuve avant le 21 janvier 1763, date à laquelle elle fut marraine à Notre-Dame la Petite de Poitiers, de Pierre-Louis-Marie de Marconnay.
Elle fut inhumée dans l'église de Saint-Porchaire de Poitiers, le 21 septembre 1776, âgée de 80 ans environ, après le service fait à Saint-Hilaire de La Celle, sa paroisse.

IX) de MASCUREAU François, chevalier, seigneur de Sainte-Terre.
Il fut baptisé à Benest, le 9 novembre 1707. Il fut reçu page de la Grande Ecurie, le 25 septembre 1723.
Il fut chevalier de Saint-Louis.
Il servit au ban du Poitou de 1758 dans la quatrième brigade de l'escadron de Villedon.
Il épousa, par contrat passé du 18 février 1731, passé devant Robineau, notaire, Suzanne de Plument, fille de Louis, chevalier, seigneur d'Ecossas, Lavaud, Plument, etc..., maître de camp de cavalerie at ancien maréchal des logis des chevau-légers du roi, et d'Elisabeth des Monstiers d'Auby.
Sur une cheminée, dans le logis de Sainte-Terre (Benest), datée de 1623.
Le trumeau de la cheminée était orné de peintures qui représentaient les blasons de ses anciens propiétaires.
Le cartouche portait la devise :"L'amour nous unit et nous conserve."
blason d'alliance des familles de Mascureau et de Plument.
1) Coupé, au 1 fascé d'argent et de gueules de 6 piles, au 2 d'argent à trois étoiles de gueules posées deux et un. (qui est de ) MASCUREAU)
2) D'azur à trois aigrettes d'argent. (qui est de PLUMENT)

Le 12 février 1743, ils vendirent à Pierre de Salignac, chevalier, seigneur des Brosses et de Bourdicaud, les revenus de Suzanne de Plument, en la paroisse d'Etagnac, et la métairie de Bondutaud, de la même paroisse.
Il décéda à Sainte-Terre, le Ier août 1760, et fut inhumé le lendemain à Benest.
Sa veuve décéda également à Sainte-Terre, le 8 janvier 1767, âgée de 58 ans, et fut inhumée le lendemain à Benest.
Ils eurent pour enfants :
  1) François-Louis-Martial, qui suit.
2) Marie-Jeanne, née à Sainte-Terre le 24 juin 1742, et baptisée le lendemain à Benest.
Le 24 décembre 1772, devant Girard et Gaultier, notaires, en son nom et comme fondée de procuration de François-Louis-Martial, son frère, elle déclarait reconnaître que certains domaines donnés à son père, feu François de MASCUREAU, relevaient de la seigneurie de la Leu.
Elle épousa, le 19 avril 1777, Joseph Caillault, écuyer, seigneur de la Varenne et de l'Epine, sénéchal de robe longue, et lieutenant criminel de la sénéchaussée de Montmorillon.
Convoquée à l'assemblée de la noblesse du Poitou en 1789, elle se fit représenter.
le 12 avril 1788, après le décès de son mari, elle renonça à sa communauté.
3) Marguerite-Françoise, née le Ier août 1747, ondoyée le lendemain et baptisée en l'église de Benest le 17 décembre 1750.
Elle épousa, en janvier 1777, en l'église de Benest, son cousin Pierre de Marconnay, chevalier, seigneur de Chabernaud.
Elle décéda à Poitiers, le 14 floréal an XI (4 mai 1803).

X) de MASCUREAU François-Louis-Martial, chevalier, seigneur de Sainte-Terre, chevalier de Saint-Louis.
Il naquit à Sainte-Terre le 21 juillet 1749, et fut ondoyé le lendemain, et baptisé en l'église de Benest, le 17 février 1750, en même temps que sa soeur Marguerite-Françoise.
Il fut, en 1776, officier au régiment de Flandre Infanterie.
Convoqué à l'assemblée de la noblesse du Poitou en 1789, il s'y fit représenter.
Il émigra et servit comme officier aux hussards de Damas.
Le 18 vendémiaire an VII (8 octobre 1798), il écrivit d'Allone en Basse-Saxe, à sa soeur Marie-Jeanne, à Montmorillon, pour lui demander des secours qui, dans son commerce, lui devenaient indispensables.
En germinal et en floréal, il sollicitat encore des secours d'argent.
Il épousa, en 1776, Julie d'Escravayat de La Barrière, fille de Louis et de N. de Bellemare, alias fille d'Elie, écuyer, seigneur de la Barrière, et de Marguerite du Barry.
Ils eurent pour enfants :
  1) Pierre-Jules, qui suit.
2) Louise-Elisabeth, née et baptisée le Ier août 1776. Elle épousa N. Hériard.
3) Joséphine, qui épousa N. Hériard-Lamirande.
4) (*) Justine, qui épousa Jean-Baptiste Isidore du Voisin de Soumagnat (né le 8 mai 1789, à La Rochefoucauld, maréchal des logis au troisième régiment de gardes d'honneur, en 1813. Il participa aux batailles de Leipzig, Hanau et Reims, où il fut blessé. A la Restauration, il devint lieutenant de la Légion de Charente, jusqu'en 1819).
5) Mélanie, qui épousa son cousin Jean-Baptiste de MASCUREAU du Petit-Moulin.
6) Adèle, qui resta sans alliance.

XI) de MASCUREAU Pierre-Jules, écuyer, seigneur de Sainte-Terre et de la Roche.
Il naquit à Sainte-Terre le 16 septembre 1782, et fut baptisé le même jour en l'église de Benest.
Il fut présent, en 1789, à l'assemblée de la noblesse du Poitou.
Il entra au service en 1802, et était adjudant au 22ème chasseurs lorsqu'il fut nommé sous-lieutenant au même régiment le 22 novembre 1806. Il devint chevalier de la Légion d'Honneur le 9 octobre 1807.
Il fut aide de camp du général de Bordessoule, le Ier janvier 1809, lieutenant le 2 mars 1810, de nouveau aide de camp du même général le 20 janvier 1812, chef d'escadron le 3 septembre 1813, et encore aide de camp, toujours du même général, le 25 octobre suivant.
Il était lieutenant-colonel le 24 décembre 1814, lorsqu'il fut décoré de la Fleur de Lys, officier de la Légion d'Honneur le 28 juin 1817, à compter du 4 mai 1814.
Il fut encore chef d'état major de la 20ème division militaire le 12 novembre 1817, chevalier de Saint-Louis le 16 août 1820.
Il commanda comme colonel la place de Périgueux jusqu'en 1830, époque à laquelle il se retira du service.
Il décéda à Angoulême, le 13 décembre, alias 31 décembre 1867, âgé de 85 ans.
Il avait épousé Marie-Elisabeth-Pauline de Belhade, dont il n'eut pas d'enfant.

Branche du PETIT-MOULIN (Cherves-Châtelars) :
VI) de MASCUREAU Louis, écuyer, seigneur de la Chapelle d'Arcaulx.
Il fut maintenu en sa noblesse le 3 mai 1642, par jugement de Fremyn, intendant de Limoges, sur preuves remontant à Jourdain et Jean de MASCUREAU, en 1473.
Le 23 août 1622, il transigea avec son frère aîné Louis, seigneur des Vergnes, au sujet de la succession de leurs parents. Le sieur des Vergnes se prétendait héritier pour une 6ème partie des biens de leurs père et mère, et d'Isabeau Dauphin, leur aïeule maternelle, et pour une 3ème partie de ceux de leur frère Jacques, seigneur de Meilhac...
Il épousa, par contrat du 24 juin 1630, passé devant Marchand, notaire à Ruffec, Jeanne du Cimetière, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Villemorin, et de Marie du Courret, et soeur de la femme de son frère Jean, seigneur de la Gaudinie, en présence de Louis et Jean de MASCUREAU, ses frères, seigneurs de la Vergne et de la Gaudinie. La future eut en dot 3000 livres, en avancement d'hoirie, et le futur eut 5300 livres provenant du partage fait avec son frère Louis, en 1622. Ce contrat fut passé à Villiers, en la maison noble du Cimetière.
Il fut inhumé en l'église de Cherves, le 15 mars 1645.
Il eut pour enfants :
  1) Jean, qui fut maintenu en sa noblesse, le 20 avril 1667, par M. d'Aguesseau.
Il épousa, le 4 octobre 1659, Anne de Couhé, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Mothe-Chabernaud, et d'Isabeau Vérinaud, par contrat passé au lieu de la Guirodie, devant Debort, notaire.
De cette union naquirent :
  a) Françoise, baptisée à Cherves, le 28 février 1661.
b) Jacques, baptisé à Cherves, le 19 février 1662.
c) autre Françoise, baptisée à Cherves, le 29 avril 1663.
d) Antoine, baptisé à Cherves, le 6 octobre 1665.
e) Pierre, baptisé à Cherves, le 27 mars 1669.
(*1) Une des deux Françoise citées ci-dessus, épousa Samuel Veyret, sieur des Garneries.
2) François, qui suit.
3) autre Jean, né posthume. Il fut baptisé à Cherves le 11 mai 1645. Il eut pour parrain Jean de MASCUREAU, seigneur de la Gaudinie.

VII) de MASCUREAU François, écuyer, seigneur du Petit-Moulin (Cherves), et de la Nadalie (Marval - Haute-Vienne).
Il naquit vers 1644. Il fut maintenu en sa noblesse par M. d'Aguesseau, le 20 avril 1667.
Il épousa, par contrat du 15 septembre 1667, passé devant Delaforge, notaire, Henriette de Montfreboeuf.
Il fut inhumé le 13 septembre 1694, âgé de 50 ans, en l'église de Cherves.
Le 5 août 1701, sa veuve transigea avec ses enfants pour leurs droits. Le 14 février 1704, elle fut maintenue en sa noblesse, avec ses enfants, par M. Rouillé, intendant de Limoges.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Jacques.
3) François, chevalier, seigneur de la Lande. Il fit son testament au château de la Nadalie le 15 avril 1731, et décéda sans postérité.
4) autre Jean, chevalier, seigneur des Marjoulières, baptisé à Cherves le 4 mars 1692.
Il fut cité dans le testament de son frère François, et décéda probablement au château de la Nadalie, le 16 juillet 1733. Il fut inhumé le lendemain à Marval, âgé de 41 ans environ, en présence de Jean de MASCUREAU, écuyer, seigneur des Masselières.
5) Marie.
6) Henriette.
7) Renée, baptisée à Marval le 22 mars 1680.
8) Suzanne, née le 26 janvier 1683, et baptisée à Marval le 31.
9) Anne, née à la Nadalie le 25 février 1686, et baptisée à Marval le lendemain.

VIII) de MASCUREAU Jean, écuyer, seigneur du Petit-Moulin.
Il épousa, le 20 septembre 1708, Catherine de Séchère, fille de Jean, écuyer, seigneur d'Ecossas, et de Marie Dauphin.
Ils eurent pour enfants :
  1) Pierre, qui suit.
2) autre Pierre, qui fera la branche de Chabernaud.
3) Marc, baptisé à Cherves le 25 juillet 1714.

IX) de MASCUREAU Pierre, écuyer, seigneur du Petit-Moulin.
Il épousa en premières noces, par contrat du 21 novembre 1734, devant Delavalade, notaire, Marie de Glenest de Montfreboeuf, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Montfreboeuf, et de Dieudonnée de Trompondon du Repaire.
Devenu veuf, il épousa en secondes noces, Louise de Volvire, veuve de Jacques de Couhé, écuyer, seigneur de la Saludie.
Il décéda avant 1762, ayant eu pour enfants de son premier mariage :
  1) Jean, qui suit.
2) François, écuyer, seigneur du Petit-Moulin, qui épousa, par contrat du 5 février 1762, passé devant Pelletan et Veyret, notaires, Anne-Elisabeth de Chevreuse, fille de François, écuyer, seigneur de Lascoux, et de Marie-Charlotte de La Rochefoucauld, sa seconde femme.
3) Catherine, qui fut baptisée à Cherves le 20 octobre 1736. Elle habitait aux Quatre-Vents, paroisse de Milhaguet (Haute-Vienne).
Elle épousa, le 26 octobre 1773, Anne-François de Rocard, écuyer, seigneur de la Faucherie, veuf de Marguerite du Lau.
Pierre eut pour enfants de son second mariage :
  4) autre Jean, baptisé à Cherves le 21 janvier 1747.
5) Elisabeth
, baptisée à Cherves le 8 août 1748.

X) de MASCUREAU Jean, écuyer, seigneur du Petit-Moulin.
Il épousa Anne de Couhé, et décéda au château de Lascoux. Il fut inhumé en l'église de Marval le 12 février 1775.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jean-Baptiste, qui suit.
2) Emmanuel, né au château de Lascoux, paroisse de Marval, le 10 avril 1773, et baptisé le lendemain.
Il fut appelé le chevalier du Petit-Moulin, ou chevalier de Montfreboeuf.
Il fut officier dans l'armée de Vendée, et fut tué dans une affaire à la suite de Quiberon.

XI) de MASCUREAU du Petit-Moulin Jean-Baptiste.
Il épousa en premières noces Françoise de La Chaise, puis en secondes noces, sa cousine Mélanie de MASCUREAU de Sainte-Terre, fille de François-Louis-Martial, et de Julie d'Escravayat.
Il décéda en 1830, sans laisser de postrité.


Branche de CHABERNAUD :
IX) de MASCUREAU Pierre, écuyer, seigneur de Chabernaud (Cherves), et des Beaux (Vitrac).
Il épousa, par contrat du 13 février 1739, passé devant Veyret et de Pressigou, notaires de la châtellenie de Vitrac, Jeanne de MASCUREAU, fille de Charles, écuyer, seigneur de Plainbeau, pensionnaire du roi, et de Jeanne de Couhé, avec dispense de consanguinité. Elle décéda aux Baux le Ier octobre 1791 et fut inhumée le lendemain en l'église de Vitrac.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jean, né à Vitrac en 1736. Il fut ordonné prêtre en 1759.
Il fut longtemps à Paris, à la congrégation de Saint-Sulpice, et décéda, étant curé de Saintes.
2) Pierre, qui suit.
3) Jeanne, qui épousa, par contrat du 5 novembre 1764, Jean-Baptiste Thamaud, écuyer, seigneur de Praynaud.

X) de MASCUREAU Pierre, chevalier, seigneur de Chabernaud, les Baux, la Roche, Guitardière, le Bouchage, etc...
Il naquit aux Baux le 29 avril 1749, et fut baptisé à Vitrac, le lendemain.
Il épousa, par contrat du 2 janvier 1777, passé devant Girard et Chaperon, notaires, sa cousine Marguerite-Françoise de MASCUREAU, fille de feu François, écuyer, seigneur de Sainte-Terre, et de Suzanne de Plument. La cérémonie religieuse eut lieu en l'église de Benest. Elle était lors pensionnaire à l'abbaye de Sainte-Croix.
Elle resta en France pendant la Révolution, et fut emprisonnée à La Rochefoucauld. Elle décéda le 4 mai 1804.
Pierre fut convoqué à l'assemblée de la noblesse du Poitou en 1789. Il émigra en 1791, et servit comme volontaire dans la 4ème compagnie de Poitou-Infanterie, à l'armée des Princes.
En 1793, il passa en Brabant, et entra, le 15 avril 1794, au régiment de Broglie. Il servit comme sous-officier jusqu'au licenciement en décembre 1795. Il joignit alors, comme officier, l'armée de Condé, et fit plusieurs campagnes jusqu'en mars 1797. Il passa en octobre en Vendée où il était encore en 1799.
Il renta dans ses foyers en 1803, et fut nommé chevalier de Saint-Louis, le 7 mars 1815.
Il décéda à Poitiers, le 11 juillet 1825, âgé de 79 ans.
Lui et Marguerite-Françoise, sa femme, eurent pour enfants :
  1) Louis-François-Martial, qui suit.
2) Isaac-Bertrand-Alphonse, né aux Baux le 15 juillet 1783, et baptisé le même jour à Vitrac.
Il servit en 1805, aux vélites, devenues plus tard les chasseurs à pied de la garde impériale.
Il fut employé aux bureaux de la guerre en 1810, et fut mis à la retraite l'année suivante.
Il entra dans le corps militaire des douanes, et reprit du service en 1812, comme sous-lieutenant d'infanterie.
Il décéda probablement à Mayence, à la fin juin, ou début juillet 1813, des suites des blessures reçues pendant la campagne de Saxe. Il ne fut définitivement déclaré absent que le 13 décembre 1860, par jugement du tribunal de Poitiers.

XI) de MASCUREAU Louis-François-Martial, né aux Baux le 21 décembre 1791, et baptisé à Vitrac le même jour.
Il épousa à Vouneuil sous Biard (Vienne), par contrat du Ier fructidor an XI (19 août 1803), passé devant Bourbeau, notaire à Poitiers, Marie-Radegonde-Clotilde Aubineau d'Insay, fille de Jean-Louis, écuyer, seigneur d'Insay, et de Marie-Angélique Légier de Puyraveau.
Elle décéda à Poitiers le Ier novembre 1842, âgée de 60 ans.
Il décéda également à Poitiers, le 16 mai 1863, âgé de 81 ans.
Ils eurent pour enfants :
  1) Pierre-Alphonse, qui suit.
2) Jean-Louis, dit Alfred, né le 31 mars 1806.
Il fut élève à l'école militaire de Saint-Cyr, devint sous-lieutenant au 15ème régiment d'infanterie légère le Ier octobre 1827. Il fut démissionnaire en 1830, et décéda le 2 septembre 1888, sans postérité.
Il avait épousé, au Dorat, le 7 mai 1833, Caroline de La Suderie, fille de Martial, chevalier de Saint-Louis, et de Marie de la Broue de Vareilles-Sommières. Elle décéda en octobre 1866.
3) Oscar, né en 1808, et décédé sans alliance le 21 janvier 1836.
4) Jean-Albéric, qui fera la branche cadette de Chabernaud.
5) Jean-Baptiste, né le 6 juin 1817. Il décéda le 21 août suivant, alias le 29.
6) Jean-Baptiste-Frédéric, né le 10 juillet 1820.
Il épousa, le 7 juillet 1840, au Dorat, Jeanne Louise de La Suderie, soeur de la femme de son frère Jean-Louis. Elle décéda le 9 novembre 1897.
Il décéda au Dorat, ayant été maire de cette ville, et président du comice, le 3 juillet 1888.
De cette union naquirent :
  a) Marie, née le 11 juin 1841. Elle épousa, le 8 février 1864, Pierre-Célestin-Raoul Martin de Compreignac. Il décéda à Compreignac, le 8 mai 1897.
b) Marie-Marguerite-Philomène-Clotilde, née le 25 août 1843. Elle épousa, le 20 juin 1869, Paul-Louis du Pin de La Guérivière. Elle décéda au Dorat, le 23 octobre 1907.
c) Marie-Caroline, née en 1844. Elle épousa, le 12 janvier 1875, Jacques de Lichy, ancien officier de cavalerie. Elle décéda au Dorat le 18 avril 1924.
d) Marie-Anne, qui décéda au Dorat, le 3 juin 1905, sans alliance.
7) Marie-Clotilde-Hermance, née à Poitiers le 29 septembre 1813. Elle fut fille de la Charité de Saint-Vincent de Paul, économe générale de l'ordre. Elle décéda à Rome, le 5 juin 1877.
8) Marie-Evelina, née le 20 septembre 1824. Elle épousa, le Ier mars 1848, François-Jacques-Firmin d'Hugonneau. Elle décéda à Brigueuil le 20 février 1898.

XII) de MASCUREAU Pierre-Alphonse, né à Vouneuil sous Biard, le 24 juin 1804.
Il s'engagea volontaire au 18ème régiment de chasseurs à cheval (chasseurs de la Sarthe), et il fut, le 9 octobre 1822, à l'armée d'observation des Pyrénées, puis brigadier le 12 avril 1823. Il fit la campagne d'Espagne en 1823, devint maréchal des logis le 18 août 1824, sous-lieutenant de cavalerie le 14 novembre 1827, et le même jour, garde du corps du roi dans la compagnie de Noailles.
Il accompagna Charles X à Cherbourg. Il fut licencié à Saint-Lô le 25 août 1830, et plus tard, il refusa de reprendre du service.
Il épousa, à Vouneuil sous Biard, le 15 novembre 1831, Caroline-Victoire de Marconnay, fille de Louis-Gabriel-Marie, marquis de Mornay, et d'Anne-Marie Martin de Nantiat.
Il décéda à Poitiers, le 9 mars 1872, âgé de 67 ans. Sa veuve décéda à Poitiers, le 10 décembre 1891, âgée de 85 ans.
Ils eurent pour enfants :
  1) Louis-Marie-Fernand, né à Poitiers le 6 juillet 1832, alias 1833.
Il fut élève de l'école navale au Borda, en 1849, puis aspirant de marine de 2ème classe le Ier août 1851.
Il décéda le 21 février 1852, des suites d'un accident à bord.
2) Paul-Marie, qui suit.
3) Marie-Alban, né le Ier juin 1838, et baptisé à Iteuil (Vienne), le 5. Il eut pour parrain et marraine Alfred et Hermance de MASCUREAU.
Il fut élève de Saint-Cyr en novembre 1856, sous-lieutenant au 3ème zouaves le 7 novembre 1858, lieutenant au même régiment le 24 août 1863.
Il fit l'expédition du Mexique comme officier d'ordonnance du général de Castagny.
Il fut nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 6 avril 1864.
Il fut capitaine au 34ème de ligne le 3 avril 1867, puis, le 24 juin 1870, au 3ème régiment des grenadiers de la garde. Il passa, au moment du licenciement de la garde, au 28ème régiment de marche, avec lequel il fit le siège de Paris, en septembre 1870.
Il fut après la guerre, nommé adjudant major au 28ème régiment de ligne. Il fut ensuite chef de bataillon au 90ème régiment de ligne, et fut proposé pour le grade de lieutenant-colonel quand il décéda, le 27 août 1878, au château de Gaultret.
Il avait épousé, le Ier septembre 1872, alias le 25 août, Anne-Marie-Thérèse de Liniers, fille de Marie-Charles-Alexis, et d'Anne-Clémence Hugueteau de Chaillé. Elle décéda subitement à Gaultret le 20 janvier 1922, âgée de 73 ans.
Ils n'eurent pas de postérité.
4) Marie-Tite, né le13 septembre 1840. Il entra à Saint-Cyr en novembre 1857, et devint sous-lieutenant au 3ème régiment de zouaves en 1859. Il fut médaillé au Mexique, et fut déclaré chevalier de la Légion d'Honneur, et de Notre-Dame de La Guadeloupe du Mexique.
Il fit partie, de 1864 à 1866, de la compagnie franche des partisans de Mexico.
Il fut capitaine au 3ème régiment de zouaves lorsqu'il fut tué, le 6 août 1870, à Froeschwiller, à la défense du Niederwald. Un service religieux fut célébré, le 17 aoûr à Poitiers, et le cardinal Pie y donna l'absoute.

XIII) de MASCUREAU Paul-Marie. Il naquit à Poitiers le 5 septembre 1835, et fut baptisé le lendemain à Iteuil. Il eut pour marraine sa grand-mère Marie-Radegonde Aubineau d'Insay.
Etant dit marquis de Marconnay, il releva ce titre éteint, du chef de sa mère.
Il entra, le 11 avril 1856, dans l'administration des télégraphes, alors à ses débuts. Il en donna sa démission, le 14 février 1864, comme principal du service télégraphique.
Il épousa, au château d'Isorée (Beaumont le Verdon - Indre et Loire), le 3 avril 1861, Françoise-Constance de Launay de La Mothaye, fille de Louis-François, ancien officier de cavalerie, et de Gabrielle-Pauline de Mauvise du Peux.
Il décéda à Poitiers, le Ier avril 1902, âgé de 66 ans. Sa veuve décéda aussi à Poitiers le 23 octobre 1916, âgée de 78 ans.
Ils eurent pour enfants :
  1) Marie-Pierre, qui suit.
2) Marie-Gabrielle, née à Poitiers le 23 avril 1862. Elle décéda le 15 octobre 1932, sans alliance.
3) Marie-Caroline, née le 21 décembre 1863. Elle décéda le 28 juillet 1866, à Poitiers.

XIV) de MASCUREAU Marie-Pierre, dit marquis de Marconnay.
Il naquit à Poitiers le 28 juin 1874.
Il fut officier de réserve au 7ème régiment de hussards. Il fit la guerre de 1914-1918, et fut nommé capitaine en octobre 1918.
Il épousa, le 18 octobre 1906, en l'église de Coulmiers (Loiret), Marie-Albertine-Théonie-Clotilde-Gillette Macé de Gastines, fille de Charles-Marie-Joseph-René, comte de Gastines, et de Jeanne-Marie-Luce de Gourcy-Récicourt.
Elle décéda à Bernay en Champagne (Sarthe), le 19 avril 1967. Lui décéda le 22 septembre 1936.
De leur union naquirent :
  1) François-Marie-Albert, qui suit.
2) Charles-Marie-Paul, né à Poitiers le 13 avril 1909. Il fut ingénieur agricole E.N.S.A.N.
Il épousa, en l'église Saint-Sauveur de Caen, le 14 janvier 1943, Mathilde-Marie-Elisabeth-Blanche d'Agier de Rufosse, fille d'Antoine-Christian-Félix, chef de bataillon, grand mutilé de guerre, et de Madeleine-Marie-Elisabeth Guillouard. Elle décéda le 8 avril 1969.
Ils eurent pour enfants :
  a) Christian-Marie-Joseph-Guy, né à Caen le 9 décembre 1945. Il épousa à Ouilly de Hoully (Calvados), le Ier juillet 1972, Albane de Lencquesaing, fille d'Albéric et de Chantal de Gallery de La Servière.
Ils eurent à leur tour :
  a1) Maieul-Marie-Thiphaine-Gilles, qui naquit à Paris le 8 novembre 1974.
b) Marie-Madeleine-Marthe-Gabrielle, née à Caen le 5 février 1947. Elle épousa, à Saint-Hilaire de Cairon (Calvados), le 9 octobre 1972, le capitaine Christian Vienot de Vaublanc.
c) François-Marie-Joseph-Antoine-Jean, né à Caen le 12 juin 1948.
d) Gilles-Marie-Joseph-Xavier, né à Cairon, le 2 octobre 1949.
e) Louis-Marie-Joseph-Bruno, né à Cairon, le 25 juillet 1952. Il fut ingénieur INSE de Nancy.
3) Jeanne-Marie-Clotilde, née à Poitiers, le 12 février 1911. Elle épousa, le 26 juillet 1956, à la Délivrance (Calvados), le baron René-Raymond-Camille Dillon-Corneck.
4) Gabriel-Marie-Léonce, né à Poitiers le 18 août 1913. Il fut ingénieur ICAN.
Il épousa, le 7 juillet 1942, à Quévauvillers (Somme), Jeanne-Agnès-Marie de Gomer, fille de Charles et d'Agnès de Brandt.
Ils eurent pour enfants :
  a) Isabelle-Marie-Charlotte, née à Angers le 20 octobre 1943. Elle épousa le 14 septembre 1968, à Saint-Julien en Champagne (Sarthe), Philippe-Marie-André Tézenas du Montcel.
b) Marie-Victoire-Agnès-Françoise, née le 12 juin 1945 à Angers, et décédée le 27 août 1945, à Quévauvillers.
c) Brigitte-Marie-Antoinette-Madeleine, née à Angers le 22 juillet 1946. Elle épousa, à Saint-Julien en Champagne, le 2 juin 1970, le lieutenant Patrice-Marie-Henri-Philippe Chevreau, ingénieur ENSAE.
d) Chantal-Marie-Michelle-Charlotte, née à Angers le 17 mai 1949. Elle épousa le 5 juillet 1975, à Cheffes sur Loir (Maine et Loire), Xavier-Charles-Edouard-Marie Laserre.
e) Jacques-Marie-Jean-François, né à Angers le 16 mars 1953.
f) Emmanuel-Marie-Bernard, né à Angers le 25 novembre 1956.
5) Antoine-Marie-Michel, né à la Denisière (Chauffour Notre-Dame - Sarthe), le 29 août 1917.
Il fut reçu à l'école militaire de Saint-Cyr en 1937. Il fut membre du réseau de résistance Buckmaster de 1942 à 1944, et participa à la campagne de France sur le front de l'Atlantique en 1944, au 19ème dragons, puis passa au 2ème spahis algériens en occupation en Allemagne, de 1945 à 1947. Il fit ensuite partie du 2ème spahis marocains en Indochine de 1947 à 1950, puis fut capitaine au 501ème RCC à Rambouillet, et au CIDB à Trèves (Allemagne), de 1954 à 1957.
Il servit en Algérie de 1957 à 1960 aux 24ème et 19ème dragons, puis de 1962 à 1963 aux Ier spahis algériens. Il eut les décorations de chevalier de la Légion d'Honneur, et de la croix de guerre 1939-45, des TOE, et de la Valeur militaire.
Il fut nommé colonel en 1971.
Il épousa, le 23 avril 1954, en l'église Saint-Louis des Invalides, Bernadette-Clémentine-Noémie de Laage de Bellefaye, fille d'Antoine et de Solange de Proyart de Baillecourt.
De cette union sont nés :
  a) Marie-Solange-Monique, née à Trèves (Allemagne), le 28 février 1955.
b) Stéphane, né et décédé à Trèves, le 18 juin 1957.
c) Alban-Pierre-Antoine, né à Saint-Omer (Pas de Calais), le 18 novembre 1958.
d) Hugues-François-Bénédicte, né à Saint-Omer le 30 mai 1960.
e) Maxence-Mallerand-Gabriel, né à Saint-Omer, le 12 octobre 1961.
6) Elisabeth-Marie-Thérèse, née à la Denisière, le 29 août 1918. Elle épousa, le 29 avril 1947, à Saint-Julien en Champagne, Bernard-Marie-Joseph-Gérard de Vallois.

XV) de MASCUREAU François-Marie-Albert, né le 14 août 1907 à Boux (Rom - Deux-Sèvres).
Il fut employé de la banque de France, à Caen.
Il épousa, en l'église de Loueuse (Sarthe), le 6 juillet 1939, Alyette-Marie-Madeleine des Courtils, fille du vicomte Pierre, et de Marie-Thérèse de l'Epine.
Il décéda le 9 octobre 1947, ayant eu pour enfants :
  1) Pierre-Louis-Marie-François, qui suit.
2) Ghislaine-Marie-Thérèse, née à Caen, le 21 novembre 1941. Elle épousa à Saint-Julien en Champagne, Michel Denis de Senneville.
3) Jean, né à Caen, le 15 mars 1943. Il épousa à Saint-Aubin du Médoc (Gironde), le 19 janvier 1974, Florence Béraud-Sudreau, fille de Michel et de Jeanne de Bodinat.
Ils ont une descendance.
4) Hubert-Marie-Gabrielle, né à Loueuse le 2 décembre 1945. Il épousa à Mamers (Sarthe), le 23 juin 1973, Chantal Bernard, fille de Michel, et de Françoise Prouvost.

XVI) de MASCUREAU Pierre-Louis-Marie-François, né au Mans, le 10 juin 1940.
Il épousa, le 25 août 1964, Gertrude Vandewynckele, fille d'Auguste et de Camille Leroux.
Ils eurent pour enfants :
  1) Laure, née au Mans, le 7 août 1965.
2) Claire, née au Mans, le 3 mars 1967.
3) Delphine, née au Mans, le Ier août 1968.
4) Constance, née au Mans, le 10 avril 1970.
5) François-Marie-Louis, né au Mans, le 5 novembre 1973.

Branche cadette de CHABERNAUD :
XII) de MASCUREAU Jean-Albéric, dit le comte de MASCUREAU, né à Vouneuil sous Biard, le 15 décembre 1810.
Il épousa en premières noces, le 20 juin 1836, à Joussé, Jeanne-Marie-Alexandrine Piet de Beaurepaire, fille d'Auguste, et d'Anne Rossignol. Elle fut inhumée à Marçay (Vienne), le 7 février 1845, étant décédée la veille.
Il épousa ensuite en secondes noces, Marie-Alexandrine Pelletier de Montigny, fille de Jean-Charles-Augustin, et d'Alexandrine-Marie-Modeste Létard de la Bouralière, par contrat du 30 avril 1849, passé devant Fradin, notaire; et religieusement, le 4 mai suivant. Elle décéda le 15 décembre 1896.
Il était décédé quelques mois plus tôt, à Chanteloube (Availles-Limousine - Vienne), le 11 juin 1896, âgé de 86 ans.
Il eut pour enfants de son premier mariage :
  1) Victor-Marie-Marcel, né le 23 octobre 1839, à Coulombiers (Vienne), et ondoyé le 4 novembre suivant. Il reçut le supplément des cérémonies du baptême, à Marçay, le 4 mai 1840. Il eut pour marraine Radegonde-Clotilde Aubineau d'Insay, son aïeule.
Il releva le nom de Sainte-Terre, éteint en 1867.
Il épousa, le 7 mai 1867, Emerance de Montmillon de La Paillerie, fille de Jean-François-Flavien, et de Juliette Devezeau de La Vergne, soeur de la femme de son frère consanguin Marie-Paul-Roger.
Blason d'alliance des familles de Mascureau, et de Montmillon de la Paillerie, présent sur une des cloches de l'église de Pleuville.
Emerance de Montmillon de la Paillerie, fut la marraine de cette cloche, avec Jean-Joseph Favre d'Echallens en fut parrain.
Elle portait pour blason :
D'azur à deux coeurs accolés d'or, (joints par le bout), accompagnés de trois étoiles du même, posées deux et un.
blason d'alliance des familles de Mascureau, et de Montmillon de la Paillerie
Ce fut sans doute, elle, qui, dite comtesse de Sainte-Terre, décéda au château de la Grollière-Pleuville, le 11 décembre 1917.
Ils eurent une fille unique :
  a) Jeanne-Marcelle-Cécile-Edith, qui épousa, à Notre-Dame la Grande de Poitiers, le 25 novembre 1891, Charles-Marie-Jehan Prévost de Sansac, vicomte de Traversay, sous-lieutenant au 20ème régiment de dragons.
2) Marie-Julie-Alix, baptisée à Marçay le Ier octobre 1841. Elle décéda au même lieu le 11 novembre 1845, âgée de 5 ans et 5 semaines.
Jean-Albéric, eut pour enfants de son second mariage :
  3) Marie-Carmel-Aloysie, née aux Bonnetières (Marçay), le 4 mai 1850. Elle épousa, à Angers, le 18 février 1873, Auguste-Rodolphe de Mancier. Elle décéda à Poitiers, le 29 décembre 1930.
4) Marie-Paul-Alexandre-Roger, né le 16 juillet 1851, et ondoyé le 19. Il reçut le supplément des cérémonies du baptême le 28 février 1852. Il eut pour parrain Marie-Victor-Marcel, son demi-frère.
Il épousa, le Ier février 1872, Sidonie de Montmillon, soeur de la femme de son frère aîné. Elle décéda au Bouchet (Availles-Limousine - Vienne), le 2 novembre 1923.
Il fit la campagne de 1870, dans les volontaires de l'Ouest (zouaves pontificaux).
Il eut un fils :
  a) Henri, né le 2 avril 1873. Il décéda quelques mois plus tard.
5) Marie-Caroline-Alix, née le 11 novembre 1852. Elle décéda le 30 octobre 1868, âgée de 16 ans.
6) Marie-Louis-François, né le 16 et baptisé le 19 août 1854. Il fut inhumé à Marçay le 4 juin 1856, étant décédé la veille, âgé de 22 mois.
7) Marie-Thérèse-Louise, jumelle du précédent. Elle fut baptisée le même jour.
Elle épousa, le Ier août 1876, Charles-Jean-Baptiste-Emile, baron Pruès. Elle décéda le 16 mai 1918, et fut inhumée à la Mothe-Saint-Héray le 19 du même mois.
8) Marie-Radegonde-Germaine, baptisée le 4 juin 1856. Elle eut pour parrain et marraine Jean-Louis de MASCUREAU, son oncle, et Marie-Radegonde de MASCUREAU, femme de Firmin d'Hugonneau.
Elle épousa, au château des Bonnetières (Marçay - Vienne), le Ier juin 1880, Louis-Georges-Emmanuel de Robinet du Plas. Elle décéda en octobre 1944.
9) Marie-Radegonde, baptisée le 12 août 1857. Elle eut pour parrain et marraine Marie-Paul-Roger, et Marie-Carmel-Aloysie, ses frère et soeur. Elle décéda le 2 septembre suivant.
10) Marie-Frédéric-Paul, qui suit.
11) Marie-Louis-Joseph, né aux Bonnetières le 18 et baptisé le 21 novembre 1863. Il eut pour parrain et marraine Marie-Paul-Roger, et Marie-Caroline-Alix, ses frère et soeur.
Il épousa, le 23 avril 1890, Françoise-Angèle-Léonie Brumauld de Montgazon, fille d'Amédée et de Marie-Berthe de Lambertie. Elle décéda à Poitiers le 15 juillet 1951.
Lui même décéda aux Bonnetières le 22 janvier 1896.
Ils eurent pour enfants :
  a) Simone-Marie-Henriette, née le 5 mai 1891. Elle épousa Louis-Gabriel-Armand Brumauld de Montgazon.
b) Roger-Marie-Bernard, né aux Bonnetières, le 8 décembre 1892.
Il fut décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre 1914-1918.
Il épousa, à Poitiers, le 7 juillet 1928, Carlotta de Bony de Lavergne, fille du lieutenant-colonel au 20ème régiment d'artillerie, et de N. de Verneuil.
De cette union naquirent :
  b1) Guy, qui épousa en avril 1890, Marie-Thérèse Gibouin.
Ils eurent à leur tour :
  b11) Anne-Françoise.
b12) Ghislaine.
b13) Yvan.
b14) Etienne.
b15) Christian.
b16) Geoffroy.
b17) Louis, né en 1933, ingénieur agricole ENSAC, sous-lieutenant de dragons en algérie, décoré de la croix de la Valeur militaire. Il épousa à Saint-Ulphace (Sarthe), le 14 septembre 1968, Marie Le Motheux du Plessis, fille du colonel, et d'Antoinette de Barré de Saint-Venant, d'où :
  - Hélène, née à Toulouse le 15 janvier 1971.
- François, né à Toulouse, le 3 mars 1973.
c) Marie-Paul-Louis, né en juin 1896. Il épousa, le 13 août 1926, à Taizé-Aizie, Madeleine Mimau-Grandchamp. Elle décéda le 15 avril 1975.
Lui-même décéda accidentellement, avec son fils Robert, en septembre 1975.
Il avait eu pour enfants :
  c1) Marie-Renée, né en mai 1927. Elle épousa, le 8 mai 1954, à Boistillet (Taizé-Aizie), Guy de Lavignère.
c2) Robert, né à Boistillet le 5 décembre 1928. Il décéda accidentellement avec son père en septembre 1975.

XIII) de MASCUREAU Marie-Frédéric-Paul, né le 8 octobre 1861, au château des Bonnetières.
Il fut élève de l'école militaire de Saint-Cyr, le 31 octobre 1882, et nommé, le Ier octobre 1884, sous-lieutenant à l'école d'application de la cavalerie, puis en octobre 1885, au 4ème régiment de chasseurs. Il acquit les grades de lieutenant le 6 mai 1889, puis de capitaine en second en mars 1897.
Il passa au 3ème régiment de dragons en avril 1898, et fut nommé capitaine commandant au 6ème régiment de dragons, le Ier janvier 1903.
Il épousa, à Villaines La Gosnais (Sarthe), le 26 décembre 1889, Marie-Joséphe-Philiberte-Emmanuelle-Colette-Jeanne de Richer de Beauchamp-Monthéard, fille d'Emmanuel-Alexandre-Augustin, maire de Villaines La Gosnais, et de Noémie-Marie-Athanais Le Barrois de Lemmery. Elle décéda à Paris le 23 novembre 1943.
En tant que chef d'escadrons au 24ème régiment de dragons, il tomba mortellement, au bois de la Grange, près de Marville (Meuse), le 10 août 1914.
Il avait eu pour enfants :
  1) Emmanuel-Marie-Paule, née le 15 avril 1891 à Saint-Germain en Laye.
2) Roger-Marie-Jean, qui suit.
3) Marie-Guillaume-Emmanuel, né le 4 mars 1894 à Saint-Germain en Laye. Il décéda à Nice, le 19 novembre 1970, et était un grand mutilé de guerre.
4) Marie-Pierre-Stanislas-Jacques, né le 16 janvier 1899 à Nantes, chevalier de la Légion d'Honneur, croix de guerre 1914-1918 et 1935-1945.
En 1940, en tant que capitaine au 11ème ROP, commandant un bataillon, il fut blessé près de Carvin (Pas de Calais). Il fut fait prisonnier, et fut libéré 18 mois plus tard.
Il épousa, à la Garnache (Vendée), le 4 juin 1945, Ghislaine de Boisdavid. Il décéda à la Garnache en mai 1973.
Ils eurent pour enfants :
  a) Jacqueline, née à Paris le 11 octobre 1947.
b) Chantal, née à Paris le 18 novembre 1948.
c) Dominique-Louis, né à Nantes le 13 septembre 1952.
d) Jean-Albéric, né à Nantes le 3 avril 1955.
5) Marie-Raymond-Bernard, né le 13 juillet 1908 à Evreux.
Il épousa, le 29 décembre 1951, à Neuilly sur Seine, Marie-Emmanuelle-Micheline-Donatella Jacopozzi, et eurent pour enfants :
  a) Marie-Frédéric-Thierry, né à Paris, le 9 décembre 1953.
b) Jean-Claude-Bruno, né le 19 décembre 1957 à Neuilly sur Seine.
c) Jeanne-Germaine-Sabine, née le 19 décembre 1957 à Neuilly sur Seine.
d) Lysiane-Christiane-Véronique, né le 19 décembre 1957 à Neuilly sur Seine
6) Jeanne-Marie-Paule-Ghislaine, née à Dinan le 13 octobre 1913. Elle épousa à Dangé (Vienne), le 9 juillet 1938, Paul-Abel-Marie-Guy Audren de Kerdrel.

XIV) de MASCUREAU Roger-Marie-Jean, né le 17 novembre 1892, à Saint-Germain en Laye.
Il fut élève de l'école militaire de Saint-Cyr, de la promotion de la Croix du Drapeau. Il fut promu capitaine, à l'âge de 22 ans, le 26 mai 1915, au 48ème régiment de ligne, après avoir été blessé, la nuit du 22 au 23 mai, par un éclat de bombe, lorsque, commandant sa compagnie, il soutenait une contre-attaque ennemie.
Il fut chef de bataillon le 25 juin 1933, colonel le Ier juin 1944, et fut décoré officier de la Légion d'Honneur, et de la Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945, de la médaille de Serbie, et de la Croix d'officier Orange-Nassau.
Il épousa à Paris, le 30 novembre 1918, Louise-Marie-Marguerite-Rose Le Nouvel.
Il décéda en 1965, ayant eu pour enfants :
  1) Marie-Jeanne-Eugénie-Denise, née à Amiens le 24 mars 1920. Elle épousa Marie-Joseph-André Lacombe, officier de marine.
2) Paul, né en 1921. Il fut aspirant au Ier régiment étranger de cavalerie. Il décéda pour la France à Falkwiller (Haut-Rhin), le 8 décembre 1944.
3) Marie-Marguerite-Colette, née à Amiens, le Ier juillet 1922.
4) Marie-Paule-Monique, qui épousa en l'église Saint-Louis des Invalides, André-Paul Sorel, ingénieur civil des Mines. Elle décéda à Neuilly sur Seine.
5) Jean-Marie-Emmanuel-Bernard, né à Paris le 5 juillet 1926, ingénieur des télécommunications.

Noms isolés :
- de MASCUREAU Léonard, et autres, consuls de Rochechouart, signèrent, le 14 mars 1404, un contrat passé entre les habitants de cette ville et le vicomte dudit lieu.

- de MASCUREAU Jean, écuyer, seigneur de Negret. Il épousa Françoise Morin, et eurent pour enfants :
  1) Philippe, qui épousa par contrat du 2 février 1514, passé devant Barbier, notaire à Confolens, Pierre de Rognac, écuyer, seigneur de Chaumont ( en Abzac ?), en présence de Pierre de MASCUREAU, son frère, demeurant au lieu noble de Negret (?), paroisse de Saint-Martin, châtellenie de Confolens, et d'Hugues de MASCUREAU, écuyer, seigneur du Bouchet (Pressignac). Elle était veuve en 1540. Ils étaient tous les deux décédés avant le 13 mars 1558, date du partage de leurs biens entre leurs enfants, devant Sardain, notaire à Confolens.
2) Pierre.

- de MASCUREAU Jeanne. Elle épousa Jean Couraudin, écuyer, maître de forges à Pierre Pansue (Montbron). Elle en fut veuve avant le 17 février 1529, date du partage de la succession de son mari avec ses enfants.

- de MASCUREAU Robert, écuyer, demeurant en la ville de Saint-Junien. Il donna une quittance, le 5 mai 1579, d'une somme de 67 livres 6 deniers limousins, en remboursement d'une rente due sur les domaines de Bouzaugette, paroisse de la Croizille (Haute-Vienne), laquelle rente appartenait à Jacquette de Las Tours, sa mère, ou son épouse.

- de MASCUREAU Françoise. Elle épousa Pierre Laurens de Villars. Un partage eut lieu le 27 mars 1607.

- de MASCUREAU Suzanne. Elle épousa, par contrat du 13 novembre 1621, passé devant Martin, notaire à Angoulême, Gabriel Trottin de la Chétardie, écuyer, seigneur du Bureau.

- de MASCUREAU Jacob, qui épousa Françoise du ?. Ils eurent un fils :
  - Jacob, qui fut baptisé le 28 juillet 1675, à Montemboeuf.

- de MASCUREAU Jacob, écuyer, seigneur de Meliat. Il était le fils aîné de N. et de Marie Chevreux. Il fut parrain à Vitrac, le 12 mars 1631.

- de MASCUREAU Jeanne. Elle épousa Jean de Pombriand, écuyer, seigneur des Rochelles. Ils eurent un fille :
  - Marie, qui fut baptisée à Confolens, le 5 décembre 1633.

- de MASCUREAU Isaac, écuyer, seigneur des Terrières. Il fit, le 7 juin 1652, devant Maillard, notaire, transport à Jean de Chamborand, chevalier, seigneur de Villevert, de la somme de 1900 livres de principal avec les intérêts, le tout à lui dû par Joachim de Chamborand, seigneur de Droux, père du dit seigneur de Villevert, à cause de la rente des 2/3 du Petit-Neuville.

- de MASCUREAU Jean, écuyer, seigneur de la Chapelle. Il épousa Marie Decoux ?, et eurent pour enfants :
  1) François, baptisé à Cherves-Châtelars, le 21 février 1661.
2) Jacques, baptisé à Cherves-Châtelars, le 19 février 1662.
3) Françoise, baptisée à Cherves-Châtelars, le 23 avril 1663.

- de MASCUREAU Isaac. Il épousa Marie de La Borie. Il décéda avant le 28 février 1677, date du mariage de leur fils :
  - Isaac, sieur de Neuville, habitant la paroisse Saint-Martin de Confolens. Il épousa Marie Laurent, fille de Georges, écuyer, seigneur de Lézignac, et de Philippe de Cursol, à Pressac.
Elle fut inhumée en l'église de Pressac, le 15 mars 1778.

- de MASCUREAU Jacquette. Elle épousa François de La Couture, sieur de la Quérilière et de Gauvallet. Elle fut marraine, le 11 décembre 1684, de Jacquette de La Couture, de Chez Fouilloux (Cellefrouin)

- de MASCUREAU Marthe, qui épousa Louis Raymond. Ils eurent un fils, Louis, baptisé à Ventouse, le 30 octobre 1700
En 1726, étant veuve de Louis Raymond, écuyer, sieur d'Esnord, elle faisait, devant Gavallet, notaire à Aizecq, un acte de reproche contre Jean Bastien, du lieu de la Forge, qui avait été reçu à manger chez elle, et avait profité de sa bonne foi et ignorance des affaires pour obtenir d'elle qu'elle donnat à François Touraine et Catherine de MASCUREAU,sa femme, pouvoir de vendre les biens dépendant de la succession d'Antoine de MASCUREAU, son neveu.
Elle fut inhumée dans l'église de Ventouse, le 18 février 1739, âgée de 84 ans.

- de MASCUREAU Françoise, qui épousa à Cherves-Châtelars, le 15 décembre 1718, Jean Pasquet, écuyer, seigneur de Luget.

- de MASCUREAU Charles, écuyer, seigneur de Dubeau, paroisse de Saint-Adjutory. Il vendit, le 10 août 1750, un pré à Henri Pasquet, écuyer, seigneur du Bousquet, chevalier de Saint-Louis.
Il lui devait sur la succession de feu Jean Pasquet, écuyer, seigneur du Luget, une obligation consentie, le 25 janvier 1717, par feu Pierre de MASCUREAU, père du vendeur, au profit du dit sieur Pasquet.

- de MASCUREAU Jean, clerc tonsuré. Il obtint, le 23 juillet 1766, de Georges Sauvo, prêtre, une résignation en sa faveur de son canonicat dans l'église cathédrale d'Angoulême, moyennant 250 livres de pension viagère, devant Caillaud, notaire à Angoulême.

- de MASCUREAU Jean-Baptiste. Il décéda à Poitiers, le 29 août 1817, âgé de deux mois.

- de MASCUREAU N., née à Montmorillon, et décédée au château du Bouchet, le 6 novembre 1923, âgée de 73 ans.

- BEAUCHET-FILLEAU : Dictionnaire historique et généalogique
- Jean-Robert CHARRAUD : Histoire de Benest, enclave poitevine de la Charente.
- Catalogue de la noblesse française : Régis VALETTE.
- Nobiliaire de la Généralité de Limoges : Simon des COUSTURES.
- Antoine DORCIER : Précisions généalogiques.

(*) Précision généalogique envoyée par M. Antoine de SOUMAGNAT.

(*1) Précisions généalogiques communiquées par M. Frédéric MICHAUD 
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