de MONTBRON

blason de la famille de Montbron
Ecartelé, aux 1 et 4 burelé d'argent et d'azur; aux 2 et 3 de gueules plain.
Couronne de comte.
(Jean-Marie DENIS)
(Henri JOUGLA de MORENAS, donne un burelé d'argent et d'azur de 8 pièces, dans le Grand Armorial de France).

Très ancienne famille de l'Angoumois.

Personnes non reliées :
- de MONTBRON N.
Il eut pour enfants :
  1) Robert, qui suit.
2) Guillaume, qui naquit au château de Montbron au XIème siècle.
Consacré à l'état ecclésiastique, il fut élu évêque de Périgueux, après la mort de Girard de Gourdon, et occupa le siège épiscopal pendant plus de 20 ans. (Jean-Marie DENIS).
Il possédait au moment de la donation de l'église de Saint-Groux par son frère Robert, "l'honneur de Château-Renaud" (Fontenille).
Entre 1059 et 1081, avec ses frères, Aldouin et Hugues, il donna à Saint-Pierre d'Angoulême, la terre et la forêt de Fontclaireau, tenues en fief par Gérauld Papot, qui en retiendra la moitié au même titre. La seconde moitié fut pour le chapitre en pleine propriété, avec en plus l'église qu'il allait bâtir, le cimetière et le bourg.
(Abbé Jean NANGLARD).
En 1080, il se trouva avec Adémar, évêque d'Angoulême, au synode convoqué à Bordeaux, pour défendre les privilèges de l'abbaye de Sauve-Majeure.
Un jour, le saint évêque, visitant quelques quartiers de Villebois-Lavalette, fut pris de pitié pour le peuple se plaignant des exigences de certains meuniers des bords de la Lizonne. Guillaume appela la malédiction du ciel et la ruine accabla bientôt les meuniers trop exigeants. "Quoiqu'il maudisse, par le Seigneur sera maudit. Soudain, meuniers et moulins s'abimèrent dans la rivière".
Il décéda en février 1081, et fut peut-être enseveli à Montbron. (Jean-Marie DENIS).
3) Aldouin Borel, qui entre 1060 et 1075, donna avec son frère Hugues de Marthon, à Saint-Pierre d'Angoulême et à ses chanoines, le bourg de Vouzan et la terre de Lépaut, avec le droit de glandage, de chasse et de prises de bois de construction, dans la forêt de Grosbôt. (Abbé Jean NANGLARD).
Il eut pour fils :
  a) Robert, dit de Montbrond.
Il est possible que ce fut lui, (et non Robert, seigneur de Montbron et de Château-Renaud), qui eut pour fils :
  1) Robert, qui fera le premier degré de la filiation.
2) Guillaume, dit de Matha, qui épousa Amélie de Chabanais.
4) Hugues de Marthon, qui fit le rameau de Marthon.
5) Robert.
6) Almodis, qui épousa en premières noces Gaucelin de Pierre-Buffière.
Veuve, elle épousa en secondes noces Ebles Ier de Comborn, (dit de Ventadour), second fils d'Archambaud II, vicomte de Comborn, et de Rotberge de Rochechouart.
(Jean-Marie DENIS).
7) peut-être Dalmas, qui fut un des bienfaiteurs de l'abbaye de Fontevrault, à Tusson. (Jean-Marie DENIS).

- de MONTBRON Robert. seigneur de Montbron, et de Château-Renaud (Fontenille).
Entre 1059 et 1075, il était alors en possession de Château-Renaud.
Il donna à Saint-Pierre d'Angoulême et à son chapitre, l'église, le bourg et la dîme de Saint-Groux.
Ses frères, ajoutèrent à ce don des prés et une parcelle de terre, ainsi que la chapelle de Châteaurenaud. (Abbé Jean NANGLARD).
Il eut peut-être pour fils :
  1) Robert, qui fera le premier degré de la filiation.
2) Guillaume, dit de Matha, qui épousa vers 1130, du consentement de Vulgrin II, comte d'Angoulême, l'héritière de Chabanais et de Confolens, Amélie de Chabanais, fille de Jourdain VI, seigneur de Chabanais et d'Almodie de La Marche.
Le fils aîné de Guillaume de Matha et d'Amélie de Chabanais reprit les noms et armes de la famille de Chabanais.
De ce mariage naquirent :
 

a) Jourdain, qui fera la branche dite de la maison de Chabanais, dite de Bigorre, nommé parfois dynastie des Montbron-Matha.
b) Boson, qui devint abbé de Lesterps.
c) Eschivat Ier, qui épousa vers 1170, Matebrune de Ventadour.


- de MONTBRON Rainaud, alias Renaud, dont le nom paraît parmi les prêtres et les chanoines de l'évêché d'Angoulême, dans une charte du 28 octobre 1155. (Charte de donation de l'église de Souffrignac à l'abbaye de Grosbot, signée de la main de l'évêque Hugues Tizon. (Jean-Marie DENIS).

- de MONTBRON Aleais, qui fut abbesse aux nonnains de Notre-Dame de Saint-Ausone, à Angoulême, à la fin du XIème siècle. (Jean-Marie DENIS).

- de MONTBRON Jacques, écuyer, seigneur de Feste.
Il épousa Marie Anne de Selme, et était dit demeurant en 1710 en son logis de Villeneuve (Mons). (Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÊPULCHRE).

- de MONTBRON Marie, épousa Jean du BOULLET, et fit passer par ce mariage dans la famille du Boullet, le logis de Villeneuve (Mons).
(Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÊPULCHRE).

FILIATION :
I) de MONTBRON Robert Ier, seigneur de Montbron.
Il était peut-être le fils de Robert, cité précédemment, à moins que ce ne fut de Robert, fils d'Aldouin.
Il vivait à l'époque de Vulgrin II, comte d'Angoulême, c'est à dire dans les années 1120 - 1140. (Jean-Marie DENIS).
Il fut peut-être le père de :

II) de MONTBRON Robert II, seigneur de Montbron.
Il vivait en 1177, à l'époque de Guillaume IV Taillefer, comte d'Angoulême.
Une inscription sur le mur de l'église de Montbron, aujourd'hui disparue, signalée vers 1844 par l'abbé MICHON, puis en 1886, par MALLAT, donnait la date de son décès.
Le dixième jour avant les Calendes d'octobre, l'an 1209. (Jean-Marie DENIS).
Il eut peut-être pour fils :

III) de MONTBRON Robert III, seigneur de Montbron.
Il vivait en 1218, à l'époque d'Aimar Taillefer, comte d'Angoulême.
De son union avec Jeanne (de La Mothe ?), naquirent : (Jean-Marie DENIS).
  1) Robert, qui naquit au château de Montbron au début du XIIIème siècle.
Il fut élu évêque d'Angoulême en décembre 1252 et fit son entrée dans sa cathédrale le 28 avril 1253.
L'acte connu le plus ancien de Robert, fut une notification faite par lui-même, datée du mois de décembre 1252, à Geoffroy de Lusignan, seigneur de Châteauneuf et de Jarnac, ainsi qu'au chevalier Hugues Ancha, de l'hommage rendu par Geoffroy de Bouteville, varlet, pour tout ce que ce dernier tenait de l'évêque dans les paroisses de Roullet, Saint-Estèphe, Bourzac, la Couronne et Nersac.
Quelques mois plus tard, le lundi après la Quasimodo de l'an 1253, il prit possession de sa cathédrale, porté aux quatre coins de son trône par les seigneurs des deux Monts et des deux Roches. Ce jour là Guy VI de La Rochefoucauld lui rendit hommage lige pour tout ce qu'il tenait de l'évêque. (Jean-Marie DENIS).
Peu après, persécuté par le comte d'Angoulême, Hugues Le Brun, il s'enfuit, ayant auparavant par acte du 18 janvier 1255, nommé son exécuteur testamentaire, en cas de décès, Ségur de Châteauneuf.
Le diocèse fut administré pendant son absence par Pierre Raymond, doyen du chapitre, et ancien évêque d'Angoulême.
Il ne rentra qu'après la sentence du 23 novembre 1259, par laquelle les évêques de Limoges et de Cahors, nommés par le roi juges du conflit, condamnèrent le comte d'Angoulême a faire réparation à sa victime.

Son sceau et contre-sceau montraient :
Sceau de Robert de Montbron, évêque d'Angoulême
contre-sceau de Robert de Montbron, évêque d'Angoulême
l'évêque debout, tenant la crosse de la main gauche,
et bénissant de la main droite.

Il ne reste plus de la légende que 3 lettres : GOL, ainsi que la croix.
(W. Joseph MALLAT)
dans le champ, un éléphant, symbole de la force jointe à la douceur, et comme légende : + CONTRA SIGILLVM
(W. Joseph MALLAT)

Il reçut divers hommages en 1266, 1267, et 1269.
Vers 1267, Robert érigea l'église de La Rochefoucauld en collégiale, lui unit la cure de Rivières qui avait cessé d'appartenir aux moines de Saint-Florent, lui joignit également la cure de Cherves, et abandonna aux nouveaux chanoines le droit de nommer leurs dignitaires, pour se gouverner entre eux. Le capitulat de La Rochefoucauld devait rendre à l'évêque l'hommage de trois poulardes blanches. (Jean-Marie DENIS).
Il décéda en 1272. (Abbé Jean NANGLARD).
2) Robert, qui suit.

IV) de MONTBRON Robert IV, sire de Montbron.
Il servit sous les ordres de Charles de France, (fils de Louis VIII et de Blanche de Castille), et l'accompagna en Italie, en 1264. Il participa à ses côtés à la bataille de Bénevent, en 1266, contre Mainfroy, roi de Naples.
Le 19 des Calendes de janvier 1281, il rendit aveu de sa seigneurie de Montbron à l'évêque d'Angoulême. (Jean-Marie DENIS).
En octobre 1309, le roi de France Philippe IV le Bel, lui accorda, ainsi qu'aux nobles châtelains de l'Angoumois, un délai de 15 jours pour s'acquitter de l'impôt exceptionnel levé comme contribution aux frais du mariage d'Isabelle de France, fille de Philippe IV, avec Edouard II d'Angleterre.
Suivant la chronique de Saint-Martial de Limoges, Robert IV de MONTBRON ne serait pas le fis de Robert III, mais son neveu.
Il semble qu'il épousa en premières noces en 1276, Isabelle de Ventadour, dame du château de Marjaride, Noyviges, Montredont, veuve de Faulcon de Montgascon (dont elle avait eu 2 filles), et fille de Ebles VI, et de Dauphine de La Tour-d'Auvergne. Il lui assigna le droit "d'oscle", et 3000 livres de rente sur le repaire de Manteresse.
(Le droit d'oscle, ou osclage, utilisé dans le Berry, le Limousin, l'Angoumois, etc, consistait en une donation de service résultant du contrat de mariage, et faite par le mari à la femme).
Elle fit son testament (signé P. Ageduno), chez les Frères Prêcheurs de Limoges, le 10 avril 1227. Elle voulut être ensevelie au cloître des Jacobins (chez les Frères Prêcheurs), à l'entrée du chœur, où reposait Bernard de Ventadour, son oncle. Elle voulut également que sa tombe fut recouverte de cuivre, pour ne pas gêner ceux qui désiraient entrer et sortir. Elle fit un legs à l'église de Montbron, où il semble qu'elle décéda. (Jean-Marie DENIS).
Elle décéda en octobre 1278 et fut ensevelie dans le cimetière des Frères Prêcheurs de Limoges. (Abbé Joseph NADAUD).
Elle donna à son mari, le château de Marjaride. (Jean-Marie DENIS).
D'après le Père Anselme, il épousa en secondes noces Mahaud de La Rochefoucauld, fille d'Aimery Ier, seigneur de La Rochefoucauld, et de Létice. (Jean-Marie DENIS).
Robert eut pour enfants :
  1) Robert, qui suit.
2) Isabelle, alias Belotte, qui épousa le 17 janvier 1307 Guy de Chenac, d'où descendance. (Jean-Marie DENIS).

V) de MONTBRON Robert V, seigneur de Montbron.
Le 12 novembre 1318, il fut appelé à Paris pour s'enrôler contre les Flamands. Quelques mois plus tard, le Bailli d'Angoumois lui transmit la convocation royale, précisant le lieu et la date du rendez-vous.
Au mois de juin 1329, il plaida contre Guillaume de Chenac, archidiacre de Paris, et Guy de Chenac, son neveu.
Il épousa Galienne de La Porte, fille et héritière de Bertrand, chevalier, et nièce de Regnaud de La Porte, évêque de Limoges. (Jean-Marie DENIS).
De cette union naquit :

VI) de MONTBRON Robert VI, seigneur de Montbron.
Dans les années 1336 à 1339, il servit sous le sire de Magnac, en Gascogne.
En 1345, il guerroya en Saintonge, sous les ordres de Monseigneur l'évêque de Beauvais, lieutenant du roi, dans ces parties du pays de Langue d'Oc, comprenant Poitou, Limousin et autres lieux. (Jean-Marie DENIS).
Une quittance de gages, du 22 août 1345, à Pons, montre un sceau rond de de 22 mm :
Ecu (avec les couleurs présumées de la famille de MONTBRON)
écartelé aux 1 et 4, fascé d'argent et d'azur de 6 pièces;
aux 2 et 3 de gueules plain.

Sur le sceau, l'écu est penché, timbré d'un heaume à volets aux armes, et cimé d'un plumail entre deux cornes, dans un quadrilobe.
Légende : ......EVR DE.........ON.
Guerres de Saintonge.
(Germain DEMAY).
blason sur un sceau de Robert de Montbron
Il eut pour fils :

VII) de MONTBRON Robert VII, seigneur de Montbron.
En 1345, il servit avec son père, sous le gouvernement de Monseigneur l'évêque de Beauvais.
Il épousa par contrat de mariage signé à Poitiers en 1348, Yolande de Matha, veuve d'Itier de Magnac, fille de Robert, seigneur de Matha, et de Marie de Thouars.
Les parents de Yolande accordèrent à leur fille une rente de 300 livres, à laquelle s'ajoutait une rente de 400 livres qu'elle possédait personnellement de feu son premier mari.
Le père de Robert leur donna une rente de 600 livres et le château d'Aisse, dit de Maumont.
(Jean-Marie DENIS).
Ils décédèrent avant 1364, date du mariage de leur fille Marie. Les enfants mineurs avaient été placés sous la tutelle de Robert de Matha, père de Yolande.
De cette union naquirent :
  1) Jacques, qui suit.
2) Marie, qui épousa le 8 janvier 1364, (vieux style), Jean de Coudun, fils de Jean, seigneur de Verson. (Jean-Marie DENIS).
3) Marguerite, qui fut présente avec sa sœur, au château de Royan, le 25 novembre 1399, à la transaction faite entre Elie Chaudrier et Louise de Matha, comtesse de Périgord.
(Jean-Marie DENIS).
4) Comptor, qui épousa Guillaume, seigneur de Mareuil en Périgord. (Jean-Marie DENIS).

VIII) de MONTBRON Jacques Ier, né vers 1350, seigneur de Montbron et de Maulévrier (Maine et Loire).
Ses parents étant décédés jeunes, lui et ses sœurs se trouvèrent sous le tutorat de Robert de Matha (grand-père ou oncle). Ce dernier exploita à son profit l'héritage familial, usa de son autorité pour s'emparer des fruits et revenus des biens confiés à sa garde, et laissa tomber en désuétude les hôtels et forteresses de Montbron.
En 1363, Robert de Matha fit hommage au roi d'Angleterre, de Rochebertier (Vilhonneur). (Yves PIERRON).
A sa majorité, Jacques intenta un procès aux héritiers de son tuteur. Le procès dura de longues années et se termina par une transaction signée à Niort, le 30 octobre 1404. Il obtint en compensation des dommages subis une somme de 1000 écus et quelques biens "en pays d'Oléron et d'Arvert, et le lieu de la Chauvière".
En juillet 1376, il était en guerre contre les Anglais, sous le gouvernement de Guillaume, sire de Mareuil, comme chevalier-bachelier, avec neuf écuyers.
Le 12 août 1376, il fut présent à la garde du château de Mareuil, avec Guillaume de Mareuil, sous le gouvernement de Louis de Sancerre, maréchal de France.
Une quittance de gages révèle un sceau rond de 28 mm, montrant un écu écartelé aux 1 et 4 d'un burelé, et aux 2 et 3 d'un plain. L'écu est représenté penché, timbré d'un heaume couronné, cimé d'un col de cygne dans un vol, et supporté par deux lions. La légende est détruite. (Germain DEMAY).
Une autre quittance de gages du 15 mai 1379 montra le même sceau, pour sa participation aux guerres de Saintonge et d'Angoumois, dans la compagnie de Renaud, sire de Pons, toujours sous le gouvernement de Louis de Sancerre, maréchal de France.
En 1380, il fut présent à Reims, au sacre de Charles VI, roi de France. Il était accompagné de deux chevaliers et de sept écuyers. Le 15 décembre 1380, le roi commanda à Jacques, la défense des châteaux et forteresses de Montbron, qui se trouvaient sur la frontière des ennemis.
En 1382, il suivit le roi dans ses courses guerrières au pays des Flamands. Il en reçut pour récompense le 14 février, une somme de 600 livres.
Pendant quelques années, il fut chambellan de Philippe Le Hardi, et reçut de lui le dernier jour de juin 1383, don de 400 francs, en recompense des bons et agréables services qu'il avait fait au temps passé, ainsi que de 100 francs le 29 janvier 1384. (Jean-Marie DENIS).
22 mai 1386, nouvelle quittance de gages, toujours avec le même sceau que précédemment. (Germain DEMAY).
De 1386 à 1394, il fut sénéchal d'Angoumois, à 500 livres de gages par an, par lettres royales données à Paris, le 9 août 1386. Il prêta serment à la Chambre des Comptes, le 14 août suivant.
Le Père Anselme rapporte qu'il servit en Angoumois, sous le maréchal de Sancerre, dès le mois d'août 1386, puis ayant été appelé pour suivre le roi dans l'invasion projetée de l'Angleterre, il fut reçu à Mantes le 30 septembre suivant avec 3 chevaliers et 93 écuyers de sa compagnie.
En 1387, il servit en Gascogne sous le maréchal de Sancerre, avec 4 chevaliers et 35 écuyers, et encore avec le même nombre sous M. de Naillac, à Mauzé, le Ier août 1388. Il servit également sous M. de Coucy, en 1389, et les années suivantes. (Jean-Marie DENIS).
En 1389, le jour de l'Ascension, Jacques, alors qualifié de chevalier, rendit hommage à Gaillard, évêque d'Angoulême, pour tout ce qu'il possédait, ou d'autres sous lui, en sa haute et basse seigneurie : dîmes, cens, forêts, prés, terres, vignes et autres biens, dans la paroisse de Saint-Maurice de Montbron et en plusieurs autres paroisses qui relevaient de l'évêché. (Jean-Marie DENIS).
Jacques par une ordonnance du 18 mai 1391, annula les élections du maire d'Angoulême, attendu que les trois personnalités présentées par le maire Jean Prévost, maire sortant, deux ne se trouvaient pas dans les conditions requises pour être éligibles. Le 3 juin 1391, un mandement du roi Charles VI permit aux habitants de la ville d'Angoulême de maintenir dans ses fonctions l'ancien maire, et ordonna au sénéchal Jacques de MONTBRON, de le recevoir, sans autre élection. Cependant, un nouveau mandement du roi du 8 juin 1391, autorisa une nouvelle élection ordonnée par le sénéchal. (Jean-Marie DENIS).
Vers le mois de mai 1405, Jacques avec l'aide de plusieurs seigneurs de la région, encerclèrent la forteresse de Mortagne sur Gironde, alors sous domination anglaise. La place forte réputée imprenable, tomba après un siège de plusieurs semaines. Jacques la remit alors sous l'obéissance du roi Charles VI.
Il fut également nommé sénéchal de Saintonge de 1411 à 1413, puis gouverneur de Touraine de 1417 à 1418.
Il fut pourvu de la charge de maréchal de France, annoncée par les registres du Parlement de Paris, sous les dates des 12 et 26 septembre 1418. Cette promotion se heurta à l'opposition des maréchaux Villiers de l'Isle-Adam et Claude de Beauvoir, sire de Chastellus, l'un et l'autre récemment promus à cette dignité, car sous le règne de Charles VI, la règle voulait qu'il n'y ait que deux maréchaux dans le royaume.
Jacques fut nommé conseiller du comte de Saint-Pol, et assista aux côtés du comte, du 23 janvier 1419 jusqu'au 29 février 1420, à un grand nombre de conseils du parlement de Paris. (Jean-Marie DENIS).
Sceau équestre de Jacques Ier de MONTBRON :
Ce sceau rond de 6,5cm de diamètre,
de Jacques Ier de MONTBRON représente
un chevalier sur un cheval galopant caparaçonné aux armes des MONTBRON.
Légende : + LE : GRANT : SCEL : IAQVES : SEIGNEVR : DE : MONBERON
Sceau equestre de Jacques Ier de Montbron

En premières noces, il épousa Marie de Maulévrier, fille aîné de Renaud, baron de Maulévrier et d'Avoir, et de Béatrice de Craon, dame de Sagonne et de Marmande en Anjou. Par ce mariage, Marie apporta à son mari la terre de Maulévrier (Maine et Loire). (Jean-Marie DENIS).
Marie rédigea son testament le 7 octobre 1391. Du consentement de son mari, elle demandait à être inhumée dans la chapelle de la Vierge, en l'église Saint-Maurice de Montbron. Elle léguait aux Frères Prêcheurs d'Angoulême, une somme de 120 livres pour dire une messe par semaine pour le repos de son âme. A son mari, nommé exécuteur testamentaire, elle donnait la troisième partie de tous ses biens et le reste à François de MONTBRON, son fils aîné. (Jean-Marie DENIS).
De cette union naquirent :
  1) François, qui suit.
2) Jacques II, chevalier, seigneur de Montbron, par donation que lui en fit son père en 1408. Cependant, il ne put jamais en jouir sereinement. Au décès de son père, la châtellenie de Montbron était aux mains de Charles VII. Plus tard, il hérita d'Azay le Rideau, par transaction faite à Angers avec son frère, le 17 février 1437. (Vieux style). Il n'entrera pourtant jamais en possession de son héritage. Azay Le Rideau, incendié par le Dauphin Charles, futur Charles VII, tomba en 1440, entre les mains de Marie d'Auxigny, épouse de Galois du Puy du Fou.
Il servit d'abord le roi de France Charles VI, puis le roi d'Angleterre Henri VI. Son appartenance au parti du roi d'Angleterre lui fut très préjudiciable. Henri VI, reconnaissant ses difficultés matérielles, confisqua à son intention l'hôtel de Bar, qui appartenait au cardinal de Bar. Il y séjourna aussi longtemps qu'il résida à Paris. Le roi d'Angleterre, pour le récompenser, lui donna aussi les terres et seigneuries de Lévis, Marly, Magny et Amblaivilliers, consfisquées sur Philippe de Lévis. (Jean-Marie DENIS).
Sur une quittance au sujet de certaine grosses besognes secrètes touchant l'honneur du roi, du 4 novembre 1423, scellée de son sceau, il reconnut avoir reçu une somme de 100 livres sur l'ordre de "Jehan, régent du royaume de France, duc de Bedfort". Sur ce sceau rond de 32 mm, pouvait se voir un homme sauvage coiffé d'un heaume, élevant sa massue, couvert d'un écu écartelé aux 1 et 4 d'un burelé, et aux 2 et 3 d'un plain. (Germain DEMAY)
Il fut capitaine du château de Thouars pour Louis, seigneur d'Amboise. A cette époque là, il avait rallié la cause du roi de France Charles VII
Le 14 mai 1431, il rendit le château de Thouars au roi, après la confiscation des biens de ce seigneur. (Jean-Marie DENIS).
D'une union inconnue, il eut une fille :
  a) Bellassez, qui fut légitimée par lettres royales données à Mehun sur Yèvres, au mois de mai 1447. (Jean-Marie DENIS).
Elle épousa (selon le Père Anselme), Jean Tigeou.
3) Catherine, qui épousa en premières noces, Renaud VI, sire de Pons, vicomte de Turenne.
Elle épousa en secondes noces Jean de Malestroit, seigneur d'Oudon. Devenu veuf, et ayant la garde des enfants, il plaida contre François, son beau-frère.
(Jean-Marie DENIS).
4) Marguerite, qui épousa le 3 octobre 1418, Savary Bouchard, seigneur d'Aubeterre, de Pauléon, d'Ozillac et de Saint-Martin de la Coudre.
Elle eut la terre de Manteresse pour ses droits successifs, d'Anne de Tucé, sa parente maternelle, par transaction faite avec son frère le 10 avril 1456.
(Jean-Marie DENIS).
Jacques épousa en secondes noces en 1408, la comtesse Marguerite de Sancerre, dame de Sagonne et de Mermande, veuve de Béraud II, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, et fille de Jean III, comte de Sancerre, et de Marguerite, dame de Mermande, sa première épouse.
Jacques décéda en 1422, sans avoir eu d'enfants de cette seconde union. (Jean-Marie DENIS).

IX) de MONTBRON François Ier, sire et baron de Montbron, seigneur de Maulévrier, et vicomte d'Aunay, par son mariage.
Il était encore fort jeune lorsqu'il fut institué héritier par le testament de sa mère, Marie de Maulévrier.
Son futur mariage fut accordé avec Louise de Clermont, fille unique et héritière de Jean de Clermont, vicomte d'Aunay. (Engagement dans le testament de Jean de Chermont, du 10 avril 1401). Jean de Clermont décéda prématurément, et son épouse, au préjudice des dispositions testamentaires de son mari, accorda la main de Louise en 1401, à Renaud, vicomte de Murat et seigneur de Vigoureux. Cette décision fut la cause d'un grand procès qui se termina par un arrêt daté du vendredi 25 mai 1403. Du consentement de toutes les parties, le mariage de François et de Louise de Clermont fut enfin célébré.
Quelques années plus tard (selon le Père Anselme), procédant sous l'autorité de son père, François vendit le 11 juin 1407, à Robert Mauger, président au parlement, tout ce que sa femme possédait dans les évêchés de Soissons et de Laon, de la succession du vicomte d'Aunay.
Le 8 avril 1409, il transigea au sujet des droits que Guy de La Personne, son parent, possédait à cause de sa mère, dans les vicomtés d'Aunay et de Mortagne sur Gironde.
Par son mariage avec Louise de Clermont, François devint vicomte d'Aunay et seigneur de Mortagne sur Gironde, et les seigneurs d'Aunay, par droit héréditaire, étaient chambellans du Poitou. A ce titre, François bénéficia donc de curieux privilèges : Il devint ainsi le gardien du "Sceau de Secret" du comté, duquel devaient être scellées toutes les lettres des hommages, et les profits et émoluments de ces lettres lui étaient réservés.
Autre privilège : Quand le comte de Poitiers venait pour la première fois dans sa ville, le chambellan le recevait de "son droit", le lit garni de tous ses parements où le comte se couchait pour la première nuit. De même, quand la comtesse venait à Poitiers pour la première fois, François devait l'escorter depuis la porte par où elle entrait dans la ville, jusqu'à l'hôtel où elle devait descendre. Le cheval de la comtesse, destrier, coursier ou palefroi, "en l'état et aussi garni comme sera", lui était ensuite remis en toute propriété. Si la comtesse venait en chaise ou litière, il devait également l'escorter jusqu'à son hôtel, et les chevaux, chausse ou litière, tels qu'ils étaient parés, devenaient sien de son plein droit. De plus le chambellan, devait servir le vin à Madame la comtesse, à son premier repas, et le hanap, coupe et autre vaisselle où elle buvait étaient siens de plein droit, comme devenaient siens de plein droit le lit et les parements de la chambre où la comtesse dormait la première nuit. (Jean-Marie DENIS).
Le 10 juillet 1412, François, qualifié de vicomte d'Aunay, rendit aveu des bornes et confrontations de sa vicomté, à foi et hommage lige, au comte de Poitou.
Le 24 février 1437 (vieux style), il fut convoqué aux Etats Provinciaux à Angers, pour le 13 avril.
En 1438, par ses lettres du 11 juin, il renouvela en faveur des Carmes d'Aulnay, les droits accordés par les anciens vicomtes Pons de Mortagne et Jean de Clermont.
Le 17 juin 1443, il rendit hommage au duc Charles d'Orléans, pour sa baronnie et seigneurie, appartenances et appendances de Montbron, mouvants de Charles d'Orléans en raison de son comté d'Angoulême. (Jean-Marie DENIS). Il le renouvela le 26 octobre 1445, au nouveau comte d'Angoulême, Jean d'Orléans.
Le 22 juin 1468, il transigea avec ses enfants au château de Maulévrier, au sujet des biens de leur mère dont ils firent le partage le 28 novembre suivant.
Il décéda en 1470, ayant eu pour enfants de Louise de Clermont :
  1) François, qui suit.
2) Guichard, seigneur d'Avoir, de Grézigné, qui fit la branche des seigneurs de Mortagne et d'Avoir.
3) Louis Ier, qui fit la branche des seigneurs de Fontaines et de Chalandray.
4) Savary, qui devint archidiacre de Champagne en l'église de Reims, abbé de Notre-Dame la Grande de Poitiers, et chanoine de Saint-Pierre de Saintes.
Il hérita d'une partie des acquêts fait par ses parents après leur mariage. (Jean-Marie DENIS).
5) Catherine, qui épousa Girard, seigneur de Basoches.
Suivant le Père Anselme, le reine Marie d'Anjou lui donna, en 1463, 200 livres de rente sur la terre de La Houssaye.
Elle était veuve en 1474. (Jean-Marie DENIS).
6) Guillemette, qui épousa par contrat du 14 septembre1450, Jean de Maumont, seigneur de Tonnay-Charente. (Jean-Marie DENIS).
7) Jeanne, dame de Cursay.
Elle épousa en premières noces Louis Girard, seigneur de Pacy, puis en secondes noces par contrat de mariage du 23 mars 1445, (vieux style), François de Clermont, fils de Joachim, seigneur de Surgères et de Dampierre. Les parents de Jeanne lui donnèrent la terre et seigneurie de Cursay. De son côté, François de Clermont abandonnait à sa future épouse la tierce partie de tous biens et héritages.
François de Clermont décéda avant 1461.
Jeanne était qualifiée de dame d'honneur de la reine Marie d'Anjou, épouse de Charles VII, en 1448. (Jean-Marie DENIS).
8) Yolande, qui épousa le 25 novembre 1446, Michel Juvénal des Ursins (institué bailli de Troyes en novembre 1455).
Pour son mariage, son père lui donna les terres de Chevalon et d'Auzac. (Jean-Marie DENIS).
9) Marie, dame de Chef-Boutonne.
Elle épousa Jean VI Malet, seigneur de Graville et de Marcoussis, veuf de Marie de Montauban, et fils de Jean, fauconnier, panetier, compagnon de Jeanne d'Arc, et grand-maître des arbalétriers de France.
Elle lui donna trois filles : Louise, Marie, et Renée. (Jean-Marie DENIS).
10) Andrée, dame de Varaignes.
Elle épousa le 17 octobre 1451, Gautier de Péruse, seigneur des Cars, conseiller et chambellan du roi Charles VII, veuf de Jacquette de Saint-Marc, et fils d'Audouin, sire des Cars, et de Marguerite Hélie. (Jean-Marie DENIS).
11) Brunissende, dame de Mirebel, qu'elle porta en mariage, le 8 décembre 1438, à Olivier de Belleville.
En secondes noces, elle épousa Arnaud de Bourdeilles, lieutenant du roi en Périgord. Il rendit hommage au nom des enfants de feu seigneur de Belleville, de la terre de Mirebel, le 16 septembre 1454.
Brunissende était veuve pour la seconde fois, en 1477. (Jean-Marie DENIS).

  X) de MONTBRON François II, sire de Montbron, vicomte d'Aulnay et de Matha, baron de Maulévrier.
Il porta le titre de seigneur de Mortagne et de Matha, du vivant même de son père. Par le partage des biens de ses parents, du 28 novembre 1468, il hérita des terres d'Aulnay, de Montbron, de Maulévrier et de Matha, pour lesquelles il rendit hommage le 11 octobre 1469.
Il hérita de plus du comté de Périgord, qui venait de sa mère.
Victimes de gros revers de fortune, il aliéna en septembre 1471, peu de temps après le décès de son père, pour 10000 écus, avec réserve de quelques droits seigneuriaux, la terre de Montbron. L'acquéreur était Marguerite de Rohan, comtesse d'Angoulême, qui devint ainsi la nouvelle dame de Montbron.
Il épousa avant 1440, Jeanne de Vendôme, veuve de Robert, seigneur de Fontaines, et fille unique de Pierre, seigneur de Segré et du Lude, et de Marie d'Acigné. (Jeanne de Vendôme fut condamnée plus tard pour faux témoignage, lors du procès de Jacques Cœur, l'argentier du roi. (Jean-Marie DENIS).
De cette union naquirent :
  1) Jeanne, qui épousa en premières noces en 1459, Dom Martin Henriquez de Castille, sénéchal de Saintonge, chambellan du roi. Il décéda en 1464.
Jeanne épousa alors en secondes noces en avril 1466, Louis Chabot, seigneur de Jarnac, fils de Renaud et d'Isabeau de Rochechouart.
Le Père Anselme rapporta qu'elle plaida avec son second mari, contre son père et son frère Eustache, pour la dot qui lui avait été assignée sur la terre de Matha.
Louis était encore vivant en avril 1480 mais décéda sans doute vers cette période.
Jeanne épousa ensuite en troisièmes noces en août 1481, Louis Larchevêque, seigneur de Soubise.
Elle décéda sans postérité en juin 1498. (Jean-Marie DENIS).
2) Eustache, qui suit.
François eut également un fils naturel :
  3) Colas, qualifié bâtard de Maulévrier, fut panetier du roi.
Il reçu du roi Louis XI, des lettres datées de Paris, du 26 février 1472 (vieux style), lui donnant l'office de la Prévôté de Poitiers. Ses provisions lui furent renouvelées à Paris, le 26 juin 1473.
Le 25 août 1474, le roi lui donna les biens confisqués sur feu Regnauld Vigier, chevalier saintongeais, qui était passé au service des anglais.
Le 29 novembre 1476, il rendit hommage à Charles II d'Anjou, comte du Maine, des terres de Nogaret et de Champerambault, relevant de Civray. Dans cet acte, il se qualifiait toujours de prévôt de Poitiers. Cependant, un mémorial de la Chambre des Comptes mentionne que la Prévôté de cette ville avait été donnée le 29 avril 1476 à Alexis Robertet, secrétaire du roi.
Le 2 décembre 1491, Colas, qualifié alors de sieur de Chasteau-Rabain, fut envoyé par Jacques de Beaumont, sire de Bressuire, sénéchal du Poitou, pour recevoir la "montre" des nobles de l'arrière-ban du ressort de Montmorillon.
Dans l'exercice de ses fonctions, Colas se rendit coupable de plusieurs actions répréhensibles pour lesquelles il fut emprisonné à Niort. Le roi, tenant compte des services rendus, lui accorda sa grâce par ses lettres de rémission octroyées à Tours, le 26 août 1476. (Jean-Marie DENIS).

XI) de MONTBRON Eustache, vicomte d'Aulnay, baron de Maulévrier et de Matha, seigneur de Gours et de Chey.
Il était qualifié de conseiller et chambellan du roi, capitaine de 40 lances de ses ordonnances, dans les quittances des 26 mai et 13 septembre 1489.
Par contrat, il épousa Marguerite d'Estuer.
Il plaida toute sa vie contre ses oncles, sa sœur, et la comtesse d'Angoulême qui obtint diverses condamnations contre lui.
Il décéda criblé de dettes, après 1502. (Jean-Marie DENIS).
De son union avec Marguerite étaient nés :
  1) Christophe, vicomte d'Aunay.
Il fut poursuivi avec ses frères et sœurs par la comtesse d'Angoulême, sur la garantie des revenus de la terre de Montbron.
Il se qualifiait de comte de Périgord, et le procureur du roi, intervenant dans les débats, ne lui contestait pas cette qualité, mais ses frères et sœurs soutenaient qu'il n'avait que sa part dans le comté, comme les autres héritiers.
Il épousa au château de Nouhans, le 18 juin 1508, Léonore de Ferrières, dame de Montfort Le Rotrou et de Vibraye, fille de Jean, baron de Ferrières, et d'Anne Geoffroy.
Il décéda sans postérité à Thibouville, en Normandie, après 1519. (Jean-Marie DENIS).
2) Placide, qui devint protonotaire du Saint-Siège. (Jean-Marie DENIS).
3) Artus, chevalier, qualifié de seigneur du Plessis d'Auvergne, et comte du Périgord, dans des lettres du roi François Ier, du 15 novembre 1518.
Il fut l'un des Cent gentilshommes de la maison du roi, et décéda peu après 1520. (Jean-Marie DENIS).
4) Adrian, qui suit.
5) Claude, qui fut également protonotaire du Saint-Siège.
Il fut présent au mariage de Christophe, son frère aîné. (Jean-Marie DENIS).
6) Catherine, qui épousa à Niort, le 21 novembre 1478, Joachim de Conigham, seigneur de Cherveux, fils de Robert et de Louise Chanyne. (Jean-Marie DENIS).
7) Jeanne, alias Marie, épousa vers 1492, Jacques II de Chabannes, chevalier, seigneur de La Palice, maréchal de France, fils de Geoffroy, et de Charlotte de Prie.
Elle était fille d'honneur de la reine Anne de Bretagne, même en étant dame de La Palice.
Elle décéda peu après 1504.
Jacques II de Chabannes décéda en 1525 à la bataille de Pavie.
De cette union étaient nés deux enfants : Geoffroy et Jeanne Françoise. (Jean-Marie DENIS).
8) Blanche, qui fut présente au contrat de mariage de son frère aîné.
Elle épousa en premières noces Jacques de La Rochefoucauld, seigneur de Melleran et d'Aunac, fils de Philippe et de Renée de Beauvau.
Elle épousa ensuite en secondes noces Gilles de Tranchelion, puis en troisièmes noces Jacques de La Haye, écuyer. (Jean-Marie DENIS).
9) Marie, qui épousa le 4 janvier 1492, Geoffroy de Balsac, seigneur de Montmorillon et de Saint-Clément en Bourbonnais. (Geoffroy de Balsac épousa en secondes noces Claude Le Viste, et décéda en 1509, sans postérité).
La date et les circonstances du décès de Marie sont inconnues. (Jean-Marie DENIS).

XII) de MONTBRON Adrian, alias Adrien, baron d'Archiac, seigneur de Villefort.
Il fut capitaine des villes, château et port de Blaye.
Il suivit le roi Charles VIII à la conquête de Naples, et se trouva à la bataille de Fornoue, où il fut blessé près de la personne du roi.
A son retour d'Italie, Jeanne de MONTBRON, sa tante (celle qui avait épousé en troisièmes noces Louis Larchevêque), l'institua héritier de ses biens, en le mariant avec Marguerite d'Archiac, fille et principale héritière de Jacques, seigneur d'Archiac, et de Marguerite de Lévis.
Il eut à supporté plusieurs procès contre Louise de Savoie, comtesse d'Angoulême, bien qu'il eut renoncé à la succession de son père.
Le 10 novembre 1534, il prit la qualité de baron d'Archiac, de Matha et de Thors, dans l'acte d'acquisition de la seigneurie de la Moujatière.
Il fut successivement lieutenant du roi en Guyenne, gouverneur de La Rochelle, et également capitaine du château de Chinon.
En 1535, 1536, 1537 et 1538, lui et sa femme partagèrent leurs biens avec leurs enfants. Il fit son testament le 3 septembre 1537, avec un codicille du 2 septembre 1538.
En septembre 1538, le roi François Ier lui accorda l'établissement de deux foires par an et d'un marché chaque semaine, en faveur de la paroisse de Bagnizeau, en Saintonge. (Jean-Marie DENIS).
De son union avec Marguerite d'Archiac naquirent :
  1) François, qui suit.
2) René, qui naquit sourd muet.
Son père le confia à la Maison-Dieu de Montmorillon et lui donna par testament une rente de 200 livres pour le nourrir, soit chez les religieux, soit dans son château d'Archiac. Après la disparition de ses parents, son frère François pourvut à son entretien. Après le décès de François, ce fut l'épouse de ce dernier, Jeanne de Montpezat, qui veilla à son tour à son entretien. Cependant, sa curatelle donna alors prétexte à un long procès qui dura jusqu'en 1559. (Jean-Marie DENIS).
3) Louis, chevalier de l'ordre du roi.
Son père lui accorda par son testament les terres de Moins, d'Allas et de Marsac.
Il épousa Anne de Belleville. (Jean-Marie DENIS).
De cette union naquit :
  a) Suzanne, qui épousa François de Gombaud, seigneur de la Gombaudière, chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de la ville de Saintes. (Jean-Marie DENIS).
4) Jean, seigneur de Thors.
En 1568 et 1569, il fut nommé gouverneur de Cognac, étant dit "protestant convaincu".
Il épousa Gabrielle de Pierre-Buffière, qui lui donna pour enfant : (Jean-Marie DENIS).
  a) Judith, héritière des baronnies de Thors, de Blanzac, de Prignac, de Lonzenac, de l'Espinette, d'Ardenac et de Saint-Julien.
Elle transporta tous ses biens en mariage, à Jacques de Pons, marquis de la Case, comte de Rochefort, comte en partie de Marsan et baron de Montgaillard.
Elle était encore vivante en 1605. (Jean-Marie DENIS).
5) Agnès, qui épousa le 13 octobre 1535, Claude Chapt de Rastignac, seigneur du Pouget, fils de Jean et de Françoise de Serval.
Ils eurent 5 garçons et 3 filles. (Jean-Marie DENIS).
6) Anne, qui épousa François Guérin, seigneur des Herbières. Elle eut un fils. (Jean-Marie DENIS).
7) Jeanne, qui épousa Jean Gillier, seigneur de Villedieu, fils de Jacques et de Marie de La Ferou. (Jean-Marie DENIS).
8) Hélène.
9) Catherine.
10) Barbe, qui épousa Pierre de Maigné, seigneur de Maudereux (ou Maudreux), demeurant dans la maison noble de "Sigoingnes", ou Sigogne, du ressort de La Rochelle.
Par son testament du 12 février 1552 (nouveau style), elle donna à son mari, en récompense des bons traitements qu'elle en avait reçus, tous et chacun de ses biens, meubles et acquêts, avec héritage anciens qui étaient les seigneuries de Burret, la Garde et fief de "Surprinses", sis en Saintonge, tenues du château et baronnie d'Archiac. (Jean-Marie DENIS).

XII) de MONTBRON François III, seigneur et baron de Matha, d'Archiac et de Beaulieu.
Parmi les dispositions testamentaires de ses parents, François en fut le principal héritier, cependant, il fut tenu de marier ses sœurs Hélène, Catherine et Barbe, et de leur donner à chacune la somme de 7000 livres, sans qu'elles puissent demander autre chose de la succession.
Sous le règne de François Ier, en août 1538, il fut pourvu, après la démission de son père, de l'office de capitaine du château et du port de Blaye.
En reconnaissance des services rendus, le roi lui accorda, le 30 juin 1543, outre ses gages de capitaine, une pension de 200 livres tournois.
Le 5 juillet 1539, il donna aveu et dénombrement, de la terre de Saint-Fort sur le Né, à François Jourdain, chevalier, seigneur d'Ambleville.
François épousa par contrat du 24 avril 1538, au château d'Aiguillon en Agenois, Jeanne de Montpezat, fille de Guy, baron de Montpezat, et de Jeanne de Mareuil, dame de Villebois. Jeanne reçut de sa mère une dot de 1000 livres.
Il rédigea son testament le 29 janvier 1546, (fait et passé au château d'Archiac), par lequel il exprima sa volonté d'être enseveli dans l'église Saint-Pierre du Pont à Matha, où seront dites 500 messes pour le salut de son âme et celui de ses prédécesseurs. Il légua à son épouse, l'usufruit de ses baronnies d'Archiac et de Matha, sa vie durant, ainsi que ses autres biens pour gouverner, nourrir et entretenir ses enfants.
Il légua aussi différentes sommes à des serviteurs, et nomma ses exécuteurs testamentaires en présence de ses serviteurs : Olivier de La Haye, écuyer, Hélie de Ferrières, écuyer, Marcelin de Buze, écuyer, et Raymond de La Grange. (Jean-Marie DENIS).
De son union avec Jeanne naquirent :
  1) René, qui suit.
2) Jacquette, qui dans le testament de son père du 29 janvier 1546, devait recevoir 25 à 30000 livres, pour se marier.
Elle épousa par contrat du 27 juin 1558, André de Bourdeille, baron de la Tour-Blanche, panetier ordinaire du roi, fils de François, baron de Bourdeille, et d'Anne de Vivonne.
Seule héritière de son frère René, tué à la bataille de Gravelines en 1558. Elle devint la dernière représentante de la branche aînée.
Elle était qualifiée de dame des vicomtés de Bourdeille et d'Aunay, des baronnies d'Archiac et de Matha, et des châtellenies de la Tour-Blanche et de Sertonville.
Son mari décéda au château de Bourdeille, âgé de 63 ans, en janvier 1582, des suites d'une chute de cheval survenue 6 ans auparavant. Elle fit embaumer son corps et le garda pendant plus de 6 mois. Elle ordonna au mois d'août suivant, ses funérailles solennelles, "avec beaucoup de magnificence".
Jacquette fut peut-être la première femme à la fois architecte et sculpteur. Après le décès de son mari, elle entreprit la construction d'un château Renaissance à Bourdeille, sans le secours d'aucun architecte. Quelques sculptures de la façade du nouveau château seraient même dues à son ciseau. Une aile seulement de cet édifice fut achevée. Cette aile porte aujourd'hui le nom de "Château Neuf".
Après son décès survenu en 1598, François de La Tour, fit l'acquisition auprès de ses héritiers, de la seigneurie de Saint-Fort sur le Né.
Jacquette et André de Bourdeille eurent six enfants.
Après une longue maladie, elle décéda âgée de 56 ans. (Jean-Marie DENIS).
3) Renée, qui décéda jeune.
Son testament révèle aussi qu'il avait eu un fils naturel :
  4) Jean, qui resta en l'hôtel de son père sa vie durant.
Dans le testament du 29 janvier 1546, son père demandait qu'il soit honorablement vêtu de tout ce qui lui sera nécessaire. (Jean-Marie DENIS).

XIII) de MONTBRON René, baron d'Archiac et de Matha.
Dès 16 ans, il entre dans la carrière des armes. Il fit les guerres de Toscane, en Italie, puis il rentra en France et fut nommé guidon de la compagnie de 50 hommes d'armes du capitaine Louis Prévost de Sansac, qui la commandait.
Une quittance de gages du 29 juillet 1557, comme fut guidon de 50 lances sous Monseigneur de Sansac, montrait un sceau rond de 20 mm, avec pour écu :
Fascé de 6 pièces.
Sans légende.
(Germain DEMAY)
blason sur un sceau de René de Montbron
Il décéda à la bataille de Gravelines en Flandre, en 1558, âgé de 18 ans. (Jean-Marie DENIS).

Branche de MORTAGNE sur GIRONDE et d'AVOIR : (Jean-Marie DENIS).
X) de MONTBRON Guichard, prince de Mortagne, seigneur d'Avoir, de Grésigné, de Chappe et de la baillie de Blou (Maine et Loire), que son père lui avait donné pour son mariage.
Il lui donna également Mortagne sur Gironde, dont il rendit hommage au roi en février 1454, ou 1455.
Guichard portait pour blason :
blason de Guichard de Montbron
Ecartelé aux 1 et 4 burelé d'argent et d'azur; aux 2 et 3 de gueules semé de trèfles d'or, à deux bars adossés d'or. (qui est de Clermont)
En 1446, il épousa Catherine Martel, fille unique de Louis, seigneur de Beaumont-Piédebœuf, et de Marie de La Tour-Landry.
De cette union naquirent :
  1) René, qui suit.
2) Antoine, prince de Mortagne.
En 1515, il épousa Jeanne Lhermite, fille de Pierre, seigneur de Beauvais, et de Jeanne du Fau.
De cette union naquirent :
  a) Adrien, alias Adrian, né en 1519, qui fut qualifié de baron et Prince de Mortagne dès l'âge de 10 ans, ce qui indiquerait que son père décéda vers 1529.
Il décéda à Beauvais, près de Châtellerault, âgé de 16 ans.
b) Anne, qui épousa Jean de Conigham, seigneur de Cangé. Elle décéda sans postérité.
c) Anne, qui fut tout d'abord religieuse à Fontevrault.
Elle obtint une dispense, et épousa Pierre Ségur, fils de Bernard et de Pernelle de Carjac.
d) Jacquette, qui décéda sans postérité.
3) Marguerite, qui fut la première épouse en 1474 de Pierre de Beuveau, seigneur de Manonville, fils de Jean, et de Jeanne, dame de Manonville, en Lorraine.
4) Marie, qui épousa Artus de Villequier, seigneur de Cholet, fils d'André, vicomte de la Guerche, et d'Antoinette de Maignelais.
Elle fut marraine d'une cloche de la Guerche en 1510.
5) Jeanne, qui épousa Mathurin de Vonnes.

XI) de MONTBRON René, baron d'Avoir et de Champeaux (commune de Blou, Maine et Loire), par transaction en 1487.
Il épousa en premières noces Marguerite d'Etampes, fille de Jean, seigneur des Roches, et de Marie de Rochechouart-Mortemart.
De cette union naquit :
  1) Renée, qui décéda sans alliance.
René épousa en secondes noces Louise de Sainte-Maure, fille de Renaud, seigneur de Jonzac, et de Françoise Chabot, sa première épouse.
De cette seconde union naquirent :
  2) Louis, qui suit.
3) Renée, qui épousa François de Bar, seigneur de Baugy, fils de Robert et de Madeleine de Châteauneuf.
4) Françoise, qui fut religieuse.
5) Catherine, qui épousa Guillaume le Beauvoisin, baron de Courtaumer en Normandie.
6) Anne, qui épousa par contrat du 20 septembre 1519, Pierre de Maillé, seigneur de Latan et de Marolles, fils de René, seigneur de Latan, et de "l'Honneur" de Chemans.

XII) de MONTBRON Louis, baron d'Avoir et de Champeaux.
En juillet 1535, il plaida comme héritier de sa mère, contre Guillaume de Marplacé, seigneur de l'Epenallière.
Il épousa Madeleine Pelault, dame de l'Epinay-Greffier, près de Beaupréou, fille d'Antoine et de Geneviève du Chesne.
Il hérita des biens de son épouse, décédée en 1516.
En sa qualité de seigneur de l'Epinay-Greffier, il présenta à l'agrément de l'évêque d'Angers, en février 1549, messire Jacques Gourdon, prêtre, pour remplacer le dernier titulaire de la Chapelle Sainte-Catherine, en l'église de La Chapelle du Genêt.
De son union avec Madeleine, étaient nés :
  1) Jacques, qui suit.
2) Françoise, qui épousa en premières noces Louis Gastineau, seigneur de la Tour de Germigny et de Saint-Bonnet, gouverneur de Bayonne, puis en secondes noces, Charles, seigneur de Vaux.
3) Renée, qui épousa François Thierry, seigneur de Bois-Orcamp et de Pontrouault.
4) Claude, qui épousa Jean de Vay, seigneur de la Rocheferrière, en pays nantais.
5) Emerance, qui fut religieuse à Fontevrault.

XIII) de MONTBRON Jacques, baron d'Avoir, seigneur de Champeaux, de Miré et de la Raudière (Maine et Loire).
Il épousa Louise Goheau, dame de Souché, de Saint-Aignan et d'autres lieux, fille de François et de Françoise Hamon.
En sa qualité de seigneur de Miré et de la Raudière, il présenta à l'agrément de l'évêque d'Angers, le Ier mai 1529, maître Jean Chevalier, clerc, pour remplacer Louis Le Bourrelier, clerc, à la chapelle de la Raudière.
De son union avec Louise naquirent :
  1) Hector, qui suit.
2) Jean, seigneur de Saint-Aignan.
En 1561, il épousa Anne Brecel, fille de Christophe, sénéchal de Nantes, et de Françoise Gozeau.
De cette union naquit :
  a) René, qui décéda étant écolier à Paris.
3) Marguerite, qui épousa en premières noces Jean Le Clerc, seigneur des Roches, près d'Angers, puis en secondes noces Louis Le Vayer, seigneur de la Rochefordière et de Fleuray, au pays nantais.
4) Anne, qui décéda sans postérité.

XIV) de MONTBRON Hector, baron d'Avoir, seigneur de Souché, d'Epinay et de Champeaux.
En 1563, il vendit la terre d'Epinay, en 1581, celle d'Avoir, puis en 1588, celle de Champeaux.
Il épousa en premières noces Jeanne de Maillé, fille de Guy, seigneur de Brezé, puis en secondes noces Radegonde de Noyelles, fille de René, seigneur de la Bussardière, près de Baugé.
De cette seconde union naquirent :
  1) René, qui décéda jeune.
2) Hector, qui décéda jeune.
3) Louis, qui suit.
4) Adrienne, qui épousa en 1599, Louis de La Rochefoucauld, seigneur de Neuilly Le Noble, fils de René et d'Anne Gillier, sa première épouse.

XV) de MONTBRON Louis, seigneur de Saint-Aignan.
Très jeune, il épousa Angélique de La Rochefoucauld, fille de René, seigneur de Neuilly le Noble.
De cette union naquit :
  1) Hector, qui décéda âgé à 12 ans, de la petite vérole.
A la suite de son décès, sa tante Adrienne hérita des terres de Souché, de Saint-Aignan et de l'Isle-Bonin.
Agé de 20 ans, Louis eut aussi une fille nommée Constance, de sa liaison avec Renée de Gallery, fille du juge criminel de Nantes, et épouse de Guillaume Lefèvre.
L'affaire se termina très mal, car ils furent condamnés après procès, et appels, à avoir la tête tranchée. Renée en réchappa parce qu'elle était alors enceinte, mais pas Louis.
Conduit en place de Grève, il fut donc décapité, le 23 mai 1613.

Branche de FONTAINES et de CHALANDRAY : (Jean-Marie DENIS).
X) de MONTBRON Louis Ier, seigneur de Fontaines (Charente-Martime), et de Chalandray (Vienne).
Il reçut de son père la capitainerie de Montbron et la seigneurie de Paillé. Cette donation fut confirmée par le partage avec ses frères, du 28 novembre 1468.
Par arrêt du 7 septembre 1487, il fut maintenu dans la jouissance de la capitainerie de Montbron, contre la comtesse d'Angoulême, Marguerite de Rohan, qui avait acquis Montbron en 1471.
Il soutint de nombreux procès pour la succession de sa première épouse, ainsi que pour défendre les intérêts de la seconde.
En 1468, il était écuyer de Charles de France, duc de Normandie, frère de Louis XI.
Il épousa en premières noces, par contrat de février 1458, ou 1459, Radegonde de Rochechouart, fille de Jean, seigneur de Mortemart, et de Jeanne de Torsay, sa seconde épouse. Bélisaire LEDAIN écrivit que Jean de Rochechouart, frère de Radegonde, lui céda l'hôtel, les terres et seigneuries de Chalandray, le 2 décembre 1459.
De cette union naquirent, au moins :
  1) Louis, qui suit.
2) Marie, qui épousa par contrat du 13 octobre 1498, Gautier de Pérusse des Cars, seigneur de La Vauguyon, fils d'Audouin, seigneur de Saint-Bonnet, et d'Hélène de Roquefeuil.
Marie, comme nièce d'Andrée de MONTBRON, reçut de sa tante décédée sans postérité, la châtellenie de Varaignes, et de ses parents, celle d'Aigrefeuille.
Elle décéda avant 1502, époque où son mari reçut au nom de ses enfants, la portion qui lui appartenait des rentes vendues à la comtesse d'Angoulême.
Louis épousa en secondes noces Guyonne Mérichon, fille de Jean, seigneur d'Auzances, du Breuil-Bertin et des Halles de Poitiers, gouverneur de La Rochelle; et de Marie de Parthenay-Soubise. Olivier Mérichon, frère de Guyonne, décéda sans postérité. Guyonne hérita alors de ses biens qui étaient : la terre d'Auzances et les fiefs des Halles de Poitiers et du Pré le Roi. Ces domaines passèrent donc dans la maison de MONTBRON. Guyonne hérita aussi de la tierce partie de la terre et seigneurie de Soubise, à cause de sa mère.
Il semble que Louis décéda prématurément, car Guyonne, par acte du 20 avril 1501, partagea les biens de la famille entre leurs 12 enfants.
En 1502, sa veuve transporta à la comtesse d'Angoulême, du consentement de ses enfants, les rentes qui lui appartenaient sur les terres d'Aulnay et de Matha.
En 1505, retirée du monde, elle était religieuse au couvent de Saint-François à Fontenay.
De sa seconde union, Louis eut pour enfants :
  3) Louis, qui fit la branche des seigneurs d'Auzances.
4) Jean, seigneur de Paillé.
Il décéda sans postérité en 1512.
5) peut-être Charles, qui fit la branche de Tourvoye.
6) Jacques, qui fut protonotaire du Saint-Siège, puis curé d'Argenteuil.
Il reçut par partage fait avec ses frères, en 1513, les cens d'Apremont et d'Excideuil, et divers domaines situés en Aunis, à Laleu et à Croix-Chapeau, avec quelques rentes sur des maisons à La Rochelle.
7) Antoine, seigneur de Meung sur Charente, qui fit la branche de Beauregard.
8) Guy, seigneur de Paillé après le décès de son frère Jean.
Il avait reçu pour sa part d'héritage la terre d'Andilly, et diverses seigneuries indéterminées.
Il épousa Louise de La Rochebeaucourt.
Il décéda assez tôt, car en 1534, Louise était tutrice de ses deux fils :
 

a) Jacques, qui décéda à l'armée, sans postérité.
b) Louis, seigneur de Paillé, qui fut chanoine de Saintes.
Il avait obtenu en 1555, dispense du pape, pour se marier. Cependant, il décéda sans postérité, en 1559.

9) François, qui fut protonotaire du Saint-Siège, et chanoine de Saintes.
Il reçut par le partage de 1501, en commun avec son frère Olivier, la terre et châtellenie d'Andilly, plusieurs autres biens et quelques maisons à La Rochelle.
Il reçut également par le partage de 1534, quelques autres biens, et les fiefs de Pré le Roi et des Halles de la ville de Poitiers.
Le 26 février 1547 (vieux style), il rendit hommage, aveu et dénombrement, au roi Henri II, pour les fiefs des Halles et du Pré le Roi.
10) Jean, qui fut religieux de l'ordre de Cluny, avant 1501.
Il était abbé de Baignes en 1533.
11) Olivier, mineur en 1493.
Il décéda avant 1503.
12) Marie, qui épousa avant 1501, Geoffroy de Beynac, baron de Beynac.
Elle eut en partage le tiers de la seigneurie de Soubise, en commun avec son frère Guy, et plus de 40 vieux écus d'or de rente.
13) Roze, qui reçut en partage la seigneurie de Féolles en Anjou.
Elle décéda avant 1503.
14) Madeleine, qui fut religieuse du Tiers-Ordre de Saint-François, en 1501.
15) Françoise, qui décéda en 1501.

XI) de MONTBRON Louis II, seigneur de Fontaines et de Chalandray.
Une quittance de gages du 24 septembre 1513, comme capitaine de la compagnie du duc de Longueville, montrait un sceau rond de 22 mm, avec pour écu :
Ecartelé aux 1 et 4 à trois fasces, au 2 un croissant, au 3 un plain.
Sceau sans légende.
(Germain DEMAY)
blason sur un sceau de Louis de Montbron
Il fut gouverneur de Bayonne, et lieutenant du seigneur de Lautrec, Odet de Foix, maréchal de France.
Il épousa en premières noces René de La Rochechandry, fille de Jean, baron de La Rochechandry, et de Renée du Bec.
De cette union naquit :
  1) Placide, qui décéda en bas-âge.
Louis épousa en secondes noces, en février 1505, ou 1506, Louise de Beaumont, fille de Jean, seigneur de Glenay et de la Brossardière, et de Catherine Rataut.
Il décéda à Bayonne avant le 20 août 1527. Son corps fut transporté par le Corps de Ville de Bayonne, dans sa seigneurie de Fontaines, avec les clefs de la cité sur son cercueil.
De sa seconde union, il eut pour enfants :
  2) Renée, qui épousa en août 1527, Louis de La Rochechandry, seigneur de Neuvicq et de Clion, fils de Robert, seigneur de Neuvicq, de Courpignac, et de Saint-Antoine du Bois; et de Blanche d'Aubeterre.
3) René, qui décéda sans alliance.
4) Louis, qui suit.
5) Françoise.
6) Marguerite, qui épousa Guy de La Forêt, seigneur de Vaudoré.

XII) de MONTBRON Louis III, baron de Fontaines-Chalandray, seigneur de Condioux, de la Brosse et d'autres terres.
Il fut chevalier de l'ordre du roi, et gentilhomme de sa chambre.
Par contrat du 4 avril 1553 (vieux style), il épousa Claude de Blosset, dame de Torcy, fille de Jean, et de Jeanne de Cugnac. Par cette union entra dans la famille de Montbron, l'héritage de Jean de Blosset.
Ils testèrent conjointement le 9 octobre 1589.
De leur union étaient nés :
  1) Louis, qui suit.
2) Anne, qui épousa le 17 janvier 1573, Louis de Gourdon de Genouillac, comte de Vaillac, fils de Jean Ricard, seigneur de Genouillac et de Vaillac, et de Jeanne Brun.
Ils eurent 23 enfants.

XIII) de MONTBRON Louis IV, baron de Fontaines-Chalandray, de Torcy et d'autres lieux.
En 1604, il plaida contre Jean de Hotot, seigneur de Beaumont.
Il prit la qualité de chevalier des ordres du roi, sous le règne de Louis XIII, dans un acte de 1615.
Le 10 juillet 1580, il épousa Héliette de Vivonne, fille de Charles, seigneur de la Chataigneraie, et de Renée, dame de la baronnie d'Oulmes.
Il fut héritier de Louise de MONTBRON, (fille de Louis, seigneur d'Auzances, et de Madeleine de Mareuil), sous bénéfice d'inventaire des Halles de Poitiers.
Alors en ruines suite à un incendie, Louise avait essayé de les faire reconstruire, mais elle décéda en 1594. Louis s'empressa de mettre les ruines en vente, ce qui advint 4 ans plus tard, par contrat du 29 novembre 1598, moyennant une rente de 1000 livres. L'acheteur fut René Brochard, conseiller du présidial de Poitiers.
Il rédigea son testament en 1619, et décéda en 1621. Suivant ses dispositions testamentaires, son corps fut transporté dans l'église Notre-Dame de son château de Fontaines.
Héliette décéda le 30 août 1625.
De leur union étaient nés :
  1) Jean, qui suit.
2) Catherine, qui encouragea son frère à fonder le prieuré Notre-Dame de Grâce, à Cognac.
Très jeune, elle prit le voile au monastère Saint-Joseph de Châlons sur Marne. Cependant la règle y était très sévère, et l'état de sa santé ne lui permit plus de s'y soumettre. Elle quitta donc Saint-Joseph, et vint à Cognac, vers 1622, pour présider aux nouvelles constructions.
Quand tout fut prêt pour recevoir les religieuses, elle s'adjoignit sa nièce, Louise de MONTBRON, accompagnée de Charlotte de Fougères.
L'abbaye royale de Saint-Ausone d'Angoulême accepta aussi de lui envoyer son autre nièce, Marie de MONTBRON, accompagnée aussi de Marie de Nesmond, et de Lucie de Hauteclaire.
Elle décéda en 1671, et fut inhumée devant l'autel dédié à Sainte-Scholastique.
3) Louise, qui épousa en 1609, Jean Louis de Rochechouart, seigneur de Chandenier.
Elle décéda le 31 mai 1654, et fut ensevelie dans la chapelle de Saint-Antoine des Jacobins, construite avec ses deniers, rue Saint-Honoré, à Paris.

XIV) de MONTBRON Jean, comte de Fontaines-Chalandray, baron d'Auzances, seigneur de Plessis-Palé.
Il fut chevalier de l'ordre du roi, conseiller en son conseil d'état, et premier écuyer de Madame la duchesse d'Orléans.
Il épousa Louise de l'Aubespine, fille de Claude, seigneur de Verderonne, et de Louise Pot de Rhodes.
La famille de MONTBRON obtint de l'évêque de Saintes, le privilège de pourvoir à toutes les dépenses de fondation d'un nouveau prieuré, qui prit le nom de prieuré Notre-Dame de Grâce, sur les ruines d'un prieuré de bénédictins fondé en 1031, et délabré suites aux guerres de religion.
En 1623, Jean et son épouse cédèrent aux prières de Catherine de MONTBRON, (sœur de Jean), et s'engagèrent à régler les frais de cette fondation. Les travaux commencèrent aussitôt. En 1628, les bâtiments conventuels étaient relevés de leur ruine, et la construction de la chapelle Notre-Dame de Grâce, destinée aux Dames Bénédictines était terminée. (Cette chapelle est l'actuelle chapelle de la Vierge occupant le bas côté sud de l'église Saint-Léger).
Il décéda le 31 mars 1645, et fut inhumé dans la chapelle de Fontaines. Son cœur fut déposé en l'église Saint-Liguaire de Cognac.
Louise décéda en 1678.
Jean et Louise eurent pour enfants :
  1) Louis, né le 5 septembre 1621, comte de Fontaines.
Il décéda sans postérité.
2) Charles, né le 29 septembre 1623, comte de Fontaines.
Dans différents titres de 1652, et 1663, il fut qualifié de chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, comte et seigneur de Fontaines, Auzances, et autres lieux.
Dans un acte du 28 octobre 1654, il établit pour sa mère une pension de 6000 livres par an.
Il décéda sans postérité le 5 juillet 1666, et fut inhumé à Saint-Liguaire de Cognac.
3) Yves Balthazar, né le 24 juillet 1626, qui fut chevalier de Malte, et colonel du régiment de Conty.
Il décéda des suites de blessures reçues lors de l'attaque de Charenton.
4) Charles, qui périt lors de l'attaque de Saint-Denis, étant alors enseigne au régiment des gardes françaises.
5) Catherine, née le 6 décembre 1622.
Elle épousa Antoine de Salignac de La Motte-Fénelon, marquis de Magnac, dit le marquis de Fénelon.
6) Louise, qui fut religieuse à Jouare.
Elle fut la première prieure des religieuse bénédictines de Saint-Liguaire de Cognac, sous le nom de Sœur Sainte-Marie, de 1623 à 1626.
Elle y décéda en 1660.
7) Marie, qui fut la seconde prieure de Saint-Liguaire de Cognac, après sa sœur, de 1626 à 1666, sous le nom de Sœur de la Purification.
Elle décéda le 26 avril 1669, et fut inhumée au milieu du chœur de son église.
8) Elisabeth, qui fut étant enfant à l'abbaye des Clairets.
Elle fit profession de foi chez les bénédictines.
Elle décéda le 25 octobre 1665, et fut également inhumée à Saint-Liguaire de Cognac.

- On trouve aussi le nom Marie Madeleine, qui entra en religion sous le nom de sœur de Jésus, et qui fut prieure de Notre-Dame de Grâce, de 1666 à 1692.
Elle était peut-être fille de Jean et de Louise de l'Aubespine.

Branche de TOURVOYE : (Informations tirées de la généalogie de Guillaume WAILLY, sur geneanet).
XI) de MONTBRON Charles, seigneur de Tourvoye.
Deux quittances de gages, l'une du 5 octobre 1535, comme guidon de 80 lances, sous le maréchal de La Marck, et l'autre du 14 août 1539, comme lieutenant des Cent Suisses de la Garde du Roi, montraient des sceaux rond, le premier de 32 mm, et le second de 33 mm, avec pour écu :
Ecartelé aux 1 et 4 fascé de 6 pièces, aux 2 et 3 un bâton en barre.
L'écu était penché, timbré d'un heaume, cimé d'un lion issant, et supporté par deux lions.
Légende du sceau de 1535 : C DE MONTBRON S DE TOVRVOY
Légende du sceau de 1539 : SE.... DE.... BRON
(Germain DEMAY)
blason sur deux sceaux de Charles de Montbron
Il épousa en premières noces Marthe Thierry, fille de Jean, seigneur de Tourvoye.
De cette union naquirent :
  1) Anne, née le 31 janvier 1517.
2) Robert, né le 31 décembre 1518.
Une quittance de gages du 5 mars 1535, comme guidon de 80 lances, sous le maréchal de La Marck, montrait un sceau rond de 35 mm, avec le même écu que Charles, mentionné ci-dessus. Légende : R DE MONTBRON........OVRVOY (Germain DEMAY).
Le Ier février 1541, il épousa Roberte du Roux, dame de Marly.
Il décéda le 5 septembre 1561.
3) Antoine, né le 19 août 1519.
4) Gabriel, qui suit.
5) Marie, née en 1528.
Elle épousa en premières noces Adrien de Villemor
Il décéda avant 1572.
Marie épousa ensuite en secondes noces le 18 mai 1572, Jean de Sablonnières, seigneur des Bordes, gentilhomme de la fauconnerie. Ils décédèrent après 1597.
Marthe Thierry décéda en 1537.
Charles épousa en secondes noces Marguerite de Chaumont, fille de Bernard, seigneur de Conantes et Runes, et de Nicole de Melun.
Charles décéda après le 22 avril 1541.

XII) de MONTBRON Gabriel, né le 17 août 1521, écuyer, seigneur de Tourvoye.
Le 5 mai 1555, il épousa Sylvine d'Assigny, dame de Montréal, fille de Louis, seigneur de Montréal, et d'Edmée de Bérulle.
Il décéda en 1562 à Paris, ayant eu pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) N., qui décéda après 1565.

XIII) de MONTBRON Jean, écuyer, seigneur de Tourvoye.
Il épousa le 4 février 1597, Marie de Voves, dame de Malherbes et Richebourg, fille de Bertrand, et de Françoise de Courtenay.
Jean décéda après 1602, et Marie après le 30 novembre 1607.
De leur union étaient nés :
  1) Henri, qui suit.
2) Jacques.
3) Marguerite, qui épousa le 4 juillet 1613, Eustache du Deffand, seigneur de Saint-Loup et la Motte.

XIV) de MONTBRON Henri, chevalier, seigneur de Tourvoye, Malherbes, Richebourg, Mirabeau et Sourdun.
Le 4 mars 1631, il épousa Louise de Boulainvilliers, fille de Philippe, seigneur de Domval, et de Denise des Fossez.
Il décéda après 1654, ayant eu pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Jean Baptiste, qui fut chevalier de Malte.
Il décéda après 1656.
3) Joseph, qui fut chevalier de Malte, et capucin.
Il décéda après 1679.
4) Eustache, qui fut également chevalier de Malte, et capitaine de vaisseau.
Il décéda après 1679.

XV) de MONTBRON François, baptisé le 29 mai 1632, à Saint-Martin de Sourdun, (diocèse de Sens), titré vicomte de Montbron.
Il fut officier de mousquetaires, puis lieutenant-général de la Flandre française.
Le 14 mai 1667, il épousa Marie Gruin, fille de Rolland, seigneur du Bouchet et Valgrand, et d'Anne Clozier.
François décéda le 16 mars 1708 à Cambrai (Nord), et Marie, en 1720.
De leur union naquirent :
  1) Charles François Anne, qui suit.
2) Marie Françoise, qui épousa le 26 janvier 1689, Charles Eugène Jean Dominique de Bonnières, comte de Souastre en Flandres, fils de Charles Ignace, et de Jeanne Marie Thérèse de Créquy. D'où descendance.

XVI) de MONTBRON Charles François Anne, né le 9 novembre 1674, titré marquis de Montbron (alias Montberon).
Il fut colonel au régiment Dauphin-Infanterie.
Il décéda en janvier 1704, à Ulm en Allemagne.

Branche des seigneurs de BEAUREGARD : (Jean-Marie DENIS).
XI) de MONTBRON Antoine, seigneur de Beaulieu, ainsi que de Meung sur Charente, que sa mère lui donna dans la partage de 1501.
Il reçut aussi à l'occasion de son mariage, la seigneurie de Bré, la moitié de Fronsac, et un logis à La Rochelle.
Il épousa en premières noces, Marie de Mareuil, fille de Jean, baron de Montmoreau.
De cette union naquit :
  1) Jacques, qui suit.
Antoine épousa en secondes noces Perette Le Féron, qui lui donna pour enfants :
  2) Guy, qui d'une alliance inconnue, eut pour enfants :
  a) Jeanne, dame des Essarts, qui épousa André de Montalembert, seigneur de Vaux.
b) Marguerite, qui épousa René de Montalembert, frère d'André.
3) Marie, qui épousa Bertrand de Lostanges, seigneur de Saint-Alvaire.
Elle apporta en dot la seigneurie de Paillé.
4) Marguerite, qualifiée de dame de Bar, dans un contrat de partage de 1559.
5) Claude, mineure en 1534, et qui était sous la tutelle de son demi-frère, Jacques.
Elle épousa plus tard Raimond de Montagrier, seigneur de Marouastres et de Lage, en Périgord.

XII) de MONTBRON Jacques, seigneur de Meung sur Charente et de Beaulieu.
Par contrat du 26 décembre 1526, il épousa Michelle Gehamd, fille de Charles, seigneur d'Olbreuse, et de Catherine Dexmier.
De cette union naquirent :
  1) Jacques, qui épousa en 1572, Jeanne Jau.
Il décéda sans postérité, et ses frères et sœurs se partagèrent ses biens, en 1577.
2) Jean, qui suit.
3) Christophe, qui épousa N. de Pluveau-Claveau.
Ils eurent pour enfants :
  a) Madeleine, qui épousa René de Cumond.
b) N., qui épousa Joachim de Ponthieu.
4) Marguerite, qui épousa Pierre Vasselot, seigneur de la Chaignée, en Poitou.
5) Madeleine, qui par son mariage, devint dame de la Guillotière et de Pluviau.

XIII) de MONTBRON Jean, seigneur de Beauregard.
Il épousa en premières noces, par contrat du 23 décembre 1556, Perrette Angély, fille de Pierre et de Renée Grain, seigneur et dame de plusieurs terres en Aunis, dont celle de Beauregard. (La seigneurie de Beauregard, ancien partage de la seigneurie de Nuaillé, se trouvait environ à 3 lieues et mille toises de La Rochelle).
De cette union naquirent :
  1) Michel, qui suit.
2) Luce, dont le nom paraît dans un partage du 12 juillet 1599, avec son frère Michel.
Jean épousa en secondes noces, par contrat de septembre 1570, Jeanne du Pont.
Ils eurent pour enfant :
  3) Jacques, qui fera la rameau d'Husson.

XIV) de MONTBRON Michel, seigneur de plusieurs terres, entre autres de Beauregard, par droit d'aînesse, et de la Cour d'Usseau, par son mariage avec Françoise de Fauqueur, fille de François, seigneur de la Cour d'Usseau, et de Françoise Dexmier.
De cette union naquirent :
  1) Jean, qui suit.
2) Luce, qui épousa Charles de La Laurencie, seigneur de Villeneuve La Comtesse.
Ses enfants transigèrent avec Jean de MONTBRON, leur oncle, en juillet 1665.

XV) de MONTBRON Jean, seigneur de Beauregard, de la Cour d'Usseau, de la Crignolée, etc.
Il épousa par contrat du 26 mai 1633, Marie Gentils, fille d'Abraham, seigneur d'Esnandes, et de Marie Guitton.
Il semble qu'ils n'eurent pour enfant, que :

XVI) de MONTBRON François, seigneur de Beauregard, d'Esnandes, de la Cour d'Usseau, de la Crignolée, etc.
Par contrat du 29 janvier 1662, il épousa Charlotte du Landas, fille d'Alexandre, conseiller au parlement de Bordeaux, et de Marguerite de La Rivière.
A la suite d'une querelle privée inconnue, François et ses complices, convaincus de crimes divers commis sur les tenanciers, pêcheurs et autres habitants des paroisses d'Esnandes et de Marcilly, etc., furent jugés au présidial d'Agent, le 29 mai 1668.
Il fut condamné par contumace à avoir la tête tranchée, et tous ses biens acquis et confisqués par Sa Majesté.
Il fut recherché longtemps, exerçant pourtant pendant ce temps de nombreux autres méfaits, sans vraiment se caché, jusqu'au jour où avec ses complices, ils allèrent jusqu'à pénétrer dans la maison de Samuel Cholet, écuyer, seigneur de Fétilly, voulurent l'assassiner et le laissèrent pour mort d'un coup de fusil à la tête. Ils pillèrent également la maison, y mirent le feu, arrachèrent et rompirent tous les arbres et plantes de son jardin. Le sieur de Fétilly cependant n'était pas mort, et avec son frère, allèrent se plaindre au roi.
L'affaire resta encore 9 mois en suspens, et Louis XIV se décida à intervenir.
Le 30 janvier 1670, le roi ordonna que le procès du sieur de MONTBRON, et de ses complices, devait enfin prendre effet.
Y-eut-il des effets ? La suite de l'affaire est inconnue. François était cependant toujours vivant en 1675...
De son union avec Charlotte naquirent :
  1) Alexandre Robert, qui suit.
2) Jean Jacques, qui décéda sans postérité.
3) Louis Philippe, qui décéda jeune.
4) François, qui décéda jeune.

XVII) de MONTBRON Alexandre Robert, seigneur d'Esnandes, et de Beauregard.
Par contrat du 7 mai 1687, il épousa Françoise Elisabeth Rougier, fille de Jean, conseiller au siège présidial de La Rochelle.
Le 21 mai 1694, il signa une baillette pour une pièce de pré, aux fabriqueurs d'Esnandes.
De son union avec François Elisabeth, naquirent :
  1) Alexandre François, qui suit.
2) Charlotte, qui épousa en premières noces, le seigneur de Saint-Mary. Ce dernier décéda sans lui laisser de postérité.
Elle épousa en secondes noces Henri de Vigneau, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, d'où descendance.

XVIII) de MONTBRON Alexandre François, dit le comte de Montbron, seigneur de Beauregard.
Il épousa par contrat du 20 septembre 1720, Catherine Agnès de Lévis.

Rameau d'HUSSON (Charmé) :
XIV) de MONTBRON Jacques, seigneur d'Husson.
Il hérita avec son demi-frère Michel, en partie, des biens de Louise de MONTBRON, dame d'Auzances et de Sansac.
Par contrat du Ier août 1618, il épousa Marie des Champs, et eurent pour enfants :
  1) Pierre, qui suit.
2) Marie, qui épousa Charles Danché, ou d'Anché.

XV) de MONTBRON Pierre, seigneur d'Husson, qui épousa Charlotte de Gamaches, en avril 1654.
De cette union naquirent :
  1) Anne, née le 17 décembre 1663 à Charmé. Elle eut pour parrain César Dumas, écuyer, sieur du Peux. (Chantal LAURENT)
2) Henry, qui suit.

XVI) de MONTBRON Henry, écuyer, sieur d'Usson, ou Husson (Charmé).
Le 31 décembre 1715, il épousa Anne Suzanne Préveraud, fille de Charles et de Charlotte de Beauchamps. (Chantal LAURENT)
Par cette union, Henry fut qualifié en 1734, seigneur de Gragonne (Bessé). (Elisabeth BRIDIER et Pauline NOÉ).
Il décéda avant 1758 à Charmé, ayant eu pour enfant :

XVII) de MONTBRON Henry Charles, né le 21 juin 1717 à Charmé.
Il eut pour parrain Charles Fumé, de la Basinière, et pour marraine Marie Préveraud.
Lui-même fut parrain en 1732 d'Anne Brigot. (Chantal LAURENT)
En 1774, les héritiers de Henry Charles, Jean Luchet, écuyer, chevalier de la Rivière, ses frères André et Jacques, écuyers, et les sieurs Nivaud du Colombier, demandèrent à ce qu'un procès-verbal fut dressé pour Gragonne (Bessé). (Elisabeth BRIDIER et Pauline NOÉ).

Nom isolé ayant un rapport avec le rameau d'HUSSON :
- de MONTBRON Marie, qui épousa Jean Seguay, et qui fit parvenir dans cette famille le logis d'Husson (Charmé). (Bruno SÉPULCHRE).

Branche des seigneurs d'AUZANCES : (Jean-Marie DENIS).
XI) de MONTBRON Louis, seigneur d'Auzances.
Il entra en possession de la terre d'Auzances, avec son château et ses appartenances, et avait reçu pour son héritage, les seigneuries de Gours et de la Caillère.
En premières noces, il épousa Marguerite de Comborn, veuve d'Olivier Mérichon, et fille de Jean, vicomte de Comborn.
Il épousa ensuite en secondes noces, Madeleine de Mareuil, dame de Montmoreau, fille de Jean, baron de Montmoreau et en partie de Villebois.
En 1534, elle était veuve et tutrice de ses enfants, qui étaient :
  1) Jacques, qui suit.
2) Jeanne.
3) Louise, née vers 1524, demoiselle d'Auzances.
Elle fut demoiselle d'honneur de Catherine de Médicis.
Elle épousa Louis Prévost, seigneur de Sansac, gouverneur d'Angoumois.
En 1572, les Halles de Poitiers furent en partie détruite par un incendie. Louise, héritière du fief, n'hérita donc que de ruines. Elle sollicita du roi de rétablir les deux anciennes foires, révélant son intention de faire reconstruire les bâtiments détruits.
Par ses lettres patentes du 28 septembre 1577, Henri III accorda toutes les demandes de Louise. Mais le projet de reconstruction resta en suspens, et il semble qu'elle recula devant les dépenses à engager.
Elle décéda en 1594, sans que les Halles fussent reconstruites.

XII) de MONTBRON Jacques, seigneur d'Auzances, baron de Montmoreau, par la donation que lui fit son oncle maternel.
En mai 1559, sous le règne de Charles IX, il fut écuyer tranchant du roi, chevalier de son ordre, et gouverneur de Metz.
De 1557 à 1562, il fut lieutenant de 30 lances de compagnie sous la charge et conduite de Mr de Sansac, son beau-frère.
Son sceau était appendu sur une quittance de gages du 28 juin 1562.
Sur ce sceau rond de 25 mm, était un écu :
Ecartelé aux 1 et 4 à trois fasces;
au 2 à deux bars adossés et accompagné d'un croissant en chef; au 3 un plain.

L'écu était timbré d'un heaume à lambrequins.
Sans légende.
(Germain DEMAY)
blason sur un sceau de Jacques de Montbron
Catherine de Médicis décida elle même du mariage de Jacques, avec Marie de Bony, demoiselle d'honneur de sa chambre.
Suivant le contrat du 8 novembre 1548, la reine se montra très généreuse en promettant à Marie une dot de 27000 livres.
Jacques se fit confier par la reine, à plusieurs reprises, des missions diplomatiques en Espagne. (entre autres en 1561).
De son union avec Marie naquit :
  1) Louise, dame de Montmoreau et d'Auzances, qui décéda avant le 29 décembre 1595, sans postérité.

Rameau de MARTHON :
- de MARTHON Hugues, qui d'après le cartulaire de l'église Saint-Pierre d'Angoulême, entre les années 1059 à 1081, était le frère de Robert de MONTBRON.
Il fut le fondateur présumé de la baronnie de Marthon.
A la fin de sa vie, dans son testament, il donna à Dieu, à Saint-Pierre et aux évêques d'Angoulême, le droit de justice qu'il exerçait sur le quart de l'église d'Aent.
Il épousa Pétronille, qui lui donna pour enfants : (Jean-Marie DENIS).
  1) Guillaume.
2) Hugues.
3) Robert, qui suit.

- de MARTHON Robert Ier, seigneur de Marthon.
Le 19 janvier 1110, comme porte-parole de ses frères et de sa mère, il restitua à Girard, évêque d'Angoulême, les droits qu'ils prétendaient avoir sur le quart de l'église de "Aent", ou "Ains", en la châtellenie de Matha en Saintonge, le quart du cimetière, de la dîme et du casuel de ladite église, (le tout précédemment donné par son père), qui depuis de longues années étaient l'alleu de Saint-Pierre d'Angoulême, et à ce titre, faisait partie de la mense des évêques d'Angoulême.
Il décéda vers l'année 1120. (Jean-Marie DENIS).
Il eut pour enfant, au moins :

- de MARTHON Hugues, seigneur de Marthon, aux environs de 1120.
Il s'engagea à respecter la volonté de ses aînés, au sujet de la donation du quart de l'église d'Aent. (Jean-Marie DENIS).
Il eut pour enfant, au moins :

- de MARTHON Robert II, seigneur de Marthon.
Il épousa Emma de La Roche, dame de la Roche et héritière de La Rochefoucauld (?), fille d'Aymar, seigneur de la Roche et de Verteuil, et de Mathilde de Chabanais.
En 1147, Robert et ses fils Guy de La Roche et Fergans donnèrent au monastère d'Obasine le mas Coudour. Ils donnèrent également au même monastère le péage dans sa terre et dans les bois de Grosbot, le pacage aux porcs dudit monastère et le droit de prendre, dans ladite forêt, des bois, tant pour le chauffage que pour les autres usages.
(Jean-Marie DENIS).
Il eut pour fils :
  1) Guy de La Roche, qui devient seigneur de La Rochefoucauld, Verteuil, Cellefrouin, et Marthon. (Voir généalogie de la famille de La ROCHEFOUCAULD).
2) Fergans.
3) Adémar, ou Aymar de La Roche, qualifié de chevalier en 1183.
4) Foucauld de La Roche, qui en 1183, confirma des donations de Robert de Marthon.

- Jean-Marie DENIS : Montbron en Charente, tomes I et II.
- Abbé Jean NANGLARD : Pouillé historique du diocèse d'Angoulême.
- Abbé Joseph NADAUD : Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges.
- Germain DEMAY : Inventaire des sceaux de la collection CLAIRAMBAULT, à la bibliothèque nationale - 1885.
- Yves PIERRON : article sur Rochebertier (Vilhonneur), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE : article sur Villeneuve (Mons), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Bruno SÉPULCHRE : article sur le Petit Husson (Charmé), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Elisabeth BRIDIER et Pauline NOÉ : article sur Gragonne (Bessé), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente - Librairie Bruno Sépulchre.
- Chantal LAURENT : Généalogie sur Geneanet : http://gw.geneanet.org/chantallmc?lang=fr&pz=daniel+xavier&nz=baz&ocz=0&p=pierre&n=de+montbron&oc=1
- Guillaume de WAILLY : Généalogie sur Geneanet : http://gw.geneanet.org/wailly?lang=fr&p=charles&n=de+montberon&oc=2
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