PRÉVERAUD
blason de la famille Préveraud
D'azur à un chevron d'or, accompagné de trois grenades ouvertes, tigées et feuillées de même, posées deux et un.

Au XVIIème et XVIIIème siècle, la famille Préveraud occupait à Verteuil, de nombreuses charges.
et avaient dès la fin du XVIème, leur sépulture aux Cordeliers de Verteuil.
( La ville de Verteuil, siège d’une baronnie qui avait dans sa mouvance une soixantaine de fiefs, comptait parmi ses plus notables habitants les officiers du château : le sénéchal et les juges assesseurs, les notaires et les procureurs, l’intendant de la terre, le capitaine du château, le receveur général, l’archiviste, le maître de chasse, le maître de police, etc...)


I) PRÉVERAUD Jean, capitaine huguenot. Il fut tué au siège de Niort.
Il avait épousé N. d'Alloue, dame de Fontclaireau.
Ils eurent pour enfant, au moins :
II) PRÉVERAUD François, seigneur de la Piterne. (Est-ce actuellement la Citerne, commune de Mons ?)
Il occupa les charges d'avocat au présidial d'Angoulême, de juge de Montignac, et était dit ancien de l'église de Verteuil.
Il fut député de l'Angoumois au synode de Vitré, en 1617, et le 25 septembre 1619, député à Loudun.
Il demeurait au logis du Châtelard, en Montignac.
Il épousa Marguerite Lambert, et eut pour enfant, au moins :
III) PRÉVERAUD Jean, né le 12 août 1579, seigneur de la Piterne, sieur des Mesnardières.
Il fut juge sénéchal des baronnie et châtellenie de Montignac, et président en l'élection d'Angoulême.
Il fut reçu pair le 5 décembre 1642, élu maire d'Angoulême le 2 avril 1656, puis échevin par la mort de Guillaume Saucy, sieur des Benechières, le 6 novembre 1657. Il fait déclaration de vouloir vivre noblement le ...
Il épousa Christine de Vassoignes, dame d'Etaules.
Ils eurent 4 enfants, dont :
IV) PRÉVERAUD Jean, écuyer, seigneur de la Piterne, du Breuil, de Nitrat (Saint-Amand de Boixe), et de Beaumont.
Licencié-es-lois, il fut juge sénéchal des baronnie et châtellenie de Montignac-Charente.
Il occupa aussi les charges d'avocat au Parlement.
Il fut reçu échevin de la ville d'Angoulême avec l'approbation du Roi et sur arrêt de la cour des Aides du 3 juillet 1666, par la résignation de M. de Lafosse, conseiller d'Etat, qui obtint la permission de résigner le 22 mars 1666.
Il résidait à Nitrat, le 22 mars 1666, et était propriétaire de la métairie des Houlières, (actuellement les Ouillères), paroisse de Courcôme.
Il était dit aussi seigneur d'Etaules (Saint-Simeux ?), arrière-fief dépendant de Montignac. Cet arrière-fief avait un hommage au devoir de 12 deniers tournois, à mutation de seigneur et de vassal.
Il échangea avec Olive des Bordes, veuve de François de Lage de Puygasty, la maison noble et seigneurie de Nitrat, le fief de Bellejoie (alias les Communaux - Saint-Amand de Boixe), et le lieu de Beaumont, contra la métairie des Houlières, paroisse de Courcôme, et des rentes, paroisse de Salles (Salles de Villefagnan). (Archives de la Charente, E9)
Il épousa Louise Bouquet, fille de Jacques, et de Louise Gaschet.
Ils eurent pour enfat, au moins :
V) PRÉVERAUD Jacques, écuyer, seigneur de Beaumont et de Sonneville.
Il fut capitaine au régiment Piémont.
Le 7 décembre 1668 à Angoulême, devant Sicard notaire royal héréditaire, il acquit pour 2920 livres de Jean Charlier, seigneur de Sonneville, le lieu noble de Sonneville, paroisse de Villefagnan.
Il épousa Anne Seguin, fille d'Abraham et d'Anne Guy.
Ils eurent sept enfants dont :
VI) PRÉVERAUD Jean, seigneur de Sonneville.
Il devint cadet au régiment de Périgord. Il fut fait prisonnier en 1706, en tant que lieutenant, au siège de Turin.
Il fut ensuite capitaine commandant, et fut blessé au siège de Lille en 1708.
Il fut très estimé du roi Louis XIV, en particulier, dans des lettres données à Versailles, le 26 février 1708, "signées Louis".
Il fut nommé chevalier de l'Ordre Militaire de Saint-Louis, le 31 janvier 1724.
Il quitta le service, en 1725, emportant ce certificat élogieux, pour lui et le chevalier de Beaumont, son frère et lieutenant :
" Escueilles en Artois, 10 octobre 1725 Charnacé, Chevalier Militaire de l’Ordre Royal de Saint-Louis, lieutenant colonel et commandant cy devant le 2ème Bataillon du Régiment d’Infanterie de Périgord. Certifie que Monsieur de Sonneville a servi pendant quinze ans au dit Bataillon tant en qualité de Lieutenant que dans celle de Capitaine et que dans ces différents emplois il a donné des marques de zèle, de valeur et d’intrépidité distinguée, surtout pendant les défenses des ville et citadelle de Lille où il fut dangereusement blessé, et que Mr le Chevalier de Beaumont, son frère, qui y était Lieutenant, a suivi toujours son grand exemple. En foi de quoi.."
Il épousa Marie-Anne-Louise de La Quille, fille de Jacques, avocat au Parlement d'Angoulême, et de Marguerite Bourdage.
(Elle fut inhumée dans l'église de Villefagnan, le Ier mai 1739).
Ils eurent trois enfants, dont :
  1) Jean, écuyer et chevalier, seigneur de Sonneville et Vouillac.
Il naquit le 4 janvier 1724, à Sonneville, et décéda le 15 février 1799, à Villefagnan.
Il avait épousé le 16 mai 1746, Anne de La Grézille.
2) Anne, qui épousa à 22 ans, le 31 mai 1744, à Villefagnan, messire René de Chevreuse, seigneur de Guidiers en Couture, de Salignac, et de la Boissière (âgé de 32 ans), fils de feu Charles, et de dame Marie-Julie de Clervault. Furent témoins à ce mariage : Léger de Créssé, messire L. de Livron, Puissant Léger, Magdeleine Girardin, Lachaise, Clairvault Louis (cousin germain), messires Jean et Jacques de Clervault (oncles de l'épouse), d'Asnières de La Chapelle.
Le 15 novembre 1778, étant veuve, elle afferma le domaine de la Porteaudrie, à Charles Aimon, laboureur, pour 600 livres par an, 4 livres de laine, 6 poulets, 6 chapons, 6 fromages et 48 livres de pots de vin.
( En 1792, la famille Béguier était propriétaire et résidait à la Porteaudrie).

Notes isolées :
- Le 23 mars 1669, à la requête de François PRÉVERAUD, sieur de Beaumont, demandeur en crime de rapt commis en la personne de sa fille, Catherine, contre un autre François PRÉVERAUD, celui-ci fils du juge prévôt royal d’Angoulême, les juges du présidial déclarant le coupable « défaillant et contumax, et suffisamment atteint et convaincu du crime de rapt.. pour réparation duquel ils le condamnent d’être pendu et étranglé à une potence qui sera pour cet effet plantée en la place publique d’Angoulême par l’exécuteur de la haute-justice, en sa personne si appréhendé peut-être, sinon par effigie et dans un tableau qui sera à cette fin attaché à ladite potence. Mais un mois plus tard, le 29 avril, François PRÉVERAUD l’accusé comparaît au greffe du tribunal, assisté de son procureur, dit qu’il a eu avis de la présente sentence, déclare reconnaître avoir, « sous promesse de mariage, connu charnellement ladite PRÉVERAUD, l’avoir rendue enceinte de son fait et oeuvres », et il offre de l’épouser, ce qui met fin à cette affaire si l’on peut dire (B1-959). Car tout n’est pas terminé, ainsi que le laisse apparaître leur contrat de mariage passé le 16 juin 1669, par devant Mamain, notaire royal, contrat auquel n’ont voulu assister ni le père et mère du marié, ni ceux de la mariée (2E927).
- Fief de Fonclaireaux, paroisse du même nom. A foi et hommage; acte de foi et hommage rendu le 19 mai 1685 par Maître François Engaigne sieur de Becoiseau, avocat au parlement, sénéchal et juge ordinaire du marquisat de Ruffec, curateur de la personne et biens de François PRÉVERAUD sieur de Fontclaireaux son petit-fils comme François PRÉVERAUD étant âgé de seulement de 10 à 11 ans.
- PRÉVERAUD Jacquette, fut l'épouse de Philippe Seguin de Verteuil (1607).

- Notes généalogiques aimablement envoyées par M. Fabien Arbanère.
- Nobiliaire de la Généralité de Limoges : Simon des Coustures.
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