des Ruaux
blason de la famille des Ruaux

De sable semé d'étoiles d'or, et un cheval cabrant d'argent sur le tout.

Jean des Ruaux, en 1457, porte le titre de seigneur de Moussac. Il épouse Marie de Corgnol.
Par voie de succession, on arrive à :

I) Jean des Ruaux avait épousé Marguerite de Lorigné. Il obtint, dès l'année 1521 de François de Volvire, baron de Ruffec, la permission de bâtir en son "hostel noble" de Moussac (commune de Charmé), une maison forte.
Ils eurent au moins, pour enfant :
II) François des Ruaux. Il épousa Françoise de Montalembert, et en eut :
III) François des Ruaux, né à Moussac. Il eut les provisions d'avocat du roi au présidial, le 16 avril 1594. Il fut maire d'Angoulême en 1606, 1613, et 1621, et fut ensuite échevin jusqu'en 1631.
Il était procureur et commissaire pour le duc d'Epernon, et de ce fait reçu l'hommage de la seigneurie des Courades, le 20 septembre 1618, de Josias Méhée, écuyer, sieur de la Ferrière.
Il avait épousé en 1596 Anne de Morel, qui lui donnait pour enfants :
1) François, qui suit.
2) autre François, sieur du Puy d'Auriou, qui fera sa branche. Il épousa en 1639 Renée de Jourdain.
Cette branche établie près de Civray a produit plusieurs officiers de mérite : un lieutenant du roi à Blaye, un capitaine de grenadiers nommé La Boissière, tué à la bataille de Marsaille, un capitaine d'infanterie, tué à la bataille de Senef, etc...
3) Mathurine, épouse de François de La Rochefoucauld, seigneur d'Orbé.
4) d'autres enfants, qui sont entrés en religion.
IV) François des Ruaux, conseiller au présidial, épousa en 1631 Charlotte Houlier. De ce mariage naquirent :
1) François, mousquetaire de la seconde compagnie, mort sans avoir été marié.
2) Hélie, qui suit.
3) Anne, mariée avec Jacques Morin, conseiller au présidial. Les cabinets d'Hozier lui avait attribué ce blason. Elle est dite à cette époque veuve de Jacques Morin

blason d'Anne des Ruaux
D'or à trois chevrons de sinople.

4) Jeanne, mariée avec Jean de Rignol, écuyer, sieur de la Foix, près de Cognac.
V) Hélie des Ruaux, seigneur de Rouffiac. Il épousa en 1671 Anne Fé de Boisragon, et eut pour enfants :
1) Jean-Hélie, qui suit.
2) François, nommé le chevalier de Moussac, major du régiment de Rouergue, chevalier d' ordre militaire de Saint-Louis, pensionnaire du roi, mort en 1734, après la campagne d'Allemagne.
3) Marc-René, mort curé de Saint-Sulpice, près de Cognac.
4) Louis, capitaine dans la marine royale, connu sous le nom de Des Ruaux, chevalier de l'ordre de Saint-Louis.
VI) Jean-Hélie des Ruaux, comte de Rouffiac, épousa en 1702 Marie-Thérèse Nadauld, fille de François, écuyer, seigneur de Nouhère, Neuillac et de la Vergne, et de Madeleine de Tours. Il possèdait la terre de Rouffiac, seigneurie en Angoumois, érigée en comté par lettres du 23 janvier 1654, enregistrées au parlement de Paris, le 23 décembre 1666. Il eut de son mariage :
1) Hélie-Jean, comte de Rouffiac, brigadier des armées du roi en 1747. Il épousa en premières noces en le 31 août 1732 Elisabeth Gandillaud, fille de Marc-René Gandillaud de Fontguyon, et de Julie Vigier de La Vigerie, et en secondes noces par contrat du 18 septembre 1850 avec Marguerite Chérade, veuve de Jacques-Louis Le Musnier.
Ce mariage ne fut célébré que le 16 septembre 1751. Mais dès le jour du mariage, elle le quitta pour ne jamais habiter avec lui. Elle lui fit même souscrire un engagement d'honneur de la laisser vivre "à sa fantaisie", qu'elle voulut bien lui payer la somme de 1000 livres de pension annuelle, outre 30000 livres qu'elle lui avait donné par contrat de mariage.
Hélie-Jean eut de son mariage avec Elisabeth Gandillaud, au moins deux enfants, dont la cadette :
Louise des Ruaux, mariée avec François-Louis de Perry, à qui elle transmettra la terre de Moussac.
2) Jean-Hélie, seigneur de Plassac, connu sous le nom de Plassac des Ruaux, chevalier, seigneur de Moussac et autres lieux, capitaine au régiment de Vaubecourt. Il épousa en 1738, Anne Regnauld, de la branche des Regnauld de Scées.


Les services que cette famille a rendus dans l'épée et dans la robe, lui ont mérité des lettres patentes, datées du mois d'avril 1719, par lesquelles le roi lui accorde, et à sa postérité, le droit de prendre la qualité de chevalier. Ils mettent depuis ces lettres, un collier de chevalier autour de l'écu, et le timbrent d'une couronne de comte.
Voici le texte de cette lettre :

" Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous présent et à venir, salut.
Les occasions qui se sont présentées ès guerres passées, et dans tous les temps, nous ont fait connaître et dinstinguer les hommes de coeur, vaillants, généreux et de bonne conduite et affection pour la gloire et avantage de cet Etat; particulièrement notre très cher et bien amé Hélie des Ruaux, écuyer sieur de Moussac et ses ancêtres depuis plus de trois siècles; il est descendu des des Ruaux, anciens gentilhommes d'Angoumois, et de Charlotte Houlier. François des Ruaux, écuyer, sieur de Moussac, l'un de ses ancêtres, avocat pour nous à Angoulême, en 1590 et 1593, au commencement du règne de Henri IV, entretint les habitants de sa province et des voisines dans les sentiments d'affection et de fidélité qu'ils doivent à leur souverain. Ses enfants et ses petits-enfants ont eu les mêmes sentiments, mais ils ont donné de grandes preuves : François des Ruaux du Puy d'Auriou, l'un de ses fils, en qualité de capitaine, s'est trouvé à la prise de La Rochelle en 1628; François des Ruaux de Moussac, mort mousquetaire; François des Ruaux de Vreuil, mort lieutenant au gouvernement de Blaye; Henri-François des Ruaux de Loubilly et François des Ruaux de Salvert, capitaines morts de leurs blessures; Charles des Ruaux de Nuelle, capitaine dans le régiement de Bouillon, tué à la bataille de Senef, en 1674; Raymond des Ruaux, capitaine des grenadiers dans Bigorre , à la bataille de Marsaille, en 1693. L'exposant a eu l'honneur de nous servir et l'Etat, depuis quarante ans, aussi bien que Jean-Hélie des Ruaux son fils, en qualité de subdélégué dans la province d'Angoumois, en contribuant à la conversion des religionnaires, à la levée des troupes pendant les guerres, et à faire trouver la subsistance nécéssaire aux habitants de ladite province et des voisines dans la stérilité de plusieurs années. François et Louis des Ruaux, ses autres enfants, animés du courage de leurs ancêtres, ont pris le parti des armes dès leur tendre jeunesse, en 1702, et donné des marques de leur valeur en qualité de capitaine et de major dans les régiments de Rouergue et de Royal-Marine; s'étant trouvés dans les batailles d'Hochstedt, Oudenarde, Malplaquet, Denain, Dourmausone, au forcement des ligues de Bèle, à chasser les ennemis du Vieux-Brissac, dont ils voulaient s'emparer, au siège de Douai, le Quesnoy, Landau, Fribourg. La famille des Ruaux ne s'est jamais écarté de la véritable religion et du service des rois nos prédécesseurs et de l'Etat, pour qui elle a répandu son sang dans les occasions.
Or, voulant donner quelques marques de la satisfaction qu'il nous en reste, le principal but des belles actions étant de prévenir par les degrés d'honneur, nous avons estimé que nous pouvions rien faire en faveur dudit des Ruaux de Moussac qui lui soit plus agréable et plus obligeant que de le décorer et ses descendants, nés et à naître, du titre et dignité de chevalier.
A ces causes, voulant lui donner des marques de notre satisfaction, de l'avis de notre très cher et très amé oncle le duc d'Orléans, petit-fils de France, régent, et de notre grâce spéciale pleine puissance et autorité royale, nous avons, par des présentes, signées de notre main, fait, créé et nommé, faisons, créons et nommons le sieur des Ruaux de Moussac du titre, nom, dignité de l'un de nos chevaliers, pour dudit titre et dignité de chevalier, honneur et privilège, prérogative, rang et prééminence y appartenant, jouir et user, lui et ses descendants nés et à naître, tant enfait de guerres en nos armées, assemblées de noblesse, qu'en jugement, dehors et partout ailleurs, tout ainsi qu'en jouissent les autres chevaliers faits de notre main et de nos prédécesseurs rois. Si donnons en mandement à nos amés et féaux conseillers, les gens tenant nos cours, départements, lieutenants-généraux et nos amiraux et vice-amiraux, gouverneurs de nos provinces, villes et places, maréchaux de nos camps et armées, baillis, sénéchaux, prévôts, leurs lieutenants et autres, nos officiers substituts, qu'il appartiendra, de reconnaître ledit sieur des Rauaux de Moussac pour chevalier dudit titre d'honneur et privilège, prérogative, rangs, prééminences y appartenant, le faire jouir, user et ses descendants, pleinement et paisiblement et perpetuellement, à ce faire obéir contraindre tous ceux qu'il appartiendra et cesser tous troubles et empêchements contraires.
Car tel est notre plaisir; et afin que ce soit chose ferme, stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces présentes.
Donné à Paris, au mois d'avril, l'an de grâce 1719, et de notre règne le quatrième.
Signé : Louis.
Et sur le repli, "Par le Roi, le Duc d'Orléans, régent présent."
Signé Philipeaux.
Et à côté est signé "M. R. M. de Voyer d'Argenson, Pour lettres de chevalier, Enregistrée,
Ouï le procureur général du roi, pour jouir par l'impétrant et ses descendants, nés et à naître en loyal mariage du contenu icelles, et être exécutées suivant l'arrêt de ce jour, à Paris, en Parlement, le 31 août 1723."
Signé : Isabeau.


MOUSSAC, commune de Charmé


L'armorial de Charles d'Hozier, pour la province d'Angoumois, signale aussi un certain
N. Ruaux, curé d'Ynrat (pour Yvrac ?), a qui l'on avait attribué le blason suivant.
Mais faisait-il parti de la même famille ?
blason de N. Ruaux
D'argent à deux pals ondé d'azur


- François Vigier de La Pile : Histoire de l'Angoumois.
- Abbé Tricoire : Le château d'Ardenne.
- Abbé Joseph Nadaud : Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges.

- Armorial Général de France dressé par Charles d'Hozier, généralité de Limoges.
- Association Promotion Patrimoine : Châteaux, manoirs et logis de la Charente.

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