de VIAUD

blason de la famille de Viaud
 
blason d'alliance des de Viaud et des Cérétani
D'argent à trois roses de pourpre, tigées et feuillées de quatre feuilles de sinople.
(Archives du château de la Couronne)
 
Ecartelé, au 1 et 4 d'argent à trois roses de pourpre, tigées et feuillées de quatre feuilles de sinople, qui est de Viaud, au 2 et3 d'azur à la bande d'or chargée de trois chênes de sinople, qui est Cérétani.
(Archives du château de la Couronne)

I) de VIAUD Antoine, écuyer.
Il acquit la seigneurie d'Aignes en 1541. Cette terre relevait de la seigneurie de la Faye.
Il avait épousé le Ier janvier 1514 Mathurine Chastagnet, qui lui donna pour enfants :
  1) Jacques, qui suit.
2) Marie, qui épousa après contrat du Ier juillet 1561 Pierre Bousmard, de la ville de Guitres (33), fils de Pierre et de Marie Gramonde.

II) de VIAUD Jacques, écuyer, seigneur d'Aignes.
Il épousa le 21 décembre 1542 Odette Bousmard, dont il eut :
  1) Gaston, qui suit.
2) Anne, qui épousa le 21 janvier 1593 Jacques Durand, écuyer, seigneur de la Tour.
3) Marie, qui se maria avec Jean Joly, sieur du Bois-Joly, procureur fiscal de Barbezieux.
4) Françoise. Elle épousa François de Pontenier, écuyer, sieur du Maine-Audebert.

III) de VIAUD Gaston, écuyer, seigneur d'Aignes.
Il épousa en premières noces le 8 janvier 1596 N. Le Mercier, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Borde; et en secondes noces le 2 janvier 1606 Marguerite Le Comte, fille de Jean, maréchal des logis de François, duc d'Alençon, frère des rois Charles IX et Henri III, gouverneur de Châteauneuf, et de Louise de Verge.
Ils eurent pour enfants :
  1) Galliot, qui suit.
2) Marguerite, qui fut baptisée à Saint-Martial d'Angoulême le 18 novembre 1623. (Registres de Saint-Martial d'Angoulême).
Elle épousa en premières noces Samuel Paulte, écuyer, seigneur de la Charbonnière en Chazelles; et en secondes noces Jean de Montserand, écuyer, sieur des Souches et Govalet.
3) Jean, qui fut baptisé le 30 juillet 1607. (Registres de Saint-Martial d'Angoulême)
4) Louise, baptisée le 23 novembre 1609. (Registres de Saint-Martial d'Angoulême)
5) Jean, baptisé le 27 novembre 1612. (Registres de Saint-Martial d'Angoulême)

IV) de VIAUD Galliot, écuyer, seigneur d'Aignes.
Il épousa le 2 juin 1649 Marguerite de Certain (alias Cérétani), fille de Pierre, écuyer, seigneur du Breuil, et de Marguerite Rouchau. ( Marguerite se remaria le 3 juin 1692 avec Jacques Jay, écuyer, seigneur de Saint-Germain).
De cette union naquirent :
  1) Joseph, qui suit.
2) Louise, baptisée à Aignes le 11 août 1652.
3) Gaston-Pierre, qui fut baptisé le 3 décembre 1657.
Il fut seigneur d'Aigne, le Breuil, de Lavaure et de Barret, et de la Vigerie de Talmont sur Gironde.
Il fut capitaine d'un régiment de Navarre, viguier de la ville de Talmont, lieutenant-colonel d'un régiment d'infanterie, chevalier du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem.
Il épousa Elisabeth-Louise de Beaumont, dont il eut une fille :
  a) Gabrielle-Catherine, dame d'Aignes.
Elle épousa Philippe-Auguste Mastin de Nuaillé, chevalier, seigneur du Courseau, en Aunis. Elle apporta en dot la seigneurie d'Aignes à son époux.
4) Jean-Charles, baptisé le 29 décembre 1657.
5) François, baptisé le 16 octobre 1659.
6) Marguerite, baptisée le 22 décembre 1660.
7) Françoise, baptisée le 16 décembre 1661.
8) Marie, baptisée le 3 septembre 1665.
9) Jean, baptisé le 25 mars 1669. Il mourut à l'armée.

V) de VIAUD Joseph, écuyer, seigneur de la Charbonnière, et y demeurant.
Il eut la Charbonnière de Joseph Paulte et de Marguerite Viaud.
Il aimait à ferrailler. Le 5 mars 1672, il tua à coup d'épée le sieur de Lussac. Blessé, et emprisonné à La Rochefoucauld, il s'évada le lendemain. Il fit à nouveau parler de lui, le 6 octobre 1695, où il fut l'objet d'une plainte, au lieutenant criminel de l'Angoumois, de la part de son voisin, le sieur de l'Echelle. Ce dernier se rendait à la messe en traversant les champs appartenant au sieur de la Charbonnière qui l'insulta et le menaça.
En 1706, éxcédés par le personnage, les paroissiens de Chazelles acceptèrent transitoirement de "rayer et biffer de leurs rôles", le sieur de la Charbonnière, mais "sous les protestations de le faire déclarer roturier, comme il l'était véritablement".
Il lègua à Notre-Dame d'Obézine d'Angoulême, une rente annuelle de 2 livres 10 sols, pour un anniversaire à célébrer, le jour de la Saint-Louis, et de deux messes basse à dire, le lendemain et le surlendemain, pour le repos de son âme.
Le 4 décembre 1715, sa veuve fit faire l'inventaire des meubles par P. Jeheu. A signaler audit inventaire : un fusil à giboyer de bonne longueur, sur la platine duquel est gravé "Nougarède à Pranzac", et deux pistolets d'arçon sur les platines desquels est écrit "Puybarreau".
Il avait épousé Louise-Julienne Picant, dont il eut :
  1) François, qui suit.
2) Jacques-Joseph. Il naquit le 2 août, et fut baptisé le 4 septembre1703.
Il devint curé de Sigogne, et résigna cet office le 29 juillet 1765, en faveur de Jacques-Joseph Montanson du Plantier.
Il décéda au logis de La Couronne, en Marthon, et fut inhumé dans le cimetière de Marthon le 17 octobre 1776.
3) Aimée, baptisée le 6 mars 1704.
4) Jean, baptisé le 2 mars 1708.
5) Louise. Elle mourut à La Couronne, à 78 ans, le 30 septembre 1787.

VI) de VIAUD François, écuyer, seigneur de la Charbonnière.
Il acheta, avec son frère Jacques, en 1767, le logis de La Couronne en Marthon.
Il fut inhumé à Marton le 4 mars 1785, à 85 ans.
Il avait épousé par contrat du 21 janvier 1754, reçu G Jeheu, Marguerite du Lau, fille de François, sieur de la Grange, et de Madeleine de Chazelles. Elle décéda à 37 ans, le 9 juin 1756. ( La terre de la Charbonnière passa par héritage à la famille du Lau de l'Age-Bâton).
Il acheta le 28 mars 1752, d'Anne Pradeau et de son mari Annet (alias Anne) de Clare, sieur de la Bastide (exempt de la maréchaussée du Limousin, demeurant à Mansle), le moulin de Chazelles, moyennant 1450 livres.
((*) Cet Annet de Clare était originaire de Beaulieur sur Dordogne. Ancien lieutenant au régiment Dauphin, il rejoindra la maréchaussée en 1733, et épousera Anne Pradeau, fille de feu Nicolas, sieur du Mesnil Aubray, à Saint-Adjutory).
Il fut apparemment aussi violent que son père, car il tua lui aussi, à coup d'épée, aux environs de Saint-Germain de Montbron, en 1727, Claude Roux, juge de Pranzac.
Ils eurent pour enfants :
  1) Marie-Louise, qui épousa Louis du Mas, sieur de la Touche, en Ligné.
On trouve aussi une Louise, sans doute la même personne, qui épousa le 3 septembre 1776, à Saint-Martial d'Angoulême, Dumas Pierre, écuyer, sieur de la Rufinière (originaire d'Angoulême, paroisse Saint-André), fils de Michel, seigneur de la Touche, et de de Nossay Marie Anne Jacquette. (Antoine DORCIER).
2) Laurent, né et baptisé à Chazelles le 22 mai 1756. Il eut pour parrain Laurent Le Blanc, lieutenant des chirurgiens d'Angoulême, et pour marraine, Marie Penot.
Il entra au régiment de Bassigny le 15 mai 1772, et devint lieutenant en second le 15 août 1779, lieutenant de chasseurs l'année suivante, premier lieutenant en 1785, et capitaine le Ier janvier 1791. Il fut chef de bataillon en 1793, et assista au siège de Mayence, où fut tué son neveu M. de La Touche.
Nommé adjudant général, chef de brigade provisoire le 21 prairial an III, il devint général de brigade provisoire en l'an VIII. Après avoir fair les campagnes du Rhin en 1792 et 1793, il passa à l'armée de l'Ouest, où il fut grièvement blessé au siège de Cholet. Il fut nommé gouverneur de la ville par le duc de Raguse. On le trouva, en l'an IV, dans la 14ème division militaire; en l'an VI, à l'armée d'Angleterre; en l'an VII, dans celle de Mayence et du Danube. Il servait à l'armée du Rhin, quand il fut confirmé dans son grade par le premier consul.
Mis en non-activité, il fut employé un an après avec un commandement dans la 9ème division militaire.
Le 19 frimaire an XII, il fut nommé membre de la Légion d'Honneur, et commandeur de l'Ordre, le 25 prairial suivant.
Le 29 juillet 1806, mis à la disposition du vice-roi par le ministre de la guerre, il fut employé par le prince Eugène dans les provinces Illyriennes.
Il demanda sa retraire en novembre 1810, et l'obtint le 6 août 1811.
Il se retira alors dans son logis de La Couronne, en Marthon, où il mourut le 17 août 1836.
Personnage haut en couleurs, il rendit ses médailles à Napoléon.
3) Thérèse, jumelle de Laurent. Elle ne se maria pas.

Noms isolés :
- VIAUD Hardouin. Il fit une transaction le 12 février 1476, avec Bernon Geoffroy, Catherine de Chambes, sa femme, et Jean, leur fils aîné.

- VIAUD Bertrande, épousa Jean Geoffroy, fils aîné de Bernon Geoffroy, sieur des Bouchaux en Saint-Cybardeaux.

- VIAUD Hélie-François, chanoine du chapitre de Blanzac. D'Hozier lui attribua ce blason.
De sable à un chef componné d'or et de gueules.
(Blason d'Elie-François Viaud, chanoine du chapitre de Blanzac) (Armorial d'Hozier)
Blason d'Elie-François Viaud

- VIAUD de la Clavaudière Marie, de Marigné (Deux-Sèvres), fut la seconde épouse en 1753, de Jacques Le Blanc (alias Leblanc), sieur de Puyfouchier, notaire, demeurant à Marthon.
Elle fut inhumée dans l'église de Marthon le 28 février 1763.
Elle avait eu une fille nommée Marie.

- VIAUD René (alias Viault), épousa Marie-Marguerite-Suzanne Chergé, d'où :
  - Louis, écuyer, sieur de la Clavaudière (alias Clervandière), du Bois-Robinet, paroisse de Saint-Jean de Marigny (alias Marigné ?), en Poitou.
Il épousa à Saint-Martial d'Angoulême, le 8 mars 1762, Marie Guy de Pontlevin, fille de Jean, écuyer, habitant la paroisse de Champmillon, et de feue Francoise de Polignac.

- Abbé Adolphe MONDON : Notes historiques sur la baronnie de Marthon.
- Abbé Joseph NADAUD : Nobiliaire du Limousin.
- d'HOZIER : Armorial de la généralité de Limoges.
- Librairie Bruno SÉPULCHRE : Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente.
- Association Promotion Patrimoine : Châteaux, manoirs et logis.

- (*) renseignements fournis par Eric DUBRUEL.

- (*) renseignements généalogiques fournis par M. Antoine DORCIER.
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